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International - Page 348

  • Quand des sommités mondiales en soins palliatifs pédiatriques s'adressent aux politiciens belges

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    Des sommités mondiales en soins palliatifs pédiatriques s'adressent aux politiciens belges

    Le premier Congrès international de soins palliatifs pédiatriques, réuni à Mumbai, en Inde, adresse une demande urgente au gouvernement belge. Elle est inscrite dans sa déclaration finale. Organisé par l’International Children Palliative Care Network ou ICPCN diffusait dans le monde entier une déclaration pour réagir au texte belge qui permettrait l’euthanasie des enfants. Cette déclaration, signée par des sommités en matière de soins palliatifs pédiatriques, "appelle urgemment le gouvernement belge à reconsidérer sa récente décision". En conclusion de leur sommet, les 250 experts issus de 35 pays "réclament pour tous les enfants en fin de vie l’accès aux moyens appropriés pour contrôler la douleur et les symptômes, ainsi que des soins palliatifs de haute qualité pour rencontrer leurs besoins particuliers". La déclaration ajoute : "Nous croyons que l’euthanasie ne fait pas partie de la thérapie palliative pédiatrique et ne constitue pas une alternative". (source)

  • Faire son choix entre la Russie et la Belgique ?

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    Telle est la curieuse proposition que fait Christian Vanneste sur Boulevard Voltaire qui nous livre en même temps le regard qu'il porte sur notre pays :

    Belgique versus Russie : faites votre choix !

    L’avenir des nations européennes se situe dans le choix entre ces deux directions opposées.   

    Pour fuir l’enfer fiscal français, Depardieu avait hésité entre Belgique et Russie. Deux événements à la taille de ces pays prennent une signification symbolique pour l’avenir de l’Europe. Le premier est une anecdote. L’acteur belge Poelvoorde nous a dit combien les manifestations françaises contre le mariage unisexe faisaient rigoler les Belges. À Sotchi, le président Poutine a ouvert des Jeux olympiques d’hiver à la dimension de sa vision de la Russie. L’avenir des nations européennes se situe dans le choix entre ces deux directions opposées.

    Les Belges sont un peuple sympathique, doué pour l’humour et le dessin. La saillie rigolarde de Poelvoorde m’a fait relire Baudelaire : « La Belgique se croit toute pleine d’appas ; [...] Voyageur, ne la réveillez pas ! » Cette citation, la moins virulente, éclaire la réalité de ce pays au cœur de l’Europe politique. C’est un espace, non une nation. La Belgique est un État en sursis qui préfigure ce que pourrait être l’Europe fédérale. Le fédéralisme y est déjà appliqué. Le pouvoir central y est tellement dénué d’importance qu’après les élections de 2010, la crise politique a duré 535 jours avant qu’un gouvernement issu des élections soit installé. La social-démocratie a trouvé un terrain d’entente avec les libéraux dans le domaine de la « libération » des mœurs : avortement, mariage et adoption unisexes, PMA, GPA, euthanasie (y compris des mineurs), cannabis à petites doses toléré, prostitution, salles de shoot…

    Le premier effet néfaste pour l’Europe est que l’absence de frontière rend difficile, à un État souverain, d’empêcher ses nationaux d’échapper à ses lois en allant faire ailleurs ce qui est interdit à domicile. Cette facilité devient un argument pour abroger les lois d’interdiction partout. Le maillon le plus faible attire inexorablement l’Europe vers le bas.

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  • Pétitionner contre l'agression de l'Eglise catholique par l'ONU

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    Une pétition a été mise en ligne et a déjà recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures :

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    Pour en découvrir la teneur et y ajouter votre signature : http://citizengo.org/fr/3956-agression-lonu-vis-vis-leglise-catholique?tc=gm&tcid=1688455

  • Que reste-t-il des chrétiens d'Orient ?

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    C'est la question que soulève Sandro Magister :

    Ce qu’il reste des chrétiens d'Orient

    Dans les pays arabes ils sont de moins en moins nombreux et ils sont poussés à l’exode par une hostilité croissante. Une présentation mise à jour indique combien ils sont et qui ils sont, trois mois avant le voyage que le pape va effectuer en Terre Sainte...

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  • Quand l'ONU entend rééduquer l'Eglise

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    De Marie d'Armagnac sur Boulevard Voltaire :

    L’Église au tribunal de l’ONU !

    Après avoir ignoré toutes les actions menées par le Saint-Siège, le rapport développe une attaque en règle de toute l'anthropologie chrétienne.   

    De Genève, la sentence vient de tomber : pour l’ONU, la politique de tolérance zéro en matière d’actes pédophiles, menée par le pape Benoît XVI, n’est rien d’autre… qu’une rumeur.

    Et pourtant. Aux États-Unis, puis à Sidney, à Malte, en Grande-Bretagne, en Allemagne, le pape s’était entretenu avec les victimes d’abus sexuels. Mais demander pardon, disait Benoît XVI, « ne remplace pas la justice » : il a réduit plus de 400 prêtres à l’état laïc, il a révoqué des évêques sur tous les continents, il a soumis les diocèses d’Irlande à un strict contrôle, les rapports Ryan et Murphy qui en sont issus sont rendus publics. Il a purgé les congrégations délictueuses. En 2010, il a durci les Normae Gravioribus Delictis : les procédures d’enquêtes et de sanctions sont allégées pour plus d’efficacité, les délais de prescription des délits passent de dix à vingt ans… Les autorités épiscopales sont fortement incitées à collaborer avec les autorités civiles. Enfin, le 5 décembre 2013, le pape François, poursuivant l’action de son prédécesseur, annonce la création d’une commission spécifique pour la protection de l’enfant.

    Il semblerait donc, comme le remarque ingénument Mgr Silvano Maria Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, que le rapport du Comité de l’ONU ne soit pas très à jour… qu’il ait même été rédigé avant son audition à Genève en janvier dernier…

    Or, ce rapport est explosif et accuse le Saint-Siège avec une violence inédite. Le ton, méprisant et agressif, est celui d’une déclaration de guerre. Les dix-huit « experts » indépendants entretiennent volontairement la confusion entre l’État de la Cité du Vatican et l’Église catholique. Après avoir ignoré, de façon systématique, toutes les actions menées par le Saint-Siège, le rapport développe une attaque en règle de toute l’anthropologie chrétienne sur laquelle l’Église, justement, base la défense et la protection des plus faibles et en particulier des enfants.

    N’ayant aucun pouvoir judiciaire, le Comité onusien entend traduire l’Église au tribunal de l’opinion publique. « Les récentes déclarations du Saint-Siège sur l’homosexualité contribuent à la stigmatisation sociale et à la violence contre les adolescents LGBT et contre les enfants élevés par des couples du même sexe. » La Commission « déclare regretter que l’Église continue à promouvoir la complémentarité (homme-femme) et l’égalité dans la dignité, deux concepts qui ne correspondent pas à l’égalité de fait et de droit telle qu’elle est prescrite dans la Convention des droits de l’enfant ». C’est à ce titre que, à plusieurs reprises, le Comité ordonne au Saint-Siège de modifier son droit canonique pour le mettre en conformité avec les conventions onusiennes, en reconnaissant la primauté de celles-ci.

    L’ONU entend donc rééduquer l’Église, enjointe à favoriser l’avortement plutôt que l’adoption, à accepter tous les modèles « familiaux », à laïciser l’école catholique. Planning familial contre Evangelium vitae, gender studies contre anthropologie chrétienne…

    Mais c’est aussi la vieille histoire de la paille et de la poutre : en 2010, le Wall Street Journal met au jour les exactions commises sur les femmes et les enfants par les soldats de la paix en Bosnie, au Kosovo, au Cambodge, au Timor oriental, au Burundi, au Sri Lanka et en Afrique occidentale, à tel point que l’on évoque couramment les « peacekeeper babies »… mais aussi les « one dollar babies », ces fillettes violées par des Casques bleus au Congo.

    En 2005, Ruud Lubbers, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, impliqué dans un scandale de harcèlement sexuel, est contraint à démissionner.

    Pas si sûr que l’ONU soit ce qui se fait de mieux en matière de défense des plus faibles…

  • Pédophilie : Mgr Harpigny trouve le rapport de l'ONU injuste

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    Rapport de l’ONU : Mgr Harpigny souligne les progrès effectués par l’Eglise


    (Radio Vatican) Entretien - Les réactions après la publication mercredi du rapport du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies sur l’action du Saint-Siège envers les abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé sont nombreuses et viennent de tous les horizons de l’Eglise catholique. 

    En Belgique, Mgr Guy Harpigny, évêque de Tournai s’est beaucoup impliqué dans ce dossier. Il était notamment présent à la grande conférence de janvier 2012 organisée par l’Université Grégorienne à Rome sur le sujet et qui avait marqué un tournant dans la prise de conscience de l’Eglise de ce problème. Il suit par ailleurs le dossier pour l’Eglise belge. Il trouve le rapport de l’ONU injuste. Interrogé par Xavier Sartre, il préfère souligner les progrès qui ont été accomplis par l’Eglise ces dernières années RealAudioMP3 

    Voir également :

  • Le déclin des naissances dans le monde

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    ONU: un rapport constate le déclin des naissances dans le monde
    Secteur population du département des affaires économiques et sociales

    P. John Flynn LC

    (Zenit.org) - Le secteur population du département des affaires économiques et sociales de l’ONU a publié au début de cette année un rapport mondial sur la fertilité, le World Fertility Report 2012, dont les données couvrent une période qui va de 1970 à nos jours: « La fertilité a diminué au niveau mondiale de manière sans précédent à partir des années ‘70 », affirme le rapport. Et elle a diminué dans les 186 pays (à l’exception de 6) étudiés par les Nations Unies.

    La tendance au déclin de la fertilité s’accélère. Le rapport relève que dans un segment de temps plus récent, 80 pays ou zones présentent une fertilité inférieure à 2,1 enfants par femme. Soit le niveau qui est exigé pour garantir la stabilité du niveau de la population actuelle.

    Le secteur population observe qu’un certain nombre de pays présentent un « taux général de fertilité extrêmement bas ». 20 pays enregistrent une fertilité inférieure aux 1,4 enfants pas femme et 38 pays une fertilité inférieure aux 1,6 enfants par femme.

    Le rapport affirme qu’au cours des dix dernières années, dans aucun pays d’Europe ou d’Amérique du nord le taux de fertilité total n’a dépassé les 2,2 enfants par femme, et que quatre pays seulement (France, Islande, Irlande, Etats-Unis) ont franchi le cap des 2,0 enfants par femme.

    Dans l’ensemble, la fertilité totale est inférieure à 1,4 enfants par femme dans près de la moitié des pays développés.

    Un grand nombre de pays enregistre des chutes de la fertilité plutôt dramatiques. Un des pays cités est l’Iran, passé de 7 enfants par femme en 1985, à un 1,9 enfant par femme en 2006.

    Rien d’étonnant donc à ce que le rapport relève que la proportion des gouvernements considérant leur niveau de fertilité trop bas, est montée de 11% en 1976 à 26% en 2011.

    Une autre tendance significative est l’augmentation de l’âge auquel on se marrie. L’âge moyen estimé du premier mariage pour les femmes a augmenté dans 97 des 99 pays examinés, L’age le plus haut au moment du mariage est particulièrement évident dans les pays avec un taux de fertilité plus bas.

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  • ONU : le Vatican accusé de violer la Convention sur les droits de l'enfant

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    L'Onu accuse le Vatican de violer la Convention sur les droits de l'enfant

    (Radio vatican) Le Vatican est sommé de relever immédiatement de ses fonctions toute personne suspectée d'abus sexuel et de déférer leur cas aux autorités judiciaires compétentes à des fins d'enquête et de poursuites. Le rapport du Comité de l’ONU sur les droits de l’enfance a été publié ce matin. Il accuse directement le Saint-Siège de ne pas en avoir fait assez, et de violer la Convention sur les droits de l'enfant.

    Les mots sont très durs, la déclaration de l’ONU tombe comme un couperet. Publié ce mercredi matin à Genève, le rapport du Comité de l’ONU sur les droits de l’enfance fait l’impasse sur la politique de tolérance zéro appliquée par Benoît XVI. Il semble ignorer ou ne pas tenir compte du travail accompli par la Congrégation pour la doctrine de la Foi et de la rigueur appliquée par l’ancien promoteur de Justice, Mgr Charles Scicluna. A la mi-janvier, ce même Comité constitué de 18 experts indépendants des droits de l'Homme de divers pays avait auditionné les représentants du Vatican et avait demandé au Saint-Siège de rendre accessibles tous ses dossiers concernant les auteurs des abus et ceux qui ont couvert ces crimes.

    Au cours de cette audition inédite, l’observateur permanent du Saint-Siège à Genève avait rappelé que des consignes très strictes avaient été données aux évêques leur recommandant notamment la collaboration avec les autorités civiles. Dans son rapport, le Comité accuse le Saint-Siège de ne pas avoir reconnu l'étendue des crimes commis et de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour traiter les cas d'abus sexuels d'enfants et protéger ces enfants. Il va même jusqu’à affirmer que les politiques et les pratiques retenues par le Saint-Siège ont conduit à la poursuite de ces abus et à une impunité pour leurs auteurs. 

    La réaction immédiate du Saint-Siège

    Le Saint-Siège n'a pas tardé à réagir. Dans un communiqué, il fait savoir que « selon les procédures particulières prévues pour les signataires de la Convention, le Saint-Siège prend acte des Observations Conclusives sur les Rapports Respectifs, observations qui seront soumises à une étude et un examen minutieux.»

    Le Saint-Siège « regrette toutefois de constater dans certains points des Observations Conclusives une tentative d’interférer dans l’enseignement de l’Eglise Catholique sur la dignité de la personne humaine et dans l’exercice de la liberté religieuse. » Enfin, le Saint-Siège « réitère son engagement à défendre et protéger les droits de l’enfant, en accord avec les principes promus par la Convention sur les Droits de l’Enfant et selon les valeurs morales et religieuses offertes par la doctrine catholique.»

    L'engagement du Saint-Siège contre les abus sexuels

    Si les cas d'abus sexuels dans l'Eglise font encore la une de l'actualité, le Saint-Siège ne ménage pas ses efforts en matière de lutte contre la pédophilie. Un engagement qui remonte déjà à plusieurs années. Voici quelques moments-clés relatant cette détermination du Vatican. 

    -En 2001, Jean-Paul II publie le Motu Proprio intitulé Sacramentorum Sanctitatis Tutela, qui attribue à la Congrégation pour la doctrine de la foi la compétence pour traiter et juger selon le droit canon une série de délits particulièrement graves, parmi lesquels les abus sexuels. Ce décret était accompagné d’un certain nombre de directives regroupées sous le titre de Normae de Gravioribus Delictis. Ces normes ont été renforcées par le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation. Elles soustraient notamment les cas d'abus au diocèses pour les confier à Rome, afin que les épiscopats n'aient pas la tentation d'étouffer les affaires. Parmi les mesures-phares: la prolongation à 28 ans du délai de prescription des crimes d'abus sexuels. 

    -C’est le futur pape allemand, qui en 2003, demande à Jean-Paul II que la lutte contre les abus sexuels sur les mineurs soient une « priorité de l’Eglise », rappellera Mgr Scicluna, l’ancien promoteur de justice au Vatican, qui a été chargé par le cardinal Ratzinger de travailler sur la question. 

    -Le 19 mars 2010, Benoît XVI publie une lettre aux catholiques d’Irlande. « Le devoir qui se présente désormais à vous est celui d'affronter le problème des abus qui ont lieu au sein de la communauté catholique irlandaise et de le faire avec courage et détermination » écrit notamment le Pape. 

    -Le 11 juillet 2013, le Pape François a signé un motu Proprio redéfinissant, entre autres, les sanctions pénales contre tout abus envers des mineurs. Ces sanctions concernent explicitement l'ensemble de la catégorie des délits contre les mineurs : la vente, la prostitution, l'enrôlement et les violences sexuelles à leur encontre, la pédopornographie, la détention de matériel pédopornographique et les actes sexuels avec des mineurs.

    -Le 5 décembre 2013, le cardinal américain Mgr Sean O'Malley, archevêque de Boston, et membre du Conseil des huit cardinaux travaillant autour du Pape à la réforme de la Curie avait annoncé que François avait décidé de constituer une commission spéciale pour la protection des mineurs. Le but de cette commission, précisait le cardinal, est de sécuriser l’environnement de l’enfant via des codes de bonne conduite professionnelle, des attestations de capacité au ministère sacerdotale, et le contrôle du casier judiciaire ou l’évaluation psychiatrique des personnes concernées. La coopération avec les autorités civiles et la dénonciation des délits, ainsi que l’observation des lois civiles sont également prévues. 

  • Si je t’oublie, chrétienté d’Orient…

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    article_000_Nic524337.jpgLu sur le blog de « La Nef » cet article rédigé par Annie Laurent le 01 février 2014 dans Religion :

    « L’exemple du conflit syrien montre la méconnaissance profonde du monde occidental de la dimension religieuse qui imprègne la vie dans les pays du Moyen-Orient. D’où les mauvaises réactions et les décisions partisanes dont souffrent les chrétiens. Tour d'horizon et enquête.

    La déception des chrétiens d'Orient

    Dans un récent entretien à la revue trimestrielle Politique internationale, un jeune député libanais maronite, Samy Gemayel (34 ans), confie sa déception face à la politique de l’Occident envers les chrétiens du Liban et du monde arabe.

    « Les chrétiens du Liban ne figurent pas sur la carte politique des pays occidentaux. Je peux comprendre leur point de vue : après tout, les chrétiens n’ont pas de valeur stratégique ; ils n’ont pas de rôle à jouer dans le conflit russo-américain ou le conflit chiites-sunnites. Mais au-delà des intérêts matériels, il y a aussi l’intérêt moral. Les chrétiens défendent, au cœur du Moyen-Orient, un mode de vie et des valeurs qui sont celles du monde occidental. En les abandonnant, c’est à ces principes qu’on renonce. C’est regrettable. » (N° 141, automne 2013.)

    L’auteur de ces lignes n’est pas le seul à s’exprimer de la sorte. Ces derniers mois, d’autres voix orientales se sont plaintes de l’oubli ou de l’incompréhension d’un Occident auquel l’histoire et la civilisation les ont attachées. Voici un aperçu de ces regrets.

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  • L'Obamacare suspendu par la Cour Suprême des Etats-unis

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    Etats-Unis : suspension de la directive de santé "Obamacare"

    Les évêques saluent la décision de la Cour suprême

    (Zenit.org) Les évêques des Etats-Unis saluent la décision de la Cour suprême de suspendre provisoirement la directive de santé dite « Obamacare » pour les organismes religieux.

    Cette nouvelle directive de santé oblige les employeurs à fournir une couverture sociale à leurs employées, couvrant notamment la stérilisation, l’avortement et la contraception. La congrégation des Petites Sœurs des Pauvres de Denver a tenté un recours contre cette loi.

    Dans une déclaration publiée sur le site de la conférence épiscopale, le président Mgr Joseph Edward Kurtz, archevêque de Louisville, écrit : « les évêques américains saluent la protection que la Cour donne aux ministres comme les Petites Sœurs des Pauvres, dont le travail, fondamental, constitue le cœur de la mission catholique ».

    La Cour suprême s’était déjà prononcée pour une première suspension de la loi contestée, le 31 décembre dernier. Mais le Département de la justice des Etats-Unis avait à son tour présenté un recours, ouvrant ainsi un conflit institutionnel.

    La Cour suprême établit à présent l'impossibilité d’imposer une couverture sociale dans l’attente d’un arrêté de la Cour d’appel fédérale des Etats-Unis : cette dernière a demandé aux organismes qui s’y opposent de motiver par écrit leur position au Département « santé et services humains ».

    Tant que la procédure judiciaire sera en cours, ces instituts ne seront pas obligés d’appliquer la directive sur la santé, déclare la Cour suprême. Quelque 90 causes d'organismes religieux ont été portées devant la Cour fédérale jusqu'à présent.

    L'Osservatore Romano rapporte que Mgr Kurtz avait déjà fait parvenir une lettre au président Barack Obama, demandant d’exempter les institutions religieuses des lourdes sanctions — cent dollars par jour par employé — prévues pour ceux qui ne suivraient pas la directive. L’évêque demandait de tenir compte des décisions de nombreux tribunaux ayant déjà accepté les recours présentés par des institutions.

  • Nouveau massacre de chrétiens au Nigeria

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    (source) Le 26 janvier 2014, dans la matinée, des hommes et armés de pistolets et d'explosifs gagnent le village de Waga Chakawa, dans l'État d'Adamawa, près de la frontière camerounaise. Ces hommes armés, vêtus d'uniformes militaires, sont pris pour des soldats de l'armée nigériane, et ne suscitent pas la méfiance des habitants et des policiers. Cependant les assaillants se portent ensuite à une église chrétienne alors qu'une messe est en train d'y être célébrée. Ils font exploser des bombes et ouvrent le feu sur la foule, puis ils mettent ensuite le feu à des maisons et détiennent des habitants en otages pendant quatre heures. 26 personnes sont tuées lors de l'attaque, dont deux policiers2,3,1.

  • Le monastère de Saidnaya, cible des rebelles syriens

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    Seidnaya(js)2.jpgLu sur orthodoxie.com :

    Les rebelles syriens tentent de détruire le monastère de Saidnaya en Syrie

    En Syrie, malgré les pourparlers de « Genève 2 », les rebelles syriens ne donnent pas l’impression de vouloir cesser le feu, selon les informations de premier canal de la TV russe. Leurs cibles sont les églises et les monastères orthodoxes, auprès desquels trouvent refuge des femmes et des enfants. C'est de cette façon que déclarent lutter les rebelles avec le régime de Bachar al-Assad. Depuis déjà près de deux ans, les rebelles tentent de s’emparer du monastère qui se trouve en haut de la colline. Celui-ci existe depuis le VIème siècle et, pour la première fois de son histoire, il se trouve aussi longtemps en état de siège. La route qui mène à l’église essuie les tirs. « Les bandits ont commencé l’assaut à l’aube. Ils ont d’abord fait sauter les portes et ont tiré au mortier dans la cour du monastère. S’il n’y avait pas des murs de pierres, il y aurait eu beaucoup de morts », raconte l’higoumène du monastère des Chérubins, le père Nectaire. Les combattants du groupe d’auto-défense ont arrêté les rebelles devant la clôture du monastère. La bataille a duré six heures et ensuite, après avoir laissé les cadavres, les assaillants sont partis. Ils ont pris maintenant une petite ville à trois kilomètres de là. « À un certain moment, il m’a semblé que nous ne pourrions pas tenir le monastère. Il y avait 300 rebelles, et ils attaquaient de plusieurs côtés. Une garnison qui est venue de la ville nous a sauvés », dit Samir, un combattant d’un groupe d’auto-défense. La ville de Saidnaya est située au pied de la colline sur laquelle se trouve le monastère. La majorité de la population est chrétienne. Samir est musulman, mais défend le monastère orthodoxe. S’il n’y avait son détachement, dans lequel se trouvent tant des chrétiens que des musulmans, le destin de la ville syrien de Maaoula se serait répété. Les rebelles, présents dans cette ville jusqu’à maintenant, ont endommagé toutes les églises chrétiennes. « Le monastère chrétien constitue une cible pour les rebelles. Combien de fois ils ont tiré sur la statue de Jésus-Christ, par toute sorte de projectiles, dans le seul but de détruire. En faisant cela, ils déclarent qu’ils combattent le gouvernement d’Assad », dit, outré, le père Nectaire. De la même façon, les églises et les monastères de Saidnaya se trouvent sous les tirs. Ils sont gardés, mais on ne peut les protéger des tirs. Des éclats de mines touchent également le couvent féminin de la Mère de Dieu. « Je ne comprends pas pourquoi, au moment même des pourparlers en Suisse, les rebelles n’ont pas arrêté de tirer. Pourquoi ils empêchent les fidèles de venir dans notre monastère. Et pourquoi après avoir existé presque durant mille cinq cents ans, le couvent est maintenant menacé », demande sœur Parascève, une moniale du couvent. Quitter leur monastère, où est gardée l’une des quatre icônes peintes, selon la tradition, par l’apôtre Luc, les moniales n’y sont pas prêtes, même si les rebelles entrent dans la ville. Mais les orphelins qui sont abrités dans les murs du couvent, ont été dirigés sur un lieu plus sûr.

    Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com