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Les expériences de mort imminente sont-elles un signe de l'au-delà ? Ce médecin a peut-être la réponse...
Ancien médecin du bureau des constatations à Lourdes, le Dr Patrick Theillier a enquêté sur les expériences de mort imminente (EMI). En se basant sur de nombreux témoignages, il livre un regard chrétien sur cette expérience hors du commun, aux frontières de la vie et de la mort. Entretien.
29/09/2025
Ils quittent leur corps, sont aspirés dans un tunnel de lumière, croisent leurs proches défunts, rencontrent parfois un être de lumière… Chaque année des centaines de personnes vivent une Expérience de Mort Imminente (EMI). Le docteur Patrick Theillier, auteur de plusieurs livres sur le sujet dont "Les Expériences de mort imminentes pour tous" (Artège), a recueilli le témoignage de nombreuses personnes qui ont vécu cette expérience incroyable. Il nous livre un regard chrétien sur cet aperçu de l’au-delà et une réflexion sur le lien entre spiritualité et médecine.
« Nous existons, mais nous ne pouvons pas dire que nous sommes chrétiens » : entretien avec un chrétien afghan
Via WhatsApp, un chrétien afghan partage son expérience de la vie sous le régime taliban. Nous avons vérifié son récit, mais nous le protégeons sous un pseudonyme.
Une image emblématique de la situation en Afghanistan : barbelés, clôtures, suffocation et emprisonnement. photo prise par « Ahmad ».
Bitter Winter : Ahmad, merci de nous avoir accordé un entretien via WhatsApp. Vous avez dit que votre histoire n’était pas seulement personnelle, mais qu’elle reflétait la réalité de beaucoup d’autres. Pouvez-vous nous expliquer ?
Ahmad : Oui. Mon histoire n’est pas seulement la mienne : c’est un aperçu de la vie de chaque Afghan sous le régime taliban. Pour les chrétiens afghans, la situation est étouffante. Nous existons, mais nous ne pouvons pas nous dire chrétiens.
Bitter Winter : Quand êtes-vous devenu chrétien ?
Ahmad : J’ai découvert la foi en Christ en 2023, alors que je vivais en Iran. C’est arrivé progressivement, grâce à mes études. J’ai acquis la conviction de la vérité du Christ. En Iran, je vivais en secret. Être ouvert n’était pas sans danger, mais comparé à l’Afghanistan, l’Iran était encore un peu plus libre. Au moins, là-bas, je pouvais respirer.
Bitter Winter : Étiez-vous en contact avec des communautés chrétiennes pendant votre séjour en Iran ?
Ahmad : Oui. J’étais en contact avec une église hors d’Iran. Par leur intermédiaire, je distribuais secrètement des Bibles. C’était risqué, mais je me sentais obligé de partager la Parole. J’ai également envoyé des courriels à des dizaines d’ organisations de défense des droits humains pour leur expliquer ma situation. La plupart n’ont jamais répondu. Quelques-unes ont répondu, mais ont dit ne pas pouvoir m’aider.
Bitter Winter : Qu’est-ce qui vous a poussé à retourner en Afghanistan ?
Ahmad : L’Iran a modifié sa politique d’immigration. J’ai été arrêté et expulsé vers l’Afghanistan de la manière la plus inhumaine qui soit. Sans procès, sans explication, juste une expulsion forcée. C’était il y a trois mois. Depuis, je vis dans une zone rurale de l’ouest de l’Afghanistan.
Bitter Winter : À quoi ressemble la vie d’un chrétien dans cette partie du pays ?
Ahmad : Il n’y a aucune sécurité. Aucune. Si ma foi est découverte, je risque d’être exécuté sur-le-champ. Sans procès, sans défense. J’ai un tatouage de croix sur le bras, ce qui m’empêche presque de sortir. Même quelques minutes me remplissent d’effroi. Les postes de contrôle des talibans sont partout. S’ils voient le tatouage, c’est fini.
Bitter Winter : quels types de contrôles sont en place ?
Ahmad : Les règles sont irrationnelles et brutales. Des gens, surtout des jeunes hommes, sont battus en public pour des raisons comme l’absence aux prières ou le non-respect des codes talibans. La semaine dernière, à Hérat, un jeune homme a été exécuté sans motif. Son corps a été traîné dans les rues pour semer la peur. Je l’ai vu. Je ne peux pas l’oublier. Je n’arrête pas de me demander : que me feraient-ils s’ils savaient que je suis chrétien ?
Bitter Winter : Comment la communauté locale vous traite-t-elle ?
Ahmad : Ils sont extrêmement fanatiques. Ils me demandent constamment pourquoi je n’assiste pas aux prières, pourquoi je ne vais pas à la mosquée et pourquoi je me comporte différemment. À plusieurs reprises, ils ont essayé de me forcer à prier avec eux. L’imam local vérifie quotidiennement qui fréquente la mosquée. Il signale les absences au service de renseignement des talibans – le ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice. J’ai déjà reçu des menaces de la part d’autres fidèles. Le message est clair : allez à la mosquée ou soyez dénoncé.
Bitter Winter : Cela ressemble à de la torture psychologique.
Ahmad : C’est vrai. Chaque jour, à chaque heure, je vis sous la peur, la répression et l’étouffement. Je subis une pression constante de la part des musulmans qui m’entourent. Je dois faire semblant, me cacher, mentir sur qui je suis. Et je vis avec la certitude qu’un jour, ma foi pourrait être dévoilée. Je pense constamment à ce moment. Que va-t-il se passer ? Serai-je traîné dans les rues comme ce jeune homme d’Hérat ?
Bitter Winter : Vous avez également partagé quelques photos avec nous. Pouvez-vous nous parler des risques encourus ?
Ahmad : Prendre des photos dans la rue est extrêmement dangereux. Les talibans sont partout, souvent vêtus de vêtements locaux, ce qui facilite mon identification. S’ils suspectent quelqu’un, ils le frappent publiquement au marché, puis le conduisent au poste de police. À l’intérieur, les gens sont torturés. Certains disparaissent tout simplement et ne reviennent jamais chez eux. C’est pourquoi je n’ai pu prendre que des photos limitées. J’espère que ce que j’ai réussi à fournir sera suffisant.
Bitter Winter : Quel message souhaitez-vous envoyer à la communauté internationale ?
Ahmad : Sous cette dictature répressive et terroriste, des centaines, voire des milliers, de chrétiens afghans et moi vivons cachés. Dès que notre foi est dévoilée, nous risquons la mort devant un tribunal. Personne ne nous prête attention. Aucune de nos voix n’est entendue. Nous sommes contraints d’aller à la mosquée, d’agir selon l’islam, et nous ne pouvons même pas nous déclarer chrétiens.
Nous existons. Mais nous sommes invisibles. Et nous sommes en danger.
Une première manifestation à Paris pour faire entendre la voix des chrétiens persécutés
Antonio
La place de la Nation, à Paris, a accueilli dimanche 28 septembre une manifestation contre la christianophobie.
29/09/25
À la suite du meurtre d’Ashur Sarnaya, chrétien d’Orient réfugié à Lyon, un groupe de jeunes créateurs de contenus chrétiens a décidé d'organiser le 28 septembre une manifestation inédite à Paris pour dénoncer la persécution des chrétiens en France et dans le monde. Quelques 1.500 personnes se sont ainsi retrouvés place de la Nation, estiment les organisateurs.
La place de la Nation, dans le XIIe arrondissement de Paris, a accueilli dimanche 28 septembre un rassemblement inédit : une manifestation pour interpeller l’opinion publique sur la christianophobie en France et dans le monde. Un événement pacifique, organisée par un collectif de jeunes chrétiens catholiques, protestants et orthodoxes, qui faisait suite à l’assassinat dramatique d’Ashur Sarnaya, un chrétien Irakien, handicapé, poignardé en plein direct à Lyon le 10 septembre dernier. Porté par une cinquantaine de bénévoles et soutenu par le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), la manifestation a tenu à rester apolitique et inclusif, invitant toute personne de bonne volonté, sans distinction de convictions, à se joindre à une démarche pour défendre le respect de la liberté de croyance et d’expression.
Les actes antichrétiens en augmentation en France, 86 sénateurs appellent à protéger les chrétiens et les lieux de culte en France
En France, sur les cinq premiers mois de l'année, 322 actes antichrétiens ont été enregistrés en France, soit une hausse de 13% par rapport à la même période l'an dernier. Face à cela, 86 sénateurs ont lancé un appel dans une tribune publiée par le site Boulevard Voltaire. Ils réclament notamment que les chrétiens soient protégés en France comme tous les autres croyants.
Les actes antichrétiens explosent. Incendies d’églises, vols d’objets liturgiques, agressions… Ces attaques progressent dans le silence médiatique, comparé à l’attention accordée aux atteintes visant d’autres religions. Face à cela, 86 sénateurs lancent un appel dans une tribune publiée par le site Boulevard Voltaire pour que les chrétiens soient protégés en France comme tous les autres croyants.
322 actes antichrétiens enregistrés en France sur les cinq premiers mois de l’année
A l’appui, un constat effrayant. Sur les cinq premiers mois de l’année, 322 actes antichrétiens ont été enregistrés en France. Une hausse de 13% par rapport à la même période l’année dernière.
En trois ans, les vols d’objets liturgiques sont en forte augmentation avec 820 cas signalés en 2024, contre 633 deux ans auparavant. Selon les informations d’Europe 1, les incendies visant les lieux de culte chrétiens ont eux aussi explosé. 50 faits en 2024, douze de plus qu’en 2023, soit une hausse de 30%.
27 églises vandalisées dans les Landes
Dans les Landes, en quelques semaines seulement, 27 églises ont été vandalisées ou profanées. À Lyon, un Irakien de 45 ans en fauteuil roulant et membre de la communauté assyro-chaldéenne a été assassiné début septembre devant son domicile.
Les 86 sénateurs, signataires de la tribune, réclament les mêmes moyens de protection pour tous. Des plateformes de signalement, des numéros d’alerte et des dispositifs d’accompagnement existent pour lutter contre l’antisémitisme et la haine anti-musulmans. En revanche, rien de semblable n’existe pour les actes antichrétiens.
Il est fêté le 30 septembre au martyrologe romain, le 3 octobre chez les Jésuites et le 10 octobre dans l'ancien calendrier.
Fils aîné du troisième duc de Gandie, Francisco de Borja naquit à Gandie (sud de Valence) le 28 octobre 1510. Il était par son père, Jean de Borja, l'arrière-petit-fils du pape Alexandre VI et, par sa mère, Jeanne d'Aragon, l'arrière-petit-fils du roi Ferdinand le Catholique. Orphelin de mère en, 1520, il fut élevé par son oncle maternel, Jean d'Aragon, archevêque de Saragosse, jusqu'à ce qu'on l'appelât à la cour de la reine Jeanne la Folle, à Tordesillas, comme page de la princesse Catherine, soeur de Charles-Quint. Quand l'infante Catherine épousa le roi Jean III de Portugal, François retourna à Saragosse pour étudier la philosophie (1525).
En 1528, il entra au service de Charles-Quint qui, en 1529, lui fit épouser une dame d'honneur de l'impératrice Isabelle, Eléonore de Castro, dont il aura huit enfants ; marquis de Llombai en 1530, grand veneur de l'Empereur et grand écuyer de l'Impératrice, Charles-Quint, lui confia la surveillance de la cour pendant la victorieuse campagne contre Tunis (1536), lui demanda de l'instruire en cosmographie, puis se l'adjoignit pendant l'expédition de Provence, et mit sous son influence l'infant Philippe.
De nature pieuse, fidèle à ses devoirs, le marquis de Llombai, pendant une convalescence, lut les homélies de S. Jean Chrysostome ; lors de la campagne de Provence il assista le poète Garcilaso de la Vega dans son agonie et, au retour, après une maladie dont il crut mourir, il prit la résolution de la confession et de la communion mensuelles. Quand l'Impératrice Isabelle mourut (1° mai 1539) il fut chargé de reconnaître et de conduire à Grenade son cadavre décomposé ce qui l'impressionna si profondément qu'il s'écria : Ah ! Je n'aurai jamais d'attachement pour aucun maître que la mort me puisse ravir et Dieu seul sera l'objet de mes pensées, de mes désirs et de mon amour !
Nommé par Charles-Quint vice-roi de Catalogne (26 juin 1539) François Borgia exerça sa charge avec prudence et énergie pendant quatre ans au bout desquels il devint grand majordome de la princesse Marie de Portugal, femme de l'infant Philippe, mais il ne remplit jamais les fonctions car la reine du Portugal ne voulait pas qu'Eléonore de Castro approchât sa fille qui mourut en donnant naissance à l'infant Don Carlos (12 juillet 1545). Quatrième duc de Gandie la mort de son père (17 décembre 1542), il présidait à plus de trois mille familles vassales, au marquisat de Llombai et à quatorze baronnies.
Eléonore de Castro mourut le 27 mars 1546. Le duc de Gandie, fort lié avec les premiers Jésuites qu'il protégeait de toute son influence, suivit les exercices de saint Ignace et résolut de faire vœu de chasteté et d'obéissance, puis d'entrer dans la Compagnie de Jésus (2 juin 1546) ; il fit secrètement sa profession solennelle (1° février 1548) et s’en vint étudier la théologie à l'université de Gandie qu'il avait fondée.
Le 31 août 1550, sous prétexte de gagner l'indulgence jubilaire de l'Année Sainte, François Borgia se rendit à Rome où il fut ordonné prêtre (23 mai 1551) et célébra sa première messe (1° août). Il fut envoyé prêcher au Pays Basque, puis au Portugal. En avril 1555, il était commissaire général de la Compagnie de Jésus en Espagne et au Portugal. Charles-Quint le choisit, conjointement avec l'infant Philippe, comme son exécuteur testamentaire. Appelé à Rome, il y arriva le 7 décembre 1561 et fut élu général de la Compagnie de Jésus le 2 juillet 1565.
Il mourut à Rome, le 30 septembre 1572, à minuit. Béatifié par Urbain VIII le 21 novembre 1624, il fut canonisé par Clément X le 12 avril 1671.
Je suis à la fois, disait Jérôme, philosophe, rhéteur, grammairien, dialecticien, expert en hébreu, grec et latin ; il fut aussi un polémiste redoutable, parfois injuste, tel ce jour où il invectiva saint Augustin, son cadet d’à peine cinq ans : Ecoute mon conseil, jeune homme : ne viens pas, dans l'arêne des Ecritures, provoquer un vieillard ! Tu troubles mon silence. Tu fais la roue avec ta science.
« Hierônumos en grec (celui dont le nom est sacré) ; Hieronymus, en latin, fils d'Eusèbe, je naquis à Stridon, ville maintenant détruite par les Goths, mais qui se situait alors sur les confins de la Dalmatie et de la Pannonie (Hongrie) », écrit-il, en 392, à la dernière page du De viris illustribus, ajoutant : « Je suis né chrétien, de parents chrétiens. Dès le berceau, je fus nourri du lait catholique. » Il dit encore de lui-même : « Je suis à la fois philosophe, rhéteur, grammairien, dialecticien, expert en hébreu, grec et latin. »
Enfant unique pendant treize ans, Jérôme fut terriblement gâté par les siens jusqu’à ce que naquissent sa sœur et son frère. Il étudia à Milan, puis à Rome où il suivit les cours du célèbre grammairien Aelius Donatus. Elève doué mais difficile et facétieux, Jérôme respira les parfums de cette ville puissante, maîtresse du monde, alors gouvernée par Julien l'Apostat. Admirateur de Cicéron, il déclamait les grands plaidoyers les exordes sonores qui lui servirent lors d’un stage auprès des tribunaux. Il se lia avec Bonose et Rufin, deux compagnons d'étude. Avec soin et à grands frais, il acquit des livres et, peut-être, goûta-t-il de furtifs amours au milieu des danses des jeunes filles romaines.
Cependant, confia-t-il dans son commentaire d’Ezéchiel (XI 5) « Quand j’étais à Rome, jeune étudiant ès-arts libéraux, j’avais accoutumé, le dimanche, avec d’autres de même âge et de même résolution, de visiter les tombeaux des apôtres et des martyrs. Souvent nous entrions dans ces cryptes creusées dans les profondeurs de la terre où l’on avance entre des morts ensevelis à droite et à gauche le long des parois. Tout est si obscur que la parole du Prophète est presque réalisée : qu’ils descendent vivants dans les enfers ! Ici et là, une clarté venue d’en-haut tempère l’horreur des ténèbres : moins une fenêtre qu’un trou foré, croirait-on, par la clarté qui tombe. Puis, pas à pas, on revient, et dans la nuit noire qui vous entoure, le vers de Virgile est obsédant : Tout suscite l’horreur et le silence même. » Il reçut le baptême, en 366, sans doute des mains du pape Libère.
Catéchèse de BENOÎT XVI consacrée à saint Jérôme lors de l'audience générale du mercredi 7 novembre 2007 :
Chers frères et soeurs!
Nous porterons aujourd'hui notre attention sur saint Jérôme, un Père de l'Eglise qui a placé la Bible au centre de sa vie: il l'a traduite en langue latine, il l'a commentée dans ses œuvres, et il s'est surtout engagé à la vivre concrètement au cours de sa longue existence terrestre, malgré le célèbre caractère difficile et fougueux qu'il avait reçu de la nature.
Saint Jérôme par Giotto (détail de la voûte de la basilique saint François à Assise)
Jérôme naquit à Stridon vers 347 dans une famille chrétienne, qui lui assura une formation soignée, l'envoyant également à Rome pour perfectionner ses études. Dès sa jeunesse, il ressentit l'attrait de la vie dans le monde (cf. Ep 22, 7), mais en lui prévalurent le désir et l'intérêt pour la religion chrétienne. Après avoir reçu le Baptême vers 366, il s'orienta vers la vie ascétique et, s'étant rendu à Aquilée, il s'inséra dans un groupe de fervents chrétiens, qu'il définit comme un "chœur de bienheureux" (Chron. ad ann. 374) réuni autour de l'Evêque Valérien. Il partit ensuite pour l'Orient et vécut en ermite dans le désert de Calcide, au sud d'Alep (cf. Ep 14, 10), se consacrant sérieusement aux études. Il perfectionna sa connaissance du grec, commença l'étude de l'hébreu (cf. Ep 125, 12), transcrivit des codex et des œuvres patristiques (cf. Ep 5, 2). La méditation, la solitude, le contact avec la Parole de Dieu firent mûrir sa sensibilité chrétienne. Il sentit de manière plus aiguë le poids de ses expériences de jeunesse (cf. Ep 22, 7), et il ressentit vivement l'opposition entre la mentalité païenne et la vie chrétienne: une opposition rendue célèbre par la "vision" dramatique et vivante, dont il nous a laissé le récit. Dans celle-ci, il lui sembla être flagellé devant Dieu, car "cicéronien et non chrétien" (cf. Ep 22, 30).
Les gens me demandent souvent ce qu'ils peuvent faire – ou ce que nous devrions tous faire – pour relever les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés, non seulement ceux qui sont évidents comme les guerres, les injustices, la pauvreté, etc., mais aussi les questions fondamentales sur ce qu'est la vie humaine et ce que signifie notre existence. Il n'y a pas de réponse simple, car le monde est compliqué, tout comme chaque vie humaine. Et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est ainsi que Dieu a choisi d'organiser les choses pour nous.
Il y a un passage célèbre dans le Seigneur des Anneaux de Tolkien, où Frodon déplore que l'Anneau soit venu à lui et que la communauté ait été appelée à le détruire :
« J'aurais préféré que cela ne se produise pas de mon vivant », dit Frodon.
« Moi aussi, dit Gandalf, et tous ceux qui vivent pour voir de tels moments. Mais ce n'est pas à eux d'en décider. Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous allons faire du temps qui nous est donné. »
Il n'y a pas de réponse simple, mais il y en a une facile à comprendre, même si elle est parfois difficile à mettre en pratique. Mais personne n'a jamais dit que vivre une vie chrétienne serait facile.
Je crois que la première réponse pour nous tous est de reconnaître qu'il y aura – et qu'il doit y avoir – d'innombrables initiatives de toutes sortes pour répondre à notre situation. Et vu la situation actuelle, nous ne devons pas nous attendre à ce que le gouvernement, le Vatican, la hiérarchie ou d'autres grandes entités les lancent. Aid for Women a été fondée juste après l'affaire Roe v. Wade. Une initiative laïque comme celle-ci n'est pas seulement très catholique, elle est aussi très américaine. Nous voyons quelque chose qui doit être fait et nous retroussons nos manches.
Il existe au moins deux grandes catégories d'initiatives de ce type, l'une étant un ministère d'action, l'autre étant similaire, un ministère de vérité. Nous devons travailler dans les deux domaines autant que les dons que Dieu nous a accordés nous le permettent.
Voici ce que dit saint Paul aux Éphésiens :
Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. [...] C'est Christ lui-même qui a donné les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les pasteurs et les docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'hommes de perfection, à la mesure de la stature parfaite de Christ.
Cela ne s'appliquait pas seulement à l'époque. C'est aujourd'hui une vérité vivifiante, même si c'est aussi une tâche intimidante.
Cependant, on peut voir tout cela d'une autre manière : Dieu a une haute opinion de nous, plus élevée que celle que nous avons de nous-mêmes. Il croit que nous pouvons faire des choses que nous ne croyons pas pouvoir faire. (Et en vérité, une vie sans défis importants serait une vie ennuyeuse). Ainsi, même si nous ressentons un immense fossé entre ce que nous pouvons faire et ce que nous pensons devoir faire, nous pouvons également reconnaître que nous nous entraînons pour quelque chose que nous ne pouvons pas vraiment imaginer. Le genre de paix parfaite, d'illumination et d'amour que Dieu avait initialement prévu pour nous.
C.S. Lewis appelait cela le « poids de la gloire », une expression magnifique qui nous rappelle que nous allons être accablés par des défis afin de pouvoir nous élever – un paradoxe typique du christianisme. Lewis décrit cela comme « un fardeau si lourd que seule l'humilité peut le porter, et que le dos des orgueilleux sera brisé ».
Ce à quoi nous sommes confrontés aujourd'hui, c'est la reconversion de toute notre société, un peu comme les premiers chrétiens ont converti l'Empire romain. Nous savons que les chrétiens pratiquaient une charité ostensible, prenant soin des personnes âgées, des malades, des pauvres, des marginalisés, des prisonniers, des bébés dont personne ne voulait. Beaucoup se sont convertis au christianisme grâce à ces œuvres de miséricorde et d'amour corporelles. Vous perpétuez cette tradition.
Le pape Léon XIV proclamera saint John Henry Newman docteur de l'Église le 1er novembre
Avec cette proclamation, le saint deviendra le 38e docteur de l’Église, rejoignant un groupe restreint de saints reconnus pour leur contribution durable à la théologie et à la spiritualité catholiques.
Saint John Henry Newman vers la fin de sa vie, en 1887. (photo : Babouba / Wikimedia Commons)
Le pape Léon XIV a annoncé dimanche qu'il proclamerait saint John Henry Newman docteur de l'Église le 1er novembre, solennité de la Toussaint.
« Je confèrerai le titre de docteur de l'Église à saint John Henry Newman, qui a apporté une contribution décisive au renouveau de la théologie et à la compréhension de la doctrine chrétienne dans son développement, dans le contexte du Jubilé du monde de l'éducation », a déclaré le Pape après avoir célébré la messe du Jubilé des catéchistes sur la place Saint-Pierre.
Avec cette proclamation, Newman deviendra le 38e docteur de l'Église, rejoignant ainsi un groupe restreint de saints reconnus pour leur contribution durable à la théologie et à la spiritualité catholiques. Il est particulièrement reconnu pour ses réflexions sur le développement de la doctrine et le rôle de la conscience.
Théologien anglais du XIXe siècle, Newman fut d'abord un prêtre anglican renommé avant d'entrer dans l'Église catholique en 1845, sous la direction du bienheureux Dominique Barberi. Ordonné prêtre catholique deux ans plus tard, il fonda l'Oratoire Saint-Philippe-Néri en Angleterre et fut créé cardinal par le pape Léon XIII en 1879.
On l'a appelé « le procès du siècle » – un surnom ou une épithète qu'il partage, non sans une certaine ironie, avec plusieurs autres procès des deux dernières décennies – mais il a le droit de revendiquer ce titre dans la mesure où il représente la première fois dans l'histoire qu'un cardinal est accusé d'être jugé devant le tribunal pénal ordinaire de l'État de la Cité du Vatican.
Quoi qu'il en soit, le procès du cardinal Giovanni Angelo Becciu et consorts risque fort de devenir l'un des héritages les plus épineux laissés par le pape François . La phase d'appel du procès s'est ouverte la semaine dernière et a déjà donné lieu à deux rebondissements dramatiques.
L'affaire contre Becciu concerne la gestion des fonds relevant de la compétence de la Secrétairerie d'État, où Becciu a servi pendant des années sous François en tant que Sostituto – en fait, le chef de cabinet papal – et comprend un groupe remarquable de coaccusés, sur lesquels nous n'avons pas besoin d'en dire beaucoup ici.
Le premier rebondissement de la semaine dernière a été l'acceptation par la Cour d'appel, présidée par Mgr Alejandro Arellano Cedillo, de la demande de récusation du Promoteur de Justice du Vatican (le procureur de la Cité du Vatican) . Cette demande fait suite à la révélation, l'été dernier, d'une série de conversations montrant comment Mgr Alberto Perlasca avait été « assisté » (voire manipulé) dans son témoignage. Le statut de témoin clé de Mgr Perlasca avait été considérablement réduit dans le jugement, même si ce sont ses propres reconstitutions qui ont constitué la base du dossier de l'accusation.
Le deuxième rebondissement a été le rejet par la Cour de l'appel du Promoteur de Justice du Vatican, qui avait demandé à la Cour d'annuler certains verdicts de non-culpabilité prononcés contre certains accusés pour certaines accusations, et de réexaminer les peines prononcées contre d'autres. La Cour d'appel a jugé que l'appel du Promoteur avait été déposé entaché d'un vice de procédure et hors délai, permettant à la défense de plaider son irrecevabilité. La Cour a accepté l'argument de la défense.
La procédure d'appel se poursuit, bien sûr, mais progresse lentement. La Cour suprême du Vatican devra se prononcer sur la récusation du promoteur de justice Alessandro Diddi, qui s'est depuis suspendu du procès . L'appel ne sera examiné que si les demandes de la défense sont acceptées, ce qui signifie que la peine prononcée en première instance ne peut être aggravée.
Ces deux événements dramatiques témoignent toutefois d'un changement substantiel du climat au Vatican. Le pape François souhaitait que le procès soit mené à son terme , intervenant même par quatre rescrits pour « faciliter » l'enquête, et avait une confiance totale dans le procureur du Vatican. Trois réformes importantes du système judiciaire vatican sous le pape François ont également renforcé la position du promoteur, même au détriment d'un équilibre normal des pouvoirs, sachant que le promoteur de la justice est le même en première instance et en appel.
Avec le pape François , le tribunal aurait probablement été appelé à « inventer » une formule pour maintenir à flot le dossier de l’accusation, en mettant de côté les demandes de la défense.
Ce n'est plus le cas, car l'attitude du président de la Cour d'appel, Arellano, semble également viser à rééquilibrer le fonctionnement de la justice vaticane . En quatre jours d'audience, Arellano ne s'est pas contenté d'écouter la défense et de laisser ces deux événements dramatiques se produire. Il a opéré, presque inaperçu, un changement de paradigme substantiel.
Lu et entendu ce 29 septembre, en la fête de l’archange saint Michel, sur le site web « aleteia » :
Le Chœur St Michel à Paris, chœur de jeunes hommes chrétiens, a mis en musique la prière d’exorcisme à St Michel de Léon XIII, prière qu’ils chantent à chaque répétition : « saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la perfidie et les embûches du démon ; que Dieu étende sur lui son empire, nous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la Milice céleste, refoulez en enfer, par la vertu divine, Satan et les autres esprits mauvais qui errent dans le monde pour la perte des âmes ».
Prière composée par le pape Léon XIII (1878-1903), à la suite d’une extase durant laquelle il aurait entendu Satan demander à Jésus-Christ de lui laisser un siècle pour parvenir à détruire l’Église catholique romaine, ce que Jésus lui accorda. Elle a été récitée à la fin de chaque messe basse jusqu’à Vatican II, et demandée par le pape François en octobre 2018.
Les saints archanges manifestent la toute puissance bienveillante de Dieu. Michel se dresse face à Satan demande :"Qui est comme Dieu ?" Gabriel "force de Dieu" qui annonce la Vie et Raphaël "Dieu guérit" accompagne nos vies de Sa bonté. (Mgr Aupetit)
Rien n’est assurément plus mystérieux que le culte des anges dont les origines plongent dans la nuit des temps. Nous savons que si les anges se présentèrent aux hommes comme des messagers de Dieu, ils sont avant tout, de purs esprits qui se déploient dans une dimension étrangère à notre espace, sans être soumis à la durée ni au rythme du temps. L’ordinaire de la vie immortelle de ces créatures personnelles, pour parler comme Jésus, est de contempler sans cesse la face du Père qui est aux cieux1, bonheur dont ils s’éloignent par amour de Dieu et des hommes, pour porter la parole de l’un aux autres. « Ange, dit saint Augustin, désigne la fonction non pas la nature. Tu demandes comment s’appelle cette nature ? Esprit. Tu demandes la fonction ? Ange. D’après ce qu’il est, c’est un esprit, d’après ce qu’il fait, c’est un ange.2 »
Tout au long de l’Ancien Testament, les anges sont présents pour instruire, protéger, réconforter et conduire les hommes. Après l’expulsion de nos premiers parents, l’ange à l’épée flamboyante interdit l’entrée du Paradis terrestre3. Un ange consola Agar dans le désert4. C’est un ange qui arrêta le bras d’Abraham prêt à immoler Isaac5. Avant que Sodome fût détruite par le feu du ciel, un ange fit sortir Loth et sa famille de la ville6. Le patriarche Jacob vit en songe des multitudes d’anges monter et descendre l’échelle qui allait de la terre au ciel7. Dieu envoya un ange pour conduire à travers le désert les Hébreux vers la Terre Promise8. Elie fut réconforté dans le désert par un ange9.