Prière attribuée à saint François d'Assise
Seigneur, fais de moi un instrument de la paix,
Là où il y a la haine, que je mette l'Amour,
Là où il y a l'offense, que je mette le pardon,
Là où il y a la discorde, que je mette l'union,
Là où il y a l'erreur, que je mette la vérité,
Là où il y a le doute, que je mette la foi,
Là où il y a le désespoir, que je mette l'espérance,
Là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière,
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.
O Maître, que je ne cherche pas tant
A être consolé...qu'à consoler
A être compris...qu'à comprendre
A être aimé...qu'à aimer.
Car,
C'est en donnant...qu'on reçoit
C'est en s'oubliant...qu'on trouve
C'est en pardonnant...qu'on est pardonné
C'est en mourant...qu'on ressuscite à l'éternelle vie.
Spiritualité - Page 178
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Une prière attribuée à saint François d'Assise
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Pourquoi les évangéliques anglicans deviennent catholiques : Un entretien avec Mgr Nazir-Ali
De Luke Coppen sur The Pillar :
Pourquoi les évangéliques anglicans deviennent catholiques : Un entretien avec Mgr Nazir-Ali
L'ancien évêque anglican Michael Nazir-Ali a été reçu dans l'Église catholique en 2021 et ordonné prêtre de l'Ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham.
1er octobre 2022
L'ancien évêque anglican Michael Nazir-Ali a été reçu dans l'Église catholique en 2021 et ordonné prêtre de l'Ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham.
Cette décision est remarquable non seulement parce que M. Nazir-Ali était autrefois l'un des principaux candidats au poste d'archevêque de Canterbury, le chef spirituel des anglicans du monde entier. Il était également significatif parce qu'il venait de l'aile évangélique de l'anglicanisme, plutôt que de la partie qui s'identifie fortement au catholicisme.
Nazir-Ali est né à Karachi, la plus grande ville du Pakistan, le 19 août 1949. Il a été ordonné clerc anglican en 1976 et est devenu le plus jeune évêque de la Communion anglicane en 1984.
Après avoir été contraint de quitter le Pakistan, il s'est installé en Angleterre et a été nommé 106e évêque de Rochester, un siège occupé par saint John Fisher avant la Réforme. Depuis 1999, il siège à la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement britannique.
Il a pris sa retraite en tant qu'évêque de Rochester en 2009 et est maintenant président d'OXTRAD, qui prépare les chrétiens au ministère dans les régions où l'Église est persécutée. Il a reçu le titre de "monseigneur" en avril dernier.
Les autres prêtres catholiques de Nazir-Ali ont dit tout le bien qu'ils pensaient de lui. L'un d'eux a déclaré au Pillar qu'il était "l'un des plus grands dons à l'Église depuis Newman". Un autre l'a décrit comme ayant "un cerveau étonnant".
Alors pourquoi a-t-il décidé de traverser le Tibre ? Pourquoi d'autres anglicans évangéliques font-ils le même voyage ? Et que peut faire l'Église catholique pour les accueillir ?
Nazir-Ali a répondu à ces questions, et a parlé de son histoire de vie inhabituelle, un soir avec The Pillar via Zoom.
Monseigneur, qu'est-ce que le christianisme ?
Pour moi, la foi chrétienne est bien sûr intensément personnelle. Elle implique un engagement personnel envers Dieu qui se révèle dans le Christ - ma réponse à cela dans la foi mais aussi dans la vie.
Mais le christianisme a aussi des implications plus larges que cela, en étant une vision du monde sur la nature de l'univers et notre place dans celui-ci. Cette dimension rivalise avec d'autres visions du monde, bien sûr, y compris les autres religions, mais pas seulement. Je fais la distinction entre la foi à laquelle on croit et la foi par laquelle on croit. L'une est subjective et l'autre a un contenu objectif.
L'anglicanisme est un phénomène complexe et il existe différents sous-groupes. L'un d'eux est l'anglicanisme évangélique. Qu'est-ce que c'est ?
C'est très diversifié. Il y a des évangéliques très conservateurs qui sont vraiment réformés calvinistes et qui interprètent la tradition anglicane de cette manière. Puis il y a les anglicans évangéliques charismatiques qui voient les choses différemment, qui sont beaucoup plus souples sur la doctrine et même peut-être sur les questions de vie morale, mais qui mettent l'accent sur l'expérience de l'Esprit et l'expérience spirituelle en général. Et puis il y a tout un nombre de personnes - peut-être la majorité - qui se disent "évangéliques ouverts", qui sont engagés dans l'évangélisation. Il existe donc différents éléments parmi les anglicans évangéliques.
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"Cessons de nous adorer nous-mêmes" (cardinal Sarah)
Lu sur niedziela.pl :
Le Cardinal Sarah à Cracovie : cessons de nous adorer nous-mêmes
- Chacun est confronté à un choix : se tenir fermement aux côtés du Christ, vivre son Évangile, ou suivre une société sécularisée et athée - a déclaré le cardinal Robert Sarah à Cracovie. Le hiérarque prêche une retraite intitulée "Que dit l'Esprit à l'Église aujourd'hui ?" qui se tient au Centre de formation spirituelle salvatorien.
2 octobre 2022
Organisée par le Centre de formation spirituelle de Cracovie, cette retraite s'inscrit dans le cadre des célébrations du 25e anniversaire de l'institution salvatorienne. Ils sont dirigés par le cardinal Robert Sarah - secrétaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples de 2001 à 2010, président du Conseil pontifical "Cor Unum" de 2010 à 2014, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements de 2014 à 2021.
Le cardinal Robert Sarah a souligné que "Dieu se donne à la rencontre de celui qui le cherche", mais que "l'homme post-moderne" non seulement ne le cherche pas, mais le rejette et le biffe. À la suite de Jean-Paul II, il a déclaré que nous vivons dans une culture dont les caractéristiques et le contenu sont souvent contraires à l'Évangile et à la dignité humaine. Il a attiré l'attention sur les conséquences du rejet de Dieu dans les sociétés modernes, qui touchent également l'Église. Parmi celles-ci, il a énuméré une crise des valeurs humaines et morales fondamentales, ainsi qu'une confusion dans l'Église concernant la vérité révélée par Dieu. - La confusion naît de la perte du caractère sacré de la liturgie, et sa conséquence est l'affaiblissement de l'identité sacerdotale. La foi en la présence réelle du Christ parmi nous dans l'Eucharistie est affaiblie", a-t-il déclaré.
Le préfet à la retraite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a souligné qu'aujourd'hui - également dans l'Église - chacun est confronté à un choix : se tenir fermement aux côtés du Christ, vivre son Évangile, ou suivre une société sécularisée et athée.
Selon lui, l'orgueil et l'autosuffisance entraînent "une diminution de l'intelligence, une fermeture du cœur et une exclusion de Dieu". - Pour accepter la révélation apportée par Jésus, je dois reconnaître que je suis petit, que je suis un mendiant devant Dieu. J'ai besoin du salut que seul Dieu peut donner", a-t-il expliqué. Cependant, comme il l'a ajouté, Dieu n'a aucune entrée dans nos vies si nous sommes des adorateurs de notre ego.
- Arrêtons de nous adorer. Reconnaissons que nous sommes petits afin d'apprendre de Celui qui est un Dieu humble et au cœur tendre, a-t-il lancé. Il a ajouté que dans chaque Eucharistie, Dieu "vient à nous, doux, humble, petit, comme un rien".
- Jésus est un Dieu tout-puissant, mais humble et doux. Il ne s'impose pas, Il ne vient pas comme un vainqueur, mais comme un amoureux de son épouse, que nous sommes. Permettons-lui de venir et d'habiter en nous", a encouragé le cardinal Sarah.
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Liège : à l’église Saint-Christophe, trentième anniversaire de la présence de la Communauté africaine
Pour rappel, ce dimanche 2 octobre à 11h30, la messe anniversaire sera célébrée par Mgr Jean-Pierre Delville. Elle sera suivie à 14h00 d’un repas festif organisé au Collège Saint-Servais (entrée par la rue Trappé).
L’église Saint-Christophe située au cœur de Liège, dans le quartier Saint-Gilles, est classée depuis 1837.
Elle héberge, en plus des paroissiens, la communauté africaine de Liège qui regroupe des fidèles de plusieurs pays d’Afrique.
La messe dominicale est assurée par un prêtre africain, accompagné par une chorale africaine qui donne aux célébrations une ambiance non seulement festive mais aussi recueillie comme le montre cette vidéo de l’adoration eucharistique:
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En toute simplicité : conversations avec l’abbé émérite de Fontgombault
De Christophe Geffroy sur La Nef :
EN TOUTE SIMPLICITÉ
DOM ANTOINE FORGEOT, OSBConversations avec l’abbé émérite de Fontgombault, par Pawel Milcarek, Petrus a Stella, 2022, 384 pages, 33 € (à commander à l’association Petrus a Stella, 36220 Fontgombault)
Dom Antoine Forgeot, qui nous a quittés le 15 août 2020, a été durant plus de trente ans le Père Abbé de Fontgombault (1977-2011). Le rayonnement de cette abbaye qui tient une place singulière dans l’Église en France donne à son Père Abbé un rôle important, certes discret mais bien réel. Ces conversations, admirablement conduites par le Polonais Pawel Milcarek, oblat de l’abbaye, sont un délice, tant notre bénédictin est un esprit fin et délicat, tout imprégné de la Règle de saint Benoît et d’un romanisme intransigeant. Ces échanges sont d’autant plus passionnants que Dom Forgeot a vécu une période aiguë de la crise dans l’Église et qu’il nous enseigne une ligne de conduite irréprochable, toujours sur la crête, fidèle à la fois à l’obéissance due aux supérieurs et à ce qu’il est juste de défendre dans un climat qui, ne l’oublions pas, était celui de la tabula rasa et de la rupture avec le passé : à cet égard Fontgombault est un modèle du genre et Dom Forgeot le digne successeur de Dom Édouard Roux et Dom Jean Roy. Si Mgr Lefebvre, plutôt que de s’obstiner et de se rebeller, avait suivi les conseils avisés de ce dernier, sans doute n’en serions-nous pas là où nous en sommes aujourd’hui : les développements de Dom Forgeot sur la question des « tradis » sont remarquables de lucidité, d’équilibre et de nuance. Il ne renvoie cependant pas dos à dos les deux « extrêmes » dans l’Église et écrit avec acuité : « Pour utiliser les schémas faciles, “intégristes-progressistes”, il faut dire que ces deux “partis” ne s’opposent pas symétriquement ; et si l’on regarde les excès auxquels chacun pourrait parvenir, on voit que les “intégristes” pécheraient du côté de l’obéissance, de la discipline, tandis que les progressistes pécheraient dans le domaine de la doctrine et de la foi, ce qui est plus grave » (p. 180).
Les considérations sur la crise dans l’Église sont cependant loin d’occuper l’essentiel de ces « conversations » qui abordent tous les aspects de la vie monastique : ce qu’est un moine, l’organisation de sa journée, ses vertus spécifiques, les fondations de l’abbaye (cinq dont une aux États-Unis et une en Italie qui a échoué), les vocations… Un livre magnifique à recommander, qui impressionne par ce qu’il montre de l’extraordinaire fécondité de cette abbaye en nos temps de recul généralisé du christianisme. À méditer.
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Reste un peu : le film de la conversion de Gad Elmaleh
Reste un peu : le film de la conversion de Gad Elmaleh (source : le Salon Beige)

Le célèbre humoriste Gad Elmaleh était en pèlerinage à Lourdes, il a assisté à la canonisation de Charles de Foucauld à Rome, et il est venu cet été à une Session de la Communauté de l’Emmanuel à Paray le Monial. Plus récemment, il suit des cours de théologie aux Bernardins.
Gad Elmaleh est juif séfarade, d’origine marocaine, mais depuis tout petit, il entretient une relation particulière avec la Vierge Marie… en cachette de ses parents. C’est sur la base de cette histoire vraie qu’il a construit son prochain film, RESTE UN PEU, dont voici les premières images. Un film de Gad Elmaleh avec Gad Elmaleh, David Elmaleh et Régine Elmaleh. Au cinéma le 16 novembre.
Après trois années à vivre l’«American dream» Gad Elmaleh décide de rentrer en France. Sa famille et ses amis lui manquent. Du moins, c’est la réponse officielle pour justifier son retour… car Gad n’est pas (seulement) rentré pour le couscous de sa mère. Non, c’est une autre femme qu’il vient retrouver à Paris… la Vierge Marie.
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La vocation des baptisés selon Mgr Léonard
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Neuvaine pour les futurs évêques de Belgique - mise à jour
Correction du communiqué de jeudi 22/09/22
La visite ad limita est reportée en novembre.La neuvaine continue et propose des moyens additionnels de s’y associer (voir ci-dessous)Neuvaine pour les nouveaux évêques de BelgiqueRécemment deux évêques ont atteint la limite d’âge et ont remis leur démission au Saint-Père. Il s’agit de Mgr Jean-Luc Hudsyn, évêque auxiliaire pour le Brabant wallon, du cardinal Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles. Deux autres évêques vont atteindre la limite d’âge en 2023, il s’agit de Mgr Guy Harpigny, évêque de Tournai et de Mgr Pierre Warin, évêque de Namur.Il revient à présent à Mgr Franco Coppola, nonce apostolique près le Royaume de Belgique, de proposer des candidats au pape François pour leur succéder dans ces quatre diocèses.Il s’agit de décisions importantes qui vont orienter la vie de nos diocèses pour les années à venir. Des fidèles de ces différents diocèses proposent de prier spécialement à cette intention afin que l’Esprit Saint éclaire tous ceux qui travailleront au choix de ces quatre successeurs des apôtres.A ce titre, ils seront docteurs de la foi, chargés de l’enseigner et de la transmettre avec fidelité. Ils dispenseront aux croyants les sacrements, ils guideront le peuple de Dieu. Ils donneront à de nouveaux membres par le sacerdoce, la charge de porter l’Evangile à tous.
Que Dieu, par son Eglise, donne les pasteurs dont notre pays a tant besoin.Concrètement, ils proposent à tous les fidèles qui le souhaitent de prier une neuvaine à cette intention pendant. La neuvaine a commencé le vendredi 23 septembre et se terminera le 1er octobre.En pratique, chaque jour les participants à cette neuvaine recevront chaque jour un texte biblique, un petit commentaire, une oraison et la prière à l’Esprit Saint (du Cardinal Mercier, ancien cardinal et primat de Belgique).Ceux qui veulent se joindre à cette prière, peuvent le faire de plusieurs façons :- Le site Hozana : https://hozana.org/communaute/
11192-pour-les-futurs-eveques- de-belgique - Un groupe WhatsApp : https://chat.whatsapp.com/
D0hPwhLz7wC4yl7VorpW73 - Un groupe Signal : https://signal.group/#
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- Par email : neuvaine.eveques@gmail.com
Christian Boland, Braine-l’AlleudPieter en Maylis Laureys, BrusselAndré et Claire Bourguignon, Marche-en-FamenneWivine Muret, BruxellesChristophe et Aude Plumier, AthBernard de la Croix, Bruxelles - Le site Hozana : https://hozana.org/communaute/
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De reporter itinérant à séminariste romain
De K.V. Turley sur le National Catholic Register :
De reporter itinérant à séminariste romain
Le journaliste anglais et converti Tom Hiney explore un mystère encore plus profond que celui que le sujet de sa biographie, l'iconique auteur de romans policiers Ramond Chandler, a pu concocter.
25 septembre 2022
"Je suis sur le point de commencer ce qui sera ma troisième année sur quatre au Beda, un séminaire à vocation tardive à Rome". Tom Hiney s'adressait au Register le 8 septembre depuis sa maison anglaise du Devon, juste avant de retourner à ses études en Italie.
"La première année était encore en lockdown, et aucun touriste ne venait [à Rome], même d'autres régions d'Italie", a déclaré Hiney. "Par moments, j'avais l'impression d'avoir la ville entière pour moi, errant seul dans les basiliques avec des reliques apostoliques et le Saint-Sacrement. J'étais déjà amoureux du catholicisme, mais c'était ma lune de miel." Moins de deux ans auparavant, Hiney s'était converti à la foi catholique après avoir quitté l'anglicanisme. "J'étais dans l'armée en tant qu'aumônier anglican et j'étais bien payé, explique-t-il, et avec la perspective d'une bonne pension si je restais, et il m'a fallu beaucoup de courage pour remettre mon préavis afin de redevenir séminariste." Mais il a démissionné, et par la suite, il a été reçu dans l'Église dans une cathédrale de Portsmouth vide, juste au moment où la pandémie de COVID-19 commençait. "Je me suis retrouvé enfermé avec ma mère pendant des mois au milieu du Devon", se souvient-il. "J'avais attendu des années pour recevoir les sacrements en tant que catholique, pour découvrir que la messe et la confession étaient soudainement devenues illégales pour la première fois depuis les Vikings ! C'était bizarre, mais alors que d'autres étaient dans la tourmente, j'étais tranquille avec ma décision et j'ai canalisé les nerfs que j'avais pour terminer un livre que j'essayais de terminer depuis 20 ans : The Song of Ascents était un bébé très fermé."
Tout juste publié par Ignatius Press, The Song of Ascents est un livre difficile à classer. Il raconte les histoires d'un roi médiéval attendant une invasion viking, d'un évangéliste jésuite à la cour d'Akbar, d'un prince d'Afrique de l'Ouest dans l'Indiana des années 1890 et d'un compositeur dans la Pologne communiste, ainsi que celles d'un explorateur perdu, d'un général désobéissant et d'un héros de guerre vieillissant (le propre père de l'auteur) - apparemment, tous ces personnages ont poussé Hiney à passer de l'athéisme - ou de ce qu'il décrit comme "toujours à l'extrémité agnostique du spectre athée, athée seulement dans le sens où je ne pensais pas du tout à ces choses" - à l'anglicanisme et finalement au catholicisme. "Ces histoires parlent de personnes qui se tournent vers Dieu dans des moments horribles, avec des cœurs humains chancelants comme le mien, et qui le trouvent fidèle", a-t-il expliqué.
M. Hiney a mis en perspective les premiers signes de son entrée dans l'Église.
"Étant revenu à la foi en Afrique du Sud", a-t-il répondu, "où j'ai vécu pendant neuf ans, c'est d'abord les magnifiques chants gospel de là-bas que j'ai eu du mal à ignorer. J'ai également rencontré des chrétiens africains très authentiques, qui, pour la plupart, fréquentaient ou dirigeaient de petites églises pentecôtistes ou évangéliques dans les townships. Leur grâce, leur sagesse et leur bonne humeur m'ont vraiment convaincu que ce qu'ils prêchaient et chantaient pouvait être vrai. Une fois que j'ai commencé à lire des livres chrétiens dans cette perspective, j'ai trouvé que beaucoup de livres catholiques que je rencontrais avaient une merveilleuse profondeur. Ce n'étaient pas toujours les livres les plus faciles à lire, mais ils sont restés en moi et m'ont rendu plus patient."
Après avoir vécu et travaillé comme journaliste indépendant en Afrique du Sud, Hiney retourne en Angleterre. Là, il a commencé à assister à des services anglicans plus traditionnels qui lui ont fait prendre conscience "de la puissance des paroles de l'Eucharistie, ce qui m'a amené à lire la doctrine catholique de la présence réelle". Puis, au séminaire anglican, il a commencé "à réfléchir profondément à l'unité de l'Église", citant cela comme "la chose qui m'a conduit à demander à être reçu dans l'Église catholique". Il a été ordonné ministre anglican en 2011 et a ensuite servi dans l'armée britannique pendant cinq ans en tant qu'aumônier, avant d'être reçu dans l'Église catholique en 2020.
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Aux funérailles étonnamment chrétiennes de la reine Elizabeth II : le Vatican a raté le coche
Lu sur le site « National Catholic Register » :
« COMMENTAIRE : Incorporant des contributions remarquables de la part des catholiques, l'Église d'Angleterre a fourni un modèle à tous les chrétiens sur la façon dont les funérailles doivent être conduites.
Le roi Charles III suit derrière le cercueil de la reine Elizabeth II, drapé de l'étendard royal avec la couronne d'État impériale et l'orbe et le sceptre du souverain, tel qu'il est réalisé depuis l'abbaye de Westminster. après les funérailles nationales de la reine Elizabeth II le 19 septembre à Londres, en Angleterre.
Il s'agissait des funérailles d'État les plus grandioses de l'histoire pour le monarque le plus ancien de l'histoire.
Avant et après , c'était un enterrement chrétien.
L'Église d'Angleterre a rendu un service signalé à tous les chrétiens en fournissant un modèle sur la manière dont les funérailles doivent être conduites, à une époque où les liturgies funéraires tant sacrées que civiques sont devenues plutôt émaciées.
La priorité de la prière
La reine a été à juste titre et bien louée lors de diverses cérémonies au cours de la semaine dernière. Le jour de ses funérailles était un jour de prière.
A partir du moment où le cortège funèbre pénétra dans l'abbaye de Westminster jusqu'au chant de Je suis la Résurrection et la Vie , le mystère de la mort et de la vie éternelle prit le pas sur tous les autres.
"Nous ferons tous face au jugement miséricordieux de Dieu", a prêché l'archevêque de Cantorbéry, Justin Welby.
L'archevêque a prononcé une magnifique homélie funéraire, modèle pour toute la prédication funéraire chrétienne. Il a prêché des vérités sur le "leadership serviteur" de la reine, mais l'a présentée comme une disciple chrétienne d'abord et comme une monarque ensuite. La journée comprenait l'apogée de la pompe et de l'apparat britanniques, mais l'archevêque Welby a noté que "la mort est la porte de la gloire".
La durée de la vie et du règne de la reine a été soulignée lorsque ses restes terrestres sont passés sous les statues des martyrs du XXe siècle installées au-dessus de la grande porte ouest de l'abbaye pour le millénaire. La reine est née trois ans avant la naissance de Martin Luther King Jr., et lorsqu'elle est venue à l'abbaye pour son mariage en 1947, saint Maximilien Kolbe n'était même pas mort depuis une décennie.
Complètement absents étaient les discours des officiers laïcs de l'État. Et à ce silence bienvenu s'ajoutait le silence profond, voire palpable, des foules immenses autour de l'abbaye et le long du mail jusqu'au palais de Buckingham. C'était une manifestation de révérence, une vertu publique très requise pour une vie commune saine.
La richesse du rituel
Le rituel d'un monarque décédé est plus riche que pour tout autre, et les funérailles ont magistralement permis au rituel de parler. La congrégation de la chapelle Saint-Georges à Windsor s'est tenue en silence pendant que les instruments du pouvoir terrestre de la reine - l'orbe, le sceptre et la couronne d'État impériale - étaient retirés du cercueil et placés sur le maître-autel. Puis ils ont chanté Christ Is Made the Sure Foundation . Que dire de plus sur le fondement de toute autorité ?
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Mgr Rey et le motu proprio « Traditionis custodes »…en attente des nouvelles de Rome.
Lu dans l’hebdomadaire « Famille chrétienne » sous le titre "Affaire de Fréjus-Toulon : Mgr Rey annonce des mesures radicales"
Près de trois mois après la suspension des ordinations, Mgr Dominique Rey a rencontré 150 prêtres le 15 septembre pour échanger avec eux et déployer plusieurs grandes mesures pour le diocèse de Fréjus-Toulon. Parmi elles, la suspension de l’accueil de nouvelles communautés.
Mgr Rey a proposé aux prêtres du diocèse de les rencontrer pour « échanger » sur le sujet de la suspension des ordinations et de l'avenir du diocèse.
Comme les séminaristes, de nombreux prêtres peinent à voir clair pour l’avenir de leur diocèse, après avoir été totalement pris de court début juin par l’annonce brutale de la suspension des ordinations. Pour apaiser ce « climat d’incertitude », Monseigneur Rey a organisé une rencontre de 150 prêtres du diocèse, le 15 septembre dernier, indique le diocèse dans un communiqué du 20 septembre. Ils se sont retrouvés dans un lieu très symbolique : le séminaire de la Castille, où les futurs prêtres et diacres commencent tout juste leur année.
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Visites et suspension de l’accueil de nouvelles communautés
« Aucune nouvelle information n’est parvenue de Rome et le Diocèse ne sait toujours pas quand pourront de nouveau être ordonnés prêtres et diacres », informe d’abord le texte. Avant d’expliquer que la démarche proposée par Mgr Rey aux prêtres était surtout d’« échanger sur le sujet » avec eux. Lors de cette rencontre, il a d’abord « repris en détail le déroulé des événements », puis « exposé les décisions transmises à la Congrégation des évêques. »
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Quatre grandes mesures ont été prises. D’une part, la suspension de l’accueil de nouvelles communautés, alors que la « politique d’accueil du diocèse » était l’un des points de vigilance évoqué par Rome pour justifier la suspension des ordinations. D’autre part, « l’accueil de nouveaux prêtres sera désormais soumis à la décision du Conseil presbytéral », indique le communiqué. Le diocèse prévoit aussi l’ « établissement d’un état des lieux des communautés présentes dans le Diocèse avec des visiteurs pouvant porter différents regards (canonique, pastoral, spirituel) ».
Dernière mesure annoncée : « La mise en application de la charte Saint-Léonce dans le respect du Motu Proprio Traditionis Custodes, avec une visite systématique des groupes concernés sous la responsabilité du référent nommé. » Cette charte de Saint Léonce avait été élaborée par le diocèse dans l’année précédant le motu proprio Traditionis Custodes, pour permettre de « bien articuler l’accueil et l’intégration de ces prêtres et communautés » attachés au rite ancien, indiquait Mgr Rey dans un communiqué après le fameux Motu proprio.
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Gratitude et soutien envers l’évêque
« J’ai reconnu des erreurs d’appréciation et de discernement dans l’accueil et le suivi de certaines communautés, mais j’ai aussi mis en valeur les fruits missionnaires et la fécondité des différents charismes et initiatives pastorales du Diocèse. J’ai tenu compte des remarques, des erreurs commises, sans remettre en cause le travail de communion missionnaire à bâtir ensemble », a expliqué l’évêque aux 150 prêtres présents.
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« L’euthanasie de papa a réveillé une belle colère en moi. »
De Pierre Jova sur le site de l'hebdomadaire La Vie :
« L’euthanasie de mon père a réveillé une belle colère en moi »
[Témoignage] Claire Dierckx, Belge de 29 ans, demeure bouleversée par la mort de son père en 2020, atteint de la même maladie neurodégénérative qu’elle.
22/09/2022
Lorsque Claire Dierckx sort dans la rue avec son déambulateur, Bruxelles est illuminée par sa joie. La jeune femme de 29 ans partage son quotidien avec les résidents de son habitat solidaire, et avec une maladie qui lui fait perdre progressivement l’équilibre, la parole, la vue. Ce qui ne l’empêche ni d’être juriste pour une agence immobilière, ni de s’engager dans la réinsertion des sans-abri.
Un enthousiasme contagieux, qui a été forgé au creuset de la désolation. Elle n’a que 10 ans quand son père sent ses muscles le trahir. C’est génétique, aucun espoir de guérison. Le quotidien de cette famille catholique de cinq enfants en est profondément perturbé.
« C’était lourd pour maman, et pour nous tous. Le plus dur n’était pas que papa soit malade, mais qu’il soit désespéré. » À 17 ans, Claire et sa sœur jumelle ressentent à leur tour les premiers symptômes dans leur corps. « J’ai été plusieurs années dans le déni. Je me disais : “Tout peut disparaître : mon père, ma santé, ma relation amoureuse, mes amis…” Rien ne paraissait stable. »
« Il avait besoin d’être accompagné »
Après ses études, Claire ressort transformée d’une retraite spirituelle. « Un prêtre m’a dit : “Il n’y a pas de réponse à la souffrance, mais il peut y avoir beaucoup d’amour”. Depuis, je suis convaincue que le mystère de la vie est de se donner aux autres. » Cet élan l’a conduite pour deux ans de mission humanitaire à Cuba, parmi les handicapés et les enfants des bidonvilles, puis à Bruxelles, auprès des gens de la rue.
À l’automne 2020, son père, en chaise roulante, annonce à ses enfants réunis dans le salon familial qu’il a demandé l’euthanasie. Ce mot, qui, pour Claire, évoquait vaguement ses cours de droit, la percute de plein fouet. « Papa avait besoin d’être accompagné et écouté, assure-t-elle. Une psychologue a fait deux ou trois “visios” avec lui avant qu’il soit “piqué”. On parle d’une vie humaine ou d’un animal ? Que l’on soit chrétien ou pas, c’est le respect de quelqu’un ! Le grand argument est qu’il faut abréger les souffrances. Mais lui, c’est le désespoir qui le guidait. » Elle tente de le convaincre de rejoindre une institution spécialisée, en vain. Les autres enfants acceptent la décision paternelle.
« J’ai pensé : “Seigneur, pardonne-leur…” »
Un mois après, Claire voit arriver Corinne Van Oost, venue seconder le médecin traitant pour l’acte. « Elle se comparait à Marie au pied de la Croix, et justifiait l’euthanasie avec la Bible. J’ai pensé : “Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.” »
Le jour venu, la fille serre son père une dernière fois dans ses bras, avant de le laisser dans sa chambre avec les deux médecins, la psychologue et un prêtre. C’est Corinne Van Oost qui injecte le produit létal. « Je me suis dit : tout le monde est aveugle, et moi aussi. C’était général. »
Un terrible signal de renoncement
Deux ans plus tard, Claire se bat contre le terrible signal de renoncement envoyé. « Il y a une part de moi qui le comprend d’avoir jeté l’éponge, confie-t-elle. Je vois bien que cela va aller de pire en pire. Souvent, je me demande : “Pourquoi continuer ?” Alors, je me rappelle l’audace d’espérer ! Ce n’est pas parce que je perds mes capacités qu’il n’y a pas encore à vivre, à donner et à recevoir. La maladie me rend encore plus dépendante des autres, mais Jésus dit bien qu’il sera difficile pour les riches d’entrer au royaume des Cieux… »
Elle se bat aussi contre la tentation du ressentiment. « L’euthanasie de papa a réveillé une belle colère en moi. Elle est moins destructrice aujourd’hui, et plus féconde. » D’un air malicieux, Claire nous annonce avoir donné un nom à son déambulateur : « Victor, pour Victoire ! »
