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Témoignages - Page 111

  • Ce mercredi 24 mars, on prie pour les missionnaires martyrs

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    D'Agnès Pinard Legry sur Aleteia.org :

    Ce mercredi, priez pour les missionnaires martyrs

    23/03/21

    La journée de prière et de jeûne pour les missionnaires martyrs, organisée ce mercredi 24 mars, est une occasion privilégiée de (re)découvrir les nombreuses figures d’Église qui ont donné leurs vies au nom du Christ.

    Le martyre est une réalité bien actuelle et pas uniquement celle des premiers siècles de la chrétienté. « Les martyrs d’aujourd’hui sont plus nombreux que ceux des premiers siècles », rappelle régulièrement le pape François. « Nous sommes un seul corps et ces chrétiens sont les membres ensanglantés du corps du Christ qui est l’Église ». Parmi eux se trouvent les missionnaires. C’est pour leur rendre hommage qu’a été décidé en 1993 que le 24 mars serait dédié à la célébration d’une journée de prière et de jeûne en mémoire des missionnaires martyrs.

    Le missionnaire martyr est un tisseur de fraternité.

    Promue par le Mouvement des jeunes des Œuvres pontificales missionnaires d’Italie, cette journée se déroule le 24 mars, jour où Mgr Romero, archevêque de San Salvador, a été abattu alors qu’il célébrait la messe. « Le missionnaire martyr est un tisseur de fraternité. Sa vie entrelace sa propre existence avec celle du Christ, en se redécouvrant ainsi sarments d’une même vigne », rappelle avec justesse le mouvement. En 2020, 20 missionnaires ont été tués :

    Père Jozef Hollanders en Afrique du Sud

    Augustin Avertse au Nigéria

    Michael Nnadi, 18 ans, séminariste au Nigéria

    Philippe Yarga, catéchiste au Burkina Faso

    Sœur Henrietta Alokha, directrice d’un collège au Nigéria

    Sœur Lydie Oyanem Nzoughe au Gabon

    Père Oscar Juárez en Argentine

    Père Ricardo Antonio Cortéz au Salvador

    Père Nomer de Lumen aux Philippines

    Père Roberto Malgesini en Italie

    Lilliam Yunielka, 12 ans, au Nicaragua

    Blanca Marlene González, 10 ans, au Nicaragua

    Bryan José Coronado Zeledon, 17 ans, au Nicaragua

    Père Adriano da Silva Barros au Brésil

    Père José Manuel de Jesus Ferreira au Vénézuela

    Rufinus Tigau, catéchiste en Papouasie

    Père Jorge Vaudagna en Argentine

    Sœur Matilda Mulengachonzi en Zambie

    Frère Leonardo Grasso en Italie

    Parmi les – nombreuses – figures de missionnaires martyrs se trouve le père Ettore Cunial dont le procès en béatification a été ouvert. Prêtre italien de la congrégation de saint Joseph, il a été tué un soir d’octobre 2001 en Albanie par un jeune de 17 ans qui l’attendait pour le tuer de 17 coups de couteau. Il avait été envoyé en mission à l’âge de 67 ans dans le pays un an auparavant, en 2000.

    « En quelques mois, la population fut frappée par sa proximité à l’égard de tout un chacun, par son action pastorale faite de charité et de compassion, d’attention aux souffrances spirituelles et morales », a confié à Fides  son postulateur, le père Giuseppe Rainone. « Le don du père Ettore Cunial n’est pas seulement celui de la dernière heure tragique mais de l’ensemble de sa vie », abonde le père Cesare Cotemme, lui aussi membre de la Congrégation de Saint Joseph, qui l’avait bien connu pendant plusieurs années. « Il s’agit d’une expression admirable et précieuse du mystère de la vie, d’une vie reçue par Dieu et dépensée dans son ensemble pour L’aimer et Le servir sans jamais résister à Sa volonté, sans jamais éloigner ou exclure personne ».

    Enlevés, portés disparus… on est sans nouvelle de ces missionnaires :

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    En partenariat avec

  • Arnaud Beltrame, l’âme d’un chevalier moderne

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    arnaud_beltrame.jpgIl y a trois ans tombait Arnaud Beltrame. Pour lui, le Ciel n’était pas loin :

    Sur le site web « Salon Beige », trois ans après sa mort, découvrez le documentaire-témoignage réalisé par les proches d’Arnaud Beltrame. Avec les témoignages de Marielle Beltrame et du Père Jean-Baptiste Golfier (chanoine de Lagrasse) :

    Ref. Arnaud Beltrame, l’âme d’un chevalier moderne

    JPSC

  • Liège : enregistrée et diffusée depuis l’église du Saint-Sacrement en direct ce matin du 21 mars 2021 à 10h, la messe traditionnelle (missel de 1962) du « Premier Dimanche de la Passion »

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    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens : propre de la messe «Judica me Deus»; Kyriale de la messe XVII (XIVe s.); Credo III (XVIIe s.); Hymne « Vexilla Regis ».

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici : https://youtu.be/mI_tiVAPtrM

    Aujourd’hui commence la quinzaine d’immédiate préparation à la solennité pascale, qui, au IIIe siècle, comportait aussi le jeûne d’une douzaine de jours avant l’aurore de Pâques. Par la Croix voilée, l’Église rappelle, d’une manière plus accentuée, la mort rédemptrice du Christ.

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  • 900 pères et mères en marche vers Pâques

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    Communiqué de presse – Bruxelles, le 19 mars 2021

    900 pères et mères en marche vers Pâques.
    La marche des hommes avec saint Joseph et la marche des mères se renouvellent dans le cadre du confinement. Elles se démultiplient autour de plus de 26 abbayes et hauts lieux ces vendredi 19 et samedi 20 mars.  A la rencontre de soi, des autres, de Dieu.

    Le carême est le temps où les chrétiens se mettent en route vers la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la résurrection du Christ. Pendant quarante jours, ils et elles revivent avec le Christ au désert les quarante années de la marche des Hébreux vers la terre promise. Ils marchent et font une révision de leur vie et ravivent en eux la foi de leur baptême. Dieu marche à nos côtés, il est Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous.

    Le confinement suscite la créativité pour la marche des hommes avec saint Joseph du vendredi 19 mars 2021 et pour celle des mères du samedi 20 mars. Depuis une dizaine d’années, ces marches rencontrent un succès croissant et ont rassemblé plus de 500 participants lors de leur dernière édition de 2019. Cette année, les marches sont démultipliées et rassemblent plus de 900 pères et mères par petites bulles autour de plus de 25 abbayes et de hauts lieux partout en Belgique afin de marcher en petits groupes conviviaux : Orval, Rochefort, Chimay, Westvleteren, Banneux, Val-Dieu, La Cambre, Gistel, Villers-la-Ville etc.

    Ces démarches sont l’occasion de faire une pause, réfléchir, mûrir ou faire des choix, se remotiver, fixer des priorités, équilibrer vie privée ou de famille et vie professionnelle, repartir du bon pied. Prier et confier ses intentions à Jésus-Christ par l’intercession de saint Joseph pour les hommes et la Vierge Marie pour les femmes. Ces marches sont une rencontre de soi-même, des autres et de Dieu.

    Environ 400 hommes seront au départ de la 11ème marche des hommes avec saint Joseph ce vendredi 19 mars, jour de la fête de saint Joseph, le patron des travailleurs, de la Belgique et de l’Eglise universelle. Cette année, l’évènement a lieu dans le cadre de l’année spéciale en l'honneur de Saint Joseph décidée par le pape François le 8 décembre dernier. « Chaque 19 mars, depuis 2010, peu importe la météo, peu importe le jour de la semaine, nous marchons. Le fait de libérer son agenda d’une journée est déjà une première étape pour un éventuel discernement important », explique José Beaudoint, directeur d’entreprise et coordinateur de la marche des hommes avec saint Joseph. Cette année, un parcours de 5 jeudis soir en webinaires a été proposé aux participants pour découvrir les diverses facettes du visage de Saint Joseph en suivant la récente lettre du pape sur saint Joseph. Cela  a aussi été l’occasion d’entendre des témoignages et de réfléchir ensemble sur la prise de décision, l’amour, la place du père, le travail. Le parcours est disponible en podcasts sur la radio 1RCF Belgique.

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  • Des activistes écologistes saluent "la jeunesse d'esprit" du pape

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    D'Antoine Mekary sur Aleteia.org :

    La « jeunesse d’esprit » du pape François saluée par des activistes écologistes

    16/03/21

    Le pape François a reçu trois jeunes activistes écologistes Français lors d’une audience privée lundi 15 mars.

    Une rencontre sous le signe de l’engagement pour la « maison commune » ? Le pape François a échangé ce lundi 15 mars en fin de matinée avec une délégation française emmenée par l’eurodéputé Pierre Larrouturou (S&D) – qui n’a finalement pas pu venir en raison d’un test positif au Covid-19 – composée de trois jeunes activistes : l’écrivain et réalisateur écologiste Cyril Dion, garant de la Convention Citoyenne pour le climat décidée par Emmanuel Macron, l’entrepreneur Eva Sadoun et le fondateur du mouvement Coexister Samuel Grzybowski.

    La raison de cette audience, qui aura duré 45 minutes, tient de la conjonction du calendrier politique européen et la volonté d’un homme. En tant que rapporteur général du budget pour le Parlement européen, Pierre Larrouturou demande depuis plusieurs mois la mise en place d’une taxe sur les transactions spéculatives financières en Europe. Il a fait une grève de la faim de deux semaines cet automne pour alerter sur les risques de voir cette mesure, pourtant adoptée par le Parlement européen, être refusée par le Conseil européen.

    La « jeunesse d’esprit » du pape François

    Si les échanges ont essentiellement porté sur l’écologie, les trois Français ont salué « une vraie liberté de parole » et une « jeunesse d’esprit » chez le pontife. Après avoir eu un compte-rendu de la rencontre, Pierre Larrouturou, co-président du parti Nouvelle Donne, s’est félicité de la teneur des échanges. « Le Pape est engagé depuis très longtemps sur les questions de climat, de justice sociale et justice fiscale », a-t-il rappelé.

  • Irak : le pape a laissé derrière lui "des chrétiens ravis mais sans illusion"

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    De L'Orient - Le Jour :

    Après la visite du pape, des chrétiens ravis mais sans illusion

    "Il ne nous faut pas que des journées nationales, les grandes théories doivent être transformées en actes. Jusqu'ici on n'a ressenti aucun changement dans notre vie de tous les jours", déclare le père Nadheer Dakko.

    La première visite d'un pape en Irak a ravi les chrétiens de ce pays à écrasante majorité musulmane où nombre d'entre eux ont été persécutés, mais sa venue et ses appels à la liberté religieuse ne changeront rien, estiment des fidèles sans illusions.

    C'est le cas de Wajdane Nouri qui ne veut surtout "pas oublier la joie" apportée par François à Bagdad, mais après des années "d'injustice", cette chrétienne ira bientôt rejoindre ses filles aux Etats-Unis. Dans la cathédrale Saint-Joseph où elle anime depuis longtemps la chorale et d'autres activités, tout porte encore la trace du pape argentin : immenses posters à son effigie, tapis rouge d'honneur et bouquets en masse... Le souverain pontife est entré dans l'histoire le 6 mars en prononçant une messe dans la capitale ravagée depuis 40 ans par des guerres, crises économiques et autres affrontements confessionnels. Auparavant, il a prié dans une église théâtre il y a dix ans du pire attentat anti-chrétiens en Irak. Mme Nouri a vécu toutes ces années de disette et de peur, et après "les persécutions et les injustices, il faut tirer des leçons", estime cette quinquagénaire. Pour elle comme pour les 400.000 chrétiens d'Irak, les mots du pape sur le fait que personne ne devrait être un "citoyen de deuxième classe" ou sur "la plaie de la corruption", ont particulièrement résonné. Leurs griefs, le souverain pontife en personne les a prononcé à haute voix.

    Mais en 20 ans, la communauté chrétienne est passée de 6% à 1% de la population irakienne. Et il faudra lancer de grands chantiers pour stopper l'hémorragie, prévient le père Nadheer Dakko, prêtre à Saint-Joseph.

    Le grand ayatollah chiite Ali Sistani a dit œuvrer pour que les chrétiens d'Irak vivent "en paix" et avec "tous leurs droits constitutionnels", et le Premier ministre Moustafa al-Kazimi a décrété une "journée de la tolérance". Mais "il ne nous faut pas que des journées nationales, les grandes théories doivent être transformées en actes. Jusqu'ici on n'a ressenti aucun changement dans notre vie de tous les jours", déclare à l'AFP le père Dakko.

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  • Liège : enregistrée et diffusée depuis l’église du Saint-Sacrement en direct ce matin du 14 mars 2021 à 10h, la messe traditionnelle (missel de 1962) du 4e dimanche de carême (« Laetare »)

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    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens : propre de la messe « Laetare, Jerusalem »; Kyriale de la messe XVII (XIVe s.); Credo III (XVIIe s.);

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici :

    https://youtu.be/4wzNBFFOjsk

    Laetare.jpgA l’instar des églises byzantines qui, le IVe dimanche de Carême, célèbrent une fête en l’honneur du saint Bois de la Croix, la liturgie romaine dédie ce dimanche, appelé jadis in vigesima, à la célébration des gloires de l’étendard triomphal de la rédemption. Une partie considérable du Bois de la sainte Croix est gardée depuis le temps de sainte Hélène dans la basilique in aedibus sessoriis : d’où le choix de la station romaine de ce jour à la basilique romaine Sainte-Croix de Jérusalem.

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  • Covid19 et célébrations du culte en Belgique: les évêques rencontreront le ministre de la Justice

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    Lu ce 12 mars sur « Cathobel » :

    « Les évêques de Belgique rencontreront à nouveau le ministre de la Justice la semaine prochaine concernant l’organisation des célébrations. Voici leur message.

    « Il y a un an, le coronavirus envahissait notre monde. En Belgique, nous avons été et sommes fortement touchés : des décès, des malades, une société en confinement depuis des mois, en raison des règles sanitaires imposées par les chiffres de la contamination. Aucun secteur n’échappe à ces contraintes qui ont causé de graves problèmes familiaux, personnels, culturels, sociaux, économiques et spirituels. Les cultes, à l’arrêt pendant des semaines, ont pu reprendre doucement.

    Suite aux dernières décisions gouvernementales, 15 personnes sont admises dans les lieux de culte pour les célébrations ordinaires, et 50 personnes sont admises pour les funérailles. Lors de la dernière rencontre entre les chefs de culte et le Ministère de la Justice (10.03.2021), les chefs de culte n’ont pas manqué de redire leur désir, déjà envoyé par écrit, que les célébrations puissent se dérouler avec un nombre de personnes proportionnel à la superficie du lieu de culte.

    Les évêques et les chefs de culte rencontreront à nouveau les autorités civiles la semaine prochaine. Ils parleront des mesures concrètes et des conditions pour célébrer avec 50 personnes à l’extérieur. 

    SP avec CP »

    Ref célébrations du culte en Belgique: les évêques rencontreront le ministre de la Justice

    Mais ne nous berçons pas trop d’illusion sur l’ouverture d’esprit du Ministre Van Quickenborne, qui a ses limites. Lire, de Sarah Poucet sur le site Cathobel, le compte rendu de cet échange significatif entre le député Michel de Maegd et le Ministre de la Justice, hier, 12 mars 2021 :

    « Le député MR Michel de Maegd a interpellé le ministre de la Justice sur la limitation de personnes présentes aux célébrations. Il appelle à des mesures cohérentes.

    En séance de la Chambre, le député libéral Michel de Maegd a questionné Vincent Van Quickenborne, en charge des cultes, sur la pertinence des mesures en vigueur. En effet, il ne comprend pas la logique derrière la jauge de 15 personnes. « Limiter à quinze le nombre de fidèles, quelle que soit la taille de l’église, de la synagogue, de la mosquée, c’est un non-sens en termes sanitaires, tout comme d’ailleurs accepter cinquante personnes à des funérailles mais seulement quinze pour les autres cérémonies. En réalité, ce qu’il faut, c’est une norme acceptable et, pour qu’elle soit acceptable pour les fidèles, les pratiquants, il faut qu’elle soit compréhensible en fonction des mètres carrés, tenant compte spécifiquement du risque de transmission du virus qui serait objectivé par les scientifiques. » a-t-il déclaré. Ainsi, il a encouragé le ministre a modifier la norme au profit d’une jauge proportionnelle au nombre de mètres carrés comme le demandent plusieurs responsables des cultes.

    Cela ne semble toutefois pas être à l’agenda du ministre de la Justice qui a rappelé s’être concerté plusieurs fois avec les chefs de culte. Il souligne avoir demandé explicitement que les cultes soient ajoutés au culturel et à l’évènementiel, dans les autorisations d’activité en plein air. « Donc, à partir du 1er avril, les cultes collectifs seront autorisés à l’extérieur avec un maximum de cinquante personnes à la fois. Comme convenu avec les représentants des cultes, nous leur accorderons des assouplissements dès que cela sera possible. Les assouplissements pour les activités intérieures, y compris l’augmentation de la limite de quinze personnes pour les services de culte collectifs à l’intérieur – par exemple, la présence d’une personne par dix mètres carrés, comme vous le proposez – seront prévues, dès le mois de mai. Nous devons encore discuter des modalités à ce sujet. »

    Ref. Michel de Maegd remet en question la limitation de 15 personnes

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  • Le cardinal Sarah : "jamais je ne me suis opposé au Pape"

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    De Matteo Matzuzzi sur le site de l'Homme Nouveau :

    Cardinal Sarah : « l'Eglise n'est pas un champ de bataille »

    Cardinal Sarah : <BR> « l'Eglise n'est pas un champ de bataille »

    Après plus de vingt ans de service de l’Église au sein de la curie romaine, le cardinal Sarah, atteint par la limite des 75 ans, a remis au Pape sa démission de préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements le 15 juin dernier. Celle-ci a finalement été acceptée le 20 février dernier. Beaucoup ont été surpris par la soudaineté de ce départ, d'autant plus qu'aucun successeur n'a été nommé au Culte divin et que la prolongation de la charge du Cardinal n'avait été accordée qu'il y a quelques mois. Dans un entretien qu’il a accordé à nos confrères italiens d’Il Foglio, et qu’il a souhaité voir publié en France par L’Homme Nouveau, le cardinal Sarah dresse un bilan de sa mission, évoque ses relations avec le pape François et la vérité sur le livre écrit avec Benoît XVI. Il insiste aussi sur l’importance de la liturgie et de la sainteté, aborde le synode allemand et l'apostasie silencieuse, tout en entrevoyant son action dans l’avenir.

    Éminence, tout le monde a été surpris de votre départ de la Congrégation pour le culte divin . Que signifie ce calendrier ?

    Comme tous les cardinaux, selon la règle en vigueur, j’avais remis au Saint-Père ma lettre de renonciation de préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements en juin dernier à l’occasion de mes 75 ans. Il m’avait alors demandé de continuer ma tâche au service de l’Église universelle « donec alter provideatur », en d’autres termes « jusqu’à ce que le Saint-Père en dispose autrement ». Mais il y a quelques semaines, le Pape m’a signifié qu’il avait désormais décidé d’accepter cette proposition. Je lui ai tout de suite répondu que j’étais heureux et reconnaissant de sa décision.

    Je l’ai souvent dit : l’obéissance au pape n’est pas seulement une nécessité humaine, elle est le moyen d’obéir au Christ qui a mis l’apôtre Pierre et ses successeurs à la tête de l’Église. Je suis heureux et fier d’avoir servi trois papes : saint Jean-Paul II, Benoît XVI et François, à la curie romaine pendant plus de vingt ans. J’ai essayé d’être un serviteur loyal, obéissant et humblement soumis à la vérité de l’Évangile. Même si certains journalistes rabâchent continuellement les mêmes inepties, jamais je ne me suis opposé au Pape.

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  • Le Doyen d'Arlon : "je ne veux plus me taire devant les incohérences des mesures et le mépris dont culte et culture sont l’objet"

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    De cathobel.be :

    OPINION – Culte et culture, des essentiels, que diable !

    Depuis un an, les orientations choisies, les décisions prises, le vocabulaire utilisé, voire labellisé, révèlent une certaine conception de l’être humain qui nous pose question. Parmi celles-ci, qu’en est-il de l’essentiel pour vivre ou survivre ? Peut-on se contenter de ce qu’offrent les commerces dits essentiels, les déplacements dits essentiels, les relations dites essentielles… ?

    Certes, préserver la santé des citoyens est une intention plus que louable. Alors qu’aujourd’hui le déconfinement s’amorce timidement, le monde de la culture proteste avec raison en s’affirmant le parent pauvre des décisions successives. En tout temps, la culture nous est précieuse. Elle permet de prendre de la hauteur, d’interpeller, de critiquer et sert de garde-fou à une instrumentalisation de l’être humain aux seules fins économiques ou techniques. La culture ne serait-elle pas du registre de l’essentiel ?

    Et le spirituel, qu’en est-il ? Ne risque-t-il pas d’être remisé au vestiaire ? Pendant ces jours de pandémie, les cultes, comme on les désigne officiellement, n’ont guère droit au chapitre. Pourtant, l’actualité touche directement leur raison d’être : le sens de la vie, la cruauté de la mort, l’épreuve de la souffrance … Ceux qui ont interrogé leur foi, écouté une Parole de Vie, accueilli la paix intérieure, se sont laissés réconforter par la prière, ont mesuré que la dimension spirituelle n’a rien de secondaire, qu’elle est même vitale. Osons l’affirmer : le spirituel est de l’ordre de l’essentiel pour vivre en humain.

    Or, les dernières décisions du Comité de concertation manifestent non seulement leurs incohérences mais, une fois encore, le mépris des cultes et de la culture. En outre, elles confirment une indifférence insupportable réduisant l’être humain à une mécanique dépourvue d’esprit. Réduits à la catégorie du ‘non essentiel’, culte et culture ne sont pas pris en considération. Une célébration dans une église peut réunir 15 personnes alors qu’un concert dans le même lieu est interdit. Désormais les funérailles religieuses peuvent réunir 50 personnes (heureuse nouvelle pour les familles endeuillées) mais la messe dominicale seulement 15, que ce soit dans l’église du village ou dans la basilique de Koekelberg. Au même moment, ils sont des centaines au supermarché du coin se croisant, se heurtant ou faisant la queue ; ils sont plus de 50 à un procès d’assise mais interdit de théâtre et de cinéma et réduit à quelques-uns pour une liturgie communautaire.

    Il est temps de sortir de ce silence assourdissant. Bravo aux artistes qui se sont fait entendre au risque d’encourir des soucis avec la justice. Alors que les chrétiens se préparent à Pâques, sommet de l’année liturgique et plus grande fête chrétienne, les autorités du pays n’envisagent aucun ajustement de bon sens quant aux normes en vigueur pour l’exercice des cultes. Allons-nous rester silencieux et une fois encore faire le gros dos ? Personnellement, je ne veux plus me taire devant les incohérences des mesures et le mépris dont culte et culture sont l’objet. Dimanche, autour d’un cercueil (vide), nous nous recueillerons nombreux pour le repos éternel du vieil homme instrumentalisé et réduit à sa corporéité. Dimanche, autour d’un cercueil (vide), nous prierons dans l’espérance de la résurrection d’un homme nouveau pris au sérieux dans toutes ses dimensions et respecter dans sa liberté.

    Abbé Pascal ROGER, doyen d’Arlon

  • Pour nous empêcher de mourir, on nous a empêchés de vivre des liens fondamentaux

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    De l'Abbé Pierre Amar sur Padreblog

    LA MORT VOLÉE

    09 Mar 2021

    C’est l’un des drames cachés de la crise sanitaire actuelle : de nombreuses familles n’ont même pas pu dire à-Dieu à l’être aimé. Derrière des protocoles sanitaires inhumains, c’est une grave régression sociétale qui s’est imposée dans le silence et les larmes. Des voix s’élèvent pour la dénoncer. Car il n’est pas trop tard.

    Enfoncer la porte de l’hôpital. N’était-ce finalement pas la seule chose à faire ? C’est la question qu’on se pose en découvrant le témoignage poignant de Laurent Frémont. Ce jeune homme a courageusement pris la parole dans de nombreux médias (par exemple dans cette vidéo) pour raconter la mort de son père. Hospitalisé dans un service Covid en novembre 2020, Monsieur Frémont n’aura jamais pu revoir ses proches, malgré les nombreux tests (négatifs) que ceux-ci auront pratiqués. À sa mort, le médecin ordonnera même une mise en bière immédiate alors qu’il n’était même plus contagieux.

    L’ADIEU AU VISAGE

    Le témoignage de Laurent n’est hélas pas isolé. Bien sûr, on imagine que ceux qui travaillent dans les hôpitaux ne sont pas forcément malveillants et font ce qu’ils peuvent, parfois avec maladresse, coincés entre les mesures tombées d’en haut et la pression de devoir protéger tous leurs patients. Mais ici et là dans l’hexagone, des milliers de familles disent la même chose. Sans aucun fondement juridique, des interdictions de visites dans des services Covid de certains hôpitaux et cliniques – mais aussi dans certains Ehpad – sont trop nombreuses et les patients en fin de vie sont littéralement volés à leurs familles. Le tout dans une immense solitude et un grand désarroi, tant pour les proches que pour les patients eux-mêmes. Car ceux qui connaissent l’hôpital savent pourtant combien les visites participent au réconfort et bien souvent au rétablissement des malades.

    Pire encore, l’adieu au visage est interdit. Laurent Frémont le présente comme « l’inhumanité ultime ». Il faut avoir connu des familles de disparus pour réaliser combien ce moment d’hommage est tellement important pour les familles. Il contribue au travail de deuil, permet des moments de grande complicité familiale, faits de « mercis » et de « pardons » qu’il n’est jamais trop tard pour échanger. Les prêtres sont souvent les témoins privilégiés de ces moments essentiels. De la même façon – sous la pression des pompes funèbres cette fois – les rites qui accompagnent la mort, comme la veille du corps, la célébration à l’église, la bénédiction au cimetière, ont parfois été négligés ou sabotés.

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  • Un appel au rejet des vaccins "souillés par l'avortement"

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    Une centaine de femmes – parmi lesquelles Wanda Półtawska, amie de Jean-Paul II – appellent au rejet des vaccins « souillés » par l’avortement

    Un groupe international de près de cent femmes – médecins, religieuses consacrées et responsables et militantes pro-vie – ont lancé un appel aux chrétiens et à toutes les personnes de bonne volonté pour que l’on cesse de justifier moralement l’utilisation de vaccins « souillés par l’avortement », c’est-à-dire ayant recours pour leur développement, leur production ou leur contrôle à des lignées de cellules provenant de bébés avortés. La déclaration, que j’ai moi-même eu l’honneur de signer, souligne que le fait de ne pas s’opposer à cette pratique alimente et fait avancer la culture de la mort à travers le trafic et l’exploitation de bébés avortés à des fins d’expérimentation médicale.

    Sa publication initiale en anglais a été faite par le vaticaniste Edward Pentin.

    Parmi les signataires, originaires de 25 pays de par le monde, figure le docteur Wanda Półtawska, médecin polonais centenaire, amie personnelle de feu le pape Jean-Paul II et victime d’expériences pseudo-médicales menées par le médecin personnel d’Adolf Hitler dans le camp de concentration nazi de Ravensbrück. Le Dr. Półtawska, également spécialiste en psychiatrie, aujourd’hui âgée de 100 ans, a consacré ces 70 dernières années à œuvrer pour la vie et pour la famille.

    On notera aussi la présence, parmi les signataires, de trois anciens membres de l’Académie pontificale pour la vie : le Dr Pilar Calva (Mexique), Mercedes Wilson de Arzu (Guatemala) et Christine de Marcellus Vollmer (Venezuela). Ainsi que de l’Allemande Gabriele Kuby, amie de Benoît XVI.

    Parmi les autres signataires figurent Abby Johnson, une militante américaine anti-avortement qui a travaillé comme directrice de clinique pour Planned Parenthood jusqu’en 2009, et dont les mémoires ont servi de scénario pour le film Unplanned de 2019 ; et sœur Deirdre Byrne, ancienne chirurgienne générale militaire et ancienne missionnaire qui a servi au Kenya, en Afghanistan, en Haïti, en Irak et au Soudan, et dont la prise de position en faveur des enfants à naître a attiré l’attention de la nation américaine en août 2020.