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Débats - Page 321

  • Les soignants demandent des rendez-vous aux parlementaires. Ils disent non à ce second projet de loi IVG en 18 mois

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    Communiqué de presse du collectif des “soignants opposés à l’extension de la loi sur l’avortement” 

    Bruxelles, jeudi 12 mars 2020

    Communiqué de presse : Les soignants demandent des rendez-vous aux parlementaires. Ils disent non à ce second projet de loi IVG en 18 mois

    Ce jeudi 12 mars, à partir de 11h, une délégation des personnels de santé qui n’ont pas encore reçu de rendez-vous de la part des députés, viendra en demander en personne aux députés. Ils ne comprennent pas que des lois si sensibles soient élaborées sans tenir compte de l’avis d’experts ou pire, en niant les auditions de la Commission de justice de la Chambre des Représentants.

    Ils l'ont rappelé publiquement lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Van Der Valk, à Zaventem mardi 10 mars : depuis des semaines, ils alertent les députés sur l'inadéquation et la nocivité de la proposition de loi sur l'avortement. Ils ont demandé mardi à être reçus par les chefs des groupes politiques de la Chambre et par les députés qui cherchent à voter en conscience. Un seul parti leur a répondu depuis lors. La volonté de dialogue des soignants doit être partagée, sinon, il n’y a pas de dialogue !

    Pour rappel, la proposition de loi à laquelle ils s’opposent contient les points suivants : augmentation du délai légal d'avortement jusqu’à 18 semaines, diminution du délai minimum de réflexion à 48h, suppression du devoir d’information, banalisation de l’IVG comme simple « acte médical ». 

    Cette proposition de loi affirme se baser sur l'audition de 20 experts en mai-juin 2018. La  majorité d’entre eux n’a en réalité pas soutenu les mesures figurant dans l’actuelle proposition de loi. La plupart des experts ne se sont tout simplement pas exprimés sur ces changements

    • 4 experts sur 20 se sont montrés favorables à un délai de 18 semaines de grossesse, 4 se sont opposés à un allongement, 7 ne se sont pas exprimés sur la question, 4 ont proposé un autre délai que 18 semaines, 1 expert n'a pas précisé la durée qu’il préconisait. 
    • 2 experts sur 20 ont soutenu un passage du délai de réflexion de 6 jours à 48h.
    • 4 experts sur 20 étaient favorables à la suppression de l'obligation de mentionner les alternatives possibles à l'avortement lors de la première visite. 

    Il n’y a pas eu d’autre consultation du personnel de santé. Or, l’application de la loi sera entre leurs mains. Les soignants demandent à être réellement entendus.

    Nous demandons aussi qu’un travail de vérification des informations publiées soit effectué. Par exemple, la Belgique s’alignerait-elle vraiment, comme certains le prétendent, sur les autres pays de l’UE en augmentant le délai légal de l’IVG de 12 à 18 semaines? Non. Bien au contraire, cette proposition de loi s’en écarte. Le délai moyen pour l’IVG n’est pas de 18 semaines mais il est objectivement inférieur à 12 semaines. Pourquoi induire la population en erreur ?

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    Lien vers le site : https://abortus-avortement.be/.

    Coordination des demandes de la presse: Hugues Bocquet : 0473.500.401

    (L’adresse exacte de l’action à Bruxelles-Centre pourra être précisée dès 10 h)

    A propos: Le collectif des “soignants opposés à l’extension de la loi sur l’avortement”  regroupe plus de 2500 soignants, dont 830 médecins, 80 professeurs d’université; et est soutenu par plus de 11.000 citoyens. Parmi les professionnels de santé, 72% des signataires sont des femmes. 

    “Quand une femme n’a pas décidé d’avorter à 12 semaines, c’est qu’elle est en grande situation de doute. Ce n’est pas rare que cela soit lié à des pressions familiales ou économiques". Dr TENNSTEDT, Médecin généraliste ayant pratiqué en planning familial

    “Dans les années 90 la viabilité des foetus commençait à 28 semaines. Actuellement nous les sauvons à 22. Finalement où est la limite ? Pourquoi pas 28 ou 30 tant qu’on y est ? De plus à cet âge le sexe est connu, ouvrant ainsi la voie à des avortements eugéniques liés au genre !" Dr. NUCHOWICZ, gynécologue

  • Coronavirus : non pas supprimer les messes mais en célébrer davantage

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    De Dorothy Cummings McLean sur LifeSiteNews :

    Les évêques polonais appellent à davantage de messes en réponse au coronavirus: «inimaginable» de fermer les églises

    «Tout comme les hôpitaux traitent les maladies du corps, l'Église sert, entre autres, à traiter les maladies de l'âme; c'est pourquoi il est inimaginable de ne pas prier dans nos églises », a déclaré l'archevêque Stanisław Gądecki, chef de la conférence épiscopale polonaise.

    10 mars 2020
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    Mgr Stanisław Gądecki, président de la conférence épiscopale polonaise.

    POZNAN, Pologne, 10 mars 2020 (LifeSiteNews) - Les évêques de Pologne ont appelé à davantage de messes en réponse à l'épidémie de coronavirus.

    L'archevêque Stanisław Gądecki, écrivant en tant que chef de la conférence des évêques polonais, a publié une déclaration demandant que des messes supplémentaires soient disponibles afin que les assemblées soient plus restreintes. (De ce point de vue, on n'aura guère de difficultés en Belgique où les assemblées sont on ne peut plus restreintes et clairsemées. (note de belgicatho)

    «Actant la recommandation de l'inspecteur sanitaire en chef pour qu'il n'y ait pas de grands rassemblements de personnes, je demande l'augmentation - dans la mesure du possible - du nombre de messes dominicales dans les églises, de sorte qu'à tout moment le nombre des fidèles participant aux liturgies sont conformes à la réglementation sanitaire », a écrit Gądecki.

    L'archevêque polonais de Poznań a déclaré qu'il était «inimaginable» pour les catholiques polonais de ne pas prier dans leurs églises.

    «Dans la situation actuelle, je tiens à vous rappeler que, tout comme les hôpitaux traitent les maladies du corps, l'Église sert, entre autres, à traiter les maladies de l'âme; c'est pourquoi il est inimaginable que nous ne prions pas dans nos églises », a-t-il écrit.

    "Je vous rappelle que, dans la situation actuelle, les personnes âgées et les malades peuvent rester à la maison et à partir de là regarder les émissions de la Sainte Messe", a-t-il poursuivi, proposant une liste des messes diffusées sur différentes chaînes de télévision polonaises.

    "Je vous rappelle qu'il n'y a pas de règle selon laquelle pendant la messe, vous devez donner le signe de la paix en vous serrant la main", a ajouté Gądecki.

    «Confions à Dieu ceux qui sont morts à cause du coronavirus. Prions pour la santé des malades ainsi que pour les médecins, le personnel médical et tous les services qui luttent contre la propagation de ce virus », a-t-il poursuivi.

    «Nous prions pour la fin de l'épidémie. Conformément à la Tradition de l'Église, je vous encourage particulièrement à faire la prière de supplication [Trisagion] "Saint Dieu, Saint Puissant…". "

    La réponse du journal catholique polonais Polonia Christiana à la nouvelle de la demande de Gądecki a été "Dieu merci!"

    Actuellement, il n'y a que 22 cas de coronavirus en Pologne, contrairement à l'Italie, où plus de 9 000 personnes ont le virus et des centaines sont mortes. En Italie, entre autres mesures, les personnes sont invitées à rester à un ou deux mètres les unes des autres.

    Réponse du pape saint Grégoire le Grand à la peste: une procession pénitentielle

    L'historien italien Roberto de Mattei a décrit comment le pape saint Grégoire le Grand a réagi à un fléau mortel lors de son pontificat. Après son élection en 590, Grégoire a dirigé une procession pénitentielle des fidèles à travers Rome.

    «Alors que la multitude traversait la ville, dans un silence sépulcral, la peste atteignit un tel point de fureur qu'en l'espace d'une heure, quatre-vingts personnes tombèrent mortes au sol. Cependant, Grégoire n'a pas cessé une seconde d'exhorter les gens à continuer de prier et a insisté pour que l'image de la Vierge peinte par saint Luc et conservée à Santa Maria Maggiore soit portée au devant de la procession », a raconté de Mattei. .

    La peste du 6e siècle était considérée comme une punition. Après la procession, Gregoire a vu comment les anges se sont installés dans un cercle autour de l'image de Notre-Dame, et, levant les yeux, il «a vu au sommet du château un ange qui, après avoir séché son épée ruisselante de sang, l'a remis dans sa gaine, comme un signe que la punition était terminée. "

    Toutes les messes publiques en Italie sont suspendues jusqu'au 3 avril

    Les évêques d'Italie ont annoncé qu'ils suspendaient toutes les messes publiques jusqu'au 3 avril conformément à un décret émis par le gouvernement italien le 8 mars, qui appelait à la suspension des «cérémonies civiles et religieuses, y compris les cérémonies funéraires».

  • L'Eglise et le coronavirus

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    De Stéphane Seminckx, prêtre, docteur en médecine et en théologie, sur didoc.be :

    L'Eglise et le coronavirus

    L'Eglise doit-elle prendre des dispositions face à la propagation du coronavirus ? Des fidèles se posent la question. L'abbé Stéphane Seminckx propose quelques réflexions à propos d'idées qui circulent actuellement.

    Certains pasteurs disent qu’il ne faut pas « s’assujettir au principe de précaution qui semble mouvoir les institutions civiles » et n’entendent donc pas « édicter de consignes particulières ». Ils dénoncent notre « rapport faussé à la réalité de la mort ».

    Il est bon de signaler qu’il ne faut ni céder à la panique ni prendre des mesures disproportionnées. Il est bien de faire observer que dans un monde sans Dieu, la perspective de la mort suscite une peur démesurée. Il faut bien entendu rappeler que, face au danger et à la mort, le chrétien doit conserver une vision de foi.

    Mais je ne pense pas qu’un responsable d’Eglise puisse refuser d’appuyer les institutions civiles dans la prévention d’une pandémie. Il faut se rendre compte du danger et prendre la mesure de sa responsabilité envers les fidèles. Le coronavirus tue et, à moins que je me trompe, il me semble qu’en vertu du principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat, c’est aux autorités de l’Eglise qu’il revient de seconder les autorités civiles pour que les lieux et les réunions de culte ne deviennent pas un foyer de propagation de la maladie. Le pape lui-même a suspendu ses apparitions publiques afin d’éviter les rassemblements de foules.

    On semble insinuer dans diverses prises de position que certaines mesures de santé publique heurteraient notre devoir de charité. Mais personne n’a dit, que je sache, qu’on ne pouvait plus organiser des démarches de prière collective, ni fournir le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture aux défunts, ou qu’il faudrait se détourner de Dieu ou se dérober à son semblable.

    Il est vrai que, dans certaines régions d’Italie, face à la propagation fulgurante du virus, les évêques ont interdit la célébration de messes publiques. Je suppose que c’est une mesure transitoire, appelée à être levée rapidement.

    J’entends dire qu’il ne faut pas se focaliser sur le coronavirus car il existe d’autres dangers pour la santé comme la grippe, l’alcool et le tabac. Cependant, il faut savoir qu’il existe un vaccin contre la grippe, et pas contre le coronavirus, et que tant l’alcoolisme que le tabagisme ne se transmettent pas par la toux.

    J’ai lu quelque part que « l’église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de salut ». C’est vrai sur le plan spirituel mais pas sur le plan médical. On peut attraper un rhume dans une église mal chauffée ... et un coronavirus. Car dans un lieu de culte circulent des virus et des bactéries, comme partout. Il convient donc de faire ce qui est raisonnable pour éviter que l’église ou les célébrations liturgiques entraînent un danger pour la santé publique. A ce titre, il me semble que les mesures préconisées par les évêques de Belgique sont conformes au bon sens : suppression de l’eau bénite et du baiser de paix, et communion dans la main.

    Après avoir communiqué ces mesures il y a quelques jours en public, quelqu’un m’a dit qu’il continuerait de communier sur la langue, « parce qu’on ne peut pas tomber malade en recevant le Corps du Christ ». Il est possible que le Seigneur, dans sa providence ordinaire, veille à ce que la communion sur la langue ne soit pas un vecteur de contagion. Mais il ne faut pas tenter Dieu et si des mesures de bon sens peuvent limiter ce danger, il faut les prendre : « Aide-toi et le ciel t’aidera ».

    « Un chrétien ne craint pas la mort » ai-je lu quelque part, en référence à l’épidémie. C’est encore un excellent rappel, mais il ne faut pas oublier non plus le cinquième commandement de la Loi de Dieu qui nous enseigne que « la vie et la santé physique sont des biens précieux confiés par Dieu. Nous avons à en prendre soin raisonnablement en tenant compte des nécessités d’autrui et du bien commun » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n. 2288).

  • Coronavirus en Italie : le pape en fait-il assez ?

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    De Roberto Pertici, universitaire italien spécialiste des relations entre l’Eglise et l’Etat, relayé par Sandro Magister sur Settimo Cielo (traduction française de "Benoît et moi")  :

    9 mars 2020

    Le pape et l'Italie prostrés par le coronavirus

    Le dimanche 5 mai 1940, Pie XII se rendit solennellement à la basilique de Santa Maria sopra Minerva pour commémorer Sainte Catherine et Saint François, patrons de l’Italie. À cette occasion, il éleva une prière pour le pays dont il était le primat:

    « O Jésus, Verbe tout-puissant, Roi des siècles, qui, lors de la division que vous fîtes du peuple et à la séparation des fils d’Adam, fixâtes les conditions du peuple (Dt 22, 8) et, à l’intérieur des frontières de l’Italie, élûtes et établîtes le lieu saint où siège Votre vicaire, regardez avec bienveillance ce peuple et cette terre que vous aimez, baignés du sang des Princes de vos Apôtres et de nombreux martyrs, consacrés par les vertus et le travail de tant de vos Vicaires, évêques, prêtres, vierges et bons et fidèles serviteurs. Ici, la foi en vous brilla toujours d’un éclat immaculé, elle sanctifia les antres et les abris de ceux qui croient en vous, elle purifia les temples des faux dieux et vous éleva des basiliques d’or d’un bord à l’autre des mers qui les entourent; ici, votre peuple s’est rassemblé de plus en plus autour de vos autels, oubliant les dissensions, soucieux de l’harmonie des âmes, et ici, ce même peuple vous implore, ô Divin Roi des Nations, de corroborer de votre grâce et de votre faveur l’intercession auprès de votre trône de bonté et de miséricorde, que nous confions à vos deux grands Serviteurs François et Catherine pour notre plus haute et plus spéciale protection. Écoutez, ô Jésus, notre prière, que nous vous présentons par leurs mains ».

    C’était une prière pour la paix: cinq jours plus tard, l’Allemagne devait attaquer le front français et entamer ce qui semblait être la phase finale de la guerre en Europe. Prier pour la paix en ces jours-là, c’était espérer que l’Italie, encore « non belligérante », resterait en dehors du conflit, dans la ligne suivie par la diplomatie pontificale des mois précédents et propagée par « L’Osservatore Romano » et la presse catholique.

    Bombardement de San Lorenzo, 19 juillet 1943

    Cette campagne avait fortement irrité les dirigeants du régime et Mussolini lui-même, qui tentait au contraire de préparer le pays à la guerre: selon les témoignages des ambassadeurs anglais et français auprès du Saint-Siège, Osborne et d’Ormesson, sur la route de Santa Maria sopra Minerva, à un carrefour, la voiture du pape aurait ralenti et aurait fait l’objet de diverses injures par des groupes de jeunes fascistes: « Le pape nous dégoûte! », « A bas le pape! » Ce n’est pas un hasard si Pie XII ne devait sortir à nouveau dans les rues de la ville dont il était l’évêque que le 19 juillet 1943, après le premier bombardement allié de la capitale: cet épisode est trop connu pour être relaté ici [Ndt: voir Benoit-et-moi-2008].

    L’attention que lui et ses successeurs ont portée à « la chère et bien-aimée Italie », comme on appelait généralement notre pays dans la rhétorique pontificale, a peut-être souvent été excessive et perçue par beaucoup de nos compatriotes comme une protection étouffante, mais il ne fait aucun doute que dans les moments vraiment difficiles, les Italiens (croyants et non-croyants) ont souvent tourné les yeux vers l’évêque de Rome, recevant de lui des paroles à ne pas oublier. Les anciens se souviennent encore de Paul VI célébrant la messe de Noël dans la cathédrale de Florence un mois et demi après l’inondation du 4 novembre 1966 et de son message aux « hommes des Brigades rouges » lors de l’enlèvement d’Aldo Moro en 1978.

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  • Les soignants opposés à la proposition de loi avortement demandent à être reçus par les députés

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    Du site de l'IEB :

    Les soignants opposés à la proposition de loi avortement demandent à être reçus par les députés

    11/03/2020

    Ce mardi 10 mars, un collectif de médecins, gynécologues et sages-femmes issus des quatre coins du pays, représentant pas moins de 2500 soignants francophones et néerlandophones, ont pris la parole lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Ils ont exprimé leur inquiétude et leur exaspération face aux silences répétés des parlementaires à leur égard, quant à la proposition de loi sur l'avortement.

    Le Dr Salmon a d'abord rappelé les 4 mesures principales de cette loi :

    • allongement brutal du délai de 12 semaines à 18 semaines de grossesse (4,5 mois) pour pratiquer une IVG ;
    • diminution du délai de réflexion obligatoire de 6 jours à 2 jours ;
    • suppression de l'obligation d'information sur les aides psychologiques et matérielles disponibles pour poursuivre la grossesse ;
    • désignation de l'IVG comme acte médical.

    Tous les intervenants ont pointé l'inadéquation et la nocivité d'une telle proposition de loi. Le Dr De Muylder a rappelé que le délai de 12 semaines répond à la quasi-totalité des demandes actuelles, tout en minimisant les risques pour la santé de la femme, ce qui n'est plus le cas avec cette proposition de loi. Le nombre d'avortements pratiqués aux Pays-Bas sur des femmes originaires de Belgique a d'ailleurs drastiquement baissé ces dernières années, passant de 1.473 en 2000 à 444 en 2018, alors que le délai légal pour l'avortement est resté identique.

    Le Dr Kortmann a ainsi expliqué l'opération d'un avortement à 18 semaines. Il existe deux méthodes. La première consiste à provoquer l'expulsion du foetus au moyen d'une dose élevée de prostaglandines. Cette méthode peut durer plusieurs heures et est généralement suivie pour les interruptions médicales de grossesse, à l'hôpital. L'autre méthode, plus rapide et utilisée aux Pays-Bas pour les avortements du deuxième trimestre, consiste en un curetage avec morcellement du foetus qui, en raison de sa taille, ne peut passer le col de l'utérus qu'en étant démembré (bras et jambes) et écrasé (tête)... Le Dr Kortmann a souligné que c'était bien vers cette méthode barbare, dans des centres ad hoc, qu'on se dirigeait avec la proposition de loi, puisque les hôpitaux ne pourraient faire face à l'augmentation d'avortements tardifs.

    Sur le plan psychique, le Dr Nuchowicz, gynécologue-obstétricienne et praticienne en haptonomie périnatale, a souligné la sensibilité du foetus à partir du deuxième trimestre de grossesse. « Le bébé sent, ressent, réagit, répond. » Il existe une mémoire cellulaire dès 5-6 semaines de grossesse. Sylvie Detollenaere, sage-femme, a quant à elle insisté sur l'ambivalence des sentiments de la femme enceinte en début de grossesse. Plus la grossesse avance, plus la femme prend conscience de la vie qui se développe en elle. L'avortement après 12 semaines, parce que le foetus est bien plus perceptible, signifie donc de plus grandes souffrances psychiques, qui d'ailleurs n'épargnent pas non plus l'homme.

    Le Professeur Spitz, rejoint par les sages-femmes Astrid Keppens et Mariet Vandersanden, a déploré l'ignorance de la réalité du terrain par les parlementaires.

    Plusieurs soignants ont souligné l'importance d'un délai de réflexion qui donne à la femme le temps nécessaire de prendre une décision dont on connaît la gravité. Le Dr Zeller, qui travaille depuis 20 ans dans un planning familial français, mesure d'autant mieux l'importance de cet espace de réflexion que celui-ci n'est plus obligatoire en France depuis 2016. Il faut, dit-elle, éviter les décisions réactionnelles afin de prévenir les IVG à répétition et de permettre aux femmes de maîtriser leur fécondité.

    Ces professionnels de la santé ont exprimé un appel clair à ce que les parlementaires les reçoivent et les entendent. La désignation de l'avortement comme acte médical dans la proposition de loi leur font craindre une banalisation de l'acte plus dangereuse encore. Tous en soulignent les conséquences graves sur la santé de la femme et montrent, comme le Dr Jehaes, médecin généraliste, qu'il n'y a pas d'urgence sociétale à réformer la loi dans le sens de cette proposition de loi. Il faut d'abord une plus grande qualité de prévention et d'accompagnement, ce qui passe par une information de qualité.

    Lire l'intégralité du Communiqué de presse des Professionnels de la santé opposés à l'extension de l'avortementen français et en néerlandais.

  • Ni messes, ni mariages, ni enterrements...

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    La peste de l'avortement fait bien plus de morts que le coronavirus. Nous suggérions sur ce blog que nos seigneurs les évêques frappent d'interdit un pays comme le nôtre pour protester contre cette peste tueuse d'enfants qu'est la pratique de l'IVG, au moment où nos mandataires politiques se proposent de la porter bientôt jusqu'à 18 semaines de gestation. Ainsi, il n'y aurait plus de célébrations dans nos églises, ni messes, ni mariages, ni enterrements... Une telle suggestion a paru totalement déraisonnable à certains de nos visiteurs qui ne se sont pas privés de l'exprimer dans leurs commentaires. Mais voilà que l'épidémie actuelle du covid-19 a conduit les évêques d'Italie à suspendre messes et célébrations dans toute la Péninsule, et cela pour plusieurs semaines. Une mesure d'interdit que personne n'aurait jamais imaginée dans ce pays où se trouve enclavée la résidence du pape. La preuve, s'il en fallait une, qu'une mesure suspendant toutes les célébrations peut bel et bien être envisagée, a fortiori lorsqu'il s'agit de la vie de milliers de petits d'hommes détruits chaque jour dans le sein maternel...

  • Coronavirus, du jamais vu : les messes et les funérailles sont suspendues dans toute l'Italie jusqu'au 3 avril

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    Coronavirus. "Messes et funérailles suspendues dans toute l'Italie", selon le communiqué de la CEI

    SOURCE Dimanche 8 mars 2020

    La reconnaissance du décret gouvernemental qui limite les cérémonies religieuses dans toute l'Italie, y compris les rites funéraires, jusqu'au 3 avril. "Souffrance, mais l'Église prend sa part pour la protection de la santé"

    Le communiqué de presse de la Coférence des Evêques d'Italie (CEI) suite aux nouvelles dispositions :

    L'Église qui vit en Italie et, à travers les diocèses et les paroisses, se rapproche de chaque homme, partage la préoccupation commune face à l'urgence sanitaire qui affecte le pays. Par rapport à cette situation, la CEI (...) a fait siennes, en les relançant, les mesures par lesquelles le gouvernement s'est engagé à lutter contre la propagation du "coronavirus".

    Le décret de la présidence du Conseil des ministres, entré en vigueur aujourd'hui, suspend "les cérémonies civiles et religieuses, y compris les funérailles" dans tout le pays jusqu'au vendredi 3 avril.

    L'interprétation fournie par le gouvernement inclut strictement les messes et les rites funéraires parmi les "cérémonies religieuses". C'est un passage très contraignant, dont l'accueil rencontre des souffrances et des difficultés pour les pasteurs, les prêtres et les fidèles.

    L'acceptation du décret est assumée uniquement par la volonté de prendre sa part, dans cette situation, pour contribuer à la protection de la santé publique.

    Le commentaire de Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Stop aux messes dans toute l'Italie, comme un air de Chine

    09-03-2020

    La Conférence épiscopale italienne, à la suite du décret du gouvernement, a décidé de suspendre les messes avec participation populaire dans toute l'Italie jusqu'au 3 avril. Une décision sérieuse, sans précédent dans l'histoire, qui est un message clair de la non-pertinence de la foi pour la vie des hommes. La hiérarchie ecclésiastique est de plus en plus perçue comme dépendante du gouvernement, sur le modèle de l'Association patriotique des catholiques chinois. En fait, des prêtres "clandestins" surgissent également pour célébrer dans une église ou dans des maisons avec quelques fidèles de confiance, risquant ainsi les plaintes des fonctionnaires de l'État et d'autres prêtres.

    "Dieu n'est pas en mesure de répondre à nos besoins." Ainsi, dans l'éditorial publié hier, sœur Rosalina Ravasio a défini le message qui passe avec la décision de suspendre les messes avec assemblée, en raison du coronavirus. Et la question concernait encore les trois régions les plus touchées. Aujourd'hui, après la déclaration de la Conférence épiscopale italienne (CEI) dans laquelle la suspension des messes avec assemblées à travers l'Italie est annoncée, cet arrêt donne la mesure de la gravité de la décision prise.

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  • Alerte Fake News RTBF : Le délai légal moyen d’IVG est inférieur à 12 semaines dans les pays de l’UE (et non 18)

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    Alerte Fake News RTBF : Le délai légal moyen d’IVG est inférieur à 12 semaines dans les pays de l’UE (et non 18)

     

    La Belgique s'alignerait-elle sur les autres pays avec cette loi?
    Fake news! Bien au contraire, cette proposition de loi ne s’aligne pas sur les pays voisins, elle s’en écarte.

    Pourriez-vous s'il vous plaît liker et relayer ce visuel sur notre page facebook ?

    Le délai moyen pour l’IVG n’est pas de 18 semaines comme le proposent certains députés ! En effet, le délai légal moyen d’avortement est inférieur à 12 semaines. Seulement 6% des femmes des pays de l’UE ont un délai supérieur à 14 semaines.
    Pourquoi induire la population en erreur alors que la loi actuelle permet déjà 12 semaines ?

    Selon les données Eurostat: la presque totalité des habitants européens ont un délai d'avortements limité à 12 semaines de gestation. Les Pays-Bas font figure d’exception alors que 25 pays sur 27 limitent le délai à moins de 14 semaines. Les porteurs du projet de loi pour la libéralisation de l’avortement expliquent que la Belgique « doit s’aligner sur les pays voisins ». Il conviendrait alors de garder le délai des 12 semaines et non pas l’augmenter à 18 pour éviter une exception supplémentaire en Europe.

    Pourquoi Philippe Walkowiak, journaliste RTBF, relaie-t’il de fausses informations, répétant sans vérifier, sur la base de propos erronés de certaines politiciennes idéologues ? « Pourtant, il existe une majorité politique pour aligner en la matière la Belgique sur les pays voisins : fin de toutes les sanctions pénales, IVG jusqu’à 18 semaines, délai de réflexion ramené à 48h. » Publié le vendredi 06 mars 2020 à 10h11. Source de l’article de la RTBF : https://www.rtbf.be/info/article/detail_quand-la-formation-d-un-gouvernement-menace-les-droits-des-femmes?id=10448498

    Lisez tout l'article ici.
  • AbortusAvortement - Pourquoi ce professeur de gynécologie est-il contre ce texte ?

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    AbortusAvortement - Pourquoi ce professeur de gynécologie est-il contre ce texte ?

     

    Le professeur Bernard explique pourquoi il pense que ce projet de loi IVG va trop loin

    "Le dossier n’est vraiment pas bien complet de la part de ceux qui proposent cette loi, sur le plan des conséquences, qu'elles soient maternelles pour les grossesses suivantes et du côté technique des interruptions tardives. Peu de gens se rendent compte de l’avortement tel qu'il est pratiqué au-delà de 16 semaines en Hollande. Il consiste à dilater le col de l'utérus mécaniquement puis sortir le foetus en morceaux puisqu'à la taille qu'il a, il ne sait pas passer. On a du mal à avoir des précisions sur comment ils s’assurent avant le curetage que le fœtus ne vit plus. On n'a pas la réponse non plus sur ce que perçoit un fœtus à cet âge-là."

    Retrouvez sur la plateforme Abortus-Avortement des dizaines de témoignages de soignants et les lettres qu’ils ont envoyées aux députés depuis des semaines détaillant les raisons de leur profonde et légitime opposition à ce texte !

    Je like la page Facebook Abortus-Avortement.be et partage les vidéos

  • Un bilan équilibré en 10 points sur le coronavirus...

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    ... est consultable sur ce site : https://legrandcontinent.eu/fr/2020/03/07/bilan-coronavirus/

    On peut aussi lire ce coup de gueule contre la psychose qui règne : http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2020/03/07/coronavirus-et-cretinisation-hypocondriaque-massive/

  • Le "silence de Pie XII" : sus aux fake news

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    De Marina Droujinina sur zenit.org :

    Archives du pontificat de Pie XII : les nombreuses « fake news » seront démantelées

    Le p. Peter Gumpel, relateur de la cause de la béatification, s’exprime

    « Les nombreuses « fake news » seront démantelées autour du prétendu silence de Pie XII autour du drame de la Shoah », affirme l’historien jésuite allemand et relateur de la cause de béatification du pape Pie XII, le p. Peter Gumpel, dans des propos repris par Avvenire en italien du 2 mars 2020. Le jésuite de 96 ans se dit convaincu que l’ouverture des archives du Vatican relatives au pontificat du pape Pie XII confirmera « les nombreux gestes de charité cachée faits par Pacelli en faveur des Juifs » et « surtout, ajoute-t-il, il sera confirmé que rien n’a été caché ».

    Le père Gumpel représente, en un certain sens, le dernier témoin vivant – après la mort en 2014 du postulateur de la cause de Pie XII, le p. Paolo Molinari – de cette génération d’historiens jésuites ayant eu accès, sur mandat de Paul VI, aux Archives secrètes du Vatican. « J’ai eu, raconte-t-il, le même privilège que mes confrères Burkhart Schneider, Robert Graham, Pierre Blet et Angelo Martini, auteurs des fameux 12 volumes d’Actes et documents du Saint-Siège relatif à la Seconde Guerre mondiale, d’avoir accès à tous les documents des Archives secrètes du Vatican. »

    En tant que relateur de la cause de la béatification du pape Pie XII, le p. Gumpel a eu l’occasion de recueillir le témoignage de sœur Pascalina Lehnert (1894-1983), collaboratrice proche du pape Pie XII : elle « m’a confié sous serment », raconte le jésuite, l’existence « d’une lettre de protestation de Pie XII contre la déportation injustifiée des Juifs, qu’il avait brûlée au dernier moment dans la cheminée de la cuisine de l’appartement pontifical ». « ‘C’était un acte de prudence’, avait déclaré la religieuse, pour éviter de nouvelles représailles contre les Juifs par les nazis, poursuit le p. Gumpel : le pape Pie XII est intervenu avec sa prudence diplomatique proverbiale, généralement là où son action pouvait porter ses fruits, comme dans les pays indirectement occupés par les nazis tels la Slovaquie et la Hongrie. »

    Le jésuite explique que le pape Pie XII a fait de nombreux gestes cachés pour sauver les Juifs : « Son secrétaire historique, le père jésuite Robert Leiber, m’a confirmé que le pape avait utilisé une grande partie de sa fortune personnelle pour aider les Juifs, dit le p. Gumpel. La documentation et la thèse du savant juif Sir Martin Gilbert ont démontré … que Pacelli a probablement sauvé plus de 100 000 juifs dans le monde, en payant de sa propre poche de nombreux voyages d’espérance, d’Allemagne au Portugal ou au Brésil. »

    Le prince allemand devenu jésuite salue l’ouverture des archives du pontificat du pape Pie XII et explique que les chercheurs ne trouveront pas de documentation « brûlante »: « Ils ne trouveront rien d’inconfortable et de brûlant, aussi parce que Pie XII, comme toute la Curie romaine de cette époque après le 8 septembre 1943 craignant l’arrivée des Allemands dans la Cité, avait fait cacher et disparaître tous les documents « compromettants » dans lesquels il était possible de retracer tous les sauvetages qui ont eu lieu en faveur des Juifs, en particulier les Juifs romains. »

    « Une grande partie de ce matériel, poursuit-il, a été envoyé aux États-Unis ou à Lisbonne ou envoyé dans des couvents sûrs et des lieux cloîtrés ou détruit. Le reste? Je pense que c’est à l’intérieur du Vatican sous les planchers qui ont été fermés par des maçons experts du Saint-Siège et si bien cachés qu’aujourd’hui nous ne savons même pas où se trouvent ces matériaux. »

  • 8 mars : la femme est la première à payer le prix des injonctions sociétales

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    Communiqué de presse / 8 mars : Alliance VITA mobilisée pour défendre la cause des femmes face aux défis bioéthiques

    À l’occasion de la journée internationale de la femme, Alliance VITA tient à rappeler combien les femmes sont la cible de pressions au cœur des débats bioéthiques et d’un business au niveau mondial.

    La femme est la première à payer le prix du « droit à l’enfant »

    Dans de trop nombreux pays encore, la femme est réduite à une forme d’esclavage moderne, pour être « mère porteuse » avec la Gestation par autrui (GPA). Pour de l’argent, son corps est mis à disposition de « médecins procréateurs » pour être inséminé et porter un enfant qu’elle devra abandonner à des clients. Dans certains pays, ce sont ses ovocytes, qui sont mis à prix pour satisfaire la demande d’un droit à l’enfant. Un business qui se nourrit de la pauvreté de certaines jeunes femmes en bonne santé acceptant des traitements hormonaux et une intervention médicale de ponction qui n’ont rien d’anodin pour leur santé.

    La femme est la première à payer le prix des injonctions sociétales

    Beaucoup de femmes confient leur difficulté à accueillir une grossesse face aux pressions sociales, économiques, ou professionnelles.

    En même temps, en France, les parlementaires débattent de la congélation ovocytaire, sans raison médicale. Il s’agit en réalité d’une défaite pour les femmes, à qui l’on proposerait une emprise médicale croissante, des traitements médicaux pour artificialiser leur maternité, avec à la clé une fausse promesse d’assurance maternité : 3 femmes sur 4 n’auraient pas d’enfant à l’issue.

    Par ailleurs, nous avons été témoins, en 2013, du scandale qu’ont provoqué des sociétés américaines en proposant de rembourser la congélation ovocytaire à leurs employées américaines et, ce faisant, tirant profit de leur force de travail alors qu’elles sont encore jeunes. Nous sommes devant un risque majeur d’entrave à la maternité par la pression socio-économique.

    Pour Caroline Roux, Déléguée générale adjointe d’Alliance VITA :

    « Les femmes sont soumises actuellement à une double pression contradictoire concernant leur capacité à la maternité. Ce n’est pas aux femmes à s’adapter à une société de plus en plus déconnectée des réalités féminines. Au contraire, l’urgence est d’intégrer la capacité à la maternité comme une richesse pour l’implication des femmes dans la société. »

    Alliance VITA demande aux pouvoir publics de favoriser les conditions sociales qui permettent aux femmes de concilier études, entrée dans la vie professionnelle et maternité.