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Témoignages - Page 70

  • La déchristianisation de l'Occident est-elle inéluctable ?

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    Occident, la fin du sacré ? Suivez le Club Le Figaro Idées animé par Eugénie Bastié: 1 - La déchristianisation : un phénomène inéluctable ? 2 - Seuls face à la mort ?  3 - Une religion identitaire ?

    Retrouvez Le Club Le Figaro Idées, avec Sonia Mabrouk, Laurence de Charette et Guillaume Cuchet, autour d'Eugénie Bastié :

  • La lettre ouverte du Père de Bellescize à un nouveau cardinal à l'occasion des JMJ et du synode

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    Du Père Luc de Bellescize sur le site de Famille Chrétienne :

    Lettre ouverte à un nouveau cardinal à l'occasion des JMJ et du synode

    J’imagine votre sentiment quand vous avez été appelé à cet honneur et à cette noble mission. On n’entre pas dans l’Église pour faire carrière, ni pour gagner de l’argent, ni pour la gloire qui vient des hommes. Il est prestigieux pourtant d’être cardinal. Les gardes suisses vous saluent avec le respect dû à votre rang. Ils lèvent bien haut leur hallebarde, le regard fixe, quand vous passez dans un froissement de soutane rouge à la ceinture moirée. Rouge comme le sang des martyrs. Rouge comme l’amour qui ne passera jamais. Vous êtes spontanément invité, écouté, flatté. Pas toujours pour ce que vous êtes, plus souvent pour ce que vous représentez. Vous êtes aussi persécuté pour une part, à la mesure de votre fidélité au Christ. S’il vous arrive d’être ridiculisé par les hommes, si le monde vous « prend en haine » (Jn 15, 18) comme nous l’a annoncé notre Maître, vous voyez rapidement qui sont vos amis véritables. Vous garderez toujours le soutien des petits et des humbles, qui ont un sens très sûr pour suivre les témoins de la foi.

    Une Eglise « anémiée et flottante »

    Vous connaissez la joie de servir. Je pense que vous connaissez aussi la part des peines, le souci de toutes les Églises (2 Co 11, 28), la charge de votre responsabilité et surtout celle d’élire le successeur de Pierre, avec la gravité de voter en conscience et dans une intense prière pour choisir celui dont la mission est d’affermir le peuple de Dieu et de veiller à son unité. L’impression diffuse d’être incapable d’honorer la charge vous guette sans doute, comme elle tourmente les prophètes et les saints, ceux qui sont revenus des illusions que nous façonnons sur nous-mêmes.

     

    Je voudrais vous confier que cette année, lors des ordinations sacerdotales, j’ai éprouvé en imposant les mains aux jeunes prêtres dans la longue procession un sentiment de joie mêlée d’effroi tant l’Église me semble anémiée et flottante comme une adolescente narcissique qui se palpe le nombril et s’épuise à se définir et se redéfinir sans cesse, sans savoir où elle va car elle a trop oublié d’où elle vient.

    Jamais je n’ai regretté d’être prêtre et je suis sûr que vous pourriez en dire autant. Mais il est sain et légitime, vu que l’Église n’est pas une dictature - pas plus qu’elle n’est une démocratie - de vous dire mon inquiétude diffuse, celle de beaucoup de mes frères prêtres et de fidèles engagés concernant le chemin qui se dessine dans l’instrumentum laboris du synode sur la synodalité. Ce document de travail me semble considérablement éloigné des préoccupations de la jeunesse, faible en nombre mais fervente, qui anime nos paroisses et n’y a d’ailleurs que très peu participé. Il me semble aussi très loin des attentes des communautés d’origine étrangères, comme les africains ou les antillais, qui font vivre nos sanctuaires avec leur piété fervente, joyeuse et populaire.

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  • PAKISTAN : trois cas d'accusations de blasphème contre des chrétiens en un mois; tensions à Sargodha

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Trois cas d'accusations de blasphème contre des chrétiens en un mois : tensions à Sargodha

    19 juillet 2023

    Sargodha (Agence Fides) - Des tensions existent à Sargodha, une ville du Punjab pakistanais, où trois cas distincts d'accusations de blasphème contre des chrétiens locaux se sont produits en moins d'un mois, déclenchant des violences et laissant les résidents chrétiens inquiets pour leur sécurité.

    Le dernier cas en date est celui qui s'est produit le 16 juillet dans le village de Chak No. 50, appelé "Mariam Town", où Mohd Abdul Gaffar, un officier de l'armée de l'air pakistanaise à la retraite, a déclaré qu'en rentrant chez lui avec Qari Muhammad Asif, imam de la mosquée locale, il avait découvert une petite brochure au contenu blasphématoire, laissée sur le mur d'enceinte de sa maison. Le contenu de la brochure était extrêmement irrespectueux à l'égard du prophète Mahomet et d'autres figures islamiques, ainsi que du Coran, et faisait même l'éloge de l'incendie récent du Coran en Suède. La nouvelle s'est rapidement répandue dans la région, attirant du monde sur le site. La foule a exprimé sa colère et sa frustration, exigeant une punition sévère pour le blasphémateur inconnu. La police est arrivée sur les lieux pour maîtriser la situation et a enregistré une plainte (rapport de première information) contre des inconnus en vertu des articles 295a, 295b, 295c et 298a du code pénal, articles qui constituent ce qu'on appelle la "loi sur le blasphème". Bien que l'identité des auteurs du pamphlet soit inconnue, en représailles, la foule indignée a commencé à vandaliser des maisons chrétiennes, obligeant la police à surveiller la zone pour prévenir des incidents plus graves et maintenir l'ordre.

    A Sargodha, il s'agit du troisième incident de ce type en quelques semaines. Le 5 juillet, Haroon Shahzad, un chrétien du village de Chak n° 49, a été accusé de blasphème et arrêté pour avoir publié un passage de la Bible sur son compte du réseau social Facebook (voir Fides 5/7/2023). Pour la même raison, dans le village de Chak n° 98 du même district, un autre chrétien, Zaki Masih, a été accusé de blasphème le 8 juillet, alors que son message sur Facebook critiquait les auteurs de fraudes alimentaires.

    Les chrétiens pakistanais craignent une flambée de violence, déjà menacée lors de l'incendie du Coran en Suède, un acte promptement condamné par les croyants en Christ (voir Fides 17/7/2023 ). Selon des sources locales, certains groupes radicaux pourraient utiliser l'incident de l'incendie du Coran en Suède comme prétexte à des actes de vengeance. "Les chrétiens du Pakistan croient au respect de toutes les religions et n'ont aucun lien avec l'incident de la découverte du pamphlet blasphématoire, et encore moins avec l'incident de l'incendie du Coran, qu'ils ont condamné sans équivoque. Malheureusement, certains éléments à l'intérieur du pays cherchent à attiser les flammes de la haine religieuse en profitant de telles situations", note Nasir Saeed, directeur de l'ONG CLAAS (Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement). Il est impératif que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour mettre fin à l'utilisation abusive de la loi sur le blasphème au Pakistan", conclut-il, "et pour assurer la sécurité des familles innocentes des citoyens chrétiens du Pakistan à Sargodha".
    (PA) (Agence Fides 19/7/2023)

  • L'apostasie silencieuse rend l'Occident sourd à la souffrance des catholiques du monde entier

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    De Mauro Faverzani sur Corrispondenza Romana :

    L'apostasie silencieuse rend l'Occident sourd à la souffrance des catholiques du monde entier

    19 juillet 2023

    Alors que l'apostasie silencieuse progresse en Occident, devenue persécutrice avec ceux qui suivent " obstinément " la Doctrine catholique, complice du silence des hiérarchies à tous les niveaux, le martyre des chrétiens, appelés à témoigner de leur foi dans le sang, se poursuit dans de nombreuses régions du monde dans l'indifférence générale.

    Alors que le Premier ministre indien, Narendra Modi, a été reçu par le président français Macron, qui lui a également remis la Grand-Croix de la Légion d'honneur, dans son propre pays, les chrétiens continuent d'être victimes des fondamentalistes hindous, avec la complicité, qui plus est, des forces de l'ordre. Rien qu'au cours du premier semestre, pas moins de 400 incidents violents se sont produits dans 23 des 28 États de la fédération, contre 274 enregistrés au cours de la même période l'année dernière. Ces incidents n'ont même pas fait l'objet d'enquêtes régulières.

    Le triste record revient à l'État de l'Uttar Pradesh avec 155 cas, suivi du Chhattisgarh avec 84. Selon l'UCF-United Christian Forum, le pic a été atteint en juin dernier avec 88 épisodes, soit près de trois par jour. Or, ce sont précisément les chrétiens qui subissent le plus grand nombre d'accusations de conversion illégale, en vertu de la loi de confiscation de la liberté de religion : les accusations sont toutes rigoureusement fausses. Une requête a été déposée auprès de la Cour suprême indienne, demandant la création d'une équipe d'enquête spéciale pour enregistrer et poursuivre ce type spécifique de crime, mais le gouvernement s'y est incroyablement opposé.

    La haine des chrétiens commence pourtant dès l'école : Priyank Kanoongo, président de la Commission nationale indienne pour la protection de l'enfance (NCPC), mène depuis plusieurs mois un combat personnel contre les institutions éducatives catholiques du Madhya Pradesh. La dernière en date, en juin dernier, concernait l'Asha Kiran Children's Care Institute, un foyer géré par les sœurs syro-malabares de la Congrégation de la Mère du Carmel, dans la ville de Katni, diocèse de Jabalpur. Le scénario est toujours le même : Kanoongo ordonne une inspection surprise, d'où émergeront des "preuves" de fraudes et de conversions forcées d'enfants, "preuves" régulièrement destinées à tomber devant les tribunaux. Même l'évêque de Jabalpur, Mgr Gerald Almeida, a été menacé d'arrestation. A noter que Kanoongo est membre du BJP, le même parti nationaliste hindou auquel appartient le Premier ministre Narendra Modi, reçu avec tous les honneurs par Macron.

    Toujours au Pakistan, à Bahawalpur, le 30 mai, un chrétien de 24 ans, Nouman Asghar, a été condamné à mort en première instance pour blasphème : selon l'accusation, des dessins offensants de Mahomet ont été trouvés sur son téléphone portable, envoyés via WhatsApp par un musulman, Bilal Ahmad, qui n'a même pas été jugé pour cela. Selon la défense, qui a fait appel, le magistrat a ignoré toutes les procédures et rejeté toutes les preuves en faveur de son client.

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  • Le mystère de la Sainte Eucharistie habitait le cœur du Père Damien

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    De K.V. Turley sur le National Catholic Register :

    Le Père Damien était un prêtre et un homme de sacrifice

    Plus on regarde de près la vie de Saint Damien de Molokai, plus il devient clair que le mystère de la Sainte Eucharistie était au cœur de ce prêtre.

    LEFT: St. Damien poses for a photograph at age 28, in May 1878. RIGHT: St. Damien is photographed at age 49, weeks before his death on April 15, 1889.

    GAUCHE : Saint Damien pose pour une photographie à l'âge de 28 ans, en mai 1878. DROITE : Saint Damien est photographié à l'âge de 49 ans, quelques semaines avant sa mort, le 15 avril 1889. (photo : Henry L. Chase / William Brigham)

    5 juillet 2023

    Il y a deux photographies.

    L'une représente un jeune et beau prêtre, peu de temps après son ordination. Il s'agit d'une photographie standard du 19ème siècle, qui rappelle le moment où le sujet a reçu dans son âme le caractère spirituel indélébile de la prêtrise du Christ. Le cadrage du sujet est romantique, voire héroïque. Un souvenir, sans doute, pour une mère catholique et fière de l'être.

    L'autre photographie a été prise bien des années plus tard. Bien que son sujet ne l'ait pas su, cette photographie a enregistré un moment de l'un de ses derniers jours sur cette terre. Ici, les beaux traits ont disparu. Le visage et les mains sont marqués par la lèpre, une maladie aussi évidente à l'œil qu'elle était destructrice pour la personne qui en souffrait.

    L'homme photographié à ces deux occasions nous est parvenu sous le nom de "Père Damien". Son nom évoque des images de lépreux sur des îles lointaines du Pacifique Sud, et lui-même comme une figure exotique. Il est l'un des meilleurs exemples de l'effort missionnaire chrétien de grande envergure du XIXe siècle. L'histoire de sa vie, du moins superficiellement, pourrait être considérée simplement comme celle d'un "missionnaire héroïque" et s'arrêter là.

    Une analyse aussi simpliste ne rendrait toutefois pas justice à l'homme qui a vécu et est mort au service de certains des peuples les plus oubliés, voire méprisés, de l'époque. Ce qu'elle cacherait également, c'est à quel point ce service vivifiant n'était pas seulement exprimé par son sacerdoce, mais était son sacerdoce. Si le mot "prêtre" est identifié, à juste titre, au mot "sacrifice", alors, dans la vie du Père Damien, cette identification peut être perçue avec une clarté particulière.

    En effet, plus on regarde de près la vie du Père Damien, plus il devient clair que le mystère de la Sainte Eucharistie était au cœur de ce prêtre. Ce n'est qu'en comprenant cela que l'on peut commencer à comprendre pourquoi le Père Damien a vécu comme il l'a fait, et pourquoi il a aimé comme il l'a fait.

    Jozef De Veuster est né en Belgique, à Tremelo, le 3 janvier 1840. Compte tenu du pays où il est né et de l'époque à laquelle il a vu le jour, ses origines étaient solidement catholiques. Il est le deuxième d'une famille de huit enfants. Deux sœurs sont entrées dans la vie religieuse ; Pamphile, un frère aîné, est devenu prêtre. Jozef souhaitait suivre son frère dans la prêtrise, mais son parcours a été retardé par des responsabilités familiales. De plus, il ne montrait aucune aptitude à l'apprentissage. Ses dons étaient d'ordre pratique : il était doué de ses mains, surtout en tant que bâtisseur. Avec le recul, il est clair que dans les desseins de la Providence, il était préparé, par ces dons, à une mission unique, qui nécessiterait des mains habiles à construire autant que des mains dévouées à tourner les pages d'un missel.

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  • Vatican : création d'une commission pour les nouveaux martyrs qui ont versé leur sang pour confesser le Christ

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    De Vatican News :

    Le Pape crée la Commission des nouveaux martyrs, témoins de la foi

    En vue du Jubilé de 2025, François a constitué un groupe de travail au sein du dicastère pour les Causes des saints afin de dresser un catalogue de tous les martyrs qui ont versé leur sang pour confesser le Christ. Les travaux s’étendront à toutes les confessions chrétiennes.

    Le Pape François, dans une lettre publiée mercredi 5 juillet, a institué la «Commission des nouveaux martyrs - témoins de la foi» auprès du dicastère pour les Causes des saints, en vue du prochain Jubilé de 2025. Ce groupe de travail aura pour objectif de dresser un catalogue de toutes les personnes qui ont versé leur sang pour confesser le Christ et témoigner de l'Évangile.

    «Les martyrs de l'Église, écrit François, sont les témoins de l'espérance qui naît de la foi dans le Christ et qui incite à la vraie charité. L'espérance maintient vivante la conviction profonde que le bien est plus fort que le mal, parce que Dieu, dans le Christ, a vaincu le péché et la mort». La Commission est chargée de poursuivre les recherches commencées à l'occasion du Grand Jubilé de l'an 2000, afin d'identifier les Témoins de la Foi en ce premier quart de siècle, et de continuer à l'avenir.

    Une recherche œcuménique

    «Les martyrs, explique François, ont accompagné la vie de l'Église à toutes les époques et fleurissent encore aujourd'hui comme des "fruits mûrs et excellents de la vigne du Seigneur". Les martyrs sont plus nombreux à notre époque qu'aux premiers siècles: ce sont des évêques, des prêtres, des hommes et des femmes consacrés, des laïcs et des familles qui, dans différents pays du monde, ont offert, par le don de leur vie, la preuve suprême de la charité». Saint Jean-Paul II avait déjà affirmé dans sa lettre Tertio millennio adveniente qu'il fallait tout faire pour que l'héritage des «soldats inconnus de la grande cause de Dieu» ne soit pas perdu. Le 7 mai 2000, ces mêmes martyrs avaient été commémorés au cours d'une célébration œcuménique qui a réuni au Colisée, avec l'évêque de Rome, des représentants d'Églises et de communautés ecclésiales du monde entier. Une célébration similaire aura lien en 2025, annonce l’évêque de Rome, pour rappeler «l'œcuménisme du sang».

    La commission instituée par le Saint-Père n’a pas pour mission d'établir de nouveaux critères pour la constatation canonique du martyre, «mais de poursuivre l'enquête entamée sur ceux qui, jusqu'à ce jour, continuent d'être tués simplement parce qu'ils sont chrétiens»«Il s'agit donc de poursuivre – explique le Souverain pontife - la reconnaissance historique pour recueillir les témoignages de vie, jusqu'à l'effusion de sang, de nos sœurs et de nos frères, afin que leur mémoire soit considérée comme un trésor que la communauté chrétienne préserve». La recherche ne concernera pas seulement l'Église catholique, mais s'étendra à toutes les confessions chrétiennes.

    En mémoire des victimes silencieuses

    «Aujourd’hui encore, lit-on dans la lettre de François, où nous assistons à un changement d'époque, les chrétiens continuent à manifester, dans des contextes de grand risque, la vitalité du baptême qui nous unit. En effet, nombreux sont ceux qui, bien que conscients des dangers qu'ils encourent, manifestent leur foi ou participent à l'Eucharistie dominicale. D'autres sont tués dans leurs efforts pour aider, par la charité, la vie des pauvres, pour prendre soin de ceux qui sont rejetés par la société, pour chérir et promouvoir le don de la paix et la force du pardon. D'autres encore sont les victimes silencieuses, individuelles ou collectives, des bouleversements de l'histoire. Nous avons une grande dette envers eux et nous ne pouvons pas les oublier».

    Le travail de la Commission permettra de placer à côté des martyrs, officiellement reconnus par l'Église, les témoignages documentés - et ils sont nombreux, observe le Pape - de «ces frères et sœurs, dans un vaste panorama où résonne la voix unique de la martyria des chrétiens». La Commission devra se prévaloir de «la contribution active» des Églises particulières, des instituts religieux et de toutes les autres réalités chrétiennes.

    «Dans un monde où il semble parfois que le mal l'emporte - conclut François - je suis certain que l'élaboration de ce catalogue, également dans le contexte du Jubilé imminent, aidera les croyants à lire notre époque à la lumière de Pâques, en puisant les raisons de vivre et de faire du bien dans le trésor de la fidélité généreuse au Christ».

  • Quand Jean-Paul II évoquait sainte Maria Goretti (6 juillet)

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    MESSAGE DU PAPE JEAN PAUL II À L'ÉVÊQUE D'ALBANO À L'OCCASION DU CENTENAIRE DE LA MORT DE SAINTE MARIA GORETTI

    A mon Vénéré frère Mgr Agostino VALLINI, Evêque d'Albano

    1. Il y a cent ans, le 6 juillet 1902, à l'hôpital de Nettuno, mourait Maria Goretti, sauvagement poignardée le jour précédent dans le petit village de Le Ferriere, dans l'Agro Pontino. En raison de son histoire spirituelle, de la force de sa foi, de sa capacité à pardonner son bourreau, elle figure parmi les saintes les plus aimées du XXème siècle. C'est donc de façon opportune que la Congrégation de la Passion de Jésus-Christ, à laquelle est confié le soin du Sanctuaire  dans  lequel  repose la dépouille mortelle de la sainte, a voulu célébrer cet événement avec une solennité particulière.

    Sainte Maria Goretti fut une jeune fille à laquelle l'Esprit de Dieu accorda le courage de rester fidèle à la vocation chrétienne, jusqu'au sacrifice suprême de la vie. Son jeune âge, le manque d'instruction scolaire et la pauvreté du milieu dans lequel elle vivait n'empêchèrent pas à la grâce de manifester ses prodiges en elle. C'est même précisément dans ces conditions qu'apparut de façon éloquente la prédilection de Dieu pour les personnes humbles. Les paroles avec lesquelles Jésus bénit le Père céleste pour s'être révélé aux petits et aux humbles, plutôt qu'aux sages et aux savants du monde (cf. Mt 11, 25) nous reviennent à l'esprit.

    Il a été observé à juste titre que le martyre de sainte Maria Goretti ouvrit ce qui devait être appelé le siècle des martyrs. C'est précisément dans cette perspective, au terme du grand Jubilé de l'An 2000, que j'ai souligné comment "la vive conscience de la pénitence ne nous a pas empêchés de rendre gloire au Seigneur pour ce qu'il a fait au cours de tous les siècles, en particulier au cours du siècle que nous laissons derrière nous, assurant à son Eglise une vaste cohorte de saints et de martyrs" ( Novo millennio ineunte, n. 7).

    2. Maria Goretti, née à Corinaldo, dans les Marches, le 16 octobre 1890, dut très tôt prendre la route de l'émigration avec sa famille, arrivant, après plusieurs étapes, à Le Ferriere di Conca, dans l'Agro Pontino. Malgré les problèmes liés à la pauvreté, qui ne lui permirent pas d'aller à l'école, la petite Marie vivait dans un milieu familial serein et uni, animé par la foi chrétienne, où les enfants se sentaient accueillis comme un don et étaient éduqués par  leurs  parents  au respect d'eux-mêmes et des autres, ainsi qu'au sens du devoir accompli par amour de Dieu. Cela permit à la petite fille de grandir de façon sereine en nourrissant en elle une foi simple, mais profonde. L'Eglise a toujours reconnu à la famille le rôle primordial et fondamental de lieu de sanctification pour ceux qui en font partie, à commencer par les enfants.

    Dans ce contexte familial, Marie acquit une solide confiance dans l'amour providentiel de Dieu, une confiance qui s'est manifestée en particulier au moment de la mort de son père, frappé par la malaria. "Maman, ne perds pas courage, Dieu nous aidera", disait la petite fille dans ces moments difficiles, réagissant avec force au profond vide laissé en elle par la mort de son père.

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  • 6 juillet: Sainte Maria Goretti, Vierge et Martyre (1890-1902)

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    Source : viechretienne.catholique.org

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    Maria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d’une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir.

    Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d’une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s’appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l’éloignement du village l’empêchèrent de fréquenter l’école.

    La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu’il s’agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. « Je puis à peine attendre le moment où demain j’irai à la communion », dit-elle l’après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l’Epoux des vierges.

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  • Plus de 50.000 chrétiens tués au Nigeria : tout le monde s'en fout ?

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    Une tribune du père Justine John Dyikuk publiée sur le site de La Croix Africa :

    « Tant que l’Église ne se mobilisera pas, la persécution des chrétiens au Nigeria restera une plaie ouverte »

  • "Open Doors" prévoit un avenir sombre pour la minorité chrétienne du Soudan

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    De kath.net/news :

    Crise au Soudan : "Open Doors" voit un avenir sombre pour les chrétiens

    1er juillet 2023

    Selon l'expert en Afrique de l'Est de l'œuvre de bienfaisance, l'instabilité due à un conflit ravivé fait le jeu des islamistes extrémistes.

    L'œuvre d'entraide "Open Doors" prévoit un avenir sombre pour la minorité chrétienne du Soudan, pays frappé par des crises permanentes. Les combats qui ont repris au printemps entre l'armée et les forces paramilitaires auraient un impact particulièrement négatif sur le petit groupe de chrétiens, déjà affaibli par la persécution religieuse persistante, a rapporté Fikiru Mehari, spécialiste de l'Afrique de l'Est pour Open Doors, dans un communiqué publié mercredi par l'organisation.

    La plus grande inquiétude de la minorité chrétienne, qui compte 2 millions de personnes (4,3 pour cent de la population), est que l'instabilité provoquée par les conflits actuels fasse le jeu des islamistes extrémistes et leur permette d'imposer à nouveau des lois islamiques à la population, a-t-il ajouté. "Cette guerre est une occasion pour les extrémistes islamiques de revenir au pouvoir et de dire : vous voyez, la démocratie ne fonctionne pas, revenons à la charia", a déclaré Mehari.

    Après la chute d'Omar al-Bashir en 2019, les conditions avaient eu tendance à s'améliorer pour les chrétiens. Mais après le coup d'État militaire de fin 2021 et les protestations, le Soudan s'est retrouvé à nouveau en neuvième position en 2023 sur l'Index mondial de persécution, dans lequel Open Doors répertorie les 50 pays où les chrétiens sont le plus persécutés. Cela s'explique par l'arrivée progressive au pouvoir d'anciens alliés d'al-Bashir, qui appliquent une interprétation stricte de la charia et s'immiscent de plus en plus dans les activités des églises, a expliqué l'expert.

    Personne ne sait quelles seront les conséquences du conflit pour les gens à l'avenir, a déclaré Mehari, mais des signes dévastateurs se profilent déjà pour la minorité chrétienne. "Les gens ont manifesté il y a quatre ans parce qu'ils n'avaient pas de pain. C'est toujours le cas aujourd'hui, mais ils sont encore plus inquiets". Selon lui, il est à craindre que le pays ne se dirige vers une nouvelle dictature, explicitement dirigée contre les chrétiens. "Leur vie serait alors encore pire qu'à l'époque d'Omar al-Bashir. L'avenir s'annonce vraiment sombre pour eux", s'inquiète Mehari.

    Il se fait du souci pour les chrétiens d'Afrique de l'Est en général. Leurs conditions de vie se détériorent actuellement dans toute la région. Mehari a donc plaidé pour une intervention de la communauté internationale.

    Depuis le 15 avril, le conflit entre l'armée du général Abdel Fattah al-Burhane et les paramilitaires des Forces de soutien rapide du général Mohamed Hamdane Daglo a fait plus de 1.800 morts et deux millions de déplacés selon l'ONU, selon l'agence de presse française AFP. Jusqu'à présent, les combats s'étaient principalement concentrés sur la capitale Khartoum, qui compte cinq millions d'habitants, et sur l'immense région du Darfour à l'ouest.

  • 'Une promenade à travers la vie de Pierre Joseph Triest' : un nouveau livre du Frère René Stockman

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    Une promenade à travers la vie de Pierre Joseph Triest

    Fr. René Stockman

    Halewijn – 2023 – 272 p.

    € 20,00

    Le Frère René Stockman vient de publier un nouveau livre sur le Père Triest, intitulé 'Une promenade à travers la vie de Pierre Joseph Triest'.

    Après la publication du livre en néerlandais par Halewijn et la parution de la version anglaise, c’est maintenant la version française qui vient de sortir.

    Dans ce livre, le Frère René Stockman aborde la figure de Pierre Joseph Triest, fondateur de quatre congrégations, dans une perspective narrative. Les faits historiques restent la base du récit, mais ils ont été assaisonnés de pigments et d’arômes. Le Frère Stockman a ajouté des conversations et des descriptions qui ne se sont peut-être pas déroulées littéralement de cette manière, mais qui permettent au lecteur de se projeter dans les différentes situations de vie dans lesquelles Triest s’est retrouvé.

    En effet, grâce aux nombreuses années passées à cheminer avec le récit de vie du Père Triest et à se nourrir spirituellement des nombreux textes qu’il a laissés, le Frère Stockman pense avoir appris à mieux connaître Triest en tant que personne.

    Cette histoire n’a pas pour but de s’attarder sur le passé, mais elle est comme une invitation à en retirer quelque chose pour notre propre vie, ici et maintenant.

    Le livre est publié en trois langues par la maison d’édition Halewijn. Vous pouvez commander le livre auprès de l’éditeur ou bien auprès du secrétariat de l’administration générale via ce lien, soit via cette page-ci en bas.

  • Les premiers martyrs de l'Eglise de Rome (30 juin)

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    LES MARTYRS DES JARDINS DE NÉRON A ROME VERS LE Ier AOUT DE L'AN 64

    (source : Dom H. Leclercq)

    Le 19 juillet 64, commença l'incendie de Rome, qui dura neuf jours. Quand il fut éteint, une immense population réduite au plus complet dénuement s'entassa aux enviions du Champ de Mars, où Néron fit dresser des baraques et distribuer du pain et des vivres. D'ordinaire, ces oisifs acclamaient l'empereur; maintenant qu'ils avaient faim, ils le haïrent. Des accusations persistantes poursuivaient le pitre impérial. On savait qu'il était venu d'Antium pour jouir de l'effroyable spectacle dont la sublime horreur le transportait; on racontait même, ou du moins on insinuait, que lui-même avait ordonné ce spectacle, tel qu'on n'en avait jamais vu de pareil. Les accusations se haussaient jusqu'à la menace. Néron, qui le sut, essaya de détourner les soupçons en jetant à la foule un nom et une proie. Il y en avait un tout trouvé. En brûlant Rome, Néron avait blessé au vif les préjugés tenaces d'un peuple conservateur au plus haut degré de ses monuments religieux. Toute la friperie liturgique du paganisme, trophées, ex-votos, dépouilles opimes, pénates, tout le matériel religieux du culte avait flambé. L'horreur avait sa source dans le sentiment très vif de la religion et de la patrie outragées. Or il y avait, à Rome même, un groupe de population que son irréductible protestation contre les dieux de l'empire signalait à tous, c'était la colonie juive ; une circonstance semblait accablante contre eux dans l'enquête sur la responsabilité des récents désastres. Le feu avait pris dans les échoppes du Grand-Cirque, occupées par des marchands orientaux, parmi lesquels étaient beaucoup de Juifs. Mais il avait épargné la région de la porte Capène et le Transtevère, dont les Juifs formaient presque exclusivement la population. Ils n'avaient donc souffert quelque dommage qu'au Champ de Mars. De là à inculper les Juifs il y avait peu à faire, cependant ils échappèrent ; c'est que Néron était entouré de Juifs : Tibère Alexandre et Poppée étaient au plus haut point de leur faveur ; dans un rang inférieur, des esclaves, des actrices, des mimes, tous juifs et fort choyés. Est-ce trop s'avancer, que d'attribuer à ce groupe l'odieux d'avoir fait tomber sur les chrétiens la vengeance menaçante? Il faut se rappeler l'atroce jalousie que les Juifs nourrissaient contre les chrétiens, et si on la rapproche « de ce fait incontestable que les Juifs, avant la destruction de Jérusalem, furent les vrais persécuteurs des chrétiens et ne négligèrent rien pour les faire disparaître », on y trouvera le commentaire authentique d'un mot de saint Clément Romain, qui, faisant allusion aux massacres de chrétiens ordonnés par Néron, les attribue « à la jalousie, dia Zelon ».

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