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Débats - Page 502

  • Soumettre les technosciences à l'éthique

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    JACQUES TESTART : « SUBORDONNER LES TECHNOSCIENCES À L’ÉTHIQUE »

    synthèse de presse bioéthique de genethique.org

    Jacques Testart, biologiste et critique de sciences, publie un article dans un ouvrage collectif [1] avec Geneviève Azam[2] et Dominique Bourg[3], intitulé « Subordonner les technosciences à l’éthique ». Les auteurs font le constat que « l’actuelle crise de civilisation est le résultat d’une réduction de l’histoire humaine à un processus d’expansion par la transformation et l’accaparement de la nature, et par la transformation du travail en ressource à mobiliser et exploiter ». Face à ce constat, on ne voit « qu’une insuffisance humaine ou la tyrannie d’une nature toujours mal maitrisée », sans remettre en question « les fondements d’une telle situation ». Pour y remédier, ce livre formule « des propositions politiques capables de faire face à ces défis », inspirées notamment du principe : « Tout ce qui peut être techniquement réalisé ne doit pas être obligatoirement réalisé ».

    Jacques Testart complète ce constat dans deux articles. Pour lui, la science « s’est réduite à une activité pour développer de nouvelles activités productives et tenter de pousser la croissance économique », et le progrès « s’est réduit à la production effrénée d’innovations ». Cette « perversion du progrès est constitutive de l’appareil technoscientifique contemporain qui s’est aligné sur les impératifs des structures industrielles au nom de l’efficacité/productivité/compétitivité ». Mais « le véritable progrès exige que les citoyens s’emparent de leur devenir en contribuant par leur choix à définir les priorités données à la recherche scientifique ». Il appelle à « revendiquer le principe de responsabilité pour défendre l’intégrité de notre espèce et de la nature ».

    Il s’inquiète de la priorité donnée par nos politiques « à l’intelligence artificielle, aux nanorobots, au contrôle génétique du vivant, ou à la médecine prédictive/préventive, celle qui fait de tout un chacun un sujet médical ». Il dénonce enfin le « nombre de militants écologistes ou féministes » qui sont « hypnotisés par les promesses de progrès qui résulteraient de l'indifférenciation des sexes (masculin/féminin), des êtres vivants (homme/animal) ou des « organismes » (vivant/machine) et par les artifices déjà disponibles pour engendrer autrement, fut-ce au prix de l'aliénation de tierces personnes ou de l'épanouissement de l'enfant à venir. Ainsi la location d'utérus, l'achat-vente de gamètes et embryons, l'insémination anonyme, l'eugénisme dans l'œuf (diagnostic préimplantatoire) sont souvent reçus avec la même gourmandise que le téléphone portable, cette première prothèse universelle et permanente de l'ère transhumaniste. Outre la pulsion ludique et l'illusion de puissance qui minimisent les nuisances collatérales, chacun veut se montrer plus moderne, et fait ainsi le jeu des intérêts qui disséminent et cultivent les aliénations ».

    ​[1] Les Jours Heureux

    [2] Economiste et militante altermondialiste.

    [3] Philosophe et vice-président de la Fondation Nicolas Hulot.

    Sources: Jacques Testart, l'Humanité (3/11/2016) - La décroissance (novembre 2016)

  • Chrétiens crétins ? « Comment croire les fariboles de ces gens-là ? »

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    Les éditions Mols annoncent :

    Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du nouveau livre de François-Xavier Nève :

    Chrétiens crétins ?
    « Comment croire les fariboles de ces gens-là ? »

    François-Xavier Nève,

    Philippe SOLLERS a déclaré début 2016 lors d’un entretien au Point : « Dieu […] n’existe pas, sauf pour des abrutis fanatiques… » Autrement dit : il resterait quelques débiles pour croire à leur illusion.

    Aujourd’hui, autour de nous, il est de bon ton de donner le coup de pied de l’âne aux chrétiens. Le dernier carré de « crétins », assommés par le renoncement des clercs et le triomphe des sciences et des techniques, semble incapable de réagir. À bon compte, on passe pour un esprit fort, libre et scientifique.

    François-Xavier Nève démontre ici qu’il ne faut pas identifier foi chrétienne et inculture scientifique.

    Souvent l’espérance chrétienne grince ou coince parce qu’on n’en connaît pas le contenu ou qu’on le comprend de travers. L’auteur éclaircit le problème de la souffrance et l’horreur de la mort, trous noirs les plus fréquents. Il montre que le big bang et l’Évolution rendent l’Histoire naturelle chaque jour plus compatible avec l’Histoire sainte. Il explique le Credo, les fameux dogmes chrétiens, ridiculisés parce que méconnus, la trinité, l’immaculée conception, la naissance virginale de Jésus, les miracles et la Résurrection dans le cadre de l’ensemble de nos connaissances en ce début du XXIe siècle.

    L’auteur, très documenté, argumente avec force et virtuosité, sans oublier chaleur et joie de vivre, humour et originalité.

    Éditions Mols : Collection Autres Regards • 155 x 240 cm • 384 pages • 26 € • ISBN 978-2-87402-199-2 • En librairie : 15 octobre 2016 (France : 27 octobre 2016)

    François-Xavier NÈVE est un scientifique. Spécialiste de phonologie et de linguistique, il a publié des centaines d’écrits de recherche et de vulgarisation scientifique, y compris en astrophysique et en biologie.

    www.editions-mols.eu

  • Jésus a-t-il eu des frères ?

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    De l'abbé Patrick Pégourier sur le site de l'Opus Dei (France) :

    La fratrie de Jésus (1)

    Jésus a-t-il eu des petits frères, des demi-frères ou seulement des cousins ? Question qui alimente régulièrement de nombreux débats et des interprétations diverses, souvent erronées. La première partie de cet article traite de la réponse aux deux premières questions.

    Depuis les origines, c’est un thème qui a alimenté de nombreux débats et des interprétations diverses souvent erronées qui s’inscrivent en faux contre la foi de l’Église [1].

    1. le Christ a-t-il eu des frères de sang ? Autrement dit, Marie sa mère a-t-elle donné naissance après la sienne, à d’autres enfants, des enfants biologiques de Joseph ? Diverses citations du Nouveau Testament pourraient le faire croire :

    a) à Bethléem, Marie mit au monde son fils premier-né [2]. Cela sous-entend-il qu’il y en eut d’autres par la suite ? 

    Non, car :

    - souvent, dans la Sainte Écriture, le premier homme qui naît est ainsi désigné, qu’il soit suivi ou non d’autres enfants [3].

    - néanmoins, ce sens est passé dans le langage profane, comme le prouve une épitaphe sépulcrale du Ve siècle avant notre ère, découverte en1922 dans la nécropole juive de Tell-el-Jeduieh (Égypte), qui indique que la défunte, une certaine Arsinoé, mourut dans les douleurs de l’enfantement de son fils premier né.

    - la Loi conférait des droits spécifiques au premier-né mais ordonnait son rachat au cours du mois suivant sa naissance [4]: ce serait un commandement absurde si ceux-ci ne pouvaient lui être attribués tant que ses frères ne seraient pas nés [5].

    - en outre, cette indication de Luc revêt un profond sens théologique : elle prépare la présentation de Jésus au Temple où, uni au sacrifice prescrit par Moïse, il va être racheté pour être consacré au Seigneur [6] et ainsi, lui, le premier-né par la grâce, va assumer le rôle de chef de file de l’humanité dans la nouvelle économie du Salut [7]. Saint Paul donne de l’amplitude à cette pensée : premier selon la dignité, le Christ est, depuis qu’il est ressuscité, premier-né de façon nouvelle ; « le concept de la primogéniture acquiert une dimension cosmique. Fils incarné, il est, pour ainsi dire, la première idée de Dieu et précède toute création, laquelle est ordonnée en vue de lui et à partir de lui. Avec cela, il est aussi principe et fin de la nouvelle création qui a commencé avec la Résurrection » [8].

    - enfin, ce caractère de premier-né du Christ souligne la virginité perpétuelle de Marie, comme l’affirment la Tradition chrétienne, le Magistère de l’Église [9], … et la Vierge elle-même [10] : la conception et la naissance de Jésus ont été miraculeuses et Marie est restée vierge dans le prolongement de son fiat, pour signifier qu’elle est la parfaite complice de Dieu dans son dessein de Salut. Elle est l’épouse du Saint-Esprit, un jardin bien clos, ma sœur, ma fiancée, un jardin bien clos, une source scellée [11]. Que Marie soit la Toujours-vierge est un dogme de foi [12] et saint Augustin le résume dans une formule concise devenue classique : Virgo concepit, virgo peperit, virgo permansit. 

    Lire la suite sur le site de l'Opus Dei (France)

     
     
  • 62% des Suisses estiment que l'islam n'a pas sa place dans leur pays

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    Lu sur le site web de 20 minutes :

    Les Suisses contre la reconnaissance de l'islam

    Une demande de reconnaissance de l'islam comme religion officielle en Suisse est loin de trouver une majorité auprès des citoyens helvétiques, révèle un sondage.

    Reconnaître l'islam au même niveau que le christianisme et le judaïsme en Suisse, n'est pas encore pour demain.

    Seules 39% des personnes interrogées approuveraient une telle mesure.

    A la question de savoir s'il est judicieux de placer l'islam au même niveau que le christianisme et le judaïsme en Suisse, 61% des sondés répondent «non» ou «plutôt non», indique une enquête du Matin Dimanche et de la SonntagsZeitung. Dix-neuf pour cent disent «oui» et 20% «plutôt oui».

    Une majorité de 62% des Suisses estiment que l'islam n'a pas sa place en Suisse. Trente-huit pour cent pensent le contraire. Pour 80% des Helvètes, les valeurs chrétiennes font partie de l'identité suisse.

    Opposition PS-PDC

    Le sondage a été réalisé en ligne en se basant sur 15'617 réponses pondérées selon des variables démographiques, géographiques et politiques. La marge d'erreur est de /-1,2%.

    Le président du parti socialiste Christian Levrat avait appelé en août à un débat de fond sur la place de l'islam en Suisse. «Nous devons réfléchir si nous voulons reconnaître l'islam en tant que religion officielle», cela éviterait notamment de laisser «la formation et le financement des imams à des cercles étrangers, voire fondamentalistes», avait-il expliqué.

    Le président du PDC Gerhard Pfister s'est en revanche à plusieurs reprises déclaré opposé à une telle reconnaissance ces derniers temps.

  • Lourdes : les évêques de France se penchent sur le déclin des vocations

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    D'Isabelle Demangeat et Claire Lesegretain sur le site web du journal La Croix :

    Comment favoriser les vocations sacerdotales diocésaines

    L’Assemblée plénière de novembre des évêques s’ouvre vendredi 4 novembre, à Lourdes, par une journée d’étude et de travail autour des vocations sacerdotales diocésaines.

    Ils tenteront de trouver des solutions pour changer l’image du prêtre diocésain, perçu comme isolé et écrasé par les tâches administratives.

    C’est un peu le leitmotiv ecclésial qui pique le cœur de l’Église française et inquiète les fidèles. Comme le montre la baisse, constante, du nombre d’ordinands – ils étaient une centaine en 2016, 120 en 2015, 140 en 2014 –, il y a de moins en moins de prêtres en France. Et de moins en moins de candidats au sacerdoce. Alors qu’en 2000, 976 séminaristes se préparaient à la prêtrise, ils n’étaient ainsi plus que 756 en 2007 et 653 en 2015 (1).

    À elle seule, cette situation ne justifie-t-elle pas que les évêques, réunis à Lourdes à partir de ce matin pour leur Assemblée plénière, se penchent, une journée durant, sur les vocations sacerdotales diocésaines ? Trois ans après avoir abordé « de manière franche » la question sensible des séminaires…

    Une baisse corrélée à l’effondrement de la pratique

    Pourtant, certains relativisent d’emblée ce tableau qui peut paraître bien sombre. Car cette baisse est corrélée à l’effondrement de la pratique en France. « Il y a largement assez de prêtres en regard du nombre de communautés, relève le P. Nicolas de Brémond d’Ars, prêtre du diocèse de Paris, sociologue et chercheur associé au Centre d’études interdisciplinaires des faits religieux. C’est Dieu qui envoie les prêtres dont on a besoin. S’il n’y en a pas, c’est peut-être que Dieu n’en envoie pas. »

    Or, des appels, il y en a. C’est ce que montrait l’enquête menée, en décembre 2015, par OpinionWay pour la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref). Elle révélait ainsi que 10 % des Français ont déjà pensé à la vie religieuse. Un chiffre qui s’élève à 15 % chez les 18-24 ans et à 14 % chez les 25-34 ans. Même s’ils ne concernent pas directement les vocations sacerdotales, ces chiffres conduisent Sœur Nathalie Becquart, directrice du Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations (Snejv), à dire que la crise que traverse l’Église en France n’est pas « une crise de l’appel ni même des vocations » mais bien une « crise de la réponse ».

    Mais alors pourquoi cette crise de la réponse ? Quels sont les obstacles, les réticences, les peurs, qui paralyseraient les candidats à s’engager dans la voie de la prêtrise ? Et, surtout, que faire pour encourager ces derniers et les conforter dans un tel engagement ?

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  • Qui êtes-vous, Jean-Frédéric Poisson ?

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    Jean-Frédéric Poisson - Avant, j'aimais pas la politique

  • La vertu d'obéissance

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    « Qui vous écoute m’écoute »  (Luc 10, 16) dit Jésus à ses apôtres.  L’Eglise n’est pas une démocratie, c’est entendu.  Elle parle avec l’autorité qui lui vient du Christ et non du peuple. Mais elle n’est pas non plus une dictature de droit divin. Toute parole, fut-elle du pape, ne descend pas directement du ciel. Si son « magistère » doit être respecté, il n’oblige pas toujours au même degré d’obéissance   et ne prive nullement le fidèle de l’usage de sa raison, ni de son libre-arbitre,  pourvu que ceux-ci s’exercent dans un esprit de communion : « caritas in veritate ».  Et si  l’obéissance requise du « peuple de Dieu »  est une vertu, elle n’est pas  non plus à confondre avec le vœu disciplinaire ascétique prononcé par les membres d’une congrégation religieuse. C’est ce qui nous rappelle ici  l’abbé Guillaume de Tanoüarn sur son « metablog ». Extrait : 

    l'obéissance.jpg« …L'obéissance a mauvaise presse, comme l'autorité a mauvaise presse. Il suffit de relire ce que dit Bossuet de l'autorité pour comprendre que ni l'autorité ni l'obéissance ne sont facultatives. L'une et l'autre sont des vertus. Qu'est-ce que l'obéissance ? Le père Labourdette en parle bien dans un flamboyant article de la revue thomiste datant des années Cinquante de l'autre siècle. Etre dans l'obéissance signifie être à sa place. Refuser l'obéissance signifie refuser sa place, refuser de jouer son rôle et s'en inventer un éventuellement... A ses risques et périls.  

    L'obéissance a mauvaise presse, mais c'est d'abord parce qu'elle est mal connue. Le plus souvent on confond le voeu d'obéissance et la vertu d'obéissance. Par le voeu d'obéissance, on se remet entièrement dans la main d'un supérieur en abdiquant toute volonté propre, pour tenter, par cette voie d'être parfait, selon les conseils du Christ. Alors le moindre acte d'obéissance, fût-il superfétatoire, possède une valeur particulière. Cette perspective concerne les religieux et religieuses, pour lesquels l'obéissance n'est pas seulement une vertu mais un voeu.  

    Qu'est-ce que la vertu d'obéissance ? "Par sa nature, l'homme n'est pas ordonné à autrui" dit clairement saint Thomas (Ia Q96 a4)... Il n'existe donc pas d'esclave par nature, contrairement à ce qu'enseigne Aristote [Sur Aristote, au passage, les inconditionnels pourront lire, à La Table ronde, le livre d'Annabel Lyon, Le juste milieu, qui vient de paraître. Juste pour ne pas le christianiser trop vite !]. Quoi qu'en ait pensé Nietzsche, les surhommes, ça n'existe pas. Les sous hommes non plus d'ailleurs.  

    L'obéissance ne vient pas de la nature individuelle de l'homme mais de sa nature sociale. C'est du point de vue de la vie sociale et de ses nécessités, enseigne saint Thomas, que l'on doit pratiquer l'obéissance. Le Père Labourdette l'appelle en ce sens "la vertu du bien commun". il faut donner à l'expression "bien commun" que l'on emploie trop peu... tout son sens. Le bien commun, c'est le bien (spirituel, culturel, économique, politique) que je ne peux pas attendre par moi-même. Qui n'obéit pas n'a pas trouvé sa place à l'intérieur de la communauté du bien. Ou s'il l'a trouvé, il la trahit par sa désobéissance.

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  • Pour restaurer la liturgie : la méthode N'Koué

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    Du site de l'association "Pro Liturgia" :

    Extraits de la Lettre pastorale de Mgr Pascal N’Koué, aux fidèles de son diocèse de Parakou (Bénin) :

    « La prière est une expérience d’amour. Elle est un don de Dieu qui s’accueille dans la foi. Quand on prie on se dit : Dieu est présent, de façon invisible. Il est présent hors de moi et au-dedans de moi. Je me rends disponible pour l’écouter, lui parler et agir. Mais d’abord l’écouter. Car c’est lui la Parole qui sauve. Chacun prie comme il vit, avec ses défauts et ses préoccupations, ses misères et ses atouts, selon son âge, ses échecs et ses espérances. Prier, croyez-moi, c’est le travail le plus difficile.

    La prière chrétienne présuppose la foi. Sans elle, il est impossible de prier et surtout de persévérer. Car “la prière est un combat. Contre qui ? Contre nous-mêmes et contre les ruses du Tentateur qui fait tout pour détourner l’homme de la prière” (CEC, 2725). On comprend le conseil de saint Paul : “Puisez votre énergie dans le Seigneur… Revêtez l’équipement de combat que Dieu vous donne, afin de tenir bon contre les manœuvres du diable, car nous ne nous battons pas contre les hommes, mais contre les forces invisibles, les puissances de ténèbres qui dominent le monde, les esprits mauvais qui sont au-dessus de nous” (Eph. 6, 14). Cet équipement dont il s’agit c’est la vérité, la justice, la paix, la foi etc. C’est exigeant.

    Eh oui, la vie chrétienne n’est pas un fauteuil mousseux bien rembourré, de tout repos, fait pour les invertébrés. C’est réellement un combat. Ne faisons pas les malins. La prière intérieure ne peut pas être un somnifère, un opium, qui nous endort. Un chrétien flagada et flageolant - c’est-à-dire douillet - est un contresens.

    Pour bien prier on a besoin de silence extérieur, mais surtout intérieur. Ce silence nous dispose à être attentifs à Dieu de façon amoureuse. La découverte du Dieu intérieur, c’est le trésor des trésors. Dieu n’est pas dans les uniformes des fêtes, dans les décors extérieurs, dans les fleurs artificielles, les guirlandes en tissus, dans les voix fantaisistes, dans les danses frénétiques... mais dans le sanctuaire de l’âme. Là est cachée la croissance de notre vie surnaturelle. Dieu est silence. Satan est bruit, faux bruit, tonneau vide. Le goût de l’oraison et de la prière silencieuse ne s’acquiert pas à coup de raisonnement, mais en apprenant à couler le mouvement intérieur de notre âme dans celui de l’Eglise. “Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra” (Mt 6, 6).

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  • Démographie, laïcité, objection de conscience : le n° de novembre de La Nef est paru

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    Sommaire du numéro de la Nef de novembre 2016
    (les titres soulignés sont des liens vers les contenus)
     
    Sommaire du n°286 de novembre 2016
    SOMMAIRE DU N°286 DE NOVEMBRE 2016

    ÉDITORIAUX
    Quelle laïcité ?, par Christophe Geffroy
    Qui est mon prochain ?, par Jacques de Guillebon

    ACTUALITÉ
    Les papes et l’écologie, par Anne-Gersende Warluzel
    Le cardinal Kasper et la miséricorde, par l’abbé Christian Gouyaud
    La primaire à droite, par Jacques de Guillebon
    Effervescence intellectuelle à droite, par Christophe Geffroy
    Géopolitique d’abord : Brexit ou nouvelle Europe ?,
    par Paul-Marie Coûteaux

    ENTRETIEN</strong>
    Être conservateur, entretien avec Roger Scruton

    DOSSIER : LA DÉMOGRAPHIE, ENJEU POLITIQUE ESSENTIEL
    La démographie mondiale, par Gérard-François Dumont
    Un facteur décisif, par Paul-Marie Coûteaux
    Les leçons de l’histoire, par Thomas Flichy de La Neuville
    Point sur les migrations, par Jean-Paul Gourévitch
    Église et démographie, par Christophe Geffroy
    Politique familiale ?, par Jacques Bichot
    L’instinct de mort dans l’histoire, par Michel Toda

    VIE CHRÉTIENNE
    Élisabeth de la Trinité, par le Père Jean-Thomas, op
    Question de foi : Humanitaire ou humain, par l’abbé Hervé Benoît

    CULTURE
    Le Front populaire, par Michel Toda
    Notes de lecture, chroniques musique, cinéma, internet
    Sortir, livres jeunes
    Au fil des livres : Pour saluer Rémi Soulié, par Philippe Maxence
    Un livre, un auteur, entretien avec Mgr Antoine de Rochebrune

    DÉBATS/POINTS DE VUE
    Débats : Pourquoi lire Cavanaugh, par Denis Sureau
    Débats : Comprendre l’objection de conscience, par Grégor Puppinck

    BRÈVES
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  • Rester fidèle aux papes et à la chaire de Pierre

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    Du Père Simon Noël osb :

    Fidélité aux papes et à la chaire de Pierre

    Il m'arrive parfois de recevoir les confidences de certains dans lesquelles ils me disent leur souffrance et leur désarroi devant ce qui se passe dans l'Eglise et aussi leur perplexité face au pape actuel. Ce sont des gens profondément enracinés dans la foi catholique, mais qui risquent inconsciemment d'écouter la voix du diable, qui sait comment tenter les hommes en s'adaptant à leur psychologie. Il existe en effet ce qu'on appelle la tentation sub specie boni, sous l'apparence du bien. Lorsqu'il voit que certaines personnes sont insensibles aux tentations grossières, le diable les tente de manière beaucoup plus fine. Aussi je voudrais ici apporter à ces âmes un peu de paix et de lumière.

    Il y a trois choses que le démon hait par-dessus tout: l'eucharistie, la Vierge immaculée, la papauté. L'eucharistie, car il cherche à abolir le sacrifice perpétuel. La Vierge, car il ne supporte pas d'avoir été vaincu par son humilité. La papauté, parce qu'elle le roc de l'Eglise et le principe d'unité dans l'amour de l'humanité nouvelle. Lorsqu'il voit qu'un catholique reste ferme dans son attachement à la messe et à la prière mariale, il va tenter de l'attaquer sur le point de sa fidélité au vicaire du Christ, et il va insinuer dans son esprit des doutes affreux sur le pape. Il me semble qu'il n'est nullement étonnant que de nos jours, où il y a une recrudescence de l'activité satanique, ceux qui sont des catholiques convaincus, fidèles entre les fidèles, soient plus exposés que d'autres à ce genre d'attaque démoniaque. En fin de compte, avoir des doutes sur le pape est le signe que l'on est justement un bon catholique et qu'on s'attire ainsi l'attaque perfide de Satan. C'est paradoxal sans doute mais si nous avions le discernement des esprits, nous verrions ici avec clarté toute la tactique du diable. Oui, à ceux qui sont dans le désarroi et le doute sur la question papale, je les rassure en disant que c'est un bon signe de la profondeur de leur catholicisme. Encore faut-il ensuite déjouer les ruses du démon. Soyez sobres et veillez. Votre ennemi, le diable rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. Résistez lui forts dans la foi, sachant que les mêmes souffrances arrivent à vos frères qui sont dans le monde (1 Pierre, 5, 8-9).

    La crise actuelle pourrait s'aggraver et devenir cruciale dans l'avenir. Seuls tiendront bons dans la tourmente ceux qui resteront fermement attachés à la chaire de Pierre. Et cela malgré tous les doutes qui pourraient naître dans l'esprit. On ne discute pas avec le diable. Il tente en effet toujours d'amener la division au sein de l'Eglise, et pour cela il cherche à tromper les meilleurs des fils de l'Eglise. Il nous faut avoir sur la papauté une vision surnaturelle de foi. Au-delà des apparences mondaines la foi nous fait discerner le mystère. Celui qui occupe le siège de Pierre est un pécheur comme nous et aucun pape, même saint et canonisé par la suite, ne fut un homme parfait. Personne, sauf la Toute Sainte Mère de Dieu, n'échappe aux suites du péché originel. C'est pourquoi, le pape François, à la suite de saint Jean Paul II, vient de nous rappeler que l'Eglise est plus mariale que pétrinienne. Au chapitre XVI de son Évangile, Matthieu nous rapporte qu'après avoir fait à Pierre ses promesses divines: Je te dis que tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle, un peu après Jésus lui dit: Éloigne-toi de moi, Satan, tu n'as pas les pensées de Dieu mais celles des hommes.

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  • La déclaration conjointe entre le pape et l'église luthérienne ne favorisera pas le rapprochement entre Rome et la Fraternité Saint Pie X

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    Nous avons publié sur ce blog le texte de la déclaration conjointe entre le pape et l'Eglise luthérienne; peut-être contribuera-t-elle à rapprocher les luthériens des catholiques mais elle ne manque pas d'éloigner la Fraternité Saint-Pie X de Rome :

    Déclaration conjointe entre le pape et l'église luthérienne :
    communiqué du Supérieur du District de France - 2 nov. 2016

    A la lecture de la déclaration conjointe que le pape a faite avec les représentants de l’église luthérienne en Suède le 31 octobre, à l’occasion du cinquième centenaire de la révolte de Luther contre l’Église catholique, notre douleur est à son comble.

    En présence du véritable scandale que représente une telle déclaration où s’enchaînent les erreurs historiques, de graves atteintes à la prédication de la foi catholique et un faux humanisme source de tant de maux, nous ne pouvons rester silencieux.

    Sous le fallacieux prétexte de l’amour du prochain et le souhait d’une unité factice et illusoire, la foi catholique est sacrifiée sur l’autel de l’œcuménisme qui met en péril le salut des âmes. Les erreurs les plus énormes et la vérité de Notre-Seigneur Jésus-Christ sont mises sur le même pied d’égalité.

    Comment « pouvons-nous être reconnaissants pour les dons spirituels et théologiques reçus à travers la Réforme », alors que Luther a manifesté une haine diabolique envers le Souverain Pontife, un mépris blasphématoire envers le saint sacrifice de la messe, ainsi qu’un refus de la grâce salvatrice de Notre-Seigneur Jésus-Christ ? Il a aussi détruit la doctrine eucharistique en refusant la transsubstantiation, détourné les âmes de la très Sainte Vierge Marie et nié l’existence du Purgatoire.

    Non, le protestantisme n’a rien apporté au catholicisme ! Il a ruiné l’unité de la chrétienté, séparé des pays entiers de l’Église catholique, plongé des âmes dans l’erreur mettant en péril leur salut éternel. Nous, catholiques, voulons que les protestants reviennent vers l’unique bercail du Christ qu’est l’Église catholique et prions à cette intention.

    En ces jours où nous célébrons tous les saints, nous en appelons à saint Pie V, saint Charles Borromée, saint Ignace et saint Pierre Canisius qui ont combattu héroïquement l’hérésie protestante et sauvé l’Église catholique.

    Nous invitons les fidèles du District de France à prier et à faire pénitence pour le Souverain Pontife afin que Notre-Seigneur, dont il est le Vicaire, le préserve de l’erreur et le garde dans la vérité dont il est le gardien.

    J’invite les prêtres du district à célébrer une messe de réparation et à organiser une Heure Sainte devant le Très Saint Sacrement pour demander pardon pour ces scandales et supplier Notre-Seigneur d’apaiser la tempête qui secoue l’Église depuis plus d’un demi-siècle.

    Notre-Dame, Secours des chrétiens, sauvez l’Église catholique et priez pour nous !

    Abbé Christian BOUCHACOURT, Supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

    Suresnes, le 2 novembre 2016, commémoration de tous les fidèles défunts

    Source : La Porte Latine du 2 novembre 2016

  • Un signal fort vient d'être envoyé par la hiérarchie ecclésiale à ceux qui l'accusent de brader son patrimoine

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    Enfin ! A ceux qui sont toujours prêts à incriminer notre hiérarchie ecclésiale en l'accusant de brader son patrimoine, un 'signal fort' (sic) vient d'être envoyé : "l’église St-Vincent de Paul et sa cure, sises chaussée de Ninove à Anderlecht, vont être prochainement confiées à l’association Sint-Goedele, un ensemble d’écoles catholiques dont une des implantations jouxte l’église." Pas de doute que ça va sérieusement démentir les propos médisants et calomnieux de ces mauvais coucheurs, toujours prêts à accuser leurs autorités diocésaines !

    En attendant, la prose de Christian Laporte dans cet article roboratif montre que la pression exercée par les défenseurs du patrimoine religieux (mais pas seulement) est loin d'être sans effet...