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Solidarité - Page 2

  • Il y a soixante-quinze ans se tenait le premier congrès de l'« Aide à l’Église en Détresse »

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    De Volker Niggewöhner sur le Tagespost :

    Ils ont éveillé la conscience chrétienne de l'Europe

    Il y a soixante-quinze ans se tenait le premier congrès « Aide à l’Église en Détresse ». Il symbolisait une prise de conscience européenne après la guerre : l’aide aux réfugiés s’est muée en un forum international pour la liberté religieuse.
    Le premier congrès « Aide à l’Église en Détresse » a eu lieu il y a 75 ans.
    Photo : Aide à l'Église en Détresse | Les invités de marque étaient toujours les bienvenus aux congrès : voici le père Werenfried van Straaten (à droite) en conversation avec l'archevêque de Cologne, le cardinal Josef Frings, en 1954.

    Née d'une consultation sur la situation dramatique de millions de réfugiés catholiques après la Seconde Guerre mondiale, l'initiative s'est transformée en un forum ecclésiastique unique, d'envergure européenne puis mondiale. Tout a commencé il y a 75 ans, du 8 au 11 février 1951, avec le premier congrès international intitulé « Aide à l'Église en Détresse », qui s'est tenu à Hilversum, aux Pays-Bas. Ce congrès a marqué une étape cruciale dans l'histoire de ce qui est aujourd'hui l'organisation caritative catholique « Aide à l'Église en Détresse », active dans le monde entier.

    Lire aussi :

    Plus de 100 représentants d'Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas, d'Autriche, de France et de Suisse se sont réunis au centre de formation pour adultes « Drakenburgh ». Leur préoccupation commune : les souffrances religieuses, sociales et humaines des millions de réfugiés après la Seconde Guerre mondiale, dont quelque six millions de catholiques expulsés en Allemagne seulement, ainsi que de nombreux réfugiés d'Europe de l'Est en Europe de l'Ouest.

    Aide à l'Église en Détresse : Le titre était explicite.

    Au début des années 1950, l'Europe était encore marquée par la guerre, la destruction et un profond désarroi moral. Des millions de personnes vivaient déracinées, sans foyer permanent, souvent dans des camps de fortune, coupées des structures sociales et religieuses établies. Le congrès d'Hilversum se voulait donc non seulement une conférence professionnelle, mais aussi un appel à la prise de conscience spirituelle et sociale de la conscience chrétienne en Europe.

    Le titre du congrès était à la fois un programme et un appel à l'action : « Aide à l'Église en détresse ». La rencontre était organisée par le « Groupe de travail catholique néerlandais pour le renouveau spirituel » et la jeune association « Aide aux prêtres orientaux », dont est issue par la suite « Aide à l'Église en détresse ». Parmi les principaux instigateurs figurait le prêtre prémontré Werenfried van Straaten, déjà connu sous le nom de « prêtre du bacon » pour ses campagnes d'aide spectaculaires aux Allemands démunis. Avec le prélat Adolf Kindermann de Königstein, il a posé à Hilversum les fondements d'une nouvelle plateforme internationale de solidarité ecclésiale.

    Les défis de l'après-guerre comme tâche pour la société dans son ensemble

    Parmi les participants figuraient de hautes personnalités ecclésiastiques et politiques, notamment les évêques auxiliaires de Cologne et d'Osnabrück, le délégué pontifical pour la pastorale des expulsés et le premier ministre fédéral chargé des expulsés, Hans Lukaschek. Les représentants des autorités étatiques ont également pris au sérieux la dimension ecclésiastique de la question des réfugiés.

    La présence des décideurs politiques a clairement montré que les défis de l'après-guerre n'étaient pas perçus uniquement comme des enjeux politiques ou sociaux. Elle témoignait au contraire d'une prise de conscience précoce du lien indissociable entre dignité humaine, identité religieuse et cohésion sociale. Lukaschek a souligné le caractère existentiel de la situation de nombreux déplacés, notamment dans le nord de l'Allemagne, et a lancé un appel à la solidarité des catholiques européens : « Aidez les réfugiés, et vous aiderez la nouvelle Allemagne. »

    Au-delà des frontières nationales

    Dès le départ, le congrès ne se considérait pas comme une affaire purement nationale. Le père Werenfried avait déjà évoqué, en amont d'une mission internationale, que « l'aide aux prêtres d'Europe de l'Est » était devenue une préoccupation de l'Église universelle, une préoccupation qui devait éveiller les consciences en Europe.
    Cette affirmation était nouvelle. Elle rompait avec la conception dominante de l'aide aux réfugiés comme une tâche essentiellement nationale. Elle était au contraire formulée comme une préoccupation européenne et ecclésiastique partagée, animée par la conviction que la souffrance et la persécution affectent l'Église tout entière.

    En effet, le congrès a marqué un tournant : l’aide, caractérisée dès le départ par un travail pastoral et caritatif et initialement axée sur les personnes expulsées d’Allemagne, a été étendue de manière programmatique au-delà des frontières nationales. Parallèlement, le congrès a amorcé la transition vers un soutien ciblé à l’Église persécutée et en difficulté en Europe centrale et orientale, sans pour autant renoncer à la dimension pastorale de cette action.

    Église dans une zone dominée par les communistes

    L’analyse de la situation de l’Église dans la zone dominée par les communistes a permis, pour la première fois, de mettre en lumière de manière systématique les causes de la persécution, du déracinement et de l’oppression idéologique.

    Cette dimension a également influencé les contributions au congrès. Le père Paul Sladek, expulsé des Sudètes et fondateur et force spirituelle de la communauté Ackermann, a décrit en termes poignants les conditions de vie inhumaines dans les camps de masse allemands et est parvenu à la conclusion désespérée : « Les Dix Commandements ne peuvent être respectés ici. »

    «Cette fois, le Lévite ne passera pas.»

    Ses paroles ont clairement montré que les difficultés matérielles étaient inextricablement liées à une crise spirituelle et morale. Lorsque les personnes sont privées de leur dignité, même les normes éthiques les plus fondamentales sont ébranlées – une expérience partagée par de nombreux participants au congrès.
    Le prélat Kindermann a évoqué la responsabilité des chrétiens et a invoqué l'image du Bon Samaritain : « Cette fois, le Lévite ne passera pas son chemin. »

    La contribution du père Werenfried sur la menace idéologique du communisme a suscité un vif intérêt. Il a lancé un avertissement sans détour : les personnes sans abri, sans emploi et délaissées par les services pastoraux étaient vulnérables aux idéologies totalitaires. Il a allié analyse sociale et interprétation spirituelle : il concevait la charité chrétienne et l’accompagnement pastoral non seulement comme une aide à l’individu, mais aussi comme un rempart contre la déshumanisation, la séduction idéologique et la violence.

    La charité chrétienne, l'accompagnement spirituel et la solidarité internationale ne sont donc pas seulement charitables, mais profondément préventives dans leur engagement en faveur de la liberté et de la dignité humaine.

    La question des réfugiés est une affaire qui concerne toute l'Europe.

    L'importance du congrès fut encore renforcée par le soutien de Rome. Le pape Pie XII envoya sa bénédiction apostolique, transmise par télégramme par Giovanni Battista Montini, alors substitut du Vatican et futur pape Paul VI.  Ce soutien conféra non seulement une reconnaissance ecclésiastique à la jeune organisation, mais consolida également son rayonnement international. Les préoccupations du congrès s'inscrivirent ainsi explicitement dans le cadre de l'Église universelle.

    Les nonces en Belgique et aux Pays-Bas ont également salué le travail de l'organisation « Aide aux prêtres orientaux ». La couverture médiatique a été importante. Les observateurs ont noté que cela témoignait non pas d'apitoiement sur soi, mais plutôt d'un sens des responsabilités européennes. Le journaliste munichois René Michel a écrit que le congrès avait démontré que la question des réfugiés allemands concernait toute l'Europe.

    Du premier congrès est née une tradition unique : de 1952 à 1995, 44 autres congrès se sont tenus à Königstein im Taunus, siège actuel de l’organisation humanitaire. Ils ont abordé des sujets tels que la persécution des chrétiens, la liberté religieuse , les droits de l’homme, la crise des réfugiés, le communisme et l’athéisme – bien avant que ces questions ne suscitent un vif intérêt public.

    Les congrès se sont transformés en un forum reliant les questions ecclésiastiques, politiques et sociales, en plaçant toujours au premier plan la situation concrète des populations concernées. Les connaissances étaient recueillies, analysées et diffusées à travers de nombreuses conférences, des rapports de situation et des débats – souvent à contre-courant de l'opinion dominante et fréquemment malgré les résistances politiques.

    L'esprit d'Hilversum perdure.

    À l’occasion du 75e anniversaire du premier congrès, une chose est claire : l’esprit d’Hilversum perdure. L’Aide à l’Église en Détresse continue de se considérer comme la voix des chrétiens persécutés, un défenseur de la liberté religieuse et un bâtisseur de ponts entre les peuples, les confessions et les continents. Ce qui a commencé en 1951 avec le sort tragique des réfugiés est aujourd’hui un engagement mondial en faveur de la dignité humaine, de la liberté de religion et de la solidarité – plus pertinent que jamais. Avec 24 bureaux nationaux à travers le monde, l’Aide à l’Église en Détresse apporte son aide aux chrétiens persécutés et souffrants. 


    L'auteur est chargé des relations publiques à l'organisation « Aide à l'Église en Détresse ».

  • « Le christianisme au Moyen-Orient s’éteint en silence » — Charles de Meyer , président de SOS Chrétiens d’Orient

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    De Javier Villamor sur The European Conservative :

    « Le christianisme au Moyen-Orient s’éteint en silence » — Charles de Meyer , président de SOS Chrétiens d’Orient

    « Le mal prend diverses formes, des expressions plus ou moins barbares, mais il est toujours là, tapi dans l’ombre et combattant le peuple de Dieu. »

    4 février 2026

    La situation des chrétiens au Moyen-Orient a largement disparu des gros titres, mais elle n'a pas cessé de se détériorer. Après la défaite territoriale de l'État islamique, la persécution n'a pas disparu ; elle est devenue plus discrète, plus structurée et, dans bien des cas, plus définitive.

    Les conflits enracinés, les États fragiles, l'islamisme radical et les réalignements géopolitiques en cours accélèrent un processus de disparition qui menace de vider de leur présence chrétienne les terres mêmes où le christianisme est né.

    Dans ce contexte, des voix comme celle de Charles de Meyer, président et cofondateur de SOS Chrétiens d'Orient, sont essentielles pour comprendre les réalités du terrain. Depuis 2014, l'organisation a déployé des milliers de volontaires dans des pays comme la Syrie, l'Irak, le Liban et l'Arménie, travaillant directement avec les communautés locales à la reconstruction, à l'éducation et à l'aide humanitaire – en toute indépendance vis-à-vis des gouvernements et grâce à un financement exclusivement privé.

    Dans cet entretien, De Meyer dresse un diagnostic clair du présent et de l'avenir des chrétiens d'Orient : l'impact concret de l'instabilité régionale sur leur vie quotidienne, le risque d'être instrumentalisés dans les jeux de pouvoir géopolitiques, la pression constante à l'émigration et le malaise que leur témoignage suscite dans des sociétés occidentales de plus en plus sécularisées. C'est une conversation qui oblige l'Europe à se confronter à une réalité qu'elle préfère ignorer – une réalité qui continue de coûter des vies.

    Pour commencer, comment décririez-vous la situation des communautés chrétiennes au Moyen-Orient en 2025 dans les pays où vous êtes présents ?

    Les chrétiens d'Orient connaissent des situations contrastées, mais toutes convergent vers une même conclusion : une réduction drastique du nombre de chrétiens au Moyen-Orient. Si les Coptes bénéficient d'un dynamisme démographique unique parmi les communautés chrétiennes orientales, ils sont isolés dans ce contexte.

    Plusieurs facteurs expliquent cette situation : la radicalisation de l’islamisme et les nombreux conflits qui ravagent régulièrement la région, avec des conséquences directes ou indirectes pour les chrétiens.

    Prenons l'exemple de la Syrie : avant le début de la guerre civile, les chrétiens représentaient 7 à 8 % des 20 millions d'habitants du pays. Aujourd'hui, leur nombre a été réduit de moitié au moins. On ne compte plus qu'environ 25 000 chrétiens à Alep, contre 150 000 début 2010.

    L'affaiblissement de Daech est certes une bénédiction pour les chrétiens qui vivaient sous son occupation, comme à Mossoul ou dans la plaine de Ninive, mais il a aussi pour conséquence que les communautés chrétiennes d'Orient sont à nouveau invisibles dans les médias. C'est comme si l'Europe et l'Occident ne s'intéressaient à ces communautés que lorsque des actes barbares sont largement relayés par les médias.

    Alors que l’on parle d’une « reconfiguration géopolitique » plus large dans la région — des rapprochements entre les puissances régionales, un retrait partiel des acteurs occidentaux et de nouveaux dispositifs de sécurité —, comment cela se traduit-il dans la vie quotidienne des chrétiens sur le terrain ?

    Les chrétiens d'Orient ne pourront retrouver la prospérité qu'une fois le Moyen-Orient stabilisé. La reconfiguration actuelle, qui peine encore à prendre sa forme définitive, n'est pas sans conséquences négatives pour les communautés chrétiennes.

    Par exemple, les chrétiens du Sud-Liban ont dû quitter leurs terres lors des frappes israéliennes dans le pays, même si celles-ci visaient le Hezbollah. Les régions chrétiennes n'ont pas été épargnées par les conséquences de la guerre : j'espère qu'elles recevront toute notre aide afin qu'elles puissent rentrer chez elles et vivre dans la dignité.

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  • Jimmy Lai devrait être reconnu comme un martyr

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    De Benedict Rogers sur le Catholic Herald

     
    20 décembre 2025

    Jimmy Lai devrait être reconnu comme un martyr

    Si, par malheur, mon ami Jimmy Lai venait à mourir dans une prison de Hong Kong, l'Église devrait immédiatement le reconnaître comme un martyr. Car il a été condamné cette semaine par un tribunal hongkongais pour avoir exercé sa liberté de conscience et d'expression – et sa peine, attendue pour le Nouvel An, devrait comporter une peine minimale de 10 ans de prison et potentiellement la perpétuité. 

    À 78 ans, diabétique et voyant sa santé se détériorer, quelle que soit la durée précise de la peine prononcée par le juge, cela pourrait en réalité équivaloir à une peine de prison à perpétuité – à moins que la communauté internationale n'intervienne pour obtenir sa libération.

    Étant donné que M. Lai est citoyen britannique et catholique, deux dirigeants ont plus que tout autre la responsabilité d'exiger sa libération : le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, et le pape Léon XIV. Ce dernier a au moins précisé un message symbolique en rencontrant récemment l'épouse et la fille de M. Lai . Keir Starmer a été condamné par le verdict. Mais tous deux doivent désormais unir leurs forces pour mobiliser la communauté internationale en faveur de la libération de M. Lai.

    15 décembre, Jimmy Lai – homme d'affaires à succès, entrepreneur médiatique et militant pro-démocratie – a été reconnu coupable de deux chefs d'accusation de complot en vue de collusion avec des puissances étrangères et d'un chef d'accusation de complot en vue de publier des écrits séditieux. 

    Ce verdict, bien que prévisible, constitue l'une des plus scandaleuses erreurs judiciaires de notre époque . Il a été condamné lors d'un procès inique et truqué, par un juge politiquement partiel, dans un tribunal fantoche fonctionnant au sein d'un État policier extrêmement répressif. 

    Que signifient ces accusations ? Comme l'explique si justement Caoilfhionn Gallager KC, chef de son équipe juridique internationale, M. Lai a été reconnu coupable de complot en vue de commettre des actes journalistiques, de complot en vue de discuter de politique avec des politiciens et de complot en vue de discuter des droits humains avec des défenseurs des droits humains. En bref, il a été poursuivi et emprisonné pour ses opinions et ses convictions.

    Dans ce jugement de 855 pages , je figurais parmi les nombreuses « forces étrangères » avec lesquelles M. Lai aurait prétendument « conspiré ». Apparemment, mon nom y est cité au moins 95 fois. 

    J'ai eu le privilège de connaître M. Lai – et sa merveilleuse famille – pendant près de dix ans, et de le rencontrer à plusieurs reprises à Londres, à Taïwan et à New York. Nous communiquons régulièrement par téléphone et WhatsApp , j'ai participé à son podcast, je l'ai interviewé pour une série de vidéos YouTube que j'anime , et j'ai écrit une chronique hebdomadaire pour l'édition en ligne anglophone de son journal Apple Daily . 

    Mais quels étaient les sujets de nos conversations ? Essentiellement, elles tournaient généralement autour de cinq thèmes : la vie à Hong Kong ; la liberté et la démocratie ; le journalisme ; la famille et les amis ; et notre foi catholique commune. 

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  • Soutenons la FAFCE injustement exclue des financements européens

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    La FAFCE exclue des financements européens !

    Vendredi 12 décembre 2025 

    Madame, Monsieur,

    Alors que l'année 2025 touche à sa fin, je tiens à vous faire part des difficultés que traverse actuellement la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE).

    Ces derniers mois, après avoir déposé six candidatures à des projets européens de promotion de la jeunesse et de la protection de l'enfance, la FAFCE s'est vue exclue des financements de la Commission européenne, au nom de violations présumées des principes d'égalité et des valeurs de l'UE.

    En tant que président de la FAFCE, je considère cela comme une discrimination idéologique.

    Comment une fédération d'associations dont la mission première est la promotion de la famille peut-elle être exclue de projets financés par l'UE tels que CERV ou Erasmus+ ?

    ● Une évaluation de la Commission européenne indique que « le manque d'informations sur les disparités de genre au sein des organisations de la société civile peut limiter la profondeur de l'analyse de genre et la compréhension de la manière dont les obstacles à la participation sont pris en compte dans différents groupes démographiques ».

    ● La même évaluation indique que « cette approche peut enfreindre les dispositions de l'UE en matière d'égalité ». Ces deux jugements catégoriques entraînent une pénalité de 30 % sur la note.

    ● La Commission européenne a également indiqué que « bien que les valeurs de l'UE soient correctement intégrées, la proposition devrait fournir des explications plus claires sur la manière dont des principes tels que la dignité humaine, la démocratie et l'égalité sont mis en œuvre ».

    ● La Commission européenne explique également que « le langage inclusif et les mesures d'accessibilité sont mentionnés. Cependant, les garanties contre la discrimination ou la victimisation restent limitées ».

    Il s'agit d'une discrimination idéologique à l'encontre d'organisations de la société civile comme la FAFCE, qui n'a cessé de promouvoir le dialogue et de défendre la dignité de chaque personne. Je déplore que les propositions de la FAFCE soient pénalisées alors même qu'elles présentent les familles comme un instrument d'inclusion sociale et de protection ; un projet entier était même consacré à l'éducation numérique des mineurs. La richesse de la société civile européenne réside dans son pluralisme, un principe inscrit à l'article 2 du traité sur l'Union européenne. Aucune organisation ne devrait être pénalisée pour avoir défendu une position légitime dans l'espace public. 

    La Commission, en tant que « Gardienne des traités », doit au contraire faire preuve d'une extrême vigilance et veiller à ne pas engendrer de discrimination, quelle qu'elle soit, entre les organisations, notamment en matière d'accès aux financements.

    Fondée en 1997, la FAFCE est la seule ONG familiale au niveau de l'UE à conserver le terme « catholique » dans sa dénomination officielle. Aujourd'hui, nous comptons 33 associations membres issues de 21 pays. Malgré nos ressources limitées, notre action de plaidoyer, qui porte sur des sujets tels que le déclin démographique, l'équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, la protection de l'enfance, les méfaits de la pornographie et les questions de vie et de dignité humaine, reste très efficace. C'est donc de manière constructive que notre Fédération contribue au bien commun en Europe.

    C'est pourquoi je vous demande à chacun d'entre vous d'aider la FAFCE à poursuivre sa mission de promotion de la famille. Notre Fédération a besoin de 150 000 € pour continuer ses projets en cours ; faute de quoi en 2026 nous serons contraints de licencier nos employés dévoués et de réduire notre présence, la voix de la famille au sein de l'Union européenne.

    Je suis convaincu que la Providence et votre précieuse contribution aideront FAFCE à traverser cette période difficile.

    Bien cordialement,

    Vincenzo Bassi

    President de la FAFCE

    Vous souhaitez faire un don ? Merci !

    FAFCE FÉDÉRATION ASSOCIATIONS

    IBAN : FR76 1027 8060 3900 0211 3760 155

    BIC : CMCIFR2A

    « L’Europe réduit son financement aux associations familiales catholiques »

    Un article de Avvenire (en italien)

    Le travail de la FAFCE n’est possible que grâce à votre soutien.

    La FAFCE ne bénéficie d’aucun financement public.

    Son action de plaidoyer en faveur de la famille repose directement sur les dons.

    En faisant un don, vous contribuez au financement de nos activités et de notre bureau à Bruxelles. Ce bureau assure notre présence active auprès de l’UE et du Conseil de l’Europe, en apportant notre expertise et en formulant des propositions en faveur de politiques favorables à la famille.

    Avec nous, promouvez la beauté de la famille !

    Aidez la FAFCE !

    La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) représente 33 associations nationales et locales : nous sommes la voix des familles catholiques au niveau européen. La FAFCE bénéficie du statut participatif auprès du Conseil de l'Europe depuis 2001 et est membre de la Plateforme des droits fondamentaux de l'Union européenne.

  • Chrétiens de Syrie : entre incertitude et espérance

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    Du site de l'Oeuvre d'Orient :

    Présentation du rapport Chrétiens de Syrie : entre incertitude et espérance

    Chers amis,

    Nous vous proposons de découvrir ci-dessus la conférence de presse organisée en direct depuis Paris et Damas le jeudi 27 novembre 2025, qui présente un rapport inédit sur la situation des chrétiens de Syrie. Mgr de Woillemont rappelle qu'il est essentiel de maintenir notre attention sur la Syrie. Depuis de nombreuses années, L’Œuvre d’Orient accompagne les communautés chrétiennes syriennes à travers la reconstruction d’églises et d’habitations, le soutien aux établissements scolaires et hospitaliers, ainsi que des programmes dédiés à l’insertion professionnelle des jeunes.

    Au cours de la conférence, Vincent Gelot, directeur pays Syrie Liban Jordanie, présente le contenu du rapport. Celui-ci insiste sur l’ancienneté et la diversité des communautés chrétiennes syriennes, véritable mosaïque confessionnelle.

    Ces communautés jouent un rôle crucial dans la société syrienne. Elles assurent la gestion de 57 écoles accueillant 30 000 élèves, souvent issus de milieux modestes, et administrent quatre grands hôpitaux chrétiens, deux à Damas et deux à Alep, qui prennent en charge plus de 117 000 patients chaque année. Malgré leur diminution numérique, les chrétiens font vivre un tissu associatif particulièrement dynamique : depuis 2011, leurs organisations ont aidé près de 2,7 millions de personnes sur l’ensemble du territoire.

    Le rapport souligne aussi l’ampleur des destructions et des déplacements qu’a subie cette communauté : en proportion, c’est celle qui a le plus diminué depuis le début de la guerre. À Homs ou à Alep, certains quartiers chrétiens historiques ont été ravagés ou totalement vidés. La situation de Deir ez-Zor en est l’illustration la plus dramatique : sur les 7 000 chrétiens présents en 2011, il n’en reste aujourd’hui que quatre. Dans la vallée du Khabour, 33 villages chrétiens ont été attaqués ; leurs habitants ont été pris pour cible, et seuls 1 000 d’entre eux vivent encore sur place, contre près de 20 000 avant l’arrivée de Daech. Ainsi, depuis 2011, la communauté chrétienne de Syrie a perdu 80 % de ses membres. 

    N'hésitez pas à visionner l'intégralité de la conférence et à partager ce rapport autour de vous. Parler des chrétiens d’Orient, c’est déjà les soutenir. Depuis bientôt 170 ans, nous portons leur voix, leurs difficultés, leurs peurs, mais aussi leur Espérance. Grâce à vous, nous continuerons de le faire.

    Je soutiens L'Œuvre d'Orient

  • Le Pape en Turquie : soutenir les chrétiens sans froisser Erdogan

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    De Thibault van den Bossche sur le site de l'ECLJ :

    Léon XIV en Turquie : soutenir les chrétiens sans froisser Erdogan

    2 Décembre 2025

    La visite du pape Léon XIV en Turquie (27–30 novembre 2025) s’est déroulée dans un climat de grande prudence diplomatique, tout en envoyant des signaux explicites en faveur de l’unité des chrétiens et du respect des minorités religieuses. Dans un pays où les chrétiens ne sont plus que 257 000 sur une population de 86,3 millions d’habitants, le souverain pontife a appelé à protéger les libertés fondamentales et à reconnaître la contribution irremplaçable des communautés chrétiennes, héritières d’une présence bimillénaire aujourd’hui marginalisée.

    À la fois chef d’État et pasteur, Léon XIV a rencontré en Turquie les autorités politiques et religieuses, encouragé les initiatives de paix et soutenu les petites communautés chrétiennes dont l’action sociale et caritative dépasse largement leur poids démographique. À la cathédrale du Saint-Esprit à Istanbul, il a invité le « petit troupeau » de fidèles catholiques à regarder « avec les yeux de Dieu », rappelant « qu’Il a choisi la voie de la petitesse pour descendre parmi nous ».

    Une petitesse qui résonne fortement en Turquie : les chrétiens n’y représentent plus qu’une fraction infime de la population (0,3 %), après des siècles de conversions forcées, de turquification progressive à partir du XIe siècle, puis de violences massives — massacres hamidiens, génocides arménien et assyro-chaldéen, expulsions des Grecs et pogroms — orchestrées par l’État dans le but de façonner une nation turque sunnite homogène, ethniquement et religieusement.

    Aujourd’hui encore, comme l’explique le dernier rapport du Centre européen pour le droit et la justice, les chrétiens subissent violences directes, physiques ou visant leurs églises, hostilité sociale, propagande éducative, ingérences dans les élections patriarcales grecques orthodoxes et arméniennes, et entraves à la gestion de leurs fondations. C’est dans ce contexte difficile que le pape a encouragé les catholiques de Turquie à poursuivre le travail pastoral rigoureux « du dialogue œcuménique et interreligieux, de la transmission de la foi à la population locale, et du service pastoral aux réfugiés et aux migrants ».

    Entre diplomatie prudente et appel à l’unité des chrétiens

    Conformément au protocole réservé aux chefs d’État en visite officielle, Léon XIV a dû rendre hommage à Atatürk, fondateur de la République turque en 1923, certes, mais aussi l’un des artisans de la marginalisation des derniers chrétiens d’Anatolie. Lors de sa rencontre au siège du Patriarcat arménien de Constantinople, il a évoqué avec prudence les « circonstances tragiques » du début du XXe siècle, se gardant — contrairement au pape François en 2015 — d’utiliser le mot « génocide ».

    À Iznik, l’ancienne Nicée, le pape a célébré les 1 700 ans du premier concile œcuménique, aux côtés du patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée et d’autres chefs d’Églises orientales. Ils ont récité ensemble le Credo, le texte officiel de la profession de foi chrétienne, sans le filioque, dans sa formulation de 325, un geste très symbolique en faveur de l’unité chrétienne.

    Contrairement à ses prédécesseurs, les papes Benoît XVI et François, lors de leurs visites en 2006 et 2014, Léon XIV n’a pas prié à la Mosquée bleue. Il ne s’est pas non plus rendu à la basilique Sainte-Sophie, lieu emblématique du christianisme oriental et l’équivalent de la basilique Saint-Pierre de Rome pour le patriarche œcuménique de Constantinople, convertie en mosquée en 1453, devenue musée en 1934, puis de nouveau mosquée en 2020.

    Ces abstentions marquent une inflexion : la priorité du pontificat semble être l’unité de l’Église plutôt que le dialogue islamo-chrétien médiatisé. Il a réaffirmé son souhait de rassembler toutes les confessions chrétiennes en Terre sainte en 2033, pour le bimillénaire de la mort et de la résurrection du Christ. La volonté de trouver une date commune de Pâques demeure constante, mais sans encore de concrétisation.

    La Turquie doit protéger ses chrétiens

    Devant les autorités civiles, la société civile et le corps diplomatique, le pape a salué la vocation plurielle de la Turquie, « carrefour de sensibilités dont l’homogénéisation serait un appauvrissement ». Il a souligné la dignité et la liberté de chaque personne, rappelant que les chrétiens « sont et se sentent partie intégrante de l’identité turque ». Dans un pays où la religion occupe une place publique très marquée, il a exhorté à protéger les droits de tous — citoyens comme étrangers. Le message est clair, mais formulé dans le langage prudent de la diplomatie : la Turquie doit garantir la liberté religieuse et la protection de ses minorités chrétiennes.

    Depuis l’avion qui le conduisait à Beyrouth, Léon XIV a décrit la Turquie comme « un pays à grande majorité musulmane qui compte toutefois de nombreuses communautés chrétiennes, bien qu’en petite minorité, et où des personnes de religions différentes peuvent toutefois vivre en paix », allant jusqu’à en faire « un exemple » pour le monde. Un vœu pieux que dément malheureusement la réalité des chrétiens de Turquie, loin d’être sereine : discours de haine, expulsions de chrétiens étrangers, obstacles à la vie ecclésiale et à la reconnaissance de la personnalité morale des églises, ingérences administratives, discriminations institutionnelles. Prions pour que les encouragements du pape soient entendus, et suivis d’effets.

  • Qui se souvient des chrétiens de Turquie ?

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    De l'European Center for Law & Justice (ECLJ) :

    ECLJ

    Madame, Monsieur,

    Qui se souvient des chrétiens de Turquie?

    Qui se souvient que l’Anatolie fut autrefois chrétienne, et que les chrétiens y ont été opprimés, massacrés, chassés et humiliés jusqu’à ne représenter plus que 20% de la population en 1915, et 0,3% aujourd’hui ?

    Qui se souvient des 2 millions de chrétiens assassinés en Turquie au XXe siècle?

    Le calvaire des derniers chrétiens d’Anatolie se poursuit aujourd’hui, dans l’indifférence de l’Europe. Assassinats, expulsions, spoliations et discriminations sont pourtant leur quotidien.

    C’est pour défendre les chrétiens de Turquie et lutter contre l’indifférence des institutions européennes que l’ECLJ a publié un rapport détaillé sur:

    Ce rapport, nous le diffusons largement, aux media, aux ambassades et aux politiques, pour qu’ils fassent du respect des droits des chrétiens une exigence absolue dans leurs rapports avec la Turquie.

    En outre, nous demandons au Conseil de l’Europe – dont la Turquie est membre – de se saisir de la situation des chrétiens de Turquie. Pour cela, nous vous invitons à vous joindre à cette demande en signant avec nous une pétition qui sera adressée officiellement à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

    Conformément à l’article 71 de son règlement, l’Assemblée aura l’obligation d’examiner notre pétition et de décider formellement de l’opportunité de se saisir de ce sujet, de rédiger un rapport et des recommandations au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe.

    Cette semaine est marquée par le 1700e anniversaire du Concile de Nicée, et par la visite du Pape Léon XIV, auprès de Bartholomée 1er, Patriarche œcuménique de Constantinople, à l’occasion de la fête de saint André, frère de Saint Pierre et fondateur de l'Église de Constantinople. Ce sera l’occasion de manifester l’unité de l’Église du Christ.

    Donnons, nous aussi, un signe visible de cette unité en soutenant les chrétiens de Turquie:

    Pour la défense des chrétiens de Turquie

    Partagez cette pétition sur les réseaux sociaux ou suivez-nous sur: 

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  • Bruxelles (Stockel) (28-30 novembre) : Exposition-vente d'artisanat monastique

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  • France : le Congrès Mission a réuni près de 15 000 catholiques à l’Accor Arena de Paris, les 7 et 8 novembre

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    mariage

    De Clémence Nava sur le site de Famille Chrétienne :

    Congrès Mission : le cœur missionnaire de l’Église battait à Bercy

    Selon les premières estimations de l’équipe d’organisation, entre 13 000 et 15 000 personnes ont pris part à cette grand-messe de la mission à Bercy ainsi qu’en divers points de la capitale tout au long du week-end.

    Le pari est réussi, et haut la main ! Pour fêter son dixième anniversaire, le Congrès Mission avait vu grand, les 7 et 8 novembre, en investissant un lieu d’ordinaire dévolu aux stars du sport et de la chanson : l’Accor Arena de Paris-Bercy. Après des éditions délocalisées en région et à l’international, celle-ci a franchi un cap qui restera dans les mémoires.

    En témoigne la densité du programme, autour du thème « Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie » : veillées spirituelles dans un décor digne d’un show à l’américaine, messe présidée par le cardinal Dieudonné Nzapalainga, spiritain centrafricain archevêque de Bangui, ateliers, tables rondes, village d’exposants, projection de films, temps d’adoration, marches au départ de quatre églises parisiennes… Selon les premières estimations de l’équipe d’organisation, entre 13 000 et 15 000 personnes ont pris part à cette grand-messe de la mission à Bercy ainsi qu’en divers points de la capitale tout au long du week-end.

  • 2 novembre : Commémoration des fidèles défunts

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    Commémoration des Fidèles Défunts (Evangile au Quotidien)

    (Angélus du dimanche 2 novembre 2003)

    Saint JEAN-PAUL II

    Très chers frères et sœurs !

    1. Après avoir célébré hier la solennité de la Toussaint, aujourd'hui, 2 novembre, notre regard orant se tourne vers ceux qui ont quitté ce monde et attendent d'arriver à la Cité céleste. Depuis toujours, l'Église a exhorté à prier pour les défunts. Celle-ci invite les croyants à regarder le mystère de la mort non pas comme le dernier mot sur le destin humain, mais comme le passage vers la vie éternelle. « Tandis qu'est détruite la demeure de cet exil terrestre - lisons-nous dans la préface d'aujourd'hui - une demeure éternelle est préparée au Ciel ».
    2. Il est important et de notre devoir de prier pour les défunts, car même s'ils sont morts dans la grâce et dans l'amitié de Dieu, ils ont peut-être encore besoin d'une dernière purification pour entrer dans la joie du Ciel (cf. Catéchisme de l'Église catholique, n. 1030). Notre prière d'intention pour eux s'exprime de diverses façons, parmi lesquelles également la visite aux cimetières. S'arrêter dans ces lieux sacrés constitue une occasion propice pour réfléchir sur le sens de la vie terrestre et pour alimenter, dans le même temps, notre espérance dans l'éternité bienheureuse du Paradis.

    Que Marie, Porte du Ciel, nous aide à ne pas oublier et à ne jamais perdre de vue la Patrie céleste, objectif ultime de notre pèlerinage ici sur Terre.

    Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm»).

    "Courrier des lecteurs: "Jour des morts"

    2 novembre; jour des morts.

    Un ami prêtre disait que nos défunts ressemblent à quelqu'un qui sort d'une cave, dont les yeux doivent s'habituer à la lumière du soleil. Belle image. En fait, grâce au Purgatoire (ou des Purgatoires, en sachant que certains d'entre eux ne sont pas nécessairement une partie de plaisir), les catholiques peuvent continuer à faire du bien à leur prochain, à aider (par la prière), leurs chers disparus à évoluer en direction du bonheur éternel. Au regard de cela, l'Eglise doit aussi inviter nos semblables à se préparer à ce grand passage; à ce jugement qui nous attend dans l'au-delà. Comment? En prêchant, comme les apôtres, la conversion à Celui qui seul, peut nous sauver du péché et de la mort éternelle. Le fait-elle encore? Il me semble que non, ou du moins, si peu par rapport à l'énergie qu'elle dépense à tenir des discours bien plus proches de l'humanisme que de la Prédication apostolique. En attendant, souvenons-nous en ces jours de ce mot de saint Jérôme: "La vie est un rêve dont la mort nous réveille".   

    Jean-Pierre Snyers  4190, Ferrières, Belgique. Adresse blog: jpsnyers.blogspot.com

  • Personne n'est en sécurité dans la nouvelle Syrie

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    D'Elisa Gestri sur la NBQ :

    L'archevêque de Homs : Personne n'est en sécurité dans la nouvelle Syrie

    Les Syriens, persécutés comme ils l'étaient sous Assad, et les musulmans courent autant de danger que les chrétiens. Le prélat, ami et confrère du père Dall'Oglio, lui aussi enlevé, témoigne : « Si j'ai réussi à échapper à mes ravisseurs, c'est grâce à la force de la prière. »

    31/10/2025

    La Fondation pontificale Aide à l'Église en Détresse, qui se consacre à l'assistance aux chrétiens persécutés dans le monde entier, a récemment publié son Rapport 2025 sur la liberté religieuse , également relayé par La Nuova Bussola Quotidiana. Pour marquer la parution de ce document, qui analyse le niveau de liberté religieuse dans 196 pays, la section italienne de la Fondation a organisé à Florence, en collaboration avec le diocèse local et l'association Agata Smeralda, la rencontre publique « Témoins d'espérance de la Syrie blessée ». L'invité d'honneur était Son Excellence Monseigneur Jacques Mourad, moine syriaque catholique et ancien abbé du monastère Saint-Élian, archevêque de Homs à partir de 2023. Monseigneur Mourad a un parcours singulier : né et élevé à Alep, il est issu d’une famille de syriaques catholiques qui a fui Mardin (aujourd’hui en Turquie) en 1915 en raison des persécutions des Jeunes-Turcs contre les chrétiens, notamment les Arméniens (le tristement célèbre génocide), mais aussi les syriaques catholiques, les Chaldéens, les orthodoxes grecs et les Assyriens.

    Après des études de théologie au Liban, il entre dans la communauté monastique de Mar Moussa, fondée par le père jésuite italien Paolo Dall’Oglio, enlevé en 2013, vraisemblablement par des militants de l’État islamique. Ordonné prêtre, Mourad répond à la demande de son évêque de restaurer l’ancien monastère de Mar-Élian, dans la région de Homs, dont il devient l’abbé. En 2015, il est lui-même victime d’un enlèvement par l’État islamique, mais parvient à s’échapper après quatre mois de captivité.

    En marge de la réunion publique, Monseigneur Mourad a accordé un long entretien à Nuova Bussola Quotidiana au sujet de la Syrie et de son expérience personnelle en tant que chrétien.

    Monseigneur Mourad, dans un entretien accordé à l'Agence Fides le 31 janvier, vous aviez évoqué la profonde confusion qui régnait en Syrie après la prise de pouvoir par l'ancien groupe d'Al-Qaïda, Hayat Tahrir al-Sham. Quelle a été la situation aujourd'hui, près d'un an plus tard ?

    Il est difficile de se prononcer, car la situation est complexe et surtout parce que le nouveau gouvernement manque de clarté : ceux qui sont au pouvoir adoptent une stratégie de manipulation, c'est-à-dire qu'ils disent une chose et en font une autre. Les relations avec la population sont marquées par une absence totale de franchise. Pour les nouveaux dirigeants, la population syrienne, composée en grande partie de résistants ayant souffert et été persécutés sous le régime d'Assad, est une population de « flul » (alliés, terme sous-entendu par l'ancien régime) à persécuter.

    C'est ainsi que le peuple syrien a souffert et souffre encore aujourd'hui…

    Bien sûr. Le peuple subit innocemment les représailles contre Assad, et le paradoxe est que le nouveau gouvernement utilise, encore plus raffiné, les mêmes méthodes criminelles déjà éprouvées par l'ancien régime. De plus, le peuple syrien est appauvri : le nouveau gouvernement a licencié la plupart des fonctionnaires, les laissant sans salaire. Les rares qui ont pu conserver leur emploi sont payés en livres syriennes, tandis que les nouveaux arrivants le sont en dollars : 60 dollars par mois pour les premiers, 500 dollars pour les seconds. Le gouvernement a récemment déclaré que la situation allait changer le mois prochain et que tous seraient payés de la même manière. Espérons-le.

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  • La situation des chrétiens persécutés est « urgente et doit être prise en compte »

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    D'Andrea Gagliarducci sur le NCR :

    La situation des chrétiens persécutés est « urgente et doit être prise en compte », déclare un responsable des secours hongrois.

    Tristan Azbej, secrétaire d'État hongrois pour les chrétiens persécutés, explique comment Hungary Helps, l'agence d'aide internationale de son pays, met en pratique la vision du pape pour un épanouissement humain authentique.

    Lundi, le pape Léon XIV a rencontré le Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Le contenu de leurs échanges n'a pas été divulgué, mais la situation des chrétiens persécutés et des communautés chrétiennes menacées à travers le monde a particulièrement préoccupé M. Orbán. 

    L'administration d'Orbán a créé une unité gouvernementale dédiée à cette question en 2016 ; et en 2018, cette unité s'est élargie pour inclure Hungary Helps , une agence qui fonctionne comme une organisation à but non lucratif soutenant les efforts d'aide et les projets de développement dans diverses communautés du Moyen-Orient, d'Asie et d'Afrique.

    L’organisation Hungary Helps est actuellement dirigée par Tristan Azbej , secrétaire d’État hongrois chargé des chrétiens persécutés. Cet été, il s’est entretenu avec le Register lors d’un séjour à Rome avec des membres du Réseau international des législateurs catholiques, une organisation qui rassemble des intellectuels et des personnalités politiques catholiques du monde entier. Comme le veut la tradition, le groupe a été reçu en audience par le Saint-Père le 23 août.

    Le pape a déclaré à la chaîne que « l’épanouissement humain authentique découle de ce que l’Église appelle le développement humain intégral , c’est-à-dire le plein épanouissement de la personne dans toutes ses dimensions : physique, sociale, culturelle, morale et spirituelle. Cette vision de la personne humaine s’enracine dans la loi naturelle, l’ordre moral que Dieu a inscrit dans le cœur de l’homme, dont les vérités profondes sont éclairées par l’Évangile du Christ. »

    Azbej a déclaré au Register que le message du pape s'inscrit pleinement dans les objectifs du programme qu'il dirige. Dans cet entretien, il évoque les résultats de l'initiative « Hungary Helps », l'importance de Dieu dans le contexte géopolitique actuel et la possibilité de lancer d'autres initiatives similaires dans d'autres pays.

    Vous avez dit que le message du Pape à l'ICLN fait écho au travail de Hungary Helps. De quelle manière, et comment ? 

    Ce fut un privilège d'écouter les sages conseils prodigués aux hommes politiques catholiques par le pape Léon XIV. Il nous a parlé de l'épanouissement humain authentique, qui consiste à garantir la liberté de chercher la vérité, de pratiquer sa religion et d'élever sa famille en paix, ainsi que le respect de la création et la solidarité entre les classes sociales et les nations. L'objectif de Hungary Helps est précisément celui-ci : permettre aux communautés chrétiennes de vivre en paix avec leurs voisins et d'exercer leur liberté de religion, et les aider à construire un développement harmonieux pour un avenir durable et juste.

    Quels sont les résultats obtenus jusqu'à présent par Hungary Helps ? 

    Depuis le lancement du programme Hungary Helps en 2017, la Hongrie a soutenu, à ce jour, plus de 350 projets dans 64 pays à travers le monde, pour un budget total d'environ 100 millions d'euros (111 millions de dollars), par l'intermédiaire de l'agence Hungary Helps. Elle a ainsi pu apporter une aide, d'une manière ou d'une autre, à près de 2 millions de personnes. Le principe fondamental de l'action hongroise est d'aider les communautés touchées par les crises à rester et à prospérer dans leurs pays d'origine et de permettre un retour digne aux réfugiés et aux personnes déplacées. 

    L'un des objectifs explicites, mais non exclusifs, des efforts déployés en Hongrie est de permettre aux chrétiens persécutés ou discriminés en raison de leur foi de préserver leur identité, leur patrimoine matériel et immatériel, et de rester et de prospérer dans leurs pays d'origine. C'est toujours une grande joie pour moi de recevoir des témoignages, comme celui concernant l'école syriaque orthodoxe que nous avons contribué à construire à Erbil et qui a permis de convaincre cette communauté de ne pas émigrer, car elle a désormais accès à une éducation de qualité sur place. Dans d'autres domaines, nous nous contentons de soutenir ou de compléter la mission sociale de l'Église. Par exemple, j'ai été profondément touché de rencontrer des personnes au Kenya qui, grâce à notre soutien, ont pu quitter les bidonvilles de Nairobi pour retourner sur leurs terres natales et y reconstruire leur vie et leur travail. 

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