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  • L'abbé Jean-François Six, star ecclésiastique des années 80, renvoyé de l'état clérical pour graves faits d'abus sexuels

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    De Céline Hoyeau sur le site du journal La Croix :

    Abus sexuels : Jean-François Six renvoyé de l’état clérical

    Les faits 

    Une quinzaine de femmes avaient signalé à la Mission de France avoir été abusées sexuellement par ce prêtre qui bénéficia d’une aura considérable en France dans les années 1980.

    01/02/2021

    Jean-François Six a été renvoyé de l’état clérical. Au terme d’un procès canonique diligenté à partir de l’automne 2019, ce prêtre âgé de près de 92 ans a été reconnu coupable « de graves faits d’abus sexuels envers des personnes sur lesquelles il exerçait une autorité spirituelle et morale », selon le communiqué publié, lundi 1er février, par la Mission de France et signé du prélat, Mgr Hervé Giraud.

    Les faits les plus anciens remonteraient à la fin des années 1950, les plus récents aux années 1990. Ces femmes, dont plusieurs ont aujourd’hui entre 80 et 90 ans, n’ont pas souhaité s’étendre sur un passé douloureux, humiliant, et par crainte de subir un nouveau « harcèlement » de la part de l’accusé.

    → À LIRE. Le père Jean-François Six écarté de tout ministère pastoral par son évêque

    Selon des informations recueillies par La Croix, l’abbé Six, qui les conseillait spirituellement à l’époque, aurait abusé de son autorité morale et spirituelle pour leur imposer, par la manipulation et l’emprise, des actes allant d’attouchements sexuels à des fellations et viols selon les cas, parfois même assortis de rituels de purification. Ces jeunes femmes, adultes au moment des faits (1), lui accordaient une grande confiance non seulement en sa qualité de prêtre, mais aussi en vertu de l’aura dont ce fin connaisseur de sainte Thérèse de Lisieux et du bienheureux Charles de Foucauld jouissait dans l’Église, ainsi que dans les milieux politiques.

    Premier signalement en février 2019

    Il aura fallu des années, et sans doute le mouvement de libération de la parole sur ces abus commis par des figures jusque-là intouchables dans l’Église, pour qu’elles osent parler.

    À la suite d’un premier signalement en février 2019, Mgr Giraud avait saisi le procureur de la République et la justice ecclésiastique. Le 17 juillet 2019, Jean-François Six a été écarté de tout ministère pastoral par décision de l’évêque, le temps de l’enquête.

    Interrogé pour savoir si le père Six fera appel de cette décision, son avocat, l’abbé Bernard Du Puy-Montbrun n’a pas souhaité répondre.

    Après la publicité faite à cette première mesure conservatoire, Mgr Giraud a été contacté par une douzaine d’autres femmes, qui faisaient état des mêmes griefs. Six plaintes ont été retenues pour le procès - une procédure pénale extrajudiciaire destinée à juger des « graviora delicta » (les délits les plus graves).

    Ordonné prêtre en 1956

    Né en 1929, le père Jean-François Six avait été ordonné prêtre en 1956 pour le diocèse de Lille, avant d’être incardiné dans la Mission de France dont il est membre depuis 1964. Docteur en lettres, théologie et sciences des religions, ce brillant intellectuel s’est fait connaître par la médiation, dont il est devenu un expert renommé. Il a dirigé le Centre de formation à la médiation. Membre de la Commission nationale des droits de l’homme, il a également fondé, avec un membre du Grand Orient de France, la revue de dialogue maçonnique Brèche.

    Ce théologien a publié de nombreux ouvrages consacrés entre autres à sainte Thérèse de Lisieux et au bienheureux Charles de Foucauld dont il est un spécialiste, parfois controversé. Le père Six animait notamment l’« Union-Sodalité », une confrérie dont avait rêvé Charles de Foucauld, composée de religieux, prêtres et laïcs, pour évangéliser par une vie évangélique.

    (1) L’une était mineure pour le droit français à l’époque où la majorité était encore à 21 ans, mais majeure pour le droit romain.

  • Mardi 9 février : Philo à Bruxelles "Les propriétés de la raison et l'intelligence animale"

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  • Légalisation de l'euthanasie : le Portugal dans les pas de la Belgique

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    De gènéthique.org :

    Euthanasie : le Portugal dans les pas de la Belgique

    1 février 2021

    Vendredi 29 janvier, le Parlement portugais a adopté une loi autorisant « la mort médicalement assistée », à « 136 voix pour, 78 voix contre et 4 abstentions ».

    Le texte prévoit d’autoriser l’euthanasie pour « les Portugais majeurs, résidant dans le pays et se trouvant « dans une situation de souffrance extrême, présentant des lésions irréversibles » ou atteints « d’une maladie incurable » ». « Plusieurs » médecins devront valider la demande du patient. Une demande qui devra être confirmée « le moment venu » en « présence de témoins ». Par ailleurs, un psychiatre devra également être consulté dans le cas où la « capacité de la personne à faire un choix « libre et éclairé » » n’est pas certaine.

    A présent, la loi doit être envoyée au président Marcelo Rebelo de Sousa qui a « huit jours pour examiner le texte ». Il pourra soit la promulguer, soit « la soumettre à l’analyse de la Cour constitutionnelle ou y mettre son véto, qui pourrait toutefois être annulé par un deuxième vote des députés ». Marcelo Rebelo de Sousa n’a pour l’instant pas pris position sur le sujet.

    Suite à ce vote, la Conférence des évêques du Portugal a fait part de « sa tristesse et son indignation » devant un « recul sans précédent » (cf. Portugal : 9 religions s’unissent pour faire barrage à l’euthanasie). Pour les prélats, il est « absurde de légaliser le fait de donner la mort » dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et alors que « tous les moyens sont engagés pour sauver des vies » (cf. Une nouvelle offensive pour autoriser l’euthanasie ?). « Le Parlement rejette les leçons que cette pandémie a données sur la valeur précieuse de la vie humaine, estiment-ils. Nous ne pouvons accepter qu’administrer la mort soit une réponse à la maladie et à la souffrance. » En effet, « accepter cela revient à renoncer à se battre et à soulager la souffrance et à transmettre l’idée erronée que la vie marquée par la maladie et la souffrance cesse de mériter une protection et devient un fardeau pour soi-même, pour son entourage, pour les services de santé ». L’Association des médecins catholiques portugais a également fait part de sa révolte : « Les médecins ne sont pas des agents de la mort ! » (cf. Portugal, après les représentants des religions, les médecins s’opposent à la loi visant à dépénaliser l’euthanasie).

    En Europe, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas ont déjà dépénalisé l’euthanasie (cf. Pays-Bas, Belgique, Suisse… L’incontrôlable « pente glissante » de l’euthanasie) L’Espagne est également en passe de le faire (cf. Espagne : l’Assemblée adopte le projet de loi euthanasie). Dans l’autre pays de la péninsule ibérique, le projet de loi doit encore être débattu au Sénat « d’ici la fin mars ».

    Sources : Aleteia, Agnès Pinard Legry (01/02/2021)

  • La mémoire des martyrs bulgares du totalitarisme communiste

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    De Vatican News :

    Une messe du cardinal Sandri pour les 4 martyrs bulgares du stalinisme

    Le préfet de la Congrégation pour les Églises orientales a célébré lundi 1er février à Rome une messe votive en hommage aux quatre bienheureux martyrs bulgares du totalitarisme communiste: Mgr Eugène Bossilkov, premier catholique bulgare à être béatifié -en 1998-, et trois prêtres assomptionnistes, les bienheureux Pavel Dzidzov, Kamen Vichev et Josafat Scisckov.

    Ils étaient 2 618. Politiciens, officiers de l'armée, professeurs d'université et nombreux religieux, orthodoxes ou catholiques, tous ont été condamnés à mort le 1er février 1945 par un «Tribunal populaire» du régime communiste bulgare naissant. Une centaine d’entre eux ont été exécutés le jour même. C'est à cette date symbolique que la Bulgarie célèbre chaque année la «Journée de reconnaissance et du respect des victimes du totalitarisme et en particulier du régime communiste», instituée par le gouvernement bulgare le 20 janvier 2011.

    Sofia et Rome unies dans la commémoration

    Il s’agit d’une journée commémorée par les autorités civiles et par l'Église orthodoxe bulgare, qui a été rejointe spirituellement hier à Rome par le cardinal Leonardo Sandri. Le préfet de la Congrégation pour les Églises orientales a présidé lundi 1er février une célébration eucharistique votive en la basilique Saint-Barthélemy-en-l'Île sur l’île Tibérine au cœur de Rome (San Bartolomeo all'Isola) pour les quatre bienheureux martyrs bulgares, également victimes du totalitarisme communiste: l'évêque passionniste de Nicopolis, Mgr Eugène Bossilkov (1900-1952) et les trois pères assomptionnistes Pavel Dzidzov, Kamen Vichev et Josafat Scisckov, condamnés à mort et fusillés en 1952.

    L'initiative, promue à Rome par l'ambassade de Bulgarie près le Saint-Siège, s’est déroulée de manière «connectée» avec le pays, visité par le Pape François en mai 2019, à l'occasion même du dixième anniversaire de l'institution de cette journée commémorative.

    Le sang des martyrs pour l’avenir

    Dans son homélie ce lundi, le cardinal Sandri a souligné le fil rouge qui lie les quatre martyrs catholiques aux autres victimes du régime communiste en Bulgarie: «Par leur martyre, ils ont témoigné que les catholiques, les byzantins et les latins, aujourd'hui comme alors, sont et veulent être de véritables enfants de la Bulgarie, des citoyens exemplaires qui contribuent à sa croissance et au bien commun, aux côtés de leurs frères de l'Église orthodoxe, des musulmans, des juifs et des hommes et femmes de bonne volonté», a souligné le cardinal argentin. Leur sang, a-t-il noté, citant les paroles du bienheureux Bossilkov, est le garant d'un avenir splendide pour l'Église en Bulgarie.

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  • Benoît XVI : un pape amoureux de musique sacrée

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    D'Augustin Talbourdel sur le site de l'Homme Nouveau :

    Benoit XVI, pour l'amour de la musique sacrée

    « En regardant le cours de ma vie, je rends grâce à Dieu d’avoir placé à mes côtés la musique comme une sorte de compagne de voyage, qui m’a toujours offert réconfort et joie », confiait Benoît XVI en 2007, au terme d’un concert offert pour ses 80 ans dans la salle Paul VI. Le plus mélomane des papes depuis saint Pie X a toujours accordé un intérêt particulier à la musique sacrée et au renouveau de la musique liturgique, à l’aune du concile Vatican II. Qui mieux que Benoît XVI, tout à la fois mélomane et musicien, prêtre et théologien, pouvait comprendre la nature de la musique sacrée ? Il en a notamment expliqué toute la portée dans son célèbre livre L'Esprit de la Liturgie, un texte nécessaire alors que la réforme liturgique a apporté dans son sillage une incompréhension, voire une négation, du rôle propre de la musique sacrée. Une synthèse éclairante de l'apport de Benoit XVI sur le sujet. 

    Depuis sa jeunesse en Allemagne jusqu’à ses dernières années à Rome, le pape Benoît XVI a été à la fois un grand amateur de musique et un bon musicien. Pianiste réputé et fin connaisseur de la musique sacrée et profane, de Palestrina à Arvo Pärt, il aime raconter sa première rencontre avec la musique, lorsqu’en 1941 il s’est rendu au Festival de Salzbourg, avec son frère Georg, pour écouter la Messe en ut mineur de Mozart. Depuis, sa passion pour la musique classique, et notamment pour le compositeur autrichien, n’a jamais faibli. Si son frère a consacré toute sa carrière à la musique, devenant le Kapellmeister de la cathédrale de Ratisbonne, prestigieux berceau du renouveau grégorien au siècle précédent, Joseph Ratzinger a, quant à lui, œuvré pour sauver la musique de la double crise, esthétique et liturgique, qui la menaçait depuis Vatican II. Évêque de Rome, il a redonné ses lettres de noblesse au patrimoine musical de l’Église tout au long de son pontificat ; théologien, il s’est efforcé de repenser musiques sacrée et liturgique à la lumière des Écritures et de l’histoire de l’Église.

    Malgré l’invitation de saint Pie X et de ses successeurs à privilégier le grégorien et la polyphonie classique et l’insistance des pères conciliaires quant à la promotion du « trésor de la musique sacrée », la musique liturgique a connu une réforme radicale au lendemain du concile. Déplorant l’opposition systématique entre une musique créative, festive et porteuse de la communauté et un « répertoire ancien mythifié », symbole d’une « contre-culture catholique », le pape émérite invite à repenser le rapport entre musique et liturgie.

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  • Trois docteurs de l'Eglise, Hildegarde de Bingen, Grégoire de Narek et Jean d’Avila, inscrits au Calendrier romain général

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    D' sur zenit.org :

    Hildegarde de Bingen, Grégoire de Narek et Jean d’Avila inscrits au Calendrier romain général

    Les trois Docteurs de l’Eglise de cette dernière décennie

    Dans un décret publié ce 2 février 2021, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements rappelle que les « Docteurs de l’Eglise » sont des « disciples de la Sagesse divine », qui sont « à leur tour devenus des enseignants de sagesse pour toute la communauté ecclésiale ».

    La religieuse bénédictine allemande sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), le prêtre espagnol saint Jean d’Avila (1500-1569) ont été proclamés Docteurs de l’Eglise en 2012 – sous le pontificat de Benoît XVI – et l’abbé arménien saint Grégoire de Narek (950-1005) en 2015 – sous celui du pape François.

    Ces « figures particulières de saints d’Occident et d’Orient », précise le texte du décret signé du cardinal Robert Sarah, préfet du dicastère, sont désormais des mémoires facultatives qui doivent être inscrites dans tous les calendriers et les livres liturgiques pour la célébration de la messe et de la Liturgie des Heures.

    Les lectures fixées pour la messe de leur fête sont en première lecture Sagesse 7, 7-10. 15.16, ; en Psaume 36, 3-4. 5-6. 30-31 ; en Evangile Matthieu 7, 21-29.

    Hildegarde de Bingen

    Surnommée « la sybille du Rhin », prophétesse et poéte, médecin et moraliste politique, Hildegarde de Bingen est considérée comme la première des grandes mystiques allemandes. Elle réprimanda des papes et des princes – sans exception pour l’empereur Frédéric Barberousse -, des évêques et des laïcs, avec, dit-on « une probité entière et une justice sans erreur ».

    Elle n’avait pas huit ans lorsque ses parents la confiérent à la mystique Jutta de Sponheim qui vivait auprés des bénédictines de Diesenberg et gouvernait le monastère. A la mort de celle-ci, en 1136, elle lui succéda comme abbesse. Dix ans plus tard, elle transféra le monastère à Rupertsberg, prés de Bingen.

    Grégoire de Narek

    Grégoire de Narek, prêtre et moine, a vécu au 10e siècle en Arménie : il est né aux environs de 950 à Andzevatsik (aujourd’hui en Turquie) et mort à Narek vers 1005. Issu d’une lignée d’érudits et d’hommes d’Église, il entra dans la vie monastique – il vécut la plus grande partie de sa vie au monastère de Narek – à un âge précoce et excella en musique, astronomie, géométrie, mathématiques, littérature et théologie.

    Il devint prêtre à l’âge de 25 ans et commença ses écrits par un commentaire du « Cantique des cantiques », qui lui avait été commandé par un prince arménien. Son oeuvre fut réputée pour la clarté de sa pensée et de son langage et pour l’excellence de sa présentation théologique. Il écrivit aussi de nombreuses lettres, « sharagans » (ou hymnes), trésors, odes, mélodies et discours connus. Beaucoup de ses prières sont incluses dans la Divine liturgie célébrée le dimanche dans les églises arméniennes à travers le monde.

    Jean d’Avila

    Né en 1499 ou 1500 près de Tolède, dans une famille de juifs qui avaient embrassé la foi chrétienne, Jean d’Avila a été ordonné prêtre dès 1525, après la mort de ses parents. Il mit ses talents d’orateur au service de l’Evangile, à Tolède, tout en menant une vie simple et sainte.

    A Salamanque, Jean d’Avila était aussi proche de la Compagnie de Jésus. Il a guidé certains jésuites, il a étudié avec eux, et il les a aidés dans les difficultés. Constatant cette proximité, saint Ignace de Loyola aurait voulu qu’il rejoigne la Compagnie. Une grande partie de l’expansion des Jésuites en Espagne lui est en effet attribuée.

  • L'avortement eugénique bientôt interdit en Hongrie ?

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    De Nicolas Bauer sur le site de l'European Center for Law & Justice :

    Vers une interdiction de l’avortement eugénique en Hongrie ?

    3 février 2020

    La Cour constitutionnelle de Hongrie a autorisé l’ECLJ à intervenir en tant qu’amicus curiae dans une affaire pendante relative à l’avortement eugénique, que nous avions déjà évoquée dans un article. Dans cette affaire (N° III/01838/2020), les parents d’un enfant handicapé poursuivent un hôpital pour obtenir des dommages et intérêts en compensation de la « naissance préjudiciable » de leur enfant, qui souffrait de troubles congénitaux. Autrement dit, ils auraient voulu que la maladie de leur enfant soit diagnostiquée pendant la grossesse, afin de pouvoir l’avorter plutôt que de le soigner et de s’en occuper.

    Un tel avortement eugénique est légal en Hongrie jusqu’à la 20e semaine de grossesse (ou la 24e en cas de procédure de diagnostic prolongée) s’il y a au moins 50 % de risques que l’enfant présente une ou plusieurs malformations fœtales. L’avortement sur demande de tous les enfants est légal jusqu’à la 12e semaine de grossesse. Les enfants potentiellement malades ou handicapés font donc l’objet d’un traitement d’exception, visant à les éliminer avant la naissance. C’est la loi hongroise LXXIX de 1992 « sur la protection de la vie fœtale » qui prévoit cet avortement eugénique jusqu’à 20 ou 24 semaines de grossesse.

    L’avortement eugénique bientôt reconnu comme inconstitutionnel ?

    Le préjudice dont s’estiment victimes les demandeurs est la naissance de leur enfant, qui a échappé à l’eugénisme. La Cour régionale de Budapest a considéré que pour trancher cette affaire, elle ne pouvait pas appliquer la loi LXXIX, en raison de son inconstitutionnalité. En effet, d’après l’article 2 de la Constitution hongroise de 2011 : « La dignité humaine est inviolable. Chacun a droit à la vie et à la dignité humaine ; la vie de l'embryon et du fœtus est protégée dès le moment de la conception ». L’action en responsabilité civile des parents est donc devenue une question constitutionnelle, que la Cour constitutionnelle examine cette semaine.

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  • Euthanasie : le très beau témoignage d'un médecin liégeois

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    Le très beau témoignage d'un médecin liégeois (le Dr N.S.) :
     
    "Je vais voir hier à domicile un patient de 61 ans qui a un cancer un stade avancé, et son épouse, tous les deux affectés par la situation.
    Il est en cours de traitement sans que l’on sache à ce jour si ce traitement aura une efficacité ou pas. 
    Il souffre de ses métastases osseuses. 

    Depuis début janvier, je les ai au téléphone quasi un jour sur deux. Je prends le temps lors de mes visites à domicile une à deux fois par semaine, j’écoute, j’accompagne.... quand ils appellent sur mon portable, je décroche, même durant mes jours de congé. 

    Il a passé un week-end difficile, les antidouleurs n’étaient plus assez puissants. 

    Je suis déjà passée la veille pour augmenter les antalgiques et prévoir un bilan en urgence.

    En fin de visite, alors que je suis debout ma mallette à la main, l’épouse me dit : « bon docteur, il faut qu’on vous dise.... ça fait des semaines qu’on en parle....pour mon mari…... on a pensé à l’euthanasie. Hein chéri? Tu m’en parles souvent, n’est-ce pas? Je vais aller chercher les papiers à la commune »

    Silence...... le mari pleure......elle me regarde droit dans les yeux pour scruter ma réaction... d’un air de dire .... « vous lui ferez bien ça, la piqûre, hein docteur ? »

    Surtout rester calme, ne pas montrer que l’on maudit  intérieurement cette loi belge de 2002.  Prendre une grande inspiration avant de répondre. 

    Volontairement mettre de côté le fait que l’on vient de se prendre un missile en plein bide alors qu’on a choisi son métier pour « prendre soin » ...et..... se rassoir pour écouter avec douceur et chercher à comprendre avec bienveillance....

    Je tente de me rassurer, ça va aller je vais trouver et défaire les noeuds, les uns après les autres, ça va aller, je vais y arriver.....

    J’écoute et je réponds. 

    Non, il n’y a pas que deux options, soit l’acharnement thérapeutique, soit la piqûre de l’euthanasie. Oui, il pourra rester chez lui jusqu’au bout bout si c’est important pour eux. Non, il n’est pas nécessaire de signer des papiers pour être soigné dignement jusqu’au bout. Oui, nous pendrons soin de lui et soulagerons sa douleur. Il pourra faire venir l’infirmier jour et nuit si il a besoin de lui. 

    La demande d’euthanasie se dissipe.... je souffle. 

    Je m’interroge: comment se fait-il que la réponse de l’euthanasie arrive dans la discussion avant l’expression des interrogations et des peurs?

    Finalement pour nous médecins la question en 2021 n’est plus de savoir si un patient gravement atteint va demander l’euthanasie, mais juste _quand_ la demande va tomber.

    Les patients semblent plus préoccupés de chercher la meilleure date plutôt que de profiter des dernières semaines qui s’offrent à eux.

    Comment entendre dans la bouche de son épouse qu’à un moment donné, il vaudra mieux qu’il soit mort plutôt que vivant. Quelle fissure dans la relation. 

    Finalement je me retrouve à devoir lutter contre les effets de la maladie et également contre les effets de la loi. Je me serais bien épargnée le deuxième combat pour garder mon énergie pour le premier. Je suis comme mon patient: juste en sursis."

    Dr N.S.

  • Coup d'Etat au Myanmar : l'inquiétude des chrétiens birmans

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    Du site de l'association Portes Ouvertes :

    Coup d’État au Myanmar: les chrétiens comptent sur nos prières!

    Inquiète suite au coup d'État du 1er février rappelant les souvenirs douloureux de la dictature militaire, l'Église du Myanmar demande aux chrétiens du monde entier de prier avec elle.

    Suite au coup d’État, l'armée birmane a installé d'anciens généraux et des membres du parti militaire à des postes clés dans son nouveau gouvernement, dont les affaires religieuses. Les chrétiens birmans, déjà persécutés, regardent la situation avec inquiétude et demandent nos prières.

    «Notre vie a été pleine de chagrin, de peur et de problèmes sous le régime militaire. Aujourd’hui, les gens souffrent à cause de la guerre civile et nous sommes déprimés par ce coup d'État», déplore le pasteur Zay, dans l’État de Rakhine au Myanmar.
     
    Les chrétiens dans la tourmente

    Bien avant le coup d'État qui a eu lieu le 1er février, 4.000 chrétiens ont fui la guerre civile qui oppose le gouvernement et les séparatistes, dont les Rohingya. Parmi ces déplacés, plus de 500 croyants, dont des missionnaires, ont été piégés à Kyaukkyi, dans la région de Bago. Ils ne peuvent ni avancer ni retourner chez eux. «Ils ont besoin de nourriture, de médicaments et de vêtements, mais l'accès et la communication sont très difficiles», se soucie Daisy, partenaire locale de Portes Ouvertes.
    Min Naing, un autre de nos partenaires, partage son inquiétude:
     
    «Les chrétiens espéraient un cessez-le-feu entre les militaires et les insurgés, mais l'avenir est incertain, et nous sommes maintenant dans une situation encore plus déprimante.»

    Une persécution systémique

    Depuis son indépendance en 1948, le Myanmar (ex-Birmanie) a connu la dictature militaire et une longue transition vers la démocratie: violations des Droits de l’Homme, églises fermées, habitations attaquées, chrétiens battus, femmes harcelées sexuellement, voire violées… Aujourd’hui, la persécution des chrétiens reste très forte, dans tous les domaines de la vie. Notamment dans les États du Nord de Kachin, Chin et Shan.
     
    Dans ce contexte troublé, notre responsable pour l'Asie relaie la demande d’intercession de l’Église du Myanmar: «Alors que nos partenaires font de leur mieux pour répondre aux besoins des chrétiens sur le terrain, faisons confiance à Dieu pour être leur force et leur bouclier. Nos prières vont là où nous ne pouvons pas aller.»
  • Pologne : vaste campagne menée par les mouvements pro-vie

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    De Vatican News :

    Avortement: en Pologne, la campagne des mouvements pro-vie

    La Pologne s'est prononcée en faveur de la vie: plus d'un millier de panneaux d'affichage sont apparus ces derniers jours dans de nombreuses villes du pays. Il s'agit d'une vaste campagne menée par les mouvements pro-vie, qui veulent faire entendre leur voix dans le débat public sur l'avortement dans le pays.

    Le 22 octobre 2020, le Tribunal constitutionnel polonais déclarait l'avortement inconstitutionnel en cas de forte probabilité de dommage grave et irréversible au fœtus ou de maladie incurable qui menace la vie, et en maintenant au contraire la possibilité d'interrompre une grossesse en cas de viol ou d'inceste. Ce jugement a déclenché une vague de protestations organisées par des groupes pro-avortement qui ont même organisé des attaques contre des églises, ce qui a retardé l'entrée en vigueur de la loi.

    Choisir la vie

    Du côté pro-vie, cependant, des affiches avec des messages pro-vie ont été placardées dans des dizaines de villes depuis la fin novembre: la plus explicite représente un ventre maternel en forme de cœur, à l'intérieur duquel on peut voir un bébé fœtal. Pas de sous-titre ni de slogan. Derrière cette campagne se trouve la Fondation Our Children - Education, Santé, Foi, qui explique ainsi sa position: «Nous avons voulu que chacun puisse, en toute conscience, juger et interpréter le message qui ressort de l'affiche». En décembre, d'autres grandes affiches sont apparues avec des slogans tels que: «Je pense, je ressens, je ne tue pas», «Je donne la vie, je me soucie», «Choisissez la vie» ou «Chaque vie est un cadeau».

    Limiter la vie humaine «en dernier recours»

    La motivation de la condamnation d'octobre dernier n'a été rendue publique que le 27 janvier en raison des protestations. Il s'agit d'un document de 154 pages, qui indique notamment que «la République de Pologne garantit à tous la protection juridique de la vie» (article 38 de la Constitution) et que sa protection relève de la responsabilité des pouvoirs publics (article 30). Toute limitation de la protection juridique de la vie humaine doit être «absolument nécessaire», c'est-à-dire traitée en dernier recours. Un handicap ou une maladie incurable de l'enfant au stade prénatal ne peut donc pas déterminer automatiquement la recevabilité de l'interruption de grossesse.

    Ce qu'il faut souligner, c'est que le Tribunal a déclaré que la charge d'élever un enfant gravement et irréversiblement handicapé ou en phase terminale ne peut pas incomber uniquement à sa famille, mais que la société dans son ensemble doit assumer cette charge en prenant des dispositions pour fournir à la famille toute l'assistance et le soutien dont elle a besoin.

    L’exigence d’un amour héroïque

    Le 28 octobre, dans un message aux Polonais délivré quelques jours seulement après la décision de la Cour constitutionnelle polonaise, le Pape François a rappelé le message de saint Jean-Paul II sur la protection de la vie: «Par l'intercession de Marie très sainte et du Saint Souverain Pontife polonais, je demande à Dieu d'éveiller dans les cœurs de tous le respect pour la vie de nos frères et sœurs, en particulier les plus fragiles et sans défense, et de donner de la force à ceux qui les accueillent et les soignent, même lorsque cela exige un amour héroïque».

    Une semaine de prière en mars 2021

    Mgr Gądecki, président de la Conférence épiscopale polonaise, a salué la décision de la Cour, car elle confirme que «le concept de vie qui ne vaut pas la peine d'être vécue» est en contradiction directe avec le principe d'un État de droit démocratique: «Personne en conscience ne peut refuser à autrui le droit de vivre, notamment en raison de sa maladie», a-t-il ajouté.

    Du 19 au 25 mars 2021 prochain, l'Association polonaise pour la vie appelle à une semaine de prière pour la défense de la vie qui commencera le jour de la mémoire liturgique de Saint Joseph et se terminera le jour de la Sainteté de la vie, en cette année que le Pape François a voulu consacrer précisément au père putatif de Jésus.

  • La "cancel culture" ou la censure à tous les étages

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    Avec la « cancel culture », censure à tous les étages !

    2020/2021, années du coronavirus, des confinements, des couvre-feux… et de la censure ! Celle-ci s’est mise au service de la « cancel culture » qui voudrait « annuler » toute trace du passé « genré », « racisé », « colonial », et museler toute contestation du « politiquement correct ». Cette censure s’exerce notamment via les plates-formes numériques. En voici quelques exemples récents :

    Aux Etats-Unis, Twitter a suspendu le compte du magazine The Daily Citizen pour avoir tweeté, le 19 janvier, que le secrétaire adjoint à la santé nommé par Joe Biden, Rachel Levine, « est une femme transgenre, c’est-à-dire un homme qui croit être une femme ». Le journal a fait appel de sa suspension mais Tweeter lui a répondu que son compte restera verrouillé tant qu’il ne renoncera pas à ce tweet.

    En France, le 27 janvier, Twitter a suspendu pendant 24h le compte de notre confrère Boulevard Voltaire au motif que sa bannière reproduisant le célèbre tableau d’Eugène Delacroix, « La liberté guidant le peuple », « enfreint les règles de Twitter […] relatives à la violence explicite et au contenu pour adultes. » C’est Tartuffe, version Web : « Cachez ce sein que je ne saurais voir !». Twitter exigeant que la liberté aille se rhabiller, quel symbole ! Cette fois, le tollé a contraint la plateforme à remettre le compte de Boulevard Voltaire en service le 28 janvier. Ce même jour, le sénateur LR du Val-d’Oise Sébastien Meurant portait plainte auprès du Parquet de Paris contre Twitter qui avait « caviardé » ce tweet : « Au lendemain d’insultes antisémites contre April Benayoum [la première dauphine de Miss France], dans une petite ville tranquille du Val-d’Oise, l’islamisme conquérant se balade en violant nos lois impunément… Insupportable ». Sébastien Meurant avait rédigé ce tweet le 22 décembre, en pleine affaire Benayoum, après avoir croisé la route d’une femme en burqa. Censurer ce message nullement injurieux remet gravement en cause la liberté d’expression et la démocratie, souligne Sébastien Meurant. Le sénateur demande au gouvernement de ne plus se contenter de paroles mais d’agir pour réglementer les comportements de ces GAFAM qui prétendent imposer aux États leurs « règles d’utilisation », par-delà les lois nationales.

    Pour se justifier, Twitter et Facebook arguent qu’étant des entreprises privées, elles sont libres de leurs choix éditoriaux comme l’est la direction d’un journal. Mais leur situation de quasi-monopole les rend incontournables à l’instar d’un service public, et leur statut juridique est celui d’un vecteur d’informations, non celui d’un éditeur. Confronté à cette objection, Mark Zuckerberg, le créateur et patron de Facebook, botte en touche : il vient de décréter que les 2,5 milliards d'utilisateurs de Facebook n’étaient pas intéressés par les débats politiques et qu’en conséquence, ceux-ci seront mis en sourdine dans le fil d'actualité (« news feed ») de cette plate-forme. Mais après le rôle de Facebook et de Twitter dans l’élection présidentielle américaine, qui peut encore être dupe de leurs orientations partisanes ? C’est d’ailleurs pour discrimination en raison de ses opinions politiques (article 225-1 du code pénal) que le sénateur Meurant assigne Twitter en justice.

    Cependant, les GAFAM ne sont pas seules en cause dans cette « nouvelle vague » de censures. Les instances internationales (telles l’ONU et la Cour Européenne des droits de l’Homme) ou nationales (tels, en France, le Conseil d’État et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) sont largement gagnées à l’idéologie progressiste de la « cancel culture » et rivalisent de zèle pour bâillonner les voix dissidentes. Le gouvernement français n’est pas en reste. Retoquée comme clairement inconstitutionnelle dans sa première mouture, la loi Avia « contre la haine en ligne » a néanmoins été promulguée dans une version édulcorée, alors que la notion de « haine » qui n’a rien de juridique, ouvre la porte à de nombreuses interprétations. Parallèlement, on a vu surgir une étrange créature : le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM). Cette association loi 1901 se veut « un organe professionnel d’autorégulation, indépendant de l’État ». Créée il y a un an, elle avait alors été fortement contestée par une vingtaine de sociétés de journalistes qui, flairant une action en sous-main du gouvernement, avaient refusé d’y être associées au nom de la liberté de la presse. C’est ce même souci de la liberté d’expression qui devrait aujourd’hui inciter les journalistes de tous bords à défendre Éric Zemmour et Christine Kelly (« Face à l’info », CNews) accusés le 26 janvier par le CDJM de manquement à la déontologie pour avoir qualifié et laissé qualifier Taha Bouhafs de « militant indigéniste et militant islamiste ». Des qualificatifs qui n’ont rien d’injurieux… ni d’invraisemblable, au regard des prises de position de cet activiste que Wikipédia présente comme un « journaliste et militant antiraciste franco-algérien ».

  • Belgique : "La gestion de la crise Covid est un échec. Persévérer est diabolique" ?

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    Lu dans le quotidien « La Libre Belgique » :

    belgaimage-170830478-full.jpg"Nos politiques et leurs conseillers ont privilégié le principe de précaution ou technique dite du parapluie plutôt que des procédures basées sur le bénéfice-risque-coût et la proportionnalité des mesures. Vu son bilan (taux de mortalité des plus élevés et une situation dramatique sur les plans économique, social, éducationnel et psychologique) notre politique sanitaire anti-covid19 doit être modifiée au plus tôt. Une opinion du docteur Olivier Lhoest, chef de service associé du service d'anesthésie-réanimation et membre du conseil médical du CHC Liège (Mont Légia- ND Hermalle – ND Waremme) :

    Dans mon article d’août, j’avais signalé la dangerosité des politiques visant le risque zéro. On pouvait déjà pressentir que le gouvernement s’engageait dans une voie qui allait nous mener vers une situation dont il serait difficile de s’extirper. Quand on commence à calquer son modèle de gestion d’une crise sur la Chine, une dictature qui ment perpétuellement sur ses chiffres, on est évidemment mal parti.

    Les intensivistes, cliniciens et non bureaucrates, ayant une habitude de gestion de crise, ont complètement changé la prise en charge des patients Covid après le premier pic en les intubant le plus tard possible et en introduisant les corticoïdes (contre les recommandations de l’OMS) ce qui a permis de réduire la mortalité. Nos dirigeants, en revanche, ont décidé de ne rien apprendre du premier pic. En effet, en regardant les statistiques de Sciensano qui, à défaut de savoir les interpréter, réalise de très belles courbes, ils auraient déjà pu constater que la surmortalité ne concernait pas la population des moins de 64 ans. On connaissait également les facteurs de risque de présenter une forme grave de la maladie que sont le diabète, l’hypertension artérielle et l’obésité. Nous savions également que le virus n’était différent des virus respiratoires habituels ni par sa contagiosité, ni sa létalité, ni un problème d’immunisation mais uniquement par son évolution en 2 phases dans les formes graves. La seule raison de prendre des mesures exceptionnelles était donc la surcharge des hôpitaux.

    Gouvernement, experts et médias

    Pourtant la létalité, la contagiosité et l’impossibilité de s’immuniser sont des arguments, largement relayés par nos médias nationaux pour justifier la politique menée par notre gouvernement conseillé par leurs "experts". Ces mêmes "experts" nous ont annoncé un deuxième pic épidémique tous les jours depuis juin. Il est d’ailleurs piquant de constater que beaucoup de journalistes ont conclu depuis le deuxième pic d’octobre que les "experts" avaient raison. Pourtant, dirait-on d’un météorologue qui prédit de la pluie pour le lendemain pendant 4 mois en se trompant tous les jours qu’il a raison parce que finalement il pleut un jour ? Cette politique sanitaire non ciblée a évidemment volé en éclat dès que l’épidémie a retrouvé des conditions favorables en octobre. Pourtant malgré l’évidence de cet échec, nos politiques n’ont pas remis en question leurs mesures mais plutôt conclu que le plan était bon mais que la population l’avait mal appliqué.

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