Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

BELGICATHO - Page 1199

  • Et pourquoi pas autoriser l'avortement après la naissance ?

    IMPRIMER

    « SI L'AVORTEMENT EST AUTORISÉ, L'INFANTICIDE DOIT L'ÊTRE » : DES CHERCHEURS AUSTRALIENS RÉCLAMENT L’AVORTEMENT POST-NATAL

     de genethique.org

    Des chercheurs australiens soutiennent que l’avortement devrait être autorisé même après la naissance, « dans les cas où un bébé est né avec une déficience inconnue auparavant ou dans le cas où une mère refuse de s’occuper de lui ». L'équipe de Monash et de l'Université de Melbourne prône l’avortement post-natal pour les bébés handicapés comme pour les bébés en bonne santé : cela inclut « les cas où le nouveau-né a le potentiel de mener une vie (au moins) acceptable, alors que le bien-être de la famille est menacé ».

    « Un grave problème philosophique se pose lorsque les mêmes conditions qui auraient justifié l'avortement sont connues après la naissance. Dans de tels cas, nous devons évaluer les faits afin de décider si les mêmes arguments qui s'appliquent à la mise à mort d'un fœtus humain peuvent également s'appliquer de manière cohérente à la mise à mort d'un humain nouveau-né », rapporte le Daily Telegraph.

    L’article des chercheurs, intitulé Avortement après la naissance : pourquoi le bébé devrait-il vivre ?, a été publié dans le Journal of Medical Ethics. Il a été très fortement critiqué, malgré le soutien du rédacteur en chef de la revue, Julian Savulescu. « Les auteurs affirment de manière provocante qu'il n'y a pas de différence morale entre un fœtus et un nouveau-né. Leurs capacités sont similaires. Si l'avortement est autorisé, l'infanticide doit l'être », a-t-il expliqué dans sa réponse publique.

    Sources: Sarts at 60 (02/10/2018)

  • Le cannabis aurait des «effets négatifs et persistants» sur les capacités cognitives des adolescents

    IMPRIMER

    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Le cannabis aurait des «effets négatifs et persistants» sur les capacités cognitives des ados

    La consommation de cannabis provoque des « effets négatifs et persistants » plus graves que ceux de l’alcool sur les capacités mentales des adolescents, selon une étude réalisée par des chercheurs du CHU Sainte-Justine et de l’Université de Montréal.

    Cette étude vient d’être publiée dans l »American Journal of Psychiatry.

    Elle démontre que « les effets concomitants et persistants de la consommation de cannabis chez les adolescents peuvent être observés sur des fonctions cognitives importantes et semblent être plus prononcés que ceux observés pour l’alcool », a écrit l’Université de Montréal, mercredi, sur son portail.

    Pour les besoins de l’étude, les chercheurs se sont intéressés à 3826 adolescents fréquentant 31 écoles secondaires de la région de Montréal.

    « Très peu d’études ont été conçues pour étudier cette question du point de vue du développement. Notre étude est unique en ce sens, car elle a suivi un large échantillon d’élèves de la première à la quatrième année du secondaire », a indiqué la professeure Patricia Conrod, auteure principale de l’étude et chercheuse au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal.

    Autre conclusion de l’étude : la consommation de cannabis est un facteur de risque dans le développement d’autres dépendances.

    « Certains de ces effets (sur les autres dépendances) sont encore plus prononcés lorsque la consommation commence précocement à l’adolescence », a précisé Jean-François G. Morin, un des coauteurs de l’étude et étudiant au doctorat à l’Université de Montréal.

    Lire la suite

  • Le post-modernisme : la maladie dont souffre l'Eglise

    IMPRIMER

    De Sandro Magister en traduction française sur le site diakonos.be :

    La maladie de l’Église se nomme post-modernisme. Le diagnostic d’un théologien

    Je reçois et je transmets. L’auteur, un ancien membre des Franciscains de l’Immaculée, enseigne la théologie dogmatique à la Faculté de théologie de Lugano, en Suisse, et sert actuellement au en Angleterre, à la Saint Mary’s Church de Gosport, dans le diocèse de Portsmouth.  Parmi ses ouvrages, publiés en italien et en anglais, figure ce titre : “Il Vaticano II, un concilio pastorale. Ermeneutica delle dottrine conciliari”, 2016.

    La relation qu’il établit entre les racines de la crise actuelle et la contestation au sein de l’Église de l’encyclique « Humanae vitae », un texte majeur du magistère de Paul VI, le pape qui sera canonisé dimanche 14 octobre, est particulièrement d’actualité.

    *

    Aux racines de la crise actuelle

    de Serafino M. Lanzetta

    La Sainte Mère Église, est confrontée à une crise sans précédents dans toute son histoire. Les abus en tous genres, particulièrement dans la sphère sexuelle, ont toujours existé au sein du clergé.  Toutefois, l’épidémie actuelle correspond à la juxtaposition d’une crise morale et d’une crise doctrinale dont les racines sont plus profondes que de simples écarts de conduite de la part de certains membres de la hiérarchie et du clergé.  Il faut gratter un peu la surface et creuser en profondeur.  La confusion doctrinale provoque le désordre moral et vice-versa ; les abus sexuels ont proliféré pendant des années en profitant du laisser-aller, au point d’en venir à transformer silencieusement la doctrine relative à la morale sexuelle en un fait anachronique.

    Sans aucun doute, comme l’a dit l’évêque anglais Philip Egan de Portsmouth, cette crise s’étend sur trois niveaux : “primo, une longue liste de péchés et de crimes commis envers des jeunes de la part de membres du clergé ; secundo, les cercles homosexuels qui gravitent autour de l’archevêque Theodore McCarrick mais qui se trouvent également dans d’autres milieux de l’Église ; et tertio, la mauvaise gestion et la couverture de tout cela par la hiérarchie depuis les plus hautes sphères”.

    Jusqu’où faut-il remonter pour identifier les racines de cette crise? On peut essentiellement identifier deux causes principales de nature morale. L’une d’entre elles est liée de manière lointaine au problème qui afflige l’Église, une autre de manière plus directe.

    *

    Lire la suite

  • Belgique : les Frères de la Charité pro-euthanasie ont été démis de leurs fonctions

    IMPRIMER

    EN BELGIQUE, LES FRÈRES DE LA CHARITÉ PRO-EUTHANASIE DÉMIS DE LEURS FONCTIONS

     de genethique.org

    En Belgique, les Frères de la Charité qui pratiquaient des euthanasies n’auront plus pour responsables les Frères Luc Lemmens et Veron Raes, jugés « désobéissants » par leur supérieur René Stockman. Ces derniers l’ont appris il y a une semaine.

    Dans ce pays, les Frères de la Charité gèrent douze centres psychiatriques et comptent 13.000 salariés dans des institutions de soins et dans l'enseignement. En mars 2018, ceux-ci avaient approuvé un texte ouvrant l’euthanasie aux personnes qui ne sont pas en phase terminale, déclenchant un conflit avec leur hiérarchie à Rome. Les deux Frères responsables ne seront finalement pas reconduits dans leurs fonctions. Ils sont par ailleurs accusés « d'avoir détourné un million d'euros de la confrérie pour créer une fondation privée ».

    Voir aussi :

    Mieux vaut tard que jamais… Le 12 septembre 2017, l’organisation des Frères de la Charité en Belgique avait déclaré qu’elle ne reviendrait pas sur sa décision, prise en mars de la même année, d’autoriser la pratique de l’euthanasie au sein de la quinzaine d’établissements psychiatriques placés sous sa responsabilité et qu’elle ne suivrait pas les recommandations de Rome ni du Frère Stockman, supérieur général de l’ordre, lui demandant de revenir sur sa décision, jugée contraire à l’enseignement de l’Église catholique. Le Généralat des Frères de la Charité à Rome avait répliqué, le jour même (dans un texte un peu alambiqué) que le Supérieur général de la Congrégation restait prêt à « dialoguer » pourvu que ce dialogue porte sur le fait qu’il s’agit ou non d’appliquer l’euthanasie dans les murs des Frères de la Charité, et non pour trouver un « modus vivendi ». Néanmoins, précisait le communiqué, le Supérieur général présentera de nouveau la situation actuelle « aux autorités compétentes du Vatican » avant de prendre d’autres mesures qui devraient intervenir la semaine du 25 septembre 2017. Ces autorités vaticanes auraient elles alors gelé le dossier, empêchant le Frère Stockman d’agir dans le délai prévu ?

    JPSC

  • Les médecins canadiens affirment que la neutralité en matière d'euthanasie est un permis de tuer

    IMPRIMER

    Collectif des médecins contre l'euthanasie : les médecins canadiens ne tueront pas (source)

    Communiqué

    REYKJAVIK, Islande, October 1, 2018 /PRNewswire/ --

    Alors que les délégués de l'Association médicale mondiale (AMM) se réunissent à Reykjavik, en Islande, pour leur Conférence sur l'éthique médicale et leur Assemblée générale annuelle, les médecins canadiens s'élèvent contre une position éthique soi-disant neutre sur l'euthanasie.

    Les médecins canadiens affirment que la neutralité en matière d'euthanasie est un permis de tuer.

    L'Association médicale canadienne (AMC) et la Société royale néerlandaise pour la promotion de la médecine (KNMG) présentent une motion demandant à l'AMM de prendre une position neutre sur l'éthique de l'euthanasie et du suicide assisté. L'AMM a longtemps rejeté ces actes comme étant contraires à l'éthique. Seuls six pays sur 200 (3 %) dans le monde autorisent les médecins à causer intentionnellement la mort, et la grande majorité des associations médicales nationales s'y opposent.

    En tant que médecins canadiens, nous affirmons que la position de l'AMC ne reflète pas nos opinions et notre expérience, et qu'une position neutre est illogique et indéfendable.

    L'abandon par l'AMC de sa politique de longue date contre l'euthanasie et le suicide assisté, et l'adoption d'une position neutre ont influencé la décision de la Cour suprême du Canada en 2015, qui a conduit à la loi de 2016 autorisant l'euthanasie et le suicide assisté.

    Depuis lors, des pressions constantes s'exercent pour normaliser et étendre ces pratiques et pour abandonner les mesures de sécurité mises en place pour protéger les personnes vulnérables. Le gouvernement envisage d'étendre l'euthanasie et l'aide au suicide aux enfants et aux personnes atteintes de maladie mentale et de troubles cognitifs. Les médecins et les hôpitaux subissent des pressions pour pratiquer l'euthanasie ou y faire référence, même lorsque cela viole leurs principes fondamentaux.

    Le Dr Paul Saba, un médecin de famille de Montréal, affirme : « Les gens ont besoin d'aide pour vivre, pas pour se suicider ».

    La Dr Catherine Ferrier, présidente du Collectif des médecins contre l'euthanasie, met en garde l'AMM contre une position neutre sur l'euthanasie et le suicide assisté, soulignant que la « neutralité » de l'AMC a immédiatement conduit à la promotion de l'euthanasie et du suicide assisté dans les forums nationaux et internationaux.

    Le Collectif des médecins contre l'euthanasie cherche à garantir des soins médicaux de qualité et une prise de décision respectueuse aux patients vulnérables, en particulier à ceux qui risquent d'être poussés à mettre fin prématurément à leurs jours par le biais de l'euthanasie ou du suicide assisté, et il vise aussi à protéger l'intégrité professionnelle de tous les travailleurs de la santé.  

    http://www.collectifmedecins.org/en

    En lire plus: http://www.lelezard.com/communique-18288892.html

  • "Si la personne se sent aimée, respectée, acceptée, l’ombre négative de l’euthanasie disparaît..."

    IMPRIMER

    De zenit.org :

    Le miracle, c’est de trouver dans le malade un frère, affirme le pape

    Séminaire sur l’éthique dans la gestion de la santé (Traduction intégrale)

    « Le miracle ne consiste pas à faire l’impossible ; le miracle, c’est de trouver dans le malade, dans la personne sans défense que nous avons devant nous, un frère. »

    C’est ce qu’a expliqué le pape François en s’adressant en espagnol aux participants au IVe séminaire sur l’éthique dans la gestion de la santé qui se tient au Vatican du 1er au 5 octobre 2018. Le pape les a reçus ce lundi matin, 1er octobre, au Palais apostolique.

    « Nous sommes appelés à reconnaître dans celui qui reçoit les prestations l’immense valeur de sa dignité en tant qu’être humain, en tant qu’enfant de Dieu », a déclaré le pape qui a voulu réfléchir sur « trois mots » : « miracle, soin et confiance ».

    Le pape a invité tous ceux qui travaillent dans le domaine de la gestion de la santé à être « courageux et généreux » dans leurs « résolutions, plans et projets et dans l’emploi des moyens économiques et techno-scientifiques ». « Ceux qui en bénéficieront, surtout les plus pauvres sauront apprécier vos efforts et vos initiatives », a-t-il souligné.

    Et de plaider pour les soins palliatifs: « Nous vivons pratiquement à un niveau mondial une forte tendance à la légalisation de l’euthanasie. Nous savons que quand on offre un accompagnement humain serein et participatif, le patient chronique grave ou le malade en phase terminale perçoit cette sollicitude. Même dans ces circonstances difficiles, si la personne se sent aimée, respectée, acceptée, l’ombre négative de l’euthanasie disparaît ou devient presque inexistante. »

    Le pape a aussi encouragé tous les participants du séminaire dans leur « tâche d’apporter à tant de personnes et à tant de familles l’espérance et la joie qui leur manquent ».

    Voici notre traduction du discours du pape François.

    MD

    Discours du pape François

    Excellences, Mesdames et Messieurs,

    Je vous souhaite la bienvenue à cette rencontre et je remercie Mgr Alberto Bochatey, o.s.a., évêque auxiliaire de La Plata, président de la Commission de la Santé de la Conférence épiscopale argentine, Mr Cristian Mazza, président de la fondation Consenso Salud, et les organismes que vous représentez, pour l’opportunité de ce séminaire qui, avec le soutien de l’Académie pontificale pour la vie, est organisé pour aborder des questions du domaine de la santé qui sont d’une grande importance dans la société, à partir d’une réflexion éthique basée sur le Magistère de l’Église.

    Le monde de la santé en général, et en particulier en Amérique latine, vit une époque marquée par la crise économique ; et les difficultés dans le développement de la science médicale et dans l’accès aux thérapies et aux médicaments plus adéquats peuvent nous faire tomber dans le découragement. Mais le soin de nos frères ouvre notre cœur pour accueillir un don merveilleux. Dans ce contexte, je vous propose trois mots pour notre réflexion : miracle, soin et confiance.

    Les responsables des institutions d’assistance me diront à juste titre qu’on ne peut pas faire de miracles et qu’il faut admettre que le bilan coût-bénéfice suppose une distribution des ressources et qu’en outre les crédits sont conditionnés par une myriade de questions médicales, légales, économiques, sociales et politiques, ainsi qu’éthiques.

    Toutefois, le miracle ne consiste pas à faire l’impossible ; le miracle, c’est de trouver dans le malade, dans la personne sans défense que nous avons devant nous, un frère. Nous sommes appelés à reconnaître dans celui qui reçoit les prestations l’immense valeur de sa dignité en tant qu’être humain, en tant qu’enfant de Dieu. Ce n’est pas quelque chose qui peut, tout seul, délier tous les nœuds qui existent objectivement dans les systèmes, mais cela créera en nous la disposition pour les dénouer autant que cela nous est possible et en outre cela donnera lieu à un changement intérieur et de mentalité en nous et dans la société.

    Cette conscience – si elle est profondément enracinée dans notre substrat social – permettra que se créent les structures législatives, économiques et médicales nécessaires pour aborder les problèmes qui pourront surgir. Les solutions ne doivent pas être identiques à tous les moments et dans toutes les réalités, mais elles peuvent naître de la combinaison entre public et privé, entre législation et déontologie, entre justice sociale et initiative entrepreneuriale. Le principe inspirateur de ce travail ne peut pas être autre que la recherche du bien. Ce bien n’est pas un idéal abstrait mais une personne concrète, un visage qui souffre très souvent. Soyez courageux et généreux dans vos résolutions, plans et projets et dans l’emploi des moyens économiques et techno-scientifiques. Ceux qui en bénéficieront, surtout les plus pauvres, sauront apprécier vos efforts et vos initiatives.

    Le second mot est soin. Soigner les malades n’est pas simplement l’application aseptisée de médicaments et de thérapies appropriées. Et sa première signification ne se limite pas à chercher le recouvrement de la santé. Le verbe latin « soigner » veut dire : assister, se préoccuper, prendre soin, être responsable de l’autre, du frère. Nous devrions beaucoup apprendre de cela, nous, « curas » (curés) parce que c’est à cela que nous appelle Dieu. Nous, « curas », nous sommes là pour prendre soin, pour soigner.

    Cette disposition du personnel de la santé est importante dans tous les cas, mais elle se perçoit peut-être avec une plus grande intensité dans les soins palliatifs. Nous vivons pratiquement à un niveau mondial une forte tendance à la légalisation de l’euthanasie. Nous savons que quand on offre un accompagnement humain serein et participatif, le patient chronique grave ou le malade en phase terminale perçoit cette sollicitude. Même dans ces circonstances difficiles, si la personne se sent aimée, respectée, acceptée, l’ombre négative de l’euthanasie disparaît ou devient presque inexistante, puisque la valeur de son être se mesure sur la base de sa capacité à donner et à recevoir de l’amour, et non sur la base de sa productivité.

    Il est nécessaire que les professionnels de la santé et ceux qui se dévouent à l’assistance sanitaire, s’engagent dans une mise à jour constante des compétences nécessaires, afin de pouvoir répondre toujours à leur vocation de ministres de la vie. La Nouvelle Charte des Personnels de la santé (ncas) est pour vous un instrument utile de réflexion et de travail et un élément qui peut aider dans le dialogue entre les initiatives et les projets privés et d’État, nationaux et internationaux. Ce dialogue et ce travail conjoint enrichit concrètement les prestations dans le domaine de la santé et rejoint les nombreux besoins et urgences médicales de notre peuple latino-américain.

    Le troisième mot est confiance, que nous pouvons distinguer dans différents domaines. Avant tout, comme vous le savez, c’est la confiance du malade en lui-même, dans la possibilité de se soigner, parce qu’une grande partie du succès de la thérapie en dépend. Il n’est pas moins important pour le travailleur de pouvoir exercer sa fonction dans un contexte serein et cela ne peut être séparé du fait de savoir que l’on fait ce qui est juste, ce qui est humainement possible, en fonction des ressources à disposition. Cette certitude doit se baser sur un système durable d’attention médicale, où tous les éléments qui le forment, gérés par une saine subsidiarité, s’appuient les uns sur les autres pour répondre aux besoins de la société dans son ensemble et du malade dans sa singularité.

    Il est très difficile de se mettre entre les mains d’une personne, surtout lorsque notre propre vie est en jeu ; toutefois, la relation avec le médecin ou l’infirmière a toujours été fondée sur la responsabilité et sur la loyauté. Aujourd’hui, à cause de la bureaucratisation et de la complexité du système de santé, nous courons le risque que ce soit les termes du « contrat » qui établissent ce rapport entre le patient et le personnel médical, en trahissant ainsi cette confiance.

    Nous devons continuer de lutter pour maintenir intègre ce lien d’humanité profonde, puisqu’aucune institution d’assistance ne peut, seule, remplacer le cœur humain ni la compassion humaine (cf. saint Jean-Paul II, Motu Proprio Dolentium hominum, 11 février 1985 ; ncas, n.3). La relation avec le malade exige donc du respect pour son autonomie et un fort apport de disponibilité, attention, compréhension, complicité et dialogue, pour être l’expression d’un engagement assumé comme un service (cf. ncas, n.4).

    Je vous encourage dans votre tâche d’apporter à tant de personnes et à tant de familles l’espérance et la joie qui leur manquent. Que notre Vierge sainte, Santé des malades, vous accompagne dans vos idéaux et vos travaux et qu’elle, qui a su accueillir la Vie, Jésus, en son sein, soit pour vous tous un exemple de foi et de courage. Du plus profond de mon cœur je vous bénis tous. Que Dieu, Père de tous, donne à chacun de vous la prudence, l’amour, la proximité à l’égard du malade pour que vous puissiez remplir vos devoirs avec une grande humanité. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Merci.

    © Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

  • Bruxelles, 16 octobre : reprise du cycle "Philo à Bruxelles" avec Stéphane Mercier

    IMPRIMER

    Sans titre.jpg

    Sans titre.jpg

  • François d'Assise (4 octobre)

    IMPRIMER

    15477662.jpgDe missel.free.fr

    Grâce aux multiples rameaux de 1a famille franciscaine, Saint François d'Assise est assurément le maître spirituel qui a le plus profondément influencé la conscience religieuse populaire en Occident, singulièrement en ce qui touche la dévotion eucharistique. Des Opuscules qui rassemblent les écrits de Saint François d'Assise, on peut extraire une dizaine de textes particulièrement édifiants pour la piété eucharistique.

    Deux des vingt-huit Admonitions, que l'on s'accorde à considérer comme les premières instructions de Saint François d'Assise à ses frères, parlent de l'Eucharistie. Dans la premièreAdmonition, il range parmi les damnés, la « race charnelle » de ceux « qui ne voient pas et ne croient pas, selon l'Esprit et selon Dieu, que ce soit là réellement les très saints Corps et Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui, chaque jour, s’humilie, exactement comme au jour où, quittant son palais royal, il s'est incarné dans le sein de la Vierge. » Ces gens sont condamnés parce que la dureté de leur coeur les empêche de contempler, c'est-à-dire de chercher à voir, « avec les yeux de l’esprit » ce qu'ils regardent avec leurs yeux de chair : « nous aussi, lorsque de nos yeux de chair, nous voyons le pain et le vin, sachons voir et croire fermement que nous avons là le Corps et le Sang très saints du Seigneur vivant et vrai. » Il est bien clair, dans la démarche spirituelle de Saint François d'Assise, que voir au-delà de ce que l'on regarde s'acquiert par l'effort du fidèle qui se veut accorder à l'Esprit Saint qui réside en lui, « c'est donc 1' Esprit du Seigneur, habitant ceux qui croient en lui, qui reçoit le Corps et le Sang très saints du Seigneur. Tous les autres, qui n'ont point part à cet Esprit et qui osent le recevoir, mangent et boivent leur condamnation. »

    Lire la suite

  • Traditionalistes à la mode de Bretagne

    IMPRIMER

    Vu sur le site web « salon beige » :

     

    Plus de six cents fidèles assistèrent, dimanche dernier 30 septembre à Sainte-Anne-d’Auray, à la messe de clôture du premier « Pèlerinage pour la Bretagne ». Messe solennelle, dans une nef comble, célébrée au maître-autel de la basilique. Orgue et bombarde soutenaient les cantiques bretons chantés par une foule fervente. Des pèlerins de toute la Bretagne historique avaient marché durant deux jours pour honorer sainte Anne, patronne de leur pays et de leurs familles.

    Organisé par l’association Feiz e Breizh (Foi en Bretagne), ce pèlerinage novateur, ouvert à tous, se veut avant tout missionnaire. Il repose sur l’esprit de tradition et de chrétienté, dans un esprit d’attachement à la langue bretonne et d’enracinement. D’ores et déjà, Feiz e Breizh donne rendez-vous l’année prochaine – pour la seconde édition de ce pèlerinage – à tous les Bretons de cœur !

    www.feiz.bzh

     Ref. Succès du premier pèlerinage pour la Bretagne

    JPSC

     

  • Du silence de l'âme unie à Jésus au silence de Dieu dans sa gloire...

    IMPRIMER

    Du site de l'Homme Nouveau :

    Cardinal Sarah : Le chant grégorien, 
    du silence de l'âme unie à Jésus au silence de Dieu dans sa gloire

    Rédigé par Son Eminence le Cardinal Robert Sarah le  dans Religion

    Cardinal Sarah : Le chant grégorien, <br>du silence de l'âme unie à Jésus au silence de Dieu dans sa gloire

    Les 22 et 23 septembre derniers, à l’occasion de l'Assemblée Générale de l'association Pro Liturgia (association fondée en 1988 qui milite pour l’application exactes des décisions du Concile Vatican II) dans l'Ain, Son Éminence le Cardinal Robert Sarah a adressé aux membres un message de reconnaissance et d'encouragement. À cette occasion le Cardinal a développé un élément essentiel du chant grégorien et qui peut sembler paradoxal : le silence sacré. Afin de faire profiter nos lecteurs de cette réflexion nous vous publions le texte complet ci-dessous :

    Chers amis de l’association Pro Liturgia,

    Je suis heureux de vous adresser ce message d’encouragement et de reconnaissance à l’occasion de votre Assemblée Générale. En vous assurant de ma prière aux intentions qui vous sont chères, je profite volontiers de cette opportunité pour exprimer ma profonde gratitude à votre président, M. Denis Crouan et, par son entremise, à chacun d’entre vous pour votre détermination, malgré les obstacles qui jalonnent votre engagement, à défendre et à promouvoir la liturgie en langue latine de la forme ordinaire du Rite romain. Cette défense ne doit pas être menée avec des armes de guerre, ou avec la haine et la colère dans le cœur, mais au contraire « revêtons la cuirasse de la foi et de la charité, avec le casque de l’espérance du salut » . Que Dieu bénisse vos efforts si méritants et qu’il les rende toujours plus fructueux !

    Je voudrais que nous réfléchissions ensemble sur l’un des éléments essentiels du chant grégorien, à savoir le silence sacré. Cela peut paraître paradoxal, mais nous allons voir que si le chant grégorien, que vous défendez et promouvez avec ardeur, est si important, c’est en raison de sa capacité irremplaçable de nous introduire dans le silence de la contemplation, de l’écoute et de l’adoration du Dieu vivant. Du silence de l’âme unie à Jésus au silence de Dieu dans sa gloire : tel est le titre de ce bref message qui vous apporte mon amitié et mon soutien. En effet, nous allons voir que le chant grégorien et sa parure visible et splendide, le manuscrit enluminé du livre liturgique, naît du silence et conduit au silence.

    Le chant grégorien comporte un double fondement indissociable : la Sainte Ecriture, qui constitue la trame de la prosodie, et la cantillation. Il est établi que, à l’ombre des cloîtres et dans la méditation silencieuse de la Parole de Dieu, les moines bénédictins ont élaboré, au fil des siècles, et pour les besoins de la prière de l’Office Divin chanté en commun, le phrasé cantillatoire pour chaque verset de la Bible qu’ils devaient proclamer, à commencer par les Psaumes. Il s’agissait de revêtir la Parole très sainte de Dieu, si délicate et subtile à l’ouïe et à la vue, cette double porte de l’âme, du parement très humble d’une mélodie à la fois dépouillée, élégante et raffinée de caractère modal qui respecte le rythme de la prosodie. L’ouïe, et aussi la vue, dis-je. En effet, le moine chante et il contemple ce qu’il psalmodie : des premiers manuscrits médiévaux aux incunables des premières années de la Renaissance, qui précédèrent l’apparition de l’imprimerie (la Bible de Gutenberg date de 1455), les psautiers, les antiphonaires, puis les lectionnaires et les évangéliaires se sont progressivement couverts d’ornements et d’enluminures. Les lettres ornées utilisées pour les titres des ouvrages et des divisions principales reçurent les formes les plus variées : ornements gothiques, armoiries, initiales en or… Elles représentaient des personnages de l’époque aussi divers que le laboureur, l’artisan, le ménestrel, la châtelaine filant la laine à l’aide du rouet, mais aussi des plantes, des fruits, des animaux : oiseaux multicolores s’élançant vers le ciel, poissons dans l’onde bienfaisante de la rivière… La salle où se tenaient les moines copistes portait le nom de « scriptorium ». Comme le chant grégorien, au cours de sa lente et patiente éclosion, le travail des copistes était le fruit de leur méditation silencieuse, car ils devaient travailler en silence et en lien intime avec Dieu ; c’est pourquoi, pour qu’ils ne fussent pas dérangés, seuls l’abbé, le prieur, le sous-prieur et le bibliothécaire avaient le droit d’entrer dans leur salle. C’était le bibliothécaire qui était chargé de leur indiquer ce qu’ils devaient transcrire, et de leur fournir tous les objets dont ils pouvaient avoir besoin.

    Lire la suite

  • Quand Charles Aznavour chantait la Vierge Marie

    IMPRIMER

    Sur le site web de « Famille chrétienne » :

    Le célèbre chanteur Charles Aznavour, d'origine arménienne, est décédé ce lundi 1er octobre à l'âge de 94 ans. On lui doit de nombreuses chansons dans un magnifique Ave Maria qu'il avait notamment chanté avec les Petits Chanteurs à la Croix de Bois.


    Ave Maria
    Ceux qui souffrent viennent à toi
    Toi qui as tant souffert
    Tu comprends leurs misères
    Et les partages
    Marie courage

    Ave Maria
    Ave Maria
    Ceux qui pleurent sont tes enfants
    Toi qui donnas le tien
    Pour laver les humains
    De leurs souillures
    Marie la pure

    Ave Maria
    Ave Maria
    Ceux qui doutent sont dans la nuit
    Maria
    Éclaire leur chemin
    Et prends-les par la main
    Ave Maria
    Ave Maria, Ave Maria
    Amen

    JPSC

     

  • Se convertir, la priorité

    IMPRIMER

    Un éditorial de Mgr Marc Aillet (revue diocésaine du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron "Notre Eglise" du mois d'octobre 2018)

    Un appel à nous convertir

    Un appel à nous convertir

    Notre année pastorale a commencé sur fond de turbulences, celles en particulier qui agitent l’Eglise de l’intérieur et qui viennent des péchés de ses membres ! La presse se fait l’écho complaisant de ces rapports établis sur les abus sexuels des membres du clergé depuis 70 ans, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne… Le monde, qui ne distingue plus le bien du mal, qui se refuse à dénoncer le péché, se plaît paradoxalement à traquer les coupables au sein de notre Eglise, à faire des dénonciations publiques, à organiser des procès médiatiques à l’échelle planétaire ! Il ne s’agit certes pas de minorer la gravité de tels agissements. Pour avoir écouté longuement des victimes d’abus sexuels commis par des prêtres, je mesure mieux la souffrance de ceux qui ont été ainsi durablement et profondément abîmés dans leur corps et dans leur âme, et j’en éprouve une grande honte.

    Et nous avons raison d’améliorer nos programmes de prévention, d’accompagnement concret des victimes de la pédophilie au sein de l’Eglise, de collaboration avec la justice pour attribuer de justes peines aux coupables. Nous avons raison de dénoncer la conspiration du silence qui a trop longtemps régné au sein de la hiérarchie de l’Eglise et nous devons savoir gré au Pape Benoît XVI d’avoir exigé des évêques une gestion plus transparente et plus efficace de ces affaires. Trop souvent, on a voulu soigner l’image de l’Eglise : or, l’Eglise, ce sont des âmes avant d’être une Institution, fût-elle divine, à commencer par les victimes innocentes qui doivent avoir la priorité absolue dans nos préoccupations et nos décisions pastorales.

    Il reste que les prêtres, dans leur immense majorité, se dévouent avec générosité et intégrité à leur ministère, et ils ont droit plus que jamais à être encouragés et soutenus par leurs évêques, comme par le peuple des fidèles, tant ces campagnes médiatiques à répétition, qui exhument des faits souvent très anciens, jettent sur eux l’opprobre et la défiance. Je ne suis pas sûr, en ce sens, que le lien fait de manière insistante entre la pédophilie et le cléricalisme soit du meilleur effet pour leur redonner le moral. N’est-ce pas plutôt l’autoréférentialité qui est la principale cause de l’affaiblissement du sens moral dans l’Eglise : quand des théologiens ou des pasteurs, à commencer par des évêques, prennent publiquement leurs distances par rapport à l’enseignement moral de l’Eglise fondé dans l’Ecriture sainte et dans la tradition, ils participent à l’anesthésie de la conscience morale au sein du clergé et du peuple des fidèles… Ce fut le cas très particulièrement lors de la publication par le bienheureux Paul VI de l’encyclique Humanae Vitae et ce fut lourd de conséquences.

    Nous ne pourrons pas faire l’économie d’un sérieux examen de conscience, en reconnaissant les responsabilités que nous avons, nous aussi, dans les maux de notre temps. Ne sommes-nous pas complices de cette anesthésie de la conscience morale, en affirmant depuis des décennies qu’il n’y a plus de péchés, sous prétexte qu’une certaine mentalité janséniste en cultivait l’obsession auprès de générations qui purent en être à juste titre traumatisées ? Certes, nous devons nous réjouir de l’accent mis par les derniers Papes sur la Miséricorde, mais « La miséricorde du Christ n'est pas une grâce à bon marché, elle ne suppose pas la banalisation du mal » (Benoît XVI). Sous prétexte de miséricorde, nous prenons le risque de banaliser le mal et de sombrer dans ce que le Pape François appelle la « corruption spirituelle » : « Ceux qui ont le sentiment qu’ils ne commettent pas de fautes graves contre la Loi de Dieu peuvent tomber dans une sorte d’étourdissement ou de torpeur. Comme ils ne trouvent rien de grave à se reprocher, ils ne perçoivent pas cette tiédeur qui peu à peu s’empare de leur vie spirituelle et ils finissent par se débiliter et se corrompre ». Et c’est ainsi que le Sacrement de la Réconciliation a été déserté par les fidèles.

    Il reste que ces perversions qui salissent les vêtements et le visage de l’Eglise nous appellent tous à un sursaut. Loin d’accabler les coupables, pour s’exonérer des exigences de conversion qui s’adressent à tous, nous devons cultiver un esprit de repentir, car nous sommes tous pécheurs et membres les uns des autres. Le Christ ne s’est pas présenté en justicier châtiant des coupables, mais « Il s’est fait péché pour nous », détournant « la vengeance de Dieu » sur sa propre personne dans sa passion et sa mort sur la croix, vécues comme un sacrifice d’expiation. Aussi sommes-nous d’abord invités à nous associer, par notre repentir et le témoignage de notre sainteté, unis au sacrifice du Christ, en particulier à l’heure de l’Eucharistie, à cette salutaire expiation pour les péchés du monde. Comme le demande le Saint-Père, nous promulguerons prochainement une journée diocésaine de jeûne et de prière pour prendre un peu de hauteur.