MILAN, samedi 2 juin 2012 (ZENIT.org) – « La charité pastorale est l’élément unifiant de la vie, qui naît d’un rapport toujours plus intime avec le Christ dans la prière pour vivre le don total de soi-même pour le troupeau », fait remarquer Benoît XVI, ce 2 juin 2012. Et les signes de cette charité sont « le célibat sacerdotal et la virginité consacrée ».
Extraits :
« (…) Si le Christ, pour édifier son Eglise, se livre entre les mains des prêtres, eux à leur tour doivent se confier à Lui sans réserve: l’amour pour le Seigneur Jésus est l’âme et la raison du ministère sacerdotal, comme Il l’a dit avant de donner à Pierre la mission de paître son troupeau: «Simon …, m’aimes-tu plus que ceux-ci? … Paix mes agneaux (Jn 21,15)». Le Concile Vatican II a rappelé que le Christ «demeure toujours la source et le principe d’unité de leur vie. Les prêtres réaliseront cette unité de vie en s’unissant au Christ dans la découverte de la volonté du Père, et dans le don d’eux-mêmes pour le troupeau qui leur est confié. Assumant ainsi le rôle du Bon Pasteur, ils trouveront dans l’exercice de la charité pastorale le lien de la perfection sacerdotale qui assure l’unité de leur vie et de leur action » (Presbyterorum Ordinis, 14). Le Concile a expliqué à ce propos que dans les occupations diverses, heure après heure, l’unité de la vie, l’unité de l’être du prêtre se trouve justement dans cette source d’amitié profonde avec Jésus, dans la relation intérieure avec Lui. Et il n’y a pas d’opposition entre le bien personnel du prêtre et sa mission; au contraire, la charité pastorale est l’élément unifiant de la vie, qui naît d’un rapport toujours plus intime avec le Christ dans la prière pour vivre le don total de soi-même pour le troupeau, de façon que le peuple de Dieu grandisse dans la communion avec Dieu et soit manifestation de la communion de la très sainte Trinité. Chacune de nos actions, en effet, a pour but de conduire les fidèles à l’union avec le Seigneur et à faire ainsi grandir la communion ecclésiale pour le salut du monde. Les trois éléments: union personnelle avec Dieu, bien de l’Eglise, bien de l’humanité dans sa totalité, ne sont pas distincts ou opposés, mais ils sont une symphonie de la foi vécue.
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