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Spiritualité - Page 87

  • Priez, espérez et ne vous inquiétez pas : les conseils de Padre Pio pour des temps comme les nôtres

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    De Shaun McAfee sur le NCR :

    Priez, espérez et ne vous inquiétez pas : les conseils de Padre Pio pour des temps comme les nôtres

    La vie de sainteté de saint Pio constitue un puissant témoignage de la nature rédemptrice de la souffrance.

    Saint Pio de Pietrelcina, mieux connu sous le nom de Padre Pio
    Saint Pio de Pietrelcina, mieux connu sous le nom de Padre Pio (photo : Padre Pio / EWTN)

    Saint Pio de Pietrelcina, né Francesco Forgione le 25 mai 1887 à Pietrelcina, en Italie, est l'un des saints les plus vénérés de l'Église catholique. Dès son plus jeune âge, il a fait preuve d'une profonde dévotion à Dieu, faisant souvent l'expérience de visions et de phénomènes spirituels qui le distinguaient de ses pairs. Il a rejoint les Capucins à 15 ans et a pris le nom de Pio en l'honneur du pape Pie Ier.

    En 1910, il est ordonné prêtre, mais c’est en 1918 qu’il reçoit les stigmates, un phénomène rare où l’on porte les plaies du Christ. Cet événement marque le début de sa vie extraordinaire de mystique et de guérisseur. Il a dit un jour : « Jésus lui-même veut mes souffrances ; il en a besoin pour les âmes. » Au cours des décennies suivantes, il se fait connaître pour ses dons spirituels et ses miracles, dont la bilocation. Il avait également la capacité de « lire dans les âmes » et de percevoir les péchés non confessés.

    Padre Pio a consacré sa vie au sacrement de la confession et a largement promu son importance dans la vie du croyant, déclarant : « Dieu court après les âmes les plus obstinées. Elles lui coûtent trop cher pour les abandonner. » Son ministère confessionnel a attiré des milliers de personnes à ses côtés, où elles ont cherché une orientation spirituelle et une guérison. Après une vie de souffrance et de combat spirituel, il est décédé le 23 septembre 1968. Il a été canonisé par le pape saint Jean-Paul II le 16 juin 2002, ce qui témoigne de son héritage durable au sein de l’Église.

    L'influence de Padre Pio sur l'Église catholique a été reconnue par plusieurs saints et papes tout au long de sa vie et après sa mort. Le pape Jean-Paul II avait une admiration particulièrement profonde pour lui, décrivant Padre Pio comme « un homme de prière et de souffrance » et soulignant son rôle dans l'Église en tant que guide spirituel. Il a souvent souligné l'importance de l'accent mis par Padre Pio sur la confession et le renouveau spirituel, affirmant : « Il parlait d'amour et de pardon avec une intensité extraordinaire. » Sa capacité à guider les âmes vers la miséricorde de Dieu était vénérée par beaucoup, et sa vie sert de rappel du pouvoir transformateur de la foi.

    L’héritage de Padre Pio s’étend bien au-delà de sa vie miraculeuse et des phénomènes qui lui sont attribués. Ses enseignements et son exemple continuent d’inspirer les catholiques du monde entier, presque au quart du XXIe siècle.

    L’un des aspects les plus significatifs de son héritage est l’importance qu’il accorde à la confession. À une époque où de nombreux catholiques s’éloignaient de la vie sacramentelle, Padre Pio est devenu un modèle pour ceux qui recherchaient un renouveau spirituel. Il prêchait que la confession n’était pas un simple rituel religieux, mais une rencontre profonde avec la miséricorde de Dieu. Ses files d’attente pour se confesser s’étendaient souvent sur des heures, et d’innombrables personnes vivaient des moments de réconciliation qui ont changé leur vie. Sa célèbre citation « Priez, espérez et ne vous inquiétez pas » résume son approche de la vie, encourageant les fidèles à faire confiance au plan de Dieu malgré les difficultés.

    La spiritualité de Padre Pio mettait également l’accent sur l’importance de la souffrance. Il considérait la douleur comme un chemin vers la sainteté, enseignant qu’accepter la souffrance peut conduire à une relation plus profonde avec Dieu. Cette perspective a trouvé un écho particulier à l’ère moderne, où de nombreuses personnes sont aux prises avec des difficultés physiques et émotionnelles. Sa capacité à comprendre la souffrance humaine a fait de lui une figure compatissante qui a offert de l’espoir aux personnes en détresse.

    Malgré sa grande profondeur spirituelle, Padre Pio avait un côté humoristique. Un jour, après avoir entendu un prêtre prêcher une homélie assez longue, le prédicateur lui demanda ce qu'il pensait de son sermon. Il répondit : « Bien, mais si tu continuais plus longtemps, tu parlerais tout seul. » Ce commentaire enjoué reflète sa compréhension aiguë de la nature humaine et de la pratique pastorale, tout en soulignant l'importance de la fidélité à la mission fondamentale de la messe : l'Eucharistie.

    Lorsque je me suis converti à la foi catholique en 2012, j’ai choisi Padre Pio comme saint de confirmation. Sa vie de foi profonde, son engagement dans la prière et son ministère compatissant résonnent en moi. Et comme je l’ai dit à mon parrain à l’époque, j’allais avoir besoin d’un intercesseur fidèle. J’admire la façon dont il a transformé sa souffrance en une source de force et d’inspiration pour d’innombrables autres. Son héritage m’encourage à entreprendre mon cheminement spirituel avec courage et sincérité, et à faire confiance à la miséricorde de Dieu.

    L’héritage de Padre Pio ne se résume pas seulement aux miracles qu’il a accomplis ou aux stigmates qu’il a portés ; il s’agit aussi de son profond amour pour Dieu et pour l’humanité. Dans un monde souvent marqué par le chaos et l’incertitude, ses enseignements sur la prière, la souffrance et les sacrements servent de guide à beaucoup. Alors que nous continuons à orienter notre foi dans l’ère moderne, nous pouvons considérer Padre Pio comme un exemple de sainteté et de résilience, nous rappelant l’espérance éternelle que l’on trouve dans une vie consacrée au Christ.

    Padre Pio, priez pour nous !

  • Dilexit nos, la quatrième encyclique de François sera dévoilée le 24 octobre

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    De Vatican News :

    Dilexit nos, la quatrième encyclique de François dévoilée le 24 octobre

    C’est jeudi prochain, le 24 octobre, que sera publié le document du Pape sur la dévotion au Sacré Cœur de Jésus. Ce dernier texte rassemblera les réflexions des précédents textes magistériels sur cette dévotion à l’occasion des célébrations en cours du 350e anniversaire de la première manifestation du Sacré-Cœur de Jésus en 1673.

    Dans cette quatrième encyclique de son pontificat, le Pape demande, à travers Dilexit nos (Il nous a aimés en français), de changer de regard, de perspective, d'objectifs, et de retrouver ce qui est le plus important et le plus nécessaire: le cœur. Son sous-titre, «Lettre encyclique sur l'amour humain et divin du Cœur de Jésus-Christ» montre qu’elle est entièrement consacrée au culte du Sacré-Cœur de Jésus. Elle sera présentée à la Salle de presse du Saint-Siège par Mgr Bruno Forte, théologien et archevêque de Chieti-Vasto en Italie, et par sœur Antonella Fraccaro, directrice générale des Disciples de l'Évangile.

    C'est François lui-même qui en a en fait annoncé la publication à l'automne, lors de l'audience générale du 5 juin sur la place Saint-Pierre (mois traditionnellement dédié au Sacré-Cœur de Jésus), partageant son souhait que le texte fasse méditer sur les aspects «de l'amour du Seigneur qui peuvent éclairer le chemin du renouveau ecclésial; mais aussi qu'il dise quelque chose de significatif à un monde qui semble avoir perdu son cœur». Le Pape a également expliqué que le document rassemblera «les précieuses réflexions des textes magistériels précédents et une longue histoire qui remonte aux Saintes Écritures, afin de reproposer aujourd'hui, à toute l'Église, ce culte chargé de beauté spirituelle».

    L'encyclique est publiée alors que les célébrations du 350e anniversaire de la première manifestation du Sacré-Cœur de Jésus à sainte Marguerite-Marie Alacoque en 1673 sont en cours - du 27 décembre 2023 au 27 juin 2025.

    L'expansion du culte

    Comme l'a écrit le père Enrico Cattaneo, professeur émérite de patristique, dans La Civiltà Cattolica, «la spiritualité du Cœur du Christ a été une barrière contre la mentalité rationaliste répandue, qui a alimenté la culture athée et anticléricale». Cette dévotion a suscité un vif débat, même au sein de l'Église, jusqu'à ce que Pie IX décide, en 1856, d'étendre la fête du Sacré-Cœur de Jésus à l'ensemble de l'Église. Au XIXe siècle, le culte s'est donc répandu comme une traînée de poudre avec des consécrations, la naissance de congrégations masculines et féminines, la création d'universités, d'oratoires et de chapelles.

    Haurietis acquas de Pie XII

    Puis vint Haurietis aquas de Pie XII en 1956, écrit à une époque où la dévotion au Cœur de Jésus traversait une crise. L'encyclique d’Eugenio Pacelli voulait relancer le culte et inviter l'Église à mieux comprendre et mettre en œuvre les différentes formes de dévotion, «d'une grande utilité» pour les besoins de l'Église mais aussi «étendard du salut» pour le monde moderne. En effet, Benoît XVI, dans une lettre pour le 50e anniversaire d’Haurietis acquas, soulignait que «Ce mystère de l'amour de Dieu pour nous n'est pas seulement le contenu du culte et de la dévotion au Cœur de Jésus: il est aussi le contenu de toute véritable spiritualité et dévotion chrétienne. Il est donc important de souligner que le fondement de cette dévotion est aussi ancien que le christianisme lui-même».

    La dévotion de François

    Le Pape François a toujours manifesté un lien profond avec le Sacré-Cœur, qu'il associe à la mission même des prêtres. En 2016, la clôture du Jubilé des prêtres a eu lieu précisément le jour de la solennité du Cœur de Jésus, et dans l'homélie de la messe, le Souverain pontife a demandé aux prêtres du monde entier venus à Rome de diriger leur cœur, comme le Bon Pasteur, vers les brebis perdues, vers ceux qui sont les plus éloignés, en déplaçant l'épicentre du cœur à l'extérieur d'eux-mêmes. Toujours dans le cadre du Jubilé, dans la première des Méditations sur la Miséricorde, le Pape a recommandé aux évêques et aux prêtres de relire Haurietis aquas, car «le cœur du Christ est le centre de la miséricorde. C'est le propre de la miséricorde, qui se salit les mains, touche, veut s'impliquer avec l'autre... s'engage avec une personne, avec sa blessure».

  • "A ta droite et à ta gauche"; homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire

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    Une homélie du Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d. sur le site du Carmel en France :

    29e Dimanche T.O., Marc 10, 35-45

    « À ta droite et à ta gauche »

    « Maître, nous désirons que tu fasses pour nous ce que nous te demandons ». Curieuse demande. Curieux moment …

    Curieuse demande, discrète, secrète, enveloppée, comme si les deux frères craignaient de l’exprimer clairement. Mais Jésus les oblige à parler net :« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils veulent être à sa droite et à sa gauche dans sa gloire, dans son Royaume. Rien que cela ! Eux qui furent parmi les premiers appelés, qui furent même parmi les trois confidents de Jésus, n’ont encore rien compris au projet du Maître. Ils s’imaginent que Jésus va organiser un royaume terrestre, et ils croient le moment venu de se pousser aux postes honorifiques !

    Curieux moment pour parler de cela … En effet Jésus, pour la troisième fois et solennellement, vient de prédire sa passion : « Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’Homme sera livré aux grands prêtres et aux docteurs de la Loi. Ils le condamneront à mort et ils le livreront aux païens. On se moquera de lui, on crachera sur lui, on le flagellera et on le mettra à mort, et après trois jours il ressuscitera ».

    Déjà, lors de la deuxième prédiction de sa passion, les disciples avaient si peu compris qu’ils s’étaient disputés aussitôt après en vue d’une question de préséance. Mais Jésus, cette fois encore, ne se fâche pas : patiemment il tente encore de leur expliquer. Vous voulez partager mon sort ? Alors rappelez-vous que j’ai une coupe à boire et que j’ai un baptême dans lequel je dois être plongé.

    La coupe, pour ces hommes qui lisaient les Prophètes, ce n’était pas seulement le symbole des souffrances, « la coupe amère », mais plus précisément la coupe du vertige, méritée par le peuple pécheur, comme l’avait crié le prophète Isaïe : « Lève-toi, Jérusalem, toi qui as bu de la main du Seigneur la coupe de son vertige » (Is 51,17). La coupe méritée par les péchés de son peuple, c’est Jésus qui la boira !

    Quant à la mystérieuse plongée dont parle Jésus, c’est la plongée dans la mort, la mort violente, injuste, la mort révoltante de l’innocent sur qui l’on crachera. Mais les deux disciples sont sûrs d’eux-mêmes : ce n’est pas maintenant qu’ils vont reculer. Le combat ne leur fait pas peur, pourvu qu’ils arrivent à leur fin, pourvu qu’ils participent au pouvoir du Messie. Ils croient encore qu’on entre dans le Royaume de Dieu comme dans une citadelle ; ils s’imaginent qu’au service de Jésus il y a de bonnes places à conquérir et un pouvoir comme récompense.

    Une fois de plus Jésus, en véritable éducateur de la foi, développe sa pensée : il ne crie pas ; il explique. Et il éclaire d’abord le futur, puis le présent. Pour le futur : oui, les deux frères suivront Jésus sur le chemin de la souffrance, et ils seront plongés, eux aussi, dans la mort, comme nous tous quand l’heure sera venue. C’est le sentier où, tôt ou tard, tous les vivants s’engagent, mais les croyants y marchent à la suite du Ressuscité.

    Quant aux places d’honneur, c’est le secret de Dieu ; et il y aura des surprises. On ne peut s’y pousser comme on joue des coudes sur la terre pour arriver en bonne position ou pour occuper un poste. Les places près de Dieu, c’est Dieu qui les propose, et il sait ce qu’il fait. D’ailleurs, même sur terre, pour un chrétien, les premières places, les vraies premières places, ne sont pas celles qu’on imagine.

    Et Jésus en vient à parler du présent. Il en appelle à l’expérience des disciples : « Vous savez que ceux qui semblent gouverner les peuples les oppriment, et que leurs grands exercent sur eux leur pouvoir ». « Ceux qui semblent gouverner », dit Jésus, faisant sans doute allusion au semblant de pouvoir que possédaient tous les roitelets de Palestine sous le protectorat romain.

    Mais Jésus, plus largement, vise la volonté de puissance qui travaille le cœur de tout homme. Où que nous soyons, en effet, et quelles que soient notre situation, notre position, nos responsabilités, que nous vivions à dix, à cinq ou à deux, nous sommes toujours le tyran de quelqu’un, nous profitons de la moindre miette de pouvoir, que ce soit en famille ou dans un cadre plus large de travail ou d’amitié. Nous voulons régner sur des intelligences, sur des destinées, sur des cœurs. Au grand jour ou plus subtilement, nous organisons sans le vouloir notre monde autour de notre moi, et parfois, même le témoignage rendu au Christ, même les engagements apostoliques, même la fidélité, servent à améliorer notre image de marque, à imposer notre présence, à nous glisser près du Christ, à sa droite ou à sa gauche.

    D’un mot le Christ renverse toutes nos fausses valeurs : « Il n’en est pas de même parmi vous ; bien au contraire. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur, et celui qui veut être le premier parmi vous, qu’il soit le serviteur de tous ». Il ne s’agit donc plus, en régime chrétien, de se pousser à la première place, mais de se mettre volontairement à la dernière.

    Entendons bien : cela ne signifie pas qu’il faille renoncer à travailler à son vrai niveau, qu’il faille décliner les responsabilités en s’abritant derrière une humilité de mauvais aloi. Cela signifie qu’il nous faut rester, tout au long de notre vie, en situation de serviteur, « mettant au service de tous les dons reçus de Dieu ». Cela implique aussi que nous abordions chaque être humain comme digne d’être aimé et d’être servi, quelles que soient sa valeur, sa déchéance ou son ingratitude.

    C’est ainsi que Jésus, jour après jour, veut nous identifier à lui-même, car lui non plus « n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir, et pour donner sa vie en rançon pour la multitude ». Le meilleur de nous-mêmes, ce n’est pas ce que nous gardons, mais ce que nous donnons, et Jésus nous le redit à chaque Eucharistie où il se donne à nous.

    Quand nous aurons tout à l’heure communié à son Corps et à son Sang, n’étouffons pas la voix qui redira en nous : Tu ne peux plus vivre à ton compte.

  • Le pape François va canoniser les onze martyrs de Damas ce dimanche 20 octobre

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    De RCF (Ghislain Foignier) :

    Les onze martyrs de Damas canonisés par le pape François

    18 octobre 2024

    La canonisation des martyrs assassinés dans la nuit du 9 au 10 juillet 1860 à Damas, en Syrie, a lieu le dimanche 20 octobre. C’est ce qui a été décidé par le consistoire (l'assemblée de cardinaux), convoqué le 1er juillet à Rome et présidé par le pape François.

    Huit frères mineurs et trois laïques maronites tués en “haine de la foi” seront canonisés ce dimanche à Rome au cours de la seconde session du synode sur l’avenir de l'Église. Le Saint Siège a annoncé la nouvelle le 23 mai. Ces derniers avaient été béatifiés par Pie XI en 1926.

    Une reconnaissance particulière de l'Église catholique

    La canonisation est une déclaration officielle de l'Église catholique reconnaissant une personne comme saint. L'Église affirme que l’individu se trouve au paradis et qu’il pourra intercéder auprès de Dieu pour les Hommes. Le saint est un exemple pour tous les chrétiens.

    Les martyrs de Damas, dont les reliques sont exposées à la vénération des fidèles dans la chapelle Saint-Paul de Damas, ne seront pas les seuls à être canonisés. Les cardinaux ont acté la canonisation de 14 bienheureux.

    Des fondateurs de communautés religieuses seront aussi canonisés

    Les trois fondateurs de communautés religieuses seront aussi canonisés : Giuseppe Allamano béatifié par Jean-Paul II en 1990. Il est prêtre et a fondé en 1901 les Missionnaires de la Consolata. Le prêtre a également fondé la communauté des Soeurs de la Consolata en 1910. Les deux communautés se consacrent à l’évangélisation.

    La fondatrice de la congrégation des Petites Soeurs de La Sainte Famille Marie-Léonie qui fût béatifiée par Jean-Paul II en 1984, sera également canonisée. Enfin, Elena Guerra fait partie des futurs canonisés, elle a été béatifiée par Jean XXIII en 1959 et a créé la congrégation des Oblats du Saint-Esprit.

  • L'évêque de Liège a présidé la fête de sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial dans le cadre du jubilé des 350 ans des apparitions

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    De RCF (Jacques Galloy) :

    Mgr Jean-Pierre Delville a présidé la fête de sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial dans le cadre du jubilé des 350 ans des apparitions.

    Mgr Jean-Pierre Delville, les chapelains du Sanctuaire du Sacré-Coeur et le curé de Paray

    Mgr Jean-Pierre Delville, les chapelains du Sanctuaire du Sacré-Coeur et le curé de Paray (c) JGalloy

    18 octobre 2024

    Le sanctuaire du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial avait invité l’évêque de Liège du 11 au 13 octobre 2024 pour présider la fête annuelle de sainte Marguerite-Marie lors de cette année jubilaire du 350è anniversaire des apparitions de Jésus à la sainte religieuse visitandine, entre décembre 1673 et juin 1675. Plus de 1.000 personnes ont participé à cet évènement autour du culte du Sacré-Cœur de Jésus qui est devenu l’un des plus populaires dans le monde catholique, donnant son nom à d’innombrables églises, congrégations et écoles. L’animation du sanctuaire du Sacré-Cœur a été confiée à la Communauté de l’Emmanuel depuis 1985. Celui-ci attire chaque année des dizaines de milliers de pèlerins. Il est redevenu un haut-lieu spirituel contemporain.

    Présidence de la grande fête jubilaire de sainte Marguerite-Marie

    « Nous avons confié la présidence de cette grande fête jubilaire à l’évêque de Liège pour souligner le lien intime qui associe Paray et Liège, le sanctuaire du Sacré-Cœur et le sanctuaire du Mont-Cornillon, la fête du Sacré-Cœur et la fête du saint Sacrement ou Fête-Dieu, sainte Marguerite-Marie (1647-1690) et sainte Julienne (1192-1258), les deux saintes auxquelles les deux fêtes ont été révélées à 4 siècles d’écart », dit le père Etienne Kern, recteur du sanctuaire du Sacré-Coeur. Ce fut l’occasion de rappeler que la Fête-Dieu (1264), également appelée fête du Corps et du Sang du Christ ou encore fête du saint Sacrement, fut le berceau de la fête du Sacré-Cœur. En effet, la grande apparition de juin 1675 à Paray eu lieu dans l’octave de la fête du saint Sacrement. A ce moment, selon sainte Marguerite-Marie, le Christ lui aurait confié son désir que soit célébrée une fête en l'honneur de son Cœur le vendredi qui suit l'octave de la Fête-Dieu.

    Qui est sainte Marguerite-Marie ?

    Marguerite-Marie Alacoque est née le 22 juillet 1647, en Bourgogne. Elle devient orpheline alors qu'elle a douze ans et ses tantes qui gèrent la famille font d'elle un véritable souffre-douleur. A 24 ans, elle peut enfin réaliser sa vocation: répondre à l'amour intense de Dieu. Les grâces mystiques qui accompagnent ses épreuves culminent en 1673 dans plusieurs visions du Christ: « Voici le cœur qui a tant aimé les hommes jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ». Pourvue de dons mystiques et guidée par le Saint jésuite Claude de La Colombière, elle parviendra à promouvoir le culte du Sacré-Cœur d'abord dans son monastère de la Visitation, puis dans toute l'Église Catholique latine. Elle mourut le 17 octobre 1690. Béatifiée d'abord par l'opinion populaire à cause de tous les miracles obtenus par son intercession, les pressions jansénistes puis la Révolution retarderont sa béatification jusqu'en 1864 puis sa canonisation en 1920. Les foules continuent d'affluer à Paray-le-Monial. Plusieurs Papes ont souligné l'importance de son message: l'immensité de l'Amour de Dieu révélé dans un cœur d'homme, et proposé à tous.

    Dès son arrivée à Paray le vendredi 11 octobre 2024, Mgr Delville a présidé la célébration d’accueil des reliques de sainte Marguerite-Marie dans la magnifique Basilique du Sacré-Cœur. Ce chef d'œuvre de l'art roman, modèle réduit de la fameuse abbatiale de Cluny III, a été fondé au XIe siècle sur décision de Lambert, comte de Chalon. En compagnie d’environ 750 participants, Mgr Delville a présidé la grande procession dans la vieille ville de Paray et dans les jardins du monastère de la Visitation exceptionnellement ouverts pour l’occasion.

    Une conférence autour des 3 grandes apparitions

    Mgr Jean-Pierre Delville a articulé sa grande conférence autour des 3 grandes apparitions de Paray pour souligner les liens entre les deux saintes et les deux solennités. « La première apparition à sainte Marguerite-Marie du 27 décembre 1673 met en évidence l’amour de Dieu pour chaque être humain et la relation personnelle qu’il induit » explique Mgr Delville. Jésus dit d’ailleurs à sainte Marguerite-Marie :

    « Mon divin Coeur est si passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier… »

    Dans les expériences mystiques des deux femmes, cette relation est particulièrement forte lors de l’adoration Eucharistique.

    « La deuxième apparition tombe un vendredi de l’an 1674. C’est le jour de la croix, de la souffrance. Jésus se plaint des ingratitudes à son égard. Ce message se retrouve dans les motivations de la création des deux fêtes. De son côté, Julienne était directrice d’une léproserie, soignait les souffrants. Ceci traduit l’importance des visitations dans les moments de souffrance de l’autre. Ceci nous invite aussi à nous unir à la passion du Christ, autrement dit à vivre la compassion », poursuit l’évêque de Liège.

    « La troisième apparition de juin 1675 associe les deux fêtes de façon particulière, l’une dans l’octave de l’autre. Ces révélations privées aux deux saintes femmes les ont mises au défi d’instituer une grande fête publique, ce qui leur semblait totalement improbable. Pourtant, soutenues par de nouvelles congrégations religieuses et par d’influents responsables d’Eglise, elles ont chacune débouché sur l’institution d’une grande fête dans le calendrier liturgique, à 8 jours d’intervalle, et d’un grand culte dans l’Eglise catholique. » Ce sont de belles initiatives d’évangélisation comme réponses aux enjeux de leurs époques, qui restent d’ailleurs d’actualité. D’une part, la création de la Fête-Dieu a été particulièrement soutenue par les Dominicains. Le pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège, l’a étendue à l’Eglise universelle en 1264 en demandant à saint Thomas d’Aquin d’en rédiger les offices, dont le « Tantum Ergo », encore très populaires de nos jours. D’autre part, ce sont les jésuites et en particulier le saint père Claude La Colombière, directeur spirituel de Marguerite-Marie, qui ont été les fervents ambassadeurs de ce culte partout dans le monde dès le XVIIè siècle.

    Cette présidence de Mgr Jean-Pierre Delville faisait écho à la grande conférence d’ouverture des festivités de Liège Fête-Dieu donnée par le père Etienne Kern le 27 mai 2024 dans le sanctuaire de sainte Julienne du Mont-Cornillon à Liège. La vidéo de sa conférence sur la chaine youtube « Liège Fête-Dieu » a déjà été visionnée plus de 25.000 fois en l’espace de 6 mois, ce qui témoigne de l’intérêt du lien entre les deux saintes et les deux fêtes qui leur ont été révélées.

  • Liège (Saint-Sacrement), 17 novembre : concert baroque (Gloria de Vivaldi)

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    Ce projet est porté par deux ensembles vocaux de Liège : le Phénix (dir. I. Letawe) et Il Piccolo Coro (dir. D. Lorea) ainsi qu’un ensemble à cordes de Stavelot : Accord d’âmes (dir. Candice Delhez).

    Chaque formation présentera quelques œuvres autour du thème de Noël (de styles Renaissance, baroque, traditionnel et contemporain), puis elles se rejoindront pour proposer ce monument de la musique baroque qu’est le Gloria de Vivaldi (RV 589) : l’évènement musical à ne pas manquer en prélude à l’Avent !

    • Le Phénix est un groupe vocal à 4 voix mixtes de 12 personnes. Il existe sous ce nom depuis le début de l’année 2022 : il est en effet né des cendres d’une autre chorale, Les Indécis, qui existait depuis plus de 20 ans et qui cherchait un nouveau souffle. Il est dirigé par Isabelle LETAWE
    • Il Piccolo Coro a été fondé voici une dizaine d’années et est composé d’une quinzaine de personnes : il interprète majoritairement des madrigaux et des chansons de la Renaissance et a aussi dans son répertoire quelques œuvres plus récentes.  Il s’est produit à différentes occasions telles que la fête de la musique à Liège et plusieurs vernissages d’expositions.  En 2022 et 2024, il a participé au festival de la viole de gambe à Asfeld, près de Reims. Il est dirigé par Dominique LOREA, professeure au Conservatoire de Liège et à l’Académie de Chênée.
    • Accord’Âmes : créé en 2007 par Yasmina Chauveheid, Accord’Âmes est basé à Stavelot et est composé de musiciens amateurs, tous liés par l’envie de partager la musique avec le public. Depuis 2020, il est dirigé par Candice Delhez, elle-même musicienne de l'orchestre depuis sa création. Le répertoire de l’orchestre se veut large, entre œuvres baroques de Corelli ou Bach et œuvres plus modernes de Britten ou Holst. Mais il n’hésite pas non plus à s’approprier des musiques de film, de dessins animés ou de jeux vidéo comme lors de son projet en collaboration avec la Maison des jeunes de Stavelot.

    tarifs :

    • 15,00 € sur place 
    • 13,00 € en prévente
    • 10,00 € pour les étudiants 
    • Gratuit pour les moins de 10 ans

    infos et réservations :

    groupevocallephenix@gmail.com

  • Ce que nous enseigne sainte Marguerite-Marie Alacoque

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    De Dawn Beutner sur le CWR :

    Plus qu'une image : Sur les autres leçons de sainte Marguerite-Marie Alacoque

    La religieuse et mystique française ne fut pas la première ni la seule catholique à promouvoir la dévotion au Sacré-Cœur, mais elle est certainement la plus célèbre.

    Détail d'un tableau du XIXe siècle représentant sainte Marguerite-Marie Alacoque. (Image : Wikipedia)
    Chaque statue, tableau, icône, médaille ou autre représentation de sainte Marguerite-Marie Alacoque comporte une représentation du Sacré-Cœur de Jésus. Ce n'est guère surprenant puisque ce sont en grande partie ses visions de Jésus-Christ qui ont fait que la dévotion au Sacré-Cœur s'est répandue dans le monde entier. Mais les révélations de cette religieuse française sont bien plus qu'une simple image. On pourrait dire que Dieu, par l'intermédiaire de Marguerite-Marie, a également fourni aux catholiques une arme de dévotion.

    Marguerite-Marie (1647-1690) est née dans une famille aisée de France, mais son père est décédé alors qu'elle n'avait que huit ans. Quelques années plus tard, elle est devenue alitée en raison d'une grave maladie. Elle a patiemment souffert pendant quatre ans, mais après avoir fait une promesse privée à Notre-Dame de devenir religieuse, elle a été instantanément guérie.

    À ce moment-là, sa famille était tombée dans la pauvreté. Un oncle cupide était devenu le tuteur des biens de son père, et il refusait d'utiliser ces fonds pour aider sa famille. Une sœur autoritaire prit le contrôle du foyer et força Marguerite et sa mère à devenir de simples servantes dans leur propre maison. Quelques années plus tard, les finances de la famille s'améliorèrent lorsqu'un frère fut en âge de se voir confier le contrôle légal des biens.

    L’ambiance familiale s’améliora également et Marguerite, âgée de dix-sept ans, fut encouragée par sa famille à se marier. Le mariage aurait été un moyen évident d’échapper à sa famille dysfonctionnelle et, pendant plusieurs années, elle aimait assister à des bals et à des événements sociaux. Mais, alors qu’elle revenait d’un bal un soir, elle eut une vision de notre Seigneur, couvert de sang et portant les marques de la Passion sur son corps. Il lui reprocha d’avoir oublié sa promesse d’entrer dans la vie religieuse et lui rappela son amour pour elle.

    Profondément émue, Marguerite entra bientôt au couvent de la Visitation à Paray-le-Monial, son frère fournissant la dot requise. Elle devint religieuse professe à l'âge de vingt-cinq ans.

    Marguerite-Marie était l’une de ces âmes enfantines qui apparaissent tout au long de l’histoire de l’Église, des femmes et des hommes qui sont pieux depuis leur enfance et qui promettent à Dieu qu’ils ne lui diront jamais non – et le pensent vraiment. C’est probablement pour cela que Jésus apparaissait à Marguerite depuis son enfance. Elle pensait simplement que cela arrivait à tout le monde. Le fait que Jésus lui soit apparu à plusieurs reprises après qu’elle soit devenue religieuse n’était pas si inhabituel. Ce qui était inhabituel, c’était le contenu de ses messages.

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  • Que rien ne te trouble

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    " Que rien ne te trouble, ô mon âme,
      Que rien ne t'épouvante,
      Tout passe,
      Dieu ne change pas.
      La patience triomphe de tout.
      Celui qui possède Dieu,
      Ne manque de rien.
      Dieu seul suffit."

    Thérèse d'Avila (Musique de J. Berthier - chanté par la communauté de Taizé)

  • A Notre-Dame de Beauraing (J.-P. Snyers)

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    A Notre-Dame de Beauraing
     
    Debout à leurs côtés
    des badauds  s'interrogent:
    "Vous voyez quelque chose"?
    Mais toute voix  se lézarde
    si près de l'infini.
    Comment pourrait-on voir
    quand on vit de raisons
    et de ses habitudes?
    A des années-lumières
    de nos coeurs lents à croire,
    ils sont là tous les cinq
    buvant à une source qui jamais ne tarit.
    Combien donneraient-ils
    pour que durent ces instants?
    Combien, je ne sais pas.
    Lentement cependant
    la nuit prend le dessus.
    Mais elle est claire la nuit
    quand elle porte en son sein
    le souvenir d'une rencontre...
    Dans le ciel de Beauraing
    Marie, Mère de l'espoir,
    j'ai vu ton doux visage
    se pencher dans ma nuit.
    Dans ton coeur sI fragile
    que j'en tressaille encore,
    j'ai déposé ma vie.
     
    Jean-Pierre Snyers

  • La sainteté comme remède à la crise de l'Église

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    De Francisco Javier Bronchalo sur Religión en Libertad (via Il Nuovo Sismografo) :

    La sainteté comme remède à la crise de l'Église

    Plaie de la « méfiance » dans l'Église.

    Nous assistons à un grand désintérêt et à une grande méfiance à l'égard du Synode. Ce qui, l'année dernière, avait été la crainte de changements substantiels dans la doctrine morale de l'Église, s'est transformé cette année en indifférence. Entre les deux synodes se trouve Fiducia Supplicans. Ce document a causé une profonde blessure dans l'Église. Une blessure de confiance.

    Les bénédictions accordées aux couples de même sexe ont franchi une ligne dangereuse. Ce qui est en jeu, c'est que l'Église cesse de suivre Dieu pour suivre une doctrine changeante des hommes. Bien qu'il soit clair qu'il y avait auparavant des inquiétudes, un terrain fertile pour une suspicion très sérieuse a été créé. Fidicia Supplicans a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Je fais référence aux réactions de nombreux évêques, en particulier ceux des pays les plus pauvres.

    C'est, à mon avis, la cause du découragement et du désintérêt général pour ce qui vient de Rome. Beaucoup d'entre nous se demandent : pouvons-nous continuer à faire confiance aux documents à venir ? Il y a aussi la crainte que nous allions trop loin sur des questions d'ordre moral.

    Les prêtres qui commettent des abus liturgiques se multiplient. Nous vivons une époque très confuse, ce n'est un secret pour personne. Et cela décourage pas mal de prêtres et de laïcs. Sans parler de ceux qui vont jusqu'à l'extrême trompeur du sédévacantisme, ce qui est très douloureux pour l'Église.

    La solution ?

    Nous pouvons tirer des leçons de l'histoire. L'Église a connu des périodes de grande persécution. La réponse a été la foi des martyrs.

    À d'autres époques, il y avait plus d'ariens (qui niaient la divinité du Christ) que de chrétiens. La réponse des saints était de confesser leur foi, même s'ils étaient seuls.

    Même l'Église a vu des papes indignes se tenir au balcon de Saint-Pierre avec leurs femmes et leurs enfants.

    N'y avait-il pas un pape à Rome ? La sainteté de Catherine lui donnait l'autorité nécessaire pour lui parler franchement et charitablement du mal qu'il causait.

    Luther créait-il des divisions ? Ignace a inventé les exercices spirituels et a parlé de conversion personnelle et d'évangélisation dans des lieux reculés.

    Plus récemment, les prêtres sont-ils devenus marxistes ? Mère Teresa est allée s'occuper des pauvres que ces personnages n'auraient jamais osé toucher.a

    La révolution sexuelle entre-t-elle dans l'Église ? Jean-Paul II a passé six ans à donner des catéchismes hebdomadaires sur la vraie affection et la sexualité.

    La solution des crises est toujours dans la sainteté des membres qui vivent, parlent et agissent avec liberté et fidélité à la tête qui est le Christ, le médecin qui guérit les blessures de l'Église son épouse.

    Tout le monde ne sera pas disposé à le faire : soit nous nous crucifions nous-mêmes, soit nous Le crucifions.

  • Goûter l’amour n’est pas sans conditions (28e dimanche du temps ordinaire)

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    Goûter l’amour n’est pas sans conditions

    homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 28e dimanche B, (archive 14 octobre 2018)

    Aujourd’hui il est question de sagesse et de richesse. Et plus précisément, de comment la richesse nous barre le chemin de la sagesse. Comment cela se passe-t-il, et d’abord, qu’est-ce que cette sagesse tellement désirable qu’elle est plus précieuse que « tout l’or du monde », que la santé et la beauté, que la lumière même ? (Sg 7,7-11)

    La sagesse ne consiste pas à connaître beaucoup de choses, mais à connaître bien, à connaître par le cœur : avoir une intelligence chaleureuse, qui se laisse toucher, qui sait se réjouir. La sagesse, c’est aussi connaître les choses et les personnes dans leur profondeur, dans leur lien avec Dieu qui est le centre de tout. Tout voir, et se voir soi-même, saisi par l’amour de Dieu qui veut conduire tous les êtres à la perfection, voilà la sagesse.

    Le mot « sagesse » est parent du mot latin sapere, qui signifie « goûter ». La sagesse nous fait goûter, apprécier, jouir des dons de Dieu, et d’abord le bonheur d’avoir pour Créateur un Père, d’être son enfant bien-aimé, de pouvoir marcher dans la vie sous le regard aimant de Dieu. Goûter aussi l’amour du Christ, son engagement pour nous tirer de l’impasse de la mort, son amour personnel pour nous. Goûter la joie d’être sauvé, de retrouver un sens éternel à sa vie. Pas étonnant qu’on a identifié la sagesse avec l’Esprit Saint, avec Dieu qui se communique savoureusement à nous. Il faut prendre du temps pour goûter le bonheur d’exister, d’être aimé de Dieu, de pouvoir lui répondre. C’est une dimension importante de la prière chrétienne.

    À l’opposé de cela, il y a la perte de goût, spécialement la perte de goût des choses de Dieu, par toutes nos richesses diverses. Il y a bien sûr l’argent, qui crie « toujours plus », mais aussi la connaissance froide et désabusée, l’attachement au confort, à sa volonté propre, à son image de marque, à son point de vue, à ses routines. Toutes ces choses nous font mésestimer les dons de Dieu, sa présence, son amour. Elles nous accaparent, assiègent notre cœur et puis l’envahissent et occupent toute la place.

    C’est ce qui arrive à l’homme riche qui court vers Jésus. Cet homme est vraiment quelqu’un de bien, il vit selon des valeurs, j’aurai tendance à dire qu’il vit selon les valeurs chrétiennes. Et pourtant il lui arrive une grosse déception avec Jésus. Il repart tout triste. Jésus lui a proposé de passer à un autre registre : il a posé sur lui un regard d’amour, qui est la porte pour entrer dans le royaume de Dieu. Et il a proposé à l’homme le moyen de répondre à cet amour : désencombrer son cœur, se rendre disponible pour goûter la joie de suivre le Christ par amour, aller vendre ce qu’il a pour les pauvres, et venir pour le suivre. Jésus demande à l’homme et à chacun de nous : laisse là ce qui fait que tu te crois riche, fort, heureux, et apprends à goûter mon amour.

    Il n’y a pas moyen de trouver la joie d’aimer Dieu et de se laisser aimer par lui tout en gardant un cœur qui se croit riche, fort, heureux. Un jour il faut quitter ce qui faisait notre assurance, pour retrouver une joyeuse dépendance envers le Père. C’est impossible à quelqu’un qui est riche de lui-même ou de ce qu’il a conquis d’entrer dans le Royaume de Dieu (Mc 10,23). Parfois, on se dépouille volontairement, attiré par l’amour. Parfois, la vie nous dépouille de force, et nous faisons soudain l’expérience de la tristesse. Heureuse tristesse, heureux dépouillement, s’il nous conduit à tout quitter de ce qui nous rassurait pour nous attacher au Christ.

    Aujourd’hui saint Pierre dit à Jésus : « voici que nous avons tout quitté pour te suivre ! » Depuis 2000 ans dans l’Église, des jeunes hommes ou femmes choisissent de tout quitter pour Jésus en s’engageant dans le célibat pour le Royaume. Il faut qu’aujourd’hui encore des jeunes y pensent, car c’est un grand bonheur et c’est très utile. Cela montre Dieu d’une façon irremplaçable. Et si jamais l’Église décidait, comme le demande Mgr Kockerols, d’ordonner prêtre des hommes mariés, il faudrait que ce ne soit pas des jeunes, mais des convertis de plus tard, des gens qui n’ont pas eu l’occasion dans leur jeunesse de choisir de tout quitter pour le Christ. Pour les jeunes, il faut garder cette proposition phénoménale, très grande et très belle, d’appartenir tout entier au Christ alors qu’on aurait pu vivre autrement.

    Pour terminer, je paraphraserai les Béatitudes : bienheureux ceux qui ont un cœur de pauvre, qui ne cherchent pas à compenser aussitôt leur manque et à le combler à tout prix. Il découvriront que ce manque conduit à la joie profonde, parce qu’il y a Dieu, une présence invisible mais réelle, qui peut être accueillie de plus en plus avec tout notre être.

  • Aujourd'hui, nous nous souvenons du bienheureux Carlo Acutis, apôtre d'Internet, modèle pour les jeunes

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    D'aciprensa :

    Aujourd'hui, nous nous souvenons du bienheureux Carlo Acutis, apôtre d'Internet, modèle pour les jeunes

    Bienheureux Carlo Acutis

    Bienheureux Carlo Acutis, 12 octobre / ACI Prensa

    12 octobre 2024

    Chaque 12 octobre, nous nous souvenons du bienheureux Carlo Acutis, « l'influenceur de Dieu », « l'apôtre d'Internet ».

    Quatre ans et jours se sont écoulés depuis sa béatification. A cette occasion, ces paroles sur les jeunes bienheureux ont ébranlé l'Église du Troisième Millénaire : « Sa vie est un modèle particulièrement pour les jeunes, pour trouver des justifications non seulement dans des succès éphémères, mais dans les valeurs pérennes que Jésus suggère dans l'Évangile, c'est-à-dire mettre Dieu à la première place dans les grandes et petites circonstances de la vie, et servir les frères, en particulier les plus petits » (Paroles du Cardinal Agostino Vallini dans l'homélie de la messe de béatification de Carlo Acutis - 10 octobre 2020 ).

    Il y a quelque chose d'essentiel dans la vie chrétienne, quelque chose que Carlo a su très bien vivre : le centre de tout doit être Dieu. Lorsque nous faisons du Christ « la pierre angulaire » de notre existence, la sainteté devient possible et est vécue pleinement.

    Qui nous séparera de l’amour du Christ ? (Rm 8, 35)

    Carlo Acutis est né le 3 mai 1991 à Londres (Angleterre), ville où travaillaient ses parents, Andrea Acutis et Antonia Salzano, tous deux italiens. Quelques mois après sa naissance, Andrea et Antonia décident de retourner en Italie et s'installent avec Carlo à Milan.

    Dès son plus jeune âge, Carlo a montré une affection particulière pour Dieu et une sensibilité très particulière pour apprendre et connaître les choses liées à la foi - même si ses parents n'étaient pas particulièrement pieux ou pratiquants à cette époque.

    Cet amour pour le Seigneur ne cessera de croître et deviendra encore plus fort à l'adolescence, lorsque Carlo reçut un diagnostic de leucémie myéloïde aiguë (8 octobre 2006), une maladie rare avec presque aucune espérance de vie. À ce moment-là, loin de désespérer, Carlo a exprimé son désir d'offrir ses souffrances « pour le Seigneur, le Pape et l'Église ». Il révèle ainsi sa profonde maturité spirituelle, dès l'âge de 15 ans, montrant précocement un cœur disposé à prendre la forme du Cœur du Christ.

    Les témoignages abondent sur la joie de Carlo, sa force, son souci du bien de son entourage, sa sensibilité et son empathie envers ses camarades de classe à l'école - surtout s'ils ont été maltraités ; ou encore, auprès des pauvres, qu'il assista à de nombreuses reprises avec ses amis.

    Tous ont été frappés par le naturel avec lequel le jeune homme s'approchait des malades, des nécessiteux ou de tous ceux qui souffraient, comme pour s'assurer que Dieu était dans leur vie et que c'était son amour qui les soulageait – matériellement ou spirituellement.

    Dieu présent sur Internet

    Carlo Acutis a été appelé « cyberapôtre de l'Eucharistie », « apôtre des millennials » et, plus récemment, « apôtre de l'Internet » ; Et il y a des raisons suffisantes pour tous ces « titres » : Carlo était un promoteur et un diffuseur, de sa propre initiative, de miracles eucharistiques dans le cyberespace. L’une des choses les plus intéressantes qu’il a faites a été de concevoir un site Web à cet effet.

    Il y écrit : « Plus nous recevons fréquemment l’Eucharistie, plus nous ressemblerons à Jésus. Et sur cette terre, nous pourrons goûter au Ciel.

    Il est clair que ses paroles révèlent sa saine compréhension des nouvelles technologies et de leur utilité dans l’évangélisation. On dit aussi qu'il aimait les jeux vidéo et qu'il possédait même une console PlayStation 2 , qu'il n'utilisait, par sa propre décision, que le dimanche pendant une heure.

    « L'autoroute vers le paradis »

    Nous savons que tout saint est un enfant de son temps, possédant une empreinte particulière, mais capable de remettre en question les conditions du moment dans lequel il vit. Tout ce que l'on peut dire sur Carlo Acutis ne peut être compris qu'en fonction de ces critères. Il vivait comme un garçon ordinaire à la fin du XXe siècle : il marchait, jouait, étudiait, aidait à la maison, s'amusait avec ses amis et sa famille, aimait l'aventure, le sport, le cinéma, la musique ; Mais il ne s'est pas limité à cela : Carlo a choisi avant tout la route vers l'éternel, « le meilleur », sans se laisser emporter par le courant contraire, aussi fort à son époque qu'aujourd'hui.

    Comment était-ce possible ? Les jeunes bienheureux ont toujours entretenu un contact fréquent avec l'Eucharistie - dans la prière devant le Saint-Sacrement et dans une communion fréquente - et une belle relation avec la Vierge Marie. Carlo allait à la messe plusieurs fois par semaine et aimait prier le Rosaire tous les jours. C’est ainsi qu’il est devenu, avec effort, un jeune homme forgé dans la prière, un garçon qui ne se perd pas dans « l’agitation » du monde ni dans ses caprices. Il disait constamment : « L’Eucharistie est mon chemin vers le Ciel ».

    L'« influenceur de Dieu » sur le chemin des autels

    Carlo est décédé le 12 octobre 2006, jour de la Vierge du Pilar, quelques jours seulement après le diagnostic de sa maladie. Il fut enterré à Assise, à sa demande expresse, en raison du grand amour qu'il avait pour saint François.

    Sa cause de béatification a été ouverte en 2013 et il a été déclaré « Vénérable » en 2018 et depuis le 10 octobre 2020, il compte parmi les bienheureux de l'Église.

    Le miracle qui a rendu possible sa béatification s'est produit au Brésil (12 octobre 2013 à Campo Grande, Brésil). Grâce à son intercession, un garçon de sept ans a été guéri d'une maladie grave et étrange : un trouble pancréatique considéré comme irréversible.

    Les miracles

    Le petit qui a été guéri s'appelle Matheus. Il souffrait d'une malformation congénitale connue sous le nom de pancréas annulaire, une maladie qui empêche la prise et la digestion correctes des aliments, entrave la nutrition et retarde la croissance de la personne, provoquant également de nombreux inconforts. La mère de Matheus a entendu parler de Carlo Acutis grâce à un ami prêtre et s'est consacrée à demander son intercession pour la guérison de son fils. Le miracle a eu lieu après que Matheus ait vénéré l'une des reliques du nouveau bienheureux.

    Le 23 mai 2024, le pape François a approuvé le miracle attribué à l'intercession du bienheureux Carlo Acutis qui rendrait possible sa canonisation. C'est ce qui est arrivé à Florence (Italie) à une jeune étudiante costaricienne qui a été victime d'un accident de vélo qui l'a laissée au seuil de la mort. Elle s'est complètement rétablie après que les médecins l'aient abandonnée.

    Carlo Acutis, nous te demandons pour les jeunes d'aujourd'hui, afin qu'ils découvrent Jésus !