Spiritualité - Page 432
-
La Passion du Christ (le film de Mel Gibson)
Lien permanent Catégories : Art, Au rythme de l'année liturgique, Culture, Films, Foi, Spiritualité 0 commentaire -
"Les amis du Dieu rejeté"; une méditation sur la passion et les derniers temps
De l'abbé Christophe Cossement, cette méditation très inspirée :
méditation sur la passion et les derniers temps, avril 2015
Qu’arrive-t-il à l’Église ? Qu’arrive-t-il à la foi ? C’est une question que je me pose depuis longtemps. Je vois les jeunes chrétiens si minorisés, mis sous pression de toute part. Le courage de leur foi m’édifie. Depuis que j’ai quitté le séminaire une poignée d’entre eux a rejoint ces serviteurs de l’Évangile que sont les prêtres. Une très petite poignée… Transmettre la foi en famille est devenu un défi, rarement gagné. Il reste bien une certaine place pour la spiritualité, mais on dit que les religions instituées sont en panne. Et elles sont aussi combattues, avec succès : beaucoup rêvent que le cours de religion disparaisse de l’école et ils avancent inexorablement leurs pions. Toujours plus fort chante aux oreilles le message : sans religions le monde serait meilleur.Qui est en jeu ?
Certains diront : oh, ce n’est que le recul d’une institution inadaptée. J’objecterai que les Églises qui se sont adaptées à la mentalité contemporaine reculent aussi, et même plus rudement. Mais surtout, je vois que le recul de la religion chez nous est clairement le recul de Dieu. Du vrai Dieu, j’entends, pas celui qu’on fabrique selon son besoin d’être consolé ou rassuré, mais celui qui est libre, qui vient à nous comme il l’a décidé lui-même, celui qui est source de vie et nous dit comment on reçoit cette vie et aussi comment on risque de la rejeter. Ce Dieu-là laisse indifférent. On ne doit même plus faire l’effort de se prononcer à son sujet, il faut surtout le taire et le cacher dans l’espace privé. Il reste certaines « valeurs chrétiennes », mais là aussi il faut remarquer que c’est nous qui les mesurons et adaptons selon la mentalité, et c’est ainsi que par exemple on peut aller jusqu’à évoquer la compassion pour prôner l’euthanasie. Bref, des valeurs qui se dévaluent.
Lire la suite sur le blog de l'abbé Christophe Cossement
Lien permanent Catégories : Actualité, Au rythme de l'année liturgique, Culture, Eglise, Foi, Société, Spiritualité 0 commentaire -
-
Dix ans après sa mort : « Saint Jean Paul II, l'héritage occulté »
Et si l'héritage du pape polonais était plus vital que ce nous voulons en voir ? Bilan sur la dette que l'Eglise catholique a envers Jean Paul II. Une « paposcopie » de Jean Mercier (JPSC) :« Il y a dix ans exactement, je m’envolais vers Rome pour couvrir les derniers instants de Jean Paul II. Moments extraordinaires, presque irréels, que je ne me remémore jamais sans émotion, voire une certaine nostalgie. La longue attente, pendant plus de 24 heures sur la Place Saint-Pierre, dans la nuit froide, et puis l’annonce de la mort, suivie du son lancinant du glas... Comment oublier ce soulagement presque joyeux qui a envahi la foule (surtout italienne) ce 2 avril 2005, sur la Place Saint-Pierre ? Seuls les Polonais apparaissaient glacés de chagrin...
Dix ans après, que reste t-il de Jean Paul II ? On a parfois l’impression que l’héritage s’est un peu perdu dans les sables, en raison du pontificat très “solaire” de Bergoglio, qui semble éclipser le tandem Wojtyla-Ratzinger. Il me semble au contraire qu’il nous reste un très fort héritage, bien plus fort en tous cas qu’une analyse trop politique le laisserait croire. Il s’agit de scruter les profondeurs.
-
"Dieu n'existe probablement pas. Cessez de vous inquiéter et profitez de la vie!"
Avec beaucoup d'à-propos, en ce début de Semaine Sainte, un chroniqueur - et non des moindres - manifestait hier dans la Libre son incompréhension (et son rejet) du mystère de la Croix; dans une homélie prononcée à Rome le Vendredi Saint en 2009, le Père Cantalamessa éclaire ce point central de la foi chrétienne : "... Un des défis actuels de la foi, le plus ouvert peut-être jamais encore lancé, s'est traduit dans un slogan publicitaire écrit sur les bus de Londres et d'autres capitales européennes: "Dieu n'existe probablement pas. Cessez donc de vous inquiéter et profitez de la vie": "There's probably no God. Now stop worrying and enjoy your life".
L'élément le plus accrocheur de cette publicité n'est pas tant la prémisse "Dieu n'existe pas", que la conclusion: "Profitez de la vie!" Le message sous-jacent est que la foi en Dieu empêche de profiter de la vie, qu'elle est ennemie de la joie. Sans la foi, il y aurait davantage de bonheur dans le monde! Paul nous aide à apporter une réponse à ce défi, en nous expliquant l'origine et le sens de toute souffrance, à partir de celle du Christ.
Pourquoi "fallait-il que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire"? (Lc 24, 26). Une question, à laquelle on apporte parfois une réponse "faible" et, en un certain sens, rassurante. Le Christ, en révélant la vérité de Dieu, suscite nécessairement l'opposition des forces du mal et des ténèbres et celles-ci, comme cela s'était produit avec les prophètes, conduiront à son refus et à son élimination. "Il fallait que le Christ endurât ces souffrances" aurait donc été compris dans le sens qu'"il était inévitable que le Christ endurât ces souffrances".
Paul donne une réponse "forte" à cette question. La nécessité n'est pas d'ordre naturel, mais surnaturel. Dans les pays qui ont conservé une foi chrétienne ancienne, on associe presque toujours l'idée de souffrance et de croix à celle de sacrifice et d'expiation: la souffrance, pense-t-on, est nécessaire pour expier le péché et apaiser la justice de Dieu. C'est ce qui a provoqué, à l'époque moderne, le rejet de toute idée de sacrifice offert à Dieu et, pour finir, l'idée même de Dieu.
Il est indéniable que nous, les chrétiens, avons parfois prêté le flanc à cette accusation. Mais il s'agit d'un malentendu qu'une meilleure connaissance de la pensée de Paul a désormais définitivement clarifié. Dieu, écrit-il, a exposé le Christ "comme instrument de propitiation" (Rm 3, 25), mais cette propitiation n'agit pas sur Dieu pour l'apaiser, mais sur le péché pour l'éliminer. "On peut dire que Dieu lui-même, pas l'homme, expie le péché... L'image est davantage celle d'une tache corrosive que l'on enlève, ou la neutralisation d'un virus mortel, que celle d'une colère apaisée par la punition". (J. Dunn, La teologia dell'apostolo Paolo, Paideia, Brescia 1999, p. 227.)
Le Christ a donné un contenu radicalement nouveau à l'idée de sacrifice. "Ce n'est plus l'homme qui exerce une influence sur Dieu pour l'apaiser. C'est plutôt Dieu qui agit pour que l'homme renonce à son inimitié contre lui et envers le prochain. Le salut ne commence pas avec la demande de réconciliation de la part de l'homme, mais avec l'exhortation de Dieu lui-même: "Laissez-vous réconcilier avec Dieu" (2 Co 5, 20)".
Lien permanent Catégories : Au rythme de l'année liturgique, Débats, Eglise, Foi, Spiritualité 2 commentaires -
Banneux, 26 avril : Fête de la Vie Consacrée

-
Les intentions de prière du pape pour le mois d'avril
L'intention de prière générale du Saint-Père pour avril est:
"Pour que les êtres humains apprennent à respecter la création et à en prendre soin comme don de Dieu".
Son intention missionnaire est:
"Pour que les chrétiens persécutés sentent la présence réconfortante du Seigneur ressuscité et la solidarité de toute l'Eglise".
Lien permanent Catégories : Au rythme de l'année liturgique, Eglise, Foi, Spiritualité 0 commentaire -
Le parcours étonnant d'un hérault de l'Eucharistie et de l'Eglise
De KTO :
UN COEUR QUI éCOUTE
Père Nicolas Buttet - Un hérault de l'Eucharistie et de l'Eglise au parcours étonnantEngagé très tôt en politique (à l'âge de 17 ans), Nicolas Buttet est élu député-suppléant dans le canton du Valais en Suisse à 23 ans. Menant sa vie " à toute allure " et de façon un peu débridée, le jeune avocat va littéralement se convertir quand un ami l'invite à passer Noël au Cottolengo près de Turin : au cours d'une nuit sur place, n'ayant d'autre choix que celui de laver des personnes handicapées souillées par leurs excréments, il se rend compte que " Dieu rend possible les choses impossibles ". Désormais il consacrera sa vie à Jésus dans le pauvre. Fondateur de la Fraternité Eucharistein, centrée sur l'Eucharistie, le père Nicolas Buttet revient sur son parcours étonnant et propose des conseils pour bien vivre cette Semaine sainte à l'approche de Pâques.
-
Deux chemins de croix pour vivre la Semaine Sainte avec les chrétiens d'Orient
Du site de l'Oeuvre d'Orient :
Vivre la Semaine Sainte avec les chrétiens d’Orient
Cette semaine nous vous proposons deux chemins de croix à méditer en communion avec nos frères d'Irak et de Syrie
» Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, le royaume des cieux est à eux. » Mt 5,10
Le 1er chemin de croix a été rédigé par Mgr Samir Nassar, médité par des familles syriennes, réfugiées et sinistrées.
PREMIÈRE STATION : JÉSUS CONDAMNE A MORT :
« Pilate livra Jésus pour qu’il soit crucifié» Mt 15, 12-13.
Un innocent condamné à mort. Quelle justice !
Seigneur, nos familles se sentent, dans leurs souffrances, bien proches de toi, victimes innocentes à ton image. Forcées par la violence et la persécution de quitter : maisons, écoles, paroisses, villages, voisins, amis, cimetières ;
pour vivre dans des camps de réfugiés dans la misère et l’indifférence.
Pilate est toujours là à nourrir l’injustice.
Seigneur, éclaire l’esprit de ces » juges » et fais de nous des messagers de
Justice… Amen.>>Lire la totalité du chemin de croix
Pour télécharger ce chemin de croix cliquez ici 2015 Chemin de Croix -- Syrie -- Mgr Nassar
Ce deuxième chemin de croix a été rédigé par Mgr Mouché, archevêque syriaque catholique de Mossoul
6éme STATION : VÉRONIQUE ESSUIE LE VISAGE DE JÉSUS :
« C’est ta face, Seigneur, que je cherche, ne me cache pas ta face. »
Ps 27,8-9
Véronique effectue un geste symbolique très fort. Elle vient essuyer la douleur de ton visage. Un geste de foi qui exprime son amour pour toi.
Ce visage reste imprimé dans la tradition chrétienne.
Qui va essuyer les visages blessés de nos frères, de nos mamans qui pleurent leurs enfants et leur détresse ?
Donne-nous, Seigneur, à voir ta face dans celui des pauvres persécutés
et des victimes innocentes des violences et des injustices. Amen..>>Lire la totalité du chemin de croixPour télécharger ce chemin de croix cliquez ici 2015 Chemin de Croix -- Irak -- Mgr Mouche
-
La lettre du pape pour le 500e anniversaire de la naissance de sainte Thérèse d'Avila
Lettre du Pape François au Préposé général de l'Ordre des Carmes Déchaux pour le 500e anniversaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus (source)Le Pape François a écrit une lettre au Préposé Général des Carmes Déchaux, le Père Saverio Cannistrà, à l'occasion du cinquième centenaire de la naissance de Sainte Thérèse d'Avila. Le 26 mars au petit matin, le Père Cannistrà avait participé à la Messe matinale présidée par le Pape François dans la chapelle de la résidence Sainte-Marthe, pour marquer symboliquement le début de trois jours de prière pour la paix.
Dans cette lettre qui s'adresse plus largement à « toute la famille thérésienne », le Pape s'unit « à l'action de grâce de toute la famille carmélitaine, religieuses, religieux et séculiers, pour le charisme de cette femme exceptionnelle. » Faisant remarquer que cette anniversaire coïncide avec l'Année de la Vie consacrée, il présente Thérèse d'Avila comme « une guide sûre et un modèle séduisant de don total à Dieu. » Il appelle à redécouvrir « l'étincelle inspiratrice » qui a donné l'impulsion décisive pour la fondation des premières communautés carmélites inspirées par la mystique espagnole, réformatrice d'un Ordre dont les origines remontent au XIIIe siècle en Palestine, lorsque des frères avaient fondé sur le Mont Carmel une communauté d'ermites.
« Le témoignage de sa consécration, née directement de la rencontre avec la Christ, son expérience de prière, comme dialogue continu avec Dieu, et sa vie communautaire enracinée dans la maternité de l'Église, continuent à nous faire tellement de bien ! » s'enthousiasme le Pape François. -
Liège (Saint-Barthélemy), 30 mars : prière oecuménique en mémoire des martyrs contemporains
Communiqué de Presse de Sant'EgidioAu début de la Semaine sainte, Sant’Egidio organise une prière œcuménique en mémoire des martyrs contemporains, afin de se souvenir des chrétiens qui ont donné leur vie pour l’Évangile au cours de l’année écoulée.
La prière pour les témoins de la foi de notre temps aura lieu le lundi 30 mars 2015, à 19h, à l’église Saint-Barthélemy, à Liège et sera présidée par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège. Il sera entouré de représentants d'autres Églises chrétiennes.
Au cours de la célébration, il sera, particulièrement, fait mémoire des nombreux chrétiens qui sont victimes de persécutions au Moyen Orient, comme en Syrie, en Irak et en Égypte. Dans d'autres régions du monde également, les chrétiens ont payé un lourd tribut lors d'attentats ou d'actes de violence aveugle, comme au Pakistan et au Nigeria.
Une mémoire particulière sera aussi réservée à Mgr Oscar Arnulfo Romero, archevêque de San Salvador, tué pendant qu’il célébrait l’eucharistie, le 24 mars 1980. En cette année du 35ème anniversaire de sa mort, Mgr Romero sera béatifié le samedi 23 mai, à Rome.
Informations : liege@santegidio.be
Lien permanent Catégories : Actualité, Belgique, Eglise, Foi, Persécutions antichrétiennes, Solidarité, Spiritualité 1 commentaire -
Les 500 ans de la naissance de Thérèse d'Avila
Lu sur la-croix.com (Claire Lesegretain):« Thérèse d’Avila, c’est l’action amoureuse ! »
Alors que l’on célèbre, samedi 28 mars, le 500e anniversaire de la naissance de sainte Thérèse d’Avila, la romancière Christiane Rancé publie une excellente biographie de cette grande mystique espagnole (1).
ENTRETIEN avec Christiane Rancé, romancière et essayiste
Pourquoi la jeune Teresa de Ahumada y Cepeda décide-t-elle d’entrer au carmel à l’âge de 20 ans alors qu’elle aimait tant plaire ?
Christiane Rancé : Elle-même n’a pas tout dit à ce sujet… Dans son autobiographie, elle dit qu’elle a été heureuse chez les augustines du couvent de Notre-Dame-de-Grâce lorsque son père l’y a envoyée à l’âge de 16 ans. Et pourtant, ces 18 mois d’internat étaient une mesure disciplinaire : elle s’était conduite de façon très dissipée avec ses cousins ; elle avait un amoureux qu’elle retrouvait en cachette. Rien d’irrémédiable n’avait été commis, dit-elle, mais sa réputation était menacée.
De plus, après le mariage de sa sœur Maria, Thérèse – orpheline de mère depuis l’âge de 13 ans – portait la charge de la maison. Elle avait une petite sœur et neuf frères. Dans l’Espagne du XVIe siècle, les femmes ne pouvaient vivre qu’à l’ombre d’un père, d’un mari ou d’un prêtre. Mais son père s’étant appauvri, il ne pouvait lui allouer la dot dont il avait gratifié sa fille aînée. Thérèse ne pouvait donc plus prétendre à un beau mariage. Et puis elle a vu sa mère mourir à 33 ans, épuisée à la naissance de son neuvième enfant. Enfin, à Notre-Dame-de-Grâce, elle a trouvé une bibliothèque et la conversation d’une religieuse érudite et inspirée. Et après une lecture édifiante chez un vieil oncle, elle jure de se faire religieuse : « Je voyais que c’était l’état le plus sûr et peu à peu je me décidai à me faire violence pour l’embrasser », écrira-t-elle.
Quelle influence ses lectures spirituelles ont-elles eu dans son parcours intérieur ?
C. R. : Enfant, Thérèse lit quelques hagiographies. Au couvent, elle dévore tous les grands auteurs chrétiens qui viennent d’être traduits en castillan. Elle subit deux très fortes influences : celle de Francisco de Osuna, et son « Troisième abécédaire spirituel », et surtout, celle de saint Augustin dont les « Confessions » la bouleversent.
-
Le chemin de croix des chrétiens du Moyen-Orient : une déclaration des Eglises chrétiennes de Belgique
Une déclaration de la Concertation des Eglises Chrétiennes en Belgique :
Le chemin de croix des chrétiens du Moyen-Orient
Cette année, le destin tragique des communautés chrétiennes des pays bibliques jettera une ombre sur la Semaine Sainte et la fête de Pâques. Des nouvelles dramatiques nous arrivent sans cesse sur les chrétiens au Moyen-Orient. Une semaine, ces nouvelles viennent de Syrie, une autre semaine d’Irak ou d’Iran, d’Égypte, des Territoires Palestiniens ou même encore du Pakistan. À chaque fois, les chrétiens y sont victimes d’attaques extrémistes et de terreur idéologique. Certains sont torturés et mis à mort à cause de leur foi. D’autres sont enlevés et chassés. Des milliers se retrouvent entassés dans des camps de réfugiés ou ont fui vers les pays voisins. Ces chrétiens appartiennent à toutes les Églises et communautés chrétiennes. Ils comptent sur le soutien de leurs frères et sœurs chrétiens du monde entier mais se sentent parfois abandonnés. Ils ne sont pas les seuls, bien sûr, à endurer pareille souffrance au Moyen-Orient. Des croyants d’autres communautés et de nombreuses personnes de bonne volonté payent elles aussi un lourd tribut. Nous appelons toutes les communautés chrétiennes en Belgique à célébrer la Semaine Sainte et le temps pascal en étroite union avec les chrétiens du Moyen-Orient.
Comment commémorer la souffrance de Jésus, le Vendredi Saint, sans penser aux chrétiens du Moyen Orient ? La croix de Jésus n’a jamais disparu. Elle n’était pas une exception historique. Sur tant de collines et de montagnes dans les pays bibliques, les chrétiens portent encore et toujours la croix du calvaire en répétant ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?’ Tant de fois au cours de l’histoire, ils sont tombés sous le poids de la croix puis ensuite se sont relevés. Le fait que Jésus ait vécu en ces lieux leur a donné force et courage à travers les siècles. En ce Vendredi Saint, reconnaissons leur visage dans celui du Christ souffrant et prions pour que la croix de Jésus leur soit un signe d’espérance et de solidarité.
Comment célébrer la résurrection durant la Veillée pascale et le jour de Pâques sans penser aux chrétiens du Moyen-Orient ? Le Père n’a pas abandonné son Fils dans la solitude de la souffrance et l’obscurité de la mort. Aucune pierre tombale n’est trop lourde pour être roulée. Cette année aussi, les chrétiens du Moyen-Orient se diront l’un à l’autre ‘Le Christ est vraiment ressuscité !’ et entonneront ensemble un ‘Alléluia !’. Et cela, même si leur célébration se déroule sous une tente, dans une église délabrée ou un abri anonyme. Lors de la Veillée pascale ou à Pâques, lors de l’échange de la paix, ouvrons-leur notre cercle et prions pour que le Seigneur ressuscité leur offre un message de réconciliation et de paix.
Nos communautés chrétiennes cheminent encore vers la restauration de la pleine unité en Jésus-Christ. Pourtant, nombre de ceux qui nous ont précédés ont déjà atteint cette pleine unité en Jésus-Christ. Ce sont les témoins de la foi, les martyrs de tous lieux et de tous temps qui ont payé de leur vie leur fidélité à Jésus et à l’Église. Leurs noms sont inscrits dans l’unique martyrologe de l’Église du Christ Jésus. Au cours de la Semaine Sainte, souvenons-nous de tous ces témoins de la foi et des martyrs de toutes les traditions, et en particulier de ceux qui ont perdu la vie ces derniers mois au Moyen-Orient.
Durant la Semaine Sainte et le temps de Pâques, nous invitons toutes les communautés chrétiennes en Belgique à un geste de solidarité concret en faveur des chrétiens du Moyen-Orient. Par exemple, des intentions de prière au cours des célébrations liturgiques ou des temps de prière, une attention particulière aux chrétiens du Moyen-Orient de notre ville ou de notre village ou le soutien à une action de solidarité financière ou matérielle pour les chrétiens au Moyen-Orient. Nous vous souhaitons une Semaine Sainte bénie et une Sainte fête de Pâques.
Pour les Églises Chrétiennes en Belgique
Chanoine Jack McDonald, Président du Comité central du Culte anglican en Belgique
Mgr André-Joseph Léonard, président de la Conférence épiscopale de Belgique
Métropolite Athenagoras de Belgique, Patriarcat Œcuménique de Constantinople
Pasteur Steven H. Fuite, Président du Synode de l'Église Protestante Unie de Belgique
Dr. Geert W. Lorein, président du Synode Fédéral des Églises Protestantes et Evangéliques de Belgique Bruxelles,
le 27 mars 2015
Lien permanent Catégories : Actualité, Eglise, Foi, Persécutions antichrétiennes, Solidarité, Spiritualité 0 commentaire