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Débats - Page 620

  • François et Anne demandent à être euthanasiés ensemble

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    Du Bulletin de l'IEB du 24 juin :

    François (89 ans) et Anne (86 ans) demandent à être euthanasiés ensemble. Non, ils ne souffrent pas. Oui, ils ont différents maux dus à la vieillesse. « Ma femme et moi sommes vieux. De jour en jour notre santé se détériore et notre qualité de vie diminue. Il n’y aura plus d’amélioration possible. » Et François de s’exclamer : « Nous avons eu une belle vie, donnez-nous une belle mort. Car en fait, à notre âge, qu’est-ce que la vie peut encore nous offrir ?»

    En fait, François et Anne expliquent au journaliste de Humo, qu’ils avaient tout préparé pour se suicider ensemble. Mais après en avoir parlé à leurs enfants, ceux-ci ont trouvé qu’il convenait de faire cela de façon plus « élégante ».

    Un centre francophone pratiquant l’euthanasie aurait refusé de provoquer leurs morts simultanées (« Une euthanasie, d’accord, mais deux en même temps, c’est plus difficile »). Aussi, leur fils Jean-Paul a pris contact avec le LEIF centrum et Ulteam qui ont sans problème pris le dossier en main. Différentes attestations sont encore attendues,  et puis… enfin leur désir de mourir vite et ensemble sera réalisé.

    François et Anne mentionnent plusieurs raisons qui soutiennent leur décision : on pourrait dire que leur vie est « complète », qu’ils ne veulent pas coûter à la société, qu’il n’y a plus d’argent pour la pension des vieux alors que les jeunes n’ont pas de travail, … Différents aspects économiques et occasions d’épargner par leur mort sur les deniers publics sont évoqués.

    Leur fils Jean-Paul affirme que le fait pour ses parents partent ensemble est mieux pour tout le monde : François et Anne et aussi leurs enfants. Car si l’un des deux restait après la mort du premier, les enfants devront s’occuper de celui qui lui survit, et « pour moi c’est pratiquement impossible de venir tous les jours pour m’occuper soit de papa, soit de maman ». Les parents admettent que « cela aide énormément que leurs enfants les comprennent. » Leurs enfants les aident. « Un départ rapide…en bonne santé. »

    L’article de Humo n’est pas signé. On ne dit pas comment le journaliste a été mis au courant du choix de mort de ce couple d’octogénaires ni s’ils vivent toujours.

    Voir également :

  • L'honnêteté journalistique est-elle un souci de La Libre?

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    Nous avons relevé sur ce blog la mise au point faite par De Standaard au sujet de l'affaire des huit cents bébés qui auraient été retrouvés dans la fosse septique d'un couvent en Irlande. L'ombudsman du journal flamand, Tom Naegels, s'appuyant sur des informations plus crédibles, à mis en lumière le montage médiatique et mensonger qui a ébranlé l'opinion mondiale désignant une fois de plus l'Eglise catholique à la vindicte des "bonnes consciences". Des amis de notre blog se sont adressés à la rédaction de La Libre, et en particulier à son rédacteur en chef, pour leur demander si ce journal ne recadrerait pas la couverture de ces faits au vu des informations publiées par leur confrère flamand. Ils ont reçu des réponses dilatoires leur disant que plus tard, peut-être, on y reviendrait, ou encore que ces informations (pourtant relayées dans la presse anglophone notamment par Forbes), ne constituaient qu'une "opinion" émise par Tom Naegels. Que la Libre ne soit plus le media catholique de jadis, on le sait depuis longtemps, mais peut-être pourrait-on tout de même espérer que cette publication fasse preuve d'un véritable souci d'honnêteté journalistique...

  • BXL : un communiqué des Amis de l'église Sainte-Catherine (16 juin)

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    Les Amis de Sainte-Catherine rappellent aux membres du jury qui se réunira ce mercredi autour des projets de réaffectation de l’église Sainte-Catherine que plus de 11. 300 personnes ont signé une pétition  contre sa désacralisation et  en faveur de son maintien au culte.

     

    Ils demandent que cet appel soit entendu et qu’un débat public au sein de l’Eglise et des communautés chrétiennes concernées  soit mené avant toute nouvelle éventuelle réaffectation d’église.

     

    Ils rappellent que l’église Sainte-Catherine avait un budget en bénéfice et que sa restauration coutera beaucoup moins cher à la collectivité si elle garde sa fonction originelle que si elle devait recevoir une nouvelle affectation. Pour information, le budget extraordinaire des Cultes à Bruxelles revient à 1 EUR par an par habitant. Quant au montant des subventions allouées par la Région de Bruxelles, ces 6 dernières années, à la restauration des églises classées, il s’élève à 6.145.000 EUR ( ce qui correspond également à  1 EUR par an par habitant)  soit environ 10%du budget total consacré à la restauration du patrimoine classé public et privé.

     

    Ils déplorent également la désinformation qui a circulation autour de la fréquentation de cette église (et d’autres qui sont menacées) qui hébergeait 2 paroisses chrétiennes vivantes qui accueillaient une moyenne de 400 visiteurs par jours ordinaires, plus de 700 les dimanches ordinaires et jusqu’à 5000 durant les animations de Noël.

     

    Ils rappellent à leurs évêques que le droit canon (art. 1222**) prévoit des conditions strictes pour les désacralisations éventuelles d’églises et qu’aucune de celles ci n’est remplie dans le cas de l’église Sainte-Catherine notamment.

     

    Ils  encouragent leurs évêques à ne céder ni aux pressions en interne, ni aux pressions de la Ville et d’accueillir toutes les offres d’aides qui leur sont parvenues de la part de prêtres, chrétiens et communautés religieuses ,pour redonner un nouvel essor et rayonnement spirituel à cette église, au cœur de la Ville et de l’Europe.

     

     

    *budget extraordinaire (couvrant les dépenses de restauration et d'entretien des édifices du culte à Bruxelles)

    *art 1222 du Droit canon :

    « Si une église ne peut en aucune manière servir au culte divin et qu’il n’est pas possible de la réparer, elle peut être réduite par l’évêque diocésain à un usage profane qui ne soit pas inconvenant »*.

     « Là où d’autres causes graves conseillent qu’une église ne serve plus au culte divin, l’évêque diocésain, après avoir entendu le conseil presbytéral, avec le consentement de ceux qui revendiquent légitimement leurs droits sur cette église et pourvu que le bien des âmes n’en subisse aucun dommage, peut la réduire à un usage profane qui ne soit pas inconvenant ». Canon 1222

     

    *Une note sous ce paragraphe précise que cet article « fait référence à l’impossibilité d’utiliser une église pour le culte par suite de la détérioration physique qu’elle aurait subie, ajoutée à l’impossibilité de la restaurer. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’Ordinaire peut décréter sa réduction permanente à des usages profanes ».

      

    Pour les Amis de Sainte-Catherine

    Véronique et Pierre Hargot

    Arber Stani 

    Anne-Catherine Girard

  • Rencontre au jardin d’Eden ?

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    54219_vatican-priere_440x260 (1).pngLe site de l’hebdomadaire « La Vie »revient sur la sourate  priée à Allah par un imam de la délégation musulmane devant le pape François dans les jardins du Vatican : «Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles.»

    « L'invocation pour la paix organisée par François et réunissant Mahmoud Abbas et Shimon Peres dans les jardins du Vatican n'en finit pas de faire polémique. Un verset du coran récité par un imam, membre de la délégation musulmane, a créé un vif débat entre catholiques français.

    Après une première polémique lancée par le grand rabbin de Rome sur le sens de la prière au Vatican, un autre débat agite aujourd'hui la «cathosphère» française. En cause ce verset du Coran prononcé au micro par un imam de la délégation musulmane : «Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles.»

    Le site Aleteia raconte ainsi : «Un événement en marge de la prière pour la paix dans les jardins du Vatican, en présence des présidents d’Israël et de Palestine, crée après coup quelque agitation. En ce dimanche de Pentecôte, ces deux personnalités, venant de nations hostiles l’une envers l’autre, ont répondu à l’invitation du Pape François ; les prières se sont élevées l’une après l’autre, tout d’abord juive, puis chrétienne, et enfin musulmane. Un imam, membre de la délégation musulmane, récita – sans que cela soit programmé – en arabe les trois derniers versets de la deuxième sourate du Coran. En voici les dernières phrases retranscrites en français : “Pardonne-nous (Allah), pardonne-nous et prends pitié de nous! Tu es notre maitre et notre protecteur. Soutiens-nous contre le peuple des incroyants ! ”»

    Le 10 juin dernier, c'est le très traditionaliste Bernard Antony, qui avait le premier signalé sur son blog le verset incriminé assortie du commentaire suivant : «Toujours est-il que l’imam, lui, aura pu en effet se glorifier d’avoir, à l’intérieur même du Vatican, récité une prière coranique sans ambiguïté à l’égard des chrétiens et autres mécréants.»

    Un premier débat se fait jour sur la réalité du prononcé. Le blog des Cahiers Libres dénonce d'abord un hoax, persuadé que le verset mentionné n'a pas été dit.

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  • Quand l'Appel fait une enquête auprès des catholiques belges...

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    La revue belge "l'Appel", dirigée notamment par l'abbé Gabriel Ringlet, a lancé une enquête afin de connaître l'avis des catholiques sur une série de positions de l'Église. N'hésitez pas à y répondre en toute sincérité. 
     
    LE MAGAZINE L'APPEL INTERROGE SES LECTEURS
     
    En octobre prochain, un Synode sur la famille se tiendra à Rome. On devrait y discuter du positionnement de l'Eglise catholique face à l'évolution de la famille, à l'éthique etc. Que pensent de ces questions les catholiques belges, et parmi ceux-ci les lecteurs du magazine chrétien indépendant "L'appel"?
     
    Pour le savoir, le mensuel lance une grande enquête en ligne, via internet. Il y invite ses lecteurs à se prononcer à propos de quelques grands dossiers qui concernent l'évolution de l'Eglise en ce début de XXIe siècle et entend recueillir leur sentiment face à l'avenir de l'institution.
     
    Cette enquête, à laquelle on peut répondre sur internet jusqu'à la fin août, fait suite à d'autres sondages de même type réalisés précédemment par le magazine. Les résultats 2014 permettront de mesurer l'état actuel de l'opinion de chrétiens vis-à-vis d'une série de thème épineux qui interpellent toujours les croyants soucieux de vivre avec leur siècle.
     
    Pour prendre connaissance du questionnaire proposé au public cliquez sur ce lien:
    https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dDBPc0hlODRWSXZ2ZzJadlBDT3FHMnc6MA ou se rendre sur le site internet du magazine L'appel (www.magazine-appel.be
     
    ) où un onglet donne directement accès au questionnaire.

  • Ukraine : la Russie pourrait-elle avoir raison ?

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    L'Homme Nouveau propose cette tribune libre d'André Gabbar :

    Et si la Russie avait raison ?

    La plupart des responsables catholiques, comme la majorité des observateurs occidentaux, regardent avec sévérité ce qui se passe en Ukraine et en Russie et n’ont pas de mots assez durs pour qualifier la politique de Vladimir Poutine. Le personnage ne recule, il est vrai, devant aucune méthode pour parvenir à ses fins : inflitration des manifestants ukrainiens, assassinats ciblés, arrestations et passages à tabac d’opposants, manipulations médiatiques, mise sous tutelle des autorités religieuses, la liste est longue. Face à une Union européenne inactive et qui ne parle plus que la « novlangue » de Droits de l’homme et de la démocratie, principes dont le respect en Europe laisse à désirer, la Russie, elle, parle le langage du monde réel et agit selon les règles de la Realpolitik. Face à un Occident éthéré prisonnier de principes vidés de leur sens, la Russie pratique efficacement le jeu d’échecs comme au XIXe siècle : un pion en Crimée, mon cavalier à Donetsk, mon fou à l’Onu. Échec et mat.

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  • Huit cents cadavres de bébés dans une fosse septique, vraiment ?

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    Lu sur didoc.be :

    Huit cents bébés dans une fosse septique? 

    L’ombudsman du journal De Standaard explique comment une information douteuse a fini par faire la « une » de la presse internationale.

    Quelle histoire choquante, révoltante, singulière et tout à fait suspecte que celle de ces huit cents cadavres de bébés que des religieuses irlandaises auraient jetés dans une fosse septique.

    Vous en avez certainement entendu parler, car tous les médias occidentaux, même The Washigton Post et The Guardian, ont relayé l’information la semaine dernière. Notre journal aussi. « 800 cadavres de bébés trouvés dans une fosse septique d’un couvent de religieuses irlandaises » titrait De Standaard Online le 3 juin, et le journal imprimé enchaînait le lendemain : « Des religieuses ont jeté 800 bébés morts dans une fosse septique ». En Irlande, la nouvelle a provoqué un débat social (et parlementaire) chargé d’émotions sur l’héritage du catholicisme et la mise sur pied d’une commission d’enquête. Des articles d’opinion ont également jailli çà et là, comme celui repris dans nos colonnes « Enlevez le couvercle de béton du passé » (paru initialement le 6 juin dans The Guardian), où l’on exhorte « l’Église » à « révéler où sont enterrés les autres cadavres ».

    Quatre lecteurs m’ont écrit en faisant la même observation : les preuves avancées pour une telle atrocité leur semblaient plutôt ténues. C’étaient toujours les mêmes que l’on retrouvait dans tous les articles publiés la semaine dernière sur cette affaire dans la presse internationale (aussi dans De Standaard) : une « historienne locale » a demandé les certificats de décès de 796 enfants morts entre 1925 et 1961 dans un home pour « enfants bâtards ». Elle n’a retrouvé la tombe que d’un seul d’entre eux. Elle suppose donc que tous les autres sont enterrés dans la propriété. Et d’évoquer le témoignage de deux hommes aujourd’hui adultes, qui se souviennent, enfants, avoir vu dans les années 1970 — soit il y a quarante ans — le couvercle fêlé d’une fosse où se trouvaient quelques ossements. Mais, malgré tous les débats, cette prétendue fosse commune n’a pas encore été retrouvée et encore moins ouverte jusqu’à présent.

    L’un des quatre lecteurs — qui m’a particulièrement aidé dans la rédaction du présent article — m’a envoyé une interview de la femme en question par le journal irlandais local Connacht Tribune du 13 février dernier, soit quatre mois avant que l’affaire ne soit divulguée à l’international. Là, il n’est pas question d’une historienne, mais bien d’une « femme au foyer » qui consacre ses loisirs aux recherches généalogiques. Elle a conclu à la présence des ossements dans une fosse septique par déduction : après avoir entendu parler du témoignage datant des années 1970, elle a consulté une vieille carte de 1891 et constaté que celle-ci indiquait une fosse de ce genre dans les environs où les enfants devaient alors se trouver d’après elle. Mouais.

    Ce même lecteur m’a également envoyé la version PDF d’un dépliant du comité d’action local, non daté mais clairement rédigé encore plus tôt, où il est question d’une collecte de fonds en vue d’ériger une plaque commémorative pour les enfants. Les explications de la même « historienne » y sont de nature beaucoup plus spéculative : « Peut-être n’a-t-on jamais tenu de registre (de l’endroit où les enfants ont été enterrés) ou celui-ci a-t-il été perdu depuis… Se pourrait-il qu’un grand nombre de ces enfants soient enterrés dans le petit champ situé à l’arrière de l’ancien home ? » Elle précise aussi que, à l’époque, le taux de mortalité infantile était de toute façon beaucoup plus élevé qu’aujourd’hui en Irlande.

    Entre-temps, la femme « déplore » que ses propos aient été déformés « par les médias ». La reconstruction de la manière dont une information locale sur une femme au foyer passionnée d’histoire régionale qui récolte des fonds pour une plaque commémorative crée soudain la sensation à l’échelle internationale montre bien comment un tel phénomène se produit. Bien que le premier article sur ce sujet soit déjà paru en février, ce n’est que le 25 mai que The Irish Mail on Sunday titre en manchette : « A MASS GRAVE OF 800 BABIES ». Tout comme son pendant anglais, The Mail est un journal bien connu pour le caractère douteux de ses informations ; la nouvelle ne suscite pas encore de réel émoi. Jusqu’à ce que le prestigieux quotidien The Washington Post décide quand même de la relayer le 3 juin. Les médias internationaux ont tôt fait de suivre le mouvement, tous avec la même combinaison de certitude absolue et d’incertitude absolue. À l’instar des autres médias cette semaine-là, De Standaard écrit que « les restes d’environ 800 cadavres de bébés ont été trouvés sur le domaine » et en même temps que « c’est la raison pour laquelle Corless suppose qu’ils ont tout bonnement été jetés dans une fosse ». Elle suppose que, mais, pour la presse, on les a vraiment trouvés.

    Si cela avait été des musulmans…

    « Les chiffres ravivent une fois de plus le souvenir d’une page très sombre de (l’histoire de) l’Irlande ultra-catholique », écrit ce journal. C’est bien entendu la raison du trouble causé par cette information. Une nouvelle prend de l’ampleur lorsqu’elle touche à un événement sous-jacent qui suscite de vives émotions et à propos duquel les gens estiment souvent qu’on leur cache des choses. Ces histoires sont toujours étouffées ! C’est tabou ! Mais, heureusement, on a des récits révélateurs comme celui-ci ! C’est aussi la raison pour laquelle ce genre d’informations sont moins rapidement remises en cause — ce serait comme douter de la validité de l’événement sous-jacent lui-même.

    Pas étonnant, dès lors, que différents blogs catholiques aient presque immédiatement tenu cette histoire pour suspecte. Cela fait partie de la même dynamique : le groupe visé a souvent l’idée tout aussi fausse que l’on ne trouve rien d’autre que ce genre d’histoires dans les journaux et que leurs adversaires culturels ne sont jamais traités aussi durement (« si cela avait été des musulmans, on n’aurait pas parlé de la sorte ! ») – si bien qu’ils se mettent quasi automatiquement, et parfois contre toute raison, à contester en bloc une information qui semble les stigmatiser en tant que groupe.

    Mais, dans ce cas-ci, ils avaient raison.

    Tom Naegels est l’ombudsman du quotidien De Standaard. Son article est paru dans l’édition du 10 juin sous le titre « Huit cents bébés dans une fosse septique ? Impossible ». Source :http://www.standaard.be/cnt/dmf20140610_01135529. Ce texte a été traduit du néerlandais par Pierre Lambert.

  • Les journalistes allergiques à la religion et tentés par la désinformation ?

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    Lu sur le site de La Vie :

    L'allergie des journalistes à la religion est-elle cause de désinformation ?

    LAURENCE DESJOYAUX 

    C'est en tout cas ce qu'affirme Ed Stourton, présentateur du programme du dimanche de la chaîne BBC 4. Pour lui, les médias britanniques ont un «angle mort» dès qu'il est question de religion, ce qui les conduit à de «catastrophiques incompréhensions» des évènements qui se déroulent dans des pays où la foi est très présente.

    Dans un entretien à Radio Times rapporté par The Telegraph, le présentateur, ancien reporter chevronné, déplore que les chaînes britanniques, à commencer par la sienne, aient développé une «allergie» à la religion, qu'elles considèrent comme une excentricité qu'il vaut mieux ignorer.

    Pour Ed Stourton, cet «angle mort» sur le religieux, peut provoquer de «catastrophiques erreurs dans la lectures des évènements», notamment concernant le Moyen-Orient ou les autres régions du monde où la religion joue un rôle essentiel dans la vie politique.

    Lire la suite sur le site de La Vie

    A titre d'exemple du travail de désinformation : l'affaire des huit cents bébés.

     

  • La Coupe du Monde de football, emblématique de l'ère du vide

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    "Qui fait en sorte qu'à longueur de pages, d'heures d'antenne radio-et-télédiffusées, le même sujet soit traité avec une constance qui donne la nausée? Que le psittacisme le plus monotone y règne? Que les intellectuels y sont tellement asservis qu'ils ne trouvent rien de mieux à faire que de s'épancher urbi et orbi en analyses de café des sports dont le premier supporter venu serait capable? Le jugement tombe sans appel: il s'agit d'un régime totalitaire. Pendant un mois, nos journaux, nos médias, à travers leur monotonie, vont ressembler à ceux de l'ex-RDA: du foot, du foot et encore du foot ; ce qui ne manque pas de rappeler la presse communiste: le parti, le parti, et encore le parti. La Coupe du monde est une singerie de l'univers totalitaire au sein même du monde libre."

    Lire le coup de gueule du philosophe Robert Redeker

  • Derrière le vote de l'euthanasie, une mutation anthropologique

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    "(...) On a présenté le droit de «mourir dans la dignité» comme l'expression d'un droit fondamental enfin reconnu: celui d'en finir librement avec sa propre vie lorsqu'elle devient invivable. La thèse était la suivante: chacun peut donner la conception qu'il veut à l'existence et nul n'est obligé d'assumer la conception sacrée de la vie, de la conception jusqu'à la mort naturelle, avec la part de consentement au «mystère de l'existence» qu'elle implique.

    Dans la mesure où les services publics devraient respecter la diversité des croyances, la possibilité de l'euthanasie devrait être offerte à tous, chacun étant libre ou non de s'en prévaloir. On voit jusqu'où peut aller la logique des droits lorsqu'elle se conjugue avec un certain relativisme moral et qu'elle réclame la gratuité des services propres à l'État social. (...)

    (...) C'est notre rapport à la dignité humaine qui s'éclaire ici. La modernité l'assimile à l'autonomie: c'est elle qui donnerait sa valeur à l'existence. Inversement, la vieillesse est disqualifiée comme l'âge de la déchéance. Dépendre d'autrui serait avilissant. Plus la perte d'autonomie serait grave, moins la vie vaudrait la peine d'être vécue. Dans une société où la famille a éclaté et où les aînés sont souvent laissés à l'abandon, le vieil âge est présenté sous le signe de l'indignité. La banalisation culturelle de l'euthanasie n'est peut-être pas sans lien avec cette disqualification morale des vieux jours. (...)

    Extraits d'un article de Mathieu Bock-Coté relatif au vote de l'"aide médicale à mourir" qui vient de survenir au Québec : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/06/12/31003-20140612ARTFIG00112-comment-le-quebec-a-vote-l-euthanasie-au-nom-des-droits-de-l-homme.php

  • Belgicatho sur RCF-Liège

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    Voir ici : http://www.rcf.fr/radio/rcfliege/emission/derniere/181508

  • Les monothéismes fauteurs de violence ?

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    Religions et violence

    De Philippe Dalleur sur didoc.be (8 juin 2014).

    « Certains prétendent que les religions sont à l’origine de la violence. La Commission Théologique Internationale (CTI) a publié le 6 décembre 2013 une étude critique sur la violence religieusement motivée : Dieu Trinité, unité des hommes : Le monothéisme chrétien contre la violence.

    Ce texte est le fruit de cinq années de travail entre experts. On peut en trouver la version complète en italien ici.

    Les caricatures des religions

    Quelques phrases échantillonnées permettent de synthétiser la teneur de son contenu : « L’excitation de la violence au nom de Dieu » est « la corruption maximale de la religion » ; « Les guerres de religion, ainsi que la guerre à la religion, sont simplement insensées ». Suite aux attentats terroristes du World Trade Center, certains en ont profité pour partir en guerre contre les religions, en particulier monothéistes (c'est-à-dire qui croient en un Dieu unique). Pour eux, le monothéisme, avec ses écritures dépassées et ses dogmes intouchables, serait intrinsèquement porteur de violences : guerres de religion, terrorisme, massacres, tortures, jugements et exécutions sommaires, discriminations sexuelles, manipulations des femmes, des faibles et des enfants, harcèlements moraux, psychologiques et physiques, etc.

    Le biologiste anglais Richard Dawkins a par exemple dirigé en 2006 un documentaire télévisé intitulé The Root of all Evil ?, accusant le monothéisme d’incitations graves à la violence. Colin Howson, un logicien canadien, assimile dans son livre Objecting to God (2012), les religieux à des parasites imbus de pouvoir ; Yahvé à un être violent et cruel ; Jésus à un juge inflexible qui condamne certains à un enfer éternel. Dans la même ligne, on pourrait encore citer Michel Onfray, Piergiorgio Odifreddi, Christopher Hitchens, Peter Atkins, Sam Harris, Daniel Dennett.

    Les religions monothéistes avec leurs saintes écritures seraient les farces les plus tragiques de l’histoire. En bons stratèges médiatiques, ces athées contemporains utilisent habilement la charge émotionnelle de témoignages d’atrocités et d’injustices faites au nom de Dieu, pour inciter à la révolte et pour diaboliser le monothéisme. Leurs attaques biaisées tendent à encourager l’agnosticisme religieux, le laïcisme politique ou l’athéisme, présenté sous un visage humaniste et pacifiste, et condamnent injustement les monothéismes. Ils mettent les religions et Dieu au banc des accusés, au risque de tomber dans le travers de la violence intolérante qu’ils prétendent dénoncer.

    Lire la suite sur didoc.be

    Philippe Dalleur est prêtre, Docteur en Sciences Appliquées et en Philosophie. Il enseigne la philosophie de la biologie à l’Université Pontificale de la Sainte Croix.