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Livres - Publications - Page 114

  • Créés pour se donner : le sens chrétien du mariage

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    I-Grande-9035-crees-pour-se-donner.net.jpgD'Emmanuel Cabello sur didoc.be :

    Créés pour se donner. Le sens chrétien du mariage

    L’année 2018 marque le cinquantième anniversaire de la publication de l’encyclique Humanae Vitae. Le pape François nous invite à « redécouvrir le message » de ce document (La Joie de l’Amour, nn. 82 et 222). C’est à cette « redécouverte » que s’attache l’abbé Stéphane Seminckx dans un petit livre qui vient de sortir aux éditions Téqui (ainsi qu’en traduction, en Espagne et aux Pays-Bas) : Créés pour se donner. Le sens chrétien du mariage.

    On se rappellera que l’encyclique de Paul VI, publiée en 1968, fut l’objet d’âpres polémiques. Elle traitait de la morale conjugale, en particulier de la question de la contraception. Certains diront : pourquoi revenir sur un thème si controversé ? Est-ce que tout n’a pas été dit ? Par ailleurs, ce document n’est-il pas dépassé ?

    Pour Stéphane Seminckx, l’enjeu d’Humanae Vitae reste vital, pour une raison toute simple : nous sommes tous attirés par l’idéal d’un grand amour, profond et durable. Nous voulons tous vivre « la joie de l’amour », évoquée par le pape François. Est-ce possible dans un monde où le mariage traverse une crise sérieuse ? Est-il réaliste de connaître et de vivre l’amour vrai à notre époque, tel que le Christ nous l’a révélé et que l’Eglise nous l’enseigne ?

    Beaucoup d’eau a passé sous les ponts depuis la publication de l’encyclique de Paul VI : la « libération sexuelle » semble avoir produit des fruits parfois amers, la contraception hormonale se révèle chaque fois plus nocive pour la santé et se heurte à une résistance croissante de la part des femmes, une certaine écologie de la sexualité voit le jour, l’infléchissement des courbes démographiques, en Occident, devient alarmant.

    Par ailleurs, ces cinquante dernières années, on a assisté à un renouveau de la réflexion théologique. L’enseignement de Jean-Paul II a surpris l’Eglise et le monde, notamment sa « théologie du corps », expliquée au fil de 129 catéchèses du mercredi. Benoît XVI nous a livré une profonde analyse de l’amour humain dans Deus caritas est (Dieu est Amour) et le pape François nous a offert une splendide méditation sur l’amour conjugal avec Amoris Laetitia (La Joie de l’Amour), publiée à la suite du synode sur la famille. En même temps, la philosophie et la théologie morales, sous l’impulsion du concile Vatican II, ont approfondi la manière de comprendre et de présenter l’agir humain. On a commencé à évoquer Humanae Vitae comme un document prophétique.

    A partir de ces développements récents, en s’appuyant sur sa formation médicale et théologique, sur les nombreuses conférences qu’il a données sur le sujet ainsi que son expérience pastorale, l’abbé Stéphane Seminckx relit Humanae Vitae avec la sérénité que donne le recul du temps.

    L’ouvrage part d’une réflexion approfondie sur la notion d’amour, en suivant essentiellement la première partie de l’encyclique Deus Caritas est et l’analyse de l’amour de Karol Wojtyla dans Amour et responsabilité. Partant de l’amour d’attrait, en passant par l’amour d’amitié, cette réflexion aboutit à l’amour conjugal, présenté comme amour de donation totale.

    Dans un second chapitre, cette même structure de l’amour est revisitée, mais dans l’autre sens. A partir d’une réflexion sur l’unité de la personne, incluant la dimension sexuelle, l’auteur explique le lien entre donation et possession de soi, qui suppose une « intégration » des différentes dimensions de l’amour. Cette intégration s’appelle chasteté. Elle est liberté, souveraineté, maîtrise des diverses dimensions de soi en faveur du don de soi.

    Ensuite, l’ouvrage rappelle quelques données fondamentales et classiques sur le mariage naturel et sacramentel, ainsi que sur le célibat.

    Arrivé à ce point du développement, le lecteur peut aborder la question de la signification de l’acte conjugal. Pour être authentiquement conjugal, cet acte est invité à respecter ses propres dimensions unitive et procréative, comme dit Humanae Vitae, ce qui implique de respecter les caractéristiques du don de la personne, acte pleinement humain, désintéressé, libre et responsable.

    Le cinquième chapitre répond à toute une série de questions et d’objections classiques soulevées par l’encyclique. Il tente d’y apporter une réponse claire et accessible à tous, en phase avec la mentalité contemporaine.

    Enfin, le sixième et dernier chapitre répond au souci d’Humanae Vitae de remettre la doctrine de la paternité responsable dans la perspective d’une « vision intégrale de l’homme et de sa vocation ». Il se propose de replacer la morale conjugale dans le cadre de la vocation chrétienne, à travers une méditation sur notre condition d’enfant de Dieu.

    Dans ce livre, Stéphane Seminckx nous prend pour ainsi dire à contre-pied : loin d’adopter une attitude défensive ou de nous présenter un idéal désincarné, une morale livresque, il décrit au contraire un projet réaliste, ancré dans la foi à l’amour que Dieu nous donne. Porté par une vision précise de la nature humaine et une profonde réflexion théologique, il offre une vision moderne et optimiste de l’amour humain, du mariage et de la procréation. L’auteur est convaincu qu’à toutes les époques Dieu veut révéler au monde l’immensité de son amour à travers la famille.

    Le public visé par ce livre est celui de toute personne qui se prépare au mariage ou y est engagée. Il intéressera les couples catholiques qui veulent approfondir le sens de leur vocation conjugale, mais aussi toute personne qui s’interroge sur l’amour humain. Les prêtres et les séminaristes, ainsi que les professeurs de religion, pourront tirer parti de cet ouvrage pour leur travail pastoral et leur enseignement.

    Emmanuel Cabello est prêtre, Docteur en Sciences de l’Education et en Théologie. Références : Stéphane Seminckx, Créés pour se donner. Le sens chrétien du mariage, Téqui, Paris 2018. Le livre peut être commandé ici.

  • Brésil : déferlante évangélique et fin du monopole catholique

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    De David Roure sur le site du quotidien La Croix :

    PROTESTANTISME : La déferlante évangélique au Brésil

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  • Marie-Françoise Baslez : l’Eglise primitive

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    Marie-Françoise Baslez (née le 5 mai 1946) est une historienne française qui a été professeur d'histoire grecque à l'université de Paris IV-Sorbonne.

    Ancienne élève de l'École normale supérieure de jeunes filles (1966), agrégée d'histoire, travaillant sur le christianisme ancien, les romans grecs et l’histoire du judaïsme de langue grecque, elle est spécialisée dans les questions sociales des périodes hellénistique et romaine. Elle s'applique notamment à l'analyse des relations entre hellénisme et judaïsme, depuis la traduction de la Septante jusqu'à l'émergence du christianisme.

    Membre de l’Association catholique française pour l'étude de la Bible (ACFEB), elle a publié de nombreux ouvrages et articles, a participé à divers ouvrages collectifs et a édité Les premiers temps de l'Église pour les éditions Gallimard/Le Monde de la Bible. Elle anime un séminaire à l'ENS consacré aux « Religions et sociétés dans le monde gréco-romain ».

    Elle a reçu le XXIe prix Chateaubriand pour Les Persécutions dans l’Antiquité et le prix Millepierres 2017 pour Les Premiers Bâtisseurs de l'Église

    Ref KTO et Wikipedia

    JPSC

  • La présence chrétienne attestée en Inde dans les premiers siècles

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    Du site de l'Homme Nouveau (Philippe Maxence) :

    Quand l'Inde était chrétienne...

    Rédigé par Philippe Maxence le  dans Culture
    Quand l'Inde était chrétienne...
    Alors que l’on parle beaucoup en ce moment des rapports entre la Chine et l’Église, c’est vers un autre pays asiatique que l’Histoire et l’édition nous ramènent. La Tradition établit que cette région du monde fut confiée à l’apôtre Thomas, le même qui dut mettre ses doigts dans les plaies du Christ et qui nous valut d’être qualifiés de plus heureux que lui dans la mesure où nous croyons sans avoir vu. 

    En fait, la question de l’évangélisation de l’Inde aux premiers temps de l’ère chrétienne a beaucoup agité la communauté scientifique, donnant lieu parfois à des polémiques qui éloignaient de l’intérêt du sujet. On s’était notamment demandé si les traditions de l’Inde n’avaient pas transmis certains de ses éléments au christianisme ou si, au contraire, ce n’était pas à celui-ci qu’elles étaient redevables. 

    Ilaria Ramelli et Cristiano Dognini, deux universitaires italiens, dont le livre est aujourd’hui traduit en français, ont repris la question dans sa globalité. Il faut tout d’abord saluer le travail effectué, beau modèle de démarche historique, recoupant les textes et les faits, justifiant ce qui peut l’être, discernant le probable du certain, et n’avançant des conclusions qu’avec prudence. Ils ont tenu à replacer la question centrale de leur étude dans le cadre plus général des échanges commerciaux et culturels que l’Europe gréco-latine eut avec l’Inde antique. C’est dans le cadre de cette première route de l’Inde que les évangélisateurs ont pu se joindre à des marchands et pérégriner jusque dans ces parties de l’Asie. Nos deux universitaires s’intéressent particulièrement à la mission conduite par Pantène, un savant chrétien, maître de Clément d’Alexandrie, et qui effectua, au IIe siècle, un séjour en Inde. Là, il aurait découvert un exemplaire de l’Évangile hébraïque, preuve d’une présence chrétienne antérieure à la sienne. Les deux auteurs montrent que cette découverte est aussi bien attestée par Eusèbe de Césarée que par saint Jérôme, l’un et l’autre ne présentant pas les faits dans les mêmes termes, ce qui impliquerait des sources distinctes. La diffusion de l’Évangile hébraïque (ou aux Hébreux ou encore en hébreu), attribué à Matthieu, est généralement reliée par la patristique à saint Barthélémy. Et c’est donc l’action missionnaire en Inde de ce dernier que ce livre explore avant de s’intéresser également à celle de saint Thomas. Ils s’intéressent enfin aux influences mutuelles entre christianismes et traditions orientales présentes en Inde. 

    En conclusion, les auteurs estiment que :« en remontant dans le temps, nous pouvons affirmer que les présences chrétiennes en Inde sont certaines pour les IIIe-IVe siècle, qu’une mission alexandrine comme celle de Pantène à la fin du IIe siècle est probable. En ce qui concerne les périodes antérieures, la série des données et d’indices en notre possession ne permet pas d’affirmer avec certitude, mais ne permet pas non plus d’exclure l’historicité d’une première prédication chrétienne en Inde. » Mené rigoureusement et de manière scientifique, ce travail conforte finalement les apports de la grande tradition patristique. Passionnant !

    Les Apôtres en Inde, Ilaria Ramelli et Cristiano Dognini.

    Éditions Certamen, 172 pages, 21 €.

  • Paul VI bientôt canonisé...

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    Paul VI devrait être canonisé cette année ainsi que le rapporte le site aleteia.org.

    C'est le moment de (re)lire la biographie d'Yves Chiron consacrée à ce pape dont l'oeuvre reste controversée (Vatican II, le nouvel Ordo Missae, oecuménisme, l'Ostpolitik, Humanae Vitae....) :

    Item31250.pngPaul VI, le pape écartelé

    25,50 EUR

    Yves Chiron

    Pape italien de 1963 à 1978, Giovanni Battista Montini prend le nom de Paul VI en hommage au Pontife qui mit en oeuvre les décisions du Concile de Trente. Né d'un père journaliste de Brescia, ordonné prêtre sans être passé par le séminaire, il poursuit ses études à la Grégorienne de Rome et à la Sapienza avant de gravir les marches du prosecrétariat d'Etat de Pie XII. Archevêque de Milan en 1954, Cardinal en 1958, il est élu pape à la mort de Jean XXIII.

    Historien du catholicisme, Yves Chiron se penche sur l'intimité quotidienne d'un pape méconnu et revisite à la lumière des archives les événements clefs d'un pontificat marqué par les soubresauts de Vatican II. Trente ans après sa mort au jour de la Transfiguration, c'est le visage d'un pape déchiré entre progressisme et tradition qui apparaît, pape décrié de la morale conjugale (Encyclique Humanae vitae), et pape controversé de la réforme liturgique, de l'Ost Politik et de l'oecuménisme. Un portrait captivant de ce fils de patricien pétri de saint Augustin et habitué par le désir d'une conciliation entre l'Eglise et la modernité.

    14 x 21 cm - 324 pages

  • Un évêque contre Hitler; une nouvelle biographie consacrée à Clemens August von Galen

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    9782204123341-5a4e203febe9c.jpg

    De David Roure sur le site du quotidien La Croix :

    LIVRE. Mgr von Galen s’est distingué en menant l’opposition catholique aux euthanasies commises par le régime hitlérien et en dénonçant la persécution de l’Église.

    Von Galen. Un évêque contre Hitler

    de Jérôme Fehrenbach

    Cerf, 418 p., 26 €

    Dans cet ouvrage, Jérôme Fehrenbach s’intéresse à une grande figure de l’Église catholique en Allemagne, connue en raison de sa résistance à Hitler. Clemens August von Galen (1878-1946), surnommé le « lion de Münster », est né dans une famille nombreuse et très croyante.

    Paroisses berlinoises et archevêque sous Hitler

    Le biographe se plaît à narrer tous les liens familiaux qui l’attachaient à de nombreuses familles germaniques aristocratiques et même princières – une complexité pas toujours facile à suivre. Il passe ensuite assez vite sur le quart de siècle (1904-1929) où le jeune prêtre incardiné dans le diocèse de Münster, a servi diverses paroisses à Berlin, qui était à la fois « un poste d’observation de la vie parlementaire » et une « capitale en crise perpétuelle » !

    Revenu dans son diocèse d’origine, il est nommé par Pie XI archevêque en 1933, juste après qu’Hitler soit devenu chancelier. « L’itinéraire de Clemens August au cours des années 1933-1942 est celui d’une ascension régulière, par degrés, vers une contestation de plus en plus ouverte du gouvernement », écrit Jérôme Fehrenbach qui s’attarde sur cette période.

    Œuvres en série

    En 1937, avec quatre autres évêques allemands, Clau – le surnom donné dans sa famille au prélat – aide le pape à rédiger la fameuse encyclique Mit Brennender Sorge, qui, par un véritable « tour de force de communication », parviendra à être lue dans toutes les paroisses catholiques d’Allemagne le dimanche des Rameaux.

    Quatre ans plus tard, Von Galen accomplira une œuvre plus personnelle qui le fera connaître dans tout le pays. Durant l’été 1941, il prononce dans différentes églises de Münster trois homélies (dont le texte est fourni à la fin de l’ouvrage), longues et très virulentes contre le nazisme, en particulier contre l’euthanasie des personnes handicapées et contre les mesures discriminatoires envers les chrétiens que mettait en place ce régime à l’idéologie néopaïenne.

    « Les sermons ne se répandent pas seulement par les villes et les campagnes, dans la société encore civilisée, dans le milieu des opposants actifs ou des dissidents latents, parmi les sympathisants du milieu catholique. Ils prennent aussi, parfois, la direction du front », relève l’auteur.

    Des questions en suspens

    Jérôme Fehrenbach aborde aussi deux questions que ne peut manquer de se poser le lecteur d’aujourd’hui, trois quarts de siècle après les faits : pourquoi Von Galen ne parle-t-il jamais ouvertement des persécutions contre les juifs ? Pourquoi n’a-t-il pas été inquiété par le régime en place ?

    Au sujet des juifs, Von Galen, comme d’autres responsables ecclésiastiques de l’époque, estimait qu’il était plus efficace d’essayer d’en sauver quelques-uns concrètement et discrètement et qu’une critique publique aurait provoqué un acharnement encore plus meurtrier de la part des nazis. Pourtant, une fois la guerre finie, il confiera à son vicaire général son « grand regret » de ne pas avoir osé une « prise de position publique envers les juifs après la nuit de Cristal ».

    Concernant la deuxième question, Von Galen a été protégé par sa renommée. Les nazis n’ont pas osé l’éliminer. Il n’empêche qu’il a connu de grandes souffrances dans les dernières années de la guerre : en représailles, une quarantaine de prêtres – diocésains ou religieux – de Münster furent envoyés en camp de concentration (une dizaine ne reviendront pas) ; plusieurs de ses proches parents sont morts au front (dont au moins cinq neveux) ; sa cathédrale et son évêché furent bombardés en octobre 1943 et lui-même sauva sa vie de justesse !

    Reconnaissance unanime

    Une fois la guerre terminée, Pie XII, qui l’avait toujours soutenu, lui donne le chapeau de cardinal dès février 1946. Mais l’homme, sans doute usé par toutes ces années d’épreuve, meurt le mois suivant, juste après son retour triomphal dans sa ville. Quelques décennies plus tard, le 4 octobre 2005, il est béatifié à Saint-Pierre de Rome (et ce fut la dernière béatification célébrée en ce lieu) par un compatriote, le pape Benoît XVI.

    Cette belle biographie permet de découvrir cet homme encore peu connu en France en détaillant les engagements qu’il sut prendre dans la société où il vivait mais aussi sa vie personnelle de foi et de prière.

    David Roure

  • Pour que s'épanouisse la foi du tout-petit

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    POUR QUE S’ÉPANOUISSE LA FOI DU TOUT-PETIT (ouvrage conseillé)

    Ce livre de Monique BERGER, écrit surtout à l’attention des parents de jeunes enfants, met l’accent sur la formation spirituelle des tout-petits et la manière de les introduire dans la vue spirituelle.

    Il s’appuie sur la grande facilité que les enfants ont, dans les toutes premières années, à « capter le divin ».

    20 ans après la parution de « Sur les genoux des mamans », elle a estimé qu’il était indispensable de publier un livre plus complet.
    Il contient maintenant une catéchèse pour la petite enfance.
    Ainsi les les parents seront guidés pour des entretiens d’âme à âme sur 15 thèmes majeurs …

     


    Monique BERGER

    POUR QUE S’ÉPANOUISSE LA FOI DU TOUT-PETIT…
    Que faire ?
    Que lui dire ?

    Format 15 x 21 – 166 pages – 19 €

    Éditions Sainte-Madeleine 84330 LE BARROUX – 2018

    À commander à votre libraire ou en ligne chez l’éditeur.


    Sommaire

    Préface de Monseigneur Xavier MALLE

    PREMIÈRE PARTIE
    L’éducation spirituelle commence avec la vie

    La petite enfance, âge d’or de la vie spirituelle
    La formation religieuse commence par la prière
    Le rôle des parents – Importance de l’exemple
    Le sens de ma présence de Dieu
    Les petits et le sens du sacré
    Les petits et le sens du mystère
    le silence
    La prière des psaumes

    DEUXIÈME PARTIE
    Étapes de la vie spirituelle chez le tout-petit avant 7 ans

    Notamment : particularités psychologiques ou physiques de l’enfant avant 7 ans

    TROISIÈME PARTIE
    Une catéchèse pour la petite enfance

    La petite enfance, âge d’or de la vie spirituelle
    Quelques recommandations pédagogiques
    de la création à la louange de Dieu
    Les anges
    Le démon
    Le péché originel
    Premier enseignement sur le mystère
    Le mystère de l’Incarnation
    Le mystère de la Rédemption
    Parler de la Croix aux enfants
    La Résurrection et le mystère pascal
    L’Ascension
    Comment parler du Saint-Esprit aux 4-7 ans
    La Pentecôte
    La Sainte Trinité
    Premier enseignement sur le sacrifice
    Faut-il parler de la mort aux enfants ?

    Confirmation des neurosciences sur l’importance des premières années
    Conclusion

  • L'itinéraire d'un nouveau converti

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    Du site aleteia.org (Benjamin Fayet) :

    « Se convertir, c’est comprendre qu’il y a un monde en dehors de soi »

    Julien Leclercq, 32 ans, témoigne de sa conversion dans un livre, "Catholique débutant", qui vient de sortir ce mois-ci chez Tallandier. 

    Julien Leclercq est issu d’une famille éloignée de la religion. Longtemps, il a éprouvé une certaine hostilité à l’encontre du catholicisme avant de rencontrer la lumière. Après un cheminement d’une dizaine d’années commencé après les décès de son meilleur ami et de sa grand-mère, il se convertit tout juste trentenaire au Centre Saint-Paul à Paris.

    Aujourd’hui âgé de 32 ans, il travaille dans le secteur de la communication et dirige également le site littéraire Le Nouveau Cénacle. C’est donc par l’écriture qu’il a décidé de témoigner de sa conversion.

    Aleteia : Votre jeunesse s’est faite sans aucune éducation religieuse. A posteriori regrettez-vous de ne pas avoir été baptisé enfant ou préférez-vous avoir mené votre propre cheminement et pu demander vous-même le baptême ? 

    Julien Leclercq : Lorsque j’étais enfant, le catéchisme ennuyait la plupart de mes amis qui s’y rendaient. Ils y allaient par obligation et auraient préféré faire les 400 coups avec moi dehors… Aujourd’hui, ils ont certes une « culture religieuse » essentielle, une familiarité que je n’ai pas avec la religion catholique, car plus ancienne, mais j’ai la foi et, surtout, je vais à la messe. Quant à ces amis qui ont reçu cette éducation, ils n’y vont plus. Alors je vais vous répondre que je suis heureux d’avoir fait ce chemin librement, sans pression familiale ni sociale. C’est celui que je devais suivre. Tout simplement.

    Vous dirigez un site littéraire Le Nouveau Cénacle et pour expliquer votre conversion, vous évoquez entre autres choses, certaines lectures qui vous ont guidé vers Dieu. Quelles-sont les auteurs qui vous ont guidé vers la conversion ? 

    Comme je l’écris dans mon livre, serais-je devenu croyant si ma mère ne m’avait pas appris à aimer les livres ? Au-delà de la transmission de la foi, c’est le rapport à la lecture, au plaisir de lire qui disparaît au sein des nouvelles générations qui est préoccupant. Comment faire lire la Bible à des jeunes qui refusent d’ouvrir un livre ? La question est redoutable, je le conçois. Victor Hugo m’a aidé à grandir dans la foi. Il m’a éveillé au mystère de Dieu tout comme à la nécessité de prier pour entretenir un lien avec ceux qui ne sont plus là. D’ailleurs, un auteur n’a pas nécessairement besoin d’avoir « l’étiquette » catholique ou chrétien pour aider à cheminer sur les sentiers de la foi. La sagesse de Montaigne, la conception de la liberté de Jean-Paul Sartre ou même les aventures de Jack London ont été pour moi des nourritures spirituelles déterminantes dans ma conversion.

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Les réflexions de "Paix liturgique" sur le livre de Guillaume Cuchet "Comment notre monde a cessé d'être chrétien"

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    Du site "Paix liturgique" :

    « On nous a changé la religion ! » : le grand effondrement de 1965

    Réflexions à propos de la parution du livre Comment notre monde a cessé d'être chrétien, Anatomie d'un grand effondrement (Seuil, février 2018), un livre de Guillaume Cuchet. 

    Ce livre-diagnostic, qui vient à peine de sortir, fera date. L'auteur, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris-Est Créteil, entend préciser à quel moment et pour quelles raisons a commencé, en France, le recul spectaculaire du catholicisme. 

    Pour lui – et c'est sous cet aspect qu'il intéresse particulièrement Paix Liturgique – le catholicisme d'une population se mesure extérieurement, qu'on le veuille ou non, par sa pratique dominicale régulière, qui manifeste et entretient, avec bien entendu des variantes et des nuances, un attachement à l'Église et à son corpus doctrinal. À défaut de cette pratique, une culture chrétienne peut persister un certain temps (ainsi Emmanuel Todd, dans Qui est Charlie ? Sociologie d'une crise religieuse, Seuil, 2015, a montré que les anciennes provinces françaises catholiques avaient plus fortement manifesté contre l'Islam radical), mais par la force des choses cette culture catholique elle-même va disparaissant. 

    C'est entre 1965 et 1966, que la pratique dominicale a décroché, c'est-à-dire à la fin du concile Vatican II, alors que la réforme liturgique avait commencé. Guillaume Cuchet combat l'idée reçue qui veut que Mai 68 et l'encyclique Humanæ Vitæ de Paul VI condamnant la contraception, publiée en juillet 68, aient été les déclencheurs de ce décrochement. Ils l'ont accentué, mais il a eu lieu avant, en 1965.


    > Ouverture du concile Vatican II par saint Jean XXIII.

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  • L'art moderne a-t-il perdu la tête ? Deux entretiens avec Jean Clair

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    Du site CanalAcadémie.com :

    La fabrique des monstres : l’art moderne a-t-il perdu la tête ?
    Entretien avec Jean Clair, de l’Académie française, sur son livre « Hubris". (1/2)

    De livres en livres, Jean Clair, de l’Académie française depuis 2008, s’en prend à l’actuelle décomposition de la culture visuelle – les anciens « beaux-arts ». Depuis Marcel Duchamp, et ceux qui lui emboitèrent le pas, une certaine conception classique a explosé. Nous avons quitté, dit Jean Clair, l’œuvre pour l’objet brut, le symbolique pour un réel écrasé sur lui-même, la re-présentation pour la platitude, le goût du monde pour la jouissance de l’im-monde, la peinture accrochée au mur pour les « installations » à même le sol. D’où vient ce processus barbare ? De l’extérieur ? Ce serait trop simple ! Il vient de l’intérieur, mis en œuvre par ceux-là même qui sont censés être les dépositaires d’un héritage artistique. En devenant contemporain, l’art n’a pas explosé, il a implosé sous l’effet de ces « barbares de la civilisation » - selon l’expression de Chateaubriand.

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    Les œuvres d’art peuvent-elles exister quand s’est perdu le sens du sacré et de la transcendance ?
    Entretien avec Jean Clair, de l’Académie française (2/2)

    Dans un premier entretien, Jean Clair, autour de son livre Hubris a dit l’importance du re-gard porté sur ce qui nous environne etles images formées par les artistes pour mieux comprendre la terre sur laquelle nous sommes. Garder, prendre avec. Les images sont là pour faire des hommes les gardiens du monde – pour éviter qu’il ne devienne im-monde, hostile à la présence des hommes. Dans ce second entretien, Jean Clair revient sur la dégradation de la Culture. La Culture est une « qualité qui unit et élève » alors que le culturel « disperse, éparpille, dégrade, disqualifie ». La culture en train de disparaître au profit du culturel – et des agents qui en font la promotion – suppose une con-templation des œuvres d’art – au sens d’un culte rendu au beau et d’un temple pour ceux qui s’introduisent dans ce culte.

     

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  • Offrir une bible à une personne détenue : une initiative du Vicariat de Bruxelles

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    Communiqué de presse :

    Des Bibles derrière les barreaux

    A dater de ce jour, Mercredi des cendres, l’Église de Bruxelles collecte des Bibles en toutes langues, pour les prisons bruxelloises.

    On constate en effet qu’en prison, des détenus demandent à disposer d’une Bible pour connaître davantage Jésus. Dans le cadre du cheminement proposé par l’aumônier catholique, tant la prière que la lecture de la Bible sont centrales. Les aumôniers des prisons de Bruxelles continuent à chercher des moyens créatifs pour atteindre les personnes derrière les barreaux dans leur langue maternelle, à travers la Bible. Ceci reste un défi éminemment pastoral, car il est compliqué de trouver ou d’acheter suffisamment de Bibles, en différentes langues.

    Boîte à Bible

    Le Vicariat de Bruxelles veut soutenir le service des aumôneries par une action de récolte de Bibles. Les croyants sont invités à offrir une ou plusieurs Bibles (Nouveau Testament ou/et Ancien Testament, Psaumes), en autant de langues que possible.

    Vous pouvez déposer votre Bible dans la « Boîte à Bible » prévue à cet effet dans les églises et autres lieux participants. Vous pouvez aussi les déposer ou les envoyer à l’attention d’Hellen Mardaga, au Centre pastoral, 14 rue de la Linière à 1060 Bruxelles.

    Le point culminant de cette action se situera pendant la Semaine Sainte, mais la récolte s’étend du Mercredi des cendres (14 février) à la Pentecôte (20 mai).

    Au nom de l’Eglise à Bruxelles, des aumôniers et des personnes détenues, je vous remercie.

  • Pour un féminisme écologique

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    Du site de l'excellente revue "La Nef" :

    Un féminisme écologique

    Une récente tribune, publiée dans Le Monde, dénonce bruyamment le « puritanisme » dont ferait preuve une large partie des féministes actuelles. Accusant certaines militantes d’attiser la guerre des sexes et de priver les séducteurs du « droit d’importuner », ses signataires ont surtout relancé la guerre des féminismes. Or, pendant que les femmes se déchirent pour savoir jusqu’à quel point elles veulent bien être harcelées, c’est un puritanisme d’un tout autre genre qui gangrène le sexe « faible ». Si le tabou des violences sexuelles ordinaires est peu à peu levé, ce n’est que l’un des multiples corsets qui oppriment le corps féminin : dans les cabinets gynécologiques se construit une domination d’autant plus insidieuse qu’elle prend les couleurs de l’émancipation. S’il faut dénoncer avec force les attouchements, les remarques blessantes et les œillades humiliantes, qui souillent les jeux de séduction, il faut également lever l’omerta sur les palpations brutales, les paroles méprisantes et les regards chosifiants, qui abîment la relation de soin. Ces deux phénomènes quotidiens doivent être dénoncés comme des atteintes à la dignité humaine.

    Dans mon livre (1), j’explique comment, au nom de la santé reproductive des femmes, notre époque ferme les yeux sur une brutalisation quotidienne de leur corps, qu’on gave de médicaments, d’hormones, d’implants, de patchs, pour mieux contrôler sa fécondité et la faire disparaître de la sphère publique. Depuis leur puberté jusqu’à leur ménopause, en passant par leur grossesse et leur contraception, les femmes remettent leur corps au pouvoir médical, apprennent à le considérer comme potentiellement malade, dangereux, sale et encombrant. Au nom de l’hygiène et de la prévention, elles acceptent d’être auscultées, implantées, analysées, et délèguent peu à peu la connaissance et la maîtrise de leur corps à l’expertise de gynécologues souvent indélicats.

    Dès les premières règles, et pour tout rituel de passage à l’âge adulte, la jeune fille est conduite chez un docteur, allongée les fesses à l’air sur la table d’examen : exposition crue de son corps nubile, qu’aucun œil n’a encore désiré, palpation brutale de ses seins menus qu’aucune main n’a encore flattés, pénétration gantée de son sexe imberbe qui, souvent, n’a pas même été défloré. Comment s’étonner que les femmes peinent ensuite à défendre la dignité de leur corps ? Relégué dans le secret des cabinets médicaux, le vrai corps des femmes est l’objet d’un puritanisme d’un nouvel ordre : cachez ces glaires que je ne saurais voir ! Alors qu’elle ovule pour la première fois, on prescrit à l’adolescente des hormones de synthèse qui infligent à son corps une véritable castration chimique. Ignorante de son cycle et de sa fécondité, la jeune fille n’a pas le temps d’appréhender son nouveau corps de femme qu’elle est déjà placée sous contrôle médical. Désormais, son sexe ne lui appartient plus, mais dépend du laboratoire qui commercialise sa pilule et du docteur qui la prescrit.

    Mon livre veut montrer que ce n’est que le début d’une longue dépossession, qui confie aux médecins la gestion du corps féminin pour mieux l’occulter de la sphère publique. La fécondité féminine cesse alors d’être un enjeu politique et devient un problème technique. Il est tellement plus facile de mettre toutes les adolescentes sous pilule, plutôt que d’imaginer une sexualité juvénile respectueuse du corps féminin. Tellement plus aisé de médicaliser la grossesse et l’accouchement, plutôt que d’allonger le congé maternité et d’accompagner humainement la naissance. Tellement plus commode de proposer des congélations d’ovocytes et des PMA aux working-girls quadragénaires, plutôt que de repenser le monde du travail à l’aune des réalités familiales. Toujours la femme est sommée de gommer ses spécificités et de faire taire son corps pour s’adapter au monde tel qu’il va. Ce faisant, elle paye son émancipation sexuelle d’une soumission sans précédent à la technique et au marché. Car sa fécondité est un terrain d’investissement pour les laboratoires pharmaceutiques : de la contraception à la reproduction artificielle, le corps féminin est un morceau juteux et un secteur d’avenir.

    De toutes parts, la parole se libère. Des violences sexuelles aux violences gynécologiques, des viols collectifs aux humiliations quotidiennes, les femmes ne veulent plus subir en silence ce corps qui devrait au contraire être célébré. Comme beaucoup de femmes, j’ai vécu ces deux formes de violence ordinaire – le harcèlement professionnel et l’aliénation médicale –, je voudrais modestement témoigner qu’une autre voie est possible : un féminisme écologique, respectueux du corps féminin, favorisant une réelle autonomie conjugale, et une société plus humaine.

    Marianne Durano

    9782226396181.jpg(1) Marianne Durano, normalienne et agrégée de philosophie, est professeur en lycée et collabore à la revue Limite. Elle vient de publier Mon corps ne vous appartient pas. Contre la dictature de la médecine sur les femmes, Albin Michel, 2018, 286 pages, 19 €.