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Foi - Page 809

  • Vivre l'Avent et l'année liturgique avec les enfants

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    log_transmettre_l136.jpgVivre l'Avent et l'année liturgique avec les enfants

    Bonne année !

    Pour les chrétiens, l'année commence au premier dimanche de l'Avent.

    Afin de vivre l'année liturgique avec les enfants, Transmettre propose plusieurs outils qui ont fait leurs preuves :

    Un magnifique poster (format 42 x 42 cm) présentant l'année liturgique selon les calendriers correspondant aux deux formes du rite romain (ordinaire au recto, extraordinaire au verso).

    Vivre l'année liturgique avec les enfants, par Monique Berger. Un guide complet : présentation des temps et fêtes liturgiques; explication des vérités de la foi; conseils pratiques; des milliers de prières. Avec l'imprimatur à usage catéchétique. Un livre à offrir à tous les parents et catéchistes !

    Vivre l'Avent avec les enfantsUn Dossier Transmettre (numérique, PDF) pour comprendre et expliquer le temps de l'Avent, et le vivre avec les enfants.

    Abonnez-vous au mensuel Transmettre : le dossier du numéro de décembre est entièrement consacré au temps liturgique. Et en vous abonnant, recevez un cadeau très apprécié : Le Manuel du chrétien, grand succès de l'année.

  • Commentaire de l'homélie du Pape pour le 1er novembre

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    Sur le blog du bimensuel « L’Homme Nouveau » un moine de l’abbaye de Triors revient sur cette homélie

     « Au soir de la Toussaint, poursuivant la coutume établie par Jean-Paul II et Benoît XVI, le Pape François s’est rendu au cimetière du Verano, pour y célébrer la messe de la solennité. À la fin de la messe, comme ses deux prédécesseurs, il a prié pour les défunts et béni les tombes. En son temps, Paul VI préférait garder l’habitude de célébrer la messe des morts à l’intérieur de la basilique Saint-Pierre, sans hésiter pourtant à faire parfois une exception. En particulier en 1963, il s’est rendu à la basilique Saint-Laurent pour y célébrer la messe pour les défunts. C’était un hommage marqué à Pie XII : pendant la guerre, il avait visité la population de ce quartier du Verano rescapée après l’horrible tragédie d’un terrible bombardement.

    L'oubli et l'ingratitude

    Paul VI y fit remarquer que l’homme moderne négligeant le sens de la Tradition, « était peu porté à la gratitude, au souvenir, à la fidélité à l’histoire et ainsi il se détachait du temps passé, ce qui engendre l’inquiétude, l’anxiété et l’instabilité ». Et il ajouta qu’un vrai chrétien au contraire adhérait « beaucoup plus à ceux qui nous ont précédés, car il n’hésite pas en face du tribut nécessaire de reconnaissance, reconnaissance qui pour les morts se transforme véritablement, dans le silence et à travers la liturgie de l’Église, en une profonde et inépuisable charité ». Le manque de reconnaissance était pour le pape l’un des motifs pour lequel on négligeait déjà la prière pour les morts. De nos jours, il faut y ajouter le silence trop impressionnant de la catéchèse des fins dernières, comme le regrettait vivement Jean-Paul II dans Entrez dans l’espérance. Ce dernier chercha à y porter remède en donnant peu après une série de conférences sur ce thème.

    Dans l’homélie, le Pape François commente ici l’évangile du jour, celui des Béatitudes. Si tout l’Évangile, dans son intégrité et dans sa quadruple expression, mérite notre piété filiale et notre recueillement, les pages qui contiennent les sublimes paroles du Sermon sur la montagne, nous séduisent d’emblée et de façon vraiment unique. C’est bien là le porche d’entrée du Royaume des Cieux. Si la grandeur et la sévérité de ce texte nous heurtent de front, voyons-y le doigt de Dieu qui cherche à nous faire déposer le fardeau de nos lâchetés afin de devenir vrais fils dans le Fils en toute confiance, et de mériter dans l’au-delà, c’est-à-dire dans le royaume éternel, de nous entendre appeler « bienheureux », et non pas « malheureux ! »

    L'industrie de destruction

    Se débarrasser du poids de nos lâchetés : le Pape le dit à sa belle façon, de façon très imagée et très profonde, en dénonçant vigoureusement l’industrie de destruction qui envahit le monde entier. Se prenant pour Dieu et succombant à ce que saint Jean-Paul II nomme la méta-tentation des origines, l’homme suit sa propre voie en rejetant tout ce qui semble inutile, depuis l’enfant dans le sein de sa mère jusqu’au vieillard. Le Pape le souligne encore : il s’agit d’une véritable et terrible tentation à laquelle le monde succombe, malgré les avertissements divers de la Vierge depuis La Salette jusqu’à Fatima. Le Pape y voit la grande épreuve de notre temps. Demandons à ­Marie la force de Dieu, qui, comme le dit le Livre de Néhémie, sera toujours notre joie. Alors, avec le Pape, nous éviterons efficacement tout relativisme et toute exclusion, pour avancer sur le chemin des béatitudes, dans la grande espérance de voir le Seigneur face à face. En fin de compte, il s’agit de beaucoup aimer, car, comme le soulignait souvent Benoît XVI, la Loi nouvelle, ce n’est pas une liste d’interdits, mais ses exigences sont celles de l’amour. »

    Ref. Commentaire de l'homélie du Pape pour le 1er novembre

    JPSC

  • Le vaccin contre le virus de la désespérance (33e dimanche du temps ordinaire)

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    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ (homelies.fr - archive 2008)

    La liturgie de ces dernières semaines de l’année liturgique nous oriente résolument vers l’attente du retour du Christ Roi, que nous célébrerons dimanche prochain. Une chose est certaine : le Seigneur vient ; où ? quand ? Il ne nous appartient pas de le savoir : « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les gens diront : “Quelle paix ! Quelle tranquillité !” c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper » (2nd lect.). Dès lors l’attitude qui s’impose est la vigilance : « ne restons pas endormis comme les autres » insiste saint Paul, c’est-à-dire comme les jeunes filles insensées de la parabole que nous avons méditée dimanche passé, « mais soyons vigilants et restons sobres » comme les vierges sages qui gardent leur lampe allumée dans l’attente de la venue de l’Epoux.

    Reste à savoir comment nous comporter durant cette période qui s’étale entre l’exaltation de Notre Seigneur à la droite de son Père, et son intronisation définitive comme Juge des vivants et des morts, Roi des siècles à venir, Seigneur de l’univers. C’est précisément à cette question que veut nous faire réfléchir la parabole que nous venons d’entendre. Première surprise : le seul personnage vraiment préoccupé du retour de son Maître, n’est pas celui qui est cité en exemple. La parabole fait même une large place aux réflexions intérieures du troisième serviteur - à vrai dire très inquiet à la pensée de la confrontation avec cet homme dur dont il redoute le retour. Les deux premiers, eux, ne se posent pas de question : à peine leur Maître est-il parti, qu’ils reprennent « aussitôt » le travail, sans se faire d’état d’âme, continuant leur activité comme si le Maître était toujours là. Pour eux rien ne semble avoir changé, tant le souvenir de leur Maître demeure vivant dans leur mémoire. De fait : le Maître n’a jamais quitté la maison de leur cœur. Pourtant, c’est bien les deux premiers serviteurs, qui ne se préoccupent ni du départ ni du retour de leur Maître, que la suite du récit désigne comme modèles de l’attitude juste ; alors que le troisième s’entendra reprocher son manque d’initiative, lui qui était tellement préoccupé de ne rien perdre de ce que le Maître lui avait confié.

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  • Les évêques américains ont élu leurs représentants pour le Synode de 2015

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    « La conférence épiscopale des États-Unis a élu les représentants qu’elle enverra au Synode pour la Famille qui se déroulera en 2015 : les quatre élus principaux sont l’archevêque de Louisville Joseph Kurtz, actuel président de la conférence épiscopale, l’archevêque de Philadelphie Charles Chaput, Daniel cardinal Di Nardo, archevêque de Galveston-Houston et l’archevêque Joseph Gomez de Los Angeles. Les deux élus remplaçants sont le futur archevêque de Chicago Blaise Cupich, et l’archevêque de San Francisco Salvatore Cordileone. Une élection dont on peut dire sans trop se tromper qu’elle viendra grossir les rangs du camp conservateur de la prochaine séance. En effet, en dehors de Mgr Cupich, qui est connu pour être l’un des modernistes les plus affirmés de toute la conférence américaine, les élus font partie des évêques aux positions assez traditionnelles des États-Unis. Tous ont déjà affirmé leur affection pour la liturgie latine ; Mgr Gomez est connu pour sa mésentente cordiale avec son prédécesseur, le très progressiste cardinal Mahony ; Mgr Cordileone est l’un des plus bruyants opposants au « mariage » homosexuel, et Mgr Chaput a récemment été aussi critique que le cardinal Burke au sujet de la première session du synode.
    Alors que le pape a récemment ignoré les orientations de la conférence en choisissant un progressiste pour le siège vacant de Chicago, il semble que les évêques américains sont en train d’affirmer leur penchant conservateur pour l’avenir. »

    Ici, sur « riposte catholique » : Les évêques américains ont élu leurs représentants pour le Synode de 2015

    JPSC

  • Disparition d’une haute figure de l’épiscopat français : Mgr Henri Brincard

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    Lu sur le blog du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

    mgr-brincard-de-retour-au-puy (1).jpgCe vendredi 14 novembre, Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay a rendu son âme à Dieu,  dans sa 75e année à Caluire (Rhône). C'était un ami de L'Homme Nouveau. Nous publions ci-dessous le communiqué de la Conférence des évêques de France :

    « Nous apprenons avec tristesse le décès de Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay survenu ce jour, le vendredi 14 novembre 2014 dans sa 75ème année à Caluire (Rhône). Gravement malade, Mgr Henri Brincard désira rester jusqu'au bout en tenue de service pour son diocèse. 

    Prêtre en 1975

    Né le 18 novembre 1939 à Savennières (Maine-et-Loire), Mgr Henri Brincard a été ordonné prêtre le 23 août 1975 comme oblat perpétuel des chanoines réguliers de saint-Augustin de la congrégation de Windesheim-Saint-Victor. Il fit ses études supérieures à l’école des Chartres ainsi que des études de philosophie et de théologie au séminaire des Carmes et à l’Université catholique de Fribourg en Suisse.

    Il a exercé son ministère de prêtre comme directeur spirituel, prédicateur de retraites pour les prêtres et religieux, ainsi que pour les associations et foyers chrétiens. Il a été également chargé de cours pour la communauté Saint-Jean de Rimont et de cours de philosophie à la Grande-Chartreuse. Au sein de sa congrégation, il assurait des cours de philosophie et de théologie à l’abbaye Saint-Pierre à Champagne-sur-Rhône.

    Evêque en 1988

    Mgr Henri Brincard fut nommé évêque du Puy-en-Velay le 8 août 1988 par le pape Jean-Paul II et fut consacré évêque le 2 octobre 1988. Il succède à Mgr Louis Cornet qui fut évêque du Puy-en-Velay de 1978 à 1987.

    Il fut évêque accompagnateur du Centre national des archives de l’Église de France de 2000 à 2011 et fut chargé de la coordination de la pastorale sur les chemins de Saint-Jacques (France-Espagne) jusqu’en 2012. Depuis 2007 jusqu’à 2013, il fut évêque accompagnateur de l’Association des œuvres mariales et par ailleurs Président de l’Association des directeurs d’établissements chrétiens (ADDEC).

    Il était commissaire en 2011 et 2012 puis depuis 2013 délégué pontifical pour la congrégation des Sœurs contemplatives de Saint-Jean et assistant religieux pour les Frères de Saint-Jean et les Sœurs apostoliques de Saint-Jean.

    Fidèle à Marie et défenseur de la famille

    Mgr Henri Brincard était l’auteur du livre Marie et l’Eglise dans la lumière du Jubilé de l’an 2000 (Salvator).

    Le cercueil sera déposé à la cathédrale du Puy-en-Velay à partir de ce samedi 15 novembre en fin d’après-midi. Les obsèques auront lieu le mercredi 19 novembre à 15h en la cathédrale du Puy.

    On retiendra notamment de Mgr Brincard son entière consécration à la cause éthique et spirituelle de la famille.

    "Elle est icône de la Trinité, répétait-il inlassablement en écho à Jean-Paul II. Elle est le premier visage de l'Eglise. Soyons courageux, inventifs et audacieux pour la promouvoir ».

    Ref. Adieu à Mgr Brincard

    Mgr Brincard est aussi un ancien de la célèbre Ecole des Roches, qui fut notamment dirigée par André Charlier, un écrivain et musicien (1895-1971), ami de Paul Claudel, de Jacques Copeau, et grand admirateur de Péguy comme son frère aîné Henri Charlier. Son œuvre écrite, plus restreinte que celle du sculpteur Henri, se range toutefois à ses côtés par la qualité de la pensée qui est celle d'un maître de sagesse et d'un éducateur au plein sens du mot.

    Cette école fut  fondée en 1899 près de Verneuil-sur-Avre (Eure) dans un esprit s'inspirant des institutions scolaires britanniques : il y a des chefs de maison, des capitaines, le sport et la nature y sont favorisés. Les Roches se veulent une école libre,  religieuse mais non confessionnelle, pour les élites nouvelles, dans le cadre de la mouvance pédagogique d’une éducation nouvelle.

    Henri Brincard est l’un des fleurons de ce cercle des poètes pas encore tout à fait disparus

     JPSC

  • Le cardinal Sarr, archevêque de Dakar, a ses réserves sur le récent synode « extraordinaire » sur la famille

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    theodore_cardinal.gifLe cardinal, archevêque de Dakar, revient sur les défis de l'Église d'Afrique évoqués avec le Pape lors de sa récente visite « ad limina » chez le pape François. Lu sur le site de « La Vie » :

    « En visite ad limina avec les évêques du Sénégal, de Mauritanie, du Cap-Vert et de Guinée-Bissau, le cardinal Théodore-Adrien Sarr, archevêque de Dakar, au Sénégal, évoque les défis de l’Église en Afrique dans une interview à I.Media, citée par l’agence Apic.

    Le cardinal Sarr reconnaît les difficultés posées à l’Afrique par le récent synode sur la famille, dont les débats ont parfois mis en lumière les écarts entre les préoccupations de l’Occident et du Continent africain. « En effet, car il faut comprendre que les préoccupations sociales de l’Occident aujourd’hui ne sont pas forcément les nôtres », avance-t-il.

    Le cardinal regrette par exemple la place tenue par la question de l’homosexualité.« L’Occident ne doit pas nous imposer sa vision actuelle de l’homosexualité. Nos peuples savent que l’homosexualité existe, ils gèrent cela à leur manière, mais on sent aujourd’hui une pression pour une dépénalisation de l’homosexualité », affirme-t-il. « Chacun a ses options, mais je ne suis pas d’accord avec le fait de présenter cela comme le nec plus ultra de l’évolution et du progrès de l’humanité. » 

    Au sujet du mariage, la question en Afrique se concentre surtout sur la polygamie. « Si la question des divorcés remariés commence à être importante dans nos pays, le premier problème, chez nous, c’est l’accueil des polygames qui veulent devenir chrétiens, ou qui veulent épouser un ou une catholique », explique le cardinal. 

    Islam et animisme

    Évoquant « la présence massive de l’islam dans cette sous région de l’Afrique de l’Ouest », le cardinal a estimé que les relations étaient bonnes avec la communauté musulmane. « Nous avons dit (au Pape) que, jusqu’à présent, les relations sont bonnes, que nous ne sommes pas inquiets, mais que l’on peut se poser des questions sur l’avenir étant donné l’offensive des islamistes un peu partout, et surtout en Afrique de l’Ouest avec ce qui se passe au Mali et au Nigeria », explique le cardinal.

    S’il ne ressent pas de menace des fondamentalistes, le cardinal a fait part de l’importance du respect de la laïcité dans les pays d’Afrique sub-saharienne. « Il faut que la diplomatie vaticane soit très attentive à encourager les Etats africains, au Sud du Sahara, à maintenir coûte que coûte leur option pour un Etat non confessionnel, une laïcité positive pour ainsi dire. Cela afin que toutes les communautés soient reconnues et libres de pratiquer », plaide-t-il. 

    Autre défi abordé par le cardinal Sarr, la place de l’animisme. « En lui-même, l’animisme ne constitue pas un danger, précise-t-il. Mais nous ne faisons pas attention à ce qui reste d’animisme en nous (…) Que nous soyons musulmans ou catholiques, il y a un fort héritage qui est en nous. Il faut dénoncer cette foi dans des forces occultes car pas mal de monde continue à s’y fier. A mon sens, il y a encore des ruptures à faire avec cet animisme présent en chacun de nous. » 

    Ref. Cardinal Sarr : "Les préoccupations sociales de l’Occident ne sont pas forcément les nôtres"

    Vous avez dit « périphéries » ?

    JPSC

  • L’Ordre des Chartreux a un nouveau ministre général

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    Lu sur « riposte catholique » :

    « Dom Dysmas de Lassus, Prieur de la Chartreuse de Portes a été élu nouveau Prieur et ministre général de l’ordre, le 74e Révérend Père de l’Ordre des Chartreux.

    Il succède à Dom François-Marie Velut, qui, pour des raisons de santé, a demandé à être démis de sa charge.

    Cette élection a été confirmée par le collège des Prieures et Prieurs de tout l’ordre le 7 novembre. Les moines et moniales sont actuellement 350.

    Dom Dysmas (Michel) de Lassus est âgé de 58 ans. Il est entré en chartreuse à 20 ans. Il a été jusqu’alors Père-Maître des novices à la Grande Chartreuse puis puis Prieur de la Chartreuse Notre Dame de Portes.

    Dom Dysmas de Lassus est le fils d’Arnaud de Lassus, l’un des fondateurs de l’Action familiale et scolaire et l’un des anciens permanents de l’Office international fondé par Jean Ousset avec lequel il collabora pendant de très longues années »

    Réf. Un Français à la tête de l’ordre des Chartreux

    JPSC

  • L’épineuse question des vocations sacerdotales en France

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    Une réflexion parue sur le site « Le Rouge et le Noir » sous la signature d’Albert Beauchef : le texte reproduit ci-dessous est la partie III, conclusive d’une analyse dont on peut trouver les deux premiers chapitres ici : Partie 1 - l'épineuse question ... Partie 2 - l'épineuse question ...

    Un signe des temps ?

    Pourquoi un nombre important de jeunes préfère entrer dans les communautés traditionnelles (au sens large) plutôt que dans les diocèses ? Les nombreuses entrées ces dernières années à la Communauté Saint Martin ne peuvent laisser indifférent. Voici 7 points qui nous semblent expliquer cet engouement :

    1.   La liberté des post-modernes

    Mgr Dominique Rey avait raison de dire que les jeunes d’aujourd’hui choisissaient leur séminaire comme ils le feraient pour une école de commerce [1]. Autrefois quitter son diocèse pouvait apparaître comme une infidélité, même légère, aujourd’hui cela semble plutôt un gage d’ouverture et d’universalité…

    2. Le sentiment d’être accueillis comme ils sont, avec leur culture familiale (même tradie)

    Ces jeunes ont souvent fréquenté les mêmes lieux (et aussi un peu les mêmes milieux) : les scouts d’Europe, le pélé de Chartres, les jmj, la messe tradie, etc., dans une culture alors considérée non comme un handicap mais comme une richesse.

    3. Dans un cadre homogène et rassurant 

    Le cadre du séminaire et celui de la Communauté sont homogènes et rassurants (pour les jeunes comme pour leurs parents). Cohérence entre leur histoire (celle de leurs confrères), la formation au séminaire et le ministère futur. 

    4. Pour un projet valorisant

    Clairement assumé par le jeune, valorisé dans les familles, reconnu par la communauté, le statut de séminariste lui permet de se lancer déjà, à sa place, dans un authentique apostolat. 

    5. Pour recueillir un héritage (spirituel, théologique et liturgique)

    Être un héritier, se mettre à l’école de la Tradition de l’Église... Pour un monde qui souffre de tant de ruptures, un tel enracinement est assurément une richesse précieuse aux yeux des jeunes générations. Le paradoxe veut que ce soit les communautés (récentes) qui transmettent cet héritage ancien…

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  • Peut-on donner l’absolution à un divorcé remarié ?

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    De l’abbé Claude Barthe sur le blog du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

    « La question de la situation des catholiques divorcés et remariés civilement a été particulièrement débattue lors de l’assemblée extraordinaire du Synode sur le thème « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation », qui s’est achevée le 18 octobre dernier.

    Un texte de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, en réponse à une question posée par un prêtre, vient d’apporter sur un point précis de la pastorale vis-à-vis de ces personnes un élément important, particulièrement éclairant dans la confusion générale des esprits. Cette réponse a l’avantage de se placer en amont de la problématique sur la communion eucharistique des divorcés remariés. Elle règle en effet ce que doit être l’attitude des prêtres exerçant le ministère de la réconciliation pour ces mêmes divorcés remariés.

    Nous publions donc ici le texte intégral en français, en respectant sa forme : 

    À la question d’un prêtre français : « Un confesseur peut-il donner l’absolution à un pénitent qui, ayant été marié religieusement, a contracté une seconde union après divorce ? »

    La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a répondu le 22 octobre 2014 :

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  • Synode sur la famille : un nouveau livre critique les propositions de Kasper

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    Lu sur le blog « salon beige » :

    « Le Conseil Pontifical pour la Famille du Saint Siège a publié dans son bulletin n°21 du mois de novembre un compte rendu de la présentation du livre ‘l’Evangile de la famille dans le débat synodal : au-delà des propositions du Cardinal Kasper’. Ce livre est écrit par deux experts de l’Institut Pontifical Jean Paul II pour les Etudes sur le Mariage et la Famille. Les auteurs du livres sont les experts Stephan Kampowski, professeur laïc d’anthropologie philosophique, qui réalisa ses études aux Etats-Unis, en Autriche et à Rome ; et le P. Juan José Pérez-Sopa, professeur universitaire de théologie pastorale sur le mariage et la famille et professeur à l’Université Ecclésiastique San Dámaso de Madrid.

    Ce livre a été présenté à l'auditorium de l'Institut pontifical Jean-Paul II lors d'un événement au cours d'un évènement auquel a notamment assisté le Cardinal George Pell, préfet du secrétariat aux affaires économiques.

    Erreurs dans la thèse du Cardinal Kasper

    « Prenons comme sujet de référence le livre du Cardinal Kasper, ‘L’Evangile de la famille’, qui contient des réflexions très importantes, mais à notre avis contient aussi des imprécisions significatives. Notre apport vise à pouvoir développer les éléments positifs, contribuer à éclaircir ceux qui semblent ambigus, expliquer les raisons pour lesquelles certaines des affirmations nous paraissent erronées, mais surtout, aller au-delà du livre. »

    Ces experts sur le sujet, qui ne furent pas invités à participer au Synode sur la Famille, expliquent aussi que

    « aller plus loin que Kasper est une invitation à faire le pas que lui-même n’a pas fait, ou même passer d’une description de la beauté de l’évangile de la famille à une description de la capacité transformatrice de la pastorale de l’Eglise, du sujet moral et de la culture environnante. »

    Le livre a été publié en Italie, aux Etats-Unis, en Espagne et en Allemagne.

    Ref. Le Conseil Pontifical pour la Famille publie un compte-rendu sur un livre critiquant les propositions du Cal Kasper

    L'institut Jean-Paul II pour la famille n'était pas représenté parmi les experts invités au synode "extraordinaire" d'octobre dernier.

    JPSC

  • Toussaint 2014 : première homélie du P. Zanotti-Sorkine comme desservant à Notre-Dame du Laus (diocèse de Gap)

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    Jean Guitton a dit de ce lieu qu’il est « un des trésors les plus cachés et les plus puissants de l’histoire de l’Europe » . Notre-Dame du Laus « refuge des pécheurs » accueille chaque année entre 150 000 et 170 000 personnes.

    JPSC

  • Ceux du 11ème étage

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    couv10096g_200.jpgCeux du 11ème étage- Carnet de bord d'une famille catho en cité HLM, Amaury Guillem, Cerf, 2014, 194 pages, 18 euros : Sur le site "FigaroVox" Eugénie Bastié commente ce témoignage : une  expérience qui sonne vrai, loin de l’idéologie des prêtres-ouvriers d’hier ou des discours cléricaux d’aujourd’hui sur « les périphéries » : ici on n’en cause pas, on y est. Exactement comme ce prêtre liégeois qui conjugue la piété eucharistique et l’immersion dans la misère matérielle, spirituelle et morale d’une certaine banlieue de la "Cité ardente" : lui-même marginalisé au sein de ce qu’on appelle pompeusement « le presbytérium » diocésain. Dans son livre ("Une vie au service des jeunes" par Claude Germeau aux Editions Mols, 270 p., 23 € ), on peut lire quelque chose du même ordre, vécu dans le même esprit que cette famille française de Marseille. Le parallélisme me frappe. JPSC

    Voici le texte d’Eugénie Bastié. Elle est journaliste au Figaro et elle écrit aussi pour le magazine Causeur :

    «Vous êtes des Français, normalement, les gens comme vous, ça vit dans des villas!»: c'est par ces mots qu'Amaury, Marie-Alix et leurs trois petites filles ont été accueilli dans le bloc 47 d'une cité HLM des quartiers Nord de Marseille, où ils ont fait le choix de vivre, pendant trois ans.

    Un peu comme Simone Weil était partie à l'usine parler de Sophocle aux ouvriers et vivre dans sa chair la souffrance de leur condition, un peu comme le Christ est venu sur terre partager la finitude de l'homme, ils sont partis dans les zones sinistrées de la France contemporaine, à la rencontre des pauvres «de chez nous».

    Là-bas, on les surnomme les «Français du 11ème étage». Ils dénotent par leur catholicisme, les boucles blondes de leurs filles, leur refus de posséder une télévision et cet absurde vœu d'avoir rejoint l'enfer délibérément. Au milieu de la cité, au milieu des poubelles jetées par les fenêtres, et des voitures qui brûlent pour rien, «aussi inutiles que Marie au pied de la croix», ils ont fait le choix d'aller à la rencontre de l'autre pour «tisser des liens d'amitié, et se mettre aux services des «familles en difficulté».

    Des familles sinistrées aux mariages arrangés où l'écran plat remplace la vie commune, enferrées dans la spirale infernale assistanat-consumérisme.

    Des vieux, de la première génération, qui avouent sans gène voter Marine Le Pen parce qu' «on a bossé pour ce pays qui nous traite comme des moins que rien alors qu'on paye des gens qui débarquent du monde entier et qui n'en foutent pas une».

    Des jeunes, les uns drogués aux jeux vidéo, violents, agressifs et obtus, que rien ne touche. Les autres, qui s'enferment dans un islam rigoriste pour échapper à la laideur, mais avec qui il est au moins possible de parler de Dieu. Car, au coeur du béton sans idéal, «c'est avec nos frères musulmans que nous avons les plus belles discussions d'ordre spirituel, ce qui donne à la relation une profondeur bien plus importante qu'avec des personnes qui ne croient en rien», avoue Amaury Guillem.

    Ils ont, sans doute, une certaine naïveté touchante, qui ne manquera pas d'agacer. L'eau bénite, employée pour chasser les dealers et réparer l'ascenseur. Un certain angélisme: «Tu vois, les petits anges qu'on prie tous les matins pour qu'ils veillent sur nous, ils nous protègent bien» dit Amaury à sa fille au milieu des pierres que se lancent les ados du quartier au dessus de leurs têtes. On leur en voudrait presque de s'être fourré dans un tel pétrin, entre les ascenseurs en panne, l'urine dans la cage d'escalier et les insultes quotidiennes.

    Et puis il y a les petits miracles, le travail souterrain qu'accomplit la persévérance. Rita, immigré italienne de la première génération qui renoue avec le chapelet. Sabri, jeune arabe qui abandonne la rue et décide de retourner au collège après son baptême. Ces jeunes musulmans qui partent en camp de vacances et se réconcilient avec la nature et la simplicité, échangeant la violence contre le silence.

    «Pourquoi quand 20 jeunes français s'envolent pour aider à l'autre bout du monde, seul 1 ou 2 choisissent de rester au service des pauvres de chez nous?» se demande à la fin du livre Amaury. «Les banlieues meurent de manque d'amour», ose-t-il dans un constat qui ferait pâlir les sociologues estampillés.

    Mais ce livre n'est pas un livre sociologique. C'est pourquoi il est plein d'espérance. «Il faut dire haut et fort que ce choix d'aller vivre en HLM est une source de joie». C'est un témoignage, une invitation à retrouver la radicalité du message chrétien. «Si nous pouvions disposer de quelque moyen de détecter l'espérance comme le sourcier découvre l'eau souterraine, c'est en approchant des pauvres que nous verrions se tordre entre nos doigts la baguette de coudrier» écrivait Bernanos, qu'Amaury Guillem cite à la fin du livre.

    Quand on arrive au bout des 200 pages de ce témoignage brûlant qui a la pureté de l'Evangile, on ne peut retenir son admiration. Sa honte aussi. Car on a envie de se dire les mots de Bernanos aux chrétiens à propos de Saint François d'Assise: «Vous l'avez applaudi, vous auriez du le suivre!».

     Ref. Catholiques au coeur de la cité