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Culture - Page 253

  • Les sociétés occidentales face au défi de l'intégration des communautés musulmanes

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    Le défi de l'intégration des communautés musulmanes (source)

    Écrit par Samir Khalil Samir le .

    Samir Khalil Samir est un jésuite égyptien, spécialiste de l’Orient chrétien et musulman. Dans son livre Les raisons de ne pas craindre l’Islam (voir recension ici), il aborde la difficile question de l’intégration des communautés étrangères, en particulier musulmane, en Europe. Nous avons sélectionné ici quelques passages de ce livre.

    — Presque tous les pays qui ont connu l’intégration du tiers-monde ces dernières années s’interrogent sur les chemins à suivre pour réaliser au mieux l’intégration des étrangers. Quel est votre avis sur les modèles qui ont été adoptés en Europe jusqu’à présent ?

    Il existe trois modèles pris comme référence jusqu’à maintenant.

    1) L’assimilation

    Selon ce schéma, l’étranger doit complètement s’intégrer, non seulement aux lois et à la langue du pays d’accueil mais aussi à sa culture et à ses mœurs en renonçant à ses propres particularités. C’est en gros la recette française, proposée au nom de la laïcité qui fait que tous sont théoriquement égaux devant l’Etat, une recette qui a montré ses limites car elle présuppose et exige une identification intégrale des citoyens avec l’Etat et la suppression de toute différence, ce qui dans les faits est impossible à réaliser et à contrôler.

    2) Le melting-pot

    C’est le modèle américain du creuset où les immigrés doivent se fondre dans la population locale, en gardant quelques prérogatives au niveau de la culture et des mœurs. Ce modèle a eu le mérite de renforcer le sens de l’appartenance des minorités à la plus grande nation du monde, en leur conférant une fierté légitime, symbolisée par le drapeau, par l’hymne et par la participation à quelques grands événements collectifs.

    Pourtant le melting-pot montre ses limites justement sous l’effet des nouveaux flux migratoires et des différents taux de croissance démographique dans les diverses communautés ethniques, facteurs qui provoquent la crise de l’ensemble des valeurs partagées qui formaient le noyau dur de la société américaine, le Wasp (white anglo-saxon protestant). Ceux qui représentaient des minorités sont déjà ou s’apprêtent à devenir des majorités, ils réclament des droits et le pouvoir, ils brisent les équilibres qui s’étaient renforcés, ils veulent de nouvelles règles.

    3) La société multiculturelle

    Le troisième modèle, qui est attentivement observé en Europe, est celui du multiculturalisme. Il se fonde sur le principe que toutes les cultures sont dignes et peuvent aisément cohabiter et que la pluralité des expressions est en soi une garantie de richesse et d’amélioration de la cohabitation sociale.

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  • A Pampelune : une exposition "artistique" sacrilège avec des hosties consacrées

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    Lu sur le site de Famille Chrétienne (Guilhem Dargnies) :

    À Pampelune, une profanation d’hosties sous couvert « artistique »

    À Pampelune (Espagne), un artiste a profané des hosties consacrées avec l’aval de la municipalité. Une association d’avocats chrétiens(1)réagit. Explications avec sa présidente, Me Polonia Castellanos.

    Que s’est-il passé à Pampelune ?

    La mairie a autorisé la tenue d’une exposition au cours de laquelle des hosties consacrées soustraites au service de la communion des fidèles ont été disposées sur le sol pour former le mot « pédérastie ». L’auteur de cette exposition a également posé nu devant ces hosties consacrées. Sont aussi exposées des photos où l’on voit l’auteur de ces faits à la messe, comme s’il communiait. Mais en fait de communier, il mettait l’hostie consacrée de côté, en vue de la réalisation de cette exposition. L’auteur revendique avoir ainsi subtilisé 248 hosties consacrées. Quant aux photos, elles ont également été publiées sur les réseaux sociaux.Depuis, nous avons envoyé une alerte. Un destinataire s’est rendu à l’exposition et il a emporté, pensons-nous, toutes les hosties consacrées pour les déposer en lieu sûr, dans une église. C’est-à-dire là où elles doivent être !

    Depuis, vous avez également déposé plainte…

    Oui, parce que ces faits sont constitutifs d’un délit au sens du code pénal espagnol. À ce stade, nous avons déposé plainte contre l’auteur du délit uniquement. Et nous avons demandé à la mairie de Pampelune de fermer cette exposition et de retirer cette œuvre profanatoire. Si, d’ici jeudi, la mairie de Pampelune ne retire pas cette œuvre, nous déposerons plainte également contre la mairie pour complicité – de fait, l’adjointe à la Culture elle-même a inauguré cette exposition – et pour avoir permis que tout ceci soit réalisé dans un espace municipal financé par les impôts de tous les citoyens.

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  • Quand le non-art contemporain s'apprête à trôner à Bruxelles, place de Brouckère

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    On lit aujourd'hui sur LaLibre.be

    Il n’y a pas que le terrorisme. Bruxelles-Ville a approuvé ce lundi soir une convention avec l’artiste britannique d’origine indienne Anish Kapoor, pour l’étude d’une sculpture monumentale à placer sur la place De Brouckère, en plein piétonnier. Cette œuvre devrait être la première d’un vrai parcours d’art contemporain en ville que Bruxelles veut créer. L’œuvre de Kapoor sera financée par des mécènes privés (le financement est organisé par la Fondation Roi Baudouin). 

    Rappelons que Kapoor est une des plus grandes stars de l’art mondial. Il a récemment défrayé la chronique à Versailles, enthousiasmé au Couvent de La Tourette près de Lyon, et deux de ses oeuvres monumentales entreront dans le Rijksmuseum d’Amsterdam à la fin du mois. 

    C'est le moment de rappeller que la présence d'une "oeuvre" de Kapoor dans le parc de Versailles a suscité la controverse. Baptisée "le vagin de la reine", elle avait même été vandalisée. Ces faits ont inspiré à Jean-Louis Harouel les commentaires suivants (FigaroVox du 18 juin) :

    Anish Kapoor vandalisé : le scandale fait-il l'œuvre d'art ?

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le spécialiste de l'art contemporain, Jean-Louis Harouel, réagit au vandalisme de l'œuvre d'Anish Kapoor. Pour lui, ce genre d'acte contribue à faire de la publicité à des «œuvres» assimilables à des produits financiers.


    Jean-Louis Harouel est professeur de droit à Paris II et auteur notamment de «La grande falsification. L'art contemporain», «Le vrai génie du christianisme» et «Revenir à la nation» (Editions Jean-Cyrille Godefroy).


    L'œuvre du britannique Anish Kapoor, «Dirty Corner» installée dans les jardins du château de Versailles, a été vandalisée. Que cela vous inspire-t-il?

    Jean-Louis Harouel: Pour salubre qu'il soit, cet acte fait aussi le jeu du pseudo-artiste qui a décidé d'insulter aujourd'hui Versailles, les reines de France, l'histoire de France et toute la France. Grâce à l'outrage qu'il fait délibérément à Versailles, il compte faire beaucoup parler de lui, faire connaître mondialement son nom fort ignoré du grand public, faire beaucoup monter sa cote, gagner énormément d'argent. Et le fait qu'on s'en soit pris à sa prétendue œuvre lui apporte un surcroît de publicité qui doit le ravir.

    Cela dit, je crois qu'il est préférable de ne pas prononcer son nom, ni même de savoir son nom. Ce serait lui faire trop d'honneur. Je l'appellerai simplement «l'individu qui insulte aujourd'hui Versailles». Mais en vérité, c'est encore lui accorder trop d'importance que de voir en lui une véritable individualité. Il est seulement un rouage parmi d'autres de cette immense bouffonnerie que l'on appelle fallacieusement «art contemporain».

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  • Fabrice Hadjadj décèle six points de jonction entre technocratie européiste et terrorisme islamiste

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    Lu sur le site de la Revue Limite :

    Terrorisme et technocapitalisme : s’envoyer en l’air en appuyant sur des boutons

    (...) Fabrice Hadjadj évoque aujourd’hui la crise profonde que nous vivons, face à laquelle il est urgent de repenser notre modèle de vie pour ne pas nous comporter en « rival mimétique » face aux barbares que nous combattons.

    La visée première du terrorisme est de produire, comme son nom l’indique, un climat de terreur, de sidération telle que plus rien ne vaut dans l’actualité, dans le discours, sauf à parler de Daesh, de la guerre en Syrie, d’Abdelhamid Abaaoud, de ses commanditaires et de ses complices… Les fauteurs d’attentats réussissent ainsi à « redéfinir l’agenda mondial » et à tout faire tourner autour de leur violence hypnotique, au point de nous faire parfois négliger notre devoir d’état et oublier des luttes les plus fondamentales : il serait par exemple interdit de jouer avec nos enfants, de parler des petits oiseaux, de réciter du Baudelaire ou de réfléchir sur la COP 21 ; et notre combat pour l’écologie intégrale contre le technocapitalisme serait soudain devenu caduc au nom de l’Union Nationale contre l’« ennemi extérieur ».

    Car l’ennemi ne serait qu’extérieur, bien sûr. À première vue, aucun rapport entre l’État islamique et l’État technocratique, entre le fondamentaliste musulman et le transhumaniste occidental : fidéisme, d’un côté, rationalisme, de l’autre ; là, règles de la charia, ici, régime démocratique ; là, famille patriarcale, ici, mariage pour tous, etc. Et pourtant, dès qu’on y regarde de plus près, il est difficile de ne pas voir les liens profonds, structurels, qui les rapprochent et même les identifient.

    Je commencerai par deux indices. Le premier porte le nom de Bruxelles. Où se trouve la « plaque tournante » du djihadisme européen, là sont les institutions européennes. N’est-ce qu’un hasard ? On pourrait en tout cas s’attendre, autour de ces institutions merveilleuses, flambeaux de l’après-guerre, à un rayonnement culturel, historique, gréco-latin, sinon judéo-chrétien. Au contraire, dans Bruxelles-ville, il y a maintenant 30% de musulmans, et 40% à Molenbeek, 50% à Saint-Josse, autres communes de Bruxelles-capitale… Comment ne pas y reconnaître le signe d’un échec total de la « construction » de l’Europe ? Mais aussi, sans avoir à dénoncer avec Bat’Yeor les collusions probables d’une certaine « Eurabia », comment ne pas être poussé à supposer un rapport, entre la technocratie européiste et le terrorisme islamistes – rapport qui ne serait pas que de réaction ?

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  • Un nouveau groupe de musique bruxellois pour évangéliser en jouant de la musique

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    Lu sur aleteia.org :

    Feel God : un nouveau groupe de musique bruxellois

    Évangéliser en jouant de la musique.

    Feel God est un groupe de musique qui vient de naître. Accompagné aux percussions par un jeune frère franciscain, leur projet est de donner un concert par mois à Bruxelles (Belgique). L’objectif de cette formation est d’évangéliser en jouant de la musique chrétienne (Impact, Hillsong, Exo, Jesus culture…).

    Une soirée de louange par mois qui se veut être le nouveau rendez-vous incontournable des Bruxellois.

    Pour plus d’informations sur la page Facebook du groupe

  • Une importante découverte archéologique à Jérusalem

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    Lu sur ihsnews.net :

    forteresse-jerusalem-300x168.jpgDécouverte archéologique de taille à Jérusalem

    Dans cette période particulièrement chargée et lourde au niveau de l’information, la Rédaction d’IHSnews a décidé de vous offrir une journée de pause avec une actualité tournée vers des informations plus légères mais toutes aussi utiles pour l’équilibre tant naturel que spirituel. 

    Avec ce que les archéologues décrivent comme une « solution à l’une des plus grandes énigmes archéologiques de l’Histoire de Jérusalem », les chercheurs de l’Autorité israélienne des Antiquités ont annoncé mardi avoir trouvé les vestiges d’une forteresse utilisée par le roi grec de la dynastie des Séleucides Antiochus IV Épiphane, pendant son siège de Jérusalem en 168 avant notre ère.

    Une section de la fortification a été découverte sous le parking Givati de la Cité de David au sud des murailles de la Vieille Ville et du mont du Temple.

    La fortification aurait fait partie d’un système de défense connu sous le nom de la forteresse Acra, construite par Antiochus pendant qu’il cherchait à étouffer une rébellion sacerdotale juive centrée autour du Temple.

    Antiochus est connu dans la tradition juive comme le méchant de la fête de Hanoukka qui cherchait à interdire les rites religieux juifs, suscitant la révolte des Maccabées.

    La forteresse Acra a été utilisée par les Séleucides d’Antiochus pour surveiller le Temple et maintenir le contrôle sur Jérusalem.

    La forteresse était tenue par des « Juifs hellénisés », qui, selon de nombreux chercheurs, se sont ensuite engagés dans une guerre civile à part entière avec les « Juifs traditionalistes » représentés par les Maccabées. Les mercenaires payés par Antiochus complétaient ses forces de défense.

    La découverte des fondations de l’Acra met un terme à plus d’un siècle d’intense spéculation sur son emplacement, ont déclaré mardi les archéologues.

    La forteresse est mentionnée dans le Livre des Maccabées I et II, et par l’historien juif de l’époque romaine Flavius Joseph.

    Le patrimoine archéologique de la période du contrôle grec séleucide de Jérusalem est rare, un fait qui a contribué à la difficulté de résoudre ce long mystère.

    Mais ces derniers mois, les chercheurs creusant sur le site ont lentement déterré un mur massif, la base d’une tour « avec des proportions impressionnantes », de 20 mètres de long et de quatre mètres de large, a précisé l’Autorité israélienne des Antiquités.

    La base extérieure de la paroi était revêtue d’une couche de poussière, de pierres et de plâtre, une pente glissante délibérément ajoutée à la paroi pour rendre difficile l’escalade des murs par les attaquants.

    Les fouilles, qui se poursuivent depuis 10 ans, ont également révélé des pierres de fronde en plomb, des pointes de flèches et les pierres tirées par une baliste et une ancienne catapulte en bronze.

    Les pierres de baliste ont été estampillées avec l’image d’une fourche, le symbole du règne d’Antiochus. Des pièces trouvées à l’emplacement des fouilles étaient datées du règne d’Antiochus IV au règne d’Antiochos VII, décédé en 129 avant notre ère.

    Ces trouvailles sont des « restes silencieux des batailles qui ont eu lieu là à l’époque des Hasmonéens », la famille sacerdotale qui a mené la rébellion des Maccabées, ont précisé les archéologues.

    La forteresse Acra est restée un bastion symbolique et stratégique de la puissance séleucide à Jérusalem, jusqu’à ce qu’elle ait finalement été conquise par Simon Maccabée en 141 avant notre ère, après un long siège au cours duquel le souverain hasmonéen a essentiellement poussé les défenseurs grecs à la famine.

    « Cette découverte sensationnelle nous permet pour la première fois de reconstruire l’aménagement de la population et l’apparence réelle de la ville à la veille de la révolte des Hasmonéens », se sont extasiés les responsables des fouilles Dr Doron Ben-Ami, Yana Tchekhanovets et Salomé Cohen.

    « Les nouvelles découvertes archéologiques témoignent de la mise en place d’un bastion bien fortifié, construit sur la haute falaise rocheuse donnant sur les pentes abruptes de la colline de la Cité de David », ont-ils expliqué.

    « Ce bastion contrôlait tous les moyens d’approche au Temple et coupait le Temple de la partie sud de la ville. Les nombreuses pièces de monnaie datant du règne d’Antiochus IV [Épiphane] à celle d’Antiochus VII [Sidétès] et le grand nombre de pots de vin (amphores) qui ont été importés de la région égéenne à Jérusalem et ont été trouvés sur le site, témoignent de l’âge de la citadelle, ainsi que de l’identité non-juive de ses habitants ».

    P. N. Harrister

  • "Crée en moi un coeur pur"; la réponse des évêques américains à la pornographie

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    Sans titre.pngSur le site de la Conférence des évêques des Etats-Unis :

    Create In Me A Clean Heart

    A Pastoral Response to Pornography

    At their November 2015 General Assembly, the U.S. bishops approved the formal statement "Create in Me a Clean Heart: A Pastoral Response to Pornography" with an almost unanimous vote. 

    Bishop Richard J. Malone of Buffalo, chairman of the Committee on Laity, Marriage, Family Life and Youth, which directed the statement's development, said: "My brother bishops' approval of this statement shows our collective concern for the widespread problem of pornography in our culture today. As the statement says, virtually everyone is affected by pornography in some way. So many people –including within the Church– are in need of Christ's abundant mercy and healing. My hope is that the statement can serve as a foundation and catalyst for increased pastoral attention to this challenge at the national and local level."

    The full text of the statement: Create in Me a Clean Heart: A Pastoral Response to Pornography

    "Create in Me a Clean Heart" will be made available in both English and Spanish. A print version is forthcoming. Please check back for further updates and additional resources.

  • L’Eglise latine a-t-elle perdu l’esprit de toute liturgie ?

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    Une réflexion de Denis Crouan postée aujourd’hui  sur son site « Pro liturgia » :

    La liturgie de Pâques célébrée à Notre-Dame de Paris : cliquer ici.
    La liturgie de Pâques célébrée à la cathédrale de Moscou : cliquer ici (passer l’introduction). La procession autour de la cathédrale est impressionnante, toute comme l'annonce de la résurrection faite aux fidèles qui répondent au célébrant avec une joie visible sur les visages.

    Imaginons alors ce que peut penser de notre liturgie (solennelle !) et de notre clergé un chrétien orthodoxe assistant à une messe “à la française”...
    Qu’est-ce qui fait la différence ? Chez les orthodoxes :
    - il n’y a pas eu de rupture dans la transmission des rites expressifs ;
    - la mémoire, l’enracinement et la fidélité sont des éléments essentiels ;
    - il n’y a pas d’animation liturgique ;
    - il n’existe pas de “messes des familles” puisque les fidèles participent “en famille” à une liturgie qui est la même pour tous (gage de transmission d'une génération à l'autre) ;
    - les fidèles - parmi lesquels beaucoup de jeunes présents - baignent pendant 6 heures (!) dans une liturgie terrestre qui reflète la liturgie céleste et qui, à ce titre, suscite l’attention, l’admiration, et permet l’élévation de l’âme ;
    - la dignité des ministres et leur hiératisme impose de façon naturelle une tenue digne et respectueuse chez les fidèles ;
    - l'appauvrissement de la liturgie est considéré comme une insulte à la Divine Majesté ainsi qu'à une spoliation de la beauté à laquelle ont droit tous les fidèles, surtout les plus pauvres d'entre eux. »

    http://www.proliturgia.org/

    Il faut relire l’ « Esprit de la Liturgie » de Joseph Ratzinger ( éditions  Ad Solem , Paris, novembre 2001)

    JPSC

  • Pour Rémi Brague, on ne peut pas survivre sans Dieu

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    De LibertéPolitique.com (François de Lens) :

    Rémi Brague : « On ne peut pas survivre sans Dieu »

    Rémi Brague : « On ne peut pas survivre sans Dieu »

    Rémi Brague est philosophe, membre de l’Institut. Dans son dernier livre, Le Règne de l’homme(Gallimard) — le dernier volet d’une trilogie consacrée à la manière dont l’homme a pensé successivement son rapport au monde, à Dieu puis à lui-même — il décrit la montée en puissance du projet moderne. Et son échec.

    En se coupant de son passé pour aller toujours plus de l’avant, l’homme moderne s’est-il empêché de penser l’avenir, et donc de le réaliser ?

    Le passé n’est pas un boulet que nous traînerions au pied et qui nous entraverait. Il est au contraire ce sur quoi nous nous appuyons pour avancer. Nous ne pouvons nous comprendre comme porteurs d’avenir que si nous commençons par nous comprendre comme héritiers du passé.

    Nous ne sommes gros d’avenir que si nous sommes lourds de passé. Nous ne serons les parents de nos enfants que si nous sommes conscients d’avoir été d’abord les enfants de nos parents. Nous ne transmettrons aux générations futures que si nous nous sentons, pour ainsi dire, transmis nous-mêmes.

    Pour que l’homme puisse régner, il fallait le couper de Dieu, faire « table rase ».Mais ce plan ne s’est-il pas retourné contre l’homme lui-même, en l’amenant à s’idolâtrer ?

    Il a fallu commencer par se faire de Dieu une certaine idée, particulièrement imbécile. C’est celle d’un adversaire qu’il faut abaisser pour que l’homme puisse s’élever. Comme s’il existait une sorte de balançoire : quand Dieu monte, l’homme descend, et réciproquement. On peut à la rigueur la trouver chez Hérodote, avec son idée de la nemesis, une sorte de jalousie des dieux devant le bonheur des hommes. Elle est plus claire chez Feuerbach, puis chez Nietzsche.

    Depuis le christianisme, pour lequel Dieu se laisse crucifier pour libérer l’homme, il faut laisser cette image plus ou moins consciente là où elle a sa place, c’est-à-dire à la nursery, si ce n’est à l’asile.

    Des auteurs du xixe siècle ont déjà dénoncé l’auto-idolâtrie de l’homme moderne : un chrétien comme Baudelaire, ou un agnostique comme Flaubert. Mais au fond, toute idolâtrie est une idolâtrie de soi-même. Ce que nous appelons des idoles sont au fond des miroirs que nous tendons à notre propre désir.

    L’homme peut-il survivre, ou plutôt peut-il vouloir survivre sans Dieu ?

    Le « ou plutôt » par lequel vous précisez votre question met le doigt sur le point essentiel : vouloir. Nous vivons une sorte de « triomphe de la volonté », en ce que l’homme décide de plus en plus de ce qu’il est, et déjà, de savoir s’il existera. Mais comment décider que notre volonté doit mener à la vie plutôt qu’à la mort ? Le suicide est lui aussi un acte volontaire, et qui n’est même pas sans une certaine noblesse.

    Survivre sans Dieu ? L’expérience commence à nous montrer que non. Les groupes sociaux qui se définissent comme « séculiers » sont particulièrement inféconds. Et certains disent très explicitement qu’il est moralement mal d’avoir des enfants. Un marchand de soupe « philosophique », qui se proclame hédoniste, donc faire du plaisir le souverain bien, le déclare à qui veut l’entendre.

    Mais finalement, vive Darwin ! Nous procédons à une sorte de sélection naturelle — ou surnaturelle. Les groupes humains qui veulent survivre, et qui en prennent les moyens, survivront. Quant à ceux dont les comportements montrent qu’ils veulent la mort, ils l’auront. Mais qu’on se rassure : sans violence, par simple extinction. Vous vouliez la mort ? Vous l’avez. Alors, de quoi vous plaignez-vous ?  

    Pour faire advenir le projet moderne, l’homme a dû dominer la nature, grâce à la technique. Quelle est la place de la nature, dans un monde moderne qui rejette tout ordre, naturel ou divin ?

    La nature n’y est guère vue plus que comme un réservoir d’énergie, ou une carrière d’où extraire des matières premières. Ou alors, nous la rêvons comme un jardin dans lequel nous pouvons nous délasser.

    On peut noter d’ailleurs que, comme cela se produit souvent, exagérer dans une direction mène, par contrecoup, à aller trop loin dans la direction opposée. Je pense à une certaine tendance à diviniser la Nature, chez les « Philosophes » autoproclamés des « Lumières » françaises. Et aussi, de nos jours, à la figure de Gaia, la Terre, à laquelle certains adeptes de l’écologie dite « profonde » rêvent de sacrifier l’homme.

    À égale distance de ces deux extrêmes, il serait bon d’en revenir à la nature « vicaire de Dieu » dont parlent Alain de Lille au XIIe siècle, puis le Roman de la Rose au XIIIe : puissante, belle, inventive, mais subordonnée ; créative, mais sans qu’on la confonde avec le Créateur. 

    Propos recueillis par François de Lens.

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  • « Eia ! Mater » : un nouveau cycle d’initiation au chant grégorien

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    Ouvert à tous : ça se passe à Liège. Encore quelques jours pour s’inscrire : avis aux amateurs.


    logo_bleu_small.jpgUn nouveau cycle de cours organisé par l’académie de chant grégorien à Liège ouvre ses portes le samedi 21 novembre 2015 à 15 heures, dans les locaux de l’église du Saint-Sacrement (Bd d’avroy, 132). De novembre 2015 à juin 2016, il réunira deux samedis après midi (15h00-17h30) par mois une trentaine d’apprenants placés sous la direction de Maurice Besonhé. Le cycle se clôturera par un concert et une messe festive le samedi 11 juin 2016 avec le concours de l’Ensemble vocal  Liber Vermeil (dir. Alicia Santos)

    cours-liege-2015.jpgAncien élève du conservatoire de Verviers, M. Besonhé a pratiqué le chant choral au sein de la Maîtrise de cette Ville (sous la direction de J.-M. Allepaerts) et découvert la sémiologie grégorienne avec d’éminents spécialistes : Hubert Schoonbroodt, Carlo Hommel et Marcel Pérès. Chantre d’église, il fut aussi titulaire des orgues de l’église Notre-Dame et Saint-Remacle à Spa, de 1994 à 2014.

    Les cours de l’académie de chant grégorien à Liège sont dédiés à l’étude du plain chant et de ses dérivés les plus proches : le déchant et l’organum. Au programme de cette année : un florilège de mélodies consacrées à la Mère de Dieu, depuis les temps carolingiens jusqu’au siècle de Louis XIV. Ces cours sont ouverts à tous sans pré-requis, même si une expérience musicale est la bienvenue.

    Calendrier des cours du cycle 2015-2016 : 

    ● Les samedis 21 novembre et 5 décembre 2015, 16 et 30 janvier, 13 et 27 février, 12  mars,  9 et 23  avril,  7 et 21 mai , 4 juin 2016,  de 15h à 17h30 ● Le  vendredi 10 juin 2016,  de 19h30 à 21h30 : répétition générale  ● Le samedi 11 juin 2016, de 16h à 18h : concert et messe de clôture avec le concours de l’Ensemble Liber Vermeil (dir. Alicia Santos)

    Renseignements et inscriptions : email academiedechantgregorienliege@proximus.be ou tél. 04.344.10.89 (en cas l’absence, portable 0498.33.46. 94).

    On peut aussi s’inscrire en ligne sur le site http://www.gregorien.be

    Plus d’infos ici

     http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/archive/2015/10/16/liege-un-nouveau-cycle-d-initiation-au-chant-gregorien-donne-5700979.html

  • « La mondanité détruit l'identité » chrétienne, déclare le pape François : elle conduit à l’apostasie.

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    L’apostasie, et la mondanité destructrice

    Rome, (ZENIT.org) Marina Droujinina

    « La mondanité détruit l'identité » chrétienne, déclare le pape François : elle conduit à l’apostasie.

    C’est une idée clé de son l’homélie prononcée ce lundi 16 novembre dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican.

    « La mondanité … vient lentement, croît, elle est justifiée et infecte, a dit le pape, elle croît comme la racine, elle est justifiée – « mais, nous faisons comme tout le monde, nous ne sommes pas si différents » - elle cherche toujours une justification, et finalement elle infecte, et de nombreux malheurs viennent de là. »

    « La mondanité », « l'apostasie », « la persécution » - le pape a fait le lien entre ces trois notions en commentant la lecture du premier livre des Maccabées.

    Le roi Antiochus Épiphane avait imposé les coutumes païennes au « peuple élu » d’Israël qui était  « l’Église du moment», a expliqué le pape. Cette « racine du mal » qui paraissait « une racine raisonnable », avait poussé plusieurs israélites à faire alliance avec les nations voisines pour la raison de sécurité, expliquait le pape. Au début, cette racine « ne se voit pas, elle ne semble pas faire de mal, mais ensuite elle croît et montre, fait voir, sa propre réalité », a-t-il souligné. Telle est la «phénoménologie de la racine».

    « Puis le roi prescrit dans tout son royaume que tous devraient former un seul peuple, a continué son commentaire le pape, la pensée unique, la mondanité : chacun abandonnait ses propres coutumes…De nombreux Juifs ont accepté son culte: ils offraient des sacrifices aux idoles et profanaient le sabbat. » 

    « La mondanité, a averti le pape,  vous amène à la pensée unique et à l'apostasie… Les différences ne sont pas permises: tous sont égaux. Et dans l'histoire de l'Église, dans  l'histoire que nous avons vue, je pense à un cas où les fêtes religieuses ont été rebaptisées - la Nativité du Seigneur avait un autre nom - pour effacer l'identité. »

    En Israël, les livres de la Loi ont été brûlés « et si quelqu'un obéissait à la loi, le jugement du roi le condamna à mort. » (1M1, 10). Ainsi, selon le pape,  commence « la persécution ».

    « On m'a toujours frappé, a avoué le pape, que le Seigneur, à la dernière Cène, dans cette longue prière, priait  pour l'unité des siens et demandait au Père de les délivrer de tout esprit du monde, de toute mondanité, parce que la mondanité détruit l'identité; la mondanité conduit à la pensée unique. »

    À la fin de l’homélie, le pape a demandé le Christ à « garder » l’Église « de toutes formes de la mondanité ». « Que l'Église aie toujours l'identité organisée par Jésus-Christ, a-t-il dit, que  nous ayons tous l'identité que nous avons reçue dans le baptême …que le Seigneur nous donne la grâce de maintenir et de préserver notre identité chrétienne contre l'esprit du monde qui croît toujours, qui est justifié et qui est contagieux. »

  • Attentats : René Girard plus que jamais d'actualité

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    Lu sur le site de "Chrétiens dans la Cité" :

    Après les attentats: les leçons de René Girard

    Mort le 4 novembre à l’âge de 91 ans, René Girard était le dernier grand penseur d'envergure internationale. Analyste profond des relations entre La Violence et le sacré (l'un de ses grands livres), il avait développé une théorie mimétique qui s'applique bien à la confrontation présente entre l'islamisme et l'Occident. Voici quelques bribes de l'entretien donné à Jean Sévillia pour Le Figaro Magazine (27 octobre 2007).

    Croyez-vous au « choc des civilisations », selon l'expression de Samuel Huntington ?

    Cet analyste a eu raison de s'attaquer au sujet. Mais il l'a fait de manière trop classique : il ne voit pas que la tragédie moderne est aussi une comédie, dans la mesure où chacun répète l'autre identiquement. Parler de choc des civilisations, c'est dire que c'est la différence qui l'emporte. Alors que je crois, moi, que c'est l'identité des adversaires qui sous-tend leur affrontement. J'ai lu le livre de l'historien allemand Ernst Nolte, La Guerre civile européenne, où il explique que, dans le choc des idéologies issues de la Première Guerre mondiale, communisme et nazisme, l'Allemagne n'est pas la seule responsable. Mais le plus important est ceci : Nolte montre que l'URSS et le III` Reich ont été l'un pour l'autre un « modèle repoussoir ». Ce qui illustre la loi selon laquelle ce à quoi nous nous heurtons, c'est ce que nous imitons. Il est frappant de voir un historien penser les rapports d'inimitié en termes d'identité, en termes de copie. Ce que Nolte appelle le modèle repoussoir, c'est ce que la théorie mimétique appelle le modèle obstacle : dans la rivalité, celui qu'on prend pour modèle, on désire ce qu'il désire et par conséquent il devient obstacle. Le rapport mimétique conduit à imiter ses adversaires, tantôt dans les compliments, tantôt dans le conflit.

    Si tant est que l'on puisse attester une confrontation générale entre l'Occident et l'islam, où se situe alors le mimétisme ?

    Les islamistes tentent de rallier tout un peuple de victimes et de frustrés dans un rapport mimétique à l'Occident. Les terroristes utilisent d'ailleurs à leurs fins la technologie occidentale : encore du mimétisme. Il y a du ressentiment là-dedans, au sens nietzschéen, réaction que l'Occident a favorisée par ses privilèges. Je pense néanmoins qu'il est très dangereux d'interpréter l'islam seulement par le ressentiment. Mais que faire ? Nous sommes dans une situation inextricable. (…)

    Vous êtes catholique...

    J'aime bien ne pas cacher que je suis catholique. Aujourd'hui, c'est matière à scandale !

    Vous ne pensez pas que toutes les religions se valent ?

    Non, et c'est fondamental dans ma définition de la Croix. La Croix, c'est le retournement qui dévoile la vérité des religions révélées. Les religions archaïques, c'est le bouc émissaire vrai. c'est-à-dire le bouc émissaire caché. Et la religion chrétienne, c'est le bouc émissaire révélé. Une fois que le bouc émissaire a été révélé, il ne peut plus y en avoir, et donc nous sommes privés de violence. Ceux qui attaquent le christianisme ont raison de dire qu'il est indirectement responsable de la violence, mais ils n'oseraient pas dire pourquoi: c'est parce qu'il la rend inefficace et qu'il fait honte à ceux qui l'utilisent et se réconcilient contre une victime commune.

    Votre œuvre porte un regard sombre sur notre époque. Sur quoi vous fondez-vous pour prétendre que « l'Apocalypse a commencé » ?

    Cela ne signifie pas que la fin du monde est pour demain, mais que les textes apocalyptiques (…) ont quelque chose à nous dire sur notre temps, au moins autant que les sciences humaines. A mon sens, outre la menace terroriste ou la prolifération nucléaire, il existe aujourd'hui trois grandes zones de danger. En premier lieu, il y a les menaces contre l'environnement. Produisant des phénomènes que nous ne pourrons pas maîtriser, nous sommes peut-être au bord de la destruction par l'homme des possibilités de vivre sur la planète. En second lieu, avec les manipulations génétiques, nous pénétrons dans un domaine totalement inconnu. Qui peut nous certifier qu'il n'y aura pas demain un nouvel Hitler, capable de créer artificiellement des millions de soldats ? Troisièmement, nous assistons à une mise en mouvement de la terre, à travers des courants migratoires sans précédent. Les trois quarts des habitants du globe rêvent d'habiter dans le quart le plus prospère. Ces gens, nous serions à leur place, nous en ferions autant. Mais c'est un rêve sans issue.

    Ces trois phénomènes ne font que s'accélérer, une nouvelle fois par emballement mimétique. Et ils correspondent au climat des grands textes apocalyptiques. L'esprit moderne juge ces textes farfelus, parce qu'ils mélangent les grondements de la mer avec les heurts entre villes ou nations, qui sont des manifestations humaines. Depuis le XVIe siècle, sur un plan intellectuel, la science, c'était la distinction absolument nette, catégorique, entre la nature et la culture : appartenait à la science tout ce qui relève de la nature, et à la culture tout ce qui vient de l'homme. Si on regarde ce qui se passe de nos jours, cette distinction s'efface. Au Congrès des Etats-Unis, les parlementaires se disputent pour savoir si l'action humaine est responsable d'un ouragan de plus à la Nouvelle-Orléans : la question est devenue scientifique.

    Les textes apocalyptiques redeviennent donc vraisemblables, à partir du moment où la confusion de la nature et de la culture prive l'homme de ses moyens d'action. Dès lors qu'il n'y a plus de bouc émissaire possible, la seule solution est la réconciliation des hommes entre eux. C'est le sens du message chrétien.