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Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 27

  • Royaume-Uni : un homme condamné pour avoir prié en silence près d'un centre d'avortement

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    De l'OIDAC :

    Royaume-Uni : un homme condamné pour avoir prié en silence près d'un centre d'avortement

    ADF International : Dorset, Royaume-Uni (16 octobre 2024) – Un homme accusé d'avoir prié en silence dans une « zone tampon » d'avortement à Bournemouth a été reconnu coupable dans une décision choc du tribunal d'instance de Bournemouth. 

    Le conseil de Bournemouth, Christchurch et Poole a inculpé Adam Smith-Connor, un vétéran militaire et père de deux enfants, à la suite d'un interrogatoire du bureau sur « la nature de ses prières » lorsqu'il s'est arrêté pour prier pendant quelques minutes près d'un centre d'avortement en novembre 2022. 

    Le tribunal a condamné Smith-Connor à une libération conditionnelle et lui a ordonné de payer les frais de poursuite d'un montant de 9 000 £. Une libération conditionnelle est un type de condamnation qui signifie que Smith-Connor ne sera condamné que s'il est reconnu coupable d'une infraction future au cours des deux prochaines années. 

    Dans sa décision, le tribunal a estimé que sa prière équivalait à une « désapprobation de l’avortement »  car, à un moment donné, sa tête était légèrement inclinée et ses mains jointes. 

    En réponse à la décision, Smith-Connor a déclaré : 

    « Aujourd’hui, le tribunal a décidé que certaines pensées – des pensées silencieuses – peuvent être illégales au Royaume-Uni. Cela ne peut pas être correct. Tout ce que j’ai fait, c’est prier Dieu, dans l’intimité de mon esprit – et pourtant, je suis condamné comme un criminel ? 

    « J’ai servi pendant 20 ans dans la réserve de l’armée, notamment en Afghanistan, pour protéger les libertés fondamentales sur lesquelles ce pays est bâti. Je continue à faire preuve de cet esprit de service en tant que professionnel de la santé et bénévole dans une église. Je suis profondément troublé de voir nos libertés érodées au point que les délits de pensée sont désormais poursuivis au Royaume-Uni. » 

    Jeremiah Igunnubole , conseiller juridique d'ADF UK, a déclaré : 

    « C’est un tournant juridique d’une ampleur immense. Un homme a été condamné aujourd’hui en raison du contenu de ses pensées – ses prières à Dieu – dans les rues publiques d’Angleterre. Nous ne pouvons pas sombrer plus bas dans notre négligence des libertés fondamentales de parole et de pensée. Nous allons examiner de près le jugement et envisageons des options pour faire appel. Les droits de l’homme sont pour tous – quelle que soit leur opinion sur l’avortement. »  

    Lire le communiqué de presse complet d’ADF International  ici .

    S’adressant aux délégués du Royaume-Uni et d’autres États participants à la Conférence sur la dimension humaine du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE à Varsovie la semaine dernière, Anja Hoffmann , directrice exécutive de l’OIDAC Europe, a souligné le cas d’Adam Smith-Connor.

    « Interdire de prier en silence et d'exprimer pacifiquement des croyances religieuses personnelles constitue une atteinte dangereuse à la liberté de pensée, de conscience et de religion et a un effet néfaste sur nos sociétés démocratiques pluralistes », a déclaré Hoffmann aux délégués. 

  • L'archevêque de Toulouse vent debout contre le satanisme

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    De zenit.org (Anne Van Merris) :

    Symboles Ésotériques, Églises En Feux : L'archevêque de Toulouse réagit

    Mgr Guy de Kerimel : « On ne peut pas jouer impunément avec une symbolique satanique » 

    L’archevêque de Toulouse, en France, a consacré son diocèse au Cœur de Jésus

    17 octobre 2024

    Ce mercredi 16 octobre 2024, Mgr Guy de Kerimel a consacré la ville de Toulouse et son diocèse au Sacré-Coeur de Jésus. Une décision motivée par l’arrivée prochaine d’un spectacle qui le consterne et l’inquiète.

    Intitulé « La porte des ténèbres », cet opéra de rue sera donné les 25, 26 et 27 octobre prochains. Trois gigantesques créatures mécaniques vont défiler dans les rues de Toulouse. Sur les affiches diffusées un peu partout, des symboles ésotériques et sataniques choquent beaucoup de chrétiens, alors « qu’on a plutôt besoin d’espérance et de lumière ». Sur l’une d’entre elles, on voit à l’arrière-plan la ville en feu, les églises qui brûlent et des symboles de culture satanique. «

    C’est dommage d’imposer un spectacle ténébreux dans la ville de Toulouse » déplore l’archevêque.

    Consécration au Cœur de Jésus, une grande nécessité 

    Beaucoup de fidèles ont participé à la messe de consécration dans l’église du Sacré-Cœur à Toulouse. La dernière consécration du diocèse au Cœur de Jésus date du 20 juin 1941, à l’initiative de l’archevêque Jules-Gérard Saliège, compagnon de la Libération.

    Pour Mgr de Kerimel, ce moment essentiel visait à redonner à la ville de Toulouse « une espérance et manifester que seul l’amour est vainqueur » : « Consacrer une ville, un diocèse, un pays, c’est le présenter au Seigneur et lui demander de répandre sa grâce à profusion, pour que l’amour de Dieu soit accueilli et ressenti par tous ceux qui ne se savent pas aimés. » 

    Pour lui, un tel acte est d’une grande nécessité dans le monde actuel. Il invite les catholiques à se mettre à l’école du Sacré-Cœur de Jésus, face aux difficultés et aux évènements qui parfois les scandalisent et les blessent. Il explique par ailleurs que tous ces symboles sataniques révèlent une atmosphère généralisée de désespérance et d’attrait pour les ténèbres. 

    « Seuls l’amour et la vérité peuvent vaincre le mal »

    « Je pense qu’il y a une partie de la culture qui rejette clairement aujourd’hui le christianisme » explique l’archevêque, qui rappelle l’événement de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques en juillet 2024, signe que l’on évacue clairement la tradition chrétienne d’un pays pour aller chercher des dieux païens.

    Mgr Guy de Kerimel explique en outre « qu’on ne peut pas jouer impunément avec une symbolique satanique » : « Nous ne pouvons pas nous contenter de cela, et surtout ne pas répondre au mal par le mal, ou répondre aux mal par la force. Car la force peut canaliser, mais elle n’éradique pas le mal. Seul l’amour et la vérité peuvent vaincre le mal ». « Je pense que nous avons besoin de toute la grâce de l’humanité de Jésus, de son cœur de chair, pour nous-mêmes participer à l’humanisation du monde » conclut l’archevêque.

  • France : la série noire des églises incendiées pose une question de civilisation

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    De Philippe Oswald sur la Sélection du Jour :

    La série noire des églises incendiées pose une question de civilisation

    L'incendie de l'église Saint-Hilaire-le-Grand à Poitiers, le 3 octobre, s'inscrit dans une série impressionnante de sinistres dans toute la France. On ne peut plus raisonnablement invoquer un malheureux hasard. Il y a certes un manque d'entretien des 45 000 édifices catholiques que compte la France. Mais l'arrestation d'incendiaires et de profanateurs exige une réponse politique et pénale.

    Incendie à Poitiers : L'église Saint-Hilaire, classée à l'Unesco, ravagée  par les flammes - ChretienTV - Votre média chrétien

    Saint-Hilaire-le-Grand : cette célèbre église de Poitiers (Vienne), chef-d'œuvre de l'art romain classé au patrimoine mondial de l'Unesco, s'est ajoutée, le 3 octobre, à la série noire des édifices religieux incendiés et profanés en France. Aucun doute pour les enquêteurs quant à l'origine du sinistre : ils ont ouvert une enquête pour « dégradation volontaire d'un lieu de culte » — et pas n'importe lequel : cette église du Xe siècle a été bâtie sur le tombeau de saint Hilaire (315-367), premier évêque de Poitiers et docteur de l'Église. L'édifice a échappé de justesse à une destruction totale, l'incendie n'ayant touché ni sa structure ni sa toiture, mais les dégâts causés par les flammes sont « considérables » selon la préfecture de la Vienne (La Croix, 3 octobre). Aux pertes matérielles s'ajoutent les blessures psychologiques et morales infligées par cet acte de malveillance, a réagi Mgr Wintzer, archevêque de Sens-Auxerre et administrateur du diocèse de Poitiers, dont les propos sont rapportés par le site Aleteia (4 octobre) : « Je mesure combien d'hommes, de femmes, d'enfants sont à leur tour blessés par un tel acte, jusqu'à en pleurer. »

    « Il est urgent de mettre fin à cette série de dégradations constatées dans les églises de Poitiers »alerte un communiqué de la mairie. L'incendie volontaire de Saint-Hilaire-le-Grand a en effet été précédé par de semblables actes de malveillance : le 14 mai dernier, un départ de feu avait été provoqué dans l'église Sainte-Thérèse de Poitiers à partir d'un empilement de bancs et de chaises, et une statue de la Vierge Marie avait été décapitée. Quelques semaines plus tard, le 9 juin, l'église abbatiale Saint-Jean-de-Montierneuf était à son tour visée par une série de dégradations allant jusqu'à la profanation du tabernacle qui avait été descellé (« L'acte le plus symbolique et le plus sacrilège pour les fidèles » soulignait alors un article du quotidien de la Vienne Centre presse). Une statue du Sacré-Cœur avait aussi été détruite dans l'église Saint-Porchaire de Poitiers en janvier 2022.

    La cité poitevine serait-elle symboliquement visée comme lieu de la bataille de 732 qui a stoppé l'avancée des Sarrasins en France ? C'est sans doute prêter aux profanateurs et incendiaires une culture historique à laquelle ils sont étrangers... En réalité, c'est dans tout le pays que sévit ce fléau. Rien que depuis le début de l'année, des dizaines d'églises ont été profanées ou vandalisées en France. Un mois avant Saint-Hilaire-le-Grand, dans la nuit du 1er au 2 septembre 2024, l'église de l'Immaculée-Conception de Saint-Omer (Pas-de-Calais) qui venait d'être restaurée pour près de 5 millions d'euros, a subi un violent incendie qui a ravagé sa toiture et son clocher. L'incendiaire a été arrêté et a reconnu les faits. Sans profession et sans domicile, c'est un multi-récidiviste, condamné 26 fois dont 8 pour « dégradation d'un édifice religieux  ».

    « Incendies, vols, dégradations, profanations… 854 actes antichrétiens ont été enregistrés en France en 2023, dont 90 % sont des atteintes aux biens, comme des cimetières ou des églises. 923 faits avaient été recensés en 2022, contre 857 en 2021. Soit une moyenne d'au moins deux par jour… » rappelle Le Figaro (12 septembre). « Qu'ils soient volontaires (actes anti-religieux, vandalisme) ou non (…) les sinistres d'édifices chrétiens posent le problème du financement de la reconstruction et de la conservation de ce patrimoine religieux » commente Boulevard Voltaire (3 octobre). Mais comment sécuriser les 45 000 édifices catholiques que compte la France... quand le nombre de fidèles les faisant vivre par leur présence est tombé à un étiage historique (à peine 4 % de catholiques pratiquants) ?

    Cela n'exonère pas l'État de sa responsabilité : « Mais que faisait ce multirécidiviste [de Saint-Omer] en liberté ? Combien a-t-il déjà coûté à la société ? » s'est indignée Valérie Boyer, sénatrice LR des Bouches-du-Rhône. Elle estime que « ces dégradations volontaires participent à l'angoisse identitaire des Français. » Voilà des années qu'elle réclame la création d'une commission d'enquête sur les dégradations et profanations des lieux de culte, cimetières et calvaires. Elle réfléchit d'ailleurs à« une proposition de loi qui créerait, par exemple, un crime de destruction d'un édifice classé, comme c'est aujourd'hui le cas pour un incendie volontaire de forêt qui serait de nature à créer un dommage irréversible à l'environnement. » (citée par Le Figaro, en lien également ci-dessous).

    Quelles que soient l'intention et la responsabilité de tel ou tel profanateur, ces actes s'inscrivent dans un climat d'anti-christianisme dont l'ampleur devrait préoccuper tous les Français à commencer par les responsables politiques. « La seule église qui illumine est celle qui brûle  » s'étaient réjouis des militants d'extrême-gauche « antifa » en avril 2019, après l'incendie de Notre-Dame de Paris (Valeurs Actuelles, 17/04/2019).

    La sélection

    Incendies, profanations, vols… Ce vandalisme contre les églises qui « participe à l’angoisse identitaire des Français »
     
  • Après des faits dramatiques au Manipur (Inde) : un plan de paix qui laisse les chrétiens sceptiques

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    De kath.net/news :

    Inde : les chrétiens considèrent le plan de paix pour Manipur avec scepticisme

    2 octobre 2024

    Majorité hindoue et minorité chrétienne mêlées à un violent conflit depuis 16 mois - Depuis mai, plus de 230 personnes ont été tuées et 60 000 déplacées, pour la plupart des chrétiens. Plus de 300 églises ont été incendiées.

    New Delhi (kath.net/KAP) Les dirigeants chrétiens ont exprimé leur scepticisme quant à la nouvelle « Feuille de route vers la paix » présentée par le gouvernement fédéral dans l'État indien de Manipur, déchiré par les troubles. Dans cet État frontalier du Myanmar, la majorité hindoue et les chrétiens de souche sont impliqués dans un violent conflit depuis 16 mois. Les critiques se plaignent que le plan présenté aujourd'hui pour un chemin vers la paix arrive trop tard et est difficile à mettre en œuvre car aucune des deux parties ne veut s'écarter de sa position, comme le rapporte le portail en ligne "Vatican News" en référence à "Ucanews".

    "La situation aurait pu être différente si le gouvernement avait pris des mesures proactives peu après le début des violences le 3 mai de l'année dernière", a déclaré un haut responsable de l'Église, qui a souhaité garder l'anonymat pour des raisons de sécurité, cité par Ucanews.

    Lors d'une conférence de presse dans la capitale New Delhi le 17 septembre, le ministre indien de l'Intérieur, Amit Shah, a annoncé qu'une « feuille de route » pour la paix au Manipur était prête : « Nous avons préparé une feuille de route pour prendre diverses initiatives pour remédier à la situation au Manipur. " a déclaré Shah, faisant référence à la région qui borde le Myanmar déchiré par la guerre civile et qui est également l'un des principaux producteurs mondiaux d'opium. Selon le ministre de l’Intérieur, « numéro 2 » dans la chaîne de commandement du gouvernement, des pourparlers sont en cours avec les deux ethnies rivales, les Kuki et les Meitei, sans donner de détails.

    Cependant, il est difficile de réaliser une véritable avancée car les deux parties continuent à « insister sur leur point de vue », a déclaré le chef de l'Église anonyme, selon le portail d'information asiatique. Mais "si quelqu'un peut résoudre la crise, ce ne peut être que le gouvernement fédéral", selon l'évaluation du représentant de l'Église.

    L'annonce du plan de paix a eu lieu lors d'une conférence de presse sur les résultats des 100 premiers jours du troisième mandat consécutif du Premier ministre Narendra Modi. Le nouveau gouvernement fédéral a pris le pouvoir le 9 juin. Cependant, le Premier ministre ne s'est pas encore rendu dans cet État en difficulté, même si son parti pro-hindou Bharatiya Janata, dirigé par N Biren Singh, est au gouvernement.

    Les violences ont commencé en mai 2024 lorsque des étudiants autochtones ont protesté contre une décision de justice accordant à l'influent Meiteis le statut tribal, qui comprend également l'octroi d'autres privilèges. Jusqu’à présent, plus de 230 personnes ont été tuées et 60 000 déplacées, pour la plupart des chrétiens. Plus de 300 églises ont été incendiées.

    Près de 53 pour cent des 3,2 millions d'habitants du nord-est du Manipur sont des hindous Meitei, tandis que 41 pour cent sont des chrétiens, appartenant pour la plupart à la tribu Kuki-Zo. Les chrétiens résistent à la décision du gouvernement pro-hindou de classer les hindous Meitei, déjà privilégiés, comme tribaux, ce qui leur garantirait leurs propres quotas en matière d'éducation et d'emplois gouvernementaux. De l'autre, ils réclament leur propre administration pour les zones de montagne dans lesquelles ils représentent la majorité.

    Expulsion et destruction

    De leur côté, les Meiteis, qui résident majoritairement dans les vallées, souhaitent que les Kuki-Zo soient retirés de leurs territoires. Cependant, cela signifierait que les chrétiens actuellement déplacés, qui vivent actuellement dans des camps d'urgence et chez des proches, ne pourraient pas retourner dans leur pays, explique le responsable de l'Église à "Ucanews". Selon les chrétiens, les Meiteis ont déjà détruit plus de 11 000 maisons chrétiennes et environ 360 églises dans les vallées afin d'effacer « jusqu'aux traces » de leur existence.

    Singh et son parti pro-hindou imputent le commerce florissant de la drogue au Myanmar aux troubles ethniques dans cet État vallonné. Les chrétiens du Manipur, à leur tour, entretiennent des relations étroites avec les chrétiens du Myanmar déchiré par le conflit, en Asie du Sud-Est.

    Le 6 février, l’Inde a annoncé qu’elle clôturerait la totalité de la frontière avec le Myanmar, longue de 1 643 km. Shah a maintenant indiqué que la clôture était déjà achevée sur une longueur de 30 kilomètres et que le budget pour l'ensemble du projet était en place. "Nous sommes convaincus qu'avec la nouvelle feuille de route, nous pouvons maîtriser la situation", a déclaré Shah.

  • Le point sur la politique religieuse de l'Etat communiste chinois à l'égard des chrétiens

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    Du rapport de la Commission des Etats-Unis concernant la liberté religieuse dans le monde :

    Chrétiens catholiques et protestants

    Les autorités ciblent les chrétiens catholiques et protestants pour les siniser. Le gouvernement a ordonné le retrait des croix des églises, remplacé les images de Jésus-Christ ou de la Vierge Marie par des images du président Xi, censuré des textes religieux, imposé des slogans du PCC à l'entrée des églises et a demandé au clergé de prêcher l'idéologie du PCC.

    Alors que les organisations religieuses chrétiennes contrôlées par l'État ont poussé et appliqué les restrictions de l'État en matière de religion, des dizaines de millions de chrétiens ont choisi de ne pas adhérer à ces organisations et de pratiquer leur culte de manière indépendante.

    Les catholiques clandestins ne reconnaissent pas l'autorité spirituelle du clergé religieux soutenu par le gouvernement et considèrent le Vatican comme l'unique légitimateur de l'autorité spirituelle, ce que le PCC considère comme une menace.

    Bien que le Vatican et la Chine aient signé en 2018 un accord non divulgué pour coopérer à la nomination des évêques dans le pays, le gouvernement a unilatéralement installé des évêques alignés sur le PCC sans la consultation et l'approbation du Vatican. En outre, le gouvernement continue de faire disparaître de force les dirigeants catholiques clandestins qui refusent d'adhérer au CCPA-BCCCC.

    Les protestants indépendants des églises de maison sont confrontés à une répression similaire pour ne pas avoir rejoint le TSPM-CCC, le gouvernement détenant, arrêtant et incarcérant des dirigeants et des laïcs protestants indépendants.

  • 112 églises incendiées ou vandalisées au Canada

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Canada — 112 églises incendiées ou vandalisées, timide réaction du PM Trudeau qui organisa un sommet sur l'islamophobie (m à j)

    Mise à jour du 30 septembre 2024

    Au Canada, 112 églises été vandalisées, incendiées ou profanées depuis l'annonce de la découverte apparente de prétendues sépultures à proximité d'un pensionnat à Kamloops, en Colombie-Britannique.

    Depuis, trois autres tribus amérindiennes ont annoncé des découvertes similaires situées près d'anciens pensionnats.


    En réponse à ces annonces, des radicaux d'extrême gauche ont saisi cette occasion pour terroriser les communautés catholiques et autres communautés chrétiennes en s'en prenant aux églises.

    Projet de loi pour durcir les peines

    Les conservateurs fédéraux ont introduit le projet de loi C-411 pour augmenter la peine pour le crime d'incendie criminel contre les églises.

    Le texte modifie le Code criminel afin d’ériger en infraction le fait de causer un feu de végétation et le fait de causer par le feu ou une explosion un dommage à un lieu de culte. Il exige également que le tribunal considère comme circonstance aggravante, dans le contexte d’un incendie criminel par négligence, le fait que l’infraction a provoqué un feu de végétation ou la destruction d’un lieu de culte.

    Parmi les dernières églises incendiées :

    L'Église Saint George Anglican Church, at Loon Lake Sask a été incendiée samedi 28 septembre.

    Le bâtiment datant de 1938 qui accueillait encore des offices mensuels. Personne n'a été blessé, mais la cause de l'incendie fait l'objet d'une enquête.

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  • Europe : un nombre impressionnant d’incendies criminels visant des églises historiques.

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    De l'

    Ces dernières semaines, l’Europe a été le théâtre d’un nombre impressionnant d’incendies criminels visant des églises historiques.

    À Saint-Omer, en France, l’église de l’Immaculée Conception a pris feu au début du mois. Il a fallu plusieurs heures à 120 pompiers pour maîtriser l’incendie. La police a identifié un auteur d’extrême gauche , qui avait déjà partagé des contenus antichrétiens et pro-ISIS sur les réseaux sociaux. Il a déjà tenté de mettre le feu à 15 églises. 

    Malheureusement, cet incident n’est qu’un parmi une longue liste d’incendies criminels d’églises ces dernières semaines :

    1. 25 août - Bad Wörishofen (Allemagne) : Des incendiaires mettent le feu à l'église et tentent également de brûler la nappe de l' autel , causant de graves dégâts valant plusieurs milliers d'euros.
       
    2. 28 août -  St Johnston (Irlande) : Un homme est accusé d'avoir tenté d' incendier trois édifices religieux , dont deux églises.
       
    3. 1er septembre  - Saint Omer (France) : L'église historique de l'Immaculée Conception est en grande partie détruite dans un incendie criminel.
       
    4. 1er septembre  -  Greenisland (Irlande du Nord) : Un important incendie, d'origine criminelle, détruit la majeure partie de l'église paroissiale du Saint-Nom. La veille, la paroisse avait fêté son 70e anniversaire.
       
    5. 2 septembre  - Mazara (Italie) : La porte de l'église du Miracle est incendiée.
       
    6. 7 septembre -  Gennep (Pays-Bas) : Une chapelle mariale locale a été la cible de vandales pour la troisième fois en peu de temps. Cette fois, un livre contenant des intentions de prière a été incendié.
       
    7. 13 septembre  -  Willibrordus (Pays-Bas) : Des inconnus mettent le feu au candélabre, laissant l'église couverte de particules de suie.
       
    8. 14 septembre  -  Viareggio (Italie) : L'oratoire de l'église de Migliarina prend feu. La police soupçonne un incendie criminel. L'intérieur de l'édifice est entièrement détruit et plusieurs jeunes garçons doivent être évacués.
       
    9. 15 septembre -  Wijchen (Pays-Bas) : L'église Saint-Antoine Abbé a été gravement vandalisée, avec des statues détruites et des effets personnels et des objets de dévotion incendiés.
  • Le cardinal Van Thuan : un évêque face au communisme

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    "Les Vietnamiens sont des descendants des martyrs. C'est la seule noblesse qui compte pour eux" raconte Anne Bernet invitée dans Belles Figures d'Histoire sur @CNEWS.2024_09_23_09_30_30_Greenshot.png

  • Retour sur la cérémonie d'ouverture des JO : une volonté de "dégager les chrétiens"

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    De Louis Daufresne sur la Sélection du Jour :

    La cérémonie d'ouverture des JO manifestait « la volonté de dégager les chrétiens »

    Le temps des Jeux olympiques s'est achevé avec l'ultime parade des athlètes samedi dernier sur les Champs-Élysées. L'événement sportif unanimement salué contraste avec la cérémonie d'ouverture du 26 juillet qui a suscité bien des incompréhensions. Ni la France, ni le monde, ni les JO ne méritaient les outrages à la foi, à la famille, à la royauté, à l'élégance et à l'excellence française qu'on a subis.

    Jeudi dernier, Le Monde posa la question à Thomas Jolly, directeur artistique de Paris 2024  : « Certaines séquences, comme celles des drag-queens ou du chanteur Philippe Katerine nu en Bacchus, ont choquéCette cérémonie d'ouverture se voulait-elle politique ? » Thomas Jolly répondit : « Bien sûr que c'était politique. » Exit la trêve olympique ! Dix jours avant les JO, l'historien militant Patrick Boucheron, cerveau du spectacle, avait affiché une intention marquée : « La cérémonie d'ouverture de Pékin, en 2008, c'est exactement tout ce que nous ne voulions pas faire : une leçon d'histoire adressée au monde depuis le pays d'accueil, une ode à la grandeur et une manifestation de force. »

    Patrick Boucheron rejetait à la fois le lyrisme du Puy-du-Fou et le simplisme des défilés martiaux. Il entendait promouvoir « le contraire d'une histoire virile, héroïsée et providentielle ». Soit. Mais la créativité pouvait se garder de l'offense et de l'obscénité. Hélas, le spectacle sombra dans l'une et l'autre. La planète assista à une soirée privée dont l'esprit se situait à mi-chemin entre un bar interlope et une pride woke. Hormis la parade fluviale, on y chercha les valeurs de l'olympisme comme la beauté du geste ou le respect, l'amitié et la paix entre les peuples.

    Ignis News n'a que 132 abonnés et deux vidéos à son actif dont celle sur les passages les plus choquants de la cérémonie. Si l'image survole le sujet à cadence rapide, le propos à jet continu veut aller au fond des choses. « Le plus gros problème, note l'auteur, c'est que la plupart des gens n'ont même pas vu le problème. »

    Le premier passage, c'est la scène de la Cène sur Seine. Le dernier repas du Christ en mode queer. La peinture murale de Léonard de Vinci détournée au nom de l'inclusivité. Les exclus de l'Église, ou présumés tels, jouent à remplacer le Christ et ses apôtres. Le message peut vouloir dire « ne me rejetez pas » ou « vous n'avez plus votre place au banquet païen du bonheur postmoderne ». Pour le drag-queen Piche (BFM TV), « cela fait longtemps que la pop culture détourne la Cène. (...) Le problème, ce n'est pas le détournement. Ce que les gens voient comme une provocation, c'est la fluidité de genre mais, ajoute-t-il, ça, ce n'est pas une provocation, c'est juste eux qui le voient comme ça ». Mais des voix venues de partout s'indignèrent. « C'était extrêmement irrespectueux pour les Chrétiens », commenta Elon Musk sur X. « Je n'ai pas aimé les moqueries sur la Cène chrétienne, (…) fondatrice du culte dominical », écrivit Jean-Luc Mélenchon. La soirée consacra 25 minutes, soit 10 % de la cérémonie, à la transidentité, soit infiniment fois plus que la réalité du phénomène en France. Pourquoi cette sur-représentation permanente dans cette soirée ?

    Deuxième point : la vulgarité. On fait surgir « Aya Nakamura de l'Académie française pour mieux souligner combien ses borborygmes n'ont rien à envier au reste de notre littérature », dénonce Paul Sugy dans Le Figaro. La Garde républicaine pâtit de sa rencontre clownesque avec la chanteuse sur le pont des Arts - qui portait sans cesse la main sur son sexe. « On essaie de dire aux jeunes de bien se tenir, d'être bien élevé, de ne pas dire de gros mot, et ç'est ça qu'on montre », s'emporte l'auteur.

    Vient ensuite le trouple« Aucun amour à trois n'est durable », assène-t-il. Fondé sur le seul plaisir, la relation mène à l'échec. Question : « Pourquoi mettre ces images dans le crâne des enfants ? ».

    Également pointés : les portraits de femmes : Gisèle Halimi et Simone Veil. Il rappelle que « l'avortement tue directement les enfants dans le ventre de leur mère ». Et pourquoi pas sainte Geneviève, patronne de Paris ou sainte Jeanne d'Arc, patronne de France, héroïne de la nation ?

    La cinquième scène renvoie à 1793 qui, au lieu de déplorer la Terreur, la magnifie plutôt : la décapitation de Marie-Antoinette, le sang giclant sur la Conciergerie sur des éructations sataniques d'un groupe de heavy metal. Même les Soviétiques, pour célébrer 1917, ne scénarisaient pas le massacre de la famille impériale. Deux à trois millions de personnes périrent sous la Révolution dont 40 000 par guillotine. C'est « comme si on faisait un spectacle à Auschwitz pour se réjouir des morts qu'il y a eu », note l'auteur. Comment promouvoir la paix dans le monde après ça ?

    La sixième scène, la chanson Imagine de John Lennon, professe le vide existentiel : « imagine qu'il n'y ait pas de paradis, pas d'enfer, pas de religion ». L'auteur de la vidéo déplore que la croix des Invalides ait été retirée de l'affiche des JO.

    Cette « volonté de dégager les chrétiens » porte une signature que la vidéo décline ensuite sous divers indices : les livres Le diable au corps et Sexe et mensonges, le cheval de l'Apocalypse représentant la mort, la statue du taureau de Paul Jouve, symbole du sport érigé au rang de religion. Même la Tour Eiffel, « symbole maçonnique » voué à dépasser le Sacré-Cœur, ne trouve pas grâce à ses yeux. Mais après son illumination, la fin du spectacle à ses pieds était quand même d'une autre tenue, avec de très beaux moments dont on essaiera de se souvenir en oubliant le reste !

    Louis Daufresne
     

    La Cérémonie des JO est Allée Trop Loin…

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  • Quand le gouvernement chinois interdit une appli de prière...

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    De sur First Things :

    Interdit en Chine

    Hallow, l'application de prière lancée en 2018, est l'un des outils spirituels les plus populaires de la planète, ayant été téléchargée quelque 14 millions de fois dans plus de 150 pays, selon son fondateur Alex Jones. 

    J’ai donc été ravie lorsque Hallow m’a contactée il y a quelques mois pour me demander d’utiliser des éléments de Witness to Hope , le premier volume de ma biographie du pape saint Jean-Paul II, dans une série de méditations et de prières qui devait être lancée cet été. J’ai préparé un guide de prononciation phonétique pour Jim Caviezel, qui devait lire des textes du livre, et j’ai été ravie que les méditations soient dirigées par mon ami Mgr James Shea, président de l’Université de Mary à Bismarck, dans le Dakota du Nord. Tout semblait en ordre. 

    Puis, à la mi-juillet, peu après la mise en ligne de la série John Paul II/ Witness to Hope , Alex Jones a été soudainement informé que l’application Hallow avait été retirée de l’App Store d’Apple en Chine parce que le gouvernement communiste, par l’intermédiaire de son administration du cyberespace, avait déterminé que la série incluait du contenu « illégal ». Hallow a été annulée en Chine. 

    Quel était le contenu illégal qui a conduit l'Administration du cyberespace de Chine à émettre ce diktat brutal et irréversible ? Des descriptions du rôle de Jean-Paul II dans l'effondrement du communisme européen ? Le témoignage lumineux de Jean-Paul II sur Jésus-Christ comme réponse à la question de savoir quelle est la vie de chaque être humain, y compris celle de chaque Chinois ? 

    Pour saisir toute l’absurdité de tout cela, il suffit d’examiner le bilan du régime communiste chinois depuis son arrivée au pouvoir en 1949.

    Les catholiques et les missionnaires catholiques chinois, y compris ce brave (et honteusement non béatifié) évêque de Brooklyn, Francis Ford, ont été martyrisés en masse. Au cours du « Grand Bond en avant » de 1958-1962, 45 millions de Chinois sont morts, dont 30 millions de faim . 1,6 million de plus sont morts lors de la « Grande Révolution culturelle prolétarienne » de 1966-1976, et des millions d’autres ont été tellement traumatisés par l’humiliation publique et les camps de rééducation que leur vie a été ruinée. Au printemps 1989, pas moins de dix mille Chinois ont été tués lors du massacre de la place Tiananmen.

    La politique draconienne de l'enfant unique en Chine a conduit au génocide des filles à naître, à un nombre incalculable d'avortements forcés et sans doute à des millions d'autres, les femmes tentant de cacher leur grossesse non autorisée aux furets du gouvernement. Il semblerait que le régime chinois prélève des organes sur des adeptes condamnés du Falun Gong. Le gouvernement chinois mène depuis des décennies une campagne visant à détruire la culture traditionnelle tibétaine et enferme aujourd'hui des centaines de milliers de ses citoyens non chinois dans des camps de concentration pour « rééducation par le travail ». La population chinoise est aujourd'hui la plus surveillée de l'histoire, et ses possibilités d'éducation et de carrière dépendent de son assentiment au régime. 

    La Chine a rompu toutes les garanties qu’elle avait données concernant la préservation des libertés civiles à Hong Kong lorsque cette ville est revenue sous souveraineté chinoise en 1997. Le gouvernement fantoche de la Région administrative spéciale de Hong Kong emprisonne quiconque ose dénoncer cette trahison, y compris des martyrs blancs comme l’entrepreneur médiatique Jimmy Lai. La Chine mène régulièrement des opérations militaires provocatrices en mer de Chine méridionale, menace des voisins comme le Vietnam et les Philippines, et répartit d’énormes sommes d’argent d’investissement dans le monde entier alors qu’elle cherche à créer un réseau mondial d’influenceurs politiques par le biais de son initiative Belt and Road.

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  • Nouvelle-Calédonie : des églises catholiques prises pour cibles

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    Un entretien réalisé par Xavier Sartre sur Vatican News (17 septembre 2024) :

    Les églises prises pour cibles en Nouvelle-Calédonie

    Depuis deux mois environ, six églises catholiques de Nouvelle-Calédonie ont été incendiées alors que ce territoire français vit une crise politique depuis plusieurs mois. Les auteurs de ces méfaits et leurs motivations demeurent pour l’instant inconnus. L’archevêque de Nouméa, Mgr Michel Calvet reconnait ne pas comprendre pourquoi certaines s’en prennent à des lieux de culte.

    S’il y a bien quelque chose qui demeure un mystère, c’est la raison pour laquelle six églises ont été incendiées à travers l’archipel de Nouvelle-Calédonie depuis mi-juillet. La seule chose de sûre pour l’archevêque de Nouméa, «c’est la volonté de nuire», compte-tenu du nombre de départs de feu. La piste accidentelle est exclue d’emblée par les enquêteurs. Mais pourquoi en vouloir à ces lieux de culte? Là aussi, difficile de le savoir, les incendiaires, qui demeurent inconnus, ne laissant pas d’explication à leur geste.

    Les jeunes manipulés

    De nombreux témoignages font état de jeunes impliqués plus généralement dans les violences qui ont suivi l’adoption par l’Assemblée nationale à Paris d’une loi redéfinissant le corps électoral néo-calédonien. Mais là aussi, Mgr Calvet souligne qu’ils étaient encadrés par des adultes. «Certains se sont faits manifestement utilisés dans des choses qu’ils ne comprenaient pas», incapables d’expliquer le discours qu’ils répétaient ou le sens de leurs actions, «sans pouvoir mettre deux idées bout à bout» poursuit-il. «Il y a des jeunes qui n’ont pas compris la société dans laquelle ils étaient, donc pour eux c’était comme une fête. Il y avait aussi énormément d’alcool, du cannabis en quantité, dans certains c’était même orchestré».

    Face à ces attaques, la question primordiale est la protection des églises. «J’ai dit aux paroissiens, explique l’archevêque, que ce n’était pas moi en tant qu’évêque qui peut les protéger». Message reçu par les fidèles qui, «très rapidement se sont organisés pour défendre pacifiquement leurs églises et assurer le gardiennage des bâtiments de la paroisse» poursuit Mgr Calvet qui a demandé par ailleurs que le Saint-Sacrement ne soit plus gardé dans les églises qui sont à risque. «À tour de rôle, ils font des rondes, parfois en certains endroits, 24 heures sur 24».

    Nécessité de résoudre les problèmes institutionnels et politiques

    Dans ce contexte, les politiques ne semblent pas à la hauteur de la situation, estime l’archevêque de Nouméa. «Il y a eu une perte de contact avec une certaine réalité de la part des politiques qui se sont uniquement focalisés sur des questions uniquement institutionnelles et qui ne voulaient rien dire d’autre et qui, par peur de se contredire, répétaient la même chose. Pendant ce temps-là, les questions économiques ont été oubliées et elles vont maintenant se rappeler durement» détaille-t-il.

    Un espoir demeure toutefois aux yeux du chef de l’Église catholique de l’archipel, celui d’une meilleure connaissance de la doctrine sociale de l’Église de la part des chefs coutumiers et des responsables politiques pour aider à sortir par le haut de cette crise.

  • « Même en Europe, le christianisme est persécuté » Entretien avec Mgr Orlando Antonini

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    « Même en Europe, le christianisme est persécuté »
    Entretien de Martina Pastorelli avec Mgr Orlando Antonini*
    (source : La Verità, 8 septembre 2024, p. 12)

    Que le christianisme traverse une période difficile en Europe, entre les attaques menées par la culture sécularisée et les obstacles posés à la liberté religieuse, est un fait bien connu, représenté symboliquement ces derniers jours par l'image d'un autre lieu catholique à moitié détruit. de culte - l'église de l'Immaculée Conception de Saint-Omer, dans le nord de la France - après avoir été incendiée. Face à cette offensive, il y a un haut prélat qui voit dans le moment historique actuel le début d'une nouvelle persécution contre les chrétiens : Mgr Orlando Antonini, archevêque titulaire de Formia qui a été diplomate du Saint-Siège et nonce apostolique dans divers pays, ouvertement l'a dénoncé dans une récente homélie à Santa Maria di Collemaggio (L'Aquila), en parlant des "chrétiens qui sont devenus la cible d'attaques et de dérision à cause de notre foi et de nos principes moraux".

    Votre Excellence, à quoi faisiez-vous référence ?

    Je vais juste mentionner quelques épisodes. Comment ne pas qualifier de « début de persécution » le fait qu'à Paris en août dernier six chrétiens aient été arrêtés pour avoir protesté contre la parodie de la Cène lors de l'inauguration des Jeux Olympiques ? Comment ne pas qualifier de « début de persécution » le fait qu'en Irlande, en mai 2022, l'enseignant Enoch Burke ait été emprisonné pendant 400 jours pour ne pas avoir qualifié une personne transgenre de « politiquement correcte » ? Le pape François a déclaré que cela est même allé jusqu'à vous retirer votre emploi si vous ne respectez pas les lois qui vont à l'encontre de Dieu le Créateur : il n'a pas cité ces cas par discrétion, mais ils arrivent. Lorsque, au vu des signes, des questions diaboliques telles que le genre s’insinuent dans la législation, alors les cas de persécution se multiplient, avec des plaintes, des arrestations, des amendes, des licenciements, etc. Peu importe la manière dont ces militants chrétiens sont qualifiés : du moment qu'ils ne troublent pas l'ordre public, car en réalité ils ne le troublent pas. Quant à la tolérance qu'on invoque pour les réprimer, tant qu'il ne s'agit pas de la phrase attribuée à Dostoïevski : "La tolérance atteindra un tel niveau qu'il sera interdit aux gens intelligents de faire la moindre réflexion pour ne pas offenser les idiots". N’oubliez jamais que la liberté religieuse est le test décisif de l’existence ou non de tous les autres droits.
     
    Quelles seront les caractéristiques de cette persécution ?

    Ceux que je viens de dire. Peut-être que la seule chose qui n’arrivera pas ici est la peine de mort, mais uniquement parce qu’elle a été abolie dans la législation. Ce qui est frappant dans la persécution subtile qui a lieu en Occident, c'est qu'elle ne vient pas d'étrangers à l'Église - ce qui ne serait pas très surprenant - mais de groupes d'individus qui étaient baptisés, confirmés et communiqués et qui, peut-être sans même avoir approfondi et vécu la foi, l'ont rejetée. Le fait que des sujets bibliques soient encore mis en scène confirme ce que disait Benedetto Croce, à savoir que nous « ne pouvons pas ne pas nous appeler chrétiens », ce qui indique qu'au cours de ces deux millénaires les valeurs évangéliques sont devenues culture. Qu'aujourd'hui, la noble défense de l'inclusion masque en réalité le désir tout sauf noble de renier l'héritage culturel qui nous définit comme civilisation, pose un  problème majeur de formation pour l'Église : étant donné qu'actuellement, malgré les efforts généreux des catéchistes, l'accueil des La confirmation représente désormais pour beaucoup le blocage de la pratique chrétienne, je crois qu'une  repensation radicale de l'initiation est nécessaire,  avec un catéchuménat post-baptismal vers la Confirmation et la Communion dans lequel on entre par choix, au moment de la « conversion » au Christ du baptisé ; ce qui, bien sûr, pourrait aussi arriver très tôt - pensez à l'exemple de Carlo Acutis - si les familles chrétiennes, contrairement à ce qu'elles n'ont pas fait depuis les années 1960, étaient capables de transmettre la foi à leurs enfants. Il ne s'agit pas d'avoir une Église de personnes « pures » (car nous serons toujours pécheurs), mais de membres qui approfondissent leur foi et essaient d'être cohérents avec elle dans la vie.  

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