Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Politique - Page 652

  • Un nouveau "Big Brother" ?

    IMPRIMER

    Nous trouvons ICI le compte-rendu d'un essai de Jean-Claude Michéa qui vient de paraître:

    Dans un nouvel essai à contre-courant, Jean-Claude Michéa décrit l’étonnante alliance qui s’est peu à peu formée au-delà des années 1980 entre l’intelligentsia de gauche et le capitalisme mondialisé. Cette convergence, difficilement imaginable trente ans plus tôt, en pleine guerre froide, dans les années 1950, avait déjà été étudiée de façon précoce par la philosophe Flora Montcorbier (Le Communisme de marché. De l’utopie marxiste à l’utopie mondialiste, L’Âge d’Homme, 2000). Ce phénomène n’avait pas échappé non plus à La Nouvelle Revue d’Histoirequi l’avait analysé dans son n° 44 (septembre-octobre 2009) à l’occasion d’un article intituléViolence et “doux commerce” .

    Lire la suite

  • La nomination de Tonio Borg comme commissaire européen a été approuvée

    IMPRIMER

    Communiqué de European Dignity Watch

    STRASBOURG - La nomination du Dr Tonio Borg comme Commissaire européen pour la santé et la protection des consommateurs, a été approuvée ce matin à 12H40 par le Parlement européen. Une majorité de 386 à 281 contre (et 28 abstentions) a approuvé le commissaire qui avait été nommé par Malte.

    Malgré les tentatives de igroupes intolérants défendant des intérêts particuliers pour discréditer Borg en raison de ses convictions personnelles sur les questions sociales comme l'avortement et le mariage, M. Borg s'est avéré être un bon candidat pour le poste. Le député a convaincu non seulement par sa qualification professionnelle, mais par son excellente performance lors des auditions parlementaires la semaine dernière. C'est un grand jour pour la démocratie en Europe! Aujourd'hui, les principes fondamentaux de l'Union européenne - la subsidiarité, la liberté de conscience et la liberté d'expression - ont été confirmés.

    Compte tenu de la campagne de lobbying dur qui a été montée contre M. Borg et ses convictions personnelles depuis sa désignation, une majorité de députés ont montré par le vote d'aujourd'hui qu'il ya place, dans une démocratie moderne, pour un large éventail de points de vue personnels et politiques Le vote montre clairement que la plupart des Européens ne veulent pas mettre à l'ordre du jour l'étroitesse et l'intolérance sociale que certains groupes de pression ont manidestées lors de leur campagne contre Tonio Borg. 

    European Dignity Watch félicite M. Borg pour la confiance qui lui a été donnée par le Parlement européen et remercie tous les députés qui ont voté aujourd'hui en faveur d'une diversité de points de vue - et qui ont donc soutenu une société tolérante et démocratique de l'Europe.

  • Luxembourg : l'avortement de confort fourgué à la sauvette ?

    IMPRIMER

    De : FÉDÉRATION PRO EUROPA CHRISTIANA 

    ALERTE au Luxembourg : demain sera votée le projet de loi qui légalise l'«avortement de confort»

    Le projet de loi 6103 portant modification des articles 351, 353 et 353-1 du Code pénal sera voté demain, jeudi 21 novembre à partir de 14 hrs, à la Chambre des députés du Grand-Duché de Luxembourg.

    Par une manœuvre peu digne d'un parlement démocratique, le compte-rendu de la réunion de la Commission juridique du 7 novembre dernier, fixant la date de la discussion du projet, n'a été rendue publique qu'à la dernière minute.

    Ce projet est néfaste. Il consacre la totale autonomie de la femme dans sa décision d'avorter. Il suffit à une femme de déclarer que la grossesse la place en situation de détresse pour qu'elle ait le droit de tuer son bébé, bien que cette décision puisse ne résulter que de futiles raisons de convenance.

    Pour les mineures non émancipées, le projet de loi 6103 admet le principe de leur autonomie de décision par rapport aux parents et le principe d'un tiers garant, mais à peine oblige le médecin à s'efforcer d'obtenir préalablement le consentement de la jeune fille pour que les représentants légaux soient consultés.

    Mobilisez-vous et informez vos contacts. Écrivez aux députés. La liste de députés se trouve ici. En cliquant sur un nom, on trouve sur le menu qui s'ouvre l'adresse électronique du député en question. Privilégiez les députés du groupe chrétien-démocrate CSV, du Premier ministre Jean-Claude Juncker, en leur demandant de voter contre le projet… ou de changer le nom du parti qui n'a plus rien de chrétien!Non aux « avortements de confort » !

    Non à l'anéantissement du droit des parents et à l'introduction de la zizanie dans la vie de famille !
  • Pension ou euthanasie ? C'est au bureau 1.04

    IMPRIMER

    image004.jpgC'est tout de même interpellant pour la personne à l’aube de sa pension lorsqu'elle se trouve face à cet écriteau "Pension-Euthanasie bureau -1.04"

    L’administration communale de Schaerbeek innoverait-elle pour réaliser des économies en proposant aux pensionnés de rédiger dans un même élan leur Déclaration anticipée d’euthanasie ?

    Ne-peut-on y voir un incitant ? A tout le moins une rationalisation pour évacuer les vieux, les handicapés, les infirmes ?

    Comment ne pas se sentir à tout le moins poussé dans le dos vers la sortie…

    Et en ce sens, cela ne nous amènerait-il pas à penser que les vieux sont de trop et constituent un obstacle à l’équilibre des dépenses publiques ?

    (Merci à notre amie C.B.)

  • La France contre le mariage gay : prendre du souffle

    IMPRIMER

    Lu dans « Famille chrétienne » :

    « Deux jours après La Manif pour tous qui a fait descendre dans la rue nombre d’opposants au « mariage pour tous », Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, en dresse le bilan. Et appelle à la mobilisation pour la prochaine manifestation du dimanche 13 janvier 2013.

    Quel est votre bilan des manifestations qui se sont déroulées dans plusieurs villes de France contre le projet gouvernemental de « mariage pour tous » ?

    Pour nous, c’est une réussite stupéfiante ! Déjà, nous avions été heureusement surpris le 23 octobre dernier du nombre de personnes qui s’étaient rendues dans l’un des soixante-quinze rassemblements organisés en province par Alliance VITA. Depuis l’élection de François Hollande, nous avons eu énormément d’appels de personnes très inquiètes de la mesure 31. Ce n’était pas qu’un bouillonnement. La manifestation du 17 novembre le prouve : c’est quand même la plus grande manifestation qui a eu lieu à Paris cette année!

    Lire la suite

  • Des jeunes chrétiens bientôt jugés au Vietnam ?

    IMPRIMER

    Le procès des jeunes chrétiens de Vinh et Thanh Hoa est imminent (MEP)

    Les informations les plus récentes transmises par les avocats et les parents des jeunes chrétiens de Vinh et de Thanh Hoa arrêtés et internés de juillet à décembre 2011, donnent à penser que leur procès ne saurait tarder désormais. Pour un certain nombre d'entre eux, sinon pour tous, l'instruction est terminée et les dossiers ont déjà été transférés au tribunal populaire de la province du Nghê An où ils doivent être jugés.

    Bien que la date du procès n’ait pas encore été annoncée, les parents et l'entourage de l'accusé se montrent préoccupés du type de sentence qui sera prononcée ce jour-là. L'avocat Ha Huy Son qui, à la demande des familles, assure la défense de trois des jeunes accusés a rapporté que l'on était entré dans la période de préparation du jugement. Le parquet populaire suprême a fait parvenir l'acte d’accusation aux autorités provinciales et les dossiers sont déjà entre les mains des juges du tribunal populaire.

    (Rappelons que ces jeunes sont accusés de s'être livré à de la propagande antigouvernementale.)

  • Ces dérives de la médecine moderne qui alertent les praticiens catholiques

    IMPRIMER

    Les défis de la médecine aujourd'hui - La vision des médecins catholiques

    ZENIT.org - H. Sergio Mora - Traduction d’Océane Le Gal

    (ZENIT.org) –  Des cosmétiques à base d’embryon humain, une euthanasie rampante qui, peu à peu, s’installe par « voie d’omission »  et non parce qu’une loi vous y autorise, la tendance culturelle à assimiler le patient à un puits de pétrole : tels sont tous les thèmes qui interpellent la Fédération internationale des associations des médecins catholiques (FIAMC).Et parmi toutes ces questions, une ne doit pas être oubliée, celle qui a trait aux problèmes de la vie dès sa conception, explique le président de la FIAMC, José Maria Simon, aux lecteurs de Zenit, en marge de la rencontre entre Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, le Congrès européen des médecins catholiques (AMCI - FEAMC), l'Association Médecins catholiques italiens (AMCI) et les participants de la conférence internationale des hôpitaux catholiques, qui a eu lieu samedi dernier, 17 novembre, dans la salle Paul VI du Vatican.

    Zenit - Docteur Simon, tout d’abord dites-nous ce qu’est la Fédération internationale des Associations des médecins catholiques ?

    José Maria Simon - C’est une vieille institution de droit pontifical qui s’occupe de la formation morale des médecins, mais aussi de celle des étudiants et du personnel sanitaire en général. Nous exerçons par ailleurs une activité de coopération sur des questions liées à la maternité, Notre travail s’étend au plus grande nombre de pays possibles et dans les organisations internationale, de manière à ce que notre vision chrétienne de la médecine puisse être mieux comprise et acceptée.

    Existe-t-il de nouveaux défis pour la médecine d’aujourd’hui ?

    Oui, il y en a , mais toujours autour des mêmes problèmes : ne pas voir son prochain comme une source de revenu ; la défense de la vie, dès sa conception jusqu’à sa mort naturelle, et la transmission de cette vie ; le respect spontanée du cadavre ou pour l’embryon mort qui reste tout de même un symbole de la personne et ne peut être utilisé comme bon nous semble.

    Lire la suite

  • La France catholique contre le mariage gay : accentuer la pression

    IMPRIMER

    La mobilisation des catholiques lors des manifestations du week-end dernier ?  Peuvent mieux faire, a déclaré ce mardi l’archevêque de Rennes, Mgr Pierre d'Ornellas :

    « Toutes les personnes qui réfléchissent, qui prennent le temps de réfléchir, devraient manifester davantage, puisque le gouvernement a fait le choix que le débat aurait lieu simplement au Parlement". "Dans ce cas-là, si c'est au Parlement, il faut que ceux qui représentent le peuple français connaissent ce que pense le peuple français. Le vote n'est pas un blanc-seing à celui qui est élu".

    Interrogé pour savoir si nous devons descendre dans la rue, le prélat a répondu:

    "Si les gens qui réfléchissent pensent que c'est le meilleur moyen de faire entendre leur position, bien sûr".

    Il a dit observer une analogie avec les manifestations de 1984 en faveur de l'école privée, un "principe fondamental" étant à nouveau menacé.

    Mgr d'Ornellas réunissait à Rennes plusieurs centaines de représentants de paroisses et d'associations pour une réunion consacrée au projet de loi. Il a qualifié ce texte d'"injuste" car il introduira une "discrimination" entre des enfants qui auraient un père et une mère et ceux qui auraient des parents du même sexe. Il a qualifié l'expression de "mariage pour tous" de "choquante et inappropriée" car elle exclut selon lui les personnes qui ne peuvent se marier, comme les handicapés mentaux. »

    Lu sur le blog « Salon beige », ici Mgr d'Ornellas nous demande de manifester davantage

    Rendez-vous le 13 janvier ? Les évêques ne ménagent apparemment pas leurs efforts. Vu d'Outre-Quiévrain, on se prend à rêver...

  • Avortement : l'Irlande pourra-t-elle résister aux énormes pressions ?

    IMPRIMER

    Jeanne Smits revient sur "l'affaire Savita" : 

    La pression monte pour légaliser la mise à mort des tout-petits irlandais

    ... tandis que la "Présidente de la Commission sur l'égalité et la non-discrimination" de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe y va de son couplet dans ce communiqué de presse :

    Législation irlandaise sur l’avortement : des changements sont nécessaires pour protéger les droits et la dignité des femmes Strasbourg, 19.11.2012 –

    Suite au décès en Irlande de Savita Halappanavar, à qui une interruption de grossesse avait été refusée malgré les graves complications que présentait sa grossesse, Tina Acketoft (Suède, ADLE), Présidente de la Commission sur l'égalité et la non-discrimination de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), a exprimé sa profonde indignation.

    Les médecins ont refusé de pratiquer un avortement alors même que le fœtus que portait Savita n'avait aucune chance de survivre. Ils l’ont laissée souffrir et implorer de l'aide jusqu'à ce qu'elle meure. Je considère ce qui est arrivé à Savita comme une insulte à la dignité humaine et une grave forme de violence », a déclaré Mme Acketoft.

    J'invite les autorités irlandaises à prendre immédiatement des mesures pour aligner la législation irlandaise sur les normes européennes et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme. Le seul moyen de faire en sorte que cette mort inquiétante soit un peu moins vaine consiste à s'assurer qu'aucune femme ne meure plus en Irlande parce qu'on lui aura refusé un avortement légal », a-t-elle conclu.

    Telles sont les dérives d'une perception où le "compassionnel" prend le pas sur une approche objective car c'est bien la règle du respect de la vie humaine qui est ici en cause.

  • Massachusetts : rejet du "suicide assisté"

    IMPRIMER
    Etats-Unis : le Massachusetts rejette le suicide assisté
    le card. O'Malley à l'assemblée des évêques des Etats-Unis

    Ann Schneible - Traduction d’Hélène Ginabat (ZENIT.org)

    Le cardinal Sean O'Malley a salué le rejet d’un projet de loi qui aurait légalisé, dans le Massachusetts, le suicide médicalement assisté des malades en phase terminale. Il invite à promouvoir les soins palliatifs.

    L’archevêque de Boston a en effet évoqué ce fait lors de l'assemblée annuelle d'automne de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB), lundi 13 novembre.

    Le projet de loi sur le suicide médicalement assisté a été rejeté de justesse lors du vote des habitants du Massachussets, le 6 novembre dernier. Cette mesure aurait légalisé le suicide médicalement assisté dans cet Etat américain pour les patients en phase terminale.

    Les diocèses du Massachusetts ont uni leurs forces à celles d'autres groupes religieux pour s’opposer au projet de loi. Diverses associations, médicales ou non, se sont également opposées à cette mesure

    « Le suicide médicalement assisté est une menace morale et éthique de la société, de la profession médicale, de la communauté des personnes handicapées et du bien commun », a déclaré le cardinal O’Malley : « Il apporte la mort spirituelle, une dépréciation de la vie humaine, et corrompt la profession médicale ».

    Le serment d’Hippocrate stipule en effet que le médecin ne remettra à personne une drogue mortelle si on la lui demande, ni ne prendra l'initiative d'une telle suggestion.

    Lire la suite

  • Diocèse de Tournai : l’Eglise dans l’espace public

    IMPRIMER

    Lu sur le site du diocèse, cette analyse intéressante :

    Dans les années 1990, les évêques de Belgique ont conclu avec le ministre de la Justice un accord administratif en vue de nommer, dans les postes vacants de vicaires, des assistants paroissiaux qui, dans le diocèse de Tournai, ont été intégrés aux animateurs en pastorale (tous les animateurs en pastorale n'ont pas un traitement du ministère de la Justice). Comme il s'agissait d'un accord administratif, et non d'une loi votée par le Parlement fédéral, des questions ont été posées lorsque le premier assistant paroissial a demandé d'être admis à la retraite. En décembre 2004, la ministre de la Justice a régularisé la situation des 261 assistants paroissiaux existants, tout en déclarant le cadre extinctif. En juillet 2005, la Loi-Programme a encore admis la nomination de 40 assistants paroissiaux. En même temps, des questions ont été posées à l'ensemble des cultes reconnus par la Constitution, ainsi qu'au Conseil central laïque, à propos des traitements, du cumul de traitements et de l'âge de la pension. Une Commission des Sages, installée par la ministre de la Justice en novembre 2005 dans le but de faire des recommandations sur ces points, en accord avec les cultes reconnus et le Conseil central laïque, a remis son rapport fin 2006. Pour aider les prêtres âgés à envisager leur avenir dans la confiance, une publication a vu le jour : Les prêtres âgés, 1998

    Parmi les lieux où l'Eglise a un aspect sociétal évident, nous comptons tous les aspects de la diaconie, le service qu'elle rend aux communautés chrétiennes et le service qu'elle rend à la société. Si, autrefois, les lieux les plus marquants ont été les soins de santé et l'enseignement, animés tant par les diocèses que par les congrégations religieuses, il n'en va plus de même aujourd'hui. Grâce à l'Action Catholique, au début des années 1920, l'Eglise a pris la mesure de l'évangélisation des jeunes, des adultes et des personnes âgées, selon les catégories professionnelles et les milieux de vie. Quatre-vingts ans plus tard, la diaconie s'est considérablement diversifiée. Aujourd'hui elle fait davantage partie de l'ensemble de la pastorale du diocèse. Nous y reviendrons plus tard. Nous pouvons en tout cas reconnaître le souci des jeunes : Sur les chemins des jeunes, 2001; Ecoles fondamentales catholiques et paroisses, 2006.

    Suite à la reconnaissance des différents cultes et du Conseil central laïque depuis l'indépendance de la Belgique, il est utile de relire les articles de la Constitution sur les relations entre l'Etat et l'exercice de la liberté d'opinion et des cultes. Ce sont les articles 10 (tous les Belges sont égaux devant la loi) ; 11 (pas de discrimination) ; 19 (liberté des cultes, celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toute matière, sauf en cas de délits commis à l'occasion de l'usage de ces libertés) ; 20 (nul ne peut être contraint de concourir d'une manière quelconque aux actes et aux cérémonies d'un culte, ni d'en observer les jours de repos) ; 21 ( l'Etat n'a le droit d'intervenir ni dans la nomination ni dans l'installation des ministres d'un culte quelconque, ni de défendre à ceux-ci de correspondre avec leurs supérieurs, et de publier leurs actes, sauf, en ce dernier cas, la responsabilité ordinaire en matière de presse et de publication) ; 181 (les traitements et pensions des ministres des cultes et des délégués des organisations reconnues par la loi qui offrent une assistance morale selon une conception philosophique non confessionnelle).

    L'interprétation actuelle des articles mentionnés est, en général, peu connue. Je reprends les conclusions de la Commission des Sages, dans son rapport présenté fin 2006 (p.6-7). L'Etat belge n'opte pas pour une neutralité de l'Etat vis-à-vis des cultes sous la forme d'une abstention d'intervention financière. Il y prévaut au contraire un pluralisme philosophique activement soutenu qui constitue à une jouissance effective de la liberté de culte. Il en résulte aussi que le système belge ne peut pas être qualifié de système de séparation entre l'Eglise et l'Etat. On ne peut également pas parler d'unité entre les deux dans la mesure où le pouvoir civil ne peut s'immiscer dans les questions religieuses. Le système a jadis été défini comme étant un système d'indépendance mutuelle ou, récemment, de neutralité bienveillante. Un système indemnitaire de rémunération des prêtres de l'Eglise catholique existait depuis la révolution dans l'Etat français à titre de compensation pour la nationalisation des biens de l'Eglise. Le régime napoléonien adopta ce système, qui fut étendu au culte protestant, pour les départements belges. Le système fut maintenu par l'autorité néerlandaise. Dès 1830, l'Etat belge, enfin, qui maintint la justification indemnitaire en ce qui concerne le culte catholique, y ajouta une justification sociale par la référence à l'utilité d'un culte, ce qui permit d'étendre le financement aux ministres du culte israélite (1831), puis aux culte anglican (1835), islamique (1974), orthodoxe (1985) et finalement aux communautés non confessionnelles (1993). C'est ainsi que, progressivement, le subventionnement des cultes reconnus et de la communauté non confessionnelle a pris une autre signification que celle de la compensation d'une injustice subie : il s'agit d'une indemnité pour un service social.

    Lorsque nous analysons l'impact de l'Eglise catholique dans l'espace public en Belgique depuis 1830, nous constatons aussi de très grandes évolutions. En dehors du conflit à propos de l'enseignement libre confessionnel catholique, il faut reconnaître que l'Eglise catholique s'est très bien adaptée au régime constitutionnel belge, basé sur le respect des libertés, selon la doctrine en vigueur au 19e siècle. Beaucoup connaissent l'influence du Cardinal Mercier au cours de la première guerre mondiale, dans la résistance à l'envahisseur allemand ; certains ont réagi à l'action du Cardinal Van Roey dans son soutien au Roi Léopold III, au début de la deuxième guerre mondiale et à la fin des années 1940. Une sorte de rupture est intervenue avec le Cardinal Suenens, qui a exercé la charge d'archevêque de Malines-Bruxelles de 1962 à 1980. L'affaire de la splitsing de l'Université Catholique de Louvain a poussé quelques évêques à devenir nettement moins présents dans l'espace public, tout au moins dans le domaine politique. Pourquoi ? Sans doute en raison de la doctrine conciliaire sur la liberté religieuse (Dignitatis Humanae), sur la mission de l'Eglise dans le monde de ce temps (Gaudium et Spes) et sur la mission spécifique des fidèles laïcs de l'Eglise catholique dans la société (les documents sur l'Eglise et l'apostolat des laïcs, Apostolicam Actuositatem). De plus, l'Eglise catholique a été de moins en moins liée à un parti politique. Quarante ans après Vatican II, nous devons reconnaître que les évêques sont intervenus régulièrement dans l'espace public pour souligner l'engagement au service de grands domaines de l'humanité : la vocation de l'Europe ; construire l'Europe ; la défense des plus faibles ; désarmer pour survivre ; l'année de l'enfant ; responsabilité des chrétiens vis-à-vis de l'Europe d'aujourd'hui et de demain ; les chrétiens et la crise ; l'année internationale des personnes handicapées ; désarmer pour construire la paix ; une année de la famille ; la loi relative à l'interruption de grossesse ; l'accompagnement des malades à l'approche de la mort ; migrants et réfugiés parmi nous ; choisir le mariage ; l'envoi des chrétiens dans le monde ; l'école catholique au début du 21e siècle.

    Lire la suite

  • France: La nouvelle religion d'Etat expliquée par Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale

    IMPRIMER