Comment un diocèse fait face à la désertification religieuse et négocie la reconversion d'édifices cultuels emblématiques pour d'autres usages...

Dossier de presse : 13 octobre 2021 - Reconversion du Domaine de la Basilique de Cointe : un exemple de la réflexion sur l'avenir des bâtiments du Culte en Diocèse de Liège ?
Orateurs :
∙ Mgr Jean Pierre Delville , Evêque de Liège et Président de la Fondation Basilique de la Paix
∙ Chanoine Eric de Beukelaer , Vicaire général et administrateur de la Fondation
∙ Stephan Delfanne, administrateur de la Fondation.
Intervention de JP Delville : Mise en perspective de la réaffectation du domaine et volonté de l’évêque
Depuis le début de mon épiscopat, j’avais à cœur de trouver un avenir à l’église du S. Cœur de Cointe, dénommée souvent basilique, en raison de sa forme architecturale de basilique byzantine, munie d’un dôme. L’édifice appartenait à l’asbl Monument régional du Sacré Cœur, qui désirait le vendre dans les meilleures conditions. Pour valoriser ce projet, j’ai lancé l’idée de développer l’intention originale du monument, qui dès 1925, lors de la pose de la première pierre, fut consacré au Christ, prince de la paix et de la réconciliation. Ces éléments sont très explicites dans les vitraux du chœur et dans l’inscription gravée dans le maître-autel. La silhouette est emblématique dans le paysage liégeois et l’ensemble du site avec la tour est admirablement situé.
Pour promouvoir cette dimension de paix, j’ai lancé l’initiative d’une fondation à ce propos en 2017, avec le titre « Basilique de la paix » et des membres du conseil épiscopal de l’évêché de Liège. Rapidement il s’est avéré qu’il était opportun de concevoir un usage mixte de l’édifice, de réserver le chœur de l’église pour l’objectif de la fondation et d’utiliser la nef pour un usage profane, comportant une rentabilité. Dès lors, le projet fut précisé : le chœur pourrait servir d’espace mémoriel valorisant les éléments architecturaux témoins de l’origine du monument et de lieu de dialogue interconvictionnel pour la paix dans le monde d’aujourd’hui. La crypte resterait lieu de culte de la paroisse catholique, avec entrée autonome. Et l’ensemble du site serait aménagé en fonction des desiderata de l’acquéreur. Différents acquéreurs se sont présentés mais jamais on n’a pu finaliser la vente du site. Récemment a émergé l’idée de transférer la propriété du site de l’ASBL vers la Fondation, pour mettre à la disposition du projet les personnes engagées dans la gestion matérielle du diocèse de Liège. Cela fut fait en 2021. Une task force a été mise sur pied, avec l’objectif de lancer un appel à projets pour l’acquisition du site. Nous donnons aujourd’hui les premiers résultats de notre appel et j’espère que l’on pourra aboutir à une solution favorable à tous.
« Deux mois et demi après la date-butoir initialement fixée, la République démocratique du Congo (RDC) est toujours privée, faute d’accord entre les acteurs directement concernés, de toute direction à la tête de la Commission électorale qui doit organiser les scrutins prévus fin 2023 – dont la présidentielle et les législatives -, dans un contexte de méfiance entre les confessions religieuses, au risque d’entraîner un « glissement » de élections. La loi congolaise reconnaît à huit confessions religieuses la prérogative de proposer le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Il s’agit de désigner le successeur de Corneille Nangaa Yebeluo, dont le mandat a expiré l’an dernier après avoir organisé les élections générales contestées du 30 décembre 2018.
Mais quel accord exactement ? la CEF cherche à contenter deux maîtres à la fois… Un article de 

