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Société - Page 301

  • Noël en Belgique sous la menace de la Covid19 : pas d’exception sur l’interdit sanitaire des messes publiques

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    Réuni ce 27 novembre, le Comité de concertation interfédéral belge consacré à la lutte contre la pandémie de Coronavirus a bien prévu, dans la perspective de noël, quelques exceptions commerciales, sociales, culturelles et même sportives aux dispositions rigoureuses du confinement en vigueur mais, du sens religieux de la fête, la société laïque n’a évidemment que faire.  Dans l’Europe postmoderne la naissance du Christ n’a plus aucune signification, et, moins encore, cette foi étrange qui professe sa présence incarnée dans le sacrement de l’Eucharistie. Mais le porte-parole de l’épiscopat explique pourquoi il n’y a pas lieu de s’en offusquer: dialoguons, contextualisons, relativisons, soyons simples et solidaires avec ce monde nouveau :

    JPSC

  • Le point sur les vaccins contre la covid-19 et l'utilisation de cellules provenant de foetus avortés

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    De Constance du Bus sur le site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Vaccins contre le Coronavirus et utilisation de cellules de fœtus avortés : état des lieux

    24/11/2020

    A l'heure du développement accéléré de vaccins contre la Covid-19, il est important d'être bien informé sur la façon dont ces vaccins sont conçus puis produits et testés. Le discernement éthique s'impose en particulier quant à l'utilisation potentielle, à l'une ou l'autre étape du processus, de lignées cellulaires issues de foetus avortés. L'Institut Charlotte Lozier aux Etats-Unis propose, sur base d'une analyse rigoureuse de la littérature scientifique et de résultats d'essais cliniques, un relevé précis des sociétés pharmaceutiques qui utilisent ou n'utilisent pas de telles lignées éthiquement controversées. Son but est d'ainsi permettre au lecteur de poser des choix éclairés concernant les vaccins contre le Coronavirus.

    Rappelons d'abord en quoi consiste une lignée de cellules foetales. Celle-ci s'obtient en prélevant une cellule sur un foetus (en l'occurrence, avorté) et en multipliant cette cellule en plusieurs cellules identiques. Ces cellules peuvent être cultivées et multipliées pendant plusieurs décennies, créant ainsi des "lignées cellulaires", souvent utilisées dans le cadre d'expériences scientifiques. Certaines lignées de cellules foetales remontent à plusieurs dizaines d'années et sont utilisées dans l'élaboration de nouveaux vaccins. Il s'agit en particulier des lignées HEK293 et PER.C6. L'utilisation de ces cellules ne requiert donc pas de nouveaux avortements. Elle tire son origine de d'avortements qui ont eu lieu dans les années '60, '70 et '80, indépendamment d'un objectif pharmaceutique.

    La question se pose de savoir si ces lignées de cellules foetales sont absolument nécessaires à l'élaboration de vaccins, et plus particulièrement du vaccin contre la Covid-19. La réponse est non ; il est possible de développer des vaccins de façon éthique sans cellules ou sur base de cellules d'animaux, d'oeufs de poules ou de levure. C'est d'ailleurs ce que font plusieurs sociétés pharmaceutiques.

    Il faut ensuite comprendre les différentes étapes de l'élaboration d'un vaccin dans lesquelles peut intervenir l'utilisation de lignées cellulaires issues de foetus avortés.

    1. Phase de conception : il s'agit de la conceptualisation, des expériences préparatoires, des spécifications quant à la façon dont le vaccin va être produit.

    Sociétés pharmaceutiques et instituts de recherche ayant utilisé dans cette phase des lignées de cellules issues de foetus avortés :

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  • La santé érigée en valeur suprême : du nihilisme sanitaire ?

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    « Faire de la santé la valeur suprême, c’est du nihilisme sanitaire »

    26 novembre 2020

    « La santé est-elle devenue une valeur suprême à la faveur de la pandémie, et faut-il s’en alarmer ? » Cela ne fait aucun doute pour le philosophe André Comte-Sponville qui dénonce dans une tribune pour le journal Le Point ce qu’il appelle le « panmédicalisme », c’est-à-dire « l’idéologie qui fait de la santé la valeur suprême, et qui tend dès lors à tout soumettre à la médecine ». Pour le philosophe, il s’agit là d’une double erreur. La santé « est un bien plutôt qu’une valeur », estime-t-il. « Un bien, c’est quelque chose qui est désirable ou enviable. Une valeur, quelque chose qui est estimable ou admirable. Richesse et santé sont des biens. La générosité, le courage ou l’amour sont des valeurs. » « Quand on sacrifie les valeurs aux biens, on est déjà dans le nihilisme, dénonce André Comte-Sponville. Faire de la richesse la valeur suprême, c’est du nihilisme financier. Faire de la santé la valeur suprême, c’est du nihilisme sanitaire. »

    La santé, le plus grand bien ?

    Pour le philosophe, la deuxième erreur consiste à considérer la santé comme le plus grand bien à l’échelle de la société. « Le pays le plus enviable, ce n’est pas forcément celui qui a le meilleur système de santé ! s’exclame-t-il Ce peut-être aussi bien le plus démocratique, ou le plus prospère, ou le plus écologique, ou le plus juste, ou le plus indépendant, ou le plus cultivé, ou le plus fraternel… ». Faut-il sacrifier tout cela à l’ordre sanitaire ? Non, répond André Comte-Sponville. « J’aime mieux attraper le Covid-19 dans une démocratie que ne pas l’attraper dans une dictature ! » Ainsi, « quand tous nos politiques répètent qu' »il n’y a rien au-dessus de la santé » », le philosophe considère qu’il s’agit d’« une rupture à la fois philosophique et politique », qu’il juge « inquiétante ». André Comte-Sponville appelle à relire Montaigne qui « nous apprend à ne pas sacrifier l’amour de la vie à la peur de la mort ». « La mort fait partie de la vie. Comment aimer celle-ci, si on n’accepte pas celle-là ? »

    Remettre la science à sa place

    « Nous ne sommes pas un peuple de patients ; nous sommes un peuple de citoyens libres ! » affirme le penseur. « Ce ne sont pas les médecins qui gouvernent ; ce sont nos élus ! À eux de prendre leurs responsabilités, au lieu de se cacher perpétuellement derrière le « comité scientifique » ! ».

    Yves Bréchet, membre de l’Académie des sciences et ancien Haut-Commissaire à l’énergie atomique, ne lui donnerait pas tort. « Quand le gouvernement, pendant la crise du Covid, utilise la science comme un parapluie pour justifier l’organisation d’élections ou l’ouverture des écoles, il y a fondamentalement quelque chose qui ne va pas », estime le scientifique. « La science donne des éléments de compréhension d’une situation afin d’aider les politiques à prendre une décision rationnelle », mais « elle ne décide pas, elle n’a pas de légitimité politique pour décider ». Alors, « laisser croire l’inverse est pervers, car toute mauvaise décision discréditera la science », craint Yves Bréchet.

    L’ancien Haut-Commissaire déplore que les scientifiques ne sachent « parfois pas résister à la tentation de survendre leurs résultats pour décrocher des financements ». Il constate que « d’une certaine manière, on vit un retour de balancierPendant très longtemps, on a porté une image de la science infiniment bonne, dont toutes les applications ne faisaient qu’améliorer notre existence, toute aussi absurde que l’idéologie qui postule aujourd’hui que toute science est mauvaise dès lors qu’elle a des applications » (cf. Le progrès technique «libère autant qu’il aliène»). Yves Bréchet insiste : « La science n’est qu’une manière de comprendre le monde et de le maîtriser. Il ne faut pas lui demander de servir une morale ! »

    Sources : Le Point, Propos recueillis par Marion Cocquet (25/11/2020) – Propos recueillis Géraldine Woessner (25/11/2020)

  • Prévention de la Covid19 en France : l’Etat maintien la jauge de 30 fidèles par messe

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    De Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro :

    « C'est un peu l'incendie dans l'Église de France. Conseil de crise dans la soirée de l'épiscopat, jeudi, pour voir comment répondre sur le terrain et juridiquement au refus du premier ministre de ne pas revoir dans l'immédiat, la limite de 30 personnes pour les messes malgré ce qu'avait promis le président de la République, mais également communiqués de toute part de nombreux évêques pour dire leur colère.

    À LIRE AUSSI :Maintenir la jauge de 30 personnes pour les messes est «une grave erreur», dénonce l'épiscopat 

    Parmi la centaine d'évêques de France, la réaction de Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, mérite l'attention car cet ancien élève de Polytechnique raille particulièrement la sourde oreille gouvernementale : « Bien que n'ayant fait que l'École Polytechnique (X77), écrit-il dans un communiqué publié jeudi après-midi, je pensais savoir faire une règle de trois et appliquer une présence proportionnelle à nos immenses églises. J'apprends qu'il n'en est rien. »

    Et avant d'annoncer un recours au Conseil d'État, il confie sa profonde déception : « Les annonces du président et celles du premier ministre concernant la reprise des cultes me laissent pantois, déconcerté et profondément déçu. La jauge de 30 personnes n'est pas une mesure sensée mais une précaution vexatoire. »

    L'archevêque de Strasbourg attaque ensuite les consultations sans suite du gouvernement : « L'habitude gouvernementale semble désormais bien prise de ne jamais tenir compte des propositions émanant de l'épiscopat français, propositions pourtant prudentes, intégrant l'extrême gravité de la crise dans laquelle nous sommes et en phase avec la détresse des personnes et des entreprises. »

    Ce qui ne doit pas rompre pour autant le dialogue : « La tradition de l'Église catholique reste de poursuivre inlassablement le dialogue avec le gouvernement tout en manifestant son profond désaccord par tous les moyens légaux et politiques. J'attends personnellement une rencontre entre nos représentants et le Premier ministre pour le faire le point sur une liberté de culte au bord de la rupture. »

    Le tout dans un esprit « non de mauvaise humeur » mais de « réponse par le bien aux inconsistances administratives. » Cela dit il prévient : « Je ferai moi-même recours auprès du Conseil d'État contre des mesures que j'estime disproportionnées. »

     Ref. L'archevêque de Strasbourg, ancien polytechnicien, dénonce «l'inconsistance administrative» de l'État face à l'Église

    Histoire d'un chat qui joue avec une souris ?

    JPSC

  • Le vieillissement de la population mondiale

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Démographie : la population mondiale vieillit

    Publié le : 25 novembre 2020

    En 2018, les personnes âgées sont plus nombreuses « que les enfants de moins de 5 ans ». Une première dans l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui, « une personne sur onze a plus de 65 ans ». Les projections des Nations Unies estiment que le ratio sera d’ « une sur six » en 2050 où on pourra compter 426 millions de personnes âgées de 80 ans, contre 143 millions en 2019.  Tous les pays sont concernés. L’Afrique aussi où « l’âge moyen a commencé à augmenter ».

    « En trois siècles, l’espérance de vie à la naissance a plus que doublé ». En France, l’espérance de vie se situe à « environ 86 ans pour les femmes et 80 ans pour les hommes », explique Jacques Vallin, démographe émérite à l’Ined[1]. L’espérance de vie en bonne santé se situerait quant à elle à 65 ans.

    Les raisons de cet allongement sont à trouver à la fois dans les progrès techniques médicaux, mais surtout dans l’évolution des conditions de vie. Un « modèle fragile » : aux Etats-Unis par exemple, l’explosion des overdoses a mis un « coup d’arrêt à la progression de la longévité ».

    L’augmentation de l’espérance de vie est-elle sans fin ? Pour Jacques Vallin, « parler d’immortalité de l’homme n’a aucun sens. Comment croire qu’un être aussi fragile pourrait ne pas mourir quand même le soleil doit disparaître un jour ? Le but de la science est d’améliorer la qualité de vie et la santé, pas d’éliminer la mort ».

    [1] Institut national d’études démographiques.

    Sources : La croix, Emmanuelle Lucas (24 et 25 novembre 2020)

  • En Irlande, des bébés nés vivants après un avortement sont laissés sans soins jusqu'à ce qu'ils meurent

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Irlande : des bébés nés vivants après un avortement tardif laissés sans soins jusqu’au décès

    Publié le : 25 novembre 2020

    En Irlande les bébés qui subissent des avortements tardifs naissent parfois vivants, et sont la plupart du temps laissés sans soins jusqu’à leur décès. C’est une étude publiée dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology qui révèle ces faits. L’étude se base sur des entretiens avec des médecins pratiquant des IVG en Irlande. Les avortements tardifs y sont dépénalisés en cas d’ « anomalie fœtale létale ». Ces médecins affirment devoir réclamer aux différents services les soins humains minimum pour ces bébés vivants, personne ne sachant qui exactement peut s’en occuper. Les médecins pratiquant les avortements doivent « supplier » pour obtenir des soins palliatifs. Plusieurs d’entre eux parlent de « conflit interne » et jugent la façon de mettre fin à la vie de ces bébés « brutale », « horrible » et « émotionnellement difficile ». L’étude mentionne des « querelles internes entre médecins sur la question de savoir qui est ‘responsable’ des soins à donner à ces bébés en détresse ».

    Ces faits viennent contredire les propos tenus par Simon Harris le 7 novembre 2018, alors ministre de la santé, au moment de la dépénalisation de l’IVG : il avait affirmé que « cela n’arriverait jamais » (cf. Le Parlement Irlandais dépénalise l’avortement ). Il avait rejeté l’amendement 98 « qui visait spécifiquement à garantir des protections pour tout enfant né vivant après un avortement ». Cet amendement aurait obligé les médecins à « prendre toutes les mesures appropriées et réalisables pour préserver la vie d’un nourrisson ». L’amendement ajoutait également que « pour éviter tout doute, le fait que le nourrisson soit né vivant à la suite d’une interruption de grossesse ou d’une tentative d’interruption de grossesse (…) ne [devait] pas être un élément pertinent pour le médecin lorsqu’il détermine ce qui constitue une mesure appropriée ». L’amendement visait précisément à « garantir que les bébés qui survivent à un avortement aient droit à des soins – qu’ils ne soient pas laissés pour mort sans soins palliatifs qui soulageraient toute souffrance ou détresse ». 

    Sources : Iona Institute (20/11/2020) ; Gript (24/11/2020)

  • "Allons tous et toutes dans la rue pour défendre la vie!" Le pape encourage la mobilisation contre l'avortement en Argentine

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Argentine: « Tous et toutes dans la rue pour défendre la vie! » encourage le pape François

    Le oui à la vie, « une question d’éthique humaine »

    « Merci beaucoup pour votre courrier et pour la lettre des dames », a déclaré le Pape dans une lettre manuscrite qu’il leur a fait parvenir par l’intermédiaire de la députée nationale Victoria Morales Gorleri (Pro), et par laquelle il répond à la demande des femmes de la « villa » d’intervenir dans le débat.

    « Merci aux personnes qui vous font parvenir ma lettre, en particulier à Mesdames Marcela Errecalde et Vicky Morales Gorleri. Et le samedi 28, allons tous et toutes dans la rue pour défendre la vie! », dit le pape en faisant allusion à une prochaine Marche pour la vie.

    Le pape salue l’initiative de ces femmes: « Merci beaucoup pour votre courrier et pour la lettre des dames. Ce sont vraiment des femmes qui savent ce qu’est la vie. Dites-leur que j’admire leur travail et leur témoignage. Je les remercie du fond du cœur pour ce qu’elles font et qu’elles continuent! La patrie est fière d’avoir de telles femmes. »

    C’est là que le pape ajoute, toujours de sa main: « Et sur le problème de l’avortement, gardez à l’esprit qu’il ne s’agit pas avant tout d’une question religieuse mais d’une question d’éthique humaine, préalable à toute confession religieuse. »

    « Et il est bon de se poser les deux questions », ajoute le pape, en quelque sorte pour un examen de conscience: « Est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème? Est-il juste d’engager un tueur à gages pour résoudre un problème? »

    « Merci pour tout ce que vous faites. N’oubliez pas, s’il vous plaît, de prier pour moi. Je le fais pour vous. Salutations à votre mari et à votre fille. Que Jésus vous bénisse et que la Sainte Vierge prenne soin de vous. Fraternellement,
    Franciscus. »

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  • Un lien entre les vaccins anti-covid19 et des tissus de foetus avortés ?

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    De Jonah McKeown sur le site du National Catholic Register :

    Quel est le lien entre le vaccin de Moderna et les tissus fœtaux avortés ?

    Le vaccin de Moderna n'est pas totalement dépourvu de tout lien avec l'avortement, car il est prouvé que les vaccins ont un certain rapport avec l'utilisation de cellules foetales avortées dans les premiers stades de la conception du vaccin.

    Moderna a récemment annoncé qu'un essai de son vaccin a démontré qu'il était efficace à 94,5 %.

    25 novembre 2020

    Au milieu du débat sur l'éthique d'un candidat vaccin COVID-19 en cours de développement par Moderna, un microbiologiste catholique a déclaré à l'CNA (Catholic News Agency) que si la recherche liée aux cellules foetales avortées peut avoir contribué à la base de connaissances utilisée dans le développement du vaccin, la production réelle du vaccin n'utilise pas de cellules d'aucune sorte, foetales ou autres.

    Le diacre Robert Lanciotti, microbiologiste et ancien chef du laboratoire de diagnostic et de référence du Center for Disease Control and Prevention à Fort Collins, Colorado, a déclaré à CNA que le mode de production du vaccin Moderna n'est pas controversé sur le plan éthique - contrairement à plusieurs autres vaccins courants, qui sont cultivés dans des cellules foetales avortées.

    Les vaccins traditionnels utilisent des virus morts ou altérés, et les virus doivent être cultivés dans des lignées cellulaires, a déclaré le diacre Lanciotti. Certains vaccins basés sur des virus modifiés sont produits en les cultivant dans des lignées cellulaires de fœtus avortés, ce qui les rend moralement illicites pour les catholiques, sauf pour des raisons graves.

    En revanche, la production de vaccins à ARN n'utilise pas du tout de cellules, a-t-il dit. Au cours de ses 30 années de travail au CDC, la spécialité du diacre Lanciotti était de produire de l'ARN dans la même réaction que celle utilisée pour produire le vaccin Moderna.

    Le vaccin de Moderna est basé sur l'ARN du coronavirus, et utilise une protéine de pointe, ou peplomère, provenant du SARS-CoV-2 plutôt que des lignées cellulaires dérivées de fœtus avortés.

    L'ARN est injecté au receveur, ce qui incite ses cellules à produire la protéine de pointe. Cela déclenche la production d'anticorps et de cellules T par le receveur.

    Le vaccin de Moderna n'est pas complètement exempt de tout lien avec l'avortement, car il est prouvé que les vaccins ont un certain lien avec l'utilisation de cellules de foetus avortés dans les premiers stades de la conception du vaccin.

    Cependant, selon le diacre Lanciotti, il y a une distinction entre "conception" et "production". Bien que cela puisse sembler être une différence subtile, il a déclaré que dans ce cas, il est plus logique d'évaluer l'éthique de la production du vaccin lui-même, plutôt que toute connaissance et compréhension préexistantes qui ont présidé à son développement.

    "L'association entre les cellules foetales avortées et ces vaccins à ARN est si lointaine que je ne pense pas que vous trouveriez un théologien en morale catholique qui dirait qu'il y a un problème du tout", a déclaré le diacre Lanciotti.

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  • Chine : les églises invitées à adorer le PCC ou à fermer leurs portes

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    Alors que le Vatican se réjouit de la nomination "d'évêques chinois en communion avec le pape", la réalité sur le terrain confirme la détermination du Parti Communiste Chinois à faire des églises des lieux de propagande politique.

    De An Xin sur Bitter Winter :

    Les églises invitées à adorer le PCC ou à fermer leurs portes

    11/18/2020

    La propagande gouvernementale continue d'envahir les lieux de culte chinois, car ils sont transformés en centres de publicité pour promouvoir le Parti communiste et ses dirigeants.

    Le département des affaires religieuses de Putian, une ville au niveau de la préfecture dans la province du Fujian au sud-est du pays, a dépensé 500 000 RMB (environ 75 000 $) en octobre pour transformer le premier étage d'une église des Three-Self (Mouvement patriotique des trois personnes - https://fr.qaz.wiki/wiki/Three-Self_Patriotic_Movement) dans la ville de Daitou du district de Xiuyu en "Station de pratique de la civilisation pour une nouvelle ère". De nombreux centres de propagande de ce type sont créés dans tout le pays depuis fin 2018 pour imposer l'idéologie du PCC à la population. Ils sont souvent installés dans des lieux de culte qui ont été repris par l'État à cette fin.

    The “Civilization Practice Stations for a New Era” set up on the first floor of the Three-Self church in Daitou town.

    Les "Stations de pratique des civilisations pour une nouvelle ère" installées au premier étage de l'église des Three-Self de la ville de Daitou.

    Le 6 novembre, plus de 100 fonctionnaires du gouvernement ont assisté à l'ouverture du centre de propagande, rempli de 168 affiches sur Mao Zedong, Xi Jinping et les autres dirigeants communistes passés et présents de la Chine. Le pasteur de l'église a été obligé d'intégrer des histoires sur Mao Zedong dans son sermon ce jour-là, ce qui a beaucoup attristé la congrégation qui doit maintenant se réunir au deuxième étage du bâtiment.

    Posters with Xi Jinping and Mao Zedong’s images and quotes in the new propaganda center in Daitou.
    Affiches avec des images et des citations de Xi Jinping et Mao Zedong dans le nouveau centre de propagande de Daitou.

    "Nous n'osons pas refuser ce matériel de propagande de peur que le gouvernement n'interdise nos rassemblements", a déclaré un membre de l'église, impuissant. "Nous sommes impuissants à les défier."

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  • Quand le pape se fait le défenseur du revenu universel

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    De François Lenglet sur le site de RTL :

    Le pape François, fervent défenseur du revenu universel

    Avec la crise de la Covid-19, l'idée du revenu universel est réapparue, prônée par le pape François lui-même.

    24/11/2020

  • Liberté des cultes et confinement sanitaire anti-covid : la colère de l'Église catholique après la jauge fixée par Macron

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    L'épiscopat catholique a interpellé dès mardi soir le chef de l'État jugeant « irrespectueuse » la limite fixée à 30 personnes pour les messes, en lui demandant de «réviser» cette mesure. Lu cet article de Jean-Marie Guénois, rédacteur en chef du « Figaro » : 

    Plutôt bien disposée avant l'intervention du président de la République, mardi soir, l'Église catholique a très vite laissé exploser sa colère après l'intervention d'Emmanuel Macron par un communiqué de la Conférence des évêques où l'Église s'est dit « à la fois déçue et surprise » car, assure-t-elle, « 30 personnes par célébration », signifie que « les catholiques n'ont pas été entendus ».

    À LIRE AUSSI :Déconfinement : réouverture des commerces ce week-end, retour du couvre-feu le 15 décembre, exception pour Noël... Ce qu'a annoncé Macron

    Dès mardi soir, indique le communiqué, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques, - assistés du pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France et du métropolite Orthodoxe Mgr Emmanuel – ont donc immédiatement « interpellé le Président de la République pour demander que soit révisée cette mesure » car « cette mesure irréaliste et inapplicable est tout à fait irrespectueuse de la réalité de la pratique religieuse des catholiques. »

    Le document de l'épiscopat s'insurge également du fait que « cette annonce n'est pas du tout conforme aux discussions qui ont eu lieu ces dernières semaines avec les ministres concernés » où l'Église catholique avait proposé «un protocole avec un espace de 4 m2 autour de chaque fidèle et une occupation partielle de l'église au 1/3 de la capacité habituelle ».

    À LIRE AUSSI :Interdiction des messes: recours et manifestations se multiplient

    Autre grief : « les catholiques sont conscients des enjeux sanitaires et sont capables de faire preuve d'une totale responsabilité dans l'application des règles de protection. La mesure annoncée paraît ignorer ce sens des responsabilités dont ils ont déjà su faire preuve depuis le début de l'épidémie. »

    Le secrétaire général de l'épiscopat, le père Hugues de Woillemont, a confirmé au Figaro que « le protocole avancé par l'Église catholique restreignait déjà à un tiers de la capacité des églises, ce qui montrait là notre fort engagement de responsabilité sans compter toutes les autres mesures sanitaires très strictes. Mais comment limiter un office de la même façon à 30 personnes, dans une petite église rurale et dans une grande cathédrale ? C'est tout à fait incompréhensible ! Et tous les évêques et tous les fidèles ne comprennent pas. Les évêques ont été immédiatement prévenus de notre réaction et nous allons, dès mercredi matin, voir avec eux les décisions que nous allons prendre ».

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  • Messes interdites, églises fermées : est-ce le dernier acte d’une vague de restrictions à la liberté religieuse qui s'intensifient dans le monde?

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) (traduction de Diakonos.be) :

    Églises fermées. Ce qui a changé dans la guerre à la liberté religieuse

    Les restrictions imposées par les différents gouvernements aux célébrations des messes dans les églises en raison de la pandémie de coronavirus ne passent pas inaperçues au Vatican.  Si le Pape François semble s’en accommoder, ce n’est pas le cas de la Secrétairerie d’État.  Le 16 novembre, l’archevêque Paul Richard Gallagher, le secrétaire pour les relations avec les États, a pris la parole au « Ministerial to Advance Freedom of Religion or Belief » qui réunit chaque année les représentants de nombreux gouvernements à travers le monde, pour tirer la sonnette d’alarme et dénoncer le fait que de telles restrictions « mettent en péril la liberté religieuse ».

    En effet – a expliqué Gallagher – pour l’Église catholique, l’accès aux sacrements ne constitue pas un simple corollaire de la liberté de réunion mais il dérive essentiellement du droit à la liberté religieuse.

    En soutenant cela, Gallagher rejoint totalement aux deux dernières notes de la Commission Théologique Internationale, l’une sur la liberté religieuse et l’autre – publiée cette année avec l’approbation du Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Luis F. Ladaria Ferrer, et avec « le consentement du Saint-Père François » – consacrée à la « réciprocité entre foi et sacrements ».

    Une réciprocité qui était à ce point indissoluble pour les premiers chrétiens qu’elle était digne du martyre – « Sine Dominico vivere non possumus », disaient les martyrs d’Abithène à leurs bourreaux –, mais aujourd’hui beaucoup s’en moquent, et même un cardinal fraîchement nommé, Mario Grech, qui dans une récente interview à « La Civiltà Cattolica » a taxé d’ « analphabétisme spirituel » ces chrétiens qui souffraient du manque de célébration eucharistique pendant le « lockdown », parce qu’ils ne comprennent pas – selon lui – qu’il y a « d’autres manière pour se raccrocher au mystère ».

    Il n’en demeure pas moins que l’interdiction des messes et les fermetures des églises constituent en fait le dernier acte – justifiable uniquement dans de rares cas d’urgence – d’une vague de restrictions à la liberté religieuse qui s’accroît d’année en année à l’échelle mondiale.

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