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BELGICATHO - Page 2205

  • Jean Daniélou : un colloque à l’Université de la Sainte-Croix (Opus Dei) met fin au silence

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    danielou.jpgLu sur le « Forum Catholique » sous la plume de Jean Kinzler (extraits) "

    Une journée d'études a mis fin au silence qui entourait Jean Daniélou, l'un des plus grands théologiens du XXe siècle.

     Le mystère de sa mort.

     "Fenêtres ouvertes sur le mystère" : c’est le titre du colloque par lequel, il y a deux jours, l’Université Pontificale de la Sainte Croix a mis fin au silence qui entourait l’un des plus grands théologiens du XXe siècle, le Français Jean Daniélou, jésuite, créé cardinal par Paul VI en 1969.

    Un silence qui aura duré près de quarante ans et qui a commencé au moment de sa disparition, en 1974.

    En effet, le souvenir de Daniélou se réduit aujourd’hui, pour un très grand nombre de gens, au mystère de sa mort, provoquée par un infarctus, un après-midi de mai, au domicile d’une prostituée, au quatrième étage du 56 rue Dulong, à Paris. (…)

    Aujourd’hui, on ne trouve plus qu’un petit nombre de ses livres dans le commerce, mais ils sont toujours d’une richesse et d’une fraîcheur extraordinaires. Tout en étant simples, ils sont d’une très grande profondeur, ce que peu de théologiens ont su faire au siècle dernier, en dehors de lui et de cet autre champion de la clarté qui s’appelle Joseph Ratzinger.

    Daniélou a en commun avec le pape actuel le cadre historique plutôt que philosophique qu’il donne à sa théologie, la compétence en ce qui concerne les Pères de l’Église (le premier étant passionné par Grégoire de Nysse, le second par Augustin), et la place tout à fait centrale donnée à la liturgie.

    Daniélou a été, avec son confrère jésuite Henri de Lubac, le génial initiateur, en 1942, de cette collection de textes patristiques appelée "Sources Chrétiennes" qui a marqué la renaissance de la théologie dans la seconde moitié du XXe siècle et qui a préparé ce qu’il y a de meilleur dans le concile Vatican II.

    Un auteur, en somme, qu’il faut absolument redécouvrir.

    Mais il faut également dissiper le mystère de sa mort et de la réprobation silencieuse qui a suivi celle-ci.  

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  • Liens du jour (31 mai 2012) (complété)

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    • Sur ZENIT.org :

    « La prière est une rencontre avec une personne vivante »

    Catéchèse de Benoît XVI sur la prière chez saint Paul

    Fuites de documents à la une de L'Osservatore Romano
    Aucune tempête ne pourra abattre l'Eglise, par Mgr Angelo Becciu

    Un avenir libéré de la faim n'est pas un rêve utopique
    Congrès international des Caritas les 1er et 2 juin à Vienne

    Milan 2012: congrès International théologique et pastoral
    « Un événement extraordinaire et de valeur », déclare le card. Scola

    Les évêques européens étudient la démographie et la famille
    Nouvel ouvrage du CCEE présenté à Milan

    • Sur FAMILLE CHRETIENNE :

    L’idéologie du genre s’impose en Argentine et progresse en France

    Sur Fides.org :

  • Revenus à un monde qui ne connaît pas Dieu

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    "...nous voilà revenus à ce qu’ont connu les Apôtres : un monde qui ne connait pas Dieu. Et qui du coup a un système de valeurs, une organisation culturelle, économique, financière, sociale déconnectée de Dieu. Rien que de très logique en somme. C’est dingue, j’arrive sans cesse à la même conclusion vaguement moralisante mais trop vraie pour ne pas être dite : on peut faire toutes les manifs qu’on veut, des guerres juridiques, la seule vraie action qui permettra au monde de retrouver le sens de son existence et de marcher vers son bien, c’est de lui proposer Dieu.  Après tout, en ce temps de Pentecôte, un rapide coup d’œil sur les lectures nous donne de voir qu’avec l’Esprit Saint, 12 types « quelconques et sans instruction » ont réussi à propager la foi dans le monde entier."

    source

    Une réflexion illustrée par cet extrait de la Lettre à Diognète :

    « [Les Chrétiens] se conforment aux usages locaux pour les vêtements, la nourriture et le reste de l’existence, tout en manifestant les lois extraordinaires et vraiment paradoxales de leur manière de vivre. Ils résident chacun dans sa propre patrie, mais comme des étrangers domiciliés. (…) En un mot, ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde ».

  • De la dictature des médias

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    L'Observatoire sociopolitique de Fréjus-Toulon met en ligne cette tribune libre "hexagonale" de Grégory Soodts - tout à fait applicable dans notre pays - intitulée  "Le « péril médiatique »":

    La médiacratie, de média et kratos« souveraineté », semble connaître ses heures de gloire en notre pays, comme ailleurs dans le monde. Sortant à peine d’une campagne électorale et nous apprêtant à entrer dans une autre, nous avons vu et voyons avec effroi se profiler une couverture  médiatique omnipotente. Les faiseurs de roi seraient-ils  toujours les rédacteurs en chefs ou directeurs de journaux, qui peuvent dire à la suite de Maurice Bunau-Varilla, directeur du journal « le Matin » : « Mon fauteuil vaut trois trônes » ? La démocratie qui conduit le peuple à choisir ses responsables est-elle une médiacratie ? 

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  • L'engagement écologique des évêques de France

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    Nous lisons sur le blog de l'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon : L’Eglise de France s’engage pour l’écologie, sous la plume de Falk van Gaver, délégué de l’Observatoire :

    Le Groupe de Travail Ecologie et Environnement de la Conférence des Evêques de France vient de publier un bref rapport sur la question. Lecture.

    « En quoi la crise écologique dans laquelle nous sommes entrés concerne-t-elle l’Eglise ? Certains, eux-mêmes engagés, attendent qu’elle dise quelque chose à ce sujet et trouvent qu’on ne l’entend pas assez. Quelle parole spécifique a-t-elle à proposer aux chrétiens et plus largement à tous ceux qui cherchent à définir de nouveaux modèles de développement ? »

    C’est sur cette interrogation que s’ouvre le bref document que propose après 2 ans de travail le groupe Ecologie et Environnement de la Conférence des Evêques de France, composé d’une douzaine de personnes – pasteurs, économiste, théologien.

    « Cette responsabilité implique que l’Eglise ne doit pas se limiter à faire des discours généraux sur l’importance de se préoccuper du « développement durable ». »

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    Voir aussi : Peut-on être catho sans être écolo ?

  • Le témoignage pro-vie d'un boys band converti à la foi catholique

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    Conversion et engagement chrétien pour le droit à la vie

    Dans un post du 30 mai (cf. http://www.belgicatho.be/archive/2012/05/30/quand-un-boy-band-devient-un-fervent-catholique.html), nous avons fait écho à la conversion de Brad Fishetti, qui fut membre de LFO (Lyte Funky Ones), un boys band. Une conversion qui s’est nourrie de réflexions, d’engagements, pour partager ses convictions avec d’autres, en disant avec confiance : « Me voici Seigneur ! Je viens faire Ta volonté ! ».

    Nous reprenons ici un extrait d’un témoignage de Brad Fischetti, dont l’original se trouve ici : http://www.lifesitenews.com/news/former-boy-band-member-turned-pro-life-activist-shares-testimony

    Avant ma conversion, je n’aimais sans doute pas l’avortement. Mais l’avortement ne m’affectait pas pour autant. D’après moi, il s’agissait simplement de grains de riz qui étaient avortés. Mais ma foi est devenue très importante pour moi. Par ce biais, l’image de l’avortement est devenue plus claire. Quand vous apprenez, quand vous parvenez à réaliser ce qui se passe réellement dans un avortement, cet avortement devient atroce.

    Je n’ai pas recherché cette tribune. Je peux même difficilement comprendre pourquoi les gens se soucient tant des choses que j’ai à dire alors qu’il y en a tant d’autres qui ont combattu depuis plus longtemps et plus difficilement que moi pour le mouvement pro-vie. Mais si Dieu m’appelle à utiliser cette petite tribune pour aider à éduquer les gens, pour aider les gens à comprendre ce qu’est réellement l’avortement, alors : « me voici Seigneur. Je viens faire Ta volonté ! ».

    Beaucoup de gens ne savent pas vraiment ce qui se passe lors d’un avortement. Il est rare qu’une femme soit enceinte seulement de quelques semaines. La plupart des femmes n’ont pas réalisé qu’elles sont enceintes avant quatre, cinq ou six semaines de gestation. Puis elles prennent du temps pour essayer de décider si elles veulent se faire avorter. Et au moment où elles arrivent à la clinique, elles ont 12 ou 13 ou 14 semaines de grossesse. Leurs bébés ont des doigts et des orteils.

    A la clinique d’Orlando, j’ai vu des femmes enceintes de 24 semaines se faire avorter. J’ai vu des femmes qui ont jusqu’à 30 semaines de grossesse envoyées vers une installation d’avortement clandestin appartenant au propriétaire de la clinique, dans la région de Washington DC, où le médecin pratiquera des avortements sur des bébés bien après 30 semaines de grossesse !

    Le concept « pro-choix » est ridicule. Il n’a aucun sens pour moi. « Pro-choix », c’est le choix d’avoir des rapports sexuels ou non. Et c’est vrai, je réalise qu’un petit nombre d’avortements sont pratiqués sur des femmes qui ont été violées ou qui sont victimes d’incestes. Et ces crimes sont aussi méprisables que l’avortement.

    Mais l’avortement n’est pas la réponse. Nous ne devrions pas punir l’enfant pour les péchés du père. Et si on va plus loin, dans des situations comme celles-là, la femme a déjà été violée. Un avortement ne sert qu’à la violer davantage.

    J’ai vu l’exposition « Le corps », à Las Vegas. Ils ont développé un exposé complet sur le développement fœtal. C’était stupéfiant de voir à quel point un bébé est développé en début de grossesse. C’est à ce moment qu’il m’est apparu que l’avortement n’est pas correct, en fonction des circonstances. Je crois qu’un bébé est un don de Dieu, et que l’avortement est un péché atroce et inacceptable, quelles que soient les circonstances.

    En outre, je crois que lorsque l’avortement a été légalisé, il n’a jamais été destiné à être ce qu’il est devenu. Des hommes qui se disent médecins vont à l’intérieur d’un utérus et déchirent le bébé, ou les mettent au monde morts, ou parfois vivants. C’est dégoûtant.

    Je ne fais pas vraiment attention à ce que les gens pensent de ma position contre l’avortement. Je risque de perdre ma famille et des amis. Mais je suis obligé de dire la vérité. Si j’ai une tribune de 500 ou de 5000 personnes, mon travail consiste à dire la vérité. Nous avons Dieu à nos côtés, et en fin de compte, l’avortement ne sera qu’un triste chapitre de notre histoire.

    Ce n’est pas parce que l’avortement est légal qu’il est bien. Il fut un temps dans ce pays où le fait de refuser le droit de vote à une femme était légal. Était-ce bien ? Non. Il fut un temps dans ce pays où l’esclavage était légal. Était-ce bien ? Non plus. Pour citer le grand archevêque Fulton Sheen, « la légalité n’équivaut pas à la moralité ».

  • Un ouvrier de la Sagesse

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    Philippe.jpgPrésenté ICI (Victor Scribe), ce livre consacré au Père Marie-Dominique Philippe :

    "Il signe tout simplement Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve. Mais, en fait, il est aussi frère de la Communauté Saint-Jean, comme il est indiqué en quatrième de couverture. Il a fondé le Festival Agapé et il a développé le forum Amour et Vie. Avec Ariane Schwizgebel, il a réalisé un livre d’entretiens entièrement consacré au père Marie-Dominique Philippe, le fondateur de la Communauté Saint-Jean.

    L’ouvrage s’intitule Le Père Marie-Dominique Philippe, ouvrier de la sagesse (Parole et Silence, 216 pages, 20€). Il s’agit d’un acte de piété. On ne trouvera donc presque pas d’évocation des problèmes de la Communauté Saint-Jean, qui n’en manque pourtant pas, mais un ensemble d’informations concernant l’itinéraire très particulier du Père Philippe, religieux dominicain qui en viendra à créer une nouvelle famille religieuse, avec des frères et des sœurs. Il ne s’agit pas seulement de l’évocation de l’itinéraire du Père Philippe, de la Communauté Saint-Jean, des autres communautés nées dans le sillage du Père Marie-Dominique, mais aussi des grands thèmes philosophiques et théologiques du Père Philippe et de l’auteur lui-même.

    Témoignage plus que livre d’histoire religieuse, cet ouvrage se lit très facilement, grâce au mode de l’entretien."

  • Un concert de chant grégorien à l'abbaye de Maredret, le 10 juin

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    cliquer sur l'image pour accéder aux informations

  • Euthanasie : la Belgique, pays du flou (confirmation)

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    Toujours aux aguets, Jeanne Smits relève une tribune publiée dans De Standaard par Wim Distelmans, oncologue, spécialiste des soins palliatifs et de l'éthique, militant de l'euthanasie et, un temps, membre de la commission d'évaluation de l'euthanasie en Belgique.

    "Il s'y inquiète de nouvelles manières de donner la mort, et plus précisément nombre de « sédations palliatives », qui ne sont pas « encadrées » par la loi sur l'euthanasie, et qui sont en train de prendre des proportions importantes jusqu'à représenter 10 % des décès en Belgique aujourd'hui, comme je l'annonçais il y a quelques jours ici. Le flou de la frontière entre l'euthanasie et la sédation palliative est enfin devenue un sujet. ...

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  • Controverse avec un assistant des Facultés Notre-Dame de la Paix au sujet de l'avortement

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    Un ami, Ludovic Werpin, reprend les termes (en italiques) de la lettre de Nathanaël Laurent,  http://www.belgicatho.be/archive/2012/05/29/quandun-assistant-aux-fundp-namur-nous-adresse-un-courrier.html  publiée sur ce blog et en fait le commentaire (en gras) :

    Madame, Monsieur,

    Permettez à un modeste observateur de formuler quelques remarques sur votre blog à l'occasion de la lecture amusante, dont j'ai pu faire l'expérience, de propos qui me concernent. Je suis effectivement cet assistant aux FUNDP qui ne défend pas le moins du monde la liberté d'avorter, mais que des lecteurs rapides, non suffisamment instruits (M. Laurent, faut-il vous envoyer nos CV et vous montrer nos bibliothèques ? ), et surtout un peu trop endoctrinés (cela signifie ne pas être en accord avec votre opinion qui, bien sûr, ne repose sur aucun préjugé ) ont considéré à tort comme: un anti-catho (oui, il y a de l’anti-catho dans des positions comme la vôtre), pro-avortement, mauvais opinioneur, planteur de patates, et j'en passe... Amusant n'est-ce pas? (non, il n’y a rien de moins amusant qu’une discussion sur ce sujet) D'abord un commentaire sur votre blog qui - nouvelle technologie le permettant - permet à un microcosme belgico-catholique de se former. Qu'y trouve-t-on? Un relai filtrant très efficace d'informations émanant de l'actualité, et des commentaires prenant la forme de prêches tournant en rond. Rien de plus facile en effet que de prêcher pour sa chapelle auprès d'autres membres de celle-ci. Mais qu'en est-il par contre du courage - pourtant inhérent aux pionniers de votre belle religion (« votre religion » ; plus loin, vous vous dites catholique, est-ce la vôtre aussi ?) - de prêcher ailleurs? Ce blog est un exemple de ce qui risque - comme d'autres lieux de rassemblement de sa catégorie - de rejoindre les catacombes de notre mémoire collective... qu'il a lui même creusées. Un tel lieu d'échanges pourrait pourtant être à l'opposé un lieu de ressourcement, où ses membres les plus fervents puiseraient le courage d'affirmer leurs opinions, d'animer une véritable discussion, d'aller jusqu'au bout d'une réflexion. Point de tout cela ici me semble-t-il. (Il est clair que l’assistant n’a jamais suivi les nombreuses interventions de contradicteurs qui ont eu sur Belgicatho largement la parole) (...)

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  • Vatileaks : une mise au point du pape

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    Du Vatican Information Service :

    A la conclusion de l'audience générale, Benoît XVI a tenu à faire une mise au point publique: "Les évènements récents touchant la Curie Romaine et mes collaborateurs m'attristent, sans que soit entamée ma certitude absolue selon laquelle, malgré la faiblesse humaine, les difficultés et les épreuves, l'Eglise est guidée par le Saint-Esprit et le Seigneur. Je suis certain qu'il ne cessera de la soutenir sur son chemin. Ceci dit, les conjectures multipliées par certains media sont totalement gratuites, allant bien au-delà des faits réels et offrant une image du Saint-Siège sans rapport avec la réalité. C'est pourquoi je tiens à renouveler ma confiance et mes encouragements à mes plus proches collaborateurs, comme à tous ceux qui jour après jour, fidèlement, en silence et en esprit de sacrifice m'assistent dans mon ministère".

  • L'inquiétudes des chrétiens syriens

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    Agence Fides : Les chrétiens syriens représentent une cible potentielle pour la vengeance des groupes armés et des miliciens sunnites qui veulent venger le massacre de Houla. Et ils sont les victimes privilégiées des prises d'otage. Ce que déclare des familles de réfugiés syriens ayant fui la zone de Homs en direction du Liban est par ailleurs confirmé par des sources de Fides au sein de l'Eglise syrienne.

    Ainsi que cela a été indiqué à l'Agence Fides par la Caritas Liban, des familles apeurées de réfugiés syriens continuent à passer la frontière. Il s'agit de musulmans alaouites et de chrétiens, surtout ceux qui étaient employés dans des administrations publiques. Ils proviennent en grande partie de villages de la zone d'Homs, tel que Qusayr et d'autres encore. Les chrétiens préfèrent fuir parce qu'ils sont considérés comme étant « proches du régime ou protégés par le régime de Bashar al-Assad ». Avec la pérennisation de la violence et après des épisodes comme celui du massacre de Houla, attribué pour l'heure à l'armée syrienne - même si les versions demeurent discordantes - le désir de vengeance à l'encontre des civils « partisans du régime » augmente également dans les rangs des miliciens et de l'opposition. Si les miliciens sunnites cherchent à venger leurs proches qui ont été tués, la cible est constituée par les alaouites - minorité à laquelle appartient Assad - mais également les chrétiens.

    Une famille gréco catholique syrienne, arrivée au Liban en provenance de Qusayr, raconte à Fides avoir quitté le village à cause des combats entre l'armée et les rebelles mais surtout du fait de la plaie représentée par les enlèvements. De nombreux chrétiens sont enlevés par des hommes masqués, certains ayant un accent local, d'autres non. Les ravisseurs demandent de lourdes rançons. Un de leurs parents chrétiens - racontent les réfugiés - a été tué, d'autres enlevés et torturés parce que « non alignés avec les révolutionnaires ». Le père et le cousin du Père Issam Kassouha, prêtre catholique, ont été eux aussi enlevés ces jours derniers avant d'être, bien heureusement, relâchés. « Nous ne savons pas si les terroristes étaient des militants sunnites à la recherche d'une vengeance ou des criminels voulant profiter du chaos en frappant les plus faibles » expliquent les réfugiés. « Dans le cas où il y aurait d'autres massacres comme celui de Houla, les chrétiens pourraient payer un prix élevé » concluent-ils. (PA) (Agence Fides 30/05/2012)

    Voir aussi : Le Père Paolo Dall'Oglio, SJ, en prière à Qusayr pour bloquer le conflit confessionnel