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Foi - Page 964

  • Le dernier et le serviteur de tous (25e dimanche)

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    Un hymne au Père Charles de Foucauld qui a cherché la dernière place :


    Aimer

    Comme Lui nous a aimés,

    Et par amour, choisir

    La dernière place,

    Être pauvre et serviteur,

    Frère de Jésus
     

    Chercher

    Comme Lui la vie cachée,

    Et par amour, partir

    Où l’Esprit appelle,

    N’être rien qu’un voyageur

    Passant dans la nuit.
     

    Prier

    Longuement le Bien-Aimé,

    Et par amour, s’ouvrir

    Au plus grand silence,

    Adorer Jésus Sauveur

    Dans l’Eucharistie


    Porter

    L’Evangile aux affamés

    Et par amour, cueillir

    Tous les mots d’un peuple

    Où le Verbe aussi demeure

    Et germe sans bruit.
     

    Donner

    Jusqu’au bout sa vie donnée,

    Et par amour, mourir

    En offrant au Père

    L’abandon jailli d’un cœur

    Libre a l’infini.


    Lire le commentaire de cet hymne : l'hymne à Charles de Foucauld

  • Religions : l’Afrique n’est pas l’Europe

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    Michel Janva relève ceci sur le blog « Salon beige »

    Les chiffres montrent que le christianisme en Afrique est devenue la première religion. C'est ce qui ressort d'une étude présentée lors d'une conférence organisée par le CESNUR (Centre d'études sur les nouvelles religions), fondé par Massimo Introvigne, à l'Université d'El Jadida au Maroc. Selon les données, les chrétiens représentent désormais 46,53% de la population africaine par rapport à 40,46% de musulmans et 11, 8% de membres des religions traditionnelles africaines.

    Parmi les pays africains, 31 ont une majorité chrétienne, 21 sont à majorité musulmane, et 6 voient encore dominer les religions ancestrales. En 1900, les chrétiens en Afrique étaient 10 millions. En 2012, ils sont 500 millions. En 1900, les Africains représentaient 2% des chrétiens dans le monde contre 20% aujourd'hui. Et dans dix ans, l'Afrique surpassera à la fois l'Europe et les Amériques.

    Pour Massimo Introvigne, certains craignent ce développement du christianisme. C'est peut être l'une des causes de certaines attaques.

    "Certains fondamentalistes islamiques sont scandalisés qu'il y ait en Afrique plus de chrétiens que de musulmans, c'est pourquoi ils tuent des chrétiens dans des pays tels que le Nigeria, le Mali, la Somalie, le Kenya. Les fondamentalistes pensent qu'aujourd'hui la bataille décisive pour voir si le monde sera musulman ou chrétien se déroule en Afrique. Et l'islam est perdant. Pour cette raison, ils réagissent avec des bombes."

    Ici : Les chrétiens sont les plus nombreux en Afrique

  • Liberté religieuse : l'équivoque conciliaire

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    Un article de Roberto de Mattei (Correspondance européenne, n°256), intitulé : "Eglise catholique : liberté religieuse ou liberté des chrétiens?"

    On trouve parmi les slogans du langage “politiquement correct” le terme de “liberté religieuse”, que les catholiques emploient de temps en temps de manière inappropriée, notamment comme synonyme de liberté de l’Église ou de liberté des chrétiens. Or il s’agit en réalité de termes et de concepts bien distincts qu’il convient ici d’expliciter.

    L’équivoque qui réside dans la déclaration conciliaire intitulée Dignitatis Humanae (1965) est apparue du fait du manque de distinction entre le for intérieur, qui représente le domaine de la conscience personnelle, et le for extérieur, qui représente le domaine public, c’est à dire la profession et la propagation publique de ses convictions religieuses.

    L’Église, avec Grégoire XVI et son encyclique Mirari Vos (1836), avec Pie IX : le Syllabus et Quanta Cura (1864), mais également avec Léon XIII et Immortale Dei (1885) et Libertas (1888), enseigne que :

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  • Semer sans compter

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    L'Evangile au quotidien propose en "Commentaire du jour" un extrait de saint Jean Chrysostome  docteur de l'Église (IVe s.) :

    Le semeur sème sans compter

          Je n'ai pas persuadé aujourd'hui mon auditeur, mais peut-être le ferai-je demain, peut-être dans trois ou quatre jours ou dans quelque temps. Le pêcheur qui a jeté inutilement ses filets pendant un jour entier prend quelquefois sur le soir, au moment de partir, le poisson qu'il n'avait pas pu prendre pendant le jour. Le laboureur ne laisse pas de cultiver ses terres, même s'il n'a pas eu de bonne récolte pendant plusieurs années, et à la fin, une seule année répare souvent et abondamment toutes les pertes antérieures.

          Dieu ne nous demande pas de réussir, mais de travailler ; or, notre travail ne sera pas moins récompensé parce qu'on ne nous aura pas écoutés... Le Christ savait bien que Judas ne se convertirait pas et pourtant jusqu'à la fin il essayait de le convertir, en lui reprochant sa faute dans les termes les plus touchants : « Ami, pourquoi es-tu venu ? » (Mt 26,50 grec). Or, si le Christ, le modèle des pasteurs, a travaillé jusqu'à la fin à la conversion d'un homme désespéré, que ne devons-nous pas faire pour ceux envers qui il nous est ordonné de toujours espérer ?

  • Eviter une "bureaucratisation de la pastorale"

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    (Vatican Information Service) Le Saint-Père s'est adressé ce matin au premier groupe des évêques français en visite Ad Limina, auxquels il a rappelé que :

    "Vous désirez que les regroupements paroissiaux que vous êtes amenés à mettre en place permettent une qualité des célébrations et une riche expérience communautaire, tout en appelant à une nouvelle valorisation du dimanche. (...) Toutefois la solution des problèmes pastoraux diocésains...ne saurait se limiter à des questions d’organisation, pour importantes qu’elles soient. Le risque existe de mettre l'accent sur la recherche de l'efficacité avec une sorte de bureaucratisation de la pastorale, en se focalisant sur les structures, sur l’organisation et les programmes, qui peuvent devenir auto-référentiels". Au point que ces structures n'aient "que peu d’impact sur la vie des chrétiens éloignés de la pratique régulière. L'évangélisation demande, en revanche, de partir de la rencontre avec le Seigneur, dans un dialogue établi dans la prière, puis de se concentrer sur le témoignage à donner afin d’aider nos contemporains à reconnaître et à redécouvrir les signes de la présence de Dieu". Saluant la générosité des laïcs appelés à participer à certains offices et charges dans l’Eglise, le Pape a dit qu'il convenait" cependant de rappeler que la tâche spécifique des fidèles laïcs est l’animation chrétienne des réalités temporelles au sein desquelles ils agissent de leur propre initiative et de façon autonome, à la lumière de la foi et de l’enseignement de l’Eglise. Il est donc nécessaire de veiller au respect de la différence entre le sacerdoce commun de tous les fidèles et le sacerdoce ministériel de ceux qui ont été ordonnés au service de la communauté, différence qui n’est pas seulement de degré, mais de nature. D’autre part, on doit garder la fidélité au dépôt intégral de la foi telle qu’elle est enseignée par le magistère authentique et professée par toute l’Eglise".

    Le Saint-Père a lors évoqué Jeanne d'Arc, dont on célèbre cette année le sixième centenaire de la naissance: "Un des aspects les plus originaux de la sainteté de cette jeune fille est précisément ce lien entre l'expérience mystique et la mission politique". Avec Jeanne on a "un modèle de sainteté laïque au service du bien commun. Je voudrais en outre souligner l’interdépendance existant entre l’essor de la personne et le développement de la société", mais aussi que "la famille est le fondement de la vie sociale. Or elle est menacée...par suite d’une conception de la nature humaine qui s’avère défectueuse. Défendre la vie et la famille dans la société n’est en rien rétrograde, mais plutôt prophétique car cela revient à promouvoir des valeurs qui permettent le plein épanouissement de la personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Nous avons là un véritable défi à relever. En effet, le bien que l’Eglise et la société tout entière attendent du mariage et de la famille fondée sur lui est trop grand pour qu’on ne s’engage pas totalement dans ce domaine pastoral spécifique. Mariage et famille sont des institutions qui doivent être promues et garanties de toute équivoque possible quant à leur vérité, parce que tout dommage qui leur est causé constitue de fait une blessure pour la convivialité humaine comme telle". L’évêque diocésain a le devoir de "défendre l’unité de l’Eglise tout entière dans la portion du peuple de Dieu qui lui est confiée, même si son sein, s’expriment légitimement des sensibilités différentes qui méritent de faire l’objet d’une égale sollicitude pastorale. Les attentes particulières des nouvelles générations réclament qu’une catéchèse appropriée leur soit proposée afin qu’ils trouvent toute leur place dans la communauté croyante".(...)

  • L’aveu sans fard

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    imagesCAQNN9AX.jpgC’est celui exprimé par le Père Serge-Thomas Bonino, secrétaire de la Commission théologique internationale, à l’occasion de  l’Année de la Foi qui s’ouvre avec la célébration du cinquantenaire de « Vatican II ». Dans une interview publiée par « Famille chrétienne » et dont le blog « Salon Beige » reproduit des extraits il tient des propos autrement significatifs que les déclarations des cardinaux Ravasi sur la dévotion mariale bien tempérée ou Mauro Piacenza sur l’extraordinaire effet du concile oecuménique illuminant l’Eglise (voir Belgicatho ici  Cherchez l'erreur ):

     «  […] L’idée d’une nouvelle évangélisation est très liée au contexte occidental. L’Europe a été évangélisée en profondeur, et cette première évangélisation a donné naissance à une civilisation chrétienne d’une richesse exceptionnelle, au Moyen Âge puis aux temps modernes. Mais, peu à peu, pour des raisons fort complexes, le christianisme a cessé d’irriguer les cultures européennes jusqu’à la situation actuelle, à propos de laquelle Jean-Paul II n’hésitait pas à parler d’« apostasie silencieuse ». C’est un fait : même si nos contemporains continuent tant bien que mal à vivre inconsciemment de valeurs d’origine chrétienne, le christianisme n’est plus une référence vitale pour la plupart d’entre eux. [...]

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  • Aimée a peur d’aller se confesser

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    église du Saint-Sacrement, Bd d'Avroy, 132 à Liège

    confession st sacrement432.jpg

    Lu dans l'hebdomadaire Famille Chrétienne, cette "Lettre" d'Emmanuel Bouceret:

    « Ma chère Aimée,

    Tu m’écris dans ta dernière lettre que tu as « la trouille » d’aller te confesser. « Tu vas me trouver ridicule, m’écris-tu, mais j’ai l’impression de débiter ma liste de péchés devant un juge. À quoi ça sert, de toutes façons, puisque je retombe toujours dans les mêmes erreurs. Je me sens complètement nulle. »

    Tu as peur ? Non, tu n’es pas ridicule, et j’apprécie ta franchise, tu es simplement comme beaucoup d’entre nous ! Nous avons tous peur d’être incompris, jugés, mal aimés, d’affronter l’avenir, de souffrir et de mourir. Jusqu’au moment où nous comprenons que, derrière toutes ces craintes, s’en cache une autre, plus fondamentale : la peur de Dieu. Il nous faut du temps pour nous convertir et découvrir qu’Il répond par sa simple présence : Dieu fait chair nous attend dans le sacrement de réconciliation pour nous consoler et nous donner sa vie.

    Tu as l’impression de te rendre au tribunal face à un juge ? En un sens, c’est vrai, puisque nous serons jugés sur notre propre réponse à l’amour de Dieu. Mais comment passer de la crainte imparfaite de mal faire à celle de mal aimer, de la fausse culpabilité à la prise de conscience d’avoir blessé notre relation d’amour avec Jésus ? Il nous reste à entrer dans le mystère de la pensée de Dieu sur chacun d’entre nous, explique le Père Alain Bandelier : « Je lui manque davantage qu’Il ne me manque ! » Dieu est comme le Père de l’Enfant prodigue, qui fait un festin pour célébrer la joie des retrouvailles. Quand nous avons compris cela, nous devenons comme la pécheresse inondant de ses larmes les pieds du Seigneur : nous découvrons à a fois la douleur de ne pas aimer et le bonheur d’être aimés. Et, du coup, la joie de pouvoir aimer, enfin.

    Tu emportes ta liste de péchés ? Tu sais, Dieu n’est pas un douanier à qui nous devons déclarer des produits frauduleux ! L’examen de notre conscience ne consiste à pas à cocher une liste de courses ou à fouiller les poubelles de nos souvenirs ! Ce serait réduire la conversion au développement personnel et à un effort de lucidité sur soi-même. Il ne s’agit ni de s’excuser, ni de s’accabler, au risque de ne pas voir quel est vraiment mon péché. Car un train de péchés peut en cacher un autre, un point précis de conversion, où la grâce du Seigneur m’attend. Je t’invite à lire « Quatre étapes pour que la confession soit une résurrection ».

    Tu retombes toujours dans les mêmes fautes ? Et si ce n’était pas le problème ? La vraie question n’est-elle pas plutôt la suivante : comment vais-je faire, avec mon caractère, mes faiblesses, mes mauvaises habitudes, pour rester en éveil et répondre au regard d’amour de Jésus chaque matin de ma vie ? Du coup, mon examen de conscience devient davantage une révision de vie à la lumière de la foi pour aboutir à un engagement concret : celui de mettre tout l’évangile dans ma vie pour mieux discerner l’appel de Dieu et y répondre. Finalement, en quoi mon péché m’empêche-t-il de répondre à cet appel unique de Dieu ?

    Tu te sens encore nulle ? Et saint Pierre au petit matin du vendredi saint, après son triple reniement, comment se sentait-il avant de rencontrer le regard de Jésus ? Comme pour lui, le Seigneur se retourne et pose son regard sur toi dans la confession. Le vrai discernement n’est pas de se regarder soi-même, mais de se voir comme Dieu nous voit. L’essentiel n’est pas de penser à mon manque d’amour de pêcheur, mais à l’excès d’amour de mon Sauveur. « Célébrer la réconciliation, c’est se mettre en face du Christ, bien davantage que de se mettre en face de soi-même », explique le Père Bandelier. Nous ne sommes pas sauvés par nos efforts, mais par Jésus et son pardon. Notre péché est immense, mais son amour est incalculable. « Si on le savait, on en mourrait », disait le Curé d’Ars.

    Tu connais le secret de la porte de miséricorde qui ouvre sur l’amour du Père ? Pas besoin de tambouriner, elle s’ouvre vers toi. Tu n’as pas à forcer, mais à faiblir. Tu n’as pas à arracher un pardon, mais à te laisser atteindre. Laisser l’Esprit Saint exercer une douce pression, la pression de l’amour sur ta porte. Ma chère Aimée, je te laisse dans les bras du Père.

    Emmanuel

    Ici : Lettre à Aimée : se laisser aimer est le secret de la confession 

  • Union sacrée

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    De Jean-Marie Guénois dans le « Figaro » du 19 septembre :

    « Les catholiques sont en première ligne, mais les autres religions, opposées au projet, montent au front.

    Très discrètement, ils se sont rencontrés la semaine dernière à Paris. Ensemble, ils ont évoqué le projet de loi sur le mariage homosexuel et, d'un commun accord, ont décidé d'aller séparément à la bataille. Non que les six responsables de culte en France - juif, catholique, orthodoxe, protestant, musulman, bouddhiste - s'opposent sur ce thème. Les religions sont plutôt contre le mariage homosexuel, à l'exception d'une frange libérale du protestantisme. Et s'inquiètent tout autant de l'ouverture à l'adoption d'enfants par ces couples. Mais chaque membre de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) a jugé plus sage de s'exprimer séparément, même si une prise de position plus solennelle commune n'est pas exclue à l'avenir.

    Des six grandes religions en France, les catholiques sont les plus exposés. Le coup de semonce a été décoché en plein été par une «prière pour la France» rédigée par le cardinal André Vingt-Trois. Depuis, le président de la Conférence des évêques a été reçu à deux reprises - à la demande de la ministre de la Justice, Christiane Taubira. À la sortie du dernier rendez-vous, mardi soir, l'archevêque de Paris a dit notamment avoir attiré l'attention de la garde des Sceaux sur «l'illusion» consistant à «affirmer que l'on puisse ouvrir le mariage sans le transformer. L'ouverture du mariage à des personnes homosexuelles va entraîner une transformation assez large des définitions de l'état civil et du Code civil. Ce sera donc un nouveau type de mariage». Second point: «J'ai insisté sur la question de l'adoption: comment la France respecterait sa ratification de la convention universelle des droits de l'enfant. Elle prévoit pour l'enfant l'accès à ses origines.»

    Le cardinal a dit avoir été «écouté avec beaucoup d'attention» mais sans «aucune idée de l'effet qui suivra». Sur Europe 1, mercredi matin, il a qualifié d'«erreur profonde» ce projet. «J'espère que l'on pourra empêcher la loi» a-t-il lancé. Il appelle les catholiques «à faire exister le débat que le gouvernement ne veut pas organiser».

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  • L'OCI veut inscrire le blasphème dans le droit international

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    L'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe 57 Etats, a annoncé, mercredi 19 septembre, qu'elle redoublerait d'efforts pour faire inscrire le blasphème parmi les crimes et délits reconnus en droit international. L'initiative se veut une réponse aux manifestations de colère qui ont suivi la diffusion sur internet d'un film islamophobe tourné aux Etats-Unis et la publication en France de caricatures du prophète Mahomet par l'hebdomadaire Charlie Hebdo.

    Depuis 1999, l'OCI défend, devant la commission des droits de l'homme de l'ONU, le concept de "diffamation des religions", un faux nez pour imposer au monde un controversé "délit de blasphème". Chaque année les pays occidentaux, rejoints par l'Amérique latine et l'Afrique, s'y opposent fermement au nom de la liberté d'expression et du droit international.

    Mais pour Ekmeleddin Ihsanoglu, secrétaire général de l'OCI, il est temps que la communauté internationale cesse de "se cacher derrière le prétexte de la liberté d'expression". "Les abus délibérés, motivés et systématiques de cette liberté", a-t-il ajouté, sont un danger pour la sécurité et la stabilité mondiales.

    La commission des droits de l'homme de l'OCI a jugé parallèlement que "l'intolérance croissante envers les musulmans" devait être contenue et a réclamé "un code de conduite international s'appliquant aux médias et aux médias sociaux afin de rejeter la propagation de documents incitant [à cette intolérance]".

    Il semble peu probable que l'OCI, qui mène campagne depuis plus de dix ans sur ce sujet, rallie les Occidentaux à leur cause. D'autant plus que ces pays s'inquiètent de l'effet répressif des lois contre le blasphème en vigueur dans certains pays musulmans comme le Pakistan, où le blasphème est passible de la peine de mort.

    Voir tout l’article est les liens de référence ici : L'OCI veut inscrire le blasphème dans le droit international

    Les Occidentaux s’en tiennent au seul blasphème révisionniste.

  • Réduire les fractures au sein de l’Eglise catholique

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    2012-09-19 Radio Vatican

    Congrégation pour la doctrine de la foi : Mgr Gerhard Ludwig Müller a fait part de son programme de travail dans un entretien accordé à la rédaction germanophone Radio Vatican. Nommé à la tête d’un des organes les plus importants du Vatican il y a deux mois et demi, il dit se fixer pour cap le dépassement du “mal-être“ de l’Eglise que constitue “l’opposition entre les traditionalistes et les progressistes”

    Des dossiers sensibles à traiter

    Mgr Müller doit gérer nombre de dossiers sensibles. D’un côté, il est chargé du dialogue difficile avec les Lefebvristes, de l’autre, il doit rappeler à l’ordre les religieuses américaines de la LCWR aux positions très libérales, notamment en matière de sexualité. L’ancien archevêque de Ratisbonne entend régler ces questions avec à chaque fois le souci de l’unité de l’Eglise. Une unité qui n’a rien à voir avec ce que la vision que le monde séculier a de ce terme. “L’unité dans le Christ ne se fait pas au niveau programmatique, grâce à un habile orateur de parti“ a-t-il tenu à préciser. “Nous ne sommes pas une communauté de personnes qui naît à partir d’un programme de parti, ni une communauté de chercheurs créée sur la base d’une recherche, car notre unité est un don“.

    L’unité de l’Eglise transcende l’esprit de clan

    Le prélat a tenu à développer la vision de l’Unité de l’Eglise si chère à Benoît XVI. “Nous croyons en l’Eglise qui est « une » et unie dans le Christ“, explique t il, “et si l’on croit vraiment au Christ, sans instrumentaliser le Magistère de l’Eglise en soulignant uniquement certains points en faveur de sa propre idéologie, (…) l’unité de l’Eglise n’est pas déchirée par la jalousie et par l’ambition“. “C’est là un de mes objectifs, conclut le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi: réduire les tensions au sein de l’Eglise“.

    Olivier Tosseri (Avec Apic)

    Ici: Mgr Müller prône l'unité de l'Eglise au-delà des divergences

    En effet, “médecin, guéris-toi, toi-même”. Il est paradoxal de prôner le dialogue et l’ouverture aux autres  sans le pratiquer avec ses propre frères dans la foi. La remarque vaut bien sûr pour les uns et les autres.

  • Quand le web s'enflamme à propos du "mariage" de Jésus

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    Natalia Trouiller consacre un décryptage, dans la Vie, à ce buzz selon lequel "Jésus était marié" et aux questions que pose le fragment de papyrus copte
    Un fragment d'un manuscrit copte du IVe siècle enflamme le web depuis deux jours. Il révèlerait que Jésus était marié. Info ou intox?C'est un fragment de papyrus, de quatre centimètres sur huit. Il a été montré à Karen King, professeur à la Harvard Divinity School, une faculté à la pointe de la théologie protestante libérale, par un collectionneur privé. On y lit des mots écrits en copte, et plus précisément en dialecte sahidique, qui a été la langue liturgique des coptes jusqu'au IXe siècle. Les fragments de phrases sont les suivants: "Jésus leur dit: Ma femme" (coupure) puis "Ma mère m'a donné la vie", et enfin "Marie est digne d'elle".

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  • Le boléro de Ravel revisité

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    Les négociations entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X ont quelque chose d’obsédant comme le boléro de Ravel, mouvement de danse au rythme et au tempo invariables, à la mélodie uniforme et répétitive, avec ses éléments de variation, des effets d’orchestration, d’un crescendo progressif et, in extremis (mais on n’en est pas encore là dans le ballet romano-lefébvriste), d’une courte modulation en mi majeur.

    Via « TradiNews », le vaticanologue Andrea Tornielli nous apprend ce 18 septembre sur le « Vatican Insider » que :

    « Le Saint-Siège attend la réponse des lefebvristes, et est disponible pour discuter de questions pastorales et disciplinaires,mais pas doctrinales - A. TORNIELLI, (Vatican Insider, 18/9/2012)

    La réponse de Mgr Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, au préambule doctrinal qui lui a été remis au Vatican le 13 Juin dernier n'est pas encore arrivée à Rome. «Il est clair que la balle est maintenant dans le camp de la fraternité», avait commenté au lendemain de la rencontre, le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. On savait, du reste, qu'une réponse pourrait difficilement venir avant le Chapitre général des lefebvristes, qui s'est tenu au début de Juillet. Et même si désormais plus de trois mois sont passé depuis la remise du document doctrinal, de l'autre côté du Tibre, on ne semble pas être pressés.

    Tout d'abord, il ne faut pas oublier qu'après la rencontre du 13 Juin, le Pape a changé le sommet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et de la Commission pontificale en charge du dialogue avec les lefebvristes, l'archevêque Gerhard Ludwig Müller nommé à la place du cardinal William Levada, démissionnaire de son poste de Préfet, et Mgr Joseph Augustine Di Noia comme vice-président de Ecclesia Dei. Les interlocuteurs romains auxquels Mgr Fellay devra faire face ne sont plus les mêmes qu'il y a trois mois.

    En outre, le Saint-Siège sait combien la situation à l'intérieur de la Fraternité Saint-Pie X est délicate: il connaît l'existence d'une fronde opposée à l'accord avec Rome, comme il sait, d'autre part, qu'un groupe non négligeable de prêtres ne veulent pas être pénalisés par les choix extrémistes de certains. Il y a du trouble dans certains districts lefebvristes en Amérique latine, et on prévoit également une sanction contre l'évêque Richard Williamson, maintenant sur une trajectoire de collision avec Fellay. Jusqu'à Octobre, par conséquent, il est probable que le Vatican n'enverra aucune sollicitation pour demander au Supérieur de la FSSPX une réponse au préambule.

    Comme on s'en souvient, en juin dernier, Fellay, en plus du préambule doctrinal formulé par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et approuvé par le Pape, qui contient également quelques modifications suggérées par le supérieur lefebvriste lui-même - mais pas toutes celles souhaitées par lui - a également reçu un projet de proposition de régularisation canonique de la Fraternité en prélature personnelle.

    Selon ce qu'a appris Vatican Insider, la réponse attendue de Fellay devrait encore être interlocutoire (ndt: mot du vocabulaire juridique: Se dit d'un jugement qui, avant de décider sur le fond, ordonne une preuve, une instruction préalable, à l'effet de parvenir au jugement définitif ) et contenir certaines conditions. S'il s'agit de requêtes relatives à la pastorale et à la discipline, le Saint-Siège est disposé à les prendre en compte. Après le chapitre de Juillet, certaines conditions avaient été mises au point. Les trois premières, considérés comme «essentielles» (ndt: auxquelles on ne peut renoncer), concernent la «liberté» de «corriger, reprendre, même publiquement, les fauteurs d'erreurs ou d'innovations de la modernité, du libéralisme, du Concile Vatican II et de leurs conséquences». La seconde concerne «L'usage exclusif de la liturgie de 1962». La troisième, «la garantie d'au moins un évêque». D'autres conditions, moins contraignantes, étaient la possibilité d'avoir leurs propres tribunaux ecclésiastiques de première instance; l'exemption des maisons de la Fraternité de la relation avec les évêques diocésains.

    Sur plusieurs de ces points, l'accord est possible et le Saint-Siège est prêt à discuter, pour apporter des modifications au projet concernant la future situation canonique de la Fraternité Saint-Pie X. Il n'est plus possible, en revanche, d'ouvrir des débats sur les questions doctrinales énoncées dans le préambule. Aux lefebvristes, il est demandé d'accepter le motu proprio Summorum Pontificum, et donc, même si ils auront la garantie de continuer à célébrer avec l'ancien missel (forme extraordinaire du rite romain), ils devront reconnaître que la forme ordinaire est celle issue de la réforme post-conciliaire, dont la validité et la légalité ne peuvent être mise en doute ».

     Ici : [Andrea Tornielli - Vatican Insider] Les "conditions" de Fellay