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Histoire - Page 176

  • Liège, 27 mars : Politique et religion dans la pensée grecque

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    Mardi 27 mars 2012 à 18h00

     Politique et Religion dans la Pensée grecque

     Présentation par

     André MOTTE

     Professeur hon. à l’Université de Liège

     Directeur de Kernos

     Revue internationale et pluridisciplinaire de religion grecque antique

    Le sujet est particulièrement intéressant parce que l'expérience des Grecs anciens, tout au long de leur histoire, n'a connu qu'une étroite imbrication entre le politique et le religieux. Dès lors, projeter dans leur culture des notions comme celle de neutralité étatique, de pluralisme ou encore de laïcité fait courir le risque d'un grossier anachronisme. On s'attachera d'abord à illustrer cette situation qui fut la leur et à tenter de l'expliquer.

    Chez plusieurs penseurs cependant, poètes ou philosophes, on observe certains phénomènes de distanciation à l'égard de la religion traditionnelle ou du complexe politico-religieux de l'époque, distanciation tantôt inspirée par l'humour, tantôt due à une volonté de critique voire de rejet, tantôt encore prenant la forme d'une véritable objection de conscience. On présentera quelques exemples concrets de cette distanciation qui préfigure peut-être certains aspects de notre modernité et, avant de conclure, on esquissera, s'agissant des rapports entre le politique et le religieux, les positions, très différentes, des deux penseurs grecs qui ont marqué le plus profondément le développement de la culture occidentale, Platon et Aristote.

    La rencontre se tient à la salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7, 1er ét. (accès par la grande entrée) . Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi du lunch-débat : de 18h15 à 20h00. P.A.F : 10 €  (à régler sur place). Inscription obligatoire trois jours ouvrables à l’avance par e-mail.

    RSVP le 25 mars 2012 au plus tard

     Tél. 04.344.10.89 ou info@ethiquesociale.org

     Internet : www.ethiquesociale.org

    Union des étudiants catholiques de Liège : Jean-Paul Schyns, Quai Churchill, 42 – 4020 Liège (tél. 04 344 10 89;  e.mail  jpschyns@skynet.be)

    Groupe de réflexion sur l’éthique sociale : Elio Finetti, Quai Orban 34, 4020 Liège (tél. 0475 83 61 61;  e.mail : finetti@ethiquesociale.org)

    Calpurnia - Forum de conférences, débats : Philippe Deitz, Rue Henri Maus, 92 - 4000 Liège (tél. 04 253 25 15, e.mail: calpurnia.musee@gmail.com)

  • Les catholiques et la démocratie

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    cathosdemo061.jpgLes relations complexes entre les catholiques et la démocratie ont fait l'objet d'un colloque du Collège Supérieur (institut para-universitaire lyonnais), dont les actes viennent de paraître.

    Une première partie, historique, présente des figures de chrétiens du XIXe siècle confrontés à l'avènement de la démocratie libérale : Lamennais, Montalembert, Lacordaire, Ozanam (contributions d'Anne Philibert, du P. Daniel Moulinet et de Jean-Noël Dumont).

    Dans une deuxième partie, le P. Paul Valadier montre comment le vieux philosophe Jürgen Habermas s'ouvre sur le tard à une certaine reconnaissance du facteur religieux, Frédéric Crouslé décortique allègrement la démocratie-chrétienne et Chantal Delsol s'inquiète des dérives de la démocratie contemporaine.

    Dans une troisième partie, Thibaud Collin démonte le concept de laïcité ouverte, Denis Sureau présente la déconstruction théologique de la raison séculière et de la laïcité développée par John Milbank et le mouvement Radical Orthodoxy, et Vincent Aubin tente de dégager les traits d'un esprit laïque. Au milieu de tout ce petit monde, Jacques Barrot apporte son témoignage de vieux routier démocrate-chrétien qui espère encore et malgré tout dans l'«État de droit» et le Conseil constitutionnel...dont il est membre.

     Les catholiques et la démocratie

    Actes du colloque du Collège Supérieur

    Le Collège Supérieur / Ed. de l'Emmanuel, 

    186 p., 25 €

  • Liens du jour (20 mars 2012): place à l'Histoire...

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    19 mars 1882 : La Sagrada Familia (Herodote.net)

    Vichy face à la "Solution finale" (Herodote.net)

    Le génocide vendéen... et son mémoricide (Itinerarium)

  • Une excellente recension du "Jésus" de Petitfils dans La Libre

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    Paul Vaute, sous le titre : "Jésus-Christ sous le scalpel de l’historien", publie dans la Libre de ce 19 mars une excellente recension du livre de Jean-Christian Petitfils que nous avons évoqué sur ce blogue.

    "Considérés avec ou sans la foi, les Evangiles sont une source historique solide.

    Spécialiste de la monarchie française des XVIIe et XVIIIe siècles, Jean-Christian Petitfils s’était déjà échappé avec bonheur de son domaine de prédilection. Le défi qu’il s’est imposé cette fois n’en était pas moins de taille, pour ne pas dire à hauts risques : aborder la figure de Jésus en tant que sujet d’histoire, avec les méthodes de la critique historique. L’entreprise s’est révélée être un succès en librairie. C’est aussi une réussite.

    Bien sûr, l’historien n’a ici ni à proclamer, ni à nier le credo chrétien. Face au surnaturel, il s’efface, ainsi qu’il s’en est expliqué dans un entretien à "La Libre" (29/2). Pas plus que Cabanis ne trouva d’âme sous son scalpel, il ne peut affirmer la virginité de Marie. Mais il constate l’existence, à l’époque, de ce vœu d’oblation religieuse, même dans le cadre du mariage. Il ne sait pas si une étoile a vraiment guidé les mages, mais il relève sa singulière coïncidence avec une conjonction astronomique dûment attestée depuis Kepler. Il n’enquête pas sur la filiation divine de Jésus, mais il souligne son originalité irréductible. Il laisse la résurrection au domaine de la foi, mais il observe que "ce troupeau de fuyards apeurés" qu’étaient devenus les disciples "s’est métamorphosé soudainement en un groupe non de fanatiques hypnotisés, mais d’hommes libres, brûlants de conviction, prêts à donner leur vie pour annoncer la Bonne Nouvelle". Et qu’on ne connaît aucun exemple dans l’histoire d’un phénomène d’affabulation ou de wishful thinking collectifs engendrant un mouvement d’une telle ampleur.

    Pour le reste, le chercheur fait prudemment la part des événements authentiques et symboliques. Ces derniers imprègnent surtout les évangiles synoptiques, alors qu’à l’encontre de l’opinion commune, c’est celui de Jean, longtemps considéré comme le plus théologique, qui offre aux historiens les points d’appui les plus solides. Avare de précisions, certes, il est pourtant celui qui décrit et situe au mieux les faits.

    Outre les sources écrites, y compris païennes, Jean-Christian Petitfils accorde une place particulière, qui le singularise, aux trois grandes reliques de la Passion que sont le linceul de Turin, le suaire d’Oviedo et la tunique d’Argenteuil. Les techniques de pointe mises en œuvre ces dernières années ont révélé des données et des convergences telles qu’on peut conclure à "un degré d’authenticité extrêmement élevé". L’examen médico-légal du linceul a ainsi permis d’établir le modèle de fouet utilisé lors de la flagellation (un flagrum taxilatum), la position du bourreau à un mètre de la victime, "frappant le côté droit par des coups directs et le côté gauche par des coups de revers". Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

    Ces avancées de la science restent pourtant inconnues du grand public."

    Jésus Jean-Christian Petitfils Fayard 673 pp., env. 25 €

  • Le livre « Jésus » de Jean-Christian Petitfils

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    Le doyen Eric de Beukelaer écrit sur son blog :

    Plus de 70000 exemplaires vendus, dont plus de 15000 en Belgique. Le livre « Jésus » de Jean-Christian Petitfils (éditeur Fayard) est un succès de librairie auquel sont peu habitués les spécialistes de la Bible. Aujourd’hui, il fut gratifié d’une pleine page dans le quotidien « le Soir » (p.15) – nullement moqueuse.

    Suite à une interview de l’auteur dans « le Point », je suis justement en train de lire ce bouquin et ne suis pas déçu. Non, il ne s’agit pas d’un ouvrage de critique historique pointue. Mais ce n’est pas non plus une œuvre romancée ou un livre de piété. Petitfils est chrétien, mais écrit en historien. Seulement, il a l’audace de celui qui n’a pas à craindre le peer review (le regard des confrères). Ainsi, aucun exégète (théologien spécialiste de la Bible) ne baserait une partie de ses écrits sur le suaire de Turin. Petitfils, lui, ose.

    Je ne dis pas que tout dans son livre est « parole d’évangile », mais son regard est rafraichissant. C’est un peu ce que j’exprimais dans mon dialogue sur l’économie mondiale avec Bruno Colmant (« La bourse et la vie » éd. Anthémis) : Quand l’économie est laissée au soin exclusif des économistes, quelque chose finit par coincer. Il faut y adjoindre le regard neuf et frais d’un outsider qui ramène à quelques évidences fondatrices. Les anglo-saxons appellent cela : to think out of the box.

    Il en va de même pour les biographies de Jésus. Sans nullement discréditer les experts, il est bon et sain que des non-théologiens secouent quelque peu la poussière de l’érudition, afin de renouveler notre regard sur le Fils de l’Homme.

     Nous avons déjà fait largement écho sur Belgicatho au « Jésus » de Jean-Christian Petitfils, qui bénéficie d’un succès certainement mérité et salutaire pour le public. Naturellement, pour la rigueur et la profondeur des vérités à croire, il est permis de  préférer le « Jésus de Nazareth » de Benoît XVI, dont le troisième tome (consacré aux récits évangéliques de l’enfance du Christ) devrait paraître cet automne.

  • Faut-il élargir le conclave ?

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    Question de Frédéric Mounier dans le journal « La Croix » :

    « Intéressant débat lancé en Italie par le politologue Ernesto Galli della Logia. Dans le récent supplément culturel du « Corriere della Sera », cet analyste constate la faiblesse actuelle, sur le plan de l’organisation politique, du gouvernement pontifical et, partant, du pouvoir du pape : fuite de documents confidentiels et luttes internes se multiplient, mettant en jeu la crédibilité même de l’institution. Aux yeux de nombreux observateurs italiens, le pape ne semble pas à même d’y porter remède de façon opérationnelle. Le monarque absolu ne l’est pas autant qu’on le croit, ou que son image le laisse penser… D’où une proposition paradoxale, qui découle d’une réflexion sur la nature et l’exercice de la primauté pontificale. Pour renforcer le pouvoir du pape, et lui donner une réelle assise pour gouverner, il faudrait… élargir le collège des électeurs, le conclave, à l’échelle de l’Eglise universelle. Et faire voter tous les évêques ainsi que la plupart des supérieurs généraux d’ordres et de congrégations religieuses. On passerait ainsi d’un collège de 125 électeurs à… plus de 6000 ! E. della Logia explique qu’ainsi le système ne souffrirait plus des défauts d’une « oligarchie » (qualifiée par beaucoup de gérontocratique), et empêcherait par nature les luttes de clan et appétits de carrière. Les candidatures seraient recevables à partir d’un certain nombre de signatures (ce qui n’est pas sans rappeler le système français) .. mais suppose donc de véritables déclarations explicites de candidatures au siège de Pierre, aujourd’hui impossibles.

    En son temps, Paul VI avait envisagé un élargissement du conclave, mais limité aux patriarches orientaux non cardinaux et aux présidents de conférences épiscopales. La réflexion n’avait pas débouché, en partie parce qu’elle mettait en cause l’un des fondements essentiels de la primauté pontificale : le pape est pape, depuis toujours, parce qu’il est évêque de Rome, lieu du martyre de Pierre. Et les cardinaux l’élisent parce qu’ils sont, dès leur nomination, liés à une paroisse romaine. S’il s’agit d’élargir la base, alors il faudrait donner le droit de vote avant tout aux prêtres, et pourquoi pas aux fidèles, de la Ville Eternelle..

    Au-delà de l’anecdote (on peut en effet débattre à l’infini des mérites de tel ou tel système électif..), cette proposition pose à nouveaux frais une question de fond : l’Eglise catholique romaine est aujourd’hui l’une des (si ce n’est l’unique) institutions mondiales à « régner » sur 1,2 milliards de fidèles à partir d’un « centre », Rome. Or, depuis deux générations, l’organisation du monde a obéi, souvent dans les douleurs de l’enfantement, à une double tendance, centrifuge et centripète : uniformisation mondiale des modes de vie, de consommation, de pensée, combinée à une autonomisation grandissante des centres de décision. Les modes de gestion des Etats, des entreprises, des associations tendent ainsi à s’uniformiser, à la lumière d’une influence grandissante du management, du marketing, de la quantification des objectifs et des performances… Pour autant, on parle beaucoup de l’écoute indispensable de la base, de la participation des acteurs sans laquelle rien ne sera possible, etc…

    Sur cette ligne de crête, où peut (et veut) se situer l’Eglise ? Référence ici : Faut-il élargir le conclave ?

    L’Eglise n’est ni un Etat, ni une démocratie, mais une Communion d’Eglises au sommet de laquelle se trouve celle de Rome dont le Chef préside aussi à la charité entre elles, selon le mandat reçu du Christ lui-même. Il n’y a donc pas de raison de vouloir à tout prix lui imposer les modes d’organisation qui prévalent dans les sociétés politiques. Le sacré collège des cardinaux  de l’Eglise de Rome a près de mille ans d’existence. Aujourd’hui ni trop grand, ni trop petit, sa composition internationale  tient  compte la mission universelle du Pontife Romain à la tête des Eglises. Transférer les pouvoirs de cette institution à un concile oecuménique (où son équivalent)  a déjà eu lieu à la fin du moyen âge, pour résorber le « grand schisme d’occident » au cours duquel pape et anti-papes se disputaient la tiare. Mais ce fut, à l’époque, au prix d’un « conciliarisme » plaçant les pouvoirs de l’assemblée au dessus de ceux du pape : tentation récurrente, jusqu’au sein des débats de Vatican II sur la  constitution dogmatique « Lumen gentium ». Un train peut toujours en cacher un autre.  

  • Journée de la femme : l'Eglise, misogyne ?

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    Le site "catholique.org" pose cette question :

    "Quelles relations entre l’Eglise et les femmes dans l’Histoire ?"

    et y répond de la manière suivante :

    Quelques idées reçues...

    "C’est la mysogynie du christianisme qui explique que la femme était autrefois considérée comme inférieure à l’homme."

    Au contraire !

    Le christianisme a révolutionné les mentalités en affirmant au sein d’un monde antique pénétré par l’idée d’infériorité de la femme, l’égale dignité des deux sexes aux yeux de Dieu. Saint-Paul n’affirme-t-il pas dans son épître aux Galates (III,28) : "Il n’y a plus ni juif, ni Grec, ni maître, ni esclave ; ni homme, ni femme. Vous n’êtes qu’un dans le Christ Jésus" ? Comme le souligne Monique Piettre : "désormais le rite d’élection n’est plus le signe, exclusivement réservé aux mâles et inscrit dans la chair, qu’était la circoncision hébraique, mais un sceau invisible imprimé sur les âmes et offert à tous et à toutes : le baptême". Cette égalité de dignité était déjà affirmée dans la Genèse : "Dieu créa l’homme à Son Image, à l’image de Dieu Il le créa, homme et femme il les créa".

    Par ailleurs, Dieu a tout de même choisi de s’incarner dans le sein d’une femme (il aurait pu descendre sur terre adulte...), et tout son plan de salut était suspendu au "oui" de cette femme, la Vierge Marie, qu’Il a donnée comme mère à tous les hommes...On devrait méditer davantage les propos de Jean Guitton : "la personne la plus parfaite de notre monde moral se trouve avoir été choisie dans le sexe le plus faible".

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  • Soeur Marie-Emilienne, une "Juste parmi les Nations"

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    yadvashemjustes.jpgElle a agi « avec la bénédiction de l'Église » Source : ZENIT.ORG

    Soeur Marie Émilienne (au siècle, Marie-Rose Hermantier ) a été reconnue « Juste parmi les Nations », lors d’une cérémonie officielle à Jérusalem, au mémorial de la Shoah de Yad Vashem, rapporte le site « Terra Santa » qui a aussi recueilli les propos du P. David Neuhaus, sj, vicaire patriarcal pour les catholiques de langue hébraïque.

    Avec les années qui nous séparent désormais de la Seconde Guerre Mondiale, il est de plus en plus rare de voir réunies durant cette toujours émouvante cérémonie, la personne sauvée et la personne qui a permis le sauvetage. Ce fut pourtant le cas à Yad Vashem mardi dernier. Sr Émilienne est arrivée au bras de Gaby. Et elles sont restées côte à côte durant la célébration dans la pénombre de la Chambre de la mémoire où Sr Marie Émilienne a ravivé la flamme du souvenir.

    Gaby avait deux ans et demi, Sr Marie-Émilienne 21 quand leurs destins se sont croisés.  Les parents de Gaby, David et Héla-Zissa Hochman, émigrés de Pologne en France en 1923 fuyaient devant l’avancée Allemande. En septembre 1943, ils confièrent leurs deux filles à l’Œuvre de secours aux enfants (OSE), une association juive d’entraide qui les cacha dans ce couvent servant aussi de refuge à la Résistance.  Hélas, la maman, fut arrêtée par la Gestapo en voulant aller rendre visite à ses filles. Déportée à Auschwitz, elle y fut assassinée le 2 novembre 1943.

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  • Voyager au "Pays des Cèdres" avec l'Ordre Libanais Maronite du 16 au 23 avril

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    cliquer sur l'image pour accéder au site

  • Les "coulisses du Vatican"

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    Voulez-vous explorer les coulisses du Vatican? C'est ici (sur "Radio Vatican") :

    Les coulisses du Vatican
    ›  les coulisses du Vatican, le conservatoire de la pierre des Musées du Vatican
    ›  le chœur de la basilique Saint-Pierre
    ›  la Garde suisse pontificale
    ›  le conseil pour la promotion de la nouvelle évangélisation
    ›  le comité pontifical des sciences historique
  • La trajectoire la plus incroyable dans l'Allemagne du XXe siècle

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    « Mon frère, le pape », par Georg Ratzinger et Michael Hesemann (source : ZENIT.ORG)

    En parlant avec Mgr Georg Ratzinger, Michael Hesemann s’est forgé deux convictions essentielles : d’un côté, il y a un « secret de famille » qui explique  la trajectoire impressionnante des deux frères Ratzinger ; de l’autre, la providence de Dieu, dès avant la naissance de Joseph, a posé les fondations qui l’ont mené jusqu’au Siège de Pierre.

    Il raconte à Zenit  « la carrière la plus incroyable de l’Allemagne du XXe siècle, à l’occasion de la publication du livre en anglais.

    Zenit – Quelle a été votre votre expérience personnelle avec Mgr Ratzinger : comment avez-vous transcrit ses souvenirs ?

    M. Heseman – Lorsque Benoît XVI a été élu et a annoncé qu’il viendrait en Allemagne pour la Journée mondiale de la jeunesse à Cologne, un de mes éditeurs m’a demandé d’écrire une biographie du nouveau pape. N’ayant que deux semaines pour mener à bien ce projet, je n’étais pas en mesure de faire une recherche en profondeur, mais cela m’a donné l’idée de faire un jour l’interview de Georg Ratzinger, premier témoin de la carrière la plus incroyable de l’Allemagne du XXème siècle – celle du fils d’un gendarme de campagne devenu le chef spirituel de plus d’un milliard de catholiques. Ce n’était encore qu’une idée et j’étais certain que, tôt ou tard, quelqu’un de bien plus proche de lui ferait ce travail et écrirait un livre avec lui. J’ai attendu longtemps, mais rien ne s’est passé.

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  • Un acte d'héroïsme au Pays de Liège

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    C'est Lily Portugaels qui, dans la Gazette de Liège, retrace "La belle histoire des Goffin"

    "Il y a 200 ans, un mineur ansois et son fils sauvaient 70 de leurs compagnons prisonniers de la mine. Hubert Goffin fut décoré pour cet acte héroïque.

    Chronique

    A Liège, dans le passé, on était souvent, par tradition, mineur de père en fils. Des familles entières travaillaient parfois dans la même bure (puits). A 41 ans, Hubert Goffin est déjà père de sept enfants. Il est lui-même le troisième enfant d’un père mineur et d’une mère botrèsse (botteresse, hotteuse de charbon). Il ne sait ni lire, ni écrire, s’exprime plus souvent en wallon qu’en français mais sa réputation d’excellent ouvrier l’a fait nommer contremaître.

    Le 28 février 1812, Hubert et son fils Mathieu (12 ans), coiffés d’un chapeau en cuir bouilli sur lequel est fixée, à l’aide de terre glaise, une chandelle pour les éclairer, extraient du charbon à 170 mètres de profondeur. Hubert voit tout à coup de l’eau qui dévale d’une hauteur de 70 mètres, et s’engouffre dans les galeries. Immédiatement, il appelle son fils et alerte tous ses compagnons. Le panier ou "cuffat" qui remonte la houille et les mineurs, est justement au fond. Hubert grimpe dedans y entraînant son fils. A ce moment dans la pagaille qui s’installe, Hubert se rend compte qu’il est le seul à pouvoir prendre les mesures qui s’imposent et à organiser les secours. Il décide de rester cède sa place à un compagnon. Mathieu sort aussi du panier. Il veut rester près de son père.

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