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Actualité - Page 1140

  • Erdogan, premier dictateur «national-islamiste» ?

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    Erdogan.jpgAdieu l’hypothèse d’un Etat passerelle entre deux mondes, l’Islam et l’Occident : la Turquie identitaire et autoritaire d’Erdogan jouera sa partie géopolitique comme successeur de l’ancien empire ottoman. Un entretien de FigaroVox avec Caroline Galacteros :

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - C'est une foule gigantesque qui s'est rassemblée ce dimanche autour d'Erdogan. Pour Caroline Galactéros, l'Occident n'a pas voulu voir l'implantation d'un «national-islamisme» conquérant aux portes de l'Europe, qui montre aujourd'hui son vrai visage.

    Docteur en science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d'intelligence stratégique «Planeting». Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a publié Manières du monde. Manières de guerre (Nuvis, 2013) et Guerre, Technologie et société (Nuvis, 2014).

    FIGAROVOX. - Une marée humaine de centaines de milliers de Turcs arborant des drapeaux rouges a déferlé sur la grande esplanade de Yenikapi à Istanbul pour célébrer la démocratie turque et ses martyrs morts lors du coup d'Etat manqué. Que vous inspirent ces images?

    Caroline GALACTEROS. - Une grande inquiétude. Sur le degré de claire conscience du peuple turc concernant les évènements depuis trois semaines, sur la facilité avec laquelle le président Erdogan a imposé une interprétation parfaitement fallacieuse des évènements, osant prétendre «sauver la démocratie» alors que sa purge méthodique est en train d'en extirper toutes les racines pour longtemps. Soit la population est tombée dans le piège des mots et de la démonstration de fermeté du pouvoir face à un putsch d'ailleurs fort mal monté et soigneusement éventé (via les Russes et peut-être même les Iraniens) ; soit - je penche plutôt pour cette seconde hypothèse -, en regardant ces images, nous prenons (bien trop tard) la mesure de la force de l'imprégnation islamiste de la société turque. L'AKP est au pouvoir depuis 2002. Il lui aura fallu moins de 15 ans pour transformer une société profondément laïque et tournée vers l'Occident (l'armée turque étant la garante sourcilleuse de cette laïcité!) et aspirant à un rapprochement avec l'Europe en un peuple fortement islamisé (surtout dans ses couches populaires mais aussi désormais dans une partie de ses élites) ; un peuple que sa «frustration européenne» a convaincu que l'avenir était pour lui à l'Est, vers l'Asie (notamment centrale), vers le Moyen-Orient et vers un islamisme assumé comme véhicule d'une stratégie d'influence régionale et globale offensive.

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  • Le cardinal Sarah rappelle ce qu'est la sainte liturgie

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    Lettre 554 du 10 Août 2016 de Paix Liturgique

    CARDINAL SARAH (1) : QU’EST-CE QUE LA SAINTE LITURGIE ?

    Le 5 juillet 2016, le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation du Culte divin et de la Discipline des sacrements, a prononcé une allocution, qui était la conférence inaugurale des journées Sacra Liturgia 2016, organisées cette année à Londres, et présidées par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon.

    Cette allocution du plus haut intérêt, pourrait être qualifiée de ratzinguérienne et même de méta-ratzinguérienne, avec des inflexions personnelles importantes. Le cardinal Sarah y déploie un véritable programme pour reconsidérer la liturgie de Vatican II. Il s’y livre :
    - à une réflexion sur l’esprit de la liturgie ;
    - à une interprétation selon une herméneutique de continuité de la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium sur la liturgie ;
    - à une critique mesurée du travail de réforme qui a suivi et à une condamnation claire des abus qui se sont alors répandus ;
    - il pose ensuite les principes de restauration liturgique nécessaires à une mise en œuvre plus fidèle de Sacrosanctum Concilium dans le contexte actuel ;
    - enfin, il lance un appel à ses frères prêtres et évêques pour qu'ils orientent leur célébration des saints mystères vers le Seigneur.

    Cette invitation à célébrer versus Deum a fait l'effet d'une véritable bombe : non seulement elle concerne tous les prêtres et évêques mais, surtout, comporte surtout une échéance précise, celle du premier dimanche de l’Avent !

    De fait, cette conférence a déclenché des réactions ulcérées. À commencer par celle du cardinal Nichols, archevêque de Westminster, diocèse sur le territoire duquel se tenait la conférence, qui adressa aussitôt une lettre à ses prêtres pour les enjoindre à ne pas suivre l’invitation du cardinal Sarah (la majorité des participants à Sacra Liturgia 2016 étaient des prêtres diocésains). Reçu par le Pape François le 9 juillet, à son retour de Londres, le cardinal Sarah fut l'objet, le 11 juillet, d'un stupéfiant communiqué de la Salle de Presse vaticane spécifiant qu'il « n’est pas prévu de nouvelles directives liturgiques à partir du début de la prochaine année liturgique, comme certains l’ont improprement déduit des paroles du Cardinal Sarah ». Pourtant, le même jour, le cardinal Sarah, fort du mandat de « ministre de la liturgie » qu’il tient du Pape, maintenait son appel en publiant sur le site de Sacra Liturgia le « texte officiel » et intégral de son discours de Londres.

    Au-delà de cet appel, il n'est pas exagéré de dire que l’ensemble du texte du cardinal Sarah revêt une dimension historique dans le déroulement de l’après-Concile, se situant résolument dans la ligne de l’Entretien sur la foi donné par le cardinal Ratzinger à Vittorio Messori (Fayard, 1985) et de tout l’enseignement de Joseph Ratzinger, et ensuite du Pape Benoît XVI, sur la liturgie. Avec, chez le disciple, une détermination qu’on ne trouvait pas toujours chez le maître.

    Il nous a paru important de vous proposer, au cours de ce mois d’août, l’essentiel de ce texte dont l’intitulé – « Vers une authentique mise en œuvre de Sacrosanctum Concilium » – exprime bien l’idée maîtresse de ces journées liturgiques inaugurées par le cardinal Sarah. Nous le ferons en cinq livraisons correspondant aux grandes articulations de ce discours :

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  • PokémonGo ? Non, JésusGo !

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    Du blog jeunes-cathos.fr :

    JésusGo !!

    Père François Triquet est prêtre du diocèse de Cambrai et auteur du «Journal d’un jeune prêtre » sur Jeunes Cathos blog. Il réagit aujourd’hui au phénomène PokémonGo.

    mont saint michel -

    Il y a quelques jours, je me promenais dans les rues du Mont Saint Michel, ce lieu rempli d’histoire et de spiritualité… Après quelques minutes de déambulation dans les petites rues du Mont, mon regard est attiré sur les personnes qui m’entourent : une majorité a les yeux scotchés sur l’écran de leur téléphone. Alors que nous sommes sur un site remarquable, que la beauté des maisons, de l’abbaye s’offre à nous, alors que la nature qui nous entoure nous fait le cadeau de couleurs magnifiques, bleu du ciel, bleu de la mer…, ces hommes et ces femmes, ces enfants, ces jeunes, ces adultes, ont les yeux collés sur leur téléphone… Que font ils ? Suivent-ils une visite commentée via une application pour mieux percer les mystères du Mont ? Filment-ils leur visite afin de partager avec leurs proche à leurs retours ? Je les observe. Rien de cela, ils recherchent des Pokémon ! Ils ont fait des kilomètres pour arriver sur ce lieu merveilleux rempli d’histoire et ils errent dans les rues à la recherche de bêtes virtuelles en oubliant le lieu où ils sont… Que retiendront ils de leur visite ? Le nombre de Pokémon attrapés ?

    Et je ne parle pas des personnes qui se rendent à l’ossuaire de Douaumont en quête de ces bêtes virtuels (comme l’a relaté la presse ce mois d’août) en oubliant la mémoire de ces hommes dont ils marchent aveuglement sur leurs tombes…

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  • Autriche : volte-face du cardinal Schönborn sur les migrants

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    Non, il ne s'agit pas d'une relecture de l'exhortation papale "Amoris laetitia" dont il serait l'exégète privilégié: l'archevêque de Vienne fait pour l'instant son autocritique sur l'accueil des réfugiés islamiques du Proche-Orient en Autriche. Lu sur le site "Aleteia":

    « Alors que l’Allemagne est à son tour prise pour cible par l’Etat islamique depuis l’attentat à la hache dans un train en Bavière, le cardinal et archevêque de Vienne s’est exprimé au sujet des problèmes posés par les politiques d’intégration des réfugiés en Autriche. 

    Une différence de culture

    Comme l’explique cet article du site katholisch.de, le cardinal Schönborn souhaite « se corriger quelque peu » concernant ses affirmations sur la politique d’asile. À de nombreuses reprises, il avait en effet comparé l’arrivée des réfugiés en Allemagne à l’accueil en d’autres époques, de populations immigrées venant de Hongrie ou de République Tchèque par l’Autriche. Il avait ainsi critiqué les restrictions récentes du droit d’asile mises en place dans son pays afin de lutter contre certains abus.

    « Mais il y a une différence » a expliqué ce dominicain, « ces réfugiés étaient tous européens, ils avaient à peu près la même culture, pour beaucoup la même religion. Même l’intégration des Bosniens, pour beaucoup des musulmans, est allée bien plus vite grâce à une grande proximité culturelle ». Or il s’agit aujourd’hui d’une immigration qui vient du Proche-Orient et « il y a là une différence culturelle et religieuse qui est un facteur de préoccupation ».

    La crainte du terrorisme  

    Le fait qu’une profonde volonté d’aider les migrants laisse place aujourd’hui en Autriche à un refus doublé de haine est expliqué par l’archevêque par les nombreuses craintes de ses habitants, tant par rapport à l’aspect social qu’à celui du terrorisme. L’Autriche est passée petit à petit d’une société prospère à une société dans laquelle tout devient de plus en plus difficile pour tout le monde. « J’ai grandi dans une société qui allait mieux d’année en année », affirme-t-il, alors que la génération actuelle « voit ses perspectives d’avenir se détériorer ».  Quant au potentiel d’actes violents commis au nom de la religion, le cardinal Schönborn réclame « un positionnement le plus clair possible des autorités musulmanes » puisque « que ce soit justifié ou non, la terreur a aujourd’hui une étiquette islamiste

    Ref. Autriche : volte-face du cardinal Schönborn sur les migrants

    JPSC

  • L'héroïsme discret de la génération Vatican II

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    De Roland Hureaux sur Figaro Vox (lefigaro.fr) :

    Le père Jacques Hamel ou l'héroïsme discret de la génération Vatican II

    FIGAROVOX/ANALYSE - Cette semaine ont eu lieu les funérailles du père Jacques Hamel. Pour Roland Hureaux, son personnage était remarquable de simplicité, à l'image de cette génération de prêtres qui a traversé en toute discrétion un demi-siècle de déchristianisation du pays.


    Agrégé d'histoire, énarque et normalien, Roland Hureaux est haut-fonctionnaire et essayiste. Il a notamment publié La grande démolition, la France cassée par les réformes (Buchet-Chastel, 2012).


    Les Français n'ont pas été seulement émus par les atroces circonstances du meurtre du père Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Ils l'ont été aussi par le caractère de ce prêtre ou plutôt par son absence apparente de caractère distinctif, par sa simplicité au sens le plus ordinaire du terme.

    Meurtre atroce. Les chrétiens n'ont pas l'habitude de gémir sur les misères qu'on leur fait car ils ont la culture du martyre. Le Christ les a prévenus: «Vous serez haïs de tous à cause de mon nom» (Mt 10, 22), «Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous (…)» (Jean 15, 18, 20). Et ils connaissent ce mot de Tertullien: «le sang des martyrs est la semence des chrétiens». En un sens, la mort du père Hamel est pour lui une apothéose: égorgé en pleine messe, dans son église, sur l'autel, comme l'Agneau de Dieu dont il célébrait le sacrifice, à 85 ans, après une vie de prêtre accomplie!

    Mais le plus émouvant est que, à ce que l'on sait, le père Hamel est un prêtre comme il y en a eu des centaines dans sa génération. Une génération qui a vu, sans doute avec douleur, la déchristianisation massive de la France, la raréfaction des vocations, des charges de plus en plus lourdes pour une population de plus en plus indifférente. Qui a vu aussi, à la suite du Concile Vatican II, la simplification du culte que certains tiennent pour un appauvrissement ou une banalisation. La paroisse de Saint-Etienne-du-Rouvray est assez emblématique de la déréliction d'une grande partie de cette France qui fut chrétienne. C'est une paroisse de banlieue ouvrière, déchristianisée, dominée d'abord par le parti communiste, puis par l'islam. Les catholiques n'y sont qu'une faible minorité.

    Le statut social des prêtres n'est plus ce qu'il était. La société leur demande de garder profil bas, de dire la messe «en faisant vite, en se cachant, pour ne pas déranger les gens», selon le mot de Georges Brassens, ce «bouffeur de curés» que le sort du père Hamel aurait sans doute ému. On demande seulement à ces prêtres d'être des braves gens, ce qu'ils sont, pas toujours reconnus à leur juste valeur. Le père Hamel disait une messe habituelle de semaine avec six fidèles dont trois bonnes sœurs, âgées elles aussi. Une messe en français, sans pompe, sans chants extraordinaires, sans extase pendant l'eucharistie comme on en a prêté auPadre Pio. Bref, selon l'expression consacrée, l' «ordinaire de la messe».

    De ce sacerdoce postconciliaire dépourvu d'éclat, le père Hamel ne se sera écarté que sur un point: il n'avait pas voulu prendre de retraite. Au motif que les prêtres seraient des «travailleurs comme les autres», les évêques de France ont pris l'habitude de les mettre à pied ou à en maison de retraite passé un certain âge. Comme si les règles syndicales s'appliquaient aussi aux hommes de Dieu. Le père Hamel, lui, a voulu servir jusqu'au bout, même dans un rôle subalterne: c'était sa gloire. Fort modeste au demeurant. Il n'oubliait sans doute pas que prêtre, presbyteros, signifie en grec l'«ancien».

    C'est un signe paradoxal de la Providence que le martyre soit tombé sur un prêtre aussi simple. On peut penser que du haut de sa toute puissance, Dieu a vu ce qu'avait eu d'héroïque cette génération postconciliaire que tant d'esprits forts prennent de haut. Une génération qui n'a sans doute pas fait d'éclat, qui n'a renversé aucune tendance de fond, mais qui a tenu le poste dans des temps qui furent peut-être parmi les plus difficiles de l'histoire de l'Eglise.

    Un signe pour les mauvais chrétiens que nous sommes, trop souvent portés à l'arrogance et au mépris devant la grisaille. Un signe aussi pour une population qui s'était habituée à ne pas remarquer ces curés devenus si discrets, les prenant au mieux pour les derniers des Mohicans.

    Or si le djihadistes se sont attaqués à un prêtre de ce profil, de cet âge et qui ne sera probablement pas remplacé, dans un quartier où l'Eglise catholique gardait profil bas, c'est que, malgré son absence d'éclat, ce mince filet d'une Eglise catholique en crise signifiait bien plus qu'elle ne le croyait elle-même. Les djihadistes ont vu, eux, qu'il y avait là une réalité métaphysique redoutable, un symbole pour eux insupportable. Malgré sa bénignité, le père Jacques Hamel faisait encore peur à certains.

    Or faire peur, c'est exister. N'en déplaise à Emmanuel Todd, l'Eglise n'est pas encore morte en France.

  • SOS Chrétiens d’Orient : Première messe au Krak des Chevaliers depuis 1271

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    Vu sur le site web de l’hebdomadaire « Famille chrétienne » :

    « Lors de la visite du Père Aubry, conseiller religieux de l'association SOS Chrétiens d'Orient, la mission en Syrie a eu la chance de redécouvrir les fondements du christianisme, et les volontaires ont terminé une semaine de pèlerinage plus forts que jamais dans leur foi et leurs convictions. Ce dimanche 31 juillet, pour la première fois depuis 1271, la messe a été célébrée au sein de la chapelle de la citadelle croisée en compagnie des Soeurs de Marmarita et de plus de 20 volontaires. Ensemble, prions pour nos martyrs morts pour avoir aimé le Christ.

    SOS Chrétiens d'Orient »

    Ref. Première messe au Krak des Chevaliers depuis 1271

    JPSC

  • Statut de l’Eglise catholique en Chine : accord final en vue entre le Saint-Siège et le régime communiste ?

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    Lu sur le blog « Salon beige » sous la signature de Michel Janva :

    Dans un long texte publié dans l’hebdomadaire diocésain de Hong Kong, le cardinal de Hong Kong Mgr John Tong revient sur l’accord concernant le processus de nomination des évêques en Chine signé entre la Chine et le Vatican.

    Intitulé « Communion de l’Église de Chine avec l’Église universelle ", ce texte indique qu'en février dernier un premier « accord de travail » prévoyait que le pape sélectionnerait lui-même un nom sur une liste de personnalités agréées proposée par la Chine. Plusieurs listes seraient déjà en attente sur le bureau du pape pour choisir un évêque dans plusieurs diocèses vacants. 

    On ne sait pas clairement quel pourra être le destin de certains évêques clandestins reconnus par Rome mais non par Pékin. À l’inverse, l’accord ne dit rien sur l’avenir des évêques illégitimes élus par Pékin et que Rome ne reconnaît pas. Enfin, on ne sait pas ce qu’il pourrait advenir si aucun des noms proposés par Pékin n’est acceptable pour le pape. 

    Le cardinal Joseph Zen, ancien évêque de Hong, Kong, s’est toujours montré très réservé sinon très critique à l’égard du moindre accord. À ses yeux, on ne peut pas faire confiance au régime communiste de Pékin et il redoute qu’une reprise des relations diplomatiques entre Rome et Pékin ne se fasse qu’en sacrifiant certains dogmes et les nombreux fidèles, prêtres et évêques de l’Église souterraine chinoise qui n’a jamais voulu faire le moindre compromis avec le régime. Les catholiques chinois « vivent dans la crainte (…) ; j’ai des contacts quotidiens avec eux et peux dire qu’ils ont peur d’un accord entre le Vatican et la Chine ». 

    « Je ne sais pas comment on peut être optimiste en ce moment ! Il n’y a aucune raison, c’est sans fondement » « Pour cela, il faudrait que les Chinois cèdent beaucoup de terrain. C’est impossible. Pourquoi cèderaient-ils après avoir tout conquis ? Ils veulent encore plus. Ils viennent parler pour obtenir davantage, pas pour céder. Penser qu’ils viennent vraiment pour négocier est irréaliste. » 

    En mai dernier, dans un entretien à Famille Chrétienne en partenariat avec Églises d’Asie, il avait réagi négativement aux propos « admiratifs » du Pape envers la Chine, dans une interview accordée au site Asia Times (Hong Kong), mais sans jamais aborder la situation des catholiques dans le pays et la question de la nomination des évêques par Rome :

    « Tout le monde admire les efforts déployés par le Pape. Il fait preuve de tant de bonne volonté. (…) Mais j’ai été déçu car la religion a été exclue du champ de l’interview : comment imaginer interviewer le Pape et ne pas parler de religion ? »

    Ref. Accord entre la Chine et le Saint-Siège

    Encore beaucoup d’interrogations sans réponses claires…

    JPSC

  • Genre : quand le pape pourfend "la colonisation idéologique"

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    De Sandro Magister sur son blog chiesa.espresso :

    François le rebelle. Contre la "colonisation idéologique"

    Il s’agit, affirme le pape, de ceux qui enseignent que "chacun peut choisir son sexe". Dans le même temps, les évêques australiens démontrent que l'idéologie du "genre" est en progression partout dans le monde, au détriment des mariages homme-femme

    ROME, le 8 août 2016 – Mettant fin à la consigne de silence qui avait été donnée initialement, le Saint-Siège a rendu publique, il y a quelques jours, la transcription de l’entretien à huis clos que le pape François a eu à Cracovie avec les évêques de Pologne le 27 juillet, premier jour de sa visite dans ce pays  :

    > Rencontre avec les évêques polonais

    L’une des raisons de cette inhabituelle publication "a posteriori" a probablement été la volonté de couper court aux rumeurs concernant le contenu de cet entretien, en particulier à propos de l’accès des divorcés remariés à la communion, en raison de l’opposition massive des évêques polonais à quelque concession que ce soit dans ce domaine.

    En effet, lorsqu’on lit la transcription de ce long entretien, on n’y trouve aucune référence à l’exhortation apostolique "Amoris lætitia" ni aux controverses qu’elle a suscitées.

    En revanche on y découvre, vers la fin, une vibrante harangue du pape contre l'idéologie du "genre", qu’il qualifie de "véritable colonisation idéologique" à l’échelle mondiale.

    Voici, rapporté textuellement, ce qu’il a déclaré :

    "En Europe, en Amérique, en Amérique Latine, en Afrique, dans certains pays d’Asie, il y a de véritables colonisations idéologiques. Et l’une d’entre elles – je le dis clairement avec nom et prénom – c’est le 'genre'  ! Aujourd’hui, à l’école, aux enfants – aux enfants –   on enseigne ceci  : que chacun peut choisir son sexe. Et pourquoi enseigne-t-on cela  ? Parce que les livres sont ceux des personnes et des institutions qui te donnent l’argent. Ce sont les colonisations idéologiques, soutenues aussi par des pays très influents. Et ça, c’est terrible  ! Quand j’ai parlé avec le pape Benoît – qui va bien et qui a une pensée claire – il me disait  : 'Sainteté, c’est le temps du péché contre Dieu Créateur  !'. C’est intelligent  ! Dieu a créé l’homme et la femme  ; Dieu a créé le monde ainsi, ainsi, ainsi… et nous sommes en train de faire le contraire. Dieu nous a donné un état 'inculte', pour que nous le fassions devenir culture  ; mais ensuite, par cette culture, nous faisons des choses qui nous ramènent à l’état 'inculte'  ! Ce qu’a dit le pape Benoît, nous devons y penser  : 'C’est le temps du péché contre Dieu Créateur  !'".

    Le réseau des grands médias a pratiquement passé sous silence ces phrases de François qui, de plus, sont enrichies d’une citation lourde de sens du pape émérite. Il ne faut pas s’en étonner  : c’est ce qui se produit à chaque fois que François tient des propos qui ne sont pas en harmonie avec l’image dominante que les médias donnent de lui, celle d’un pape ouvert à la modernité.

    Mais ces choses-là, il les a bel et bien dites, comme il l’avait déjà fait en d’autres occasions dans le passé. Et on peut présumer qu’elles n’ont pas été bien accueillies par les gens qui, dans l’Église, militent pour une modernisation drastique de la doctrine catholique en ce qui concerne le "genre", l’homosexualité, le "mariage" de personnes du même sexe.

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  • Quand l'appel au meurtre des chrétiens retentit dans les rues de Verviers

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    Lu sur le site de lameuse.be :

    Un jeune appelle au meurtre des chrétiens dans les rues de Verviers (vidéo)

    La vidéo est glaçante. Le site Memri.fr publie ce dimanche la vidéo d’un jeune se baladant dans les rues du centre de Verviers. Il récite une sorte de prière en arabe, aux propos tout sauf équivoques: «Oh Allah, anéantis les chrétiens haïssables. Oh Allah, tue-les tous. N’en épargne pas un seul»…

    
Le jeune récitant sa prière contre les chrétiens dans les rues de Verviers.

    Capture d’écran de la vidéo publiée par le site Memri

    Le jeune récitant sa prière contre les chrétiens dans les rues de Verviers.

    Moins de deux semaines après qu’un prêtre a été égorgé en pleine messe en France, une vidéo appelant à l’anéantissement des chrétiens est apparue sur internet ce dimanche. C’est le site Memri.fr qui la publie. Il s’agit de l’observatoire du Moyen-Orient ou institut de recherche des médias du Moyen-Orient, un centre fondé à Washington qui a des bureaux un peu partout dans le monde.

    Cette courte vidéo (découvrez la ici, sur le site de Memri) d’un peu plus d’une minute montre un jeune homme d’une quinzaine d’années déambulant dans le centre-ville de Verviers. Dans les deux rues les plus commerçantes, l’arrière-plan de la vidéo le montre clairement. C’est la nuit et le jeune homme marche en récitant une sorte de prière en arabe, qui s’en prend notamment aux chrétiens. Memri l’a traduite, une traduction que nous avons fait confirmer par un arabophone.

    Il n’y a pas d’équivoque possible. «Ô Allah, anéantis les chrétiens haïssables. Ô Allah, tue-les tous. N’en épargne pas un seul» récite-t-il dans les premières phrases de cette «prière».

    Dans le contexte actuel, après le meurtre abject du prêtre français, il s’agit clairement d’un appel à la haine inacceptable. D’après le site qui révèle la vidéo, elle est apparue le mardi 2 août dernier, sur un compte Telegram djihadiste, une application de messagerie sécurisée qu’utilisent notamment les terroristes pour converser sans se faire repérer.

  • Le primat d'Irlande dénonce le climat malsain qui règne dans le séminaire national de Maynooth

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    Lu sur le site "Riposte catholique" :

    “Culture gay” dans les séminaires : le Primat d’Irlande réagit

    Le site italien La Nuova Bussola a publié, le 4 août, un article particulièrement instructif de Riccardo Cascioli consacré aux décisions courageuses de Mgr Diarmuid Martin, archevêque de Dublin et Primat d’Irlande, pour protéger les séminaristes des dangers de la “culture gay” présente dans le séminaire national de Maynooth. Ces dangers ne sont pas, certes, réservés à l’Irlande comme l’ont démontré nombre de précédents : États-Unis, France… mais il est grand temps de “faire le ménage” dans l’Église universelle. L’archevêque de Dublin a pris ses responsabilités. Aux autres, à tous les autres, de prendre les leurs. Voici de larges extraits de l’article de Riccardo Cascioli, traduits par nos soins.

    C’est une bombe qui frappe l’Église irlandaise, mais qui devrait avoir le mérite d’ouvrir les yeux de l’Église catholique tout entière, rien de moins.

    Mgr Diarmuid Martin, archevêque de Dublin, vient en effet de retirer ses séminaristes du séminaire national de Maynooth, initiative spectaculaire provoquée par l’ambiance homosexuelle qui règne dans cette institution. Cette décision devrait provoquer un séisme. Mgr Martin est l’un des quatre membres de la commission épiscopale de tutelle de ce séminaire, symbole de l’Église irlandaise. Le séminaire de Maynooth (Maynooth College) a été fondé en 1795, et construit pour accueillir plus de 500 étudiants. La crise postconciliaire et les scandales de pédophilie qui ont secoué l’Irlande ont provoqué une chute spectaculaire des vocations. Une soixantaine d’étudiants devaient rejoindre le séminaire en septembre. Mais ce chiffre pourrait être encore plus bas. En plus des trois séminaristes du diocèse de Dublin qui iront étudier au Collège irlandais de Rome, des indiscrétions font mention en effet de six autres séminaristes qui auraient décidé de quitter l’institution suite aux pressions homosexuelles reçues.

    La décision de Mgr Martin a été provoquée par la certitude qu’il a acquise de la présence d’une “culture homosexuelle” largement implantée dans le séminaire, dont témoigne en particulier l’utilisation par beaucoup de séminaristes de l’application Grindr, l’application internet la plus répandue au monde pour les discussions et rencontres homosexuelles. Il aurait reçu des lettres anonymes d’étudiants décrivant la situation et qui auraient été victimes d’agressions. Face aux informations reçues et aux sollicitations, Mgr Martin dénonce l’inaction des responsables du séminaire à qui il avait proposé lui-même d’envoyer des personnes qualifiées pour vérifier le contenu des accusations. Sa conclusion est claire : « Il règne à Maynooth un climat malsain, inadapté pour les étudiants ». Désormais, les séminaristes de Dublin iront étudier à Rome.

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  • Ce que l'Eglise fait de son argent

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    De Daniel R. Esparza sur aleteia.org :

    En chiffres. Ce que l’Église catholique fait de ses « richesses »

    Certes, l’Église brasse des sommes absolument faramineuses. Mais elle les utilise pour soutenir plus d’œuvres sociales dans le monde entier que toute autre institution.

    « L’Église catholique est riche et n’a pas besoin d’argent ». Une opinion que l’on retrouve sur Internet, mais fréquemment aussi dans des conversations mondaines, voire dans les milieux professionnels, avec ce sujet qui revient inévitablement sur le tapis : les « richesses de l’Église ». Les commentaires sur la question relèvent souvent de la simple ignorance. Qu’en est-il vraiment ? Prenons, par exemple, le cas de la Banque du Vatican, « la plus puissante de la planète », a-t-on entendu dire plus d’une fois. C’est pourtant faux : il s’agit de l’ICBC, la Banque industrielle et commerciale de Chine, suivie par la Wells Fargo, des États-Unis.

    En vérité, d’après la liste publiée par la plateforme Economipedia, l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), surnommé  la Banque du Vatican, ne figurerait même pas parmi les soixante premières banques du monde, selon sa capitalisation boursière. Elle est en effet chargée d’administrer et de conserver les biens et fonds donnés à l’Institut exclusivement à des fins caritatives. La revue Fortune a publié, en 2014,un article pour expliquer que, si l’Église catholique avait été une entreprise, elle ne compterait même pas parmi les cinq cent plus grandes du monde. 

    Une liste publiée par l’agence Fides à la fin de 2007 donne une petite idée de ce que fait l’Église catholique de ses « richesses » à travers le monde.

    Afrique

    Sur ce continent, l’Église catholique gère :

    12 496 écoles maternelles

    33 263 écoles primaires

    9 838 écoles secondaires

    1 074 hôpitaux

    5 373 dispensaires

    186 léproseries

    753 maisons de retraite pour personnes âgées, malades chroniques, handicapés

    979 orphelinats

    1 997 jardins d’enfants

    1 590  dispensaires de consultations matrimoniales

    2 947 centres d’éducation ou de rééducation

    1 279 instituts divers

    Amérique

    Sur ce continent, l’Église catholique gère :

    15 788 écoles maternelles

    22 562 écoles primaires

    11 053 écoles secondaires

    1 669 hôpitaux

    5 663 dispensaires

    38 léproseries

    3 839 maisons de retraite pour personnes âgées, malades chroniques, handicapés

    2 463 orphelinats

    3 715 jardins d’enfants

    4 827 dispensaires de consultations matrimoniales

    13 652 centres d’éducation ou de rééducation

    4 239 instituts divers

    Asie

    Sur ce continent, l’Église catholique gère :

    13 683 écoles maternelles

    15 698 écoles primaires

    9 298 écoles secondaires

    1 102 hôpitaux

    3 532 dispensaires

    293 léproseries

    2 095 maisons de retraite pour personnes âgées, malades chroniques, handicapés

    3 367 orphelinats

    3 211 jardins d’enfants

    969 dispensaires de consultations matrimoniales

    5 379 centres d’éducation ou de rééducation.

    1 870 instituts divers

    Europe

    Sur ce continent, l’Église catholique gère :

    23 602 écoles maternelles

    17 222 écoles primaires

    10 338 écoles secondaires

    1 363 hôpitaux

    2 947 dispensaires

    3 léproseries

    8 271 maisons de retraite pour personnes âgées, malades chroniques, handicapés

    2 480 orphelinats

    2 524 jardins d’enfants

    5 919 dispensaires de consultations matrimoniales

    10 576 centres d’éducation ou de rééducation.

    2 761 instituts divers

    Océanie

    Sur ce continent, l’Église catholique gère :

    1 695 écoles maternelles

    2 949 écoles primaires

    683 écoles secondaires

    170 hôpitaux

    573 dispensaires

    1 léproserie

    490 maisons de retraite pour personnes âgées, malades chroniques, handicapés, handicapés

    87 orphelinats

    108 jardins d’enfants

    294 dispensaires de consultations matrimoniales

    592 centres d’éducation ou de rééducation.

    207 instituts divers

  • Grand-Duché : l'Eglise résiste face à la réforme visant à supprimer les fabriques d'églises

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    Lu ICI :

    Le Syfel s'oppose à la suppression des fabriques d'église

    L'Eglise catholique a réagi à l'annonce du ministre de l'intérieur et critique notamment l'interdiction pour les communes de soutenir les églises.

    Le Syndicat des Fabriques d'Eglise du Luxembourg (Syfel) s'est prononcé de manière unanime contre ce projet de loi tel qu'il a été présenté par le ministre de l'intérieur vendredi.

    Les représentants du Syfel continuent de refuser la suppression des fabriques d'église. Ils préféreraient une modernisation fondamentale des fabriques à travers un dialogue avec tous les acteurs concernés, tel qu'il faudrait le faire dans un état de droit démocratique. Ne voulant pas accepter ce texte de loi comme un fait accompli, le Syfel annonce vouloir continuer de s'opposer au texte par des moyens appropriés.

    Le texte de loi a été présenté vendredi

    Vendredi, le ministre a précisé les détails de la réforme concernant les 285 fabriques d'église du pays. Celles-ci seront dissoutes jusqu'au printemps et tous leurs avoirs seront réunis en un fonds qui sera géré par l'évêché sous forme d'une fondation.

    Un projet de loi à cet effet a été approuvé par le gouvernement avant la pause d'été. Celui-ci spécifie qui sera le propriétaire de chacune des environ 500 églises du pays: ce sera le nouveau fonds ou bien la commune, qui devra dès lors s'occuper du bâtiment. Depuis le début de l'année, le processus de séparation est bel et bien entamé: les communes sont libres de ne plus mettre un logement à disposition du prêtre, et ne doivent plus couvrir les déficits des fabriques d'église.

    Au sein des communes, des négociations sont en cours avec les fabriques d'église pour décider des futures relations de propriété. En cas de désaccord, la loi prévoit des démarches spécifiques pour résoudre les problèmes, même si le ministre espère que des solutions à l'amiable seront trouvées partout.

    Seule exception à la loi: la cathédrale de Luxembourg-Ville et la basilique d'Echternach. Pour ces deux immeubles, l'État et les communes peuvent participer au financement.

    Environ une heure après l'annonce du ministre Dan Kersch, le vicaire général Leo Wagener a tenu de réagir.

    Le texte de loi fournira toute une série de détails utiles à l'évêché mais il sera sans doute aussi critiqué.

    Leo Wagener n'est pas du tout d'accord avec l'interdiction du co-financement communal des églises appartenant au fonds. Cette disposition de la loi a même été renforcée dans le texte actuel: il sera même interdit au fonds d'accepter de l'argent des communes. Pour Wagener, ceci enfreint le principe de l'autonomie des communes, même si le ministre refuse de changer de position sur ce point.

    Il serait acceptable que les communes n'aient plus d'obligations envers les églises qui ne leurs appartiendront plus, concède-t-il. Néanmoins, il serait contraire à l'autonomie communale d'interdire aux communes de contribuer à la conservation du patrimoine religieux et culturel sur leur territoire.