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BELGICATHO - Page 1062

  • Institution d'un "dimanche de la Parole de Dieu"

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    D'Adélaïde Patrignani sur Vatican News :

    Le Pape institue le Dimanche de la Parole de Dieu

    Par un motu proprio publié ce 30 septembre, le Saint-Père institue le Dimanche de la Parole de Dieu, qui sera célébré chaque année le 3e dimanche du Temps Ordinaire. D’une manière plus large, ce texte du Pape François, intitulé “Aperuit Illis”, souligne toute la richesse et le caractère vivant du texte sacré. Il encourage les croyants à une plus grande familiarité à son égard, afin de «vivre en profondeur notre relation avec Dieu et avec nos frères».

    La publication du motu proprio Aperuit Illis – «Il leur ouvrit»(cf Lc 24, 45) - intervient à une date symbolique: en ce 30 septembre, l’Église universelle fait mémoire de saint Jérôme, qui a consacré la majeure partie de sa vie et de ses forces à l’étude et à la traduction des textes sacrés. Ce docteur de l’Église, l’un des quatre pères de l’Église latine, a élaboré la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction latine officiellement reconnue par l'Église catholique. Cette année s’ouvre le 1600e anniversaire de sa mort.

    Pourquoi ce dimanche spécial?

    Le Pape François choisit donc de mettre la Parole de Dieu au centre de ce nouveau texte magistériel, et de lui accorder une place privilégiée un dimanche de l’année: «J’établis que le IIIe Dimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu», écrit le Saint-Père.   

    La décision de François trouve son origine lors du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde. Le Pape avait alors «demandé que l’on pense à “un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu, pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient de ce dialogue constant de Dieu avec son peuple” (Misericordia et misera, n. 7)».

    «Par cette Lettre, j’entends donc répondre à de nombreuses demandes qui me sont parvenues de la part du peuple de Dieu, afin que, dans toute l’Église, on puisse célébrer en unité d’intentions le Dimanche de la Parole de Dieu», poursuit-il. François inscrit aussi sa démarche dans le sillage de grands textes du Magistère, tels que la Constitution dogmatique Dei Verbum et l’Exhortation apostolique de Benoît XVI Verbum Domini.

    Modalités pratiques

    Concrètement, le Pape suggère de «vivre ce dimanche comme un jour solennel». Il s’agira d’ «introduire le texte sacré de manière à rendre évidente à l’assemblée la valeur normative que possède la Parole de Dieu». Il sera donc utile «de souligner sa proclamation et d’adapter l’homélie pour mettre en évidence le service rendu à la Parole du Seigneur». François précise que «les Évêques pourront, en ce dimanche, célébrer le rite du lectorat ou confier un ministère similaire, pour rappeler l’importance de la proclamation de la Parole de Dieu dans la liturgie». Il exhorte ainsi à «faire tous les efforts nécessaires pour former certains fidèles à être de véritables annonciateurs de la Parole avec une préparation adéquate, comme cela se produit de manière désormais habituelle pour les acolytes ou les ministres extraordinaires de la communion».

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  • Quand des experts discutent du catholicisme en Chine au Parlement européen

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    De sur le site Bitter Winter :

    Des experts discutent du catholicisme en Chine au Parlement européen

    Des experts se sont réunis à Bruxelles pour discuter des persécutions religieuses et de l’impact de l’accord entre le Vatican et la Chine de 2018, un an après sa signature.

    par Marco Respinti

    Ce qui arrive à l’Église catholique en Chine est si important que même des non-catholiques au sein d’une institution laïque comme le Parlement européen y prêtent une attention toute particulière.

    Le 25 septembre, le séminaire Ecclesia Catholica in China a eu lieu dans la salle JAN 6Q1, le endroit-même où s’est tenu, le 31 janvier 2019, le séminaire La liberté de religion en Chine. Le titre de cette nouvelle réunion, en latin (l’ancienne langue catholique), signifie « Église catholique en Chine ». Ce titre est tout à fait pertinent, en effet, puisque discuter de l’Église universelle de Rome dans sa présence historique en Chine est une chose alors que parler de « l’Église catholique chinoise », l’expression utilisée par le PCC pour désigner une entité catholique « sinisée », contrôlée par le gouvernement en Chine, en est une autre.

    Deux députés européens ont organisé l’événement. Il s’agit de Mme Michaela Šojdrová, vice-présidente de la délégation tchèque du Parti populaire européen (PPE), et de M. Bert-Jan Ruissen, député néerlandais du groupe des conservateurs et réformistes européens (ECR). Les quatre intervenants suivants ont pris la parole : Olga Lomová, directrice du Centre international de sinologie de la Fondation Chiang Ching-kuo à l’Université Charles de Prague, M. Mervyn Thomas, fondateur et directeur général de Christian Solidarity Worldwide, Mme Anna Hill, responsable du plaidoyer auprès de l’Union Européenne (UE) pour Open Doors International, ainsi que moi-même, auteur du présent article, en ma qualité de directeur responsable de Bitter Winter.

    Lors du séminaire, M. Ruissen, un chrétien protestant, a commencé par souligner qu’en Chine, toutes les religions étaient persécutées. Il a décrit la situation difficile des églises de maison protestantes, en mentionnant en particulier une nouvelle qu’il a trouvée particulièrement troublante : il s’agit de la substitution des Dix Commandements dans une église des Trois-Autonomies dans un comté de la ville de Luoyang, le Henan, par des citations du président Xi Jinping. M. Ruissen a reconnu qu’il avait appris que cet incident s’était produit en lisant un article de Bitter Winter.

    Mme Šojdrová a présidé la session et commenté les différents discours.

    Mme Lomová a décrit en détail la structure du pouvoir chinois. En Chine, tout est à la fois agence et outil de renforcement du pouvoir du PCC. Le Parti fonctionne comme le centre même de la structure de l’État et exerce un contrôle absolu de tous les aspects de la vie publique. Elle a également donné un aperçu du contexte idéologique dans lequel s’inscrit la persécution religieuse, en mettant l’accent sur le solide cadre marxiste-léniniste toujours caractéristique du régime chinois.

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  • Un beau plateau sur KTO avec Fabrice Hadjadj et Rémi Brague

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    De KTO :

    Mon premier est malicieux. Prenant le contre-pied des injonctions à l´humilité, il n´hésite pas à proclamer, entonnant le cantique, « A moi la gloire ! » (Fabrice Hadjadj, À moi la gloire, Éditions Salvator). Mon deuxième abandonna brutalement ses connections numériques pour une perfusion, après qu´une mauvaise tumeur l´ait envoyé réviser, à l´hôpital, sa vie intérieure (Père Pierre Amar, Hors service, Éditions Artège). Mon troisième discute la modernité en partant d´auteurs médiévaux (Rémi Brague, Des vérités devenues folles, Éditions Salvator). Mon tout, magnifiquement animé par Jean-Marie Guénois constitue le rendez-vous de septembre de L´Esprit des Lettres. Mieux qu´une charade : 90 minutes de bonheur authentique, grâce au partenariat KTO / La Procure / Le Jour du Seigneur.

  • L'amorce d'une nouvelle relation stratégique entre la Chine et le Vatican ?

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    De Thomas TANASE sur le site diploweb.com :

    Chine et Vatican, l’amorce d’une nouvelle relation stratégique ?

    29 septembre 2019 

    Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris, agrégé et docteur en histoire, ancien membre de l’École française de Rome. Spécialiste de l’histoire de la papauté et de ses relations avec l’Asie, Thomas Tanase a notamment publié "Jusqu’aux limites du monde. La papauté et la mission franciscaine, de l’Asie de Marco Polo à l’Amérique de Christophe Colomb" (École française de Rome 2013) et une nouvelle biographie de Marco Polo (Éditions Ellipses, 2016).

    Au-delà de la seule question du statut du catholicisme ou des autres confessions chrétiennes en Chine, T. Tanase étudie comment l’amorce d’une relation en pointillés entre le Vatican et la République populaire de Chine est un signe parmi d’autres de la sortie de l’ordre mondial identifié à l’ordre atlantique qui avait réussi à conquérir le monde entier depuis les années 1980, et cela justement grâce à l’intégration de la Chine. Une sortie néanmoins chaotique et mal assurée puisqu’aucun autre ordre n’a pour l’instant émergé pour le remplacer.

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  • Pourquoi parler encore de bioéthique ?

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    Une opinion de Guillaume Dos Santos sur le site du Vif :

    À quoi bon encore parler de bioéthique?

    29/09/19 à 10:40

    Guillaume Dos Santos

    Citoyen et jeune père de famille

    Alors qu'en ce moment même se tient à New York, au siège de l'Organisation des Nations Unies, un sommet capital sur le climat, à l'heure où la planète fait face à une crise sans précédent de ses écosystèmes, il pourrait paraître désuet de parler des sujets bioéthiques.

     

    Les scénarios les plus pessimistes prévoient une hausse des températures de l'ordre de 6,5 à 7°C à l'horizon 2100, ce qui ne manquera pas de bouleverser les fragiles équilibres de la Terre et du vivant. Selon les derniers rapports de l'ONU, près d'un million d'espèces seraient aujourd'hui menacées d'extinction.

    Et pendant ce temps, les députés français parlent procréation médicalement assistée, filiation et parentalité, tri des embryons. Nous pourrions légitimement nous demander, si ces sujets valent bien le temps que nous passons à en débattre, en France comme en Belgique. Après tout, quel pourcentage de la population est véritablement concerné par ces enjeux? Qui fait appel à la procréation médicalement assistée ou à la gestation pour autrui? 1% de la population? Peut-être moins. Et pourtant...

    Les chrétiens se portent souvent en première ligne sur ces délicates questions sociétales. La notion de dignité humaine, dans l'anthropologie chrétienne, entre en contradiction violente avec la technicisation/marchandisation de la procréation telle qu'on l'observe dans les enjeux bioéthiques. Lorsqu'on considère l'être humain comme infiniment digne, on ne peut tolérer que sa naissance devienne l'objet d'un contrat de vente, on ne peut tolérer que l'utérus d'une femme, lieu sacré entre tous, devienne moyen de production. L'opposition aux pratiques de la PMA et de la GPA va cependant bien au-delà du monde chrétien.

    Sylviane Agacinski, philosophe, féministe de gauche et femme de Lionel Jospin, déplore dans un livret synthétique publié aux éditions Gallimard ce passage dans la conscience moderne d'une conception de l'homme incarné à la vision d'un homme fabriqué. La députée française Agnès Thill (La République en Marche) s'est, elle aussi, engagée tout au long des discussions sur la PMA pour redire "qu'on ne s'offre pas un être humain. Un être humain n'est pas un objet ni un projet".

    Chez nous en Belgique, Viviane Teitelbaum (MR), députée bruxelloise engagée de longue date pour la cause féministe, dénonce l'aliénation de la femme inhérente à la pratique de la gestation pour autrui. Elle l'a redit ce week-end, à l'occasion de la "bourse aux bébés" qui se tient maintenant chaque année à Bruxelles.

    En vérité, les nouvelles pratiques entourant la procréation amenées sous les pressions conjointes du droit, du marché et de la technique dessinent ou imposent une nouvelle anthropologie : une conception d'un corps modulable à souhait, un corps vu comme matière première que la technique peut utiliser ou transformer. Et tout l'enjeu est là : il est question d'un bouleversement anthropologique de grande ampleur. Peut-on dès lors, comme nous l'avons fait en Belgique, s'octroyer le luxe de laisser de côté cette question cruciale?

    Cette rupture anthropologique s'observe, et depuis plus longtemps, dans de tout autres domaines que le champ de la bioéthique. Les dérives de notre économie ou le dérèglement climatique ne procèdent-ils pas, eux aussi, d'un rapport dégradé de l'homme avec son environnement et avec lui-même?

    Nous avons cru trop longtemps que la nature constituait uniquement un gigantesque réservoir de ressources laissées à notre libre disposition. Par la technique et le marché, nous avons ainsi transformé le monde qui nous entourait en le mettant au service de nos désirs et besoins les plus divers, sans souci des équilibres du vivant ou de la régénération des ressources.

    Transformée, la matière première extraite de notre environnement est devenue marchandise et bien de consommation. Nature consommée, nature consumée : la mise en servitude du monde par l'Homme en vient aujourd'hui à menacer les équilibres de notre biosphère... et les conditions d'une vie authentiquement humaine sur Terre.

    Notre système économique a longtemps été aussi, et est toujours dans trop d'endroits et trop souvent, un lieu d'aliénation de la personne, exploitée, instrumentalisée, marchandée : bafouée dans son intime dignité d'être humain. Exploitation des ressources et des personnes au profit d'un petit nombre de firmes et de personnes, mais aussi et souvent d'un grand nombre de consommateurs de par le monde : ce sont là les conséquences d'un système, qui a certes amené son lot de progrès sociaux et scientifiques, mais qui révèle aujourd'hui ses insuffisances.

    Ce que révèlent ces mécanismes, c'est le rapport dégradé que nous entretenons avec le monde et avec nous-mêmes, un rapport qui se fonde sur le contrôle, l'appropriation et l'instrumentalisation. On peut parler, pour reprendre un terme utilisé par Heidegger dans sa critique du monde de la technique, d'un arraisonnement du monde.

    Les enjeux actuels en bioéthique ne sont-ils pas le prolongement ou l'affleurement de cette vision techniciste du monde, de ce rapport que nous entretenons avec le monde sur le mode de l'arraisonnement? La bioéthique serait alors le lieu par excellence où s'observe cette dégradation de la relation de l'Homme avec lui-même et avec son monde. L'arraisonnement du corps n'est finalement que l'ultime étape d'un processus de mise en servitude du monde et du vivant. Un corps que nous pouvons utiliser comme moyen de production, vendre, louer ou fabriquer, à l'instar de tout le reste. La bioéthique nous révèle ce qu'il y a de faussé dans notre approche du monde. Voilà pourquoi ces enjeux sont cruciaux et pourquoi il convient d'y apporter une réponse ferme et cohérente.

    De même que le monde qui nous entoure ne devrait pas être considéré comme un fournisseur de ressources à exploiter, mais d'abord et avant tout comme un lieu à habiter et à bâtir, de même notre corps ne peut être simplement vu comme un bien dont on dispose et dont on use pour assouvir ses désirs. Nous avons à habiter le corps, non comme une enveloppe extérieure qui ne serait pas nous, non comme un artifice ou un accessoire qu'on possède, mais comme une part inhérente de qui nous sommes.

    En écologie comme en bioéthique, il nous faut redire la beauté du monde et revenir à une attitude d'émerveillement face à la vie et ses mystères. Il nous faut redire la dignité inaliénable de chaque être humain. Il nous faut redire, tout simplement, qu'il y a en l'Homme quelque chose de grand et de merveilleux à sauver et à préserver et que cela n'a pas de prix.

    [1]https://www.franceculture.fr/oeuvre/lhomme-desincarne-du-corps-charnel-au-corps-fabrique

    [2]https://www.7sur7.be/famille/manifestation-contre-le-commerce-de-la-gestation-pour-autrui~a746278e/?fbclid=IwAR2lgjGG2meOgeMuU-U24dNsuCkRWIOHrIHDa7b4d_u3ihX-CrHgcnPdfAs

  • Les expériences de mort imminente nous disent-elles quelque chose sur l'au-delà ?

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    C'est sur RCF :

    Expériences de mort imminente, que nous disent-elles sur l'au-delà?

    Emission présentée par Antoine Bellier

    LE TEMPS DE LE DIRE

    MARDI 24 SEPTEMBRE À 9H03

    DURÉE ÉMISSION : 55 MIN

    Expériences de mort imminente, que nous disent-elles sur l'au-delà?

    © Benjamin Schmidhuber / Unsplash

    Que faut-il penser des expériences de mort imminente (EMI)? Sont-elles la preuve qu'il y a une vie après la mort? Pour les chrétiens, peut-on y voir un lien avec la résurrection?

    Ce sont des expériences assez étonnantes, aux frontières de la vie et de la mort faites par des hommes, des femmes, des enfants suite à un accident, ou un choc traumatique particulièrement violent. Ces expériences de mort imminente (EMI) viennent interroger nos existences, nous qui, croyants ou non, vivons bien souvent comme si nous n’allions jamais mourir. Le mercredi 30 octobre sortira en salles le documentaire de Pierre Barnérias, "Thanatos, l'ultime passage". L'occasion de se pencher sur les EMI et ce que l'on peut en penser.

    "Ces expériences nous apprennent surtout des choses sur la vie"

    LES EMI, POUVOIR EN PARLER

    Qu'est-ce qu'une expérience de mort imminente ? C'est ce que peuvent vivre des personnes cliniquement mortes, avec arrêt du pouls et de la circulation, qui reviennent à la vie souvent grâce aux moyens de réanimation. "Et là quand ils reviennent ils ont fait une expérience indicible." Ils témoignent souvent d'un tunnel débouchant sur une lumière éclatante, certains disent avoir vu des personnes défuntes qu’ils ont connues. D'autres restent surtout marqués par un sentiment de plénitude, qu'ils ont ressenti.

    Preuve que le sujet intéresse, le documentaire de Pierre Barnérias sera projeté en avant-première à Paris au cinéma Le Grand Rex, le 29 septembre - "Moi-même je n'en reviens pas !" s'enthousiasme son réalisateur. Pourtant, les EMI représentent pour ceux qui les ont vécues des moments si forts qu'ils ont du mal à en parler, comme le constate le Dr Patrick Theillier. L'émotion, mais aussi parfois la honte"C'est quand même paradoxal quand tu vis quelque chose d'extrêmemnt beau tu as peur d'en parler de peur de passer pour un fou, pour un illuminé."

    VIVRE APRÈS UNE EMI (DANS UNE SOCIÉTÉ MATÉRIALISTE)

    "Ça a été tellement fort et ça a tellement changé ma vie, témoigne Patrice Gourrier, que je voulais en tant que prêtre ne tant que pasteur témoigner de cela." Il a évoqué son EMI dans "J’ai choisi d’être prêtre" (éd. Flammarion, 2003). Psychothérapeute, il n'hésite pas à en parler à des personnes en fin de vie qu'il accompagne, "je leur dis ce que j'ai vécu et ça apporte à ces personnes une grande paix, une grande sérénité".

    Il y a la vie que l'on aperçoit au bout du tunnel et la vie après une EMI. Qui ne sera plus jamais la même. "Ces expériences en fait nous apprennent surtout des choses sur la vie", explique le P. Gourrier. Ce pourquoi Patrick Theillier a intitulé son ouvrage "Expériences de Vie Imminente" (éd. Artège). "Quand ils reviennent, explique-t-il, ils sont beaucoup plus ouverts aux autres et retrouvent une spiritualité, souvent, et n'ont absolument plus peur de la mort car ils savent qu'il y a une vie après la vie."

    LES EMI, UNE EXPÉRIENCE DU PARADIS ?

    Retrouver des personnes défuntes qu'on a connues, être devant "un être de lumière qui a pour caractéristique incroyable de dégager un amour extraordinaire", avoir "une perception instantannée du film de sa vie qui fait la vérité sur soi", éprouver un "sentiment de paix et de tranquilité"... Ces témoignages qu'a recueillis le Dr Theillier sonnent étrangement familiers à quiconque a entendu parler de la foi chrétienne. Comment ne pas penser à Dieu ou au Christ, au jugement dernier ou à la résurrection des morts ?

    ​La foi chrétienne, appuyée sur la résurrection du Christ, parle de vie éternelle. D’autres traditions religieuses évoquent cette vie qui prolonge en quelque sorte notre passage sur la terre. Doit-on pour autant associer les EMI à ce que nous dit le christianisme sur les fins dernières ? Ne sont-elles pas des formes de consciences altérées liés à des causes externes, qui n’ont rien à voir à une quelconque réalité ?

    ÉMISSION ENREGISTRÉE EN DUPLEX AVEC RADIO PRÉSENCE À LOURDES ET RCF POITOU À POITIERS

    INVITÉS

    • Père Patrice Gourrier, prêtre du diocèse de Poitiers, psychologue clinicien, psychothérapeute, membre de l’association pour le développement de la mindfulness (ADM)

    • Pierre Barnérias, ancien grand reporter, documentariste, fondateur de la société Tprod

    • Dr Patrick Theillier, médecin, ancien médecin permanent du Bureau médical des sanctuaires de Lourdes, ancien président de l'Association médicale internationale de Lourdes

    BIBLIOGRAPHIE

    • Expériences de mort imminente - Un signe du ciel qui nous ouvre à la vie invisible, Patrick Theillier, éd. Artège (2015)

    • Expériences de Vie Imminente, Patrick Theillier, éd. Artège (2019)

    • J’ai choisi d’être prêtre, Patrice Gourrier, éd. Flammarion (2003)

     
  • Penser le politique avec Pierre Manent

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    C'est sur KTO :

    En 52 minutes, dans le décor propice de la brasserie parisienne Le Charivari, François Huguenin rencontre chaque quinzaine un des intellectuels majeurs de notre temps, pour s´initier à une pensée et à sa genèse. Cette semaine, il reçoit Pierre Manent, philosophe du politique. Une jeunesse toulousaine marquée par le communisme familial, la montée à Paris à l´École Normale supérieure, les rencontres décisives avec Raymond Aron qui pense politique et morale, avec Léo Strauss... Nous découvrons ici un itinéraire intellectuel d'une grande richesse. Avec des réflexions fondamentales sur la genèse de la modernité, l'évolution des formes politiques (cité, empire, nation) et les défis d'aujourd'hui : quelle place pour les nations ? comment intégrer l'islam ? quelle laïcité voulons-nous ? Pierre Manent s´explique, en pédagogue et en croyant, au fil d´une conversation passionnante qui rend sa pensée accessible à tous.

  • 26e Pèlerinage familial de tradition à Foy-Notre-Dame

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    Foy-N-D 2019 fr.jpg

    Toutes les informations nécessaires ici:

    www.pelefoy.be 

    JPSC

  • Le bel Alleluia de ce XXVIe dimanche du temps ordinaire

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    Allelúia. Allelúia.
    Ps. 107, 2  
    R/. Allelúia. V/. Parátum cor meum, Deus, parátum cor meum: cantábo et psallam tibi, glória mea. R/. Alléluia. V/. Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt ; je chanterai, et je célébrerai Tes louanges sur la cithare, ô Toi qui es ma gloire.
  • Les crimes du nazisme et du communisme mis au même niveau par le Parlement européen; et quid de la Chine communiste ?

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    De  sur le site Bitter Winter :

    Les horreurs du nazisme et du communisme mises au même niveau par l’Europe. Quid de la Chine communiste ?

    C’est un événement inédit au Parlement européen. Le 19 septembre, l’hémicycle de Strasbourg, en France, a vu l’adoption d’une résolution sur l’Importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe. Pour la première fois, une organisation internationale juge officiellement le national-socialisme et le communisme selon les mêmes principes moraux. Bien sûr, tout le monde sait à quel point le nazisme était maléfique, et à quel point toute résurgence néo-nazie est odieuse. Partout dans le monde, on apprend, dès le plus jeune âge, à haïr et à combattre l’idéologie du nazisme et à lutter contre le néo-nazisme. Il n’en va pas de même du communisme, qui a longtemps été présenté comme un moindre mal, pour deux raisons principales. Premièrement, parce que l’Union soviétique communiste a rejoint les Alliés occidentaux dans l’effort militaire contre l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Deuxièmement, parce que les régimes dirigés par les Soviétiques étaient au pouvoir dans de nombreux pays d’Europe centrale et orientale après la défaite de l’Allemagne nazie en 1945 et qu’ils ont ainsi pu contrôler la mémoire historique d’une grande partie du monde non soviétique en utilisant intelligemment la propagande.

    Le communisme, un système maléfique

    Mais le communisme n’est pas un moindre mal. Des êtres humains innocents ont été harcelés, tourmentés, injustement emprisonnés, torturés et tués à cause du communisme, tout comme sous le nazisme. Des populations entières ont été déportées, des pays souverains démembrés, des nations indépendantes occupées militairement. Le goulag soviétique a égalé le camp de concentration nazi en termes de cruauté. En temps de guerre comme en temps de paix, le cynisme a toujours été la règle pour les deux idéologies. Toutes deux ont géré de manière totalitaire des sociétés occupées. Et la persécution des Juifs a aussi eu lieu en Russie soviétique. Svetlana Alliluyeva (née Svetlana Iosifovna Stalina, 1926-2011), fille de Staline (Iosif Vissarionovič Džugašvili, 1878-1953), l’a reconnu dans son livre publié en 1969 intitulé En une seule année : un Mémoire. Louis Rapoport (1942-1991), écrivain américain et rédacteur en chef du Jerusalem Post, a documenté la persécution dans son ouvrage La guerre de Staline contre les Juifs : le complot des médecins et la solution soviétique (New York : Free Press, 1990). L’écrivain et journaliste allemand Arno Lustiger (1924-2012) a confirmé que les Juifs avaient été persécutés dans la Russie stalinienne dans son livre Staline et les Juifs : le Livre rouge (New York : Enigma, 2004). Plusieurs chercheurs ont insisté, en faisant valoir des arguments différents, sur la parenté intellectuelle entre les deux visages du socialisme européen du XXe siècle, le socialisme « national », c’est-à-dire le nazisme, et le socialisme « international », c’est-à-dire le communisme. Bien qu’il s’agisse d’un phénomène particulier, voire marginal, l’existence de l’idéologie dite « nazie-bolchevique », une tentation résurgente et un syncrétisme entre nazisme et communisme, en témoigne de manière significative.

    Il est d’autant plus important que l’institution politique la plus influente d’Europe, la terre où le nazisme et le communisme soviétique ont montré leurs pires couleurs, ait mis ces deux idéologies monstrueuses au même niveau en « […] cette année » qui « […] marque le 80e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale, qui a causé des souffrances humaines d’une ampleur sans précédent et conduit à l’occupation des pays européens pendant de nombreuses décennies. »

    De fait, « si les crimes du régime nazi ont été jugés et punis lors du procès de Nuremberg, il reste urgent de sensibiliser l’opinion publique, de dresser un bilan moral de cette période et de mener des enquêtes judiciaires sur les crimes du stalinisme et d’autres dictatures. »

    Se souvenir de tous les crimes politiques

    C’est pourquoi la résolution appelle à revisiter la mémoire historique en arrêtant de séparer les « crimes majeurs » et les « crimes mineurs » et en établissant non pas une mais deux journées de commémoration. L’une d’elles est le 23 août, Journée européenne de commémoration des victimes des régimes totalitaires ; elle est célébrée tant au niveau de l’UE qu’au niveau national. Cette date a été choisie parce qu’elle marque l’anniversaire du pacte de non-agression de 1939 signé par l’Union soviétique communiste et l’Allemagne nazie. Cet accord était connu sous le nom de pacte Molotov-Ribbentrop, dont les protocoles secrets partageaient l’Europe et les territoires d’États indépendants entre les deux régimes totalitaires selon des sphères d’influence et ouvrant ainsi la voie au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. La deuxième journée de commémoration est le 25 mai, date anniversaire de l’exécution de l’officier polonais Witold Pilecki (1901-1948), qui sera proclamée Journée mondiale des héros de la lutte contre le totalitarisme.

    Le commandant Pilecki était un grand héros, malheureusement souvent méconnu. C’était un héros de l’humanité, de la décence et de la miséricorde, ainsi que du christianisme. Issu d’une famille noble, c’était un fervent catholique qui était apprécié par ses paysans pour son traitement humain des travailleurs. Il s’est enrôlé dans l’armée polonaise au nom de l’idéal patriotique le plus pur : combattre l’occupant nazi. Puis il a voulu entrer en secret dans l’horrible camp de concentration nazi d’Auschwitz en Pologne pour recueillir des informations de l’intérieur. C’est ce qu’il l’a fait en réussissant aussi, contrairement aux autres, à s’échapper. Il a transmis les renseignements qu’il avait recueillis au gouvernement polonais légitime exilé à Londres, mais la bureaucratie britannique est restée inerte ; Auschwitz n’est jamais devenu un objectif prioritaire des armées alliées. Pilecki a combattu dans la résistance polonaise antinazie, prenant part à la fameuse et malheureuse insurrection de Varsovie en 1944 avec l’Armia Krajowa ou AK, l’armée nationale polonaise clandestine. Puis lorsque les Soviétiques sont arrivés après la guerre, ils ont considéré que Pilecki était un ennemi ; il était trop patriotique, trop catholique, trop anticommuniste. Il a continué à rassembler des preuves, cette fois sur les brutalités du régime communiste. On l’a donc poursuivi mais une fois de plus, il a su duper ses ennemis pendant longtemps. Au printemps 1948, les Soviétiques l’ont néanmoins attrapé et tué en lui tirant une balle dans la nuque dans une prison secrète de Varsovie après un simulacre de procès. Ils l’ont enterré dans un lieu inconnu, probablement près des poubelles du cimetière Powazki de Varsovie.

    Quid de la Chine ?

    Devant ces horreurs égales, qui oserait à présent montrer, brandir et porter une croix gammée nazie ou un marteau et une faucille communistes ? Après que le Parlement européen a condamné le nazisme et le communisme, l’histoire révisionniste ne devrait plus avoir sa place en Europe.

    Mais qu’en est-il de la Chine ? Le maoïsme et le stalinisme étaient des régimes frères et enchaînés l’un à l’autre. Officiellement, la Chine continue d’adopter une idéologie communiste. En Chine, les symboles communistes sont affichés en toute impunité et les communistes gouvernent fièrement et se disent communistes sans la moindre honte. Bitter Winter ne traite pas de sujets politiques, car consacre sa mission à la défense de la liberté religieuse et des droits humains. Mais c’est bien au nom du communisme, aujourd’hui assimilé au nazisme par le Parlement européen, que la Chine persécute durement les minorités ethniques et les groupes religieux de tous horizons, emprisonne les gens sans procès, certains dans des camps de concentration, les harcèle, les torture, les déporte par millions, cherche à éliminer des peuples entiers, les massacre et utilise même, à l’image des nazis qui ont massacré les Juifs, le concept de « solution finale » pour ceux qui sont persécutés.

    Comment la Chine peut-elle se vanter d’être communiste alors même que le communisme n’est que l’autre nom servant à désigner des horreurs similaires au nazisme ?

  • Synode sur l'Amazonie : mise en garde du Cercle des anciens étudiants du professeur Joseph Ratzinger

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    De l'abbé Claude Barthe sur le site de l'Homme Nouveau :

    Un message ratzinguérien avant le Synode sur l’Amazonie

    Un message ratzinguérien avant le Synode sur l’Amazonie
    Une réunion autour de Benoît XVI lors d'un précédent Ratzinger-Schülerkreis

    Le cardinal Müller, intervenant lors du « Ratzinger-Schülerkreis », le Cercle des anciens étudiants du professeur Joseph Ratzinger, qui tenait sa réunion annuelle hier et aujourd’hui (aujourd’hui, pour la première fois en public à l’Augustinianum, à côté de la Place Saint-Pierre), sur le thème « Les défis actuels du ministère ordonné dans l’Eglise », a lancé une nouvelle fois une alerte pour que « le soi-disant chemin synodal d’Allemagne ou le Synode amazonien ne se terminent pas par le désastre de la sécularisation de l'Eglise ».

    Des conférences ciblées

    Dans ce colloque, outre la conférence de l’ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur « les exigences de la consécration », intervenaient le professeur Karl-Heinz Menke, sur « le sacerdoce ministériel dans l’Eglise », Marianne Schlosser, historienne de la spiritualité, sur « la consécration et le célibat pour le Royaume des Cieux », cependant que le cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pour le Dialogue, a prononcé les allocutions de bienvenue et de clôture.

    Conférences très ciblées, comme on le voit, avant le mois de tous les dangers pour la foi et la discipline que sera le mois d’octobre romain. Le communiqué de présentation disait :

    « En ce temps de crise et de purification douloureuse de l'Eglise, ce ne sont pas principalement les réformes structurelles qui peuvent procurer aux prêtres à la fois une aide et une guérison, mais le témoignage authentique d’une foi vécue dans l’Ordre sacré du sacerdoce ministériel. Ainsi, une issue ne pourra être trouvée que si la nature du ministère sacerdotal est et reste claire, avec des prêtres qui en témoignent sans ambiguïté ».

    Le célibat pour le Royaume des cieux

    Et en conclusion, le colloque a lancé un message dans lequel est affirmé :

    « La présence du Christ ne doit pas se limiter à la seule action sacramentelle, mais elle doit devenir reconnaissable et efficace dans la vie quotidienne. Cela comporte les obligations de l’obéissance et du célibat pour le Royaume des cieux, qui sont des expressions humaines et spirituelles de la configuration sacramentelle du prêtre au Christ ».

    A bons entendeurs synodaux…

    Et on peut encore lire sur le site Pro Liturgia :

    Quant au cardinal Müller, voici ce qu’il a déclaré :

    « Seul Jésus-Christ [...] est la raison, le contenu et la mesure de notre foi, et non un Dieu païen qui nous parle dans les mythes et les utopies, dans la dynamique des événements, dans les processus que nous initions, dans le sang de la race, dans l’esprit populaire ou dans les réalités immorales de la vie. La théologie reconnaît comme “locus theologicus” la seule Parole de Dieu dans l’Ecriture Sainte et la Tradition, alors que le Magistère ne peut revendiquer qu’une autorité interprétative. Présumer ou reconnaître, en plus de la plénitude de la révélation du Christ, de nouvelles révélations alléguées de Dieu dans les processus dynamiques de la conscience populaire ou dans les réalités de la vie [...] n’est autre chose qu’un “néopaganisme” renaissant, déjà violemment rejeté par le pape Pie XI dans son encyclique “Mit brennender Sorge” contre la falsification par le national-socialisme du concept chrétien de révélation. »

  • Chercher le pauvre Lazare couché à notre porte - 26e dimanche du temps ordinaire

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    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (homelies.fr - Archive 2007)

    Lectures du jour : messe,26e.dimanche.du.temps.ordinaire

    « Cet homme, c’est toi » (2 Sm 12, 7). Ces paroles par lesquelles le prophète Nathan accuse le roi David, pourraient fort bien m’être attribuées à moi, qui me scandalise devant l’indifférence de ce mauvais riche faisant bombance, tout en ignorant le pauvre Lazare, mendiant sur le pas de sa porte. Comme David qui se scandalisait du comportement de ce riche propriétaire égorgeant l’agnelle du pauvre pour épargner son cheptel, alors que lui-même venait de prendre la femme de Uri le Hittite, ainsi moi aussi je me fais l’accusateur des riches de ce monde, en refusant de voir que j’en fais partie. « Esprit faux ! Enlève d’abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère » (Lc 6, 42). Ne faisons-nous pas partie de « ceux qui vivent bien tranquilles et se croient en sécurité » (1ère lect.) alors que tant de nos frères sont aux aboies, tourmentés par la faim, la maladie, le dénuement ; pourchassés sur les routes de l’exil, exposés à toutes sortes de violence ? Nous sommes tellement habitués au spectacle de la misère du monde, que nous finissons par la regarder de loin, de très loin ; en tout cas d’assez loin pour ne pas en être dérangés. 

    En disant cela je ne cherche pas du tout à culpabiliser qui que ce soit ; d’ailleurs je parle à la première personne, et si nous sommes tant soit peu honnêtes, nous n’aurons nulle peine à nous reconnaître dans ce comportement qui affecte globalement la grande majorité des pays occidentaux, croyants et non-croyants confondus. 

    Pourtant nous savons fort bien que cette inertie nous accuse : « le Seigneur », lui, « protège l’étranger ; il soutient la veuve et l’orphelin ; il fait justice aux opprimés ; aux affamés il donne le pain » (Ps 145). C’est-à-dire qu’il attend de nous que nous lui permettions d’accomplir ces œuvres élémentaires de compassion, en nous rendant disponibles à son Esprit de charité. Jésus nous a enseigné - et nous a surtout montré - le comportement de Dieu à notre égard : c’est par compassion pour notre misère que le Verbe a pris chair de notre chair ; « lui qui était riche, il est devenu pauvre à cause de nous, pour que nous devenions riches par sa pauvreté » (2 Co 8, 9). Aussi notre vraie richesse est-elle de consentir à nous appauvrir pour nos frères, comme lui, le Christ, l’a fait pour nous.

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