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Patrimoine religieux - Page 169

  • Quand soudain, dans le Tombeau du Christ, les appareils de mesure ne répondent plus

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    De Jean Talabot sur le site du figaro.fr :

    Soudain, dans le Tombeau du Christ, les appareils de mesure ne répondent plus

    La professeur Antonia Moropoulou a participé à la restauration de la tombe de Jésus, à Jérusalem, en octobre 2016. Lors de cette ouverture historique de la sépulture, pour la première fois depuis deux siècles, elle raconte avoir assisté à un phénomène «que l'on ne peut expliquer».

    C'est une scène digne d'Indiana Jones. Elle a été relatée dans l'émission 13h15 le dimanche, diffusée surFrance 2le dimanche 26 mars. Au début de l'été 2016, des experts ont entrepris une restauration historique du tombeau de Jésus, à l'intérieur de l'église du Saint-Sépulcre de Jérusalem, là où la tradition affirme que le Christ a été enseveli. Les travaux visent à réparer, renforcer et protéger la structure en assez mauvais état.

    Le 26 octobre 2016, la sépulture doit être ouverte pour la toute première fois depuis deux cents ans pour restauration. Les experts veulent la protéger du mortier qui a été injecté pour remplacer les joints usés d'une vieille maçonnerie. La professeur Antonia Moropoulou, ingénieure-chimiste, raconte aux journalistes de France 2 les coulisses de cet événement historique. «Nous avons mis à jour les différentes couches de l'histoire, nous avons vu cette maçonnerie historique qui englobe la pierre sacrée», explique-t-elle.

    Une expérience spirituelle

    L'équipe de Mme Moropoulou essaie d'explorer la cavité de la pierre sainte avec des appareils mesurant la résonance électromagnétique. Ces trois engins ultramodernes tombent alors immédiatement en panne. La raison du dysfonctionnement reste aujourd'hui un mystère. «Je ne peux vous en dire plus, confie la scientifique. Il y a parfois des phénomènes qu'on ne peut expliquer». Elle conclut avec philosophie: «C'est une tombe vivante, la tombe du Christ. Je crois que tout le monde peut comprendre qu'il y a des choses naturelles qui peuvent perturber les champs électromagnétiques. Il faut simplement admettre que la force avec laquelle l'on croit ou l'on pense, en fait partie».

    La journaliste française Marie-Armelle Beaulieu, qui a eu l'occasion d'inspecter la tombe une fois ouverte, affirme avoir eu une expérience spirituelle, alors «qu'il n'y a rien à voir». «Scientifiquement, il n'y a aucune preuve que ce soit le véritable tombeau du Christ. Mais l'autre hémisphère de mon cerveau est... spirituellement complètement shooté! C'est devenu une drogue, un moment très fort», se souvient la rédactrice en chef du magazine Terre Sainte, qui consacre un numéro sur l'ouverture du tombeau.

    Après neuf mois de restauration, les travaux sont désormais finis et la structure métallique a été retirée de la sainte sépulture. Le site a été inauguré officiellement le mercredi 22 mars, avant de rouvrir au public.

    Voir également : 

  • Lunch-débat à l’Ulg avec Annie Laurent : plus que deux jours pour s'inscrire (clôture des inscriptions le vendredi 31 mars)

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    Annie-LAURENT-ecrivain.jpgA l’Université de Liège, le 4 avril prochain: un débat sur le thème « Immigration, identité et multiculturalité » organisé par l’Union des étudiants catholiques et le groupe de réflexion « Ethique sociale ». Plus que deux jours pour s’inscrire:

    Téléphone 04.344.10.89   

    email : uniondesetudiantscatholiqueliege@skynet.be


    Annie Laurent est écrivain, journaliste et spécialiste du Moyen-Orient. Titulaire d’une maîtrise en Droit international, elle a obtenu un doctorat d’État en sciences politiques pour sa thèse sur « Le Liban et son voisinage ». Elle est, entre autres livres, l’auteur de «  L’islam peut-il rendre l’homme heureux ? », aux éditions Artège. Le pape Benoît XVI l’a nommée experte au synode spécial des évêques pour le Moyen-Orient qui s’est tenu à Rome en octobre 2010. Elle a fondé un site consacré aux rapports du christianisme avec l’islam : «association Clarifier ».

    lunch_debat_avril2017.jpg

    Annie Laurent : « L’Islam est fragile » 

     Quand Annie Laurent répondait aux questions posées par le site « Aleteia » (2015) :

    «L’islam est actuellement associé à une série d’événements désastreux : terrorisme, disparition des chrétiens d’Orient, etc. Comment l’expliquez-vous ?

    Annie Laurent : L’islam connaît en ce moment une profonde remise en cause. Les musulmans ont accès à Internet partout dans le monde, même en Arabie saoudite ; ils voient d’autres formes de pensées, d’autres façons d’appréhender la religion. Une partie d’entre eux vivent dans des pays dont les racines sont chrétiennes, et cela se traduit naturellement par des interrogations sur leurs propres racines. Certains notamment sont agacés par la prétention de l’islam à régir leur vie avec des règles arbitraires. Chaque année, au Maroc, des jeunes gens mangent dans des squares en plein ramadan, bravant l’interdit religieux. Ils sont d’ailleurs régulièrement arrêtés par la police.

    Pourtant, dans de nombreux pays, comme l’Irak, l’Arabie saoudite ou le Pakistan, l’islam se fait-il plus rigoureux, et volontiers violent. Le voyez-vous vraiment comme en déclin ?

    La violence est un signe de faiblesse ! Je ne dis pas que l’islam va s’effondrer demain, mais qu’il va s’effondrer, inexorablement, et que cela occasionnera de grandes souffrances pour les musulmans et pour ceux qui vivent à leur contact. Cela prendra des décennies, et se traduira par des chocs terribles ! L’une des forces de l’islam, c’est qu’il prend en charge tout l’être humain. C’est une religion très encadrée, dans laquelle la conscience n’est pas interpellée. Chaque personne qui sortira de ce cadre connaîtra une profonde crise existentielle.

    Ne pourrait-on pas imaginer un « Concile Vatican II de l’islam » ?

    Plusieurs choses s’y opposent. Il manque d’abord à l’islam une structure faisant autorité sur l’ensemble des musulmans. Depuis la fin du Califat en 1924, il n’y a plus de Commandeur des croyants. Mais plus fondamentalement, la nature même du Coran fait obstacle à son évolution. Il s’agit d’un texte qui vient de Dieu Lui-même qui est incréé ! Dieu dit qu’Il a donné un Coran en arabe, qui est la copie d’un livre gardé auprès de Dieu. Personne n’a le droit d’y toucher. Or, ce texte immuable contient des commandements incompatibles avec la paix et la liberté.

    Pourtant, certains intellectuels musulmans osent interroger leur foi…

    Il y a une émulsion intéressante du côté de ce qu’on appelle « les nouveaux penseurs de l’islam ». Je
     pense à Abdelmajid Charfi, auteur de L’islam entre message et Histoire. Un autre tunisien, Mohammed Charfi, tenait une chaire sous Ben Ali, il a écrit Islam et liberté. Mais ils sont souvent mal reçus ! Contrairement à ce que l’on imagine souvent, ils ont encore plus de mal à s’exprimer depuis le Printemps arabe. Le destin de ces intellectuels, comme Nasr Abou-zeid, qui a été banni comme apostat et a dû fuir aux Pays-Bas, ne me rend pas optimiste sur la possibilité d’une transition « en douceur » de l’islam.

    Vous pensez donc que nous allons vers des temps difficiles…

    Les musulmans, les premiers, vont vivre des dissensions terribles et de grandes souffrances. Tous les ingrédients de la violence sont là ! Il y a un texte qui la légitime pour affronter les infidèles et qui ne souffre aucune controverse, en plus d’un contexte géopolitique pour le moins compliqué. Je crois que l’islam va imploser et que ce sera violent. En tant que chrétiens, nous avons pour responsabilité de venir en aide aux musulmans qui souhaitent sortir de leur religion. »

    Annie Laurent,"Immigration, identité,multiculturalité": lunch débat mardi 4 avril 2017 à 18h00, à la salle des professeurs, Université de Liège, bâtiment du Rectorat,  place du 20 août 7, 1er étage (accès par l'entrée principale, parcours fléché). Renseignements et inscriptions: 04.344.10.89.

    JPSC

  • L'avenir problématique de 500 églises du diocèse de Namur

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    Du site du Diocèse de Namur (merci à diakonos.be d'avoir attiré notre attention sur cet article):

    ''Qu'allons-nous faire de nos églises?''

    Le patrimoine est décidément un sujet à la mode dans le diocèse de Namur. Après la mise en place du service ''Art, Culture et Foi'', après le lancement d’une campagne de sensibilisation des fabriques d’église à inventorier leurs objets religieux, c’est l'équipe du Chantier Paroissial qui vient de consacrer sa traditionnelle journée de mars à ce thème. Samedi dernier, avec Christian Pacco, les participants ont réfléchi à l’avenir des églises.

    La Belgique compte pas moins de 4.500 églises et chapelles, dont 900 situées dans les provinces de Namur et de Luxembourg. Du fait du travail en cours de remodelage paroissial, du fait du changement des habitudes religieuses de nos contemporains, du fait aussi des difficultés financières rencontrées par bon nombre de pouvoirs publics… certains lieux de culte ont aujourd’hui un avenir incertain. Dans notre diocèse, on estime à environ 200 le nombre d’églises qui resteront affectées à la célébration liturgique suite à l’installation des unités pastorales. Si l’on y ajoute les 200 édifices classés pour leur intérêt patrimonial, on peut légitimement penser que 400 églises de chez nous ont un avenir assuré.

    Mais pour les 500 autres?

    Tout le monde connaît ces exemples d’églises – généralement non paroissiales – brillamment reconverties en centres culturels, en librairies, en hôtels… Des réussites, certes, mais impossibles à transposer partout. Se pose dès lors une question bien légitime: pourquoi et comment conserver nos églises et notre patrimoine?

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  • Liège : dimanche 2 avril à 10h00, premier dimanche de la passion à l’église du Saint-Sacrement, au Boulevard d’Avroy

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     «Judica me, Deus, et discerne causam meam de gente non sancta : ab homine iniquo et doloso eripe me : quia tu es, Deus meus, fortitudo mea. Rends-moi justice, mon Dieu et sépare ma cause de celle des impies. De l’homme fourbe et méchant  délivre moi  car tu es mon Dieu et ma force » (introït de la messe) : le Christ traqué par ses ennemis invoque la justice de son Père et proclame son espérance » (célébration avec le concours de l'Ensemble Darius)

    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_2.0.jpg

     Hymne de la Passion "Vexilla Regis prodeunt"

    Les étendards du Roi s'avancent

    La Croix rayonne en son mystère

  • La liturgie dominicale, temps de fête et de repos

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    Messe-et-Calvaire Rogier de le Pasture.jpgLa liturgie dominicale, temps de fête et de repos, article pour la revue Radouga. Du P. Simon Noël osb, sur son blog :

    La profanation du dimanche 

    En 1846, eut lieu à La Salette, en France, l'une des apparitions de la Sainte Vierge, reconnues par l’Église. La Mère de Dieu donna aux deux petits bergers, Mélanie et Maximin, un message de pénitence, dont voici les premières paroles : Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle. Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres. Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils.

    En écho aux paroles de certains prophètes de l'ancien testament, qui dénonçaient déjà ce péché, Notre-Dame fait au peuple de Dieu en notre temps le reproche de la profanation du jour du Seigneur. Hélas la situation s'est encore dégradée dans ce domaine de nos jours et il est urgent que les chrétiens redécouvrent toute une spiritualité du dimanche, pâque hebdomadaire, qui rythme toute l'année liturgique.

    L'enseignement du concile

    Voici ce que dit à ce sujet la constitution Sacrosanctum Concilium, du concile Vatican II : L’Église célèbre le mystère pascal, en vertu d’une tradition apostolique qui remonte au jour même de la résurrection du Christ, chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit le jour du Seigneur, ou dimanche. Ce jour-là, en effet, les fidèles doivent se rassembler pour que, entendant la Parole de Dieu et participant à l’Eucharistie, ils fassent mémoire de la passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, et rendent grâces à Dieu qui les « a régénérés pour une vivante espérance par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 P 1, 3). Aussi, le jour dominical est-il le jour de fête primordial qu’il faut proposer et inculquer à la piété des fidèles, de sorte qu’il devienne aussi jour de joie et de cessation du travail. Les autres célébrations, à moins qu’elles ne soient véritablement de la plus haute importance, ne doivent pas l’emporter sur lui, car il est le fondement et le noyau de toute l’année liturgique (n° 106).

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  • Patrimoine religieux: restaurer ne signifie pas réaffecter

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    Le Christ de la Portioncule semblait dire à saint François d’Assise « va et restaure mon Eglise qui tombe en ruine » : une exhortation que François prit d’abord à la lettre en relevant de ses mains, sa truelle, son marteau et ses clous la petite église du VI e siècle avant de comprendre que l’appel visait l’Eglise du Christ elle-même : l’un ne va pas sans l’autre. JPSC 

  • Bruxelles, la réorganisation de l’Église fait des remous

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    De Marie Malzac, correspondante du journal « La Croix » à Bruxelles :

    fideles-leglise-Sainte-Croix-Flagey-Bruxelles-partagent-moment-convivialitela-messe_0_729_486.jpg« Dans la capitale belge, plusieurs décisions du diocèse ont suscité l’incompréhension des fidèles. Certains reprochent à la hiérarchie de s’en tenir à un rôle de gestionnaire et de ne pas insuffler la dynamique nécessaire à la revitalisation de l’Église en Belgique.

    La nouvelle a fait l’effet d’un séisme. À la mi-février, les Fraternités monastiques de Jérusalem, implantées autour de l’église Saint-Gilles de Bruxelles depuis une vingtaine d’années, ont annoncé leur départ prochain de Belgique. Dans le cadre du regroupement des paroisses de la ville en « unités pastorales » voulu par le vicariat de la capitale belge (1), les religieux auraient dû déménager mais aucune solution satisfaisante n’a pu être trouvée, suscitant de nombreuses interrogations parmi les fidèles.

    Quelques mois auparavant, un autre événement avait secoué le monde catholique : la dissolution de la Fraternité des Saints-Apôtres, officiellement parce que cette œuvre attirait trop de séminaristes venus de France, les soustrayant de fait à leur diocèse d’origine. Mais plus officieusement, la figure de son fondateur, le très charismatique P. Michel-Marie Zanotti-Sorkine, ne faisait pas l’unanimité.

    Ces deux décisions, prises de façon totalement indépendante, ont jeté le trouble chez certains catholiques. « Pourquoi le départ de ces deux communautés, alors que l’on manque de prêtres ? », s’est ainsi demandé une partie des fidèles.

    Regrouper les 108 clochers

    Pour comprendre la situation actuelle, il faut remonter à 2005. À cette époque, dans le contexte d’une ville où la pratique a fortement diminué au cours des dernières décennies, les 108 clochers (autant qu’à Paris, pour une population bien moindre) apparaissent trop nombreux. L’Église locale décide donc d’un redécoupage administratif en « unités pastorales », quitte à fermer certaines églises. D’autant qu’en Belgique, l’Église n’est pas propriétaire des lieux de culte, et qu’il devenait de plus en plus délicat de demander des subsides publics pour maintenir en état des espaces peu fréquentés.

    « Cette réorganisation est une décision responsable », justifie Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Bruxelles depuis six ans, qui veut désormais miser pour son vicariat sur des « pôles » capables de concentrer « des propositions pastorales attractives ». Conscient des « bouleversements » suscités, il a consacré une partie de sa lettre pastorale pour le Carême 2017 à la question de « l’avenir des unités pastorales », afin d’expliquer les changements en cours, visant à s’accorder « aux nouveaux besoins des chrétiens dans la ville ».

    « Les évêques ne peuvent pas se permettre de multiplier les postes », confirme le P. François Vanandruel, prêtre de l’Emmanuel et responsable de l’unité pastorale des Sources vives, dans le sud de Bruxelles. « Cette réforme donne toutefois à certains l’impression d’un diocèse plus ’’gestionnaire de faillite’’ que moteur d’évangélisation », remarque un bon observateur de la situation de la ville.

    Des réformes pas évidentes

    « On ne veut pas creuser notre tombe », martèle en ce sens Véronique Hargot, à l’initiative avec son mari de l’association des Amis de Sainte-Catherine. Cette église du centre-ville, fermée après le redécoupage, a été rouverte en 2014 et confiée à la Fraternité des Saints-Apôtres. Aujourd’hui, ses prêtres animent toujours les lieux, mais ne peuvent plus se revendiquer de cette œuvre sacerdotale puisque celle-ci est désormais dissoute.

    Mais si les interrogations semblent partagées par un grand nombre, seule une petite minorité exprime des revendications, de façon parfois très virulente. « Il faut faire preuve de réalisme, et les évêques ont sur toutes ces questions une vision beaucoup plus large que nous », reconnaît Martin Van Benghenem, enseignant de 25 ans et coordinateur du « Pôle jeunes XL », une initiative mise en place par le vicariat à l’église Sainte-Croix, dans un quartier branché de la ville.

    « Il fallait du courage pour s’atteler à des réformes pas évidentes, sur lesquelles la charge affective a toutefois sans doute été sous-estimée », appuie le P. Vanandruel. Un autre prêtre juge ainsi que, pour accompagner ces changements, « la communication du vicariat n’a pas toujours été bonne ».

    Un manque de communication du vicariat

    De son côté, l’archevêque de Malines-Bruxelles, le cardinal Joseph De Kesel, se tient à distance de cette réorganisation, qu’il a lui-même mise en place il y a une dizaine d’années, lorsqu’il était à la tête du vicariat. Les tensions mises à jour au cours des derniers mois témoignent quoi qu’il en soit d’un réel malaise.

    PORTRAIT Un évêque, un diocèse multiple

    « D’un côté, une jeunesse belge active et très engagée, bien que peu nombreuse, de l’autre une hiérarchie qu’elle ne sent pas toujours encourageante », regrette Lucie (2), jeune Française installée en Belgique depuis peu. « Les évêques nous invitent à être sel de la terre, mais certains voudraient aussi pouvoir être lumière », résume Martin Van Benghenem. « L’enjeu, juge-t-il, est que tous puissent cohabiter sereinement, pour que les catholiques belges retrouvent leur voix dans la société. »

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    (1)Le vicariat de Bruxelles

    Il compte 107 paroisses réparties en onze unités pastorales néerlandophones, 25 unités pastorales francophones et 42 communautés d’origine étrangères.

    Il dispose de 250 prêtres, dont 158 nommés en pastorale territoriale francophone.
    Un bon nombre d’entre eux ne sont pas directement engagés dans des paroisses, appartenant à des ordres ou congrégations ou déjà à la retraite. En pastorale territoriale francophone, 20 prêtres diocésains ont moins de 65 ans.

    Il recense également 30 diacres et une centaine d’animateurs pastoraux. »

    Ref. À Bruxelles, la réorganisation de l’Église fait des remous

    JPSC

  • France : les églises sont l'enjeu de tous

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    De RCF :

    En France, les églises sont l'enjeu de tous

    Les églises font partie de notre paysage, de notre patrimoine. Pourtant faute de fidèles, et de prêtres, les portes de certaines d’entre elles restent souvent fermées.

    Petites, grandes, imposantes, gothiques romanes contemporaines, les églises font partie de notre paysage, de notre patrimoine. Au détour des régions, leurs clochers se dressent et pourtant faute de fidèles, de prêtres, les portes de certaines d’entre elles restent souvent fermées. D’autres sont même parfois désaffectées.

    Alors comment redonner vie à ces églises, se les réapproprier ? Comment dialoguer, travailler avec les différents acteurs qui gravitent autour de ces lieux de culte ? C’est pour répondre à ces questions que les évêques de France ont mené depuis 2014 une réflexion sur le sujet. Une réflexion qui s’achève vendredi 10 mars par un colloque au Collège des Bernardins sur le thème, "Les églises, un enjeu pour tous".  Au programme des conférences, tables rondes avec des élus, des personnalités du monde de l’Eglise, du patrimoine, de l’architecture et des médias.

    C'est Mgr Jacques Habert, évêque de Séez, qui a présidé ce groupe de travail mis en place par la CEF. Un groupe de travail et de réflexion, composé d'évêques et de responsables de l'art sacré, qui a porté de nombreux fruits, comme l'explique Mgr Habert, à Pauline de Torsiac. 

    L’avenir des églises, un sujet de préoccupation pour les évêques mais aussi pour les communautés chrétiennes, les élus, le monde de la culture et du patrimoine. De quoi s'interroger sur la coordination de tous ces acteurs, sur ce sujet commun. Par ailleurs, l’un des défis pour les communautés chrétiennes, c’est de se réapproprier sur le plan pastoral ces églises de les faire vivre alors même que le nombre de prêtres est passé de 40 000 dans les années 60 à 15 000 aujourd’hui.

    Illustration en fin d'émission avec l’opération "Un jour, une église" lancé en 2012 dans l’Aube. L’idée est simple : faire découvrir ce qui fait le charme et la singularité d’un édifice dans le plus grand respect des bâtiments et évidemment en accord avec les prêtres du secteur, qui encouragent cette initiative.

  • P. Simon Noël, osb : contra spem in spe

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    Jésus calme la tempête.jpg«Contra spem in spe », dit saint Paul : contre l'espérance dans l'espérance. Le P. Simon Noël (Chevetogne) a posté ce billet sur son blog, au retour d’une session charismatique, marquée par la crise qui ébranle l’Eglise en Belgique et ailleurs en Europe : 

    « Je reviens de deux journées d'une session charismatique de louange et de guérison pour enfants et leurs parents. Cela m'a permis de prendre un peu la température de notre Église. La session avait lieu dans un lieu où vivent des religieux âgés ou malades. J'ai eu des contacts avec ceux-ci aussi bien qu'avec les participants de la session.

    Quelles conclusions tirer des conversations auxquelles j'ai pris part ? D'abord beaucoup de témoignages désabusés sur la situation actuelle de l’Église de la part des religieux qui nous accueillaient : plus de vocations, une pratique religieuse vieillissante et en baisse constante. La sécularisation ne cesse de s'affirmer. Ainsi un home proche pour personnes âgées, qui portait un nom chrétien, y a renoncé récemment pour adopter un nom plus neutre. Pax Christi vient aussi de changer son nom en Be.Pax. Les religieux en question craignent eux-mêmes de devoir aller bientôt dans une maison de repos, où, semble-t-il, ils ne disposeront plus d'une chapelle. Et tant d'autres choses furent dites qui vont dans le sens d'une apostasie qui se généralise et d'une confusion au sein même de l’Église.

    Et puis, il y eut tant de belles choses, prometteuses d'un avenir meilleur, dans la session des enfants et de leurs parents. Des petits et des grands qui vivent en profondeur le sacrement de la réconciliation. Des enfants initiés à l'adoration du Saint Sacrement et à la prière du rosaire. Des adultes qui se sont relayés jour et nuit devant le Saint Sacrement pour la louange et l'intercession. De nombreuses grâces de délivrance et de guérison. Une écoute patiente et priante de tant de souffrances humaines, de la part des accompagnateurs, prêtres, religieuses et laïcs.

    Alors que dire ? La situation est bien contrastée. D'une part, la mort spirituelle, d'autre part, la vie de l'Esprit. Oui la crise est réelle mais l'avenir de l’Église est entre les mains de Dieu.

    Je conclus par ce que m'a dit un des prêtres accompagnateurs de la session. La crise est grave, et pourrait s'aggraver, au point qu'à un moment donné, tout humainement semblera perdu. Alors ce sera l'intervention directe, inattendue et miraculeuse de Dieu, qui semble dormir pour l'instant au fond de la barque de Pierre. Un renouveau extraordinaire s'ensuivra et fera notre émerveillement.

    Par notre prière, notre silence et notre fidélité, que soit hâtée la venue de ce jour. Gardons confiance et restons calmes. »

    Ref. Une session charismatique

    Volens nolens, l’Europe passera aux « barbares », en fait des peuples souvent plus religieux  que  le monde aux cheveux blancs qui s’étiole sous nos yeux. Les chrétiens ne sont pas absents de ces migrations venues d’outre mers : déjà, dans nos paroisses et communautés, ils partagent la jeunesse et la conviction de leur foi vivante avec les minorités de souche restées fidèles. Quelqu’un a dit « noli timere, pusillus grex », n’aie  pas peur, petit troupeau: j’ai vaincu le monde. L’identité qui nous intéresse c’est celle du Christ.

    JPSC

  • Rome : premières rencontres de chant grégorien avec une large participation belge

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    L’Académie de Chant grégorien de Belgique (Communauté Wallonie-Bruxelles) a proposé, en collaboration avec la Chorale Cum Jubilo de Watou (Flandre occidentale), une session à Rome à l’occasion de l’entrée en Carême. Le succès de la manifestation a surpris les organisateurs: 80 chanteurs, venus de 12 pays ont participé à l’événement. Lu sur "cathobel" le site interdiocésain francophone de Belgique, ce 13 mars 2017 :


    Gregorien-a-Rome-768x343.jpg« Au cours de cette session de 5 jours, les participants ont préparé le répertoire grégorien du Mercredi des Cendres. Les différents Offices de la journée, laudes, tierces, sextes, nonnes ainsi que la messe ont été chantés dans différentes basiliques de la ville, notamment Sainte Marie Majeure et Saint Paul hors les murs ainsi que Saints Jean et Paul al Celio, dont Mgr Joseph De Kesel est le Cardinal-prêtre. Ce fut donc une journée de pèlérinage chantant à travers toute la Ville Sainte. Une expérience inoubliable.

    Un des grands moments du séjour romain, fut aussi la messe du lundi 27 février que les grégorianistes ont chantée en la Basilique Saint-Pierre à 17h.

    Les portes de toutes ces belles églises se sont ouvertes grâce à l’aide précieuse de Monseigneur Dirk Smet, recteur du Collège pontifical belge à Rome, qui accepta de célébrer lui-même certains des offices.
    La Schola était composée de chanteurs venus de toute l’Europe, Belges francophones et néerlandophones, Lituaniens, Estoniens, Hollandais, Hongrois, Français, Allemands, Anglais, Polonais, Espagnols et Suisse, dirigés par le chef estonien Jaan-Eik-Tulve.

    Le séjour fut aussi l’occasion de s’intéresser au rôle de l’Eglise dans le monde. Gérald Messiaen, Président de l’Académie de chant grégorien , avait choisi comme thème de la session « Loquetur pacem gentibus » (Za. 09,10) (Il annoncera la paix aux nations) dans la cadre du centenaire de la guerre 1914-1918. C’est ainsi que Philippe Chenaux, professeur d’histoire de l’Église moderne et contemporaine à l’Université du Latran a parlé des «Tentatives de paix de Benoît XV et de Mgr. Pacelli (le futur pape Pie XII) en 1917» lors d’une brillante conférence qui s’est tenue à la Résidence de l’ambassade de Belgique auprès du Vatican, rehaussée par la présence de l’Ambassadeur, Monsieur Jean Cornet.

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  • Verviers (Sainte-Julienne), dimanche 19 mars : messe et concert par l'ensemble Cantabile (Eupen)

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    Nous avons le plaisir de vous inviter à la messe

    suivie d'un moment musical,

    le dimanche 19 mars 2017 à 11H00

    à l'église Sainte-Julienne (Verviers)

    L'ensemble vocal Cantabile d’Eupen

    interprètera

    des oeuvres de Thalis, Dubra, Duruflé,

    Hogan, Gjeilo et Nees

  • A Bornem : une abbaye qui se ferme et son patrimoine qui se vend

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    Lu sur la Gazet van Antwerpen :

    Bornem: grand intérêt pour la journée de vente à l'abbaye

    Plus de six cents personnes se sont rendues samedi à l'abbaye Saint-Bernard à Bornem pour la journée de vente. Elles pouvaient se procurer des meubles, acheter une pièce d'art ou de mobilier comme souvenir de l'abbaye qui sera bientôt transformé en unités de logement. Une vente des œuvres les plus précieuses de l'art se tiendra à l'hôtel de vente aux enchères Bernaerts à Anvers. Le produit des ventes sera utilisé pour restaurer des oeuvres d'art de l'abbaye.