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Politique - Page 175

  • Les 10 religieuses polonaises tuées par l'Armée rouge en 1945 ont été béatifiées

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    De Vatican News (Roberta Barbi) :

    11 juin 2022

    Les religieuses tuées par l'Armée rouge en 1945 béatifiées

    Paschalis Jahn et neuf de ses compagnes ont vu ce samedi leur martyre en haine de la foi reconnu, pour avoir défendu leur chasteté. «J'appartiens à Jésus, il est mon époux», sont les derniers mots que sœur Paschalis a prononcés avant de mourir en 1945 en Pologne lors de l'invasion de l'armée soviétique.

    Maria Paschalis Jahn, au cœur plein d'amour ; Melusja Rybka, une femme forte ; Edelburgis Kubitzki, un exemple de pauvreté évangélique ; Adela Schramm, une vierge prudente ; Acutina Goldberg, une amoureuse de la justice ; Adelheidis Töpfer, un modèle de foi ; Felicitas Ellmerer, obéissante jusqu'au bout ; Sabina Thienel, au regard plein de confiance ; Rosaria Schilling, fortifiée dans la pénitence ; Sapientia Heymann, une vierge sage. Le cardinal Marcello Semeraro prononce leurs noms lentement, l'un après l'autre, en les articulant bien, afin de leur donner cette mémoire propre que la locution «et ses compagnes» ne donne pas, à la fin de son homélie lors de la messe de béatification, à Wrocław, de ces dix sœurs de la congrégation de Sainte-Elisabeth, invoquant leur intercession pour nous tous. Il le fait en demandant au Seigneur, à travers elles, que le monde ne manque pas de respect pour la féminité, l'égalité entre hommes et femmes dans la dignité, et la protection de la maternité : «Comment ne pas voir resplendir dans ces martyres la dignité de la femme, qui dans le plan de la Rédemption a en Marie Très Sainte la plus grande reconnaissance ?»

    Comme les 10 vierges sages de saint Matthieu

    Le cardinal compare ces dix religieuses martyres aux dix vierges sages de la parabole de l'Évangile de Matthieu, qui sont allées à la rencontre du Seigneur avec des lampes allumées. «En échange de leur fidélité et de leur persévérance jusqu'à l'effusion du sang, explique-t-il, Dieu leur a donné une couronne de gloire, pour laquelle nous aussi, aujourd'hui, nous nous réjouissons et nous célébrons. Car leurs âmes sont dans les mains de Dieu». Dans le récit de l'Évangile, cinq des vierges avaient sur elles la réserve d'huile nécessaire ; les cinq autres, en revanche, étaient folles car l'huile s'est épuisée pour elles. Selon l'interprétation de saint Basile le Grand, l'huile représente le fait d'être prêt chaque jour et chaque heure à accomplir pleinement la volonté de Dieu. «Contrairement aux vierges de la parabole, poursuit le préfet, elles, toutes les dix, avec le caractère et le trait propres à chacune, ont embrassé les atrocités de la souffrance, la cruauté de l'humiliation et sont allées à la mort. Maintenant que leur sainteté est reconnue par l'Église, elles nous sont données comme instruments d'intercession devant Dieu».

    L'amour fidèle à l'extrême

    En lisant les histoires de Paschalis et des autres sœurs, on comprend immédiatement que le don de soi pour ces religieuses ne consistait pas seulement dans le sacrifice extrême pour défendre leur consécration au Christ, mais commençait bien plus tôt dans le service : certaines dans les cuisines, d'autres comme infirmières, d'autres en s'occupant des enfants, d'autres en s'occupant des sœurs âgées. «C'était une charité si désintéressée et héroïque qu'elle les a retenues même lorsque la fuite leur aurait évité les plus grands risques», déclare le cardinal Semeraro. «Lorsque l'entrée des militaires russes dans Wrocław était imminente, de nombreux civils étaient confrontés au choix entre fuir ou rester, entre se sauver en fuyant ou affronter un grave danger en restant. Les sœurs élisabéthaines ont décidé de rester dans les villages envahis par les Soviétiques». Sur les quelque 4500 sœurs qui composaient la Congrégation après la Seconde Guerre mondiale, une centaine sont mortes dans différentes circonstances, certaines par le martyre. La guerre était terminée, mais l'Armée rouge avançait lentement, apportant avec elle la haine de la religion : les chapelles et les églises catholiques étaient profanées, les prêtres torturés et sauvagement assassinés, les religieuses violées et atrocement assassinées aussi. Le viol était devenu une arme d'humiliation, encore plus vicieuse si la victime était une religieuse consacrée au Seigneur.

    "Seulement de Jésus"

    Les dix nouvelles bienheureuses ont toutes été tuées par des soldats russes entre février et mai 1945 en Basse-Silésie, dans les territoires situés entre les rivières Oder et Nysa. Lorsque l'armée avançait vers Nysa, Paschalis et une autre sœur, qui étaient les plus jeunes du couvent, ont été envoyées au loin, tandis que les autres sont restées avec les malades et les personnes âgées qui ne pouvaient pas se déplacer. Après de nombreuses errances, elles sont arrivées à Sobotin, en République tchèque, où elles se sont courageusement mises au service de la paroisse. C'est là que, le 11 mai 1945, Paschalis a été surprise par un soldat russe qui, la menaçant d'une arme, lui a ordonné de le suivre. La religieuse a répondu qu'elle ne le ferait pas, qu'elle portait l'habit sacré et que elle appartenait donc seulement à Jésus, à Lui seul. Puis le soldat, pour tenter de l'effrayer et de la faire céder, a tiré un coup de feu qui a transpercé le plafond. En réponse, la religieuse s'est agenouillée et a commencé à prier : «Que ta volonté soit faite». Le deuxième tir a atteint son cœur. «C'est précisément à ce moment-là que son don de soi, avec un cœur sans partage, à Dieu et à son prochain, a trouvé sa plus haute expression», souligne le cardinal Semeraro.

    Aujourd’hui comme hier, la guerre fait des martyrs

    «La richesse spirituelle des nouvelles bienheureuses nous provoque et nous édifie», a poursuivi le cardinal, «leur martyre nous fait penser aux circonstances que nous vivons aujourd'hui dans l'Europe du XXIe siècle. Ce sont des circonstances dans lesquelles, face à des scènes de violence perpétrée, de cruauté féroce, de haine injustifiée, nous ressentons le besoin de nourrir le désir de paix et la construction de la concorde par des gestes de charité, d'ouverture, d'accueil et d'hospitalité». On ne peut que penser à l'Ukraine et au besoin de paix du monde, une paix qui «se construit par des gestes concrets de charité désintéressée, qui se sert du dévouement et de la fidélité quand on nous demande de prendre soin des autres. C'est la réponse concrète que, à côté de la prière, chacun de nous peut offrir face à tant de cruauté, de barbarie et d'injustice dont nous sommes témoins», a conclu le préfet, citant les paroles de remerciement du Pape François au peuple polonais qui, le premier, a pris soin des réfugiés ukrainiens, imitant l'exemple des dix nouvelles bienheureuses qui, à partir d'aujourd'hui, rendent l'Église de Pologne encore plus fière.

  • La famille fondée sur le mariage est la première cellule de nos communautés et doit être reconnue comme le lieu naturel des premières relations et de la génération

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    D' sur zenit.org :

    Le pape plaide pour des politiques familiales «fondées sur l’intérêt des familles»

    Audience de la Fédération des Associations familiales catholiques en Europe

    « Les politiques familiales ne doivent pas être considérées comme des instruments du pouvoir étatique », affirme le pape François ; « elles sont avant tout fondées sur l’intérêt des familles elles-mêmes ».

    Le pape François a reçu en audience les membres de la Fédération des Associations familiales catholiques en Europe (FAFCE), à l’occasion des 25 ans de sa fondation, ce vendredi 10 juin 2022, dans la Salle Clémentine du Palais apostolique.

    Le pape a souligné que « les États ont pour mission d’éliminer les obstacles à la générativité des familles et de reconnaître que la famille est un bien commun à récompenser, avec des conséquences positives naturelles pour tous ».

    Il a dénoncé la gravité de « l’hiver démographique », le « fléau de la pornographie », « la pratique inhumaine » de la location d’utérus et la « pandémie de la solitude » :  Il existe « un lien très étroit », a-t-il souligné, « entre cette pauvreté génératrice et le sens de la beauté de la famille ».

    Encourageant la fédération pour son « service précieux », le pape François estime qu’il est « urgent que les Eglises locales, en Europe et au-delà, s’ouvrent à l’action des laïcs et des familles accompagnatrices ».

    La FAFCE compte 19 organisations membres dans 14 pays et 8 membres associés, ce qui signifie une présence dans 21 des pays membres de l’UE, peut-on lire sur son site.

    Elle « assure une représentation politique des familles tant auprès de l’Union européenne que du Conseil de l’Europe. Elle base son travail sur la Doctrine sociale de l’Église catholique, et promeut la beauté de la famille, sa richesse et la dignité de chacun de ses membres. La FAFCE possède un statut participatif auprès du Conseil de l’Europe et est membre de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne ».

    Voici notre traduction du discours du pape François.

    Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

    Je remercie le Président pour ses salutations et son mot d’introduction. Cette rencontre est un jubilé : vous fêtez vos 25 ans, et il est bon de célébrer et de rendre grâce. Malheureusement, en ce moment, l’Europe, et je dirais surtout les familles d’Europe, vivent un moment qui pour beaucoup est tragique, et pour tous dramatique, en raison de la guerre en Ukraine. Je m’associe à votre déclaration : « Les mères et les pères, quelle que soit leur nationalité, ne veulent pas la guerre. La famille est l’école de la paix » (Conseil de présidence de la FAFCE, 6 mai 2022). Les familles et les réseaux familiaux ont été et sont toujours en première ligne pour accueillir les réfugiés, notamment en Lituanie, en Pologne et en Hongrie.

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  • Belgique : la dépénalisation de la prostitution, un modèle inspirant ?

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    Du site d'Alliance Vita :

    La Belgique dépénalise la prostitution, un modèle qui inspire ?

    Parmi les arguments avancés pour cette réforme par le personnel politique ou des associations de prostituées, sont souvent cités les mots :  “donner un cadre à une activité dans l’ombre”, “faire évoluer la loi aux problématiques actuelles”, ou encore “criminaliser c’est créer des zones de non-droits”.

    L’Allemagne, terrain expérimental de la légalisation de la prostitution.

    Sur la question de l’encadrement d’une activité existante et de ses bénéfices potentiels, l’exemple de l’Allemagne peut éclairer le débat. Une réforme législative portée par le parti des Verts en 2002 et votée au Parlement fédéral supprimait l’interdiction générale de la promotion de la prostitution et permettait aux prostituées d’obtenir des contrats de travail. Dans une interview à Public Sénat, la Sénatrice et ancienne ministre Laurence Rossignol rappelle que le marché de la prostitution a été multiplié par 4 en 10 ans dans ce pays (2003-2013). La légalisation avec encadrement a entraîné en fait une forte hausse de la demande. La hausse de la demande nécessitant une hausse de l’offre, il ne semble pas que l’objectif de combattre la traite humaine en supprimant les “zones de non-droits” selon l’expression des promoteurs de la légalisation, soit atteint. Une étude approfondie datant de 2012 et portant sur 150 pays a conclu que l’effet de la légalisation de la prostitution sur la traite humaine était négatif. Selon les termes des économistes auteurs de l’étude, l’effet d’échelle, c’est-à-dire la hausse de la demande, l’emporte sur l’effet de substitution, qui verrait une préférence des clients pour des prostituées “légales” réduire la demande pour des prostituées en situation illégale. “En moyenne, les pays où la prostitution est légale expérimente des flux plus importants de traite humaine” selon les termes de l’étude.

    La dignité humaine, irréductible à une approche marchande.

    Les facteurs conduisant aux situations de prostitution sont complexes. L’approche choisie par la Belgique est d’inspiration néo-libérale : “laissez faire” afin que l’offre et la demande trouve un “équilibre”, la légalisation de ce “marché” solutionnant magiquement la question des trafics illégaux.

    Ce choix de la Belgique va à l’opposé de celui de la France qui reste dans une approche abolitionniste. La loi du 13 avril 2016 visant à “renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées” a institué une pénalisation des clients. La notion de non-marchandisation du corps humain, entre autres, soutient la philosophie de cette loi.  La dignité humaine n’est tout simplement pas compatible avec une approche marchande. Criminaliser les atteintes à la dignité humaine, ce n’est pas favoriser des trafics, c’est fonder en droit et garantir le combat contre ces atteintes.

  • Quand l'Europe se renie elle-même...

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    Ne pas oublier d'activer le son

  • Le Parlement Européen adopte une résolution dénonçant l'imminente décision de la Cour Suprême des Etats-Unis sur l'avortement

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    Un vote qui en dit long sur ce que sont devenues les "valeurs européennes"...

    De gènéthique.org :

    L’imminente décision de la Cour Suprême américaine sur l’avortement préoccupe le Parlement européen

    9 juin 2022

    Suite aux controverses autour de l’avortement aux Etats-Unis (cf. Etats-Unis : vers la fin du « droit à l’avortement » ?) et en attendant la décision de la Cour Suprême sur l’arrêt Roe Vs Wade de 1973 (cf. Avortement : l’arrêt Roe v/ Wade controversé), le Parlement européen a convoqué un débat. La plénière du 8 juin 2022 a été l’occasion de discussions sur les « Menaces Contre le Droit à l’Avortement dans le Monde : l’éventuelle remise en cause du droit à l’avortement aux États-Unis par la Cour suprême »(cf. Avortement aux Etats-Unis : la COMECE dénonce l’« ingérence inacceptable » de l’Europe).

    La nouvelle ministre française à l’égalité femmes-hommes, Isabelle Rome, a rappelé le projet de la Présidence Française de l’UE en matière de droit des femmes : développer l’accès à l’avortement et l’inscrire comme “droit” dans la Charte des droits fondamentaux, à l’instar de ce qu’avait annoncé Emmanuel Macon le 19 janvier 2022 (cf. PFUE : l’avortement, une “valeur” de l’Europe ?). La Commission européenne a renchéri en apportant son soutien aux droits des femmes à avoir accès aux “soins reproductifs et sexuels” partout dans le monde, conformément aux partenariats bilatéraux de l’UE.

    L’adoption d’une résolution

    Le député Predrag Fred Matic (S&D, cf. Le Parlement européen adopte le rapport Matic) et 30 autres parlementaires ont déposé un projet de résolution qui abonde dans le sens du Conseil et de la Commission. Cette résolution vise notamment à soutenir le gouvernement Biden aux Etats-Unis dans sa promotion de l’avortement. Elle invite aussi « l’UE et ses Etats membres à inscrire le droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne » (Point numéro 24 de la résolution). Elle « demande instamment à la Commission de faire pleinement usage de ses compétences en matière de politique de santé ainsi que d’aider les Etats membres à garantir l’accès universel à la santé et aux droits sexuels et génésiques dans le cadre du programme “L’UE pour la santé” pour la période 2021-2027 » (Point 31 de la résolution).

    Les députés européens de Renew (centristes), S&D (Gauche) et The Left (extrême gauche) s’y sont montrés favorables. Le groupe PPE (droite) était divisé. Quant aux députés conservateurs (ECR et ID), ils ont remis en question l’ingérence des institutions européennes dans cette décision de la Cour suprême américaine. Ils ont rappelé que l’enjeu de l’avortement est une compétence exclusive de chaque Etat membre. Ainsi, l’UE a encore moins de légitimité pour s’immiscer dans les affaires des Etats-Unis.

    Les intentions de vote se sont concrétisées ce jeudi 9 juin par l’adoption de la résolution, avec 364 voix pour, 154 voix contre et 37 abstentions.

    Si une résolution n’a pas de force contraignante mais uniquement une influence politique, ces évènements récents démontrent que la ligne idéologique de certains responsables politiques de l’UE contribue à l’émergence institutionnelle d’un « droit fondamental à l’avortement ».

  • L'agression et le massacre de la Pentecôte au Nigeria sont le fait d'un groupe bien organisé et bien entraîné

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/NIGERIA - "Agression commise par un groupe bien organisé. Le nombre de victimes est probablement plus élevé que le nombre officiel"

    8 juin 2022  
     

    Abuja (Agence Fides) - " Ceux qui ont commis le massacre du 5 juin dans l'église Saint-François-Xavier d'Owo sont un groupe bien organisé et bien entraîné ", ont déclaré à l'Agence Fides des sources de l'Église au Nigeria qui, pour des raisons de sécurité, ont requis l'anonymat.

    "Les assaillants sont arrivés à la fin de la messe de Pentecôte, se mêlant aux fidèles qui quittaient le lieu de culte. Ils se sont divisés en petits groupes qui ont commencé à faire détoner des engins explosifs et à tirer sur les fidèles à l'intérieur et à l'extérieur de l'église, ce qui dénote une maîtrise des armes et des tactiques de guérilla", expliquent les sources de Fides. "Le bilan officiel de 22 morts communiqué par les autorités doit être revu à la hausse", ajoutent-ils. "Probablement une cinquantaine de personnes ont été tuées sur place, auxquelles il faut ajouter celles qui ont succombé plus tard à leurs blessures". Le caractère dramatique des conditions et du nombre de blessés est indirectement attesté par les différents appels au don de sang lancés par les autorités sanitaires immédiatement après le massacre.

    "Nous sommes vraiment inquiets parce que le massacre a été commis dans un État comme l'Ondo, dans le sud-ouest, qui a jusqu'à présent été épargné par la violence qui sévit dans d'autres régions du Nigeria", soulignent nos sources.

    "Les communautés chrétiennes et les catholiques en particulier se sentent menacés. A présent, il ne se passe pas une semaine sans qu'un prêtre catholique ne soit kidnappé. Même la veille du massacre du 5 juin, un autre avait été enlevé, dans un État voisin ", rappellent les sources en faisant référence à l'enlèvement, le samedi 4 juin, du père Christopher Itopa Onotu, pasteur de l'église de Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Obangede, dans la zone de gouvernement local d'Okehi, dans l'État de Kogi, limitrophe de celui d'Ondo (voir Fides 7/6/2022). "Ce qui plonge la population nigériane dans le désespoir, c'est que la plupart des meurtriers et des kidnappeurs n'ont pas été traduits en justice. Et cela génère une méfiance envers l'État et la tentation de se protéger soi-même", concluent nos sources.

    La tension monte au Nigeria alors que la campagne pour les élections présidentielles de février 2023 est désormais lancée.

    (L.M.) (Agence Fides 8/6/2022)

  • Quand le Parlement Européen discute "des menaces au droit à l'avortement au niveau mondial" et en particulier aux Etats-Unis, la COMECE dénonce une ingérence inacceptable

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    En vue de la discussion prévue aujourd'hui au Parlement Européen sous le titre « Menaces au droit à l'avortement au niveau mondial : l'éventuel renversement du droit à l'avortement aux États-Unis par la Cour suprême », le Secrétaire Général de la COMECE, le Père Manuel Barrios Prieto, a fait la déclaration suivante :

    Nous constatons avec surprise que le Parlement européen va débattre de l'impact de la divulgation de l’ébauche d'un projet d'avis de la Cour Suprême des ÉtatsUnis concernant l'avortement. Il s'agit d'une ingérence inacceptable dans les décisions juridictionnelles démocratiques d'un État souverain, un pays n’étant de surcroit pas membre de l'UE. L'adoption d'une résolution par le Parlement Européen approuvant cette ingérence ne fera que discréditer cette institution.

    A cet égard, nous souhaitons rappeler que, d'un point de vue juridique, il n'existe pas de droit à l'avortement reconnu en droit européen ou international. Par conséquent, aucun État ne peut être obligé de légaliser l'avortement, de le faciliter ou d'être l’instrument de sa pratique.

    L'UE devrait respecter les compétences législatives de ses États membres et le principe d'attribution selon lequel « l'Union dans les limites des compétences que les États membres lui ont attribuées dans les traités pour atteindre les objectifs que ces traités
    établissent » (Article 5.2 du Traité sur l'Union Européenne). Comme l'a exprimé le Comité permanent de la COMECE dans une déclaration en février 2022, la tentative d'introduire un prétendu droit à l'avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne serait une loi « dépourvue de fondement éthique et destinée à être une cause de conflit perpétuel entre les citoyens de l'UE ».

    Nous notons également avec beaucoup d'inquiétude et de regret la négation du droit fondamental à l'objection de conscience, qui est une émanation de la liberté de conscience, tel que déclaré par l'article 10.1 de la Charte des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne et reconnu par le Comité des Droits de l'Homme de l'ONU (Cas Jeong et al v. République de Corée1, 27 avril 2011).

    Nous sommes préoccupés par le fait que le droit des établissements de santé de refuser de fournir certains services, dont l'avortement, soit affaibli, voire nié. Comme l'indique l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe dans sa résolution
    1763 (2010) sur le droit à l'objection de conscience dans le cadre de soins médicaux légaux, « nul hôpital, établissement ou personne ne peut faire l’objet de pressions, être tenu responsable ou subir des discriminations d’aucune sorte pour son refus de réaliser, d’accueillir ou d’assister un avortement, une fausse couche provoquée [..], ni pour son refus d’accomplir toute intervention visant à provoquer la mort d’un fœtus ou d’un embryon humain, quelles qu’en soient les raisons. »

    Comme l'a souligné le Comité Permanent de la COMECE : « Nous sommes conscients de la tragédie et de la complexité des situations dans lesquelles se trouvent les mères qui envisagent un avortement. Prendre soin des femmes qui se trouvent dans une situation difficile ou conflictuelle en raison de leur grossesse est un élément central du ministère diaconal de l'Église et doit également être un devoir exercé par nos sociétés. Les femmes en détresse ne doivent pas être laissées pour compte, et le droit à la vie de l'enfant à naître ne peut être ignoré. Tous deux doivent recevoir toute l'aide et l'assistance nécessaires. »

    1 https://www.refworld.org/cases,HRC,4ff59b332.html

  • Nigeria : "le martyre et l'attaque de chrétiens innocents en Afrique est une attaque contre toute la famille chrétienne et toute l'humanité"

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    De Kath.Net/News

    Le massacre des islamistes a suivi le "Allez en paix".

    7 juin 2022

    Obiora Ike, partenaire du projet "Chrétiens en détresse", décrit les circonstances dramatiques de l'attaque terroriste contre une paroisse catholique dans le sud-ouest du Nigeria, majoritairement chrétien.

    Vienne (kath.net/KAP) Alors que le prêtre terminait la messe du dimanche de Pentecôte par la bénédiction finale "Allez en paix", des terroristes ont fait irruption dans l'église Saint-François dans le sud-ouest du Nigeria et ont ouvert le feu sur les femmes, les enfants et les hommes qui priaient. Mardi, le partenaire de projet de "Chrétiens en détresse" au Nigeria, Mgr Obiora Ike, a fait un rapport dramatique sur le massacre islamiste dans son pays, qui n'a pas seulement horrifié le monde chrétien à la Pentecôte. La furie aurait laissé derrière elle au moins 80 morts, ainsi que de nombreux blessés dans des hôpitaux désormais bondés. "Chrétiens en détresse" (CiN) a mis à disposition 10.000 euros pour des poches de sang, des médicaments et des pansements qui pourraient sauver des vies et demande des dons supplémentaires.

    Selon l'envoi, l'évêque du diocèse d'Ondo et la paroisse de St. Francis sont "choqués, traumatisés - et pauvres". Le gouvernement fédéral de la capitale Abuja, dirigé par le président Muhammadu Buhari, ne fait "que des déclarations du bout des lèvres" et ne s'intéresse pas à une aide concrète pour les victimes du terrorisme, déplore l'organisation œcuménique de défense des droits de l'homme. Les chrétiens qui ont survécu à l'attentat sont "voués à la mort" s'ils ne bénéficient pas d'une aide médicale appropriée, a appelé le secrétaire général Elmar Kuhn. "Christen in Not" est présente depuis de nombreuses années au Nigeria, également dans le nord du pays le plus peuplé d'Afrique, où les terroristes Fulani et Boko Haram, qui font partie de l'"Etat islamique", chassent délibérément les chrétiens et les assassinent également.

    CiN aide à la réinstallation de villages détruits, ce qui permet de préserver les structures familiales traditionnelles des communautés et de reconstruire la communauté chrétienne du village. Selon le partenaire de projet Ike, on évite ainsi que les personnes concernées soient enfermées dans des camps de réfugiés après leur expulsion. Attaque contre l'humanité entière La dernière attaque a eu lieu pour la première fois à Owo, l'ancienne capitale de la tribu Yoruba dans l'État d'Ondo au sud-ouest du Nigeria. C'est la première fois que les bergers peuls nomades s'aventurent dans cette région majoritairement chrétienne. Ike a fait référence à l'intention sous-jacente "d'islamiser le Nigeria, de répandre la terreur, de tuer, de détruire et de provoquer le chaos". L'ecclésiastique a lancé un appel à CiN : "Dites à tous les dirigeants des églises en Autriche que le martyre et l'attaque de chrétiens innocents en Afrique à cause de notre foi commune est une attaque contre toute la famille chrétienne et toute l'humanité".

    Ike a demandé des prières et un soutien pour sauver la vie des survivants du massacre. On craint que la terreur islamiste ne s'étende encore : CiN a cité un militaire de haut rang de l'ethnie Yoruba dans le sud-ouest du Nigeria, qui a estimé que l'attaque de l'église catholique Saint-François à Owo était un "test" pour le début imminent d'un djihad des Peuls dans cette région. Plus de 3.000 terroristes se seraient déjà rassemblés dans un camp du Yorubaland.

  • Le Sénat de l’Etat de Louisiane approuve un projet de loi visant à interdire l’avortement

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    La Louisiane vote l’interdiction de l’avortement

    7 Juin, 2022

    Dimanche, le Sénat de l’Etat de Louisiane a approuvé un projet de loi visant à interdire l’avortement « dans la plupart des cas, sans exception pour le viol ou l’inceste ». Seul l’avortement en cas de menace pour la vie de la mère resterait autorisé. Les médecins pratiquant des avortements seraient passibles de sanctions pénales. La loi prévoit également la fermeture des cliniques pratiquant des avortements dans l’Etat.

    Critiqué par la Maison blanche, le projet de loi doit encore être signé par le gouverneur démocrate John Bel Edwards. « Opposé à l’avortement », il « devrait signer le projet de loi ».

    La Louisiane est l’un des Etats américains qui ont mis en place des lois de « déclenchement » qui entreront en vigueur si l’arrêt Roe vs. Wade est annulé (cf. Droit à l’avortement : tout comprendre au projet de jugement de la Cour suprême des États-Unis).

    Source : The Hill, Morgan Chalfant (06/06/2022)

  • Quand l’OMS recommande l’avortement à la demande jusqu’au terme

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    De Gènéthique magazine :

    L’OMS recommande l’avortement à la demande jusqu’au terme

    3 juin 2022

    Cet article de Christophe Foltzenlogel, juriste à l’ECLJ depuis 2012, a été initialement publié sur le site de l’ECLJ.

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié de nouvelles lignes directrices consolidées sur l’avortement au mois de mars 2022. Loin de s’en tenir à sa mission d’assistance et de conseil de référence aux professionnels de la santé [1], l’institution se fait l’avocat politique d’une libéralisation complète de l’avortement qu’aucun pays dans le monde n’ose pratiquer : l’avortement à la demande et sans condition jusqu’au terme de la grossesse.

    Long de 170 pages, ce rapport sur les bonnes pratiques en matière d’avortement est une mise à jour du précédent, publié 10 ans plus tôt [2]. Ce document est en principe destiné avant tout aux professionnels de la santé du monde entier pour leur faire bénéficier des meilleurs conseils et directives pratiques sur cette question précise. Par définition, il ne s’agit donc pas d’un document juridique ou législatif. Cependant, ces nouvelles lignes directrices font de nombreuses recommandations de nature légale et réglementaire, s’adressant en fait autant aux décideurs publics qu’aux professionnels de santé (p. 3).

    Que contient ce document ?

    Conformément à ce qui vient d’être dit, il ne s’agit pas d’une convention internationale garantissant des droits ou une résolution à l’attention des Etats pour qu’ils respectent des procédures, mais de recommandations médicales pour pratiquer l’avortement dans des conditions « sûres ». Ces lignes directrices contiennent donc les dosages précis recommandés pour un avortement médicamenteux en fonction de l’avancement de la grossesse, les techniques d’avortements médicaux en fonction de l’avancement de la grossesse, les réponses aux difficultés rencontrées en cas d’avortement tardif ou encore la gestion des avortements en milieu hospitalier ou à domicile.

    Cependant, loin de se cantonner aux conseils strictement médicaux, les rédacteurs de ce document reprennent des « obligations » faites aux Etats par d’autres organes de protection des droits de l’homme. Ils prétendent ainsi :

    • recommander aux États de dépénaliser complètement l’avortement et de ne prévoir aucune peine pour la femme ou le médecin pratiquant un avortement illégal (p. 24) ;
    • recommander d’abroger toute loi qui restreigne l’avortement pour un motif quelconque et que l’avortement soit accessible sur demande de la femme, de la fille ou de « toute autre personne enceinte ». L’OMS précise que si une loi restreint l’avortement aux cas de viols, la femme ne doit pas avoir à apporter une quelconque preuve d’avoir été violée (p. 26) ;
    • recommander aux Etats d’abroger les lois qui interdisent l’avortement en fonction de l’avancement de la grossesse (p. 28) ;
    • recommander aux Etats de supprimer toutes les « barrières» à l’avortement (p. 41 et suivantes).

    Pour toutes ces recommandations, les rédacteurs prétendent qu’il n’y a rien de nouveau dans celles-ci et qu’elles étaient déjà contenues dans les lignes directrices sur l’avortement de 2012. Cela n’est pas exact. Ainsi, l’idée de ne pas imposer de limite de temps à l’accès à l’avortement était bien présente dans les précédentes lignes directrices, mais uniquement dans le paragraphe 4.2.1.7 dans lequel l’OMS affirme que de telles limites « peuvent avoir des conséquences néfastes pour les femmes qui dépassent ces délais [3] ». Il y a pourtant une différence substantielle entre pointer un effet néfaste potentiel de ces limites de temps pour avoir accès à l’avortement et recommander d’abroger ces limites. Il en va sensiblement de même pour les autres recommandations : là où des règles légales relatives à l’avortement faisaient uniquement l’objet de « considérations » dans le chapitre 4 du document de 2012, le nouveau document de 2022 les place en tête de ses recommandations pour qu’elles soient abrogées ou libéralisées.

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  • Les victoires d’outre-tombe de la libre-pensée

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    De Paul Vaute sur son blog "Le passé belge" :

    Les victoires d’outre-tombe de la libre-pensée

    Paul Vaute. Historien belge, journaliste honoraire, blogueur

    6 juin 2022

       La lutte entre forces laïques et chrétiennes, catholiques surtout, pour le contrôle de l'espace public, grandissante à partir de la seconde moitié du XIXè siècle, est aussi culturelle. Ce n'est pas pour rien que dans l'Allemagne de Bismarck, elle s'appelle le Kulturkampf. Dans cette guerre, les rites funéraires et les cimetières constituent un champ de bataille privilégié.

       Jeffrey Tyssens et Christoph De Spiegeleer (Vrije Universiteit Brussel) ont braqué leurs projecteurs sur ce volet de la marche à la sécularisation en Belgique. Un récent article du second s'attache à le replacer dans une perspective européenne plus large, tout en montrant comment ses protagonistes réussirent à marquer points sur points à Bruxelles [1]. Sans surprise, c'est l'action conjuguée des associations de laïcité militante et des pouvoirs politiques épousant leurs vues qui s'avère décisive. La capitale belge, où le parti libéral est alors dominant sans discontinuer, constitue à cet égard un terrain des plus favorables.

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  • Pour sauver la paix mondiale

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    D'Olivier Bonnassies sur la Sélection du Jour :

    Comment sauver la paix mondiale ?

    Vladimir Fédorovski est un personnage étonnant. Influent diplomate sous Gorbatchev, porte-parole de la Perestroïka, impliqué au premier plan dans le processus de sortie de la Russie du communisme jusqu’à Eltsine, il est l’écrivain d’origine russo-ukrainienne le plus édité en France, auteur de divers best-sellers, et dernièrement du livre « Poutine, l’Ukraine : les faces cachées ». Observateur attentif et inquiet de la crise ukrainienne, suivant de près les analyses d’Henry Kissinger, Hubert VédrineHenri Guaino et Jean-Pierre Chevènement partageant les mêmes convictions, il considère qu’il y a urgence à agir si l’on veut éviter une catastrophe géopolitique et cet « ouragan économique dévastateur » qu’annonce Jamie Dimon, patron de JP Morgan Chase, la plus grande banque américaine. Or, selon Fédorovski, il n’y a que trois issues à cette crise.

    La première hypothèse, c’est la guerre mondiale. Elle n’a jamais été aussi proche selon plusieurs experts chevronnés, parce qu’il n’y a aucun accord, aucun contact sérieux, chacun développant sa logique sans regarder celle de l’autre. Même au plus fort de la guerre froide, il y avait des contacts continus entre les deux blocs. En 1962, lors de la crise de Cuba, le secrétaire d’Etat américain, Robert McNamara témoignait que chacun avait la préoccupation de sauver la face et de trouver un compromis, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. En outre, il y a soixante ans, la guerre faisait peur : « La clé de tout cela, c’est que nous avions tous connus la guerre ». Aujourd’hui, les dirigeants américains disent publiquement qu’ils veulent que la Russie ne se relève pas, ou du moins que Poutine soit éliminé du jeu et la propagande en rajoute. Dans le contexte actuel, c’est l’escalade assurée. Comment revenir à la raison ? Quels sont les autres options ?

    La deuxième hypothèse, c’est que les sanctions drastiques parviennent à faire reculer la Russie. Certains avaient menacé de détruire l’économie russe. Pour l’instant, on est loin du résultat escompté. Il y a quelques jours le Guardian expliquait que la Russie était en train de gagner la guerre économique. La hausse du prix du gaz et du pétrole procure à la Russie 30% de recettes en plus par rapport à l’an passé. Les répercussions des sanctions ne paralysent pas le pays qui n’oublie pas que, sous Poutine, les revenus ont été multipliés par 10 par rapport à l’ère Eltsine. Avec les sanctions, on peut s’attendre à plus de 15% d’inflation et à une baisse du pouvoir d’achat mais les Russes ont enduré bien pire ! En outre, les événements actuels poussent à la réindustrialisation de la Russie, à la fin de sa dépendance au gaz et au pétrole, et à la mise à bas du système oligarchique, très impopulaire : actuellement 2% des russes possède 50% des richesses. La Russie, c’est un septième du globe ; ils ont eu 25 millions de morts victimes du goulag et de guerre civile ; 27 millions de morts par les nazis : ils ont déjà connu l’Apocalypse et penser qu’ils vont céder à cause de quelques sanctions, c’est risible.

    Les Américains disent vouloir sans cesse accentuer la pression mais c’est une erreur capitale qui aura des répercussions gigantesques. Tout cela va provoquer une terrible famine en Afrique, une crise en Allemagne et dans d’autres pays d’Europe centrale, très dépendants du gaz et du pétrole russe, et finalement une forte récession dans le monde, y compris aux États-Unis. À ce moment-là, peut-être, les Américains changeraient de stratégie mais il serait trop tard. En attendant, le dindon de la farce c’est l’Europe, divisée, vassalisée, soumise à l’OTAN ; le gagnant c’est la Chine. Forte de liens resserrés avec la Russie qui est jetée dans ses bras, elle pourrait dominer une grande coalition anti-occidentale à laquelle le monde musulman ne serait certainement pas insensible.

    La troisième option, la seule raisonnable, c’est d’agir le plus rapidement possible en faveur d’une véritable négociation. C’est l’urgence exprimée par Fédorovski, Kissinger, Védrine, Guaino et d’autres conseillers expérimentés qui soutiennent Emmanuel Macron dans sa volonté de ne pas interrompre les contacts réguliers avec Poutine. Tous insistent sur la nécessité d’aller vite car plus il y aura de destructions, d’exactions et de morts, plus il sera difficile de revenir en arrière. La base de cette négociation existe déjà en partie grâce aux Israéliens qui ont fait avancer le dossier : l’Ukraine accepterait un statut neutre, qui serait garanti internationalement par le Conseil de sécurité de l’ONU, la langue russe serait reconnue de même que l’ukrainien, il y aurait échange de prisonniers et le problème de la souveraineté sur la Crimée et le Donbass serait reporté à plus tard, et accepté en attendant comme un état de fait. L’attitude juste est celle que demande Emmanuel Macron : pas d’exclusion, pas d’humiliation, désescalade, pas de solution militaire. Avec un peu de bonne volonté il serait possible d’aboutir rapidement dans l’intérêt de tous, en premier lieu du peuple ukrainien qui va avoir besoin d’un plan Marshall. Comment sauver la paix mondiale ? « Au nom de nos enfants et petits-enfants, il est urgent d’agir » dit Vladimir Fédorovski, mais ceux qui ont les clés de tout cela entre leurs mains l’entendront-ils ?

    Pour aller plus loin : Poutine, Ukraine : l’Apocalypse nous attend ?

    >>> Voir vidéo sur : la chaîne YouTube d'Anton Malafeev