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environnement - Page 4

  • Pour comprendre le synode sur l’Amazonie

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    Guénois images (2).jpgUne provocation de plus dans l’agitation qui déstabilise l’Eglise universelle ? Jean-Marie Guénois, rédacteur en chef au Figaro, responsable des affaires religieuses, a suivi tout le synode sur l’Amazonie à Rome. Il témoigne pour le mensuel « La Nef » dans son numéro de décembre 2019 :

    "La Nef – Vous avez suivi le synode sur l’Amazonie depuis Rome : comment l’avez-vous vécu ?

    Jean-Marie Guénois – J’ai suivi à Rome beaucoup de synodes sous Jean-Paul II et sous Benoît XVI ainsi que les deux synodes sur la famille avec François et le synode sur les jeunes l’an passé. Aucun synode ne se ressemble à vrai dire car les sujets diffèrent tous comme les participants. En un mois de travail, trois semaines aujourd’hui, il se passe quelque chose entre les « pères synodaux » – des évêques pour la plupart – qui vivent une expérience ecclésiale indéniable. On peut en sourire si l’on considère que la « synodalité », toujours pratiquée dans l’orthodoxie, demeure une façade dans l’Église catholique. On peut aussi la prendre au sérieux comme une réunion « d’apôtres » que sont censés être les évêques. En tout état de cause, un synode permet de faire un point assez approfondi sur une question d’Église. Il donne une photographie précise, nuancée, d’une réalité car de nombreux points de vue s’expriment alors. Le synode préconise également une série de mesures concrètes. Au pape, ensuite, de retenir dans une exhortation post-synodale ce qui lui semble utile pour l’Église.

    Sur la forme, ce synode sur l’Amazonie était donc un synode comme les autres, il n’a rien inventé et il faut rendre hommage ici à Jean-Paul II qui a réhabilité et beaucoup pratiqué cet exercice synodal. Sur le fond, en revanche, ce synode est allé très loin dans le particularisme. Ce n’était pas la première fois que l’Église réunissait un synode régional – Benoît XVI le fit pour la Terre Sainte, Jean-Paul II pour le Liban, pour l’Europe, l’Afrique notamment – mais on n’était jamais allé aussi loin dans l’importation au Vatican de personnes et de thèmes aussi « exotiques » avec leurs coutumes. Jamais non plus n’avait-on intégré à ce point, une question, non spontanément religieuse, comme l’écologie, dans les débats dits ecclésiaux. Enfin, de même que le synode sur la famille avait voulu faire avancer la question de l’accueil des divorcés-remariés dans la communion ecclésiale, ce synode a voulu faire avancer la question de l’ordination d’hommes mariés.

    Vous avez écrit dans Le Figaro que la grande intuition de François avait été la « théologie du peuple » et que ce synode avait été l’aboutissement de cette vision : pourriez-vous nous l’expliquer ?

    François regarde l’Église « d’en bas ». C’est-à-dire du point de vue des plus petits, des plus éloignés, des « exclus » mais aussi des plus simples, ces fidèles qui vivent de la piété populaire. Il se méfie, critique et récuse a priori les « élites catholiques » qu’il voit dans la haute hiérarchie cardinalice et épiscopale mais aussi les « catholiques d’élites » – je le cite dans son discours de clôture du synode sur l’Amazonie – qu’il voit chez les conservateurs souvent réduits au rang de « pharisiens ». Pour lui, la « vérité » de l’Église ne se trouve pas chez les « docteurs de la loi », je le cite toujours, mais dans le bon sens du « peuple de Dieu » qui, lui, « ne se trompe pas ». Quand, jeune supérieur des jésuites d’Argentine, il a dû lutter contre l’interprétation marxiste du christianisme véhiculée par la théologie de la libération, il a créé cette « théologie du peuple » s’appuyant alors sur la foi chrétienne du peuple et s’éloignant des savants théologiens. Cette même méthode, il l’a appliquée aux deux synodes sur la famille dont les deux sessions visaient à faire évoluer, en comptant sur le temps, les consciences catholiques, le « peuple catholique » sur la question des divorcés remariés. Cette méthode, il l’a aussi appliquée au synode sur l’Amazonie, en partant des « besoins du peuple » pour réformer l’Église : dont le besoin eucharistique pour les tribus éloignées ; dont le besoin de ministres du culte ; d’où la nécessité d’ordonner prêtres des hommes mariés. Non pas en théorisant le problème mais en cherchant à répondre à un besoin pastoral du peuple.

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  • Seriez-vous prêts à mourir pour sauver la planète ?

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    Du Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    « Ecothanasia » : fiction contemporaine, réalité future ?

    11/12/2019

    Seriez-vous prêts à mourir pour sauver la planète ? C'est à cette question provocatrice mais non moins percutante que nous confronte la pièce de théatre « A la vie, à la mort », jouée en ce moment au Théâtre Le Public à Bruxelles.

    L'intrigue se déploie dans un futur proche, et tourne autour du programme Ecothanasia mis en place par le gouvernement belgeEcothanasia propose à des personnes – plus ou moins âgées et en bonne santé - de mourir volontairement, afin que les économies réalisées par leur vie raccourcie (soins médicaux, pension, …) soient réinvesties dans des projets écologiques portés par de jeunes entrepreneurs.

    Dans la pièce, la participation à Ecothanasia est également présentée comme permettant de se racheter une bonne conscience, pour une génération culpabilisée par l'héritage écologique désastreux qu'elle laisse à ses (éventuels) enfants.

    Cette fiction dystopique est montée sur les planches au moment précis où, en Belgique, jaillissent de nouvelles propositions politiques – bien réelles, celles-là – visant notamment à permettre l'euthanasie pour les personnes dont la vie serait « achevée », ou qui seraient « fatiguées de vivre ».

    Par ailleurs, à mi-chemin entre la réalité et la fiction, la presse belge s'est faite l'écho d'une récente note « humoristique » du nouveau président du parti MR, Georges-Louis Bouchez. A l'occasion d'une discussion interne au parti sur l'euthanasie, le Ministre des Pensions et médecin Daniel Bacquelaine indique « ne plus pratiquer l'euthanasie », ce à quoi son nouveau président répond : « Dommage ! Ce serait une solution pour les pensions ».

    Ecothanasia, provocation artistique ou intuition politique ?

    « A la vie, à la mort », jusqu'au 31 décembre 2019 au Théâtre Le Public à Bruxelles 

    Sur les récentes propositions d'élargissement de la loi sur l'euthanasie :

  • Prétendre que la planète sera bientôt foutue et nous avec, ne sauvera personne, bien au contraire

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du jour :

    La panique sur le climat est mauvaise conseillère

    OK, nous allons tous mourir ! Mais prétendre que la planète sera bientôt foutue et nous avec, ne sauvera personne, bien au contraire. D’autant que cette panique est souvent organisée sur la base d’exagérations et même de mensonges assumés sous prétexte de mobiliser l’opinion !

    Pour les sauveteurs autoproclamés de la planète, tout semble permis. Ils jouent les prophètes de malheur en multipliant les déclarations anxiogènes et vouent aux gémonies tout contradicteur accusé d’être climato-sceptique, le nouveau péché capital. Leur nouvelle icône, la jeune Greta Thunberg, affirme que « vers 2030, nous serons en situation de déclencher une réaction en chaîne irréversible hors du contrôle humain, qui conduira à la fin de la civilisation telle que nous la connaissons. » « Des milliards de gens mourront », « la vie sur Terre est en train de s'éteindre », renchérit le mouvement l’écologiste Extinction Rebellion qui préconise la désobéissance civile et les actions coups de poing pour obliger les gouvernements à agir contre le changement climatique. Des personnalités politiques embrayent… et s’emballent, telle la représentante démocrate américaine Alexandria Ocasio-Cortez annonçant la fin du monde dans 12 ans…

    Le seul résultat vérifiable de ces déclarations apocalyptiques, c’est la panique qu’elles créent dans la population, en particulier auprès des jeunes générations. Certains en viennent à se faire stériliser pour ne pas infliger à la nature un nouvel exemplaire de ce grand nuisible, l’homme ! Pourtant les rapports scientifiques sur le climat ne se hasardent pas à affirmer que la survie de l’humanité serait menacée par les changements climatiques. Rien ne dit par exemple que ceux-ci soient la cause principale des déplacements de population que l’on observe aujourd’hui dans le monde. Selon le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, créé en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l'environnement), « il existe des preuves solides que les catastrophes déplacent des personnes dans le monde entier, mais des preuves limitées que le changement climatique ou l'élévation du niveau de la mer en sont la cause directe. » Le GIEC observe que « la majorité des mouvements de population (…) ont tendance à se produire à l'intérieur des frontières des pays touchés ». Quant aux migrants qui fuient leur pays, c’est le plus souvent l’instabilité politique, l’insécurité, les guerres, et la misère économique qui les en ont chassés.

    Il faut raison garder, affirme l’écologiste Michael Shellenberger dans une tribune publiée par Le Point (en lien ci-dessous). Nommé « héros de l'environnement » par le magazine Time en 2008 et fondateur du think thank Environmental Progress, il se définit comme un écologiste pragmatique et pronucléaire. Il ne nie pas la réalité du réchauffement climatique mais rappelle à l’encontre des partisans de la décroissance, que le développement économique et technologique nous a rendus moins vulnérables aux aléas du climat : le nombre de victimes de catastrophes naturelles a diminué de 99,7% depuis son point culminant de 1931 : 3,7 millions de personnes sont mortes des suites de catastrophes naturelles cette année-là, contre 11 000 seulement en 2018, bien que la population mondiale ait quadruplé pendant cette  période. Aujourd’hui, souligne-t-il, la croissance des rendements agricoles permet de nourrir 10 milliards de personnes, soit la population mondiale estimée à l’horizon 2050 (7,7 milliards aujourd'hui). D’ici-là, les rendements agricoles, même freinés par le réchauffement climatique, pourraient croître en moyenne de 30% selon l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), avec des pointes de 80 à 90% dans les régions aujourd’hui les plus pauvres du monde, comme l'Afrique subsaharienne.

    Quant à l'élévation du niveau de la mer, elle pourrait atteindre deux pieds (0,6 mètre) d'ici 2100, selon le GIEC. On dispose donc d’un peu de temps pour permettre aux régions situées sous le niveau de la mer de mettre en œuvre les technologies permettant d’y faire face – comme l’ont fait depuis quatre siècles les Pays-Bas… À condition, naturellement, que la volonté politique et la solidarité économique soient au rendez-vous, plutôt qu’une multiplication de guerres civiles ou qu’une troisième guerre mondiale… Encore faut-il que « l'accent monomaniaque mis sur le climat » ne détourne pas notre attention de telles menaces.

    Pour aller plus loin :

    Pourquoi les affirmations catastrophistes sur le climat sont fausses

    >>> Lire l'article sur : Le Point

  • L'écologie : une idéologie comme le communisme ?

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    Du Point via le site "Pour une école libre au Québec" :

    Climat — « L'Occident est fatigué et déprimé »

    Posted: 09 Dec 2019 01:32 PM PST

    Extinction Rebellion, Greta Thunberg, catastrophisme, nucléaire... Rencontre avec Pascal Bruckner et l’écologiste pragmatique Michael Shellenberger.  Farouches contempteurs de l’écologie radicale, ils se connaissent depuis 2012. Nommé « héros de l’environnement » par le magazine Time en 2008, l’Américain Michael Shellenberger est un écologiste pragmatique qui défend le nucléaire comme meilleur outil pour lutter contre le réchauffement climatique. Bien connu de nos lecteurs, l’essayiste et romancier Pascal Bruckner, qui vient de publier Une brève éternité (Grasset), voit dans l’écologisme politique une tentation totalitaire.


    Bruckner (à gauche) et Shellenberger (à droite)

    Le Point — Vous êtes tous les deux des critiques de l’écologie radicale. Pourquoi ?


    Michael Shellenberger — Je pense qu’il y a un lien entre les changements globaux que sont l’élection de Trump, le Brexit ou la montée du nationalisme et Extinction Rebellion, et Greta Thunberg. L’argument développé par Pascal dans Le Fanatisme de l’apocalypse, c’est que le climat s’est imposé comme un problème à la fin de la guerre froide. J’étais moi-même alarmiste à propos de la guerre froide et du risque de guerre nucléaire et, lorsqu’elle a fini, très abruptement, je me suis dit « où est passé mon millénarisme  ? ».

    J’ai donc recyclé ma crainte de la fin du monde vers une peur de catastrophe environnementale. Quand les activistes climatiques parlent du changement climatique, ils le font de la même manière qu’ils parlaient de la guerre nucléaire avant la chute du mur de Berlin. Aujourd’hui, nous assistons à une désintégration de l’ordre politique planétaire, avec un repli sur les frontières nationales. On le voit avec le retrait des États-Unis du Moyen-Orient. Extinction Rebellion et Greta Thunberg sont des réactions à Trump et au Brexit, le signe d’une panique chez les progressistes, internationalistes et cosmopolites contre ce retour à un nationalisme de droite. Je pense que ça ne fonctionnera pas, parce qu’il y a trop peu de raisons de garder une solidarité internationale libérale aujourd’hui. On risque de revenir à un monde bipolaire, États-Unis contre Chine. Je ne sais pas ce que l’Europe sera dans ce nouveau monde.

    Pascal Bruckner — Il y a beaucoup de choses dans ce que vient de dire Michael. La fin de la guerre froide a posé un problème majeur à l’Occident : la disparition de l’ennemi. On a donc cherché un ennemi de substitution. L’altermondialisme a d’abord succédé au communisme, puis ont suivi l’écologie et l’islam radical. Avec l’écologie profonde, l’ennemi est devenu l’homme lui-même. L’homme en ce qu’il est le créateur de son destin et en tant que dominateur de la nature pour imposer sa culture et sa civilisation. Toute l’ambiguïté de l’écologie est qu’on ne sait jamais si elle cherche à sauver la Terre ou à punir les hommes. Il semblerait qu’on ait envie de punir les hommes, et il y a d’ailleurs toute une fraction de l’écologie qui est exterminatrice. C’était déjà le cas avec le commandant Cousteau qui préconisait la disparition de plusieurs centaines de millions d’hommes, c’est vrai aussi avec les collapsologues comme Yves Cochet qui envisage avec un grand sourire l’extinction de l’espèce humaine. Sur ce plan-là, Extinction Rebellion est intéressant parce que ce sont des enfants de la classe moyenne supérieure, plutôt bien élevés et bien éduqués [enfin... plutôt qui ont fréquenté l’école pendant de nombreuses années].

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  • Contre l'idéologie écologiste

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    De Radio Notre-Dame :

    Le Grand Témoin

    Podcasts
    25/11/2019

    Bruno Durieux, polytechnicien, inspecteur des finances, ancien ministre, maire de Grignan (26). Auteur de « Contre l’écologisme » (Fallois)

    Louis Daufresne radio don

    Bruno Durieux, polytechnicien, inspecteur des finances, ancien ministre, maire de Grignan (26). Auteur de « Contre l’écologisme » (Fallois)

    Bruno Durieux

     

  • Arrêtez de vous inquiéter, faites des bébés!

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Peter Taalas, responsable du climat à l’ONU : «Arrêtez de vous inquiéter, faites des bébés.»

    Texte de Ben Johnson traduit par Benoît Perrin.

    Le changement climatique est peut-être un problème, mais il ne détruira pas le monde. C’est ce qu’affirme le chef de l’agence des Nations unies consacrée au climat. Il ajoute que les jeunes gens ne doivent pas arrêter d’avoir des enfants.. Selon lui, la rhétorique alarmiste des « catastrophistes et extrémistes » selon laquelle les bébés vont détruire la planète « ressemble à l’extrémisme religieux » et « fera peser un poids supplémentaire » sur les jeunes femmes en « provoquant de l’anxiété ».

    Petteri Taalas n’est pas un « négationniste climatique ». Il est secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence spéciale de l’ONU sur la météo et le climat, qui compte 193 états membres. Le dernier rapport de l’OMM sur le climat mondial affirme qu’il existe des preuves de l’existence de facteurs anthropiques à l’origine des émissions de carbone. Cependant, il ne met pas en lumière de « lien causal » avec les catastrophes naturelles. L’avant-propos de Taalas a été suivi de déclarations du secrétaire général de l’ONU et du président de l’Assemblée générale de l’ONU. Et Taalas a récemment appelé à une « action urgente pour le climat ».

    Cela rend ses paroles apaisantes d’autant plus significatives.

    Le changement climatique causé par l’homme, dit Taalas, « ne sera pas la fin du monde. Le monde devient de plus en plus difficile. Dans certaines parties du globe, les conditions de vie se détériorent, mais les gens ont survécu dans des conditions difficiles. »

    La véritable menace aujourd’hui, dit-il, vient de l’extrémisme environnemental malavisé, qui exige que les hommes apportent des changements radicaux à leur vie économique — et personnelle —, sous peine de devenir complices d’un génocide.

    « Alors que le scepticisme climatique est devenu moins problématique, nous sommes maintenant contestés de l’autre côté », dit Taalas. « Ce sont des rabat-joie et des extrémistes. Ils profèrent des menaces. »

    À titre d’exemple de propositions extrêmes, Taalas dit que ces militants « exigent zéro émission [de carbone] d’ici 2025 ».

    Et leur foi rivalise avec celle du fanatique religieux le plus convaincu, affirme Taalas au journal financier finlandais Talouselämä (qui se traduit par « vie économique ») le 6 septembre (traduction anglaise ici).

    « Les rapports du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] ont été lus de la même manière que la Bible. Vous essayez de trouver certains éléments ou sections à partir desquels vous essayez de justifier vos opinions extrêmes. Cela ressemble à l’extrémisme religieux », dit Taalas.

    Cet environnement polarisé a un impact négatif sur la santé mentale des jeunes, en particulier les femmes qui veulent avoir des enfants.

    « L’atmosphère créée par les médias a provoqué de l’anxiété. L’idée la plus récente est que les enfants sont une chose négative. Je m’inquiète pour les jeunes mères, qui sont déjà sous pression. Cela ajoute un poids supplémentaire sur leurs épaules. »

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  • La littérature pour la jeunesse revue et corrigée par le politiquement et culturellement correct

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  • Et si Ecolo se montrait cohérent ?

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    Une carte blanche publiée sur le site du Vif (opinion) :

    Lettre ouverte au parti Ecolo : pour une écologie cohérente

    30/10/19

    Chers députés, chers mandataires, chère présidente et cher président de parti, dans tous les combats que vous menez, ou peu s'en faut, vous visez juste, nous vous le concédons. Vous parlez avec le coeur, mais aussi avec la voix de la raison.

    Vous cherchez à préserver le monde au sein duquel nous vivons, la vie qui nous entoure, la beauté de notre planète. En toutes choses, vous cherchez à concilier l'écologie avec une nécessaire exigence sociale, en vous préoccupant du sort des plus vulnérables.

    Nous sommes jeunes, nous croyons dans votre combat. Comme vous, nous avons marché pour le climat. De la sphère privée à l'action collective, l'écologie politique est pour nous une lutte quotidienne. Nous adhérons à vos valeurs et nous vous avons soutenu jusqu'ici.

    Mais vous vous engagez aujourd'hui sur une voie où nous ne pouvons vous suivre. Dans le contexte actuel des affaires courantes, loin des médias, en l'absence de tout débat public, vous cherchez en effet à faire passer en grande hâte un projet de loi visant à élargir le délai d'avortement à 18 semaines en vous appuyant sur une majorité de circonstance.

    Outre le fait que le contexte mentionné n'est guère propice à la transparence et au débat démocratique que nous chérissons tant, et dont Ecolo s'est toujours targué d'être l'un des plus fervents défenseurs, nous avons l'intime conviction que ce projet de loi va dans une direction qui ne devrait pas être la vôtre. A l'heure où nous devons rebâtir notre lien avec la communauté, vous participez à la fuite en avant vers une glorification de la liberté individuelle aux dépens des vies vulnérables. Vies vulnérables qui ne sont pas uniquement celles des foetus, mais aussi celles des femmes qui les portent. Cette vulnérabilité ne devrait ni être niée ni être perçue comme une honte et encore moins comme un obstacle à la vie décente. Nous n'avons pas besoin qu'on fasse encore une fois retomber notre échec commun sur les épaules de quelques-unes. Ce dont nous avons besoin, c'est d'un monde auquel les femmes n'ont pas peur d'exposer leurs enfants. C'est d'une société où nous disons à ces femmes pour qui une grossesse apparaît comme impossible à assumer : "Tu vas pouvoir continuer tes études, tu vas pouvoir travailler dans des conditions humaines, car nous sommes là." Ce dont nous avons besoin, c'est de réenchanter la solidarité, et non de se déresponsabiliser du sort d'autrui.

    C'est en tant que jeunes écologistes que nous nous adressons à vous, car nous sommes persuadés de lutter pour la même cause. Nous nous disons écologistes parce que nous luttons contre le mépris dont la nature fait l'objet. Aujourd'hui, l'être humain ne peut plus espérer nier son insertion dans une réalité plus fragile et mystérieuse que la masse de ressources qu'il a espéré avoir à sa disposition. Il nous semble y avoir une grave contradiction entre d'une part militer pour préserver le climat, les écosystèmes et la biodiversité, et d'autre part faire comme si le corps humain et sa propre fécondité pouvaient constituer un monde à part, un empire dans un empire, pour paraphraser Spinoza. Comment peut-on militer pour le respect de la vie, la protection et le bien-être des animaux, en ce compris leurs petits, et dans le même temps permettre d'avorter jusqu'à 18 semaines de grossesse ? Sauf à considérer que la vie d'un foetus de 18 semaines vaut moins qu'une vie animale, n'y a-t-il pas là une incohérence à dénoncer ? La révolution écologique que nous voulons suppose d'accepter que tout est lié, et que le mépris de l'enfant à naître, la violence à l'égard de la femme qui le porte et la destruction de notre maison commune sont les avatars d'un même égoïsme.

    Chaque femme qui fait le choix de l'avortement doit être traitée avec le plus grand respect ; chaque situation est toujours particulière et comporte son lot de difficultés et de peines. Mais nous devons impérativement garder à l'esprit qu'une personne qui avorte est le plus souvent une personne seule face à l'immensité de la tâche qu'est celle d'accueillir un enfant dans ce monde en ébullition. L'extension du délai d'avortement à 18 semaines, c'est par bien des aspects le choix de l'indifférence.

    Nous brisons tous les jours un peu plus la vie qui nous nourrit. N'allons pas jusqu'à nous dissocier de celle que nous engendrons.

    Jean-Baptiste Ghins

    Marie Hargot

    Grégoire Cuchet

    Alix Le Jemtelle

    Fiona Degrave

    Margaux Villebrun

    Marie-Sophie van Kerckhoven

    Priscilla de Hemptinne

  • Synode amazonien : les orientations finales prévisibles

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    De Sandro Magister en traduction française sur le site Diakonos.be :

    Un expert climatique parle au synode.  Prévisions certaines : des prêtres mariés et des femmes ministres du culte

    Voici les deux informations qui ressortent de la conférence de presse qui s’est tenue le 21 octobre au Vatican sur le synode amazonien.

    La première, c’est que la seule intervention de la journée en séance, après la présentation du projet de document final par le cardinal Cláudio Hummes et la prière de tierce, a été celle d’un célèbre scientifique du climat, l’allemand Hans Joachim Schellnhuber.

    Schellnhuber n’est pas catholique ni même croyant mais il figure parmi les préférés du pape François qui l’a nommé en 2015 membre ordinaire de l’Académie pontificale des sciences et qui a voulu qu’il soit l’un des présentateurs officiels de l’encyclique « Laudato si’ ».

    Ses thèses catastrophistes – jugées incohérentes par d’autres grands experts du climat, comme par exemple en Italie le professeur Franco Prodi – ont été parfaitement illustrées par l’allocution qu’il a prononcée pour l’occasion, étayée par des graphiques et intégralement reproduite dans le bulletin de la salle de presse du Vatican.

    Et donc, parmi les « invités spéciaux » au synode sur l’Amazonie, aux côtés de l’ex-secrétaire de l’ONU Ban Ki-Moon et de l’éco-économiste malthusien Jeffrey D. Sachs, c’est précisément Schellnhuber que le pape François a voulu voir figurer.

    C’est à lui – et à lui seul – qu’on a donné le micro en séance au moment crucial : tout de suite après la remise aux pères synodaux du projet de document final et juste avant qu’ils ne se répartissent dans les douze cercles linguistiques pour en discuter et proposer des amendements.  Encore une fois, comme si la défense de la nature était la raison d’être de l’Église en Amazonie et dans le monde.

    *

    La seconde information, c’est la confirmation de ce à quoi on s’attendait mais qui n’avait jamais été dit explicitement.  Une confirmation ultra-fiable puisqu’elle a été donnée au cours de la conférence de presse par le cardinal Christoph Schönborn en personne.

    Le cardinal Schönborn a été personnellement invité par le pape François à faire partie de la commission chargée d’élaborer le document final du synode.

    Mais il a déclaré que ça n’a pas été à lui ni aux autres membres élus par l’assemblée ou nommés par le Pape qu’est revenu le soin de rédiger l’avant-projet du document.

    Leur rôle n’a été que de le mettre au propre.  Parce que le texte de base – a déclaré le cardinal Schönborn – avait déjà été rédigé par le cardinal Cláudio Hummes « avec ses collaborateurs », parmi lesquels figurait certainement le cardinal jésuite Michael Czerny, le secrétaire spécial du synode.

    En effet, le cardinal Hummes est véritablement l’« alter ego » du pape François dans ce synode sur l’Amazonie.  Au cours de la phase préparatoire, il en a été le « des ex machina » et à présent, pendant que le synode est en cours, il cumule le double rôle de rapporteur général et de président de la commission pour l’élaboration du document final.

    Et quel était depuis le début le véritable objectif de toute cette opération ?  Celui d’innover sur les deux principaux « thèmes principaux » que le cardinal jésuite Carlo Maria Martini avait proposé de traiter par un enchaînement de synodes, dans sa mémorable intervention au synode de 1999 : « La carence de ministres ordonnés, le rôle de la femme dans la société et dans l’Église… »  (le troisième thème de la liste de Martini, « la discipline du mariage », a comme on le sait, déjà été traité et résolu comme il le voulait par François dans l’exhortation « Amoris laetitia » qui a suivi les deux synodes sur la famille).

    Et donc, comme annoncé au paragraphe 129 de l’« Instrumentum laboris », c’est-à-dire du document de base du synode sur l’Amazonie et comme dans son discours introductif avant les débats, le cardinal Hummes a visé droit dans le mille en préconisant aussi bien « l’ordination sacerdotale des hommes mariés » que le fait de conférer « un ministère adapté aux femmes responsables de communautés », première étape d’un développement futur qui pour certains membres de ce synode devrait aboutir au diaconat et au sacerdoce féminin.

    Voici comme le cardinal Hummes s’est textuellement exprimé sur ces deux points :

    « Une autre question, c’est le manque de prêtres au service des communautés locales sur le territoire, avec la carence d’Eucharistie qui s’en suit, à tout le moins dominicale, ainsi que d’autres sacrements.  On manque aussi de prêtres responsables, ce qui veut dire une pastorale faite de visites sporadiques au lieu d’une pastorale adéquate avec une présence quotidienne.  Eh bien, l’Église vit de l’Eucharistie et c’est l’Eucharistie qui édifie l’Église (S. Jean-Paul II).  La participation à la célébration de l’Eucharistie, au moins le dimanche, est fondamentale pour le développement progressif et complet des communautés chrétiennes et pour la véritable expérience de la Parole de Dieu dans la vie des personnes.  Il sera nécessaire de définir de nouveaux chemins pour l’avenir.  Dans la phase d’écoute, les communautés indigènes ont demandé que, tout en confirmant la grande valeur du charisme du célibat dans l’Église, face à la nécessité impérieuse de la majeure partie des communautés catholiques en Amazonie, l’on ouvre la voie à l’ordination sacerdotale des hommes mariés résidents dans les communautés.  Et en même temps, devant le grand nombre de femmes qui dirigent aujourd’hui les communautés en Amazonie, que l’on reconnaisse ce service et que l’on cherche à le consolider avec un ministère adapté aux femmes dirigeantes de communautés ».

    Dans le document final, on peut déjà être certain que ces deux points seront repris et soumis au vote et qu’ils récolteront quelques dizaines d’avis contraires, comme cela ressort déjà des « Rapports » des groupes linguistiques, mais pas assez pour les recaler.

    Après quoi, le document – comme c’est la règle – sera présenté au Pape, lui laissant le soin de déterminer quoi faire, dans une exhortation post-synodale qui paraîtra au cours des premiers mois de l’an prochain mais qui, sur ces deux points-clés, est essentiellement déjà écrite.

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

  • 200 intellectuels se mobilisent face au vide spirituel et moral en Europe

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    De Rémi Brague sur le site aleteia.org :

    Europe : face au vide spirituel et moral, des intellectuels se mobilisent

    18 octobre 2019

    Deux cents intellectuels s’interrogent sur le vide spirituel à l’origine de la crise sociale et politique qui sévit partout en Europe. Venus de toute l’Europe, ils se retrouveront ce 19 octobre à Saint-Jacques-de-Compostelle, dans le cadre de la plateforme culturelle One of Us pour lancer un Observatoire de la dignité de la personne humaine. Le philosophe Rémi Brague en expose pour Aleteia les motivations profondes : « Face à la culture de la marchandisation que l’on voudrait nous imposer, nous nous demanderons quelle culture nous voulons vraiment, et comment travailler à son avènement. »

    Du président Chirac, que la France vient d’enterrer, les médias ont retenu une phrase : « La maison brûle ! » C’est probablement vrai pour la planète dans son ensemble. C’est vrai, sans réserves, pour la « maison commune » européenne. Sur les différents aspects de la crise qu’elle traverse, point n’est besoin de répéter l’évidence. Si ce n’est, peut-être, parce que des symptômes spectaculaires peuvent dissimuler des réalités plus profondes.

    Tout le monde pointe du doigt, à gauche, le « populisme », à droite l’« invasion des migrants », voire l’« islamisation ». Moins nombreux sont ceux qui rappellent que c’est le divorce entre des élites sourdes et des « petites gens » abandonnées qui provoque en réaction l’exploitation du mécontentement du « bon populo » par des démagogues ; ou encore que c’est l’effondrement démographique du Vieux Continent qui attire en compensation la jeunesse maghrébine et africaine ; ou enfin que c’est le vide spirituel et moral engendré par l’oubli ou le refus du christianisme et de sa base biblique qui fait le jeu des prêcheurs islamistes.

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  • Le pape consterné par l'ampleur de la violence en Amazonie

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    pape amazonie 816bea4bdd198b8c80e6d927c75.jpegLe mythe rousseauiste du bon sauvage a-t-il fait long feu au synode sur l’Amazonie ? Lu sur le site de l’agence Kathnet (via une traduction):

     « Cité du Vatican (kath.net/KAP).

    Au Synode Amazonas du Vatican, le pape François a été particulièrement touché par les violences dans la région. Dans une déclaration clôturant la première série de séances plénières mercredi soir, le Chef de l'Eglise a résumé ses impressions sur les trois premiers jours du synode, comme l'a dit jeudi "Kathpress" aux observateurs de l’aula du Synode. Outre des informations faisant état de violences contre nature de peuples autochtones, le pape était particulièrement préoccupé par la violence à l'égard des femmes.

    En outre, François a mis en garde contre les idéalisations des peuples autochtones. Leurs traditions et leur sagesse utilisées et liées à l’Evangile sont respectables, une idéalisation, par contre, serait comme une nouvelle idéologie. Face à une plus grande implication des laïcs dans l'Eglise d'Amazonie, le Pape a également mis en garde contre leur cléricalisation.

    Beaucoup d’efforts sont nécessaires pour l’éducation et la formation des religieux et des laïcs.

    En conclusion, le pape a été impressionné par les informations sur le travail des religieux dans les pays de la région amazonienne »

    Ref. Le pape consterné par l'ampleur de la violence en Amazonie

    Un rétropédalage bienvenu dans cette curieuse assemblée, même s'il reste à confirmer.

    JPSC

  • Synode en Amazonie : la marche sur Rome des théologiens de la libération

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    Amazonie 3367163792.jpgLu sur le site web « atlantico » cette salve d’Edouard Husson publiée le 6 octobre 2019 contre le document préparatoire du "synode amazonien ", le jour même ou le pape François ouvre les portes de cette assemblée à Rome:

    « Un texte d’une extrême indigence intellectuelle

    Ce n’est pas seulement le panthéisme naturaliste; ce n’est pas seulement la négation de l’élection d’Israël qui signent un texte non chrétien. C’est aussi son extrême indigence intellectuelle. Le christianisme est né au sein d’une des cultures les plus lettrées de l’Antiquité dans la zone la plus alphabétisée du Bassin méditerranéen, où l’on parlait quatre langues: l’hébreu, l’araméen, le grec et le latin. La religion du Christ s’est ensuite répandue autour du Bassin méditerranéen avec une grande rapidité, parce que les élites y adhéraient, nombreuses: c’est bien pourquoi la résistance du pouvoir romain et la persécution des chrétiens furent si marquées durant les trois premiers siècles de notre ère. Contrairement à ce que nous a raconté une exégèse allemande du XIXè siècle passablement antijuive, sinon antisémite (et colportée par Renan en France), les empereurs romains furent rapidement terrifiés non par une bande d’illuminés sectaires mais par le basculement massif des élites antiques vers une religion qui comblait leurs attentes.  

    Les premiers siècles du christianisme ont permis une extraordinaire floraison culturelle, en particulier, grâce à la rencontre de l’Evangile avec le corpus intellectuel et culturel gréco-romain. Tandis que la chrétienté orientale profitait de l’essor byzantin, qui dura onze siècles, le monde chrétien occidental conserva précieusement les trésors de la latinité après la chute de l’Empire romain. Et c’est en Europe puis dans l’ensemble de l’Occident, n’en déplaise aux auteurs de l’Instrumentum laboris, qu’eut lieu la plus formidable mutation politique, économique et technique de l’histoire humaine. A-t-on jamais égalé le jaillissement philosophique qui mène de saint Augustin (au Vè siècle de notre ère) au Bienheureux Jean Duns Scot (au XIVè siècle), en passant par Saint Anselme (XIè siècle), Saint Bonaventure (XIIè siècle) et Saint Thomas D’Aquin (XIIIè siècle)? Le bon gouvernement pensé par Aristote et Cicéron, mais aussi l’art, la culture, l’éducation devinrent, grâce au christianisme, progressivement accessibles à tous, hommes et femmes de toute condition sociale, et non plus uniquement, comme dans le monde antique, à une minorité de citoyens masculins. 

    Depuis ses origines - et contrairement au cliché répandu par l’époque des Lumières - le christianisme a passé alliance avec ce qu’il y a de meilleur dans l’esprit humain. Et c’est une réalité qui va bien au-delà des renaissances culturelles et artistiques successives qu’a connues l’Europe entre le IXè et le XVIè siècle. Au XIXè siècle, alors que la philosophie allemande s’obstinait, de Kant à Schopenhauer, à rogner les prérogatives de la raison, le Concile Vatican I a réaffirmé solennellement la puissance de l’intellect humain. Au XXè siècle, l’Eglise a été de tous les combats contre les totalitarismes, pour préserver la liberté et la dignité humaines. Aujourd’hui comme hier, on reconnaît un texte chrétien à ce qu’il veut hisser l’humanité au-dessus d’elle-même, lui donner espoir, la persuader qu’aucune situation n’est jamais totalement désespérée. Aucun doute, le Document de Travail du Synode, véritable attentat contre l’intelligence, n’éclaire rien; au contraire, il est fondé sur un pessimisme sombre concernant la civilisation. Il est rempli de jargon bureaucratique et de clichés affligeants. Le niveau de ses descriptions géographiques, sociologiques, anthropologiques ne conviendrait pas à un manuel scolaire. Il prône une régression intellectuelle et civilisationnelle profonde: alors que le monde doit faire face - et aurait besoin d’être guidé spirituellement - à l’ère digitale, au monde de l’intelligence artificielle, l’Instrumentum Laboris nous donne pour modèle un « paradis imaginaire » antérieur à toutes les cultures qui ont façonné et modèlent encore aujourd’hui les relations entre les hommes à l’échelle mondiale. Alors que nous avons besoin d’être guidés face aux progrès fulgurants des biotechnologies, le Document de Travail voudrait plonger les fidèles de l’Eglise catholique dans un regard infantilisant le monde. Au moment où les catholiques français attendent un soutien sur des sujets comme la PMA, on leur propose une phraséologie obscurantiste sur le « cri de la terre ».

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