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environnement - Page 2

  • "L'Église s'est conformée au monde et n'a pas su faire passer son message particulier"

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    De kath.net/news; une interview du théologien et psychothérapeute Reinhard Pichler :

    Quand l'idéologie supplante la vérité

    29 décembre 2021

    "Mais dans l'ensemble, en cette période de détresse, on constate que l'Église s'est conformée au monde et n'a pas su faire passer son message particulier" - Interview du théologien et psychothérapeute Reinhard Pichler dans "VISION 2000".

    Qu'est-ce qui caractérise notre époque ? Et : comment les chrétiens devraient-ils réagir aux défis spirituels de la pensée mondaine dominante ? C'est sur ces questions que porte l'entretien suivant.

    Nous parlons des signes des temps, c'est-à-dire des tendances de l'évolution spirituelle. Quelles sont celles que tu considères comme significatives aujourd'hui ? Et dans quelle mesure est-il important pour les chrétiens de s'y confronter ?

    Reinhard Pichler : Je vois trois grands courants de développement qui arrivent à leur terme. Je veux dire par là qu'il y a des développements dont on peut reconnaître qu'ils ne peuvent pas continuer ainsi. Le premier courant de développement spirituel est le suivant : les gens ne trouvent plus de sens - et nulle part : ni dans la relation, ni dans l'Eglise, ni dans l'argent, ni dans la profession, ni dans le développement de carrière, ni dans le sport...

    Comment faut-il comprendre cela ?

    Pichler : Tout cela arrive à un point final, parce que plus haut, plus vite, plus loin - d'une certaine manière, cela ne va plus. Un exemple : les choses folles qui se déroulent au Hangar 7, c'est-à-dire les sports extrêmes : par exemple le saut stratosphérique de Felix Baumgartner à 40 kilomètres d'altitude. Ou encore : l'escalade de cascades de glace est déjà folle, mais il existe des vidéos Youtube dans lesquelles on voit des vététistes descendre de telles cascades et survivre d'une manière ou d'une autre ! Ce sont tous des exemples d'activités fondamentalement perverses et dénuées de sens.

    Ce sont des exemples dans le domaine du sport. Mais tu as aussi mentionné le domaine professionnel...

    Pichler : Je connais des gens qui sont responsables d'une fortune tellement importante ou de tant de collaborateurs qu'ils ne peuvent plus appréhender cette responsabilité. Pire encore, elles ne saisissent plus le sens réel de leur activité. Un exemple : pour de nombreuses entreprises, il ne s'agit même plus de savoir si elles fournissent un service utile et offrent des emplois sûrs, mais uniquement de connaître le cours de leurs actions. Il en va de même dans le secteur immobilier, où l'on construit de plus en plus pour le fait de construire...

    Tu as aussi parlé des relations...

    Pichler : Même les personnes croyantes abordent aujourd'hui les relations soit avec de trop grandes attentes, soit avec une désillusion complète. Les médias y contribuent également, car c'est un autre domaine dans lequel nous en arrivons à épuiser le sens. Avec les reportages actuels, on est constamment confronté à la question : qu'est-ce qui est vrai et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Il est aisé de se perdre dans la multitude d'informations contradictoires. La confusion est parfois systématiquement encouragée.

    En résumé, nous perdons en grande partie la dimension de sens de notre vie quotidienne ?

    Pichler : Oui, et là, je dois aussi parler du domaine de l'Église. Ici aussi, le mystère essentiel de la souffrance, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, qui devrait être au premier plan des événements ecclésiaux, est perdu de vue. Tant d'éléments secondaires obstruent ce regard. L'Église met surtout en avant ses activités sociales, s'engage dans la protection du climat, de nombreux services religieux donnent l'impression que la foi est avant tout un événement et que l'église est un lieu de rencontre. C'est ainsi que le regard sur le mystère de la foi est occulté. Un autre exemple : quand un groupe veut lancer dans la paroisse la consécration de 33 jours à Jésus par Marie, le curé s'y oppose parce que cette action diviserait la paroisse si un acte de consécration public devait avoir lieu le 8 décembre dans l'église.

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  • Journée mondiale de la Paix : quelle consistance ?

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    De Stefano Fontana sur le site du Daily Compass :

    Journée mondiale de la paix : où est la substance ?

    31-12-2021

    Pauvreté, migrations, dégradation de l'environnement, climat : depuis quelque temps, les messages pour la Journée mondiale de la paix se concentrent sur des thèmes contingents, avec le risque sérieux d'enchevêtrer l'Eglise dans des visions politiques partisanes et en guerre les unes contre les autres.

    Le message pour la Journée mondiale de la paix du 1er janvier 2022 est consacré par François à trois sujets très importants en soi : le dialogue entre les générations, l'éducation/la formation et le travail.  Ces trois sujets sont "actualisés" par le Message dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et de la crise plus générale qu'elle génère. Les phrases/images habituelles reviennent dans le texte : le cri des pauvres et le cri de la terre, le changement climatique et la dégradation de l'environnement, tout est interconnecté, le contrat social, le soin de la maison commune, la suppression des barrières et la construction de ponts, un pacte qui promeut l'éducation à l'écologie intégrale, la durabilité, l'alliance entre les personnes et l'environnement.

    Comme nous le savons, les textes des messages de la Journée de la Paix ne sont pas écrits par les papes eux-mêmes. Ils étaient autrefois rédigés au sein du Conseil pontifical Justice et Paix, puis revus par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et la Secrétairerie d'État. Aujourd'hui, il semble que ce ne soit plus le cas, mais on ne sait pas non plus précisément quel est leur cours réel. Cela signifie qu'il est naturel que les phrases habituelles du pape, ses expressions les plus récurrentes, celles qui sont habituellement présentes dans les médias qui rapportent sa pensée, soient bien représentées, comme dans une revue de compilation, dans des documents de ce type, même si cela signifie qu'ils ne perdent pas leur caractère de slogans et le renforcent même.

    Dans le De Civitate Dei, saint Augustin dit que la paix est "tranquillitas ordinis", la tranquillité de l'ordre. Dans une autre de ses œuvres, il affirme que "sans charité, il ne peut y avoir de paix" et dans De laude pacis, il dit que "avoir la paix signifie aimer". La tranquillité de l'ordre signifie que la paix n'est pas le désordre, c'est-à-dire l'injustice ("il y a une justice parfaite là où il y a la paix"), mais la construction de la coexistence communautaire selon une règle naturelle, selon l'ordre de la création, qui concerne aussi les relations sociales. Lorsque la nature [entendue ici non pas comme l'environnement naturel mais comme l'ordre naturel des choses] n'est pas respectée, il y a désordre, violence et injustice et, par conséquent, la paix est empêchée : "sans justice, les royaumes ne sont que de grands voleurs". L'ordre naturel, cependant, ne peut être respecté sans un ajout surnaturel, c'est-à-dire sans la charité, c'est pourquoi saint Augustin dit que sans la charité (chrétienne), il ne peut y avoir de paix.

    Les contingences historiques peuvent être une incitation accidentelle à œuvrer pour la paix, mais elles ne peuvent en être le fondement. La dégradation de l'environnement, ou la course aux armements qui détourne les ressources du secteur éducatif, les multiples difficultés générées par la pandémie sont des occasions de s'engager pour la paix et il est juste de les mettre en évidence, mais les fondements ultimes sont d'ordre naturel (agir dans le respect de l'ordre conforme à la finalité des choses) et surnaturel (puiser dans la charité de la vie divine). En d'autres termes, ils concernent la raison et la foi, la nature et la grâce, la politique et la religion. Dans les messages pour la Journée mondiale de la paix, nous constatons depuis quelque temps un déplacement de l'attention de cette dimension, que nous pouvons appeler "haute" ou substantielle, vers l'autre dimension, que nous pouvons appeler "basse" ou accidentelle. Certes, nous ne pouvons pas détourner notre regard du "moment" que nous vivons, mais ce moment n'est pas obscurci, il est plutôt illuminé si on le considère à la lumière de l'éternel.

    En se concentrant presque exclusivement sur les contingences d'aujourd'hui, à l'exception peut-être de l'utilisation bien établie d'une citation biblique initiale, on court le grand danger de se laisser entraîner par des visions politiques partisanes qui s'affrontent et s'approprient des positions particulières. Les messages de la Journée mondiale de la paix entendent s'adresser à tous, et c'est pourquoi ils se répartissent sur le panorama des besoins actuels plutôt que sur les fondamentaux que j'ai évoqués plus haut. Mais ce faisant, ce qui est dit devient relatif et produit l'effet inverse : tout le monde ne s'y reconnaît pas, précisément parce qu'il est alourdi par des choix partisans. 

    L'interconnexion de la dégradation de l'environnement et du réchauffement climatique est un exemple de ces positions partisanes sur des questions contingentes. Parler de l'"interconnexion" comme d'un fait positif nous empêche de clarifier les ambiguïtés du phénomène ; d'applaudir les "nombreux jeunes qui luttent pour un monde plus juste et plus solidaire afin de sauvegarder la création, confiée à nos soins. Ils le font avec inquiétude et enthousiasme, et surtout avec un sens des responsabilités face au changement de cap urgent que nous imposent les difficultés nées de la crise éthique et socio-environnementale actuelle", implique également de se rendre disponible à l'indifférence des jeunes et à l'exploitation politique des mouvements de jeunesse.

    Saint Augustin a souligné l'aspect spécifiquement chrétien dans la considération du thème de la paix, qui ne doit jamais faire défaut. Au contraire, nous finissons par dire des choses grammaticalement correctes mais syntaxiquement peu claires. Et surtout, nous finissons par dire des choses qui sont plus formelles que liées au contenu. Par exemple, le dialogue : "Dialoguer, c'est s'écouter, se confronter, se mettre d'accord, marcher ensemble". Mais on ne peut s'empêcher de se demander : A quel sujet ? Sur quoi ? Pour quoi ? Vers quoi ?

  • Le wokisme : une idée chrétienne devenue folle ?

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    De Jean-Pierre Denis sur le site de l'AntiEditorial.fr :

    Le wokisme, nouveau visage du militantisme

    Êtes-vous woke ? C’est un mot, un petit mot anglais. Ce mot, woke, certains n’en ont jamais entendu parler. Et pourtant, d’autres sont en train de s’écharper à ce sujet. L’AntiÉditorial s’est plongé dans ce concept, certains disent cette nouvelle idéologie.

    De quoi s’agit-il ?  

    Woke… rien à voir évidemment avec le wok asiatique utilisé en cuisine ou au Scrabble. Pour les uns, c’est la seule façon de voir le monde, le grand combat pour la justice, voire la cause des causes. Pour les autres, c’est la nouvelle lubie venue des États-Unis, la nouvelle idéologie, voire la nouvelle folie. Mais en vrai, c’est quoi le woke ?

    C’est d’abord le passé simple du verbe to wake up, « se réveiller ». Être woke, c’est ouvrir les yeux sur les injustices raciales et sexuelles et penser le monde à partir de cette grille de lecture. C’est considérer que ces oppressions réelles ou ces violences symboliques, que personne ne semblait voir, sont en fait aveuglantes. Et elles ne sont pas le fait des individus, mais le produit d’une culture. Il ne faut donc pas seulement lutter contre les discriminations. Il faut combattre le système pour abattre une structure sociale.

    En 1939, un chanteur de blues, Lead Belly emploie le mot pour la première fois dans un sens militant, engagé contre le racisme. En juin 1965, Martin Luther King l’utilise dans un discours à l’université Oberlin, dans l’Ohio. En 2008, il y a eu la chanson d’Erykah Badu, Master Teacher. Son refrain lancinant, I stay woke, est devenu viral. Puis le concept a fini par échapper à l’artiste.

    En quelques années, on a changé de dimension. Du mot, on est passé au phénomène de société. C’est à partir du moment où le terme a été repris par le mouvement américain Black Lives Matter qu’il s’est vraiment imposé dans les médias et sur les réseaux sociaux. En 2016, un documentaire sur le mouvement Black Lives Matter s’intitule, justement, Stay woke.

    Le triangle woke

    Et pourtant, le racisme n’est déjà plus que l’un des sujets du mouvement wokeL’historien Pap Ndiaye parle d’un « triangle militant qui mobilise une partie de la jeunesse mondiale ». À l’angle de l’antiracisme s’ajoute la lutte contre le réchauffement climatique. Selon Pap Ndiaye, « Greta Thunberg est une figure typiquement woke ». Et le troisième angle, c’est l’égalité femmes-hommes, la lutte contre les violences sexuelles et contre le sexisme, la défense des minorités sexuelles ou même de minorités dans ces minorités.

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  • Une COP26 aveuglée tant au plan scientifique qu’économico-politique

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    De Stanislas de Larminat sur la Sélection du Jour :

    COP26 - L’aveuglement de 25 000 participants

    Rien de neuf ne pouvait sortir d’une COP26 réunie du 1er au 12 novembre 2021 à Glasgow et aveuglée, tant au plan scientifique qu’économico-politique.

    Au plan scientifique, d’abord, les participants ont eu le comportement des « géo-centristes », opposés à Galilée, croyant que le Soleil tournait autour de la Terre. Aujourd’hui, les « carbo-centristes » croient que la cause humaine du réchauffement climatique est un fait. Comment 196 pays ont-ils pu en arriver à signer ce « pacte de Glasgow » qui exprime en degrés des objectifs d’action ? Or, ni la COP 26 ni le dernier rapport du Giec AR6, n’ont répondu à des questions essentielles : pourquoi le Giec ne se fonde-t-il que sur 150 ans d’observations ? Seuls 1000 ans d'observations, reconstituées par la paléoclimatologie, peuvent expliquer les causes de la période chaude médiévale et du petit âge glaciaire. On est confondu quand le Giec reconnait que "dans la recherche et la modélisation du climat, ... nous avons affaire à un système chaotique, et la prévision à long terme des futurs états climatiques n'est pas possible" et prétend que leurs modèles « n’exigent que chaque aspect de la réponse au facteur causal en question soit correctement simulé » et « ne distinguent pas explicitement les probabilités "Objectives" et "Subjectives" » ! Pourtant des milliers de publications attribuent la période chaude contemporaine à des variations d’activité solaire. Mais qu’importe, les congressistes de Glasgow ne se posent plus de questions. Galilée doit se retourner dans sa tombe à l’idée que la science se négocie dans une procédure de consensus !

    Au plan économique et politique, l'Inde et la Chine ont obtenu que le terme "disparition progressive" soit remplacé par "diminution progressive" de l’énergie au charbon. Quel euphémisme ! Il n’empêche que trente-neuf pays développés ont signé un accord mettant fin, d'ici à la fin 2022, aux financements à l'étranger de projets d'exploitation d'énergies fossiles sans techniques de capture du carbone. D’abord, la capture du carbone a un effet totalement marginal malgré son coût abyssal. S’agissant de projets à l’étranger, cette technique inefficace et coûteuse serait donc réservée aux pays importateurs de centrales, généralement peu industrialisés ! Par ailleurs, les pays industriels continueraient à financer ces centrales sur leur marché sans système de capture. Les riches se réserveront ainsi une électricité produite avec une énergie abondante et bon marché tout en en privant les pays les plus pauvres. La main sur le cœur, ils se sont engagés à « lancer un dialogue » pour compenser au Sud une économie sans carbone mais, en réalité, inviable. Qui entend le cri de la zambienne, Dambisa Moyo, qui dénonce cette "aide fatale" qui alimente un cycle sans fin de corruption en Afrique ?

    Cette volonté de dé-carboner les économies rendra les pays pauvres encore plus pauvres. Aujourd’hui, l’UE dépend à 80% des énergies fossiles. Après avoir dépensé 1000 milliards d’€ en 20 ans, en éolien et solaire, nous en sommes à 2,5%. Samuele Furfari, fonctionnaire européen pendant 36 ans à la DG Énergie de la Commission européenne, connait les chiffres : en Afrique, la consommation est de 700 kg d’équivalent pétrole d’énergie/personne/an contre 3 300 Kg en Europe ! 900 millions d’africains cuisinent avec des bouses animales séchées ou du bois vert, ou, si on est riche, avec du charbon de bois. Cela représente 60% de la consommation africaine d’énergie pour la cuisine, 99% en Ouganda, et Madagascar. En Europe, la consommation électrique est de 6100 kwh/habitant contre 530 en Afrique. 570 millions d’africains n’ont pas accès à l’électricité. Au Kenya, 65% des entreprises sont victimes de déclenchements de deux heures entre 4 et 14 fois par semaine.

    Croit-on un instant que l’Afrique pourra se développer sur ces bases ? Ni l’éolien ni le solaire ne permettront de rattraper un tel retard. Et quand certains pays d’Afrique envisagent d’investir dans des barrages hydroélectriques, ou des centrales à charbon, le Nord refuse de les financer au motif que ce ne serait pas du « développement durable » !

    Quel paradoxe, de voir nos gouvernants faire acte de repentance pour le colonialisme passé et se complaire dans un néocolonialisme économiquement inique et un paternalisme écologiquement moralisateur ! Paradoxe de nos ONG qui enferment l’Afrique dans un sous-développement durable alors que la Chine est érigée en modèle social même si elle construit actuellement plus de 368 centrales à charbon pour moderniser un réseau auquel 100% des chinois sont connectés. Les émissions de CO2 de ces centrales sont sans risque pour la planète, puisque les variations climatiques sont le fait de variations de rayonnements cosmiques corrélées à des cycles solaires.

    En Afrique, l’urgence n’est pas climatique mais énergétique avec un charbon abondant et bon marché. À force de confondre le cri des ONG avec une prétendue clameur de la Terre, on n’entend plus celle des pauvres !

    Stanislas de Larminat

    Le paradoxe africain

    Les 2 ailes 29-10-2021

    Le paradoxe africain

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  • Liège : ouverture d’un cycle de cours libres pour la formation religieuse des jeunes adultes en l’église du Saint-Sacrement au Bd d’Avroy.

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    eglise_du_Saint-Sacrement_de_Liege-681x1024.jpgLes cours sont gratuits. Ils se déroulent dans les locaux de l’église (Bd d’Avroy, 132), au rythme de l’année académique, un jeudi par mois, de 19h00 à 21h00, sous la forme d’une leçon suivie d’un lunch-débat convivial.

    Le premier cycle (année académique 2021-2022) est dédié à la doctrine sociale de l’Eglise. L’enseignement sur ce thème est assuré par Mme Anne-Marie Libert, licenciée en philosophie et en sciences religieuses, chargée de cours au Séminaire de Namur (SND) et professeur à l’Institut Diocésain de Formation (IDF-Namur).

    Le cycle s’est ouvert le jeudi 21 octobre dernier par un exposé introductif de Mme Libert sur la vision anthropologique qui fonde l’enseignement social de l’Eglise. On trouvera ci-après une synthèse paraphrasant l’exposé littéral.

    La prochaine rencontre aura lieu le jeudi 11 novembre 2021 de 19h00 à 21h00. Elle sera dédiée à la notion de Bien Commun.

    Renseignements et inscriptions : sursumcorda@skynet.be

    Première leçon du jeudi 21 octobre à 19h00

    FONDEMENTS ANTHROPOLOGIQUES

    Synthèse de l’exposé

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  • A Glasgow : une grand messe apocalyptique

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    De Ludovic Lavaucelle sur La Sélection du Jour :

    COP26 : une nuée de jets privés pour une grand messe apocalyptique

    « C’est la réunion de la dernière chance ! » s’est exclamé le Prince Charles. L’archevêque anglican de Canterbury, Justin Welby, est allé plus loin : « Les gens maudiront les politiciens d’aujourd’hui plus qu’ils ont maudit ceux qui ont cherché à amadouer Hitler, parce que les décideurs actuels vont laisser faire un génocide plus terrible encore » ... Alors que la COP26 bat son plein à Glasgow, la situation climatique est-elle aussi grave qu’on l’entend partout via les grands médias ?

    Sur quoi se fondent ces prévisions catastrophiques se demande Tom Chivers pour Unherd (voir son article en lien) ? Le scénario de référence est le RCP 8.5 (Representative Concentration Pathway). Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a établi quatre hypothèses (RCP) qui sont construites sur des prévisions d’émission de gaz à effet de serre d’ici 2100. Or, le RCP 8.5, utilisé comme référence, est en fait le pire scénario envisagé. Déjà improbable lors de sa publication, il l’est de plus en plus à mesure que le temps passe.

    Les modèles du GIEC sont les suivants : le RCP 2.6 est le scénario optimiste. Les RCP 4.5 et 6.0 sont les modèles médians. Le RCP 8.5 est donc le pire. Comment en est-on arrivé à prendre comme référence le scénario le plus catastrophique ? Il semble, nous dit Tom Chivers, que les médias ont interprété les termes employés par le GIEC pour mieux servir leurs intérêts : une nouvelle catastrophique se vend bien mieux qu’une analyse prudente de projections scientifiques complexes. « Il est normal d’inclure un scénario pessimiste » remarque le climatologue Zeke Hausfather, « mais pas de le présenter comme le plus probable comme si aucune prise de conscience n’avait eu lieu ». De fait, les accords de Paris engagent les signataires à viser un réchauffement inférieur à 1,5°C. Il y a donc bien des efforts concertés pour réduire les émissions que n’envisageait pas le scénario RCP 8.5. De plus, Hausfather met en avant que les progrès en termes de production d’énergie non carbonée ont été plus rapides que prévus : le coût du solaire est déjà en deçà de ce que le GIEC prévoyait pour 2050 et il faudrait augmenter l’impact carbone de 700% par personne pour atteindre la prévision du RCP 8.5…

    Par conséquent, les projections du RCP 8.5 d’un réchauffement de 4°C à 6°C par rapport aux niveaux préindustriels sont peu crédibles. Il n’empêche : une augmentation de 3°C aurait déjà des conséquences catastrophiques, comme l’a précisé Hausfather dans la revue Nature l’année dernière. Et, si les taux d’émission de gaz du scénario 8.5 sont hautement improbables, on ne peut pas totalement exclure les conséquences décrites. La modélisation climatique est soumise à de nombreuses incertitudes, à cause du processus appelé « rétroaction climatique ». La glace reflète les rayons du Soleil alors que la Terre les absorbe. La fonte de la glace accentue le réchauffement qui accélère la fonte… À l’opposé, l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère accélère la pousse des plantes qui absorberont plus vite le CO2…

    On ne sait pas calculer l’impact des phénomènes de rétroaction climatique. La « sensibilité climatique » est une autre inconnue… Quel impact sur le réchauffement d’une hausse modérée de la concentration en CO2 (due par exemple à la fonte du permafrost sibérien) ? Pourrait-il être disproportionné ?

    Les experts se disputent au sujet de l’utilisation du RCP 8.5 comme base de travail. Roger Pielke Jr., de l’Université du Colorado, préconise de l’abandonner : « Un scénario aussi improbable ne peut pas déboucher sur une projection fiable ». Richard Betts, de l’Université d’Exeter, pense au contraire qu’il faut une base de travail pessimiste pour construire des politiques plus efficaces. Pour Gavin Schmidt, de l’Institut Goddard de la NASA, l’utilisation d’un scénario extrême est légitime car il permet de mieux comprendre le climat en dégageant des grandes tendances qu’une analyse plus prudente aurait du mal à distinguer.

    Les rivalités personnelles entre les scientifiques, n’aident pas à la sérénité du débat… Tom Chivers essaie de garder une position équilibrée : il est légitime de conserver le scénario extrême comme outil d’étude. Mais les experts devraient être transparents avec le grand public et les décideurs politiques en expliquant les différents modèles et en y attachant des probabilités.

    Ne parler que du scénario le plus catastrophique est une forme de désinformation et affole des populations. Quand le RCP 8.5 prédit que 3 milliards de personnes vivront dans des conditions quasi insupportables en 2070, la conséquence se lit dans les courbes de natalité et la santé mentale des jeunes générations.

    En attendant, 400 jets privés sont massés sur les tarmacs autour de Glasgow pour parler de notre marche vers l’apocalypse. Il paraît qu’il faut « ouvrir nos cœurs » pour sauver la planète. Faut-il comprendre payer plus pour se chauffer ou se déplacer ? « Salauds de pauvres ! » s’écriait Jean Gabin. Et ils polluent en plus !

    Pour aller plus loin : The great climate change fallacy

    >>> Lire l'article sur: Unherd

  • Les paradoxes de la COP26

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    De Valeurs Actuelles via le Salon Beige :

    La COP26 est une supercherie anti-écologique qui enrichit médias et ONG

    Deux articles intéressants de Valeurs actuelles mettent en évidence cette supercherie :

    Pourtant, l’organisation de ce sommet sur le changement climatique est pointée du doigt pour son hypocrisie. Et ce, avant même son ouverture. D’abord, la majorité des participants se rendront à Glasgow… en avion. Il s’agit de l’un des moyens de transport les plus polluants au monde, rappelle le média (…)

    Certains participants n’hésiteront pas non plus à venir en jets privés. Extinction Rebellion a d’ailleurs dénoncé que ces « vols privés causent la moitié des émissions polluantes du secteur aérien » et ne servent qu’à « seulement 1% de la population mondiale ». En effet, les organisateurs de la COP26 invitent les participants, issus des pays placés sur « liste rouge » en lien avec l’épidémie de Covid-19, à venir en avion. Le but : arriver par certains points d’entrée afin de respecter l’isolement de dix jours réclamé par les autorités britanniques (…)

    Les problèmes de logements à Glasgow font également polémique. Face à l’affluence, aux prix qui explosent en lien avec la COP26 et au manque de logements dans la ville écossaise, les organisateurs ont eu l’idée d’affréter deux bateaux de croisières. Les navires peuvent chacun accueillir jusqu’à 6 000 personnes, relate le site. Il s’agit ainsi d’un autre moyen de transport très polluant et fonctionnant au gasoil. D’après nos confrères, des voitures électriques de la marque Tesla seront mises à disposition pour les invités. Le problème : afin de pallier au manque de stations de rechargement de ces véhicules, des générateurs électriques, marchant au diesel, seront aussi disponibles (…)” [source]

    Les Cop, ces grands-messes climatiques et médiatiques (Cop signifie Conference of the Parties, les parties étant les 197 membres signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), se promènent un peu partout, mobilisant plus ou moins d’attention selon l’actualité du moment (…)

    Les médias en feront encore des tonnes sur les événements climatiques extrêmes, les disparitions d’espèces ou les quelques records de température – c’est-à-dire sur le récit, sur l’habillage – tandis que les vrais débats porteront sur des sujets beaucoup plus terre à terre. On ne parlera pas de science, ni même de science climatique ; on ne parlera pas de “l’incertitude profonde”, des modèles “prêts à l’emploi”, de la question de la “variabilité interne naturelle”, sujets auxquels le sixième rapport du Giec (“AR6 WG1”) consacre pourtant beaucoup d’attention. Comme souvent lors des Cop, il sera surtout question d’argent, d’influence, de promesses aussi (…)

    La désinvolture est plus manifeste encore du côté de la Chine, premier pollueur mondial (27 % des émissions de CO2), puisque son président, Xi Jinping, sera carrément absent, comme Vladimir Poutine. Cela, du reste, pourrait suffi re pour conclure la Cop26 et le présent papier : la Chine ne fera absolument rien de ce que certains peuvent espérer d’elle ; elle ne sacrifiera jamais le plus petit point de croissance à un hypothétique sauvetage du monde, dont elle ne se soucie guère, probablement parce que ses dirigeants ne croient tout simplement pas à la catastrophe. Or, si la Chine fait défaut, le reste ne compte pas (…)

    Depuis Kyoto [en 1997] , les Cop sont en échec total, tranche Bertrand Alliot. Elles permettent surtout aux grandes ONG et aux médias complices de relayer le récit de l’apocalypse climatique, les unes pour attirer des fonds à même de nourrir leurs structures, les autres pour vendre du papier. Ce récit finit soit par instiller une peur qui déclenche des comportements aberrants dans la population ou chez les gouvernants, soit, dans la mesure où il est usé jusqu’à la corde, par générer de l’indifférence ou de la lassitude. » [source]

  • Pourquoi l’apocalypse climatique n’aura pas lieu

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Climat: pourquoi l’apocalypse n’aura pas lieu

    29 Oct 2021

    Les discours alarmistes sur le climat, l’environnement ou la biodiversité sont faux. Les chemins que nos pays sont censés suivre pour échapper à la prétendue catastrophe sont des impasses. À condition de ne pas se renier, l’humanité a toutes les cartes en main pour faire face aux défis qui sont les siens. Telle est la thèse d’Apocalypse zéro, le succès de librairie de Michael Shellenberger.

    Militant de la cause écologique, parti à 25 ans travailler aux côtés des paysans pauvres d’Amérique du Sud, nommé « héros de l’environnement » par le magazine Time en 2008, Michael Shellenberger dirige aujourd’hui une association de défense de la nature qui promeut ouvertement l’énergie nucléaire. Son livre, qui s’est classé en tête des ventes aux États-Unis et qui est aujourd’hui publié en français, revient sur son parcours, sa prise de conscience de ce que l’écologie radicale se fourvoyait et sur toutes les raisons qu’il y a de croire au « potentiel positif de l’humanité ». En une douzaine de chapitres précis, factuels et très vivants, il explique surtout pourquoi les choses vont beaucoup mieux que ce que certains s’évertuent à nous faire croire.

    Extraits.

    Bien des discours que l’on inculque aux gens sur l’environnement, y compris le climat, sont faux, et il est primordial de les rectifier. J’ai décidé d’écrire Apocalypse zéro parce que j’en avais assez des exagérations, de l’alarmisme et de l’extrémisme qui sont les ennemis d’un environnementalisme positif, humaniste et rationnel. […]

    Cet ouvrage entend explorer comment et pourquoi tant d’entre nous en sont venus à confondre des problèmes environnementaux importants, mais gérables avec la fin du monde, et pourquoi les commentateurs les plus catastrophistes sur les questions écologiques ont tendance à s’opposer aux solutions les meilleures et les plus évidentes pour les résoudre.

    En cours de route, nous comprendrons comment les humains ne détruisent pas seulement la nature, mais la sauvent. À travers des histoires d’individus du monde entier, des espèces et des environnements qu’ils ont sauvés, nous verrons à quel point les progrès environnementaux, énergétiques et économiques se conjuguent, dans le monde réel, en un processus unique.

    [Des milliards de victimes ?]

    Quand un ouragan frappe la Floride, il peut ne tuer personne, mais quand ce même ouragan frappe Haïti, des milliers de personnes peuvent mourir instantanément par noyade ou plus tard du fait d’épidémies de maladies comme le choléra. La différence est que la Floride se trouve dans un pays riche avec des bâtiments et des routes résistants aux intempéries, un système de prévision météo et de gestion des urgences sophistiqué. Haïti, en revanche, est un pays pauvre qui manque d’infrastructures et d’équipements modernes.

    « Considérez que depuis 1940 aux États-Unis, 3 322 personnes sont décédées du fait des 118 ouragans qui ont touché terre », écrit [le politologue américain Roger] Pielke. Quand « un tsunami a frappé l’Asie du Sud-Est en 2004, plus de 225 000 personnes sont décédées ».

    Quiconque croit que le changement climatique pourrait tuer des milliards de gens et provoquer l’effondrement de civilisations sera peut-être surpris de découvrir qu’aucun des rapports du GIEC ne contient le moindre scénario apocalyptique. Aucun rapport du GIEC ne dit que des pays développés comme les États-Unis deviendront un « enfer climatique » semblable au Congo. Nos systèmes de protection anti-inondations, nos réseaux électriques et nos infrastructures routières continueront à fonctionner même à des niveaux de réchauffement potentiellement extrêmes.

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  • Le pape et Biden ne tiennent pas le même langage sur l'avortement

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    Lors de la rencontre entre le pape et le président américain, quel sera le poids de la pierre d'achoppement que constitue l'avortement promu par l'administration Biden ? Un "détail" que les points de convergence (sur le climat, la lutte contre la pauvreté et la mobilisation autour du COVID) éclipseront ? 

    De Catholic News Agency (Matt Hadro) :

    Maison Blanche : Le pape François "a parlé différemment" de Biden sur l'avortement

    27 octobre 2021

    Avant la rencontre du président Joe Biden avec le pape François le 29 octobre, une porte-parole de la Maison Blanche a reconnu mercredi que "le pape a parlé différemment" de Biden sur l'avortement.

    M. Biden, un catholique, "est quelqu'un qui défend et croit que le droit d'une femme de choisir est important", a déclaré Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche, lors d'un point de presse le 27 octobre.

    "Le pape a parlé différemment", a-t-elle ajouté, en réponse à une question du correspondant de EWTN News Nightly White House, Owen Jensen.

    Le pape François rencontrera le président Biden et la première dame Jill Biden vendredi au Vatican.

    Mercredi, Mme Psaki a déclaré que les points d'accord entre les deux hommes constitueront la "pièce maîtresse" de la réunion de vendredi, notamment les questions de "pauvreté, de lutte contre la crise climatique, de fin de la pandémie de COVID-19".

    "Ce sont toutes des questions extrêmement importantes qui seront au cœur de leur discussion lors de leur rencontre", a-t-elle ajouté.

    Le pape François a déjà qualifié l'avortement de "meurtre", comparé l'avortement à "l'embauche d'un tueur à gages", déclaré que les victimes à naître de l'avortement portent le visage de Jésus et décrié les efforts visant à promouvoir l'avortement comme un "service essentiel" pendant la pandémie.

    M. Biden et son administration ont pris un certain nombre de mesures pour financer l'avortement purement et simplement ou pour assouplir la réglementation relative au financement des groupes pro-avortement.

    Il a fait pression pour que l'avortement soit financé par les contribuables dans le cadre de Medicare en excluant l'amendement Hyde de sa demande de budget de l'exercice 2022 au Congrès. Dans un décret du 28 janvier, M. Biden a abrogé la politique de Mexico, qui permettait aux États-Unis de financer des groupes pro-avortement internationaux. Son administration a modifié la réglementation pour permettre le financement de prestataires d'avortement dans le cadre du programme de planification familiale Title X.

    Lorsque la loi pro-vie du Texas sur le "battement de cœur" est entrée en vigueur le 1er septembre, M. Biden a promis une réponse "pangouvernementale" pour maintenir l'avortement légal au Texas. Le ministère de la Justice a intenté un procès devant un tribunal fédéral au sujet de cette loi, et le ministère de la Santé et des Services sociaux a annoncé une augmentation du financement du planning familial pour les groupes touchés par la loi texane.

    En outre, M. Biden a fait des déclarations en faveur de l'avortement légal aux États-Unis et dans le monde.

    Plus tard au cours du briefing de mercredi, Mme Psaki s'est étendue sur la "foi" du président lorsqu'elle a été interrogée sur la réunion au Vatican.

    Je pense que la foi du président, comme vous le savez, est très personnelle pour lui. Sa foi a été une source de force à travers les diverses tragédies qu'il a vécues dans sa vie", a-t-elle déclaré, notant qu'"il va à l'église tous les week-ends".

    "Nous nous attendons à ce que cette rencontre soit chaleureuse", a-t-elle ajouté. 

  • Envoyer Greta à Glasgow à la place du Pape François : une idée pas si saugrenue

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction française sur diakonos.be :

    Le Pape François n’ira pas à Glasgow. Greta ira à sa place

    Le Pape François ne se rendra pas à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow. Il a annulé le déplacement de son agenda. Mais si lui ne peut s’y rendre – a proposé le jésuite Thomas Reese, l’ancien directeur d’ « America », l’hebdomadaire des jésuites de New York à son confrère pape – pourquoi ne pas inclure Greta Thunberg dans la délégation vaticane ? Pourquoi ne pas lui donner à elle le siège du Pape ? Non pas en-dehors de la conférence, à défiler avec le peuple des opprimés par le « bla bla » des politiques mais à l’intérieur, à tu et à toi avec les puissants de ce monde, pour leur dire leurs quatre vérités en face ?

    Ce n’est un mystère pour personne que le Pape François, qui est l’auteur de l’encyclique environnementale « Laudato si’ », admire la jeune activiste suédoise qu’il a d’ailleurs rencontré brièvement place Saint-Pierre le 17 avril 2019. Mais il est également de notoriété publique que Greta rivalise avec lui sur la scène publique mondiale comme figure de référence pour la défense de la nature.

    Angelo Panebianco, professeur de sciences politiques à l’Université de Bologne, qui est l’un des analystes les plus sérieux de la société contemporaine, vient de lancer une question brûlante et de grande portée sur le phénomène Greta, et implicitement sur le binôme Greta-François, dans un éditorial publié dans le « Corriere della Sera » du 8 octobre :

    « Greta n’est-elle pas peut-être la démonstration du fait que même les sociétés post-religieuses – comme le sont désormais en grande partie les sociétés occidentales, Europe en tête – ont besoin de prophètes et de prophéties ? »

    Entre les deux prophéties – soutient le professeur Panebianco – il y a des similitudes et des différences.

    L’une des similitudes entre l’ère religieuse et l’ère post-religieuse, c’est que chez chacun d’elles, la prophétie intervient quand les vieilles croyances sont épuisées, qu’elles soient religieuses ou civilisationnelles, comme dans le cas de notre civilisation occidentale.

    Mais la ressemblance la plus forte – selon Panebianco – c’est que ces deux prophéties dénoncent d’un côté l’imminence de la catastrophe et indiquent, de l’autre, le chemin du salut.

    Pendant l’ère religieuse, la catastrophe qui menaçait, c’était le jugement de Dieu sur la conduite mauvaise des hommes, il suffit de penser à la prédicationd e Jean le Baptiste dans le Nouveau Testament. Tandis que « dans notre ère post-religieuse, la catastrophe annoncée est le fruit de la rébellion de la nature contre la manipulation humaine ».

    Dans les deux cas, « la prophétie est couronnée de succès si et quand elle rencontre une demande de sens, de signification. En acceptant la prophétie, les personnes donnent un sens nouveau à leur propre existence, elles se sentent, au moins en partie, différentes de celles qu’elles étaient avant de la connaître et de s’approprier son message ».

    Mais c’est là qu’apparaît la différence. « La prophétie religieuse offrait aux hommes, à chaque être humain, des réponses, et donc des consolations, par rapport au sens ultime de l’existence : le sens de la vie et de la mort, ainsi que les raisons de la souffrance dans la vie terrestre. La prophétie religieuse ancrait les individus dans un ensemble de croyances qui, en donnant à chaque être humain la conscience de sa propre place dans le monde, lui donnait également la force nécessaire pour faire face aux vicissitudes de la vie ».

    Mais que dire, dans une ère post-religieuse, d’une prophétie uniquement environnementaliste, avec un message exclusivement terrestre ? « Est-il en mesure d’avoir la même puissance et la même capacité de donner un sens à l’existence des individus ? ». Le professeur Panebianco rappelle le précédent de Karl Marx, et le lien entre son message et l’ancienne prophétie juive qui, en effet, pendant une longue période « donna un sens à l’agir de millions de personnes ».

    Sur le court terme, parce qu’elle est amplifiée par l’appareil de communication mondial, même la prophétie de Greta « se révèle puissante ». Mais il n’est pas dit qu’elle soit en mesure de « satisfaire pendant une longue période une demande de sens » et, par conséquent, de « changer durablement la manière dont les individus, ou plusieurs d’entre eux, vivent leur présence dans le monde ».

    C’est ici que s’arrête la comparaison du professeur Panebianco entre les deux prophéties, la religieuse et la post-religieuse.

    Instinctivement, on pourrait penser que c’est le Pape François qui serait le porteur de la prophétie religieuse. Mais ce n’est pas le cas. Le 4 octobre, au moment où Greta était en Italie pour manifester contre le « bla bla » des gouvernants et était en train de mobiliser le mouvement de contestation des « Fridays for Future », le Pape prenait part au Vatican à une rencontre entre les chefs religieux et les scientifiques envoyés par les ambassades de Grande-Bretagne et d’Italie auprès du Saint-Siège, en préparation de la conférence de Glasgow.

    Cette rencontre a culminé par un appel solennel pour la sauvegarde de la nature signé par le Pape François mais aussi par le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée Ier, par le patriarche de Moscou Cyrille, par le grand imam d’Al-Azhar Ahmed Al-Tayyeb, par le rabbin Noam Marans et par des représentants du bouddhisme et des autres religions.

    Et pourtant, dans les 2350 mots de cet appel, le mot « Dieu » n’apparaît pas une seule fois. Ni même le mot « créateur », « création », « créature ». La nature est définie comme « une force vitale ». L’unique, vague et timide, allusion à la transcendance se trouve à la ligne où l’on reconnaît dans le monde naturel « les signes de l’harmonie divine ».

    Trop peu, pour ainsi dire rien, pour tenir tête à la prophétie exclusivement terrestre de Greta, banalement copiée jusque dans ses excès, par exemple là où l’appel du Pape François et des autres chefs religieux affirme qu’il « ne pourrait rester qu’une décennie pour restaurer la planète ».

    Il y a deux ans, le professeur Panebianco, qui est laïc, a publié avec son collègue de l’Université de Bologne Sergio Belardinelli, un catholique, un livre d’analyse sur l’état actuel de la civilisation européenne et du christianisme.

    La critique que les deux auteurs adressaient à l’Église d’aujourd’hui était d’être « trop humaine » et « peu eschatologique », trop silencieuse sur Dieu « créateur et seigneur du ciel et de la terre », alors qu’en revanche cette « prophétie » devrait être sa priorité absolue, « comme l’a bien compris Joseph Ratzinger ».

    Vu comme cela, l’idée d’envoyer Greta à Glasgow à la place du Pape François n’est peut-être pas si saugrenue.

  • Injonctions climatiques : comme un relent de malthusianisme

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    De la rubrique "Au quotidien" (n°265) de l'Homme Nouveau :

    « Procréer pour sauver la planète » est le titre de la dernière chronique de Laetitia Strauch-Bonart dans Le Point (7 octobre 2021). Elle pointe le relent de malthusianisme dû aux injonctions climatiques et qui seront eux aussi démentis par les faits.

    Rongés par l’ « éco-anxiété », 39 % des jeunes de 16 à 25 ans hésitent à avoir des enfants. C’est le résultat d’une étude sur l’ « anxiété climatique » menée par des chercheurs de plusieurs universités et financée par l’ONG Avaaz, et qui s’appuie sur un sondage réalisé auprès de 10 000 jeunes dans dix pays. L’enquête ne précise pas si cette peur s’explique par la crainte, chez ces jeunes, de contribuer au changement climatique par leur progéniture ou s’ils s’effraient que celle-ci soit confrontée à l’apocalypse finale. Toujours est-il que ces enseignements résonnent avec le discours néomalthusien d’une certaine écologie, qui enjoint à l’humanité, pour éviter la « catastrophe environnementale », de décroître ou, à tout le moins, de ne pas croître. Cet argument est fragile dans la mesure où le malthusianisme, depuis qu’il existe, a été constamment démenti par les faits. Comme le note sans détour l’essayiste Ferghane Azihari dans Les Écologistes contre la modernité (Presses de la Cité, 2021), « cela fait deux siècles que les malthusiens se trompent ». Ceux-ci prévoyaient une pénurie de ressources qui ne s’est jamais produite ; de même, on peut supposer que leurs successeurs contemporains négligent l’importance des progrès technologiques pour réduire notre empreinte carbone. Ce n’est pas le nombre d’êtres humains qui détermine le niveau de dégât écologique potentiel mais l’usage qui est fait des ressources grâce à la technologie existante. L’appel à la sobriété démographique pose un problème plus préoccupant encore, car il fait abstraction d’une réalité humaine essentielle : nous prenons d’autant plus soin d’une chose que nous avons un lien intime avec elle. Si nous portons un intérêt à notre environnement, c’est parce que nous l’habitons, qu’il est notre « maison ».

    De même, nous avons d’autant plus de raisons de nous préoccuper de la Terre que nous la laisserons, à notre mort, à nos enfants. « Après moi, le déluge » n’a pas de sens pour qui laisse des héritiers sur la Terre.

  • L'antispécisme : un nouvel obscurantisme

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    Tribune de Jeanne Larghero sur Aleteia.org :

    L’antispécisme est-il le nouvel obscurantisme ?

    15/05/21

    La confusion entre le monde animal et le monde humain ne peut servir de fondement à la protection des animaux.

    Qu’appelle-t-on obscurantisme ? Les théories qui refusent les lumières de l’intelligence, le concours de la raison, celles qui piétinent l’héritage de la culture, et construisent leur discours en agitant un épouvantail : la peur et l’émotion. Évidemment, celui qui pense avoir raison est toujours tenté d’accuser son adversaire d’obscurantiste, lui évitant ainsi de le traiter directement d’abruti, quitte à passer lui-même pour un pédant… Il est pourtant un courant de pensée qui choisit ouvertement de renoncer aux clarifications que la raison impose, et qui mérite d’autant plus d’attention qu’il prétend constituer une force politique qui entend compter aux prochaines élections présidentielles. 

    La cause animale

    L’antispécisme refuse de reconnaître la différence spécifique qui sépare les humains du reste du monde animal. L’objectif est semble-t-il louable : condamner et empêcher les souffrances infligées aux animaux par les humains. Aveuglés par le sentiment de supériorité de leur espèce, attachés à leur suprématie, les humains exploiteraient sans vergogne les animaux, et ignorants de la conscience qu’ont les animaux de la douleur, ils les brutaliseraient sans scrupule. Partant de là, la théorie et la pratique marchent main dans la main : croyance en un continuum biologique animal-humain et lutte active contre la souffrance animale se confondent.

    Lire la suite sur aleteia.org