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Société - Page 784

  • Une infirmière plaide pour le droit de mourir dignement sans euthanasie

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    Pour le droit de mourir dignement sans euthanasie

    par une infirmière en soins palliatifs (via Euthanasie Stop)

    Cela fait plus de vingt ans que j'ai le privilège d'accompagner des personnes en fin de vie et leurs proches, dans des services d'oncologie, de soins intensifs ou, aujourd'hui, dans une unité de soins palliatifs.

    C'est sur base de cette expérience que je prends ici la parole pour témoigner de ce que je vois et vis au quotidien, consciente que mes pauvres mots ne pourront jamais donner qu'un pâle reflet de la réalité.

    Comment, en effet, approcher au mieux l'intensité des derniers moments d'une vie si ce n'est en étant à son chevet jusqu'au bout?

    A vous qui avez la lourde responsabilité de légiférer en matière de soins de santé, je lancerais donc d'emblée l'invitation suivante: «venez et voyez»!

    Oui, chacun a le «droit de mourir dans la dignité» et contrairement à ce que laisse supposer le nom ainsi choisi par l'association qui prône le recours à l'euthanasie, nombreuses sont les personnes qui décèdent en gardant toute leur noblesse sans demander que soit intentionnellement mis fin à leur existence. J'en suis, quant à moi, témoin au fil des jours et je leur rends un vibrant hommage.

    La réelle revendication cachée derrière ces mots n'est-elle pas davantage celle du «droit de choisir sa mort»?

    Et la notion de «dignité humaine» n'est-elle pas avant tout une question de regard posé sur la beauté intrinsèque de l'homme quel qu'il soit (dément, handicapé, défiguré par la maladie, dépendant des autres...)? Celle-ci est une évidence pour moi qui ai si souvent goûté la joie de partager des moments de tendresse réciproque avec ces personnes fragiles et tant de fois expérimenté à quel point elles m'aident à grandir en humanité.

    Une telle beauté ne pourrait-elle pas être perçue par notre société qui tend à valoriser l'apparence et la « liberté » à tout prix?

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  • Ce que le pape François a vraiment dit à Scalfari : texte intégral

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    Repubblica.it: il quotidiano online con tutte le notizie in tempo reale.

    Enfin la traduction complète de l’interview telle que l’a  rapportée Eugenio Scalfari lui-même ! L’accès aux sources est tout de même plus éclairant que les « compendiums » et autres « raccourcis » qui circulent, fussent-ils d’origine vaticane. JPSC

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  • Bulletin de l'IEB - 2 octobre 2013 - Euthanasie - sondages/Nathan/BBC

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    header_fr.jpgSommaire

  • Bâtisseurs de cathédrale au XXIeme siècle

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    L'oeuvre majestueuse de l'architecte et Serviteur de Dieu Antonio Gaudi (ci-dessous) va-t-elle enfin aboutir ? Débutés en 1882, les travaux de construction de la Sagrada Familia (Barcelone) devraient toucher à leur fin en 2026. S'il faudra encore attendre treize ans avant de voir l'oeuvre de Gaudi, la magie de la technologie nous permet de découvrir ce à quoi ressemblera la célèbre basilique, monument phare de la capitale catalane.

    En 1mn30, la vidéo effectue un tour complet du bâtiment, partant de ce à quoi il ressemble actuellement pour arriver au résultat final. Les travaux de la Sagrada Familia ont été interrompus à la mort de Gaudi, en 1926, avant d'être repris puis arrêtés par différents architectes. Le chantier, placé sous la direction de Jordi Bonet i Armengol, n'a plus été interrompu depuis 1987.

    Le procès de béatification d'Antonio Gaudi a été ouvert en 2000.

    La Sagrada Familia achevée... ou presque - JPSC

  • BXL, 18 novembre : Parlez-vous gender ?

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  • Belgique : la culture de mort aurait de beaux jours devant elle

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    Selon « le Vif » de ce mercredi 2 octobre, un sondage révèle ce mercredi que 75% des Belges acceptent que l'euthanasie puisse être appliquée aux mineurs d'âge, sans leur consentement :

     « Alors que le débat sur l'éventuelle extension de la loi de 2002 sur l'euthanasie aux enfants doit prochainement reprendre en commissions réunies de la Justice et des Affaires sociales du Sénat, un sondage "Dedicated-La Libre-RTBF" révèle mercredi que 75% de la population belge acceptent que l'euthanasie puisse être appliquée aux mineurs d'âge sans leur consentement. 

    Au total, 38% se disent "tout à fait favorables" et 36% "plutôt favorables" à une loi autorisant l'euthanasie de mineurs souffrant de maladie incurable, particulièrement pour des mineurs qui ne seraient plus en état de donner leur consentement. 

    Les Flamands (40% "très favorables") y sont un peu plus acquis que les Bruxellois (37%) et surtout que les Wallons (34%). 

    Les Belges vont donc plus loin que les volontés politiques. Les sénateurs ne planchent en effet pour l'instant que sur une extension de la loi à de jeunes mineurs "capables de discernement" et de se positionner sur une fin de vie anticipée. 

    Le sondage révèle également que 79% des Belges sont favorables à une extension de la loi pour les personnes majeures souffrant de démence, type Alzheimer, ou de démence vasculaire grave. 

    Le sondage a été effectué par internet sur un échantillon de 2.714 électeurs belges. 

    Réf. Les Belges "favorables" à l'euthanasie des enfants

    JPSC 

  • Quand une opération ratée de changement de sexe débouche sur une euthanasie, c'est conforme à la loi...

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    Lu sur Le Soir :

    Une euthanasie après une opération ratée de changement de sexe: « C’est conforme à la loi »

    Un homme de 44 ans, qui ne souffrait pas d’une maladie en phase terminale, a été euthanasié après une opération ratée de changement de sexe.

    L’homme était né avec un sexe de femme. Il avait subi plusieurs opérations mais le résultat n’était pas à la hauteur de ses espoirs. L’homme se sentait toujours emprisonné dans un corps dont il ne voulait pas, rapporte Het Laatste Nieuws. C’est l’histoire de Nancy devenue Nathan à l’âge de 42 ans car il ne supportait plus son corps de femme. À sa demande, il a été euthanasié lundi.

    L’euthanasie a été effectuée sous la supervision du médecin Wim Distlemans de la VUB. Selon ce dernier, toutes les conditions étaient réunies pour y procéder. « On pouvait clairement parler dans ce cas de souffrances psychiques insupportables  », souligne-t-il.

    Un tel cas est-il conforme à la loi ?

    La loi permet d’avoir recours à l’euthanasie quand il y a une souffrance psychique incurable et pas seulement une souffrance physique.

    « La personne doit présenter une affection grave et incurable qui lui cause des souffrances mais le législateur a précisé que ces souffrances peuvent être d’ordre psychiques ou physiques, donc la chose est tout à fait envisageable car il peut se trouver des cas où la douleur est contrôlée mais en revanche des questions d’existence, de perte d’autonomie, de dignité surtout se trouvent vraiment bien présentes », a commenté au micro de RTL, Jacqueline Herremans, membre de la commission euthanasie.

    Et de préciser : « La décision n’est jamais prise par un seul médecin dans ce cas précis. Un premier médecin s’est intéressé aux caractères graves et incurables de l’affection ainsi qu’aux souffrances psychiques ou physiques inapaisables. Un autre médecin, un psychiatre, spécialiste de la pathologie concernée, s’est intéressé à la qualité de la demande s’il n’y a pas, par exemple, état de dépression passagère ».

  • Aujourd’hui dans la « Repubblica » : le pape François persiste et signe

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    Selon Radio-Vatican relayé sur internet par News.va, toute l’attention des médias se porte sur les trois jours de rencontres prévus à partir de ce mardi entre le Pape François et le Conseil des huit cardinaux qu’il a institué pour l’épauler dans la gouvernance de l’Eglise et entamer une réforme de la Curie. Et cela n’a pas échappé au Saint-Père qui, dans un long entretien publié ce mardi matin par le quotidien italien La Repubblica (le grand journal italien de centre-gauche) aborde sans tabou ces questions avec le fondateur du quotidien Eugenio Scalfari.

    « Le Pape estime d’emblée que s’ouvrir à la modernité est un devoir, et qu’en repartant du Concile Vatican II, il faut ouvrir l’Eglise à la culture moderne. Le Concile Vatican II, remarque-t-il, « a décidé de regarder l'avenir avec un esprit moderne. Les pères conciliaires savaient qu'ouvrir à la culture moderne signifiait oecuménisme religieux et dialogue avec les non croyants. Depuis, bien peu a été accompli dans cette direction. J'ai l'humilité et l'ambition de vouloir le faire ». Pour François, le prosélytisme est « une bêtise magistrale », car l’essentiel est de « se connaître et de s’écouter, et de faire connaître le monde qui nous entoure ».

    A deux reprises, François cite le cardinal jésuite italien Carlo Maria Martini, chef de file des réformistes dans l'Eglise, mort en 2012. Interrogé sur sa pensée et ses saints préférés, il admet qu'il n'est pas très mystique et dit sa prédilection pour Saint-Augustin: "ce saint a traversé beaucoup de réalités et a changé plusieurs fois de position doctrinaire [sic, ndb]". Quant à François d'Assise, "il est très grand parce qu'il est tout à fois: un homme qui veut faire, construire, fonde un ordre et ses règles, est un missionnaire itinérant, poète, prophète, qui a constaté le mal en lui et en est sorti. »

    L'Eglise catholique est trop "vaticano-centrique"

    Quand j’ai face à moi quelqu’un de clérical, je deviens automatiquement anticlérical. Le cléricalisme ne devrait avoir rien à faire avec le christianisme », tient à souligner François qui n’est pas très tendre non plus avec le « narcissisme » : « cela comporte un amour démesuré envers soi-même et cela n’est pas une bonne chose. Cela peut produire de graves dommages non seulement à l’âme de celui qui en souffre, mais également dans le rapport avec les autres, avec la société dans laquelle il vit. » « Le vrai problème, ajoute le Pape, c’est que ceux qui sont les plus atteints par ce qui est en réalité un problème mental sont des personnes qui ont beaucoup de pouvoir. Souvent les chefs sont narcissiques. Et même les chefs dans l’Eglise l’ont été ».

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  • L'abandon des fêtes chrétiennes ou l'établissement de la société vide de sens

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    Lu sur le site web de « La Libre » ce point de vue (externe, of course, à la rédaction de ce journal). Sébastien Morgan, auteur de "Devenir soi-même, chronique d'un chrétien du XXIe siècle" s’exprime ici, dans la rubrique « opinions » (1) :

    « Le débat de la semaine, lancé par l'anthropologue Dounia Bouzar, est évidemment l'abandon de deux jours fériés chrétiens en France pour les remplacer par l'Aïd et Yom Kippour. Par cette proposition, l'on peut une fois de plus constater dans quel gouffre d'oubli et de négation sombre la France, entraînant sans doute une partie de l'Europe à sa suite. On voudrait gommer le passé, le reléguer dans un musée, l'effacer des mémoires.

    Bien sûr que chacun a le droit de fêter ce qu'il veut chez lui : Yom Kippour pour les Juifs, l'Aïd pour les Musulmans, la Tara Verte pour les bouddhistes, Beltaine pour les Wiccans, Thanksgiving pour les expatriés américains ou l'anniversaire du petit... Faut-il pour cela acter officiellement les désidératas particuliers de tout un chacun ?

    Bien sûr que non. N'en déplaise au lobbying laïcard athée, la France et l'Europe sont des entités baptisées et chrétiennes. En tant que telles, elles peuvent et doivent être ouvertes à la diversité d'opinion et sans doute de religion dans une certaine limite, mais doit-on pour autant complètement se déraciner dans une sorte de folie moderniste incohérente et libérale ?

    Il faut s'entendre sur les mots. Je défends l'idée d'une société traditionnelle opposée à la dite société moderniste. Qu'est-ce à dire ?

    Par société traditionnelle, j'entends non pas une société moralement conservatrice, figée, réactionnaire, autoritariste et cloisonnée mais une société qui donne du sens. Or pour donner du sens, il faut s'inscrire dans le passé et s'enraciner dans le temps. « Même une plaisanterie a bien plus d'éclat quand elle a mille ans derrière elle» (2) disait C.S.Lewis. Et il avait raison, car au-delà de la boutade, les fêtes chrétiennes s'inscrivent dans une logique cyclique, rythmant la vie spirituelle et communautaire. Au-delà des croyances individuelles, elles inscrivent la société toute entière dans une logique propre qui est celle du christianisme, à savoir :

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  • Quand l'homosexualité choisit de s'afficher dans les églises

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    Le Vatican a protesté contre la présentation de clichés photographiques montrant des personnes homosexuelles s'embrassant dans des églises. Le Saint-Siège y voit "une offense à la spiritualité du lieu" et a ainsi obtenu que ces photos soient retirées mais elles circulent dans un diaporama largement diffusé par leur auteur, un "artiste" espagnol qui feint de ne pas comprendre la réaction des autorités de l'Eglise. Ce n'est évidemment pas un hasard si le photographe a choisi à chaque fois de faire poser ses sujets en plein milieu des églises, de façon bien provocatrice devant les maître-autel un peu à la façon des femen. En attendant, la publicité de l'artiste qui se prétend catholique est assurée et on peut s'attendre à ce que tout le microcosme gay relayé par des médias complaisants dénonce l'attitude homophobe du Vatican... Une ixième version du scenario bien connu : à la provocation des uns répond la réaction des autres soulevant la tempête de protestations escomptée.

    On peut aller voir comment les journaleux répercutent cette intervention du Vatican et constater le niveau de mauvaise foi des commentaires  : 

  • Supprimer toutes les fêtes chrétiennes ?

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    Telle est la position du richissime homme d'affaire et sponsor du Parti Socialiste français, Pierre Bergé :

    Sur RTL.fr : Pierre Bergé favorable à la suppression de toutes les fêtes chrétiennes

    Pierre Bergé s'est dit, jeudi (26 septembre), favorable à la suppression des fêtes chrétiennes en France, au nom de la séparation de l'Église et de l'État.

    Nouveau polémiste de l'émission On refait le monde, sur RTL, Pierre Bergé a d'emblée lancé la polémique en réagissant à la proposition de l'anthropologue spécialiste des faits religieux, Dounia Bouzar. Nommée dimanche à l'observatoire de la laïcité, elle s'est dite favorable à la suppression de deux jours fériés chrétiens pour être remplacés par l'Aïd et Kippour. 

    Nous ne sommes pas que des chrétiens en France. Pourquoi ne pas en tenir compte ?

    Pierre Bergé est allé encore plus loin. "Je suis pour la suppression intégrale de toutes les fêtes chrétiennes", a-t-il dit jeudi. "Nous vivons sous le régime de la séparation de l'Église et de l'État. Nous ne sommes pas que des chrétiens en France. Il y a une grande partie de musulmans. Il y a beaucoup d'autres religions. Pourquoi ne pas en tenir compte ? Je préférerais qu'on soit laïcs jusqu'au bout et qu'à l'exception de Noël, qui est devenu une fête chrétienne et qui était une fête païenne, on supprime toutes les autres", a ajouté l'homme d'affaires. 

    Allons jusqu’au bout de la séparation de l'Église et de l'État

    "La France n'a pas beaucoup de courage. Allons jusqu’au bout de la séparation (de l'Église et de l'État). Les religions existent, les églises existent. Je trouve normal qu'elles existent, ainsi que les mosquées. Mais c'est incroyable que l'on soit dans un régime où il y a des fêtes chrétiennes tous les 15 jours", a conclu Pierre Bergé. 

  • Quand Bergoglio s'exprimait sur la théologie de la libération

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    Du blog "Settimo Cielo" de Sandro Magister (traduction par nos soins) :

    Dans le livre de Nello Scavo « La liste de Bergoglio », en vente dès le octobre et présenté aujourd'hui par www.chiesa en avant-première, est rapportée pour la première fois la transcription intégrale de l'interrogatoire auquel Bergoglio a été soumis par les autorités judiciaires argentines, le 8 novembre 2010, date donc très proche de son élection comme pape.

    Il y a là quelques passages où il dit brièvement mais clairement, ce qu’il pense de la théologie de la libération.

    La première étape de son argumentation est la suivante : "Le choix des pauvres remonte aux premiers siècles du christianisme. C'est l’Évangile lui-même. Si je lisais aujourd'hui en guise d’homélie certains sermons des premiers pères de l'Eglise, des IIe-IIIe siècles, sur la façon dont nous devons traiter les pauvres, vous diriez que mon homélie est d’un trotskiste ou d’un maoïste. L'Eglise a toujours mis à l’honneur le choix préférentiel en faveur des pauvres. Les pauvres sont considérés comme  le Trésor de l'Eglise. Pendant la persécution du diacre Laurent, qui était administrateur du diocèse, quand on lui a demandé d'apporter tous les trésors de l'Eglise, il s'est présenté avec une foule de pauvres gens et a déclaré : « Ce sont les trésors de l'Eglise ». Et je parle des IIe-IIIe siècles. Le choix des pauvres découle de l'Évangile. Au cours du deuxième Concile du Vatican la définition de l'Église fut reformulée en tant que peuple de Dieu et c'est de là que ce concept s’est renforcé et, lors de la deuxième Conférence générale des évêques d'Amérique latine à Medellín, s’est transformé dans la forte identité de l'Amérique latine ".

    Plus tard, pressé de dire ce qu'il pense des prêtres impliqué dans les bidonvilles, Bergoglio répond : "C'est différent pour tous les pays d'Amérique latine. Dans certains pays, ils sont intervenus politiquement : par exemple, une lecture de l'Evangile avec une herméneutique marxiste. Cela donna naissance à la théologie de la libération. Dans d’autres pays, ils se sont approchés davantage de la piété populaire se tenant éloignés de toutes les implications politiques, n’optant pour la politique avec un grand « P », mais pour la promotion et l'aide aux pauvres. Le Saint-Siège a exprimé deux avis, à ce moment, sur la théologie de la libération, où il expliquait les différences. C’était des avis très ouverts, qui encourageaient le travail avec les pauvres, mais toutefois dans le cadre d’une herméneutique chrétienne, non empruntée à une quelconque vision politique ".

    Et enfin, après avoir dit que les pères Yalics et Yorio, qu’il était parvenu à arracher de la prison, "avaient une position équilibrée, orthodoxe et en accord avec les deux directives du Saint-siège", et pressé de dire comment était vue la théologie de la libération par les généraux au pouvoir, il dit encore : "C’était des personnalités caractéristiques de l’Amérique Latine que les personnes de la dictature considéraient comme des suppôts du démon, par exemple Camilo Torres, le prêtre colombien. La dictature avait tendance à considérer ces personnalités de référence comme quelque chose de purement révolutionnaire, marxiste, de gauche, comme un abandon de l'Évangile à la gauche. Comme je l'ai dit avant, oui, il y en avait certains qui enseignaient la théologie dans le cadre d’une herméneutique marxiste, chose que le Saint-Siège n'a jamais admise; et d’autres qui ne le faisaient pas, qui visaient au contraire une présence pastorale parmi les pauvres, à partir d'une herméneutique conforme à l'Évangile. Les dirigeants de la dictature diabolisaient toute la théologie de la libération, tant les prêtres qui suivaient l'interprétation marxiste – et qui étaient peu nombreux en Argentine par rapport aux autres pays -, que les prêtres qui vivaient simplement leur vocation sacerdotale parmi les pauvres. Ils mettaient tout le monde dans le même sac".

    A lire également : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350613?fr=y