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Foi - Page 962

  • Un évêque adepte de la désespérance ?

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    Un ami réagit aux propos de l'évêque de Liège sur RCF (du 24 septembre) :

    "Un évêque adepte de la désespérance

    Il était tard ce dimanche soir lorsque je suis rentré chez moi. J’étais branché sur RCF, qui rediffusait un entretien avec Mgr Jousten, Evêque de Liège. L’émission, prise au vol, m’apprit que notre évêque s’était rendu plusieurs fois au Rwanda et qu’il avait eu l’occasion de célébrer la messe, récemment, devant plus de 600 jeunes. Très bien.

    Mais fallait-il pour autant que Mgr Jousten y aille de son petit pronostic décourageant en imaginant déjà que de toute façon, d’ici vingt ans, l’Eglise du Rwanda serait à son tour gagnée par le sécularisme ?

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  • Quand l'abbé de Beukelaer "recadre" le Professeur De Duve

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    A lire, sur le site de Eric de Beukelaer, et cela va bien plus loin qu'un simple "recadrage" du prix Nobel.

    Extrait : 

    "Je cite ce savant de réputation mondiale:

    "Les gens n’ont pas appris à raisonner avec la rigueur et l’honnêteté intellectuelle qu’essaient d’observer les scientifiques, à pratiquer le doute méthodique dont parlait Descartes. Ils manquent d’objectivité et sont obnubilés par des croyances et des certitudes qui ne se fondent sur aucune réalité démontrable. C’est vrai du Pape qui parle de “vérités révélées” et donc, non contestables et qui est pourtant suivi par 1,5 milliard de gens."

    Comment un homme aussi intelligent et respectable, qui a baigné bien plus que moi dans un catéchisme à l’ancienne, peut-il sortir une phrase aussi énorme du point de vue épistémologique? Comment peut-il tomber à pieds joints dans le piège du « rationalisme concordiste », qui consiste à prétendre que la méthode scientifique est la seule qui fasse sens? Comment peut-il à ce point confondre une affirmation scientifique visant la réalité finie et quantifiable avec une adhésion de foi, touchant à l’infini et donc à l’indémontrable?  Et quid de la poésie et de la danse? Leur vérité sont-elles démontrables? Je pense que le professeur de Duve a longtemps été un pratiquant non croyant, avant de se reconnaître agnostique. Il a adhéré durant sa jeunesse à des « preuves de l’existence de Dieu » et des « raisons de croire », avant de les laisser tomber comme peu crédibles. Mais jamais, sans doute, ne fit-il l’expérience intime du Ressuscité."

  • Prier son ange gardien (2 octobre)

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    On fait aujourd'hui mémoire des Anges gardiens (voir ICI)

    Ange tutélaire, aux soins de qui Dieu m'a spécialement confié, quelles actions de grâce n'ai-je pas à vous rendre pour tous les bienfaits dont vous ne cessez de me combler tous les jours et tous les moments de ma vie ! Vous me protégez contre les ennemis de mon salut, vous me préservez de mille dangers, vous m'inspirez de salutaires pensées. Vous m'obtenez les grâces du ciel et tant d'autres biens qui me sont inconnus : mais outre toutes ces faveurs, il en est encore une bien précieuse, que je vous conjure de m'accorder ; accordez-moi une dévotion tendre, sincère et solide envers le Sacré-Cœur de Jésus en union de tant d'âmes fidèles qui lui sont dévouées. Cette grâce comblera toutes les autres, et en deviendra une nouvelle source pour moi ; et comme je serais incapable par moi-même de rendre à ce Cœur adorable de dignes hommages, et de m'acquitter de mes devoirs envers lui, daigner suppléer à mon défaut, et lui offrir souvent au pied des autels, les sentiments que je devrais lui offrir moi-même. Je ne négligerai cependant rien de ce qui dépendra de moi pour remplir mes obligations et seconder vos soins charitables ; daignez me les continuer ; ils contribueront en même temps, et à la gloire du Sacré-Cœur de Jésus, et au bonheur éternel du mien.

    Extrait de la Neuvaine à l'honneur du Sacré-Cœur de Jésus, en union avec les neuf chœurs des Anges. (Manuel de dévotion aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie par un prêtre de la Congrégation des SS Cœurs, Malines, H. Dessain, 1877.)

    Sur le blog de Petrus Angel :

    Les fondements bibliques de la croyance en l'existence des Anges ?

    Au chapitre "Textes Bibliques", vous trouverez les extraits de l'Ancien et du Nouveau Testament qui concernent les Anges. Une étude très complète sur ce sujet nous a été envoyée par une fidèle correspondante : vous trouverez cette étude ICI, également disponible sur cette page en téléchargement.

    La position de l'Eglise catholique sur les Anges ?

    Vous trouverez sur ce site :

    des extraits du catéchisme de L'Eglise catholique

    les articles concernant les Anges, extraits du récent "Directoire sur la piété populaire et la liturgie" 

  • Mgr Léonard invite les baptisés à une attitude prophétique, provocatrice et audacieuse

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    ZENIT.org : A l'occasion de la 2e journée de l'assemblée du Conseil des Conférences Episcopales Européennes, rencontre avec Mgr Léonard (Propos recueillis par A. Bourdin)

    SAINT-GALL, samedi 29 septembre 2012 (ZENIT.org) – Pour répondre à l’indifférence religieuse, Mgr Léonard recommande aux baptisés une « attitude prophétique, provocatrice, audacieuse ».

    Quant à l’hostilité, il fait observer que c’est « une merveilleuse occasion pour les chrétiens de redécouvrir leur identité » et « d’oser le dialogue ».

    Face au manque d’intérêt suscité par l’édification européenne aujourd’hui, il diagnostique : « on ne perçoit plus assez dans la construction de l’Europe un enjeu humain ».

    Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique), a en effet répondu aux questions des journalistes, vendredi matin, 28 septembre 2012, après avoir résumé les trois interventions qui ont nourri la réflexion des 10 cardinaux et 33 évêques présents à l’assemblée plénière du Conseil des conférences épiscopales d’Europe, à Saint-Gall (27-30 septembre). Zenit a recueilli ses propos.

    Excellence, si vous deviez vous adresser à l’homme d’aujourd’hui par rapport aux discussions de ce vendredi matin, que lui diriez vous ?

    Je commencerais par poser une question pour faire réfléchir : qu’est-ce que qui fait que beaucoup d’Européens aujourd’hui, hélas, trois fois hélas, perdent leur intérêt pour la politique, pour la politique européenne ? Je crois que l’une des raisons c’est que l’on ne perçoit plus assez dans la construction de l’Europe un enjeu humain. On voit très bien qu’il y a un enjeu économique - avec des aspects positifs et des aspects contestables -, qu’il y a un enjeu politique, - on le voit aussi, avec un aspect positif et un aspect négatif -, mais peut-être manque-t-on de percevoir dans le projet européen un projet humain, culturel, qui ouvre, qui donne un idéal, qui donne une perspective, pour l’avenir. Et finalement l’homme a besoin de cela.

    L’un des intervenants ce matin a dit cela très clairement : on ne peut pas rassasier le cœur humain uniquement avec la prospérité économique ou avec toutes sortes de libertés qu’on lui accorde : le cœur humain a besoin d’un idéal. Et ce qui est tragique à certains égards, c’est que l’Europe a un trésor au plan spirituel : l’Europe, c’est Thérèse d’Avila, c’est Jean de la Croix, c’est Edith Stein, tant de grandes figures, avec une grande richesse spirituelle et culturelle. Nous avons un patrimoine culturel énorme en Europe, et nous risquons de l’oublier : alors que la source coule pour donner un sens à la vie, nous risquons de ne pas nous abreuver à cette source.

    Et donc je crois que l’Europe a besoin de témoins, de prophètes qui lui fassent prendre conscience de son héritage, de son passé, mais qui s’ouvrent aussi à un idéal, une perspective orientée vers l’avenir.

    L’Année de la foi va s’ouvrir: comment la foi devrait-elle être annoncée, aux jeunes en particulier ?

    Pour annoncer la foi, il faut bien sûr des témoignages et des paroles, mais je pense que dans la culture d’aujourd’hui – cela n’a pas toujours été comme cela, et cela ne sera peut-être pas toujours comme cela – on a besoin d’événements qui rendent sensible la dimension spirituelle de la vie.

    Très concrètement, pastoralement, un de mes soucis, ce n’est pas seulement d’enseigner – bien sûr, un évêque doit enseigner, l’Eglise doit enseigner – mais c’est d’organiser des lieux, des moments, des événements – j’ai employé tout à l’heure le mot de « happening » - en utilisant les moyens disponibles, que ce soit sur Internet, que ce soit à travers des concerts rock, que ce soit à travers des grandes vedettes chrétiennes qui ont une capacité de communication, que ce soit en utilisant aussi – et en la respectant – la dévotion populaire : créer des événements où, à travers un véhicule, à travers un témoignage, les gens puissent percevoir la beauté de la foi et pressentir qu’il y a en eux un appel pour s’ouvrir à la foi.

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  • Liège: conférence et messe de rentrée 2012-2013 avec Mgr Emmanuel Cabello

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    SAMEDI 6 OCTOBRE 2012

    À L’ÉGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132, à Liège

    (face à la statue équestre de Charlemagne) 

    pour l’ouverture de l’année de la foi 2012-2013 

    À 17 HEURES

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    L’ÉGLISE EN QUESTIONS 

    conférence de rentrée

    par

    Monseigneur Emmanuel CABELLO

    Docteur en théologie et en sciences de l’éducation

    Vicaire régional de la Prélature de l’Opus Dei en Belgique  

    suivie d’un débat

    Comment peut-on encore croire en l’Eglise catholique aujourd’hui ? Mgr Emmanuel Cabello abordera toute une série de critiques très actuelles sur l’identité de l’Eglise et le bien-fondé de la foi qu’elle porte. Voici les questions et objections les plus courantes, qui seront examinées par l’orateur :

    1. Jésus a-t-il voulu fonder l’Eglise ?

    2. Plusieurs communautés revendiquent d’être l’Eglise fondée par le Christ. Peuvent-elles toutes aspirer à ce titre ? Sinon, laquelle est la vraie Eglise ?

    3. Si l’Eglise fondée par le Christ est l’Eglise catholique, les autres communautés qui se réfèrent au Christ ne sont-elles que de fausses églises ?

    4. Pourquoi l’insistance sur la primauté de Pierre ? Est-elle bien documentée ?

    5. Pour les chrétiens n’y a-t-il pas de possibilité de salut en dehors de l’Unique Eglise du Christ ?

    6. D’après l’Eglise catholique, les non-chrétiens peuvent-ils être sauvés ?

    7. Il semble que l’Eglise Catholique ne soit pas non plus restée fidèle à Jésus. Par exemple, n’a-t-elle pas inventé des doctrines, des dogmes, dont Jésus n’avait jamais parlé ?

    8. Qui garantit que ces développements n’ont pas déformé le christianisme ?

    9. L’Eglise, qui a commis de nombreuses erreurs au cours de l’histoire, n’est elle pas prétentieuse lorsqu’elle s’autoproclame « sainte » ?

    10. Peut-on nier que la partie humaine de l’Eglise soit responsable de nombreuses erreurs ? 

    11. Si on ne voit pas les chrétiens se convertir, comment ne pas comprendre le slogan classique : « oui au Christ, non à l’Eglise » ?

    12. Il faut tout de même avouer que le pouvoir absolu du pape dans l’Eglise et sa prétention à l’infaillibilité passent mal aujourd’hui.

    13. L’Eglise ne serait-elle pas mieux acceptée si elle adoptait une structure démocratique ?

    14. Pourquoi exclure une démocratie dans l’Eglise ?

    15. S’il doit en être ainsi, alors l’Eglise n’est elle pas composée de deux classes : la supérieure (évêques et prêtres) et la subordonnée (les laïcs) ?

    16. L’Eglise semble vivre au Moyen Age, avec sa morale rétrograde qui empêche l’épanouissement humain. Ne doit-elle pas s’adapter à la société actuelle, sous peine de disparaître?

    À 18 HEURES

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    MESSE DU SAINT-ESPRIT  

    célébrée par Monseigneur Emmanuel Cabello 

    avec le concours de la

    Chorale Sainte Julienne de Verviers

    Vingt-cinq jeunes adultes et enfants dirigés par

     Margaret Todd-Scott 

    concertiste diplômée des meilleures écoles de musique à Londres, Paris et Budapest.

    Messe à quatre voix mixtes « O quam gloriosum » de Tomás-Luis de Victoria (1548-1611), motet « Cantate Domino » de Giuseppe Ottavio Pitoni (1657-1743) et deux chœurs extraits du « Messie » de Georg-Friedrich Händel (1685-1759). 

    À l’orgue: Patrick Wilwerth,

     professeur au conservatoire de Verviers  

    Les chants du propre de la messe seront assurés par la schola de l’académie de chant grégorien

    Réception après la messe. Entrée Libre. Renseignements : tél. 04.344.10.89 ou

    sursumcorda@skynet.be

    Web http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com 

    Sursum Corda

    Église du Saint-Sacrement

  • Mois d'octobre, mois du Rosaire

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    Sur prierenfamille.com :

    OCTOBRE, LE MOIS DU ROSAIRE

    Dans la tradition de l'Eglise, le mois d'octobre est plus particulièrement consacré au Rosaire, c'est-à-dire à la prière par Marie. 

    En effet, il y a déjà un mois consacré à Notre-Dame, le mois de mai, pendant lequel nous lui exprimons tous les sentiments de notre filiale affection, notre confiance et notre plus profond respect. Mais en ce mois d'octobre, l'Eglise honore plus particulièrement Marie comme celle qui nous obtient les victoires dans les situations les plus difficiles.

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  • Les intentions de prière du pape pour octobre 2012

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    Sur Eglise catholique en France :

    En ce mois d'octobre 2012, l'intention de prière universelle du pape Benoît XVI est pour le développement et le progrès de la Nouvelle Evangélisation, son intention de prière missionnaire est pour la Journée Missionnaire Mondiale.

    Universelle - La Nouvelle Evangélisation

    Prions le développement et le progrès de la Nouvelle Évangélisation dans les pays d'ancienne tradition chrétienne.

    Missionnaire - La Journée Missionnaire Mondiale

    Pour que la célébration de la Journée Missionnaire Mondiale soit l'occasion d'un engagement renouvelé d'évangélisation.    

    PRIER AU CŒUR DU MONDE donne chair aux intentions de prière que le Pape nous confie, et nous aide à prier.

  • La lettre d'information de l'Observatoire socio-politique du diocèse de Fréjus-Toulon d'octobre 2012

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    logo letter.jpgCe mois-ci, l'OSP lance un appel, vante le blasphème, organise un grand jeu, propose un dossier, publie un livre, soutient une pétition... et bien d'autres choses encore à découvrir dans La Lettre de l'Observatoire - enfin disponible ci-joint en version pdf !


    Par le Père Louis-Marie Guitton, Responsable de l'OSP

    Par Falk van Gaver, Délégué de l'OSP

    Par Mélina Douchy-Oudot, Professeur à l'Université du Sud

    Par Pierre-Olivier Arduin, Commission Bioéthique de l'OSP

    Par Philippe Conte, Commission Environnement

    Chronique : Homo Lanta
    Par la Mouche du Coche


     

    Publication : La Théorie du Gender

    Pétition : Tous pour le mariage

    Bonne lecture !

    La Lettre de l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon (OSP) paraît tous les mois.

    Direction : Père Louis-Marie Guitton / Rédaction : Falk van Gaver

    Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon

    CS 30518 - 68, impasse Beaulieu F-83041 TOULON CEDEX 9

    www.osp-frejus-toulon.fr - observatoire@diocese-frejus-toulon.com - 06.52.17.37.76

  • Un signe d’ouverture de la Fondation Ratzinger

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    811195.jpgL’Agence Apic annonce que Benoît XVI remettra le 20 octobre 2012 le Prix Ratzinger au Père jésuite américain Brian Daley et au philosophe français Rémi Brague. En portant son choix sur ce dernier, le comité scientifique de la ‘Fondation vaticane Joseph Ratzinger-Benoît XVI’ fait un pas en vue d’une plus grande ouverture du panel des lauréats. Ce prix est considéré comme le "Nobel de théologie"

    Issu en 1967 de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm à Paris, Rémi Brague devint agrégé de philosophie en 1971, puis soutient sa thèse de doctorat en 1976, sous la direction de Pierre Aubenque. Professeur à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne où il dirige le centre de recherche « Tradition de la pensée classique », Rémi Brague enseigne aussi à la Ludwig-Maximilian-Universität de Munich (Allemagne), où il occupe la chaire Romano Guardini ; il y enseigne l'histoire du christianisme européen. Il a été aussi John Findlay Visiting Professor à l'Université de Boston (États-Unis). Son domaine d'étude est considérable : bien qu'officiellement spécialiste des philosophies médiévalesjuive et arabe, il a d'abord travaillé sur la philosophie grecque ; d'abord sur Platon, puis sur Aristote. Sa thèse de 3e cycle portait sur le Ménon de Platon (publiée sous le titre Le Restant). Sa thèse de doctorat d'État est une étude sur la notion de monde chez Aristote. C'est ensuite que sa recherche s'est tournée sur le Moyen Âge arabe, juif et latin. Il a publié sur saint Bernard, Razi et Maïmonide. Rémi Brague est aussi un commentateur de l'œuvre de Heidegger et un fin lecteur de Leo Strauss.

    L'ouvrage qui l'a fait sortir du cadre de l'expertise philosophique érudite est Europe, la voie romaine, traduit en plusieurs langues. Son travail actuel se développe en un triptyque qui concerne d'abord la représentation de la notion de monde (La sagesse du monde), ensuite la manière dont la pensée s'est représentée historiquement la loi de Dieu (la Loi de Dieu).

    En 2009, Rémi Brague devient membre de l'Académie catholique de France, institution qui fait suite à l'ancien Cercle des Intellectuels Catholiqueset de l'Académie des sciences morales et politiques.

    Remy Brague est polyglotte : il parle le français, l'allemand, l'anglais et l'espagnol et son domaine de compétence comprend le grec ancien, le latin, l'arabe médiéval et l'hébreu.

    Parmi ses oeuvres citons, pour un large public cultivé, son essai « Du Dieu des chrétiens et d’un ou deux autres » ( Flammarion, 2009) : Quel est le Dieu des chrétiens ? Quelles en sont les caractéristiques ? Quelle en est la singularité ? À ce sujet vaste et quelque peu intimidant, le philosophe Rémi Brague répond en sept chapitres concis, informés, stimulants...loin des accommodements syncrétistes à la mode du "dialogue" interreligieux.

  • BXL, 9 octobre : "l'importance de la prière pour la défense de la Vie" par Mgr Reilly

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  • L’Eglise et l’Etat : indépendants mais pas séparés

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    243.jpgLe cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, a prononcé une conférence intitulée « Laïcité de l’Etat, laïcité de la société ? », au Centre Saint-Louis de Rome, jeudi 27 septembre. Extraits :

    Déjà, Pie XII avait parlé d’une « saine laïcité ». Il affirmait dans un discours, le 23 mars 1958 : « Il y a des gens, en Italie, qui s'agitent parce qu'ils craignent que le christianisme enlève à César ce qui est à César. Comme si donner à César ce qui lui appartient n'était pas un commandement de Jésus ; comme si la légitime et saine laïcité de l'État n'était pas un des principes de la doctrine catholique ; comme si ce n'était pas une tradition de l'Église, de s'efforcer continuellement à maintenir distincts, mais aussi toujours unis, selon les justes principes, les deux Pouvoirs ».

    Mais c’est surtout avec le Concile Vatican II que cette  conception allait être développée. On lit dans la Constitution Pastorale Gaudium et Spes au n° 76, 3 :

    « Sur le terrain qui leur est propre, la communauté politique et l’Église sont indépendantes l’une de l’autre et autonomes. Mais toutes deux, quoique à des titres divers, sont au service de la vocation personnelle et sociale des mêmes hommes. Elles exerceront d’autant plus efficacement ce service pour le bien de tous qu’elles rechercheront davantage entre elles une saine coopération, en tenant également compte des circonstances de temps et de lieu »

    Le Concile souligne l’indépendance mutuelle de l’Église et de la communauté politique. Mais cette indépendance n’implique pas ignorance ou hostilité. Au contraire, elle appelle connaissance mutuelle et collaboration. De plus, cette indépendance  ne saurait cependant pas  soustraire l’État à l’autorité d’un ordre moral qui s’impose à lui et à celle de principes fondamentaux dont le respect  garantit son autorité. L’Église a toute légitimité pour intervenir si elle pense que cet ordre moral ou ces principes sont menacés. [...]

    Puis vient l'évolution plus récente de la laïcité :

    [...] Il y a la vieille laïcité de combat qui voit dans les religions un obscurantisme dont il faut libérer les esprits. Ses revendications en direction du pouvoir portent, entre autres, sur l’abrogation du statut concordataire de l’Alsace-Moselle, sur l’abrogation de la Loi Debré (« A Argent public, École publique »), sur le statut de certaines aumôneries. On trouve une éclairante expression de ces revendications dans la réponse publique du Grand Orient à la Commission Machelon. Il ne faut pas majorer ce courant même s’il peut de temps en temps donner de la voix. [...]

    Il y a une forme de laïcité qui n’est pas de l’ordre du combat idéologique mais qui se traduit dans les faits par une politique contribuant à accélérer un certain effacement du religieux. Nous sommes en présence de certaines évolutions de mentalité liées au phénomène de sécularisation de notre société. J’entends par là un processus d’éloignement de notre société vis-à-vis de sa référence chrétienne et de son lien, en particulier, à l’Église catholique. Il n’y a pas forcément hostilité ou lutte ouverte mais beaucoup plus ignorance et indifférence. Cela s’accompagne aussi d’un affaiblissement de la surface sociale de l’Église et de sa difficulté à assurer aujourd’hui un quadrillage au plus près du terrain. [...]

    Il y a aujourd’hui tout un courant militant qui  souhaite étendre la référence à la laïcité, non plus seulement à l’État mais à la société toute entière, réduisant ainsi l’expression publique et sociale des religions. Il s’agit d’une forme de laïcisme qui veut enfermer le religieux dans le domaine du privé et de l’intime et lui interdire toute forme d’expression dans l’espace public. Notons d’ailleurs que beaucoup de nos contemporains n’aiment pas les religions qui expriment avec force et passion militante leurs propres convictions. D’où ce sens négatif donné au mot « prosélytisme ». Certes, si une expression du contenu religieux non respectueuse de la liberté doit être refusée, la possibilité de proposer sa foi à d’autres ne fait-elle pas partie de la liberté d’expression ?

    Nous voyons ce courant laïciste s’exprimer dans un certain nombre de réactions vis-à-vis de prises de position publiques des responsables de l’Église, en particulier dans les domaines qui touchent la vie sociale et politique, que soit à propos de l’expulsion des Rom ou de la proposition de loi sur le mariage et l’adoption entre personnes du même sexe. [...] Il en va de même des manifestations publiques organisées par des catholiques, en particulier des marches pour la défense de la vie. Si ces manifestations sont pacifiques et ne troublent pas l’ordre public, pourquoi certains groupes voudraient-ils les faire interdire ou les empêcher de se dérouler normalement ? L’expression dans l’espace public serait-il sélectif : pourquoi applaudir une Gay Pride et combattre un autre type de manifestation ? Le religieux ou l’ecclésial ne pourraient-ils plus avoir une expression publique ? Nous sommes là devant une conception indue de la laïcité. [...] Nous voyons aussi s’exprimer des propositions visant à modifier le calendrier des fêtes chômées. Certains le font par hostilité ou indifférence à l’histoire de la France, qui a été fortement marquée par le catholicisme. D’autres le font par désir de donner à chaque religion la possibilité de fêter (avec un jour chômé) leurs propres fêtes religieuses. [...] Mais, c’est l’inscription de l’Islam dans la société française qui a amené les déplacements d’accent les plus forts, concernant la laïcité, dans l’opinion publique et chez un certain nombre de leaders politiques. Dans les dernières décennies, l’Islam ne s’est plus présenté comme une religion pour des gens en transit sur notre sol national mais comme une religion de gens qui étaient français, qui vivaient en France et n’envisageaient pas de partir ailleurs. Nous avons vu se construire des mosquées qui se sont inscrites dans notre paysage urbain et l’Islam est devenu la deuxième confession religieuse de France après le catholicisme. [...]

    [I]l faut s’opposer à cette tendance visant à étendre la laïcité de l’État à l’ensemble de la société. L’expression publique et sociale de sa foi fait partie du droit de chaque croyant. Celle-ci doit être possible dans toute société, car une société démocratique est une société plurielle, où, dans le respect de l’ordre établi, toutes ces expressions publiques des religions doivent pouvoir se manifester. Il en va du respect  du droit à la liberté religieuse, qui est, comme l’ont rappelé les papes Jean-Paul II et Benoît XVI au fondement de tous les autres droits de l’homme. L’État est laïc. Notre société ne l’est pas. Elle a une autre ambition : être une société, non pas où on musèle les religions, mais une société qui permet à celles-ci d’apporter toutes leurs composantes et d’enrichir ainsi la vie sociale elle-même. [...]"

    Tout l’article ici : Il faut s’opposer à l'extension de la laïcité de l’État à l’ensemble de la société

    Est-ce qu’un Etat confessant le Christianisme est nécessairement un Etat qui musèle l’expression publique d’une autre croyance « intra debitos limites » (c'est-à-dire dans les limites de l’ordre public) ?

  • Namur, 2 octobre : "La science a-t-elle tué Dieu" par Dominique Lambert

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