Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe - Page 60

  • Au risque de l’histoire : l’Eglise et les Lumières

    IMPRIMER

    Une émission de Christophe Dickès sur KTO:

    Au milieu du XVIIIe siècle, le pape Clément XIII remet vigoureusement en cause la philosophie des Lumières. Par son encyclique Christianæ reipublicæ salus (Le salut du peuple chrétien), publiée en 1766, il en condamne les principes et les oeuvres. L’oeuvre de Rousseau mais aussi celle de l’Encyclopédie sont mises à l’Index (fameuse liste de livres dont la lecture était interdite par l’Eglise). Premier texte dogmatique d’un catholicisme intransigeant, Clément XIII peut biaiser ici notre lecture des rapports entre l’Eglise et Les Lumières. Comment en est-on arrivé là ? A-t-il existé des papes « éclairés » ? Rome fut-elle, tout au long du XVIIIe siècle, une capitale culturelle dans le sillage intellectuello-artistique de la Renaissance ? Les Lumières furent-elles d’ailleurs un sérieux sujet de préoccupation de l’Eglise ? Grâce à Albane Pialoux et Olivier Andurand, l’émission Au risque de l’histoire propose de considérer les événements dans leur contexte et toute leur complexité:

    JPSC

  • Hongrie : le pape rencontrera bien Viktor Orban

    IMPRIMER

    Une information qui dément celles auxquelles nous avions fait écho :

    De KathNet :

    Le pape François rencontrera le Premier ministre Orbán !

    9 juin 2021

    Communiqué de presse intégral de la Conférence épiscopale hongroise : Une rencontre avec les dirigeants hongrois, dont le Premier ministre Orbán, est prévue avant la messe papale.

    Le pape François devrait arriver en Hongrie le 12 septembre 2021 pour la messe de clôture du 52e Congrès eucharistique international. Une réunion séparée avec les dirigeants hongrois, le président János Áder, le Premier ministre Viktor Orbán, des membres du gouvernement et d'autres responsables de haut rang est prévue avant la célébration.

    Nous trouvons regrettable que de fausses informations et des interprétations erronées du programme du Saint-Père, qui est toujours en cours d'élaboration en Hongrie, se soient répandues dans les médias locaux et internationaux. Par exemple, la rumeur selon laquelle le Saint-Père a exclu quelqu'un de son programme n'est pas vraie.

    Budapest, le 9 juin 2021

  • Malaise diplomatique autour du projet de voyage du pape en Hongrie

    IMPRIMER

    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    Le projet de voyage du pape François en Hongrie suscite un malaise diplomatique

    Bien qu'il ait été invité à effectuer une visite d'État, le pape a clairement indiqué qu'il ne participerait qu'au congrès eucharistique de Budapest et qu'il n'avait pas l'intention de se rendre dans le pays lui-même.

    3 juin 2021

    La visite du pape François en Hongrie, prévue en septembre, risque de provoquer une rupture diplomatique après qu'il est apparu que le Saint-Père pourrait ne rester que trois heures dans le pays, omettre une visite de courtoisie au président hongrois, puis passer éventuellement trois jours et demi en Slovaquie voisine. 

    Selon des sources au Vatican et en Hongrie, des efforts sont déployés pour convaincre le pape de rester en Hongrie au-delà de la matinée du 12 septembre, où il célébrera la messe de clôture du Congrès eucharistique international qui se déroule dans la capitale Budapest.

    Ils tentent également de persuader le pape de ne pas effectuer de visites de courtoisie au président du pays, le catholique János Áder, et au Premier ministre, Viktor Orbán, ni de s'adresser aux dirigeants civiques et politiques, comme le veut la coutume, malgré les invitations répétées du gouvernement hongrois à effectuer une visite d'État.

    "Les tensions politiques en coulisses sont dues au fait que le Vatican veut éviter toute réunion politique, y compris la visite du palais présidentiel de Budapest qui devrait faire partie du package", a déclaré une source informée à Budapest au Register le 2 juin. 

    "Quelque chose ne va pas ici, du moins du point de vue de la diplomatie et du protocole", a écrit Luis Badilla, rédacteur en chef de Il Sismografo, un agrégateur de nouvelles géré par la Secrétairerie d'État du Vatican.  

    Selon le dernier itinéraire proposé, le pape sera conduit directement de l'aéroport au lieu du congrès, la place des Héros, dans le centre de Budapest. Après la messe de clôture, il devrait partir pour Bratislava, la capitale slovaque. 

    Depuis que la possibilité d'une visite en Hongrie a été évoquée l'année dernière, le pape a clairement indiqué qu'il ne se rendrait qu'au congrès eucharistique et qu'il n'avait pas l'intention de se rendre dans le pays lui-même. S'adressant aux journalistes sur le vol de retour d'Irak le 8 mars, il a déclaré : "Ce n'est pas une visite dans le pays, mais pour cette messe. Mais Budapest est à deux heures de route de Bratislava : pourquoi ne pas rendre visite aux Slovaques ? Je ne sais pas." 

    Si le pape maintient son projet de passer directement trois jours et demi en Slovaquie - un pays qui a eu une histoire difficile avec la Hongrie mais qui entretient désormais de bonnes relations avec Budapest - des sources ont déclaré au Register que ce serait un affront pour les Hongrois et "une gigantesque gifle" pour le Premier ministre Orbán. 

    "Ce serait scandaleux", a déclaré au Register une source de l'Église à Budapest. "Ce serait l'équivalent de le voir passer une demi-journée en Israël puis trois jours et demi en Iran, ou une demi-journée en Pologne puis se rendre en Russie pour quelques jours. Tout le monde pense que c'est inacceptable." 

    Lire la suite

  • La Voie synodale ? "En effet, de telles attitudes offensent et étonnent nos croyants" (Cardinal Puljic, archevêque de Sarajevo)

    IMPRIMER

    Face à l’Allemagne, l’autre Europe fait entendre sa voix: « Nous ne pouvons pas comprendre une Eglise dans laquelle le sacrifice devient un mot étranger et où  il y a un Jésus sans croix ». Interview de Mgr Vinko Puljic, cardinal-archevêque de Sarajevo  (capitale de la Bosnie-Herzégovine) par Clara Steinbrecher sur le site  Kath Net /Maria 1.0 :

    Puljic 05b37559e832207ab38ee3fdf1871e34.jpg« Sarajevo (kath.net/ Maria 1.0) Lorsque le pape Saint Jean-Paul II l'a accepté au Collège des cardinaux le 26 novembre 1994, Vinko Puljić, 49 ans, était le plus jeune cardinal. Aujourd'hui, le cardinal Vinko Puljić est archevêque de Vrhbosna (Sarajevo). L'archidiocèse de Sarajevo a ses origines au 7ème siècle. En 1881, il fut rétabli en tant qu'évêché. L'archevêché est situé à l'est de la Bosnie-Herzégovine et borde la Croatie au nord, la Serbie à l'est et le Monténégro au sud. Le diocèse comprend des parties de la Fédération de Bosnie-Herzégovine et de la République serbe. Mgr Puljić n'est pas seulement le curé de son diocèse mais, en tant que cardinal, également membre de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples et du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. En décembre 2020, l'homme de 75 ans a survécu à une grave maladie COVID-19. "Marie 1. 0 » a parlé au cardinal Puljić. L'interview a été arrangée par Thommy M. Schott et traduite par Dinka Mihic. Les questions sont posées par Clara Steinbrecher, responsable de l'initiative Maria 1.0.

    Maria 1.0 : Votre Éminence, en décembre 2020, vous avez dû être soignée à l'hôpital en raison d'une infection corona. Comment allez-vous  aujourd'hui?

    Cardinal Puljić : Je remercie Dieu d'être allé à l'hôpital à temps. J'ai rencontré des médecins et du personnel médical très dévoués. J'ai bien survécu à Corona, mais j'en subis toujours les conséquences. J'admirais le personnel médical qui, malgré la lourde charge, était toujours patient avec tous les patients. Je ne suis pas le même qu'avant Corona, mais je suis reconnaissant à Dieu de pouvoir faire mes devoirs régulièrement.

    Maria 1.0: Les Croates catholiques sont le plus petit des trois groupes ethniques nationaux de votre patrie. Comment décririez-vous la situation des catholiques de Bosnie-Herzégovine un quart de siècle après la fin de la guerre ?

    Cardinal Puljić : Les accords de Dayton ont mis fin à la guerre, mais ils n'ont pas créé une paix juste. Dayton divise la Bosnie-Herzégovine en deux. Dans une partie, la Republika Srpska (République serbe, ndlr), le nettoyage ethnique est légalisé et il n'y a quasiment pas de Croates catholiques là-bas. Dans l'autre partie (Fédération de Bosnie-Herzégovine, ndlr), où vivent Croates et Bosniaques, une majorité de Bosniaques est issue des Croates. Les gens sont anxieux et frustrés. Même ceux qui ont enduré la guerre quittent maintenant le pays. Malheureusement, l'égalité des trois peuples constitutifs n'a pas été établie et les mêmes droits ne s'appliquent pas dans tous les domaines.

    Maria 1.0 : Si vous visitez la Sainte Messe d'une congrégation croate en Allemagne, vous remarquerez que les églises sont pleinement représentées et que presque toutes les générations sont représentées parmi les fidèles. L'Église catholique dans votre pays est-elle plus vivante qu'elle ne l'est, par exemple, en Allemagne ?

    Cardinal Puljić : Tout au long de l'histoire, nos catholiques ont trouvé dans la foi un soutien et une source de force. Lorsqu'ils quittent désormais la terre de leurs ancêtres, ils portent en eux la foi de leurs pères, dans laquelle ils ont grandi et pour lesquels ils ont beaucoup enduré, surtout à l'époque communiste. L'ancienne génération vivra cette croyance, mais les plus jeunes s'adapteront rapidement à l'environnement dans lequel ils sont entrés car c'est là qu'ils vont à l'école et l'opinion publique influence leur vision du monde.

    Lire la suite

  • La famille est l’avenir démocratique et démographique de l’Europe

    IMPRIMER

    Communiqué de presse de la FAFCE(*)

    Résolution du Conseil de Présidence de la FAFCE à l’occasion de la Conférence sur l’avenir de l’Europe

    La famille est l’avenir démocratique et démographique de l’Europe

    28 mai 2021, Bruxelles

    Les 26 et 27 mai 2021, la FAFCE a tenu son Conseil de Présidence biannuel,  rassemblant ses 28 Associations membres, Membres associés et observateurs de 18 pays européens.

    Cette année, trois invités sont intervenus lors de la réunion. P. Martin Michalíček, Secrétaire Général du Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE), a encouragé les membres de la FAFCE : "Nous comptons sur votre présence en Europe ! Pour apporter l'évangile de la famille, l'authentique bonne nouvelle de la famille !". P. Manuel Barrios Prieto, Secrétaire général de la Commission des Épiscopats de l'Union Européenne (COMECE), a souligné le rôle central joué par les associations familiales, car "elles sont témoins de la beauté de la famille et peuvent arriver là où les institutions ne peuvent parfois arriver". Enfin, M. Mattia de Grassi, Membre du Cabinet de la Vice-présidente de la Commission européenne Dubravka Šuica en charge de la Conférence sur l'avenir de l'Europe, a échangé avec les membres de la FAFCE sur la meilleure manière de tirer parti du lancement de la Conférence sur l'avenir de l'Europe pour attirer l'attention sur la centralité de la famille dans la vie des citoyens l'UE et la démocracie en Europe.

    Les membres de la FAFCE ont approuvé une résolution intitulée "La famille est l'avenir démocratique et démographique de l'Europe". La résolution souligne les nombreuses contributions de la famille pour leurs communautés et affirme l'importance de ces contributions pour la préservation de l'équilibre démographique et des principes démocratiques.

    Veuillez trouver ci-dessous le texte complet de la résolution.  

    Résolution du Conseil de Présidence de la FAFCE à l’occasion de la Conférence sur l’avenir de l’Europe

    La famille est l’avenir démocratique et démographique de l’Europe

    27 mai 2021

    Comme conséquence du lancement de la Conférence sur l’avenir de l’Europe le 9 mai 2021 à Strasbourg ;

    Rappelant l’actuel hiver démographique en Europe, comme souligné par la Résolution de 2018 du Conseil de Présidence de la FAFCE sur Pour un printemps démographique en Europe, et récemment soulevé par le Pape François lors des États Généraux de la Natalité à Rome le 14 mai 2021, « si les familles ne sont pas au centre du présent, il n’y aura pas d’avenir : mais si les familles repartent, tout repart ».

    Considérant la complémentarité entre démocratie et démographie et leur profonde connexion avec la famille ;

    Considérant le rôle des familles et des associations familiales comme protagonistes de la vie publique ;

    Le Conseil de Présidence de la FAFCE rappelle le rôle crucial des familles pour l’avenir démocratique et démographique de l’Europe :

    1. La famille est la première communauté de personnes et le premier réseau d’engagement social. Tout corps intermédiaire débute comme communauté de familles. Le marché et l’État existent tous deux au service de la communauté.

    2. Les principes démocratiques dérivent de l’expérience chrétienne de la dignité humaine et sont transmis par des générations de familles ; ces principes sont le résultat d’un sens de responsabilité vécu dans la famille, au sein de laquelle émergent le respect réciproque entre homme et femme, l’estime pour le rôle essentiel des personnes âgées, l’attention pour le bien commun, et la générosité. Au sein de la famille, les enfants grandissent pour devenir des citoyens engagés et responsables, capables de se soucier des plus faibles et des plus pauvres de nos communautés.

    3. Comme l’a aussi mis en lumière la pandémie, le rôle de la famille est également de transmettre des principes démocratiques et de les partager au sein de leurs communautés, par le biais de réseaux de familles et d’associations familiales, transcendant ainsi non seulement la société, mais également les pays, comme le démontre l’existence même de la FAFCE.

    4. Les grands-parents et les parents jouent un rôle clef dans la transmission du savoir et de la mémoire collective, affirmée par leur expérience de charité, paix, justice et solidarité.

    5. Une démocratie authentique n’est pas le seul résultat d’une série de règles ou d’un modèle exportable ; il s’agit plutôt de la vertu d’affirmer et de rendre témoignage de la dignité de chaque personne humaine et de l’engagement pour le bien commun.

    6. La démocratie est impossible sans les familles et leur contribution générative pour le futur de leurs communautés. Les familles devraient donc être reconnues dans leur rôle d’agents de démocratie, pôles d’action sociale, et protagonistes de politiques démographiques et démocratiques. Ainsi, l’État et les institutions publiques, adoptant une approche ascendante, devraient encourager la liberté et l’exemple démocratique porté par les familles, dans le respect du principe de subsidiarité.

    L’Europe fait face à de nouveaux défis qui requièrent de la solidarité. La solidarité intergénérationnelle et entre les familles est un premier exemple duquel les décideurs politiques peuvent apprendre. La FAFCE appelle les décideurs européens et nationaux à reconnaitre le rôle des familles et à investir en elles, afin de les équiper pour devenir des moteurs de la démocratie participative et garants du pluralisme.

    (*) La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) représente 28 associations locales et nationales: nous sommes la voix des familles d'une perspective catholique au niveau européen. La FAFCE détient un statut participatif auprès du Conseil de l'Europe depuis 2001 et fait partie de la plateforme des droits fondamentaux de l'Union européenne.

  • Mgr Rey : « Le grand témoignage que le christianisme peut apporter au monde, c’est celui de l’espérance »

    IMPRIMER

    unnamed (2).jpg

    L’évêque de Toulon-Fréjus, Monseigneur Dominique Rey, a célébré lundi dernier la messe de clôture du pèlerinage traditionnel de Pentecôte Paris-Chartes, organisé par l’association Notre-Dame de Chrétienté. Le site web « Boulevard Voltaire » publie l’interview du prélat recueillie dans ce contexte par Iris Bridier :

    Rey E2BFQoLWUAQU4jm.jpg« Monseigneur, vous célébrez la messe de clôture du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté lundi. Quel message adresserez-vous aux pèlerins qui auront marché ce week-end de Pentecôte ?

    En considérant cette magnifique flèche de la cathédrale de Chartres qui se dégage à l’horizon et qui entraîne le pèlerin marchant sur les routes poudreuses, cette flèche qui lui désigne le Ciel, je dirai que le grand témoignage que le christianisme peut apporter au monde, c’est celui de l’espérance. Dieu ne nous abandonne pas. Comme le disait Gustave Thibon, « pour n’espérer qu’en Dieu seul, il faut avoir désespéré de tout ce qui n’est pas Dieu ».

    Notre société traverse de nombreuses crises entraînant des inquiétudes pour l’avenir. Comment garder la confiance dans un monde où la violence, l’insécurité, le chômage, la peur du virus, les privations de liberté viennent troubler notre paix ?

    « L’espérance est un désespoir surmonté », écrivait Bernanos. Ces moments anxiogènes de culture hygiénique sont l’occasion de prendre de la hauteur, de rapporter tout cela à Dieu pour essayer de trouver un sens dans ce qui n’en a pas beaucoup aux yeux de nos contemporains. Comment cette crise, avec cette question de la mort et de la fragilité qui nous éclatent en pleine figure, nous amène à du réalisme et de l’humilité. C’est toute la question de l’espérance chrétienne qui est en jeu. Nous avançons vers Dieu quand nous sommes mis à terre. Cette crise que nous traversons est une opportunité de revenir à des essentiels. Le christianisme est né de la mort, il est sorti d’un tombeau. Le christianisme a changé le tombeau en berceau. Dans un monde qui manque d’horizon, le christianisme, en nous ramenant à l’essentiel, nous offre une perspective.

    La France, fille aînée de l’Église, est en proie à un double phénomène de déchristianisation et de montée de la radicalisation. L’islam, une menace ou un défi ?

    C’est d’abord un défi et cela peut devenir une menace. Un défi parce que géographiquement, sociologiquement, démographiquement, une réalité s’impose à nous incontestablement. Comment se frayer un chemin entre un relativisme et un fondamentalisme qui soumet Dieu à une image de violence ? C’est sur cette ligne de crête que se situe le témoignage chrétien, qui est pour nous un défi et une crainte si on ne prend pas l’exacte mesure de notre identité chrétienne et de notre mission de pouvoir témoigner à travers l’annonce et le dialogue.

    Certaines voix politiques s’élèvent pour reléguer le religieux dans la sphère privée pour lutter contre le séparatisme. Que pensez-vous de cette conception de la laïcité ?

    C’est une très mauvaise réponse car le religieux a une dimension publique. Être chrétien, ce n’est pas simplement dire sa prière ou faire son examen de conscience en privé. On veut soumettre le christianisme à l’individualisme ambiant. Le christianisme fait partie de la conscience personnelle, de l’intime de l’âme, mais il implique une relation à l’autre et il s’exprime, c’est sa vocation. Ce serait renier le christianisme que de le reléguer à la conscience individuelle. Ce serait l’amputer de son expressivité et, donc, de cette dimension de mission. Dans notre patrimoine, le grand nombre d’églises est une manifestation de cette foi dans la pierre. Il ne faut pas oublier que l’ADN du christianisme, c’est d’aller dans toutes les nations faire des disciples. »

    Ref. Mgr Rey : « Le grand témoignage que le christianisme peut apporter au monde, c’est celui de l’espérance »

    JPSC

  • "Je ne signerai jamais un projet de loi impliquant l’autorisation du meurtre"

    IMPRIMER

    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Avortement à Malte : le président prêt à démissionner

    Publié le 21 Mai, 2021

    A Malte, le député Marlène Farrugia a déposé le 12 mai un texte au parlement visant à dépénaliser l’avortement. Une proposition inattendue. Quelques jours plus tard, le président du pays, George Vella, a déclaré : « Je ne peux pas empêcher l’exécutif de décider, c’est au parlement de le faire. Mais j’ai la liberté, si je ne suis pas d’accord avec un projet de loi, de démissionner et de rentrer chez moi, je n’aurai aucun problème à le faire ». Médecin de formation, il a précisé : « Je ne signerai jamais un projet de loi impliquant l’autorisation du meurtre (…) Vous avez tué ou pas tué, il ne peut y avoir de demi-mort. Je suis très clair, il n’y a pas de si et de mais ».

    Malte est le dernier pays de l’Union européenne où l’avortement est interdit. Il représente un crime, entraînant une peine de 18 mois à 4 ans de prison, pour la femme et pour toute personne impliquée. La proposition de loi veut supprimer ces dispositions.

    Pour l’heure, la Commission d’examen des projets du Parlement n’a pas encore décidé si le texte sera débattu ou non. En outre, les deux principaux partis politiques y sont opposés.

    Source : La Croix international (20/05/2021) ; Malta today (12/05/2021) ; Euractiv (13/05/2021)

  • Des Européens toujours plus "à droite" ?

    IMPRIMER

    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    LES EUROPÉENS SE SITUENT DE PLUS EN PLUS « À DROITE »

    L’Europe se « droitise », constate le groupe de réflexion (« think-tank ») Fondapol – la Fondation pour l’innovation politique – dans une étude parue le 1er mai (en lien ci-dessous). Ce constat ne repose pas seulement sur l’émergence de majorités dites « de droite » au Parlement de l’UE et dans la plupart des pays européens (des majorités plutôt conservatrices sont à la tête de 22 gouvernements sur 28 en comptant le Royaume-Uni) mais, plus profondément, sur l’évolution des opinions publiques. Celles-ci réagissent aux « désordres de la société contemporaine », relève l’auteur de cette étude, Victor Delage, qui les résume ainsi : « …multiplication et enchevêtrement de crises mondiales, déploiement de la globalisation, vieillissement démographique, hausse de l’immigration, accroissement du sentiment d’insécurité suscité par les phénomènes de délinquance et le terrorisme islamiste, recomposition de l’espace médiatique, etc. » Cette « droitisation » ressort en particulier des dernières données du Baromètre de la confiance politique du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) concernant quatre grandes démocraties européennes : la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni.

    En moyenne, dans ces quatre pays, 39% des répondants se situent à droite, 27% à gauche et 20% au centre. Ceux qui se disent le plus à droite sont les Italiens (44% contre 31% à gauche), puis les Britanniques (40% contre 25% à gauche), les Français (38% contre 24% à gauche) et les Allemands (36% contre 26% à gauche). Ce ne sont pas seulement les seniors qui se droitisent mais aussi les jeunes : « Dans l’ensemble des pays, 41% des 18-24 ans et 41% des 25-34 ans se positionnent entre 6 et 10 sur l’échelle [gauche-droite], soit un niveau comparable à celui des 65 ans et plus (40%) mais supérieur de 5 points à celui des 50-64 ans (36%). » Le déplacement vers la droite est continu depuis cinq ans : ainsi, si 33% des Français se situaient à droite en 2017, ils sont 38% en 2021, tandis que le pourcentage des Français se disant de gauche s’est érodé : 25% en 2017, 24% en 2021. L’auteur voit un « basculement historique » dans les « puissants courants de droitisation » qu’expriment ces données, sur fond d’hostilité à l’immigration, de défiance envers l’islam, et d’attachement au libéralisme économique assorti d’un écologisme tempéré par la conviction, partagée par les trois quarts des personnes interrogées, que l’« on peut continuer à développer notre économie tout en préservant l’environnement pour les générations futures ». Le rejet d’une écologie « punitive » est largement partagé.

    Reste à savoir dans quelle mesure les principales « valeurs » qualifiées « de droite », à savoir « le nationalisme via la question identitaire, le libéralisme économique et le libéralisme politique indexé à l’individualisme », sont compatibles entre elles et, surtout, avec la recherche du bien commun. Sont-elles réellement compatibles ? On comprend bien sûr qu’une majorité de Français souhaite un retour à l’autorité de l’État sur les sujets régaliens mais aussi que « l’État fasse confiance aux entreprises et leur donne plus de liberté » – le dirigisme étant une spécificité hexagonale. Mais comment, par exemple, concilier le désir qui s’est exprimé à l’occasion de la pandémie d’une relocalisation industrielle en France, sans remettre en cause le dogme du libre-échange entre des pays « usines du monde » et des pays de consommateurs ? Comment satisfaire l’aspiration des peuples européens à recouvrer leur pouvoir de décision, s’agissant par exemple du défi migratoire, sans s’attaquer à la prééminence des lois édictées par des instances supranationales au nom des droits de l’homme ? Quant au nationalisme – à ne pas confondre avec le patriotisme –, l’histoire du XXème siècle a montré jusqu’où son exacerbation pouvait conduire de grandes et vieilles nations.

    Enfin, cette étude confirme que l’individualisme est aujourd’hui largement partagé à droite comme à gauche. Or il entre en collision avec la justice sociale comme avec une authentique bioéthique, les réformes en cours dans ce domaine (PMA/GPA) ayant pour but de satisfaire les désirs individuels – et les marchés juteux qu’ils induisent. Une remarque semblable s’impose à propos du défi démographique : aucune barrière migratoire ne tiendra à long terme sans une reprise vigoureuse de la natalité dans les pays européens, ce qui implique l’instauration de politiques familiales à rebours de l’individualisme, de l’hédonisme et des idéologies antifamiliales. Autant de contradictions à lever sur des sujets cruciaux pour que se dessinent de véritables programmes politiques fondés sur une vision globale de la société, loin du vieux clivage gauche/droite dont les contours deviennent de plus en plus flous, et de l’opportunisme du « en même temps » macronien qui joue de cette ambiguïté.

    La conversion des Européens aux valeurs de droite

    Fondation pour l’innovation politique 01-05-2021
    La conversion des Européens aux valeurs de droite
    Lire l'article sur le site : Fondapol
  • La FAFCE a besoin de votre aide

    IMPRIMER

    Un message important de la Présidence de la FAFCE (Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe) 

    Chers amis de la FAFCE,

    Aujourd'hui, c'est la journée internationale de la famille. Depuis 2009, le bureau de la FAFCE à Bruxelles est au service de la famille au niveau européen, donnant une voix à tant de parents et d'enfants qui ne se reconnaissent pas toujours dans les développements politiques des dernières années, ni au niveau des pays.

    Notre Fédération a une double mission :

    • représenter les familles auprès de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe, en amplifiant leur voix dans la perspective de l'enseignement social de l'Église catholique.
    • inspirer le développement des associations familiales en Europe et au-delà, une vocation qui va au-delà des frontières de l'Europe, comme en témoignent les 28 associations membres de la FAFCE provenant de 18 pays d'Europe (et comme souligné lors de notre dernier webinaire).

    Avec quelques autres volontaires, nous avons voyagé et nous avons beaucoup travaillé, complètement gratuitement, en consacrant notre temps et nos énergies personnelles à cette mission.

    Nous devons dire que nous sommes toujours soutenus par notre bureau à Bruxelles et qu'avec notre équipe, nous sommes heureux de faire ce travail.

    Nous n'avons pas l'habitude d'écrire ce genre de messages. Pourtant, nous sommes aujourd'hui confrontés à une difficulté financière sans précédent qui requiert notre attention.

    Afin de maintenir le niveau actuel de nos activités, nous devons conserver une équipe professionnelle à Bruxelles. Cela signifie que, pour équilibrer notre budget cette année, nous avons encore besoin de 25.000€.

    En raison des nombreuses difficultés financières que rencontrent nos propres associations familiales membres, nous aurons l'année prochaine un solde impayé de 75.000€.

    Si chaque personne qui lit ce courriel pouvait donner ne serait-ce que 1, 5 ou 10 euros, nous pourrions facilement combler ce manque.

    Malgré cette difficulté, nous nous sentons honorés que vous nous ayez confié cette énorme responsabilité, tant envers la famille qu'envers l'Eglise. Maintenant, nous sommes sûrs que vous seriez heureux de partager notre responsabilité d'assurer le soutien et la croissance des familles.

    Notre budget annuel est publié sur le registre de transparence des institutions européennes et il sert exclusivement à financer le travail quotidien de notre bureau (deux employés à temps plein, un stagiaire et des frais de voyage occasionnels).

    Vous souhaitez voir ce que nous pouvons faire avec notre équipe de Bruxelles ?

    Veuillez consulter notre site web ou n'hésitez pas à nous contacter en répondant simplement à ce courriel.

    Vous avez d'autres questions sur notre mode de financement et sur la manière de mieux soutenir notre travail ?

    Notre bureau de Bruxelles est toujours à votre disposition pour un entretien privé en ligne/hors ligne. Vous pouvez demander un rendez-vous en répondant simplement à cet e-mail.

    Sans votre aide, la voix de FAFCE deviendra de plus en plus faible jusqu'à ce que toutes les voix des familles européennes concernées soient réduites au silence.

    Au fil des années, nous avons témoigné de la beauté de la famille, avec calme et un sens de la responsabilité envers le Bien Commun. En fait, nous sommes conscients que la précarité fait partie intégrante de notre mission et nous ne nous décourageons donc jamais. Aucune somme n'est trop petite, tout comme aucun obstacle n'est trop grand.

    Merci beaucoup,

    Vincenzo Bassi, Président
    Antoine Renard, Président d'honneur
    Cornel Barbut, Vice-président
    Alfred Trendl, Trésorier

    SOUTENIR LA FAFCE

    La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe représente 28 organisations nationales et locales : nous sommes la voix des familles d'une perspective catholique au niveau européen. La FAFCE détient un statut participatif auprès du Conseil de l'Europe depuis 2001 et est membre de la Plateforme des droits fondamentaux de l'Union européenne.

  • "Sans natalité, pas d'avenir" : le plaidoyer nataliste du pape

    IMPRIMER

    Image

    De Vatican News (Salvatore Cernuzio) (en italien) :

    François : sans natalité, il n'y a pas d'avenir. Si la famille redémarre, tout redémarre

    Le Pape ouvre, avec le Premier ministre italien Mario Draghi, les travaux des États généraux de la naissance promus par le Forum des associations familiales.

    D'une part, il y a le "désarroi dû à l'incertitude du travail", d'autre part, les "craintes dues aux coûts de moins en moins supportables pour élever des enfants" et la "tristesse" pour les femmes "qui sont découragées d'avoir des enfants au travail ou doivent cacher leur ventre". Autant de "sables mouvants qui peuvent faire sombrer une société" et qui contribuent à rendre cet hiver démographique devenu constant en Italie encore plus "froid et plus sombre". Le pape François s'est exprimé à l'ouverture des travaux des États généraux de la natalité, promus par le Forum des associations familiales dans l'auditorium de la Conciliazione et consacrés au destin démographique de l'Italie et du monde.

    Le Premier ministre italien Mario Draghi est présent

    Le souverain pontife est arrivé ponctuellement à 9 heures dans le foyer de la grande structure située à quelques pas de la place Saint-Pierre, suivi du Premier ministre Mario Draghi. Sur la scène, huit enfants l'ont accompagné tout au long de la rencontre ; au premier rang, le maire de Rome, Virginia Raggi, le président de la région du Latium, Nicola Zingaretti, et l'ambassadeur d'Italie auprès du Saint-Siège, Pietro Sebastiani. Le président du Forum, Gigi De Paolo, a ouvert les travaux et Draghi est immédiatement intervenu pour donner le coup d'envoi de la série d'interventions des invités répartis sur trois tables thématiques : représentants de banques, d'entreprises, de compagnies d'assurance, de médias, de sports, tous réunis pour une discussion et un conte choral sur le thème de la natalité dans un pays qui, en 2020, a connu une réduction de 30% des naissances.

    La moitié des jeunes pensent avoir plus de deux enfants

    C'est précisément la tendance qu'il faut "inverser" pour "remettre l'Italie en marche à partir de la vie, à partir de l'être humain", a déclaré François au début de son discours, dans lequel il a tourné ses pensées en particulier vers les jeunes dont les rêves ont été brisés dans la glace de ce rude hiver, découragés au point que "seulement la moitié d'entre eux croient qu'ils pourront avoir deux enfants dans leur vie".

    "L'Italie se retrouve ainsi depuis des années avec le nombre de naissances le plus bas d'Europe", note le pontife, "dans ce qui devient le vieux continent non plus à cause de son histoire glorieuse, mais à cause de son âge avancé."

    "Chaque année, c'est comme si une ville de plus de deux cent mille habitants disparaissait, en 2020 elle a touché le nombre le plus bas de naissances depuis l'unité nationale : pas seulement à cause du Covid, mais à cause d'une tendance continue et progressive à la baisse, d'un hiver de plus en plus rigoureux."

    Les parents déchirés entre la maison et le travail, les grands-parents des canots de sauvetage

    Le pape cite le président de la République italienne, Sergio Mattarella, qui a répété que "les familles ne sont pas le tissu conjonctif de l'Italie, les familles sont l'Italie". Il tourne ensuite son regard vers la réalité des nombreuses familles qui, en ces mois de pandémie, "ont dû faire des heures supplémentaires, partageant leur foyer entre le travail et l'école, leurs parents faisant office d'enseignants, de techniciens informatiques, de travailleurs, de psychologues." Sans oublier les "sacrifices" demandés aux grands-parents, "véritables canots de sauvetage pour les familles" ainsi que "la mémoire qui nous ouvre à l'avenir".

    Lire la suite

  • Santé, droits génésiques et sexuels : une proposition très contestable adoptée en commission au Parlement Européen

    IMPRIMER

    D'Alliance Vita :

    Europe : une proposition très contestable sur la “santé et les droits génésiques et sexuels”

    L’expression « santé et droits sexuels et génésiques » est foncièrement ambiguë. Sans claire définition, elle est notamment utilisée dans ce contexte pour banaliser, au nom de la santé, la question délicate de l’avortement, pratique qui ne relève pas de la compétence de l’Union européenne.

    De plus, le texte ne prend pas en compte les dimensions éthique, sociale et culturelle de l’avortement. Il s’attaque au droit à l’objection de conscience en prétendant que celui-ci permettrait « aux professionnels de santé de choisir de ne pas fournir les produits et services auxquels ils sont moralement opposés, y compris l’avortement ou la prescription, la vente et les conseils relatifs aux méthodes contraceptives ». Or, le droit à l’objection de conscience est garanti par l’article 10.2 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Il a également été clairement et explicitement affirmé concernant les actes d’avortement par la résolution 1763 (2010) de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

    Si ce type de document n’a pas de valeur contraignante, il exprime un point de vue. En l’occurrence dans ce cas, il outrepasse la compétence européenne. Or en matière de maternité et de prévention, d’autres orientations méritent d’être privilégiées, notamment pour assurer un soutien adapté à la maternité, prévenir l’infertilité, et lutter contre toutes les formes de gestation pour autrui (GPA) qui constituent une grave atteinte aux droits des femmes en Europe et dans le monde.

    Pour aller plus loin : Note d’analyse sur la proposition de résolution

    Voir également : https://www.ieb-eib.org/fr/actualite/debut-de-vie/avortement/parlement-europeen-existe-t-il-un-droit-a-l-avortement-dans-l-ue-2003.html

  • Des églises et des statues chrétiennes vandalisées en Europe durant les mois de mars et d'avril

    IMPRIMER

    De Pier Luigi Zoccatelli sur Bitter Winter :

    Plusieurs églises et statues chrétiennes attaquées en Europe en mars et avril

    05/06/2021

    L'Observatoire de l'intolérance et des discriminations envers les chrétiens en Europe détaille les incidents survenus dans plusieurs pays.

    The bust of John Paul II spray-painted in Paris on April 19 (from Twitter).
    Le buste de Jean-Paul II peint à la bombe à Paris le 19 avril (d'après Twitter).

    Bien qu'en mars et avril 2021, de nombreux Européens étaient encore en quarantaine à cause du COVID-19, cela n'a pas empêché le vandalisme contre les églises et les statues chrétiennes de se poursuivre.

    Les rapports de l'Observatoire de l'intolérance et de la discrimination envers les chrétiens en Europe, basé à Vienne, énumèrent un nombre alarmant de cas à travers l'Europe.

    Bien que les églises catholiques aient été les principales cibles, des incidents ont également touché des lieux de culte protestants. Dans la nuit du 19 mars, des agresseurs ont tenté de mettre le feu au vestibule de l'église protestante de Glonn, en Haute-Bavière. Des prospectus et des dépliants ont été incendiés. La porte d'entrée, une table d'appoint et un tapis ont été brûlés, même si, heureusement, le feu ne s'est pas propagé à toute l'église.

    Le 20 mars, l'église Saint-Georges de Freistett, dans l'État allemand du Bade-Wurtemberg, a été attaquée par des inconnus qui ont gravement endommagé l'orgue et vandalisé la partie interne du sanctuaire.

    Le 20 mars également, des inconnus ont brisé une fenêtre de l'église de Santa Maria della Speranza à Catanzaro, en Italie, en y jetant des pierres. Le maire de la ville a dénoncé l'incident comme un crime de haine anticatholique.

    Au cours du même week-end, des vitres ont été brisées dans l'église du Sacré-Cœur de Singen, dans le Bade-Wurtemberg. Dans le même état, le 22 mars, un acte de vandalisme et des dommages matériels s'élevant à plusieurs milliers d'euros, ont eu lieu dans une église de Rheinau.

    L'église de Saint-Simon et Judas à Golasecca, dans la province italienne de Varèse, a eu le douteux privilège d'être attaquée deux fois, le 21 mars et le 18 avril. Surnommée "l'église du Lazzaretto" parce qu'elle a été construite pendant l'épidémie de peste de 1630, l'église a été vandalisée par des inconnus qui s'y sont introduits de nuit.

    Lire la suite