Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

BELGICATHO - Page 1888

  • Saint Materne (14 octobre), évangélisateur de nos contrées

    IMPRIMER

    SAINT MATERNE (& Euchaire et Valère) (source)

    Disciple de Saint Pierre, si l'en en croit des traditions vénérables, l'un des 72 disciples les plus proches du Christ, et, peut-être, comme l'ont affirmé certains chroniqueurs, le fils de la veuve de Naïm ressuscité par le Christ. Certains ont voulu reculer jusqu'au 4è siècle la vie de Materne et les débuts de I'Eglise dans le Nord de la Gaule, confondant sans doute avec un autre Materne, originaire de Lombardie, qui vécut à la fin du 3ème siècle, qui fut honoré de la confiance de l'empereur Saint Constantin le Grand lui-même, et qui participa aux conciles locaux d'Arles et de Rome (313-314). Personnellement, je m'en tiendrai à l'antique tradition.

    C'est vraisemblablement entre l'an 42 et l'an 52 que trois missionnaires partent de Rome pour évangéliser la Gaule du Nord: Euchère et ses deux jeunes lévites Valère et Materne. Leur destination: Trêves, ville la plus importante et la plus opulente de la Gaule Belgique. Les trois frères y commencent leurs travaux avec un zèle que ne peut rebuter ni la corruption des romains aisés, ni la farouche idolâtrie des autochtones. Plus d'une fois, Euchère, qui s'élève avec force contre l'abomination du culte païen, et proclame que seul Jésus-Christ est digne dadoration, faillit être lapidé. On les chasse de la ville, mais nos missionnaires ne perdent pas courage: ils attendent en paix le moment choisi par Dieu pour faire rejaillir Sa Puissance d'une manière telle que les conversions affflueront.

    Cette occasion est donnée à Euchère par Albana, une noble dame veuve d'un puissant sénateur. Dieu guérit miraculeusement son fils par les prières d'Euchère, et Albana se convertit. La nouvelle fait grand bruit, et sert puissamment à la cause de l'Evangile. Les néophytes se mettent à affluer.

    Lire la suite

  • France : 220.000 avortements annuels ne suffisent pas

    IMPRIMER

    Lu ICI :

    Plus de 220 000 avortements légaux déclarés en France par an, cela ne leur suffit donc pas ? Un rapport qui vient d’être mis en ligne par le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, HCEfh, demande que le ministre des Droits des femmes fasse quelque chose pour rendre plus accessible une « information de qualité » sur le droit à l’avortement. Il s’agit de contrebalancer les sites pro-vie qui sont, horreur ! souvent mieux référencés et plus visibles sur internet, avec leurs présentations « fallacieuses », leur « information biaisée, voire hostile à la pratique de l’avortement ».

    C’est urgent, Najat Vallaud-Belkacem qui exerce le « porte-parolat » (sic) du gouvernement, commanditaire du rapport, doit créer un site internet institutionnel pour les femmes et les professionnels de l’« IVG » ; il faut un numéro de téléphone national, « guichet unique » à quatre chiffres, anonyme et gratuit, une équipe nationale de veille et d’animation, fruit d’un partenariat entre l’Etat et des associations pro-mort, et pour finir organiser la première campagne nationale d’information sur le droit à l’avortement : par radio, affiches et encore mieux par la télévision.

    C’est le « discours public volontariste » que le HCEfh appelle de ses vœux : l’Etat doit vouloir, aimer, promouvoir la mise à mort volontaire des tout-petits après l’avoir légalisée, remboursée, et pour finir rendue gratuite en janvier dernier.

    Lire la suite sur le blog de Jeanne Smits

  • Le curieux témoignage d'un curé de paroisse et l'étrange attitude de sa hiérarchie

    IMPRIMER

    C'est paru sur l'Avenir, ça a été relayé par la RTBF, et ça nous ramène aux désordres d'époques anciennes où les curés donnaient l'exemple d'une vie peu conforme à leurs engagements (avant le concile de Trente, par exemple). En réalité, cela ne nous surprend pas vraiment mais l'attitude de l'évêque concerné paraît assez peu adéquate; c'est le moins qu'on puisse en dire. Et voilà que les imprudentes paroles de Mgr Parolin sont récupérées par ceux qui cautionnent de tels écarts...

    « Au village, on invite aussi la copine du curé »

    Le futur numéro 2 du Vatican ouvre une porte sur la fin du célibat des prêtres. Déjà une réalité pour certains d’entre eux. Témoignage.

    Le célibat des prêtres «n’est pas un dogme» et constitue un précepte dont il est possible de «discuter». Quand c’est le futur numéro 2 du Vatican qui tient ces propos, il y a de quoi faire des vagues dans les bénitiers de plus d’une église.

    Mais sans doute pas dans celle de la paroisse de Bellevaux (Bouillon) où le curé Jean-Marie Wilmotte n’a pas attendu Mgr Parolin pour assumer ses convictions profondes sur la question.

    Six ans déjà qu’il affiche aux yeux de tous sa vie sentimentale avec son «amie», après avoir déjà vécu deux histoires amoureuses auparavant, dont l’une a débouché sur l’adoption de deux enfants. Une situation qui est d’abord particulière parce qu’elle s’affiche au grand jour. Mais les prêtres qui vivent une relation amoureuse ne sont pas si rares. Et si certains préfèrent quitter la maison du Père pour fonder un foyer, d’autres préfèrent vivre en parallèle, et plus ou moins clandestinement, leur sacerdoce et leur relation amoureuse.

    «Pour moi, l’important c’est la vie, dit l’abbé Wilmotte, prêtre engagé socialement et qui dit célébrer des choses liturgiquement discutables (des remariages de divorcés par exemple). Vivre à deux c’est la vie, voyez la Genèse. Pourquoi les hommes d’Église seraient-ils hors de cela?»

    Lire la suite

  • Egypte : comment concrétiser notre solidarité avec les Coptes

    IMPRIMER

    Cet appel de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique) :

    ÉGYPTE : AIDE D’URGENCE APRÈS DES ATTAQUES

    « L’Aide à l’Église en Détresse » promet 30.000 euros pour les familles coptes concernées

    À quoi pense un commerçant quand sa propriété, son magasin et son existence partent en fumée ? Comment va un père de famille qui sait qu’il ne peut plus nourrir sa famille ? C’est exactement ce qui est arrivé à A.W., et on s’imagine à peine ce qu’il a pu alors avoir à l’esprit. Ce copte a été victime des violents conflits qui ont lieu en Égypte.

    Les règles de base de la coexistence pacifique semblent ne plus exister dans les rues du Caire. Les frères musulmans ne cessent de manifester violemment depuis le renversement et l’incarcération de l’ex-Président Morsi. Des magasins et des immeubles sont incendiés, l’existence de nombreux égyptiens est brisée. « Dans notre diocèse, beaucoup de pères de famille ont perdu leur emploi et retiré leurs enfants de l’école pour des raisons économiques », explique Mgr. Ibrahim Isaak Sedrak, Patriarche de l’Église catholique copte. Ce dernier demande à « l’Aide à l’Église en Détresse » de soutenir les quatre familles concernées, dont celle de A.W.

    Jusqu’à tout récemment, ce père de famille de 40 ans et fervent chrétien tenait encore une librairie. Les affaires allaient bien, il nourrissait sa femme et ses trois enfants. Puis la « révolution arabe » a éclaté, il y a eu les premières agressions, le magasin a été incendié. Le coup a été rude, mais A.W. s’est rapidement relevé : grâce à un prêt, il a pu reconstruire son magasin. Les enfants grandissaient malgré la difficulté de la situation, A.W. respirait. Jusqu’à ce que son cauchemar se répète, le 14 août 2013 : l’existence de ce travailleur indépendant a été anéantie d’un coup. Pour la deuxième fois, A.W. a dû regarder ses moyens de subsistance partir en fumée. Cette fois-ci, il ne pouvait plus prendre aucun crédit. Car il a des dettes. « Je n’ai pas de travail, je n’ai pas de magasin. J’ai dû le liquider pour payer mes dettes. Je suis retourné chez mes parents afin de réduire les frais de subsistance de ma famille. Mes parents nous donnent à manger. La nouvelle année scolaire commence, mais je ne sais pas comment je vais payer les frais de scolarité de tous mes enfants. Et comme j’ai des dettes, personne ne me donne de travail », raconte-t-il pour décrire sa situation désespérée. Avec l’aide de « l’Aide à l’Église en Détresse », A.W. pourrait payer ses dettes et se reconstruire une existence. « Je prie Dieu qu’il aide ma famille et nous donne la possibilité de vivre ici en Egypte », dit-il en conclusion, en nous demandant de prier pour lui et sa famille.

    Lire la suite

  • Le drame de l'élimination massive des petites filles à naître en Inde

    IMPRIMER

    Friday-Fax-Header-French.jpgLisa Correnti a assisté à une séance parlementaire au Congrès sur les avortements des petites filles en Inde. La séance était présidée par le député américain du New Jersey, Chris Smith.

    Le congrès se penche un génocide féminin en Inde

    WASHINGTON DC, 13 septembre (C-FAM) L’élimination massive des petites filles en Inde par le biais de l’avortement sélectif et de l’infanticide peut être mis sur le compte des programmes coercitifs institués sur le fondement des prévisions alarmistes des démographes, des agences de l’ONU, et des militants de l’avortements des pays riches, dont les Etats-Unis.

    « L’avortement sélectif pratiqué en raison du sexe, une politique violente, vile et délibérée, et imposée au monde par le mouvement favorable au contrôle des populations et à l’avortement, n’est pas arrivé par accident », déclarait Chris Smith, député américain siégeant au sous-comité du Congrès sur l’Afrique, la santé mondiale et les droits de l’homme.

    La séance sur les affaires étrangères à la Chambre des représentants abordait le thème « les filles qui manquent à l’Inde ». Les députés se sont penchés sur les pratiques discriminatoires et sur les conséquences du taux de répartition des sexes faussé dans la population indienne. Ce taux fait suite à 37 millions de morts de petites filles, partagés entre les d’avortements et les infanticides de nouvelles-nées par leur mère ou un membre de la famille.

    « La sélections de l’enfant en fonction du sexe, rampante ces dernières décennies, a créé un véritable génocide, a déclaré le Dr Sabu George. Il y a plus de petites filles éliminées chaque année en Chine et en Inde que de naissances de petites filles aux Etats-Unis. » Le Dr George a travaillé en Inde pendant 28 ans pour protéger les petites filles des négligences, de l’infanticide et de la sélection en fonction du sexe.

    Lire la suite

  • La lettre du pape aux incroyants; François aurait-t-il trébuché dans la « cour des gentils » ?

    IMPRIMER

    La traduction de la lettre du pape à Scalfari, et à travers lui aux incroyants, publiée dans le Repubblica, figure sur le site "Liberté politique".

    Le site « Benoît et moi » publie la traduction française d’ une réflexion publiée en italien sur le site « Settimo Cielo » de Sandro Magister:

    http://magister.blogautore.espresso.repubblica.it/2013/09/12/nel-gentile-cortile-di-la-repubblica/ 

    Il n’y a pas, en effet, que le « buzz » suscité par les déclarations de  Mgr Parolin, son futur secrétaire d’ Etat, sur le célibat sacerdotal : voici que le pape François lui-même occupe à nouveau la scène médiatique « 
    avec sa réponse par voie de presse à deux lettres ouvertes que le très laïc Eugenio Scalfari lui avait écrites dans "La Repubblica" : la première, le 7 Juillet, avec un titre qui ne présageait rien de bon:  Les réponses que les deux papes ne donnent pas  et la seconde le 7 Août:  Les questions d'un non-croyant au pape jésuite nommé François « 

    Sandro Magister poursuit :

    « Cette dernière lettre comportait notamment un passage qui attribuait au nouveau pape trois innovations très appréciées:"Votre mission comporte deux scandaleuses nouveautés: l'Église pauvre de François, l'Église horizontale de Martini. Et une troisième: un Dieu qui ne juge pas, mais pardonne. Il n'y a pas de damnation, il n'y a pas d'enfer. " Mais encore une fois exprimant du scepticisme: "Je ne pense pas que vous répondrez."

    Lire la suite

  • Parole, parole, parole... Mgr Parolin a-t-il manqué une occasion de se taire ?

    IMPRIMER

    Gérard Leclerc (France Catholique) est interviewé sur Atlantico :

    Atlantico : Le nouveau numéro deux du pape François, Mgr Pietro Parolin, a rappelé au quotidien vénézuélien El Universal que le célibat des prêtres "n’était pas un dogme" et que cette question "pouvait être discutée". Qu'entend-il par-là ? Est-il vraiment possible de revenir sur cette question ?

    Gérard Leclerc : Les propos du nouveau numéro deux du Saint-Siège ne sont pas une révélation. On a toujours su que le célibat des prêtres était une question de discipline ecclésiastique. A l’intérieur même de l’Église catholique, des "secteurs" orientaux comptent en leur sein des prêtres mariés. L’Église n’a jamais vu dans le mariage des prêtres une anomalie, mais dès les origines du christianisme, il apparaît que la chasteté constitue un impératif. Une logique établie par des ouvrages particulièrement savants a amené le sacerdoce catholique à adopter définitivement le célibat, en raison d’exigences propres. Ce sujet est souvent abordé de manière très légère, suivant le postulat selon lequel tout serait résolu si les prêtres pouvaient se marier. Pourtant, les hommes mariés désireux de devenir prêtres sont rares.  Ceux qui prônent cette solution n’ont aucune idée du problème. Chez les Orthodoxes et les Catholiques de rites orientaux, le sacerdoce se fait « à deux vitesses ». Les prêtres mariés ne peuvent accéder à l’épiscopat. Seuls les moines, qui sont célibataires, le peuvent. Et ce dont on n’a pas vraiment conscience non plus en Occident, c’est que la structure de l’Église orthodoxe est fortement monastique. Le monachisme a une importance considérable pour les Orthodoxes, par conséquent le célibat reste prééminent. Par ailleurs, le mariage des prêtres pose des problèmes, ne serait-ce que dans l’éducation des enfants. Les pasteurs protestants le savent. A cela s’ajoute le fait que prêtres et pasteurs ont des statuts différents. Un problème de double autorité du père se pose. De par son sacerdoce, il aura des relations difficiles avec ses enfants, qui auront du mal à s’identifier à un père dont l’autorité excède celle des pères dits normaux.

    Lire la suite

  • L'impasse : du mariage gay au mariage laïc

    IMPRIMER

    Essayiste et journaliste catholique « enraciné », Jacques de Guillebon se situe dans la ligne des publicistes  qui aiment bousculer leur monde en jouant des contrastes : à la fois provoquant et tendre, sévère et miséricordieux. Il signe aussi des éditoriaux dans « La Nef », un mensuel indépendant, proche des milieux traditionalistes. Lui-même se définit comme un anarchiste chrétien. Dans « L’impasse » (1), un essai paru cette année aux éditions de l’Oeuvre, il aborde un sujet d’actualité qui fâche : la famille.

    Parmi les quelques archétypes jalonnant l’histoire, la famille nucléaire lui apparaît comme le plus abouti.  C’est elle, estime-t-il, la plus conforme au prototype voulu par Dieu selon le Livre de la  Genèse, celle encore où le Christ a grandi, celle où se lient un homme et une femme, librement, en dehors des injonctions patriarcales et des traditions écrasantes, bref, la plus désirable. Même si le mariage n’a plus toujours la cote, c’est aussi celle qui, après les discours déstructurants de l’hédonisme soixante-huitard, est redevenue l’idéal . 

    Nonobstant l’instabilité majoritaire des couples, la famille « nucléaire », sous ses différents avatars, est plébiscitée par tous les sondages et c’est aussi ce qu’expriment les revendications homosexuelles, trans, queer et autres genres.  Cet « amour immodéré » pousse en effet les idéologues du jour à la pervertir dans une nouvelle alliance improbable du libéralisme et de l’étatisme : le gay du jour, considéré comme le seul maître de ses destinées psychiques, physiques, sexuelles a désormais le droit, en tant que gay, d’édifier une famille protégée par les structures sociales classiques immémoriales.  

    Cette rivalité mimétique, inédite dans l’histoire de l’humanité,  est vouée à l’échec et ces familles fantasmatiques que sont celles des couples de même sexe n’ont aucun avenir. Elles demeurent suspendues à l’artificialité technique et à l’aide de l’Etat. La tragédie de leur prolifération est celle de la présence d’enfants adoptés, fabriqués ou échangés.

    Il ne s’agit pas de défendre la famille faussement traditionnelle du XIXe siècle, oppressante pour les femmes qui furent alors déclassées, ravalées au rang de mineures dans une structure à la fois paterne et  bourgeoise de plus en plus sécularisée : à cet égard, la famille dans le sens médiéval est en effet bien plus désirable, libre, productrice et éducatrice.   

    Sans titre.pngDans le sens vrai, le catholicisme a une tendance à prôner la famille nucléaire, regroupée autour du père et de la mère, égalitaire et exogame. Cette famille comme protection, mais surtout comme libération, doit réapprendre aux parents qu’ils ne sont pas les propriétaires d’enfants produits et à ceux-ci qu’ils doivent savoir quitter leur père et leur mère, prendre femme, et préférer à tout cela le Christ. Il n’est pas sûr que le triste état des familles, même dans les pays latins de tradition catholique comme l’Italie où l’Espagne, y corresponde encore : on n’y procrée plus, on y chérit l’enfant unique dévoré par l’amour de soi, la vanité et le désir du confort. Et que dire des autres ? 

    Le problème de base, qu’il faut identifier avec précision, c’est l’idéologie libérale (de gauche ou de droite) qui conduit nos sociétés occidentales vers l’explosion du lien social, en unissant le pire des deux traditions idéologiques issues des fausses « Lumières » du XVIIIe siècle. 

    JPSC, d’après une interview réalisée par Laurent Ottavi pour le site « Liberté politique ».

    __________

    (1) Jacques de Guillebon. L’impasse. Du mariage gay au mariage laïc. L’Oeuvre éditions, 2013, 120 pp. br., 21x12 cm, 18 €

  • Quand le pape invite les Italiens à défendre la famille

    IMPRIMER

    Radio Vatican : Le Pape invite les Italiens à défendre la famille

    Le pape souhaite que soit mis « en évidence le lien unissant le bien commun à la promotion de la famille fondée sur le mariage, au-delà des préjugés et des idéologies ». François a envoyé jeudi 13 septembre une lettre au président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Bagnasco à l’occasion de la 47ème Semaine sociale des catholiques italiens qui s’est ouverte à Turin, dans le nord de l’Italie sur le thème de « La famille, espérance et futur de la société italienne ». 

    « Plus qu’un thème » sur lequel discuté, la famille « c’est la vie, le chemin de générations qui se transmettent la foi, l’amour et les valeurs morales fondamentales, une solidarité concrète, la fatigue, la patience, mais aussi projet, espérance, avenir ». Pour le pape la famille est le « levain dans la pâte de la société tout entière ».

    La famille, l'unité dans la différence entre homme et femme

    « En tant qu'Eglise, nous proposons une conception de la famille qui est celle du Livre de la Genèse, de l'unité dans la différence entre homme et femme. Dans cette réalité, nous reconnaissons un bien pour tous, la première société naturelle, comme elle est aussi reconnue dans la Constitution de la République italienne », écrit le pape François qui, partant ce constat, souhaite réaffirmer que la famille « ainsi conçue » reste le « premier et le principal sujet qui construit la société et une économie à mesure d'homme, et, comme telle, mérite d'être effectivement soutenue ».

    Quelles conséquences quand on touche à la famille

    Sans évoquer le mariage homosexuel, le pape rapelle dans cette lettre que « les conséquences, positives ou négatives, des choix de caractère culturel et politique concernant la famille touchent à divers pans de la société ». François évoque le problème démographique qui est « grave pour tout le continent européen et en particulier pour l'Italie », mais sont également affectés la question de l’économie ou du travail, de la croissance des enfants et même la « vision anthropologique à la base de notre civilisation ». 

    La question de la famille ne concerne pas seulement les croyants poursuit le pape, mais toutes les personnes de bonne volonté. « Soutenir et défendre la famille, valoriser son rôle fondamental et central, c’est œuvrer pour un développement équitable et solidaire ».

    Soutenir les familles en souffrance

    Le pape invite à se montrer fraternels et solidaires, « à être proches, avec respect, des familles en souffrance », frappées par « le manque de travail, le problème du logement », « l'impossibilité pratique de mettre en œuvre ses choix éducatifs », « les faillites de l'expérience conjugale et familiale », et « la violence hélas qui fait son nid et provoque des dégâts à l'intérieur des maisons ». Le pape n’ignore pas ces souffrances mais tient à rappeler que tant de familles vivent l’expérience du mariage ou de la parentalité dans la joie et sans peur d’affronter les moments de la croix, vécu en union avec celle du Seigneur. Ces épreuves peuvent rendre l’amour plus fort, assure le pape.

    Les premières Semaines sociales des catholiques italiens eurent lieu en 1907. Un de ses principal promoteur fut Giuseppe Toniolo, un laïc qui fut béatifié le 28 avril dernier. Le pape lui rend enfin hommage dans ce message.

  • Que faire de ses enfants adoptés lorsqu'on n'en veut plus ?

    IMPRIMER

    Lu ICI :

    Des Américains refourguent sur Facebook leurs enfants adoptés

    De plus en plus de parents américains proposent sur les réseaux sociaux des enfants qu’ils ont adoptés mais dont, quelques années après, ils ne veulent plus. Cette pratique, facilitée par la législation américaine, ouvre la porte à toutes sortes d’abus.

    Une journaliste de Reuters a mené l’enquête pendant 18 mois sur cette pratique baptisée outre-Atlantique "re-homing" (et ne concernait auparavant que le relogement d’animaux de compagnie): des parents publient des annonces sur des groupes de Yahoo ou de Facebook, proposant les enfants adoptés dont ils ne veulent plus s’occuper. Reuters a recensé 5029 annonces de ce type, qui concernaient des enfants de 6 à 14 ans, originaires de Russie, de Chine ou d’autres pays étrangers.

    La législation américaine facilite ce genre de pratique : alors qu’une adoption légale au sens strict suppose une procédure longue, qui passe obligatoirement par les tribunaux, il est possible, moyennant une simple déclaration notariée, de confier son enfant à une autre famille. Cette possibilité a été donnée afin de répondre aux cas d’urgence, mais depuis le développement d’internet, il en est fait largement usage.

    Aucune enquête n’est faite par les autorités sur les parents adoptants. Et le reportage de Reuters met à jour de trop nombreux cas de maltraitance ou d’exploitation. Yahoo a supprimé les groupes proposant des dons d’enfants. Mais il en existe toujours sur Facebook.

    A.L.

    Lire l'enquête de Reuters

  • Saint Jean Chrysostome (13 septembre)

    IMPRIMER

    A découvrir sur missel.free.fr :

    Saint Jean Chrysostome
    Evêque et docteur de l'Eglise

    Sommaire :

     La jeunesse de St Jean Chrysostome

     Biographie

     Homélie XXIII

     Homélie XXIV

     Homélie LXXXII

     

    Voir aussi : catéchèse de Benoît XVI consacrée à ce grand docteur de l'Eglise : http://www.belgicatho.be/archive/2012/09/13/evocation-de-jean-chrysostome-fete-aujourd-hui-par-benoit-xv.html

  • Célibat sacerdotal : quand Mgr Parolin, le nouveau secrétaire d'Etat du pape, évoque une "ouverture aux signes des temps"

    IMPRIMER

    A peine nommé et pas encore en fonction, Mgr Parolin, nouveau secrétaire d’Etat du pape, vient de donner  à un quotidien de Caracas (il est nonce au Vénézuéla) une interview sur les questions qui agitent l’Eglise postconciliaire : démocratisation, corruption, pédophilie et autres…

    Il était attendu, notamment, sur l’incontournable revendication de la mise en place d’un clergé marié dans l’Eglise latine. Sa réponse balancée a immédiatement été saisie au vol par les médias et autres militants pour l’abolition du célibat des prêtres . La voici : « «On peut parler, réfléchir et approfondir ces questions qui ne sont pas des définitions de la foi, et penser à quelques changements, mais toujours au service de l'unité et tout selon la volonté de Dieu ... Dieu parle de nombreuses façons. Nous devons prêter attention à cette voix qui nous oriente sur les causes et sur les solutions, par exemple la pénurie de clergé. Donc, il faut garder à l'esprit, au moment de prendre des décisions, ces critères (la volonté de Dieu, l'histoire de l'Eglise), ainsi que l'ouverture aux signes des temps », ce qui en dit trop ou pas assez. Imprudence ou ballon d’essai pour compte d’autrui ?

    La question du célibat sacerdotal, c’est comme le boléro de Ravel : on croit que c’est fini et cela recommence encore obstinément. Sans remonter aux conciles d’Elvire (IVe siècle) ou du Latran (le premier, au XIIe siècle), le thème a refait surface, une fois de plus, à la faveur de la révélation de l’épidémie pédophile dans le clergé des années postconciliaires.

    Petit rappel : dans les pays catholiques les plus éprouvés par le « sécularisme » doctrinal et moral -comme l’Autriche ou la Belgique- des évêques ont épanché publiquement leurs doutes et leur trouble. Lorsqu’à la mi-mai 2010, un  évêque autrichien, Paul Iby, d’Eisenstadt, déclare que « les prêtres devraient être libres de décider s’ils veulent se marier ou non » et que « le Saint-Siège est trop timide à ce sujet », le cardinal-archevêque de Vienne, Christophe Schönborn, commente : « les préoccupations qui ont été exprimées par l’évêque Iby, nous les ressentons tous ».Un peu plus tard, dans un contexte similaire, trois évêques flamands, NN.SS. De Kesel (Bruges), Bonny (Anvers) et Hoogmartens (Hasselt) ont, à leur tour, saisi au bond la balle des scandales pédophiles, pour pousser l’amalgame encore un peu plus loin. Dans une interview à la radio flamande VRT, Mgr De Kesel a déclaré (18 septembre 2010): « Je pense que l'Eglise doit se poser la question de savoir s'il convient de conserver le caractère obligatoire du célibat » et, poursuivant sur sa lancée: « on pourrait dire qu'il y a des prêtres célibataires mais que des personnes pour lesquelles le célibat est humainement impossible à respecter devraient aussi avoir la chance de devenir prêtre » pour conclure: « la discussion sur le célibat [des prêtres] pourrait avoir une suite bien plus rapide que celle sur l'accès des femmes à la prêtrise" ».

    Lire la suite