Le Parti Démocrate-Chrétien suisse (PDC - CVP) suscite la débat dans la Confédération. En effet, dans un document récemment diffusé concernant la "Coopération au développement, défense des intérêts ou aide désintéressée", il propose notamment de ne plus verser d'aide aux pays où la protection des minorités chrétiennes n'est pas assurée. Cela scandalise, bien sûr, les apôtres de la stricte laïcité de l'Etat qui y voient un retour à l'esprit de croisade comme en témoigne cette note : "Au secours, Jésus revient!" de la plume d'une journaliste de la "Tribune de Genève".
Voici la proposition du PDC incriminée :
"Persécution des Chrétiens dans les pays musulmans
Le nombre d’attentats sur des Chrétiennes et des Chrétiens dans les pays musulmans s’est multiplié.
Le PDC condamne ces actes de violence. Il s’engage en faveur d’une protection systématique de la liberté religieuse comme droit fondamental essentiel. La violation de la liberté religieuse et la persécution des personnes de croyance différente sont des violations graves des droits de l’homme.
En cas d’attentats sur des Chrétiens ou de persécutions, il y a lieu de ne plus verser d’aide au développement aux pays concernés. Il vaut alors mieux soutenir directement les communautés chrétiennes ou des projets spécifiques, permettant de consolider un contrepoids culturel aux fondamentalistes. Il s’agit par exemple de projets visant à renforcer les femmes et leurs droits, des projets de protection des minorités ou de projets axés sur la protection des droits de l’homme."
La Haute Cour de Multan devra juger et contrôler la vérité des faits dans le cas de Farah Hatim, la jeune catholique enlevée, islamisée de force et contrainte à se marier avec un musulman dans la ville de Rahim Yar Khan, dans le sud du Punjab (voir Fides 25/06/2011 et jours précédents). C'est ce qu'apprend l'Agence Fides de Paul Bhatti, Conseiller spécial du Premier Ministre pour les Affaires des Minorités religieuses au Pakistan et responsable de l'APMA (All Pakistan Minorities Alliance). L'APMA avait tenté une médiation au cours de ces derniers jours, demandant à la famille musulmane auprès de laquelle se trouve actuellement Farah de rencontrer la jeune fille, réitérant la demande officiellement à un juge du Tribunal de premier degré de Rahim Yar Khan. La tentative en question a échoué (voir Fides 07/07/2011) parce que la famille ne s'est pas présentée à l'audience et le juge lui-même a déclaré « considérer l'affaire comme classée ».