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Société - Page 559

  • Stéphane Mercier était présent aux côtés de nombreux manifestants à la Marche pour la Vie à Bruxelles

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    Du site du Soir.be :

    Stéphane Mercier à la «Marche pour la vie»: «Je suis ici comme croyant»

    Le professeur, suspendu par l’UCL, a clôturé la marche anti-avortement à Bruxelles ce dimanche.

    Mille manifestants et une « guest star » : tel est le bilan, en deux mots, de la « Marche pour la vie », à Bruxelles ce dimanche. Environ 1.000 personnes, selon la police (trois mille selon les organisateurs - ndB), ont manifesté contre l’avortement. Le cortège s’est achevé par le discours attendu d’une nouvelle « star » de la cause, Stéphane Mercier, le professeur suspendu par l’UCL et sous le coup d’une procédure disciplinaire après des propos anti IVG très radicaux dans un cours.

    Face aux « marcheurs » anti-IVG, Stéphane Mercier a rappelé qu’il était à l’UCL depuis un certain temps : «  Assistant pendant six ans, chercheur et chargé de cours…  » «  Je suis ici comme être humain, comme philosophe, comme croyant  », souligne-t-il.

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    «Je suis ici comme être humain, comme philosophe, comme croyant» @lesoir 

    Interrogés par « Le Soir » avant la manifestation, les organisateurs s’étaient déclarés ravis de la présence de Stéphane Mercier.

    L’Université catholique de Louvain a entamé une procédure disciplinaire à l’encontre de Stéphane Mercier après avoir entendu ce dernier à propos de sa note rédigée dans le cadre de l’un de ses cours et dans laquelle il qualifiait notamment l’avortement de «  meurtre  », «  plus grave que le viol  ».

    L’UCL, qui avait déjà clairement pris ses distances plus tôt dans la semaine avec les propos de son chargé de cours invité, précise également avoir suspendu «  jusqu’à nouvel ordre  » les deux cours dont l’intéressé avait la charge.

  • Avortement : quand l'archevêque de Malines-Bruxelles s'exprimait sans ambiguïtés

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    D'Arnaud Dumouch : 

    AVORTEMENT : Quand Mgr Léonard s'exprimait (à propos de l'affaire UCL / Pr Stéphane Mercier)

    Lors de sa nomination en octobre 2013 comme archevêque de Malines-Bruxelles et comme grand chancelier de l'Université Catholique de Louvain (UCL), Monseigneur André-Joseph Léonard s'était exprimé sur l'avortement. 

    Il avait donné une parole prophétique qui devrait éclairer l'affaire du Professeur Stéphane Mercier qui, en mars 2017, agite le Royaume de Belgique. Rappelons que ce professeur de philosophie a été suspendu de son cours pour un texte et un débat abordant de front la question de l'enfant avorté, comme être humain mis à mort. 

    Très attaqué par les médias belges, caricaturé et vilipendé, Monseigneur Léonard présentait sur la RTBF, dans l'émission "J'ai une question à vous poser", la foi catholique sur cette question.

    A la fin de l'émission, les Belges furent conquis par sa foi, la précision de ses explications.

    Et pour une rare fois, un archevêque catholique donnait la raison de la gravité de l'acte d'avortement : "L'enfant vit. Il accueillera sa mère, pour se réconcilier avec elle, de l'autre côté de cette vie."

  • Cité Notre-Dame de la Vie (Louveigné), 30 mars à 13H30 : témoignage des "Sentinelles de la Nuit"

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  • "Affaire Mercier" : supprimer la liberté d'expression ?

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    De Martin Van Breusegem (enseignant) en tribune libre sur le site du Vif :

    Et si on supprimait la liberté d'expression ?

    Les notes de cours d'un professeur de philosophie de l'UCL, consacrée à l'avortement, posent question quant à la liberté dont jouissent les individus d'exprimer leurs opinions et ce, particulièrement, dans le cadre d'une institution d'enseignement et de recherche telle qu'une université.

    Le document en question a été rendu public en début de semaine et provoqué depuis de nombreuses réactions. L'auteur déroule un argumentaire philosophique dense dont l'objectif est d'"aider à réfléchir et tâcher de dégager la vérité sur une question grave"1. Il s'agit là de ce que l'on peut logiquement attendre d'un cours de philosophie dispensé à l'université. Parmi les valeurs qui sous-tendent la vision de l'UCL, on trouve d'ailleurs "la liberté académique, inscrite dans la constitution, c'est-à-dire la liberté de pensée dans la recherche d'une vérité construite scientifiquement et non soumise à la norme du moment."²

    Que la réflexion développée par l'auteur soit solidement argumentée, et constitue une invitation à en faire de même lancée aux étudiants, personne ne semble le lui reprocher. Que la thèse soutenue aille à contre-courant du discours ambiant, est jugé problématique par certains. En quoi ces deux éléments garantissent-ils pourtant, l'un comme l'autre, qu'un débat démocratique ait lieu ?

    La liberté d'expression est une condition nécessaire, bien que loin d'être suffisante, à la mise en oeuvre de nos démocraties modernes. "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire" (n)'aurait (pas) dit Voltaire ! La DDHC, rédigée en 1789, affirme quant à elle, que "la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme" (art. 11).

    La liberté d'expression n'est pas absolue pour autant. En effet, elle ne peut être exercée que dans certaines limites, dont certaines sont définies par le législateur, qui garantissent le vivre ensemble, tout autant que la liberté d'expression elle-même. Ainsi le racisme et la xénophobie ne peuvent-ils être considérés comme de simples opinions, mais bien comme des délits. Il n'est pas question de cela ici. En effet, les propos tenus par l'auteur, aussi violents soient-ils, ne vont pas "à l'encontre de nos lois"3, contrairement à ce qu'a affirmé à La Libre Marc Lits, prorecteur à l'enseignement à l'UCL. En effet, Il n'y a pas de droit à l'avortement en matière de droit belge, contrairement à ce qu'affirme le communiqué de l'UCL, mais bien une dépénalisation.

    Sur Le Soir +, Jean-François Kahn, expliquait avec clarté ce lundi que "le discours communiste du temps du stalinisme [...] rejetait dans les ténèbres de la droite conservatrice [...] tout ce qui ne se pliait pas à sa propre doxa."4 Dans sa tribune, l'essayiste français dénonçait le fait qu'aujourd'hui comme hier, la dictature de la pensée unique -quelle que soit sa couleur politique- mette à mal la démocratie. Cette tentation est forte. Elle est notamment présente lorsque Laurette Onkelinx affirme dans les pages de la DH qu'en ce qui concerne les pro vie, "le problème [...] est qu'on ne peut pas aller à l'encontre de la liberté d'expression."5

    La liberté d'expression n'est pas relative, en tant qu'elle octroierait à certains la liberté de s'exprimer, tandis que d'autres seraient sommés de se taire ! Aujourd'hui en Belgique, la question douloureuse de l'avortement n'est pas close et fait bien l'objet d'un débat, dans lequel il est sain, et même vital, que des opinions multiples voire divergentes puissent être exprimées librement. Tous s'accorderont au moins sur le fait que l'avortement suscite une réelle souffrance chez bien des femmes. Bien que l'UCL se propose de promouvoir dans ses amphithéâtres un'"esprit de discussion rationnelle", force est de constater que le débat est ici anesthésié, la voix d'un des participants étant étouffée.

    La liberté reconnue à tous de s'exprimer, de surcroît quand il s'agit d'enjeux particulièrement graves, anime la démocratie tandis que la tyrannie de la pensée dominante l'étouffe. Agissons pour que le débat vive, au risque qu'il ne devienne combat !

    Martin Van Breusegem,

    1 MERCIER, S., La philosophie pour la vie, p. 1.

    ² https://uclouvain.be/fr/decouvrir/valeurs-et-vision.html, consulté le 22 mars 2017

    ³ Un ultra embarrasse l'unif catholique, dans La Libre Belgique du 22 mars 2017, p. 9.

    4http://plus.lesoir.be/86658/article/2017-03-20/en-france-laffirmation-du-stalinisme-de-droite, consulté le 22 mars 2017.

    5 Anti-IVG : la menace est sérieuse, dans La dernière heure du 11 et 12 mars 2017, p. 16.

  • Pédophilie dans l'Eglise : les méthodes douteuses de "Cash investigation"

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    Pour diverses raisons, Belgicatho n'a pu suivre son rythme habituel durant la semaine écoulée. C'est tardivement qu'il relaie cet examen d'une émission consacrée à la pédophilie dans l'Eglise et qui a fait grand bruit. Du site de France Catholique :

    Pédophilie dans l’Eglise : les méthodes de Cash Investigation

    Nous avons fait l’effort de regarder jusqu’à la fin l’émission du 21 mars sur la pédophilie dans l’Eglise (Cash investigation sur France 2)… accablant, pour l’Eglise certes. Mais l’émission ne fait pourtant pas honneur aux journalistes qui l’ont réalisée (la profession devrait réagir pour dire sa désapprobation de certains comportements qui risquent de la discréditer tout entière tout comme certains comportements ecclésiastiques arrogants nuisent à toute l’Eglise). Cela ne retire rien à la gravité de certains faits évoqués bien sûr…

    Par ailleurs on a entendu certaines contre-vérités qui montrent au mieux une totale méconnaissance du sujet et de son contexte, au pire une manipulation éhontée (le président de l’association de victimes « La Parole libérée » au cours du film : « Pour l’Eglise, la pédophilie n’est pas un péché » ! Le « prêtre » « psychiatre » en plateau citant totalement à contresens l’Évangile, etc.).

    — -

    Faites-vous votre opinion :

    Cash investigation - Pédophilie dans l’Eglise : le poids du silence

    Diffusé le mar. 21-03-17 à 21h00, disponible durant 29 jours ci-dessous :

    http://pluzz.francetv.fr/videos/cas...


    Réaction de la Conférences des évêques de France

    par Vincent Neymon, porte-parole adjoint de la CEF

    http://www.eglise.catholique.fr/per...

    Depuis plusieurs semaines, il se savait que Cash Investigation travaillait sur la question de la pédophilie (de la pédophilie dans l’Eglise, les autres contextes n’étant pas manifestement pas dignes d’intérêt). Il semble que, arrivant alors que la « bataille » est passée, Elise Lucet se soit employée à donner une tournure scandaleuse et conflictuelle à des échanges qui ne l’étaient pas pour justifier son émission, n’hésitant pas à interpeller des personnes absentes pour simuler un refus de l’échange, et à se mettre en scène dans des saynètes qui empruntent davantage à la comédie qu’au travail journalistique.

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  • Euthanasie : 15 ans après sa dépénalisation en Belgique, qui sont les victimes collatérales ?

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    Lu sur le site Gènétique :

    « En Belgique, l’euthanasie a été dépénalisée le 28 mai 2002. 15 ans après, la pratique s’est développée et la loi a été étendue. Mais les conséquences sont lourdes pour l’ensemble de la société. 

    Votées à l’origine pour accompagner la fin de vie de personnes confrontées à des souffrances physiques ou psychiques insupportables, les lois dépénalisant l’euthanasie ou le suicide assisté ont engagé les pays sur une pente glissante. En Belgique, l’euthanasie peut désormais être demandée par des mineurs, des personnes en détresse psychique, ou des personnes atteintes de polypathologies dues à l’âge... Aux Pays-Bas, alors qu’un médecin vient d’administrer contre son gré un cocktail létal à une personne démente, la ministre de la santé parle d’élargir l’accès de ce « service » aux personnes de plus de 75 ans qui estiment avoir eu une « vie complète ». Il y a un an, la France a ouvert la boîte de Pandore en autorisant la sédation profonde et continue jusqu’au décès avec arrêt des traitements. Une euthanasie qui ne dit pas son nom. A l’autre bout du monde, la Nouvelle Zélande s’interroge à son tour sur l’opportunité d’une telle législation. Mais à mesure que se multiplient les lois permissives, les conséquences délétères de l’euthanasie se disent.

    15 ans après la dépénalisation de l’euthanasie en Belgique, Carine Brochier de l’Institut Européen de Bioéthique (IEB) en analyse pour Gènéthique les dommages collatéraux.

    Gènéthique : Quel est votre premier constat ?

    Carine Brochier : Les promoteurs de l’euthanasie affirment que « tout est maîtrisé ». Je ne le crois vraiment pas. L’application de la loi sur l’euthanasie est difficile à contrôler principalement parce qu’elle est soutenue par deux concepts : celui de l’autonomie du patient et celui de la souffrance physique ou psychique insupportable qu’il est difficile d’appréhender. Ce concept n’est ni mesurable, ni quantifiable. Il est donc forcément tributaire d’une évaluation ou d’un ressenti purement subjectif qui, de ce fait, échappe à tout contrôle. L’individu autonome en est le seul maître, car il peut même refuser que le médecin allège sa souffrance. La justification de l’acte a par ailleurs évolué. Actuellement, l’argument de la souffrance inapaisable est difficilement recevable parce que la prise en charge en soins palliatifs, lorsqu’ils sont performants et disponibles, permet de la soulager dans 96% des cas. Le diktat aujourd’hui est celui de l’autonomie du patient tout puissant qui s’impose aux médecins : « Faites ce que je vous ai demandé ! Faites ce que je veux ». Et ce, quelles que soient les alternatives possibles comme, par exemple, les soins palliatifs. C’est tellement fort que l’euthanasie est en passe d’être banalisée, de devenir un « acte de soin » comme un autre, accessible plus ou moins facilement, et même intégré dans la dénominatif des « Soins palliatifs intégraux ». L’euthanasie est présentée par les médias comme étant la meilleure façon de mourir sans souffrance, sans souci, en toute liberté pour ne pas se sentir « passer ».

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  • Patrimoine religieux: restaurer ne signifie pas réaffecter

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    Le Christ de la Portioncule semblait dire à saint François d’Assise « va et restaure mon Eglise qui tombe en ruine » : une exhortation que François prit d’abord à la lettre en relevant de ses mains, sa truelle, son marteau et ses clous la petite église du VI e siècle avant de comprendre que l’appel visait l’Eglise du Christ elle-même : l’un ne va pas sans l’autre. JPSC 

  • L’Université « catholique » de Louvain (U.C.L.) réaffirme qu’elle soutient l’avortement

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    Lu sur le site « diakonos.be »

    «  Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’UCL, a publié un texte qui laisse peu de doutes sur son opposition radicale à l’avortement. Une situation qui dérange, alors qu’il enseigne la philosophie en première année de bac. Selon Tania Van Hemelrijck, conseillère du recteur à la politique du genre, le dossier concernant le chargé de cours est à l’instruction auprès des autorités de l’UCL.

     L'UCL a très rapidement réagi. Par voie de communiqué, les autorités de l’université catholique ont fait savoir qu'elles avaient pris connaissance de ces écrits et qu'elles "ont immédiatement convoqué la personne concernée afin de l’entendre et d’instruire le dossier. La personne sera entendue afin d’éclaircir le statut de cet écrit et l’usage éventuel qui en est fait dans le cadre de son enseignement". 

     "Quelle que soit l’issue de l’instruction, le droit à l’avortement est inscrit dans le droit belge", rappelle le communiqué. "Et la note dont l’UCL a connaissance est en contradiction avec les valeurs portées par l’université. Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable". ...

    Voir ici, sur le site RTBF Info :"Avortement pire que le viol?": un chargé de cours convoqué devant les autorités de l'UCL

    En réalité, la loi belge ne définit pas l’avortement comme un droit (il reste inscrit dans le code pénal) : elle suspend les poursuites légales si un certain nombre de conditions sont remplies. Mutatis mutandis, le suicide n’est pas non plus défini comme un droit : simplement, les poursuites sont éteintes par le fait du décès de l’auteur de l’infraction.

    Quand bien même la loi définirait l’avortement comme un droit, de quel « droit » serait-il interdit de contester son bien-fondé ? Antigone posait déjà ce genre de question au roi Créon (Sophocle, Ve siècle avant Jésus-Christ).

    JPSC

  • 26 mars 2017 : Marche pour la vie à Bruxelles

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    Samedi 25 mars à 20 heures à la Veillée pour la Vie à l'église Sainte-Catherine (Place Sainte-Catherine, métro Sainte-Catherine) à Bruxelles.

    Dimanche 26 mars à 15h au Mont des Arts, marche pour la Vie !

    JPSC

  • Bruxelles, la réorganisation de l’Église fait des remous

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    De Marie Malzac, correspondante du journal « La Croix » à Bruxelles :

    fideles-leglise-Sainte-Croix-Flagey-Bruxelles-partagent-moment-convivialitela-messe_0_729_486.jpg« Dans la capitale belge, plusieurs décisions du diocèse ont suscité l’incompréhension des fidèles. Certains reprochent à la hiérarchie de s’en tenir à un rôle de gestionnaire et de ne pas insuffler la dynamique nécessaire à la revitalisation de l’Église en Belgique.

    La nouvelle a fait l’effet d’un séisme. À la mi-février, les Fraternités monastiques de Jérusalem, implantées autour de l’église Saint-Gilles de Bruxelles depuis une vingtaine d’années, ont annoncé leur départ prochain de Belgique. Dans le cadre du regroupement des paroisses de la ville en « unités pastorales » voulu par le vicariat de la capitale belge (1), les religieux auraient dû déménager mais aucune solution satisfaisante n’a pu être trouvée, suscitant de nombreuses interrogations parmi les fidèles.

    Quelques mois auparavant, un autre événement avait secoué le monde catholique : la dissolution de la Fraternité des Saints-Apôtres, officiellement parce que cette œuvre attirait trop de séminaristes venus de France, les soustrayant de fait à leur diocèse d’origine. Mais plus officieusement, la figure de son fondateur, le très charismatique P. Michel-Marie Zanotti-Sorkine, ne faisait pas l’unanimité.

    Ces deux décisions, prises de façon totalement indépendante, ont jeté le trouble chez certains catholiques. « Pourquoi le départ de ces deux communautés, alors que l’on manque de prêtres ? », s’est ainsi demandé une partie des fidèles.

    Regrouper les 108 clochers

    Pour comprendre la situation actuelle, il faut remonter à 2005. À cette époque, dans le contexte d’une ville où la pratique a fortement diminué au cours des dernières décennies, les 108 clochers (autant qu’à Paris, pour une population bien moindre) apparaissent trop nombreux. L’Église locale décide donc d’un redécoupage administratif en « unités pastorales », quitte à fermer certaines églises. D’autant qu’en Belgique, l’Église n’est pas propriétaire des lieux de culte, et qu’il devenait de plus en plus délicat de demander des subsides publics pour maintenir en état des espaces peu fréquentés.

    « Cette réorganisation est une décision responsable », justifie Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Bruxelles depuis six ans, qui veut désormais miser pour son vicariat sur des « pôles » capables de concentrer « des propositions pastorales attractives ». Conscient des « bouleversements » suscités, il a consacré une partie de sa lettre pastorale pour le Carême 2017 à la question de « l’avenir des unités pastorales », afin d’expliquer les changements en cours, visant à s’accorder « aux nouveaux besoins des chrétiens dans la ville ».

    « Les évêques ne peuvent pas se permettre de multiplier les postes », confirme le P. François Vanandruel, prêtre de l’Emmanuel et responsable de l’unité pastorale des Sources vives, dans le sud de Bruxelles. « Cette réforme donne toutefois à certains l’impression d’un diocèse plus ’’gestionnaire de faillite’’ que moteur d’évangélisation », remarque un bon observateur de la situation de la ville.

    Des réformes pas évidentes

    « On ne veut pas creuser notre tombe », martèle en ce sens Véronique Hargot, à l’initiative avec son mari de l’association des Amis de Sainte-Catherine. Cette église du centre-ville, fermée après le redécoupage, a été rouverte en 2014 et confiée à la Fraternité des Saints-Apôtres. Aujourd’hui, ses prêtres animent toujours les lieux, mais ne peuvent plus se revendiquer de cette œuvre sacerdotale puisque celle-ci est désormais dissoute.

    Mais si les interrogations semblent partagées par un grand nombre, seule une petite minorité exprime des revendications, de façon parfois très virulente. « Il faut faire preuve de réalisme, et les évêques ont sur toutes ces questions une vision beaucoup plus large que nous », reconnaît Martin Van Benghenem, enseignant de 25 ans et coordinateur du « Pôle jeunes XL », une initiative mise en place par le vicariat à l’église Sainte-Croix, dans un quartier branché de la ville.

    « Il fallait du courage pour s’atteler à des réformes pas évidentes, sur lesquelles la charge affective a toutefois sans doute été sous-estimée », appuie le P. Vanandruel. Un autre prêtre juge ainsi que, pour accompagner ces changements, « la communication du vicariat n’a pas toujours été bonne ».

    Un manque de communication du vicariat

    De son côté, l’archevêque de Malines-Bruxelles, le cardinal Joseph De Kesel, se tient à distance de cette réorganisation, qu’il a lui-même mise en place il y a une dizaine d’années, lorsqu’il était à la tête du vicariat. Les tensions mises à jour au cours des derniers mois témoignent quoi qu’il en soit d’un réel malaise.

    PORTRAIT Un évêque, un diocèse multiple

    « D’un côté, une jeunesse belge active et très engagée, bien que peu nombreuse, de l’autre une hiérarchie qu’elle ne sent pas toujours encourageante », regrette Lucie (2), jeune Française installée en Belgique depuis peu. « Les évêques nous invitent à être sel de la terre, mais certains voudraient aussi pouvoir être lumière », résume Martin Van Benghenem. « L’enjeu, juge-t-il, est que tous puissent cohabiter sereinement, pour que les catholiques belges retrouvent leur voix dans la société. »

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    (1)Le vicariat de Bruxelles

    Il compte 107 paroisses réparties en onze unités pastorales néerlandophones, 25 unités pastorales francophones et 42 communautés d’origine étrangères.

    Il dispose de 250 prêtres, dont 158 nommés en pastorale territoriale francophone.
    Un bon nombre d’entre eux ne sont pas directement engagés dans des paroisses, appartenant à des ordres ou congrégations ou déjà à la retraite. En pastorale territoriale francophone, 20 prêtres diocésains ont moins de 65 ans.

    Il recense également 30 diacres et une centaine d’animateurs pastoraux. »

    Ref. À Bruxelles, la réorganisation de l’Église fait des remous

    JPSC

  • Italie : menace sur la liberté des médecins qui refusent de pratiquer l’avortement

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Italie : un hôpital menace la liberté des médecins qui refusent de pratiquer l’avortement

    Un hôpital peut-il discriminer à l’embauche des gynécologues sur la base de leur refus de pratiquer des avortements ? C’est la question qui fait débat aujourd’hui en Italie.
    En effet, l’hôpital San Camillo de Rome a publié une offre d’emploi pour deux médecins qui s’engageraient à ne pas faire valoir la clause de conscience relative à l’avortement, exigence pour voir leurs candidatures acceptées. Deux médecins ont ainsi été recrutés.
    Comment cet hôpital en est-il arrivé là ? En Italie, 70% des médecins refusent de pratiquer l’avortement, estimant que cet acte est de plus en plus banalisé et qu’il meurtrit les femmes et atteint leur pratique médicale car, disent-ils, ce geste est loin d’être simple quand on réalise vraiment que l’on met fin à une vie humaine.

    C’est d’ailleurs parce que le législateur a l’intuition qu’une vie humaine est en jeu, qu’il a inscrit l’IVG dans un cadre exceptionnel et sous conditions de dépénalisation partielle dans un texte de loi, la loi 194. La clause de conscience y est inscrite à l’article 9 pour permettre aux médecins d’exercer librement ce droit fondamental à la liberté de conscience.

    Par rapport à la procédure et aux conditions mises en place par l’hôpital romain, la Ministre de la santé, Beatrice Lorenzin, a souligné qu’« il n’est pas possible de recruter du personnel de santé avec des contrats à durée indéterminée, en posant comme conditions préalables qu’ils soient « non-objecteurs » : c’est une modalité discriminatoire de recrutement du personnel, étant donné que la loi prévoit la possibilité de changer d’idée au cours de la carrière professionnelle ».

    Source : Le Figaro, Courrier International

    Pour la Belgique: Brochure « Clauses de conscience au profit des professionnels de la santé »

  • La foi chrétienne peut-elle s'accomoder du libéralisme économique ?

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    Du Père Etienne Perrot s.J. sur le site aleteia.org :

    Le libéralisme économique est-il compatible avec la foi chrétienne ? 

    Oui mais. L’Église a fini par s’accommoder, sinon à se rallier, à la démocratie libérale. En revanche, le capitalisme libéral, dominé aujourd’hui par la sphère financière, appelle un discernement critique.

    Un peu d’histoire

    Le libéralisme est à la fois un mouvement historique et une idéologie fondée sur le principe de l’autonomie individuelle. L’enjeu en est le rapport entre, d’une part, la vérité de l’homme dans sa liberté et, d’autre part, la justice sociale. Comme pour le marxisme, l’Église a distingué le libéralisme comme « idéologie condamnable » du libéralisme comme « mouvement historique » avec lequel on peut, dans la pratique, composer. Jean-Paul II, en 1981, dans Laborem exercens (LE 14, 3-4) rappelle en outre le primat du travail sur le capital et promeut la participation, non seulement au profit, mais également au pouvoir dans l’entreprise. Il écorne ainsi le droit exclusif des actionnaires.

    Faire triompher la justice

    Dès l’encyclique inaugurale du 15 mai 1891 Rerum novarum (RN) Léon XIII prend acte de la disparition de l’ancienne organisation du travail qui insérait les ouvriers dans des solidarités corporatives et professionnelles. L’encyclique avance que les deux classes sociales (patrons et ouvriers) ainsi formées ne sont pas antagonistes (RN 15, 1) mais qu’elles doivent se coordonner pour faire triompher la justice. L’originalité la plus remarquable de cette première grande encyclique sociale est qu’elle se situe dans une perspective de réforme de la société. Elle va au-delà d’un appel à la conversion des mœurs et ne se contente pas de promouvoir la sensibilité sociale dont avaient fait preuve tant de chrétiens des siècles passés. Il est vrai que les catholiques sociaux, du XIXesiècle notamment, furent le plus souvent antimodernes et bien peu libéraux.

    Un dilemme à discerner

    Vu sous l’angle d’un mouvement historique dont le catholicisme ne remet pas en cause les deux prémisses institutionnelles, propriété privée et salariat, les effets sociaux du capitalisme libéral ont cependant provoqué une parole de discernement critique : d’un côté l’efficacité de la production favorisée par la concurrence ; de l’autre côté les dérives trop réelles du système de marché laissé à lui-même sans autre règle que celle des préférences individuelles. Le marché libéral a des effets sociaux injustifiables dénoncés dès Rerum novarum. Jean-Paul II dans l’encyclique Centesimus annus (1991) soulignait le dilemme : « Il semble que, à l’intérieur de chaque pays comme dans les rapports internationaux, le marché libre soit l’instrument le plus approprié pour répartir les ressources [sous-entendu productives] et répondre efficacement aux besoins. Toutefois, cela ne vaut que pour les besoins “solvables” parce que l’on dispose d’un pouvoir d’achat. » (CA 34)

    Lire la suite sur aleteia.org