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Foi - Page 963

  • Aujourd'hui 29 septembre, fête de saint Michel archange

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     Avant le concile Vatican II, on récitait -à la fin des messes basses- les « prières de Léon XIII », parmi lesquelles cette invocation à l’archange saint Michel :

    Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio ; contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium. Imperet illi Deus, supplices deprecamur : tuque, Princeps militiae caelestis, Satanam aliosque spiritus malignos, qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo, divina virtute in infernum detrude. Amen.

    Faut-il traduire ?

    Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours
    contre la perfidie et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui Son empire, nous le demandons en suppliant ; et vous, prince de la milice céleste,
    refoulez en enfer, par la Vertu divine, Satan et les autres esprits malins qui errent dans le monde pour la perte des âmes. Amen.

    Commentaire de Jean-Paul II :

    « Que la prière nous fortifie pour la bataille spirituelle dont il est question dans la Lettre aux Éphésiens : « Devenez forts dans le Seigneur, grâce à sa force et sa puissance » (Ep 6, 10). Le Livre de l’Apocalypse parle de cette même bataille, rappelant à notre mémoire l’image de saint Michel Archange (Ap 12, 7). Le Pape Léon XIII a certainement eu un vif rappel de cette scène lorsque, à la fin du dernier siècle, il a introduit une prière spéciale à saint Michel dans toute l’Église. Même si cette prière n’est plus récitée à la fin de la Messe, je demande à tous de ne pas l’oublier et de la réciter pour obtenir de l’aide dans la bataille contre les forces des ténèbres et contre l’esprit de ce monde » (Jean-Paul II, place Saint-Pierre, lors du Regina Coeli du dimanche 24 avril 1994).

  • Non !

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     C’est le titre d’un livre publié par Monseigneur Lefebvre en 1977. Et non, c’est toujours non en 2012.

    A certains égards, il en va de la Fraternité Saint-Pie X comme, autrefois, des Religieuses de Port-Royal. L’objet de la controverse n’est pas le même mais le processus se répète et finira probablement de la même façon : un refus obstiné  de signer le « Formulaire ». Par certains côtés admirable aussi, le Jansénisme est entré dans l’histoire de l’Eglise du XVIIe pour en sortir au XVIIIe (avec la Bulle « Unigenitus » qui le condamne en 1713).  Des avatars de cette petite Eglise subsistent encore de nos jours…  

    L’abbé Franz Schmidberger, Supérieur du District d’Allemagne de la Fraternité Saint-Pie X et ancien Supérieur général, fait le point sur les relations de la Fraternité avec Rome, dans un entretien daté du 18 septembre 2012 et publié en français dans regards sur le monde le 28 septembre (extraits) :

    Question : On n’entend plus beaucoup parler des échanges entre la Fraternité Saint-Pie X et Rome. Le Chapitre Général d’Ecône est le dernier événement important en date. En tant que supérieur de district, vous y avez participé. Comment jugeriez-vous l’impact qu’il a eu tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Fraternité ?

    Abbé Schmidberger : Tout d’abord, ce Chapitre Général a renforcé l’unité dans nos rangs, laquelle avait un peu souffert au cours des derniers mois. Je considère comme une grande grâce que nous ayons pu trouver un terrain d’entente. Cela nous aidera à continuer notre œuvre pour l’Eglise avec une force et une détermination renouvelées. Cela est à mon avis l’effet interne (du Chapitre). A l’extérieur, je pense que nous pourrions nous concentrer sur ces éléments importants qu’il nous faut absolument demander à Rome dans le cas d’une normalisation. Ces éléments peuvent être formulés en trois points : premièrement, qu’il nous soit permis de continuer à dénoncer certaines erreurs du concile Vatican II, c’est-à-dire d’en parler ouvertement ; deuxièmement, qu’il nous soit accordé de n’utiliser que les livres liturgiques de 1962, en particulier le missel ; troisièmement, qu’il y ait toujours un évêque dans les rangs de la Fraternité, choisi dans son sein.

    Aux alentours de la Pentecôte, il semblait qu’une reconnaissance légale était imminente. Il apparaît à présent que nous nous trouvons bien éloignés d’un tel dénouement. Que s’est-il passé au cours des dernières semaines ? Quand et comment ce changement est-il survenu ?

    Ce changement est survenu le 13 juin à Rome, lors de la rencontre entre notre Supérieur général, Mgr Fellay et le cardinal Levada, alors Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Ce jour-là, le cardinal Levada présenta à Mgr Fellay un nouveau document doctrinal, qui, d’un côté, acceptait le texte proposé par Mgr Fellay, mais de l’autre, contenait des changements significatifs qui nous posent un vrai problème – ce qui créait une situation entièrement nouvelle.

    Des bruits courent sur une lettre que le pape a personnellement écrite au Supérieur général.

    Cette lettre est très probablement la réponse à une demande que nous avons faite au pape, où nous voulions savoir si ces nouvelles exigences avaient réellement été ajoutées avec son approbation, si elles étaient vraiment de lui ou de certains de ses collaborateurs. Il nous assura que c’était son souhait propre que nous acceptions ces nouvelles exigences.

    Et quelles sont ces nouvelles exigences du 13 juin ?

    En particulier, il nous est demandé que nous reconnaissions la licéité de la nouvelle liturgie. Je crois que l’on entend par là la légitimité de la nouvelle liturgie. Egalement, qu’il soit possible de poursuivre les discussions sur certaines nuances du concile Vatican II, mais aussi que nous soyons prêts à accepter sa continuité tout simplement, c’est-à-dire à considérer le concile Vatican II dans la ligne ininterrompue des autres conciles et enseignements de l’Eglise. Et cela pose problème. Il y a des incohérences dans le concile Vatican II qui ne peuvent être niées. Nous ne pouvons reconnaître une pareille herméneutique de continuité.

    Quelle sera la réaction de la Fraternité face à ces nouvelles exigences, inacceptables ?

    Je pense que nous dirons aux autorités romaines que nous pouvons difficilement les accepter et qu’il leur faudra les abandonner s’ils souhaitent réellement une normalisation. Il est apparu évident, au cours des entretiens qui se sont déroulés d’octobre 2009 à avril 2011, qu’il y a des points de vue très différents au sujet du concile Vatican II, certains textes du concile et le magistère postconciliaire. Tous ont reconnu qu’il ne serait pas aisé de trouver un accord entre les vues du magistère postconciliaire et celles que nous soutenons avec les papes du XIXe siècle et les enseignements constants de l’Eglise. Et je pense que tant que ces blessures n’auront pas été soignées avec le remède adéquat, qui serait de parler ouvertement de ces points qui ne s’accordent pas, il n’y aura aucune solution réelle à la crise dans l’Eglise.

    La suite ici , reproduite par la revue « Item » :

    Un entretien de l’abbé Schmidberger sur les relations de la Fraternité Saint-Pie X avec Rome

  • Brésil: Les catholiques sont désormais moins des deux tiers de la population

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    De Jean-Claude Gerez, correspondant en Amérique latine pour l’Apic (extraits) :

    Brasilia, 28 septembre 2012 (Apic) Les catholiques au Brésil sont désormais moins des deux tiers de la population, même s’ils demeurent néanmoins largement majoritaires dans le pays, avec plus de 123 millions de fidèles. Les évangéliques sont par contre en forte croissance. Les évêques brésiliens formant le Conseil épiscopal pastoral (CONSEP) se sont réunis le 25 septembre au siège de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) pour réfléchir aux moyens pour en finir avec l’hémorragie de leurs fidèles.

    Les évêques ont analysé la cartographie des religions du pays, présentée dans le cadre du recensement 2010 effectué par l’Institut brésilien de géographie et de statistiques (IBGE). La réflexion a notamment porté sur les initiatives pastorales qui doivent être prises ou renforcées pour faire face à la baisse confirmée du nombre de fidèles.

       Selon l’IBGE, les résultats du recensement démographique 2010 ont démontré la montée de la diversité des groupes religieux au Brésil. Le nombre de catholiques a continué à baisser, passant de 70,2% à 64,6% de la population entre 2000 et 2010. Ces données confirment ainsi une tendance observée ces deux dernières décennies. Les catholiques demeurent néanmoins largement majoritaires dans le pays, avec plus de 123 millions de fidèles. Parallèlement, la croissance de la population évangélique s’est consolidée, passant de 15,4% de la population en 2000 à 22,2% en 2010. L’étude révèle également que le nombre de "sans religion" représente aujourd’hui 8% de la population.

    Dépasser le clivage entre catholiques et évangéliques

    Le Père Thierry de Linard de Guertechin, président de l’Institut brésilien de développement, (IBRADES), un organisme lié à la CNBB, a présenté un résumé de la situation mise en lumière par cette nouvelle cartographie religieuse. Selon lui, il faut dépasser l’observation du clivage existant entre catholiques et évangéliques. "Il y a en effet de nouvelles communautés chrétiennes qui ont connu un essor important, a-t-il souligné. Sans oublier le nombre croissant de personnes déclarant être sans religion" (…).

    "Si nous ne prenons pas en compte la profondeur de la réalité sociale, nous courons le risque de faire de bonnes analyses sans pour autant que cela ait une incidence sur notre travail pastoral", a enfin mis en garde Mgr Sergio da Rocha, archevêque de Brasilia, la capitale, et président de la Commission épiscopale pastorale pour la doctrine et la foi. "Former de vrais chrétiens, c’est cela le grand objectif de l’évangélisation et cela se concrétisera, sans nul doute, dans les statistiques." En espérant freiner l’hémorragie, car il y a urgence: en dix ans, l’Eglise catholique brésilienne a perdu plus de 15 millions de fidèles.

    Les évangéliques constituent le segment religieux qui a le plus augmenté au Brésil, passant de 26,2 à 42,3 millions de personnes, d’après l’IBGE. Parallèlement, le nombre de catholiques n’a cessé de chuter, en particulier dans les grandes villes et dans les régions les plus pauvres, au bénéfice des évangéliques. Autre point notable dans cette cartographie religieuse du Brésil, la montée des spirites (adeptes du spiritisme). S’ils ne représentent que 3,8 millions de personnes, soit 2% (sur une population totale de 195 millions), leur essor est notable puisqu’ils n’étaient que 2,3 millions en 2000 (1,3%). Enfin, si le nombre de personnes se déclarant adeptes de l’umbanda et du candomblé (religion afro-brésiliennes) se sont maintenus à un taux de 0,3% de la population, le nombre de "sans religion", lui, est passé, en 10 ans, de 12,5 à 15 millions de personnes. (apic/jcg/be)

    Ici : La Conférence épiscopale réfléchit aux moyens pour en finir avec l’hémorragie de ses fidèles   

    Dépasser les clivages ? Ben voyons. Après l’engouement pour la théologie de la libération, le catholicisme post-conciliaire sud-américain s’est lancé dans la pastorale « pentecôtiste » Il en récolte les fruits : pourquoi en effet acheter la copie alors qu’on peut disposer de l’original ?  Et si l’on commençait par être soi-même. A cet égard, le catholicisme africain pourrait donner de bonnes leçons aux « maîtres à penser » (souvent européens) de l’Eglise d’Amérique latine.  Un dossier pour le synode sur la « nouvelle » évangélisation. Espérons-le.

  • Un « buzz » qui fait « pschiit »

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    Lu sur le blog du quotidien gratuit d’information générale « 20 minutes » :

    Un fragment de papyrus évoquant la «femme de Jésus», découvert par une universitaire américaine, est un faux, a déclaré vendredi le Vatican. L'Osservatore Romano publie une longue analyse de ce morceau de papyrus en copte ancien menée par un spécialiste, Alberto Camplani, de l'Université de La Sapienza à Rome. «Des raisons solides conduisent à conclure que le papyrus est en fait une contrefaçon maladroite», écrit dans un éditorial Gian Maria Vian, le rédacteur en chef du journal du Vatican. «De toute façon, c'est un faux.»

    «Et Jésus leur a dit, ma femme...» dit la phrase découverte par Karen King, professeur à la Harvard Divinity School à Cambridge, dans le Massachusetts, sur ce fragment d'évangile du IVe siècle. Pour Francis Watson, professeur à l'Université de Durham interrogé par Reuters, "il est vraiment peu probable que ce papyrus soit authentique". Selon lui, le texte est un simple agencement de phrases tirées d'un texte ancien copte très connu. Le professeur Watson pense que le texte a été écrit au siècle dernier, ou même il y a seulement quelques années, sur un morceau de papyrus ancien par un faussaire désireux de se faire de l'argent sur le marché des antiquités.

    Selon Karen King [ndb : une « spécialiste » américaine du rôle de la femme dans l’Eglise primitive], c'est vers 200 après J-C que l'on a commencé à affirmer, notamment le théologien Clément d'Alexandrie, que Jésus n'était pas marié. «Ce fragment suggère que d'autres chrétiens de la période affirmaient qu'il était marié», a déclaré la chercheuse. L'analyse du document sera publiée dans la revue théologique d'Harvard en janvier 2013. Selon Christian Askeland, un autre spécialiste des antiquités chrétiennes, les deux tiers des experts sont très sceptiques sur l'authenticité de ce papyrus, tandis que les autres sont bien persuadés que c'est un faux.

    «Je n'ai rencontré personne qui soutienne son authenticité», écrit-il sur internet en pleine session du Xe congrès des études coptes, où Karen King a rendu public son document. L'authenticité du papyrus a cependant quelques avocats, comme Anne Marie Luijendijk, professeur associée de religion à l'Université de Princeton.

    Avec Reuters

    Ici : Le papyrus évoquant «la femme de Jésus» est un faux

    Quand bien même le papyrus serait authentique, quel crédit peut-on accorder aux apocryphes qui ont pullulé à partir du IIe siècle, en rivalisant de fantaisies les plus saugrenues ?…

  • Saint Jacques de Compostelle : un chemin de conversion

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    Lu sur ZENIT.org

    A quarante-six ans, Marco Deambrogio est connu comme « l’homme qui traverse les déserts à moto ». Ses entreprises, toujours en solitaire, sont devenues légende. A cheval sur sa moto, il a fait le tour du monde en parcourant 57 mille kilomètres, a voyagé de Milan à Kaboul en temps de guerre, a traversé l’Océanie et les déserts australiens et est allé jusqu’à Pékin par l’antique « route de la soie ».

    Celui qui avait fait de la liberté absolue son style de vie était quasiment paralysé depuis deux ans par une mauvaise inflammation aux pieds. Il raconte l’histoire de sa guérison, qui est aussi celle d’une conversion.

    Zenit - Vous aviez donc un problème aux pieds ?

    Marco Deambrogio - Oui. Une fascite plantaire des deux côtés, une mauvaise inflammation des tendons de la plante des pieds. J’étais allée chez différents orthopédistes, et j’avais tout essayé : anti-inflammatoires, thérapie au laser, ondes de choc, semelles anatomiques, traitements ostéopathiques, massages plantaires… Sans aucun résultat et toujours ces douleurs extrêmement fortes.

    Et vous avez quand même décidé de partir ?

    C’était plus fort que moi. C’était le 13 juin de l’année dernière et je venais de recevoir le énième rapport médical qui m’imposait le repos le plus absolu. Ce matin-là, je me suis levé avec une idée fixe, un clou dans la tête. Je me disais : « Il faut que je fasse le Chemin de Saint Jacques ». Mais je ne savais pas très bien de quoi il s’agissait et je me suis donc documenté. J’ai découvert que c’était un pèlerinage ancien, sacré pour le christianisme, et qu’il avait même été parcouru au Moyen-Âge par saint François et Charlemagne. Il traverse la France et l’Espagne et arrive jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, où se trouve la tombe de saint Jacques, un des douze apôtres. Un parcours très long, difficile, de plus de huit cents kilomètres à pied. Aujourd’hui, de plus en plus de pèlerins se lancent sur ce chemin, à tel point que le sanctuaire de Saint Jacques est en train de devenir une des grandes destinations religieuses.

    Et vous vouliez faire la même chose dans votre état ?

    Oui. J’étais fou mais je sentais une force irrésistible qui me poussait à me mettre en marche. Je précise qu’il n’y avait aucune dévotion dans ma démarche. Cela faisait au moins trente ans que je n’étais pas entré dans une église et ma vie avait toujours été assez éloignée de la foi. Malgré cela, je sentais que le « Chemin » m’appelait.

    Ce jour-là, j’ai chargé ma voiture et je suis parti en direction de la petite ville de Saint-Jean Pied-de-Port, dans les Pyrénées, d’où part officiellement le Chemin de Saint Jacques. Le lendemain, j’ai mis un pied sur le chemin. J’avais sur les épaules un sac de vingt kilos, un fardeau si l’on sait que j’en pèse soixante. La première étape était de 25 kilomètres en montagne. Mais dès les premiers mètres, j’ai cru m’évanouir de douleur.

    Qu’est-ce que vous avez fait ?

    J’ai serré les dents. Je marchais lentement, je m’arrêtais tout le temps. J’avais des élancements terribles, j’avais peur que mes tendons ne se rompent. Je voyais les autres pèlerins avancer rapidement, je les voyais prier. Je me demandais pourquoi j’étais là mais la seule réponse que j’entendais en moi était que je devais avancer. J’ai mis douze heures à faire ces 25 kilomètres, jusqu’à Roncevaux, en Espagne. C’était une souffrance inouïe. A peine entré dans la ville,  je me suis aussitôt rendu dans la structure d’accueil pour les pèlerins. Je me suis jeté sur le lit : j’étais rompu de douleur des pieds à la tête. Quelqu’un m’a dit qu’il y avait ce soir-là au programme la bénédiction des pèlerins. C’est comme ça que, par curiosité, je me suis traîné jusqu’à l’église. Et là, il m’est arrivé quelque chose de merveilleux.

    Que s’est-il passé ?

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  • La dignité de l'homme est un préalable à toute loi

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    De l’agence Zenit :

    ROME, mercredi 26 septembre 2012 (ZENIT.org) – La dignité de l’homme est un préalable à toute loi, déclare Mgr Mamberti.

    Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les rapports avec les Etats, est intervenu lors d’une réunion sur l’Etat de droit au niveau national et international, dans le cadre de la 67e session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU le 24 septembre 2012, au siège des Nations Unies à New York.

    Pour le Saint-Siège, « la dignité et la valeur inaliénables de chaque personne humaine » sont un « préalable » à toute loi ou consensus social.

    Aujourd’hui, constate Mgr Mamberti, la « complexité croissante de la vie quotidienne » provoque une « prolifération de normes et procédures », qui multiplient les applications et interprétations de la loi, jusqu’à « entrer en contradiction et mettre la certitude de la loi elle-même en danger ».

    Ce « manque de critère objectif comme base et guide pour l’activité législative » laisse place à des « visions anthropologiques partielles » qui « affaiblissent la conception intégrale et unifiée de la personne », estime l’archevêque. En conséquence, « le désordre juridique et la réduction anthropologique compromettent le but ultime de toute loi : promouvoir et garantir la dignité de la personne humaine ».

    La valeur transcendante de la dignité humaine

    Pour « éviter des déviations dangereuses », l’Etat de droit doit être « fondé sur une vision unifiée et qui englobe tout l’homme, sensible à la complexité et à la richesse des personnes », déclare l’archevêque.

    En effet, poursuit-il, la « valeur transcendante de la dignité humaine » offre un « fondement stable » à l’Etat de droit parce qu’elle correspond à la « vérité de l’homme comme créature de Dieu ». Dans ce sens, « le droit à la vie de tout être humain, dans tous les stades de son développement biologique, de la conception jusqu’à la mort naturelle » doit être considéré comme « une valeur absolue et inaliénable, préalable à l’existence de tout Etat, de tout groupe social ».

    Pour Mgr Mamberti, il faut ajouter à ce fondement « toutes les autres composantes des droits de l'homme », selon le principe de l'indivisibilité, dont parlait Jean-Paul II : « la promotion intégrale de toutes les catégories de droits de l'homme est la vraie garantie du plein respect de chacun des droits ». Par ce même principe, « la promotion intégrale de toute personne, sans exception de temps ou de lieu, est la véritable garantie du plein respect pour tout le monde ».

    Tous les autres droits humains fondamentaux sont reliés à la dignité humaine, tels « le droit à un père et une mère, d'établir et de fonder une famille, de grandir et d'être éduqué dans une famille naturelle, le droit des parents à éduquer leurs enfants, le droit au travail et à la redistribution équitable de la richesse produite, à la culture, à la liberté de pensée et à la liberté de conscience », ajoute l’archevêque.

    Parmi ces droits, le Saint-Siège insiste sur la « liberté de religion » : le « droit de chercher la vérité en matière religieuse sans contrainte et en toute liberté de conscience, ne doit pas être traité par les Etats avec suspicion ou comme quelque chose à simplement autoriser ou tolérer », insiste Mgr Mamberti. Au contraire, il est « une partie essentielle de chaque personne et dans une certaine mesure est identifiable à sa liberté même ».

    Rechercher « ce qui est juste »

    Dans l’expression « état de droit », le concept « droit » doit être compris comme « ce qui est juste, comme un élément qui est propre et inaliénable à la nature de tous les êtres humains et des groupes sociaux comme la famille et l’Etat », précise Mgr l’archevêque par ailleurs.

    Or, « ce qui est juste » et doit faire force de loi « n’est plus évident » aujourd’hui, constate-t-il. En outre, si les déclarations sur les droits de l’homme « offrent d’importants points de référence dans cette direction », cependant « elles ne sont pas suffisantes si elles ne sont pas lues dans l’esprit dans lesquels elles ont été formulées et dans leur contexte historique ».

    En l’occurrence, explique Mgr Mamberti, la Déclaration des droits de l’homme est le résultat d’un « long processus juridique et politique », qui commence avec la « rencontre entre la philosophie grecque et le droit des romains », à laquelle ont été ajoutés des « éléments de la sagesse judéo-chrétienne », ainsi que « d’autres peuples et religions ».

    Ainsi, souligne-t-il, ces droits sont « reconnaissables aussi pour les cultures non-européennes et non-méditerranéennes » et c’est « seulement à la lumière de cet édifice riche et complexe, historique, juridique et philosophique », qu’ils sont une référence.

    De même, la « foi dans la dignité transcendante de la personne humaine », est la « clé fondamentale et indispensable » pour comprendre ces droits et les promouvoir, affirme l’archevêque : en effet, l’état de droit ne se construit que si l’homme se considère en référence à une transcendance, c’est-à-dire « s’il respecte sa nature, l’écoute et s’accepte tel qu’il est, comme quelqu’un qui ne s’est pas créé lui-même ».

    A ce titre, Mgr Mamberti met en garde contre « la pensée positiviste », qui « exclut ce qui est au-delà du fonctionnel », et ne peut donner naissance qu’à un "gouvernement de règles", un système de normes et procédures construit simplement sur des raisons pragmatiques et utilitaristes ».

    Dans ce cadre, la création de nouvelles lois peut « facilement devenir une expression de la volonté de quelques-uns », poursuit-il, car ce « gouvernement de règles, privé de valeurs permanentes », est « sujet à la manipulation ».

    Il déplore à ce sujet les actions de « groupes d’intérêt, qui réussissent à influencer des politiques d’Etats, au moyen de procédures formellement légales, pour obtenir des normes qui non seulement ne peuvent pas servir le bien commun mais sont des abus des normes internationales ».

    Il dénonce également la promotion, au nom de la démocratie, d’« une vision matérialiste de la personne humaine », couplée à « une vision mécanique et utilitariste de la loi ». Dans ce cas, fait-il observer, « malgré l’apparent état de droit, la volonté du puissant prévaut sur celle du plus faible », que sont « les enfants, les bébés à naître, les handicapés, les pauvres ».

    En résumé, conclut-il, pour que « l’intérêt unilatéral des plus puissants ne l'emporte pas sur les besoins des plus faibles », il faut que la législation soit marquée par « le respect de la dignité de la personne humaine, à commencer par la centralité du droit à la vie et à la liberté de religion ».

     

  • Les évêques français en visite à Rome

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    Selon le n°354 du 26 Septembre 2012 de la « Lettre de Paix Liturgique » : 

    « Benoît XVI recadre les évêques français en visite à ad limina :32 évêques des provinces de l’Ouest de la France ont été reçus le 21 septembre par le Pape Benoît XVI à Castel Gandolfo.

     Dans un discours tout en douceur dont notre Saint-Père a le secret, il a remis en cause un certain nombre d’attitudes en vogue dans les diocèses. Par exemple, sur les regroupements paroissiaux, rendus nécessaires par la raréfaction des prêtres, et qui mobilisent nos évêques, Benoît XVI rappelle, après avoir cité le texte de la CEF « les laïcs en mission ecclésiale en France » : « Toutefois la solution des problèmes pastoraux diocésains qui se présentent ne saurait se limiter à des questions d’organisation, pour importantes qu’elles soient. Le risque existe de mettre l’accent sur la recherche de l’efficacité avec une sorte de «bureaucratisation de la pastorale », en se focalisant sur les structures, sur l’organisation et les programmes, qui peuvent devenir « autoréférentiels », à usage exclusif des membres de ces structures. Celles-ci n’auraient alors que peu d’impact sur la vie des chrétiens éloignés de la pratique régulière. L’évangélisation demande, en revanche, de partir de la rencontre avec le Seigneur, dans un dialogue établit dans la prière, puis de se concentrer sur le témoignage à donner afin d’aider nos contemporains à reconnaître et à redécouvrir les signes de la présence de Dieu. »

     De même, sur la place croissante donnée aux laïcs dans les missions ecclésiales, Benoît XVI déclare : « Il convient cependant, d’une part, de rappeler que la tâche spécifique des fidèles laïcs est l’animation chrétienne des réalités temporelles au sein desquelles ils agissent de leur propre initiative et de façon autonome, à la lumière de la foi et de l’enseignement de l’Église (cf. Gaudium et spes, n. 43). Il est donc nécessaire de veiller au respect de la différence entre le sacerdoce commun de tous les fidèles et le sacerdoce ministériel de ceux qui ont été ordonnés au service de la communauté, différence qui n’est pas seulement de degré, mais de nature (cf. Lumen gentium, n. 10). » Les références aux textes du Concile Vatican II au cours du texte sont presque des clins d’oeil à ceux qui n’ont que le Concile à la bouche, mais qui n’en appliquent pas le commencement du début.

    Sans citer explicitement le projet de dénaturation du mariage, Benoît XVI appelle les évêques à la fermeté dans la défense de la famille. Nous avons vu ces derniers jours que certains évêques de France s’expriment. Mais cela n’est pas suffisant en regard du nombre d’évêques français. Surtout, le pape en parle juste après avoir évoqué la figure héroïque de sainte Jeanne d’Arc :
    « la famille est le fondement de la vie sociale ». Celle-ci est menacée en bien des endroits, par suite d’une conception de la nature humaine qui s’avère défectueuse. Défendre la vie et la famille dans la société n’est en rien rétrograde, mais plutôt prophétique car cela revient à promouvoir des valeurs qui permettent le plein épanouissement de la personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). Nous avons là un véritable défi à relever. En effet, « le bien que l’Église et la société tout entière attendent du mariage et de la famille fondée sur lui est trop grand pour qu’on ne s’engage pas totalement dans ce domaine pastoral spécifique. Mariage et famille sont des institutions qui doivent être promues et garanties de toute équivoque possible quant à leur vérité, parce que tout dommage qui leur est causé constitue de fait une blessure pour la convivialité humaine comme telle » (Sacramentum caritatis, n. 29). Pour terminer, Benoît XVI n’a pas manqué d’évoquer ces fidèles « qui méritent de faire l’objet d’une égale sollicitude pastorale » bien qu’ils « expriment légitimement des sensibilités différentes ». Comment ne pas y voir une remarque sur l’attitude des évêques à l’égard des fidèles attachés à la forme extraordinaire ? »

    Extrait du blog
    Perepiscopus.

     Contact:
    http://www.perepiscopus.org/perepiscopus-riposte/benoit-xvi-recadre-les-eveques-francais-en-visite-a-ad-limina

    :

     

  • Incohérence française

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    L'éditorial de Marie-France Cros dans « La Libre » de ce jour :

    L’AFP a publié mercredi un reportage au Nord-Mali occupé par des islamistes depuis le printemps, qui confirme les pires craintes des observateurs: les deux tiers nord du Mali sont devenus un sanctuaire pour djihadistes du monde entier, appuyés par des trafiquants et des adolescents perdus de toute la région.

    Ce reportage va certainement - et de manière justifiée - mettre la pression sur les décideurs de ce monde. Toutefois, ceux-ci sont trop loin d’un accord en la matière pour qu’on puisse espérer une issue rapide; on doit donc s’attendre à ce que les djihadistes renforcent leurs positions au Nord-Mali, accroissant ainsi l’insécurité internationale et rendant plus difficile toute éventuelle reconquête du territoire pris en otage.

    On doit le déplorer, mais il faut aussi se défier d’une intervention mal préparée, qui dégénerera encore plus sûrement que les "printemps arabes" si ses protagonistes ne s’entendent pas sur un objectif commun et un minimum de cohérence.

    Or, en la matière, toutes les craintes sont permises. Le président Hollande n’a ainsi pas encore expliqué pourquoi il "reconnaîtra" le futur gouvernement rebelle en Syrie, où les islamistes domineront sans doute, tout en réclamant une opération armée contre ceux du Nord-Mali. Et que dire de l’incapacité des Maliens à présenter un front uni à l’envahisseur, et de l’ambiguïté d’Alger, dont les djihadistes sont la principale force au Nord-Mali, mais qui refuse toute intervention étrangère ?

    Ici : Édito : Le Nord-Mali déjà perdu?

  • Quel sera le prochain Primat de l’Eglise d’Angleterre ?

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    Le processus de nomination par la Reine du successeur de Rowan Williams comme « archevêque » de Cantorbery et Primat d’Angleterre, est en cours. Le « Forum catholique » publie à cet égard le commentaire suivant :

    « La commission royale de nomination présidée par Lord Luce (politicien conservateur, ex-ministre de la culture) va se prononcer dans les prochains jours, suite à quoi la reine ratifiera ce choix.

    Principaux candidats en lice:

    Conservateurs: John Sentamu, "Archevêque" de York (africain, assez protestant dans sa théologie mais fidèle à la vision Chrétienne de la famille, et très actif en vue d'une nouvelle évangélisation), ou Justin Welby, "Évêque" de Durham (orthodoxe [autant qu'un anglican peut l'être!], plus anglo-catholique, et très social).

    Modérés: Richard Chartres, de Londres (aime la belle liturgie, mais pas l’Église Catholique), ou Graham James, de Norwich. Ils tenteront de freiner un peu les libéraux, mais ne feront rien pour défendre la position de ceux se voulant fidèles à la Parole Divine en matière de famille et de sexualité.

    Libéraux: James Jones, de Liverpool (femmes "Evêques" et "mariage" des paires de même sexe), ou Christopher Cocksworth, de Coventry.

    Prions pour que cette commission, guidée par Dieu, saura désigner un homme qui sera fidèle à la Parole Divine, et saura motiver sa communauté ecclésiale à travers le monde à rendre un témoignage Chrétien compatible avec celui de l’Église Catholique, et ne pas (plus que déjà) se prostituer auprès des idées du Monde. Je n'ose parler d'unité avec la seule Église du Christ, car cela parait une perspective fantaisiste au vu des tendances travaillant actuellement l'anglicanisme, mais prions tout de même pour l'unité de tout ceux qui confessent le nom de Jésus.
    Pour en savoir plus.

    + PAX et BONUM  »

    Référence: Qui sera le nouvel "Archevêque" de Cantorbéry?

    Ne pas confondre naturellement la primatie de l’ « Eglise » anglicane fondée au XVIe siècle par le roi d’Angleterre Henri VIII,  communauté schismatique et hérétique dont les ministères ne sont pas reconnus par Rome, et la primatie de l’Eglise catholique d’Angleterre exercée par l’archevêque de Westminster. L’anglicanisme est, avec le presbytérianisme en Ecosse, la religion officielle de l’Etat britannique

  • Marcel Gauchet : "Il faut un Vatican III !"

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    Le philosophe Marcel Gauchet réclame un “Vatican III” pour parachever le Vatican II de ses rêves. Intellectuel français, auteur du "Désenchantement du monde" (Gallimard, 1985), ce philosophe, élevé dans la religion catholique mais qui se dit aujourd'hui agnostique, ouvre des pistes de réflexions pour commémorer le cinquantenaire du concile que Paul VI qualifiait de “plus grand que celui de Nicée” (en quoi non veut espérer qu’il se trompait).

    Interview de Marie-Lucile Kubacki sur le site de “La Vie”:

    Cinquante ans après Vatican II, quel bilan faites-vous de l'après-Concile, alors que le christianisme n'est plus majoritaire en Europe. Le Concile est il encore pertinent dans le monde actuel?

    Il est dépassé ! Le Concile a été une entreprise de rattrapage tardive par rapport à une énorme évolution qui s'était jouée sur plus d'un siècle et au terme de laquelle l'Eglise se retrouvait en position délicate par rapport au monde moderne, soit après 1945 et la conversion globale des mentalités croyantes, chrétiennes, à l'univers démocratique. L'épreuve des totalitarismes était passée par là et ce n'était plus tenable. Mais le monde a continué de bouger et tout ce qui s'est passé depuis lors a mis le Concile en porte-à-faux. Je pense que ce n'est plus du tout une référence. Vatican II avait défait Vatican I. Il faut un Vatican III qui refasse un aggiornamento de même ampleur....

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  • Chrétiens et Musulmans contre le blasphème

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    28891h480w640.jpgLu sur le site “La Vie”:

    Difficile, vu d'Occident, de comprendre les raisons pour lesquelles le patriarche maronite libanais Béchara Raï a joint sa voix à celle des dirigeants chiites et sunnites de son pays pour demander à ce que l'ONU intervienne pour condamner le blasphème. Selon l'agence officielle libanaise ANI, citée par l'AFP, il a déclaré à l'ouverture du sommet islamo-chrétien de Bkerké hier que le film "L'Innocence des musulmans" "porte atteinte non seulement aux musulmans et au prophète, mais également aux chrétiens. Nous n'allons pas nous contenter de condamner. Nous allons appeler la communauté internationale à émettre une loi onusienne interdisant de dénigrer les religions". Mentalité moyen-orientale pour laquelle le blasphème est une chose à prendre très au sérieux? Tactique pour protéger les chrétiens de la région en épousant l'indignation des musulmans, ultra-majoritaires? Sans doute. Mais cela renforce la pression des organisations et pays musulmans qui font pression depuis longtemps déjà pour imposer le concept à l'ONU, comme le rappelle cet article du Monde racontant les coulisses de la bataille.

    D'autres musulmans, et non des moindres, ont pris le parti de la pédagogie, aussi bien envers les pays musulmans qu'envers les occidentaux. Dans les colonnes du Monde.fr, le grand mufti d'Egypte lui-même s'y essaie. Intitulée "Mahomet lui-même ignorait la provocation", la tribune de Ali Gomaa essaie de montrer que le prophète de l'islam n'aurait probablement pas réagi au film L'Innocence des musulmans, ni aux caricatures de Charlie Hebdo: "Une anecdote le concernant est connue des musulmans du monde entier. Un de ses ennemis était une femme qui vivait dans une rue qu'il empruntait chaque jour et dans laquelle elle jetait des ordures avant son passage. Un matin, passant devant chez elle, il remarqua qu'elle s'était abstenue de le provoquer. Inquiet qu'elle ait renoncé à sa routine quotidienne, la seule réaction du Prophète, aussi difficile que cela puisse être pour lui, fut de s'enquérir de la santé de la femme". Et de conclure: "Les récents documents qui visent manifestement à offenser les sentiments les plus profonds de plus d'un milliard d'êtres humains dans le monde ne font que contribuer à l'aggravation des tensions, et ne profitent à personne. Les musulmans doivent soit ignorer de telles provocations, soit y réagir de manière non violente, dans les limites instaurées par leur religion. Ces limites ont de toute évidence été franchies au cours des derniers jours, c'est pourquoi les instances religieuses musulmanes ainsi que l'Eglise copte d'Egypte ont joint leurs voix pour appeler au calme et ne pas permettre que la situation s'aggrave".

    Ici: Au Moyen-Orient, chrétiens et musulmans veulent une loi anti-blasphème

    Difficile à comprendre ? La société au Proche-Orient Chrétien n’est pas une société apostate, laïque et séculariste: les dix commandements y ont plus de poids moral que les déclarations nationales, régionales ou “universelles”  des droits de l’homme issues d’un contrat social sans assises pérennes. 

  • Un synode pour accueillir Celui qui donne sa vie par amour pour tous les hommes

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    Lors de la célébration d’ouverture du Synode diocésain, en la cathédrale de Tournai, samedi dernier, Mgr Harpigny a prononcé une homélie qui met en perspective cette grande réunion qui devrait insuffler un nouveau dynamisme à l'un des plus anciens diocèses de notre pays.

    L'évêque a d'abord voulu rencontrer trois idées reçues avec les questions qu'elles suscitent : 

    • "Depuis des décennies, nous entendons dire, avec force, que Dieu veut que tous les êtres humains soient sauvés. Nous comprenons confusément que le salut de tous les hommes est déjà réalisé et nous avons l’impression que ce salut se fait indépendamment de nous. Dans sa miséricorde, Dieu ne va-t-il pas pardonner à tous le mal qu’ils auront commis, même s’il n’y a pas de demande de pardon ? 
    • Depuis des décennies, nous entendons dire que toutes les religions mènent à Dieu, comme des sentiers différents conduisent à l’unique sommet de la montagne. Pouvons-nous encore revendiquer une vérité unique sur Dieu ? Toutes les religions ne perçoivent-elles pas une facette de la vérité ? Pouvons-nous encore imaginer qu’il n’y a qu’une seule vérité ? N’avons-nous pas à devenir tolérants à l’égard des multiples convictions qui ont cours sur la planète terre ? 
    • Depuis des décennies, depuis le XVIème siècle même, les religions sont souvent présentées comme des sources d’intolérance, qui entraînent la violence. Dès qu’il y a un conflit quelque part sur la planète, on a pris l’habitude d’en chercher les causes religieuses."

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