
BELGICATHO - Page 1884
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BXL, 18, 19, 20 octobre : "Attendez-moi, Chérie!" au profit de l'Arche
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Les réfugiés syriens : une bombe qui pourrait faire sauter la poudrière du Proche-Orient
Réfugiés: une bombe enclenchée et oubliée
Marialaura Conte sur OASIS (19 septembre 2013)
« Savez-vous quelle est la bombe, la véritable bombe qui risque de faire sauter la poudrière qu’est le Proche-Orient ? Les réfugiés syriens ». Pascal Monin, professeur à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth en est convaincu, et profondément préoccupé : le nombre des réfugiés syriens, le plus élevé jamais enregistré, est en train de saper les équilibres déjà précaires des pays qui les accueillent : le Liban, la Jordanie, l’Irak, la Turquie.
D’habitude, les articles sur les réfugiés s’ouvrent sur une image, le visage d’un petit enfant dans les bras de sa sœur, à peine plus grande que lui, qui le porte sur la hanche pour tenter d’en alléger le poids : un flash qui bouleverse les cœurs les plus granitiques parce qu’il montre, de la manière la plus immédiate, que c’est l’innocence, la première victime de la guerre.
Et c’est là le paradoxe : peut-on voir, dans ces visages naïfs, dans ces innocents qui ont besoin de tout, une bombe, et une bombe déjà enclenchée ? Et pourtant, les chiffres parlent clair : plus de 2 millions de Syriens ont fui leur pays, dont un million au cours des six derniers mois. La moitié d’entre eux sont des enfants. Et si le trend actuel devait se poursuivre, on pourrait arriver à la fin de 2013 à dépasser le plafond des 3 millions. Actuellement, on compte 700.000 réfugiés au Liban, plus de 500.000 en Jordanie, 470.000 environ en Turquie, et 200.000 en Iraq, selon les chiffres officiels de l’UNHCR ; mais il faut y ajouter des dizaines de milliers de personnes qui, par ignorance, difficultés diverses ou de leur propre choix, ne se sont jamais enregistrées comme réfugiés.
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Rendez-vous avec la mort, dix ans d'euthanasie légale en Belgique
Rendez-vous avec la mortprésentation par Bruno Debois (didoc)
A ce jour, seuls trois pays au monde ont dépénalisé la pratique de l’euthanasie : les Pays-Bas, la Belgique et, plus récemment, le Grand Duché de Luxembourg. Un peu plus de dix ans après l’entrée en vigueur de la loi en Belgique, l’heure est venue de dresser un bilan critique.
Dans cet ouvrage à la lecture agréable et accessible au grand public, le Professeur Montero, doyen de la faculté de droit de l’Université de Namur et spécialiste en la matière, propose une approche particulièrement originale. Partant des travaux parlementaires ayant mené à l’élaboration de la loi, il met en vis-à-vis les intentions du législateur et les rapports successifs de la Commission fédérale de contrôle de l’euthanasie, permettant au lecteur d’avoir une vision objective de la réalité de ce contrôle organisé par le législateur, sans parti pris idéologique.
Afin de mieux situer le lecteur dans la problématique, l’ouvrage commence par un passage en revue rapide et clair des concepts clés auxquels il sera confronté au long de l’ouvrage — euthanasie, soins palliatifs, contrôle de la douleur, acte à double effet, sédation palliative... Il s’attaque également à quelques idées reçues en vogue dans l’imaginaire collectif : distinction entre euthanasie passive et active, l’euthanasie comme remède à l’acharnement thérapeutique…
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Se fiancer ? Pourquoi ?
Lu sur le blog "Jeunes Cathos" :
Pourquoi se fiancer aujourd’hui ?
Ayant reçu la bénédiction des fiancés le week-end dernier, nous répondons à la demande de Jeunes Cathos Blog pour témoigner de cette étape importante de notre vie de couple.
Nous sommes deux jeunes lyonnais de 23 et 22 ans. Notre rencontre n’a rien d’original – pour certains elle serait presque caricaturale ! Nous nous connaissons depuis nos années de lycée et nous nous voyions souvent lors de soirées rallye et dans le cadre du scoutisme. D’abord amis, nous avons décidé de cheminer ensemble il y a un an et demi avec, très vite, le mariage en ligne de mire. Fiancés dans le secret de nos cœurs, nous avons officialisé notre amour en annonçant notre mariage à nos familles et amis à Pâques.
Pourquoi se fiancer aujourd’hui ?
« C’est en effet aller à contre courant de la société actuelle. Bien souvent, les jeunes s’installent ensemble et attendent parfois de nombreuses années avant d’oser l’engagement. Ils ne se rendent donc pas compte de la beauté, la richesse et l’importance des fiançailles. Choisir de se fiancer aujourd’hui, c’est accepter de se laisser du temps. C’est permettre à un couple d’apprendre à s’aimer. »
Vous dites que l’amour s’apprend…
« Evidement ! On tombe amoureux mais on apprend à aimer. Aimer, c’est vouloir aimer aujourd’hui et demain, chaque jour de notre vie, dans les joies et les souffrances. La volonté d’aimer s’éduque et engendre ainsi la fidélité. »
Que représentent pour vous les fiançailles ?
Cette décision fait suite à un long temps de réflexion et de questionnement. Les fiançailles permettent de se dire mutuellement que nous avons une volonté commune : celle de se donner l’un à l’autre par le mariage et de faire ainsi naître une nouvelle famille.
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Ce que le nouvel évêque de Liège a entendu à Rome
RECOMMANDATIONS AUX NOUVEAUX EVEQUES (RadinRue)
Ce jeudi midi, le Saint-Père s’est adressé aux évêques récemment nommés et participant à un cours organisé par la Congrégation pour les évêques et celle pour les Eglises orientales.
Faîtes paître le troupeau que Dieu vous a confié, c’est par ces paroles de saint Pierre qu’il a rappelé à ses hôtes leur mission d’être des pasteurs du Seigneur et non d’eux mêmes : « Nous ne devons pas nous servir nous mêmes mais servir les brebis qui nous ont été confiées, les servir jusqu’à offrir peur eux notre vie à l’instar du Bon Pasteur ».
Puis il a rappelé que faire paître signifie nourrir et s’occuper jour après jour de la communauté, ce qui induit trois critères : "Pour accueillir avec générosité, votre coeur doit s’ouvrir à chacune des personnes que vous rencontrez et que retrouverez lors de vos visites pastorales...
Marcher avec le troupeau veut dire accompagner les fidèles mais aussi tous ceux qui s’adressent à vous, partager en frères et en amis leurs joies et leurs attentes, leurs difficultés et leurs peines, et plus encore en pères capables d’écouter et de comprendre, d’aider et de conseiller« . Etre »présents dans le diocèse...indique que les pasteurs doivent porter l’odeur des brebis... Allez donc parmi vos fidèles« et ayez »un style de service pastoral humble, et même austère, allant à l’essentiel. Les évêques ne doivent pas avoir la psychologie des princes ! Etre ainsi est scandaleux. Si un pénitent vous demande s’il est adultère parce que marié il convoite continuellement une femme plus belle que la sienne, n’est-ce pas un adultère spirituel ? Alors ne soyez pas obsédés par l’envie d’obtenir un plus beau diocèse, car l’esprit carriériste est un véritable cancer... Rester au milieu du troupeau implique la stabilité, c’est à dire et de ne pas ambitionner promotion et changement de diocèse.
« Avec cette recommandation le Pape François a réaffirmé qu’un bon gouvernement passe par la règle de la résidence. Certes, s’absenter du diocèse n’est pas interdit s’il s’agit de servir l’Eglise universelle ou d’autres Eglises particulières. Mais cela doit respecter un temps strictement nécessaire et ne pas être une habitude. »Vous êtes les époux de vos communautés, étroitement liés à elles. C’est pourquoi je vous demande de rester parmi les vôtres en évitant de devenir des évêques d’aéroport ! Soyez des pasteurs accueillants...pleins de délicatesse et de fermeté paternelle, humbles et discrets, capables d’évaluer aussi vos limites avec une bonne dose d’humour". En conclusion, le Pape a recommandé à ses hôtes de prier tout particulièrement pour la paix en Syrie, mais aussi pour lui.
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Le pape : chaque enfant avorté a le visage du Seigneur
Korazym.org (trad. par nos soins)
Chaque bébé non né mais injustement condamné à être avorté a le visage du Seigneur qui déjà avant de naître, et ensuite à peine né a fait l’expérience du rejet du monde.
Par ces paroles, le pape s’est adressé aux médecins et gynécologues catholiques reçus en audience ce matin.
Un discours dans lequel le Souverain Pontife a mis en évidence le paradoxe moderne d’une science médicale qui, malgré son grand développement technologique, oublie de servir authentiquement la vie: « alors que de nouveaux droits sont attribués à la personne - des droits aussi parfois supposés - la vie n’est pas toujours protégée comme valeur première et comme droit primordial de chaque homme. Le but ultime de l'acte médical reste toujours la défense et la promotion de la vie. »
Les médecins catholiques, explique le pape, doivent répondre à l'appel de l'Eglise pour lutter contre l’utilitarisme; "la culture du rebut », qui asservit aujourd’hui les cœurs et les esprits de tant de monde, a un coût très élevé : elle requiert d’éliminer des êtres humains, surtout s’ils sont physiquement ou socialement plus faibles. Notre réplique face à une telle mentalité est un "Oui" à la vie fort et sans hésitation. »
L'homme n'est pas une chose commercialisable, avec un prix: « c’est pour cela que l’attention à la vie humaine dans son intégralité est devenue ces derniers temps une véritable priorité du Magistère de l'Eglise, en particulier à l’égard des plus vulnérables, à savoir les personnes handicapées, les malades, l'enfant à naître, le bébé, la personne âgée. »
Le pape pense aux bébés et aux personnes âgées, aux personnes handicapées: "chaque enfant à naître, mais injustement condamné à être avorté, a le visage du Seigneur, qui même avant de naître et ensuite à peine né a fait l’expérience du rejet du monde. Et chaque personne âgée, lorsqu’elle est aussi infirme et en fin de vie, porte en elle le visage de Christ. On ne peut les rejeter!"
Les médecins catholiques doivent donc être « les témoins et les propagateurs de cette "culture de vie". »
Voici la consigne du pape: « Votre identité catholique implique une plus grande responsabilité : tout d'abord par rapport à vous-même, par un engagement en cohérence avec votre vocation chrétienne ; ensuite à l’égard de la culture contemporaine, pour contribuer à la reconnaissance dans la vie humaine de la dimension transcendante, de l'empreinte de l’œuvre créatrice de Dieu, et cela depuis le premier instant de la conception. C’est une exigence de la nouvelle évangélisation qui exige souvent d’aller à contre-courant en payant de sa personne. Le Seigneur compte aussi sur vous pour diffuser l’"Evangile de la vie". »
Un engagement qui se poursuit chaque jour dans les salles d'hôpitaux avec la conscience qu’au cœur de l’activité médicale et d’assistance il y a la personne humaine en situation de fragilité. Et le pape a conclu: "il n’existe pas une vie humaine qualitativement plus valable qu’une autre. La crédibilité d'un système de santé ne se mesure pas seulement par son efficacité, mais surtout par l'attention et l'amour à l’égard de la personne dont la vie est sacrée et inviolable. »
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Immortels ?
Lu sur le site de « La Libre », ce 20 septembre : "L’homme qui vivra 1.000 ans… est déjà né !""On a commencé à euthanasier la mort"
Cette prophétie aussi incroyable que surprenante est signée Laurent Alexandre. Un simple aperçu de son curriculum vitae impressionne déjà: chirurgien-urologue et neurobiologiste, diplômé de Science Po, d'HEC et de l'ENA, fondateur de Doctissimo et auteur de l’essai ‘La mort de la mort’. Ce Français vivant à Bruxelles s’est penché sur les bouleversements de l'humanité face aux progrès de la science en biotechnologies. Son constat a de quoi interpeller. C’est pourquoi LaLibre.be l’a rencontré.
Lors de vos conférences, vous concluez "l’homme qui vivra 1.000 ans est probablement déjà né !". Cela sonne comme une provocation…
Non, c’est une conviction. Il est probable que l’homme qui vivra 1.000 ans est déjà né. Je n’ai pas dit qu’il s’agirait de quelqu’un de mon âge, ni que cela est possible avec les technologies actuelles. Quelqu’un qui naît aujourd’hui aura 90 ans en 2103, il bénéficiera des nombreuses innovations en nano-biotechnologie juste inimaginables aujourd’hui. Il s’agît de cellules souches, de thérapies géniques, de séquençage de l’ADN et de futures innovations -inconnues à l’heure actuelle- qui vont radicalement changer l’espérance de vie des humains.
Mais l’espérance de vie peut-elle s’envoler à ce point ?
En 250 ans, l’espérance de vie en Belgique a triplé, passant de 25 à plus de 80 ans. Actuellement, elle croît de 3 mois par an. En clair, quand on vieillit une année, l’on ne se rapproche de sa mort que de 9 mois. A partir de là, il faut être conscient que toutes technologies qui permettent de modifier nos comportements biologiques ont une croissance de leurs capacités comparable à l’explosion des microprocesseurs avec la Loi de Moore.
Ce qui signifie un doublement rapide de ces technologies.
Oui, contrairement à l’automobile, l’aviation et autres secteurs où les progrès sont lents. Prenons un seul exemple, le coût du séquençage ADN a été divisé par 3 millions en seulement 10 ans : le premier a pris 13 ans, mobilisé 22.000 chercheurs à travers le monde et coûté 3 milliards de dollars. Demain, il prendra quelques heures et coûtera 100 dollars. Alors qu’en 1990, tous les savants affirmaient que ce serait - à jamais - impossible à réaliser, on dénombre aujourd’hui 1 million d’humains dont l’ADN a été séquencé.
Quel est l’intérêt de séquencer l’ADN de tous les humains ?
Ce séquençage offre une lecture des 3 milliards d’instructions ou messagers chimiques présents dans nos chromosomes, soit notre identité biologique qui définit la manière avec laquelle nous sommes construits. A partir de cette lecture, on a une idée précise des pathologies qu’on va avoir et des traitements à appliquer. Dans un premier temps, nous savons lire mais pas encore modifier notre ADN. Dès les années 2018, le bricolage de nos chromosomes deviendra possible. La modification de l’ADN sera même une chose banale dans la prochaine décennie ! Ces technologies nous offrent donc une explosion de notre capacité à changer notre nature et donc à faire reculer la mort.
Quand on évoque la mort de la mort, on pense immédiatement aux cancers qui touchent en moyenne 1 Belge sur 3. Vous en tenez compte ?
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Quand la France se réveilla

Et la France se réveilla
de Vincent Trémolet de Villers et Raphaël Stainville, Toucan, 288 pages
La recension de Famille Chrétienne :
Comment, et pourquoi, La Manif pour tous a-t-elle mobilisé ses troupes ? Et quelles leçons peut-on en tirer ? Deux journalistes, Vincent Trémolet de Villers et Raphaël Stainville, répondent dans un essai en forme de rétrospective.
C’est l’histoire d’une des plus grandes mobilisations de l’après-guerre. Une série de manifestations que ni les grands médias, ni les intellectuels, ni les politiques n’avaient vu venir – surtout pas les politiques, qui pour la plupart sont passés à côté. Aujourd’hui que les clameurs se sont tues, deux journalistes, Raphaël Stainville et Vincent Trémolet de Villers, dressent un premier bilan de La Manif pour tous.
Leur livre, bien informé et très vivant, se lit avec plaisir, truffé qu’il est de choses vues et de portraits bien troussés, de Virginie Tellenne, alias Frigide Barjot, à Tugdual Derville (Alliance Vita), de Béatrice Bourges (le Printemps français) à Ludovine de la Rochère (présidente de La Manif pour tous), d’Albéric Dumont (La Marche pour la vie), à François-Xavier Bellamy, philosophe de 27 ans…
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Une nouvelle fiche didactique sur les cellules souches
Nouvelle Fiche Didactique de l'IEB !
19/09/2013 - Recherche biomédicale
I – BRÈVE PRÉSENTATION
Les cellules souches existent dans les tissus de l’organisme pour entretenir leur croissance ou les reconstruire. Elles ont la capacité de se diviser en cellules-filles identiques, tout en produisant de manière régulée d’autres cellules différenciées dans le type cellulaire approprié.…
II – QUE DIT LE DROIT ?
…
III – APPRÉCIATION CRITIQUE
Créer un clone embryonnaire ? Barrières techniques - Éviter la destruction d’embryons humains - VigilancePour découvrir la Fiche ICI
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L’interview du pape François dans les « Etudes » : première réaction sur le site de l’hebdomadaire « La Vie »
Nous l’avons déjà signalé ici : « Quand François se dévoile » : la revue mensuelle des jésuites français Études publie aujourd’hui 19 septembre 2013 la traduction française d’une interview exclusive du pape François. Cette interview est publiée simultanément dans les revues culturelles jésuites de 16 pays d’Europe et d’Amérique. Sur le site de l’hebdomadaire « La Vie », ce jeudi soir, une première analyse de Jean Mercier « Pape François : "L'amour avant la morale et la discipline" :
« Dans une interview exclusive réservée aux journaux jésuites, le pape François fait une critique vigoureuse du conservatisme catholique. C’est la première fois depuis le 13 mars, jour de son élection au siège de Pierre, que le pape s’exprime de façon aussi approfondie sur sa vision pour l’Eglise catholique. Interrogé par le jésuite Antonio Spadaro, directeur de la Civilta Cattolica, il réaffirme sa vision d’une Eglise miséricordieuse, tournée vers ceux qui sont loin, à rebours de tout repli identitaire. Il explique ses choix personnels dans un texte très fort.
Balayant les rêves d’une réforme rapide de l’Eglise, il explique la nécessité du discernement, qui lui vient des jésuites : “Ce discernement requiert du temps. Nombreux sont ceux qui pensent que les changements et les réformes peuvent advenir dans un temps bref. Je crois au contraire qu’il y a toujours besoin de temps pour poser les bases d’un changement vrai et efficace. Ce temps est celui du discernement. Parfois au contraire le discernement demande de faire tout de suite ce que l’on pensait faire plus tard. C’est ce qui m’est arrivé ces derniers mois. Le discernement se réalise toujours en présence du Seigneur, en regardant les signes, en étant attentif à ce qui arrive, au ressenti des personnes, spécialement des pauvres”.
Humble, le pape revient sur lui-même et ses défauts. Il explique, comme il l’avait déjà fait, qu’il se trompe presque toujours lors de son premier jugement. Il explique aussi qu’il a fait de nombreuses erreurs à cause de son autoritarisme, du temps où il était provincial des jésuites et dévoile sa manière de fonctionner.“Quand je confie une tâche à une personne, je me fie totalement à cette personne. Elle doit vraiment faire une grosse erreur pour que je lui retire ma confiance. Cela étant, les gens se lassent de l’autoritarisme. Ma manière autoritaire et rapide de prendre des décisions m’a conduit à avoir de sérieux problèmes et à être accusé d’ultra-conservatisme. J’ai vécu un temps de profondes crises intérieures quand j’étais à Córdoba. Voilà, non, je n’ai certes pas été comme la Bienheureuse Imelda, mais je n’ai jamais été conservateur. C’est ma manière autoritaire de prendre les décisions qui a créé des problèmes.”
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Quand François se dévoile
(source) La revue mensuelle des jésuites français Études publie aujourd’hui 19 septembre 2013 la traduction française d’une interview exclusive du pape François. Cette interview est publiée simultanément dans les revues culturelles jésuites de 16 pays d’Europe et d’Amérique.
Il a été conduit par le P. Antonio Spadaro, sj, directeur de la revue jésuite italienne La Civiltà Cattolica, en trois rencontres échelonnées du 19 au 29 août derniers. Les questions avaient été préparées par les responsables de ces revues.
Le pape François n’accorde pas en général d’interview à la presse. C’est dire le caractère exceptionnel de ce document.
Dans ce long entretien, le pape raconte son itinéraire de jésuite. Il présente sa manière de gouverner en insistant sur la consultation, la réflexion en commun et la collégialité. Il donne sa vision de l’Église comme « peuple de Dieu » en marche. Il insiste sur l’accueil de toutes les personnes, à commencer par les « blessés sociaux », divorcés remariés, homosexuels, femmes ayant connu un avortement. Il dévoile ses goûts artistiques (littérature, musique, cinéma) et donne sa vision de Dieu et de l’homme. On perçoit à quel point sa démarche est inspirée par la spiritualité jésuite.
Le texte intégral de l’interview se trouve en exclusivité ici, et sa version originale en italien se trouve sur le site de La Civiltà Cattolica : www.laciviltacattolica.it.
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De l'égalité et de la dignité humaine; l'éclairage de Jacques Fierens
Lu sur le site de l'Académie Royale de Belgique : Jacques Fierens. Au-delà du droit, l'engagement des valeurs.
(...) l’enseignement de Jacques Fierens, avocat, docteur en droit avec thèse, est très concrètement axé vers l’action, en l’espèce contre la pauvreté et pour l’effectivité des droits de l’homme, débarrassés de leur formalisme : d’où ses redéfinitions des valeurs d’égalité et de dignité. Car ce juriste est en même temps orienté par la philosophie, dont il est licencié.
Professeur extraordinaire à la Faculté de droit de l’Université de Namur, chargé de cours et titulaire du cours « Droit de l’aide sociale » à l’Université de Liège, il a multiplié les interventions en tant que professeur visiteur au Burkina Faso, au Rwanda, au Burundi et au Congo. (...)
Comment vous est venue la vocation juridique et, dans cette voie, l’engagement prioritaire vers le droit à l’aide sociale, le droit de la famille et les droits de l’enfant, ensuite vers les droits de l’homme à l’échelon international, en particulier les terribles questions que posent les génocides ?
Je suis juriste par accident, philosophe par amour, avocat par vocation. J’ai eu un excellent professeur de grec et de latin en rhétorique, M. Michel Baguette, qui m’a décidé à étudier la philosophie. Mais je ne voulais pas être professeur. J’ai donc fait le droit par défaut, puis j’ai commencé la philo en cumulant les deux cursus. Inscrit au barreau, j’étais proche de l’association « ATD Quart Monde », association des pauvres eux-mêmes en lutte contre la pauvreté. Très vite, j’ai pris l’habitude de défendre les indésirables : les miséreux, les étrangers, les enfants délinquants. Assistant en droit, j’ai fait ma thèse sur le thème « Droit et pauvreté ». À l’Université de Liège, vingt ans plus tard, je donne toujours cours de « Droit de l’aide sociale » et, depuis les réformes du baccalauréat et du master, j’enseigne à l’Université de Namur le cours de « Droit de la famille », le cours de « Droit de la jeunesse » et un cours intitulé « Questions de droit naturel ». Ce dernier m’a permis de renouer avec ma vocation philosophique puisqu’il pose la question des fondements du droit. En même temps, mes domaines d’intérêt sont proches des associations militantes et de la coopération universitaire dans laquelle je suis engagé, surtout en Afrique centrale…
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