Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe - Page 58

  • Toute une nébuleuse islamiste a tissé sa toile dans la capitale belge

    IMPRIMER

    A lire sur le site de Charlie Hebdo : https://charliehebdo.fr/2021/10/international/bruxelles-parlement-europeen-excite-freres-musulmans/

  • En Allemagne, les socialistes sont en tête grâce aux électeurs de plus de 50 ans

    IMPRIMER

    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Allemagne — les socialistes en tête grâce à l'électorat de plus de 50 ans

    Les socialistes allemands ont remporté de justesse dimanche les élections législatives marquant la fin de l’ère Merkel, mais le pays se prépare à une longue période d’incertitude sur la succession de la chancelière.

    Tant le centre gauche que le centre droit de Mme Merkel, devancé de peu selon les estimations des chaînes de télévision, revendiquent en effet de former le prochain gouvernement.

    Les sociaux-démocrates du SPD et leur chef de file Olaf Scholz devancent d’une faible marge, avec entre 25,9 % et 26 % des voix, soit un léger avantage sur les conservateurs CDU/CSU de la chancelière et leur candidat Armin Laschet, qui obtiennent entre 24,1 % et 24,5 %, sur la base de projections des sondeurs.

    Aucune coalition n’a la préférence des électeurs

    Selon un sondage des plus récents, aucune coalition parmi les principaux partis n’a l’assentiment 0des Allemands. Ainsi, 46 % des Allemands s’opposent à une coalition CDU/CSU (centre droit) avec le SPD (socialiste) alors que 49 % s’opposent à une coalition formée du centre droit (« Union »), des Verts et du FDP libéral.

    Les jeunes ne pèsent guère dans l’électorat

    On pourrait penser que les gains du SPD sont dus aux jeunes désireux de changement. Ce n’est pas le cas. Le SPD a en fait perdu du soutien chez les 18-34 ans, mais cet appui a considérablement augmenté chez les 60 ans et plus (+ 9 points pour une moyenne de 33 % par rapport à 2017).

    Le SPD (socialiste) a perdu 5 points d’appui chez les 18-24 ans depuis 2017 et gagné 9 points chez les plus de 60 ans.    
    Les deux partis traditionnels (Union + SPD) qui remportent le plus de voix lors de ces élections sont des partis soutenus par les personnes âgées en Allemagne. Même le parti nationaliste de droite AfD, fort dans l’ancienne Allemagne de l’Est, est un parti qui fait mieux chez les jeunes que chez les plus de 60 ans.

    Mais, comme nous le rappelons ici souvent, arithmétiquement, les jeunes ne comptent plus vraiment en Allemagne. Ils sont très peu nombreux.

    Lire la suite

  • Parlement européen : le refus de l'avortement devrait être criminalisé

    IMPRIMER

    De C-FAM.ORG (Rebecca Oas) :

    Parlement européen : le refus de l'avortement devrait être criminalisé

    23 septembre 2021

    WASHINGTON, D.C. le 24 septembre (C-Fam) Le Parlement européen s'est prononcé en faveur d'un traitement de la " violence basée sur le genre " comme un crime dans l'UE, au même titre que le terrorisme et la traite des êtres humains.  Parmi les comportements qu'il cherche à criminaliser figure "le refus d'un avortement sûr et légal".

    Le document condamne la violence à l'égard des femmes et des filles "dans toute leur diversité" ainsi que "la violence à l'égard des personnes LGBTIQ+ en raison de leur sexe, de leur identité de genre, de leur expression de genre ou de leurs caractéristiques sexuelles", et précise qu'il s'agit d'"actes de violence en ligne et hors ligne."

    Le rapport appelle à la création de normes uniformes et de sanctions pénales minimales dans toute l'Union européenne en modifiant le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.  Il a été adopté par 427 voix contre 119, avec 140 abstentions.

    Plusieurs membres du Parlement ont évoqué les taux élevés de violence physique et sexuelle perpétrés à l'encontre des femmes et des filles européennes, arguant que s'opposer à ce rapport reviendrait à ignorer leur détresse.

    "Dans notre rapport, nous affirmons que pour combattre la violence sexiste, nous devons avoir le droit de décider de notre corps et de notre sexualité. Nous devons avoir accès à l'avortement et à la contraception gratuits", a déclaré la Suédoise Malin Björk, l'une des parlementaires présentant le rapport.

    D'autres ont adopté un point de vue différent. "La lutte contre la violence à l'égard des femmes ne peut pas devenir un outil de lutte idéologique, et c'est malheureusement un projet idéologique", a déclaré la députée polonaise Jadwiga Wiśniewska.  "Veuillez noter que le concept de genre n'est pas un concept de traité, tout comme des termes tels que patriarcat ou LGBT."

    Les restrictions de la Pologne en matière d'avortement ont été spécifiquement dénoncées dans le rapport.

    La Belge Cindy Franssen a prévenu que le rapport "dépasse les compétences nationales" et a noté que l'ajout de la "violence fondée sur le genre" au traité nécessiterait l'unanimité au Conseil de l'Union européenne. "Cela ne viendra pas si nous demandons simultanément que le refus d'un avortement soit qualifié de violence fondée sur le genre".

    Helena Dalli, l'actuelle commissaire européenne à l'égalité, a décrit le rapport comme une tentative d'atteindre les objectifs de la Convention d'Istanbul, le traité du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique.  La convention est entrée en vigueur en 2014, mais plus tôt cette année, la Turquie s'en est retirée, déclarant que ce qui était "initialement destiné à promouvoir les droits des femmes a été détourné par un groupe de personnes tentant de normaliser l'homosexualité."

    Le rapport récemment adopté rend explicite ce qui était implicite dans la Convention d'Istanbul en incluant expressément les personnes identifiées "LGBTIQ+" comme "également victimes de violence fondée sur le genre en raison de leur genre, de leur identité de genre, de leur expression de genre et de leurs caractéristiques sexuelles."

    Mme Dalli a déclaré que son objectif était d'élargir la définition des "euro-crimes" afin d'inclure à la fois la violence fondée sur le genre et les crimes et discours haineux, "pour des raisons d'orientation sexuelle, entre autres."

    En tant que femme politique maltaise et dans le cadre de son travail au sein de l'UE, Mme Dalli s'est faite la championne des lois et des politiques pro-LGBT.  Cependant, son pays reste l'un des rares en Europe à avoir des lois pro-vie fortes, et si l'UE criminalise le refus de l'avortement comme une forme de "violence fondée sur le genre", Malte sera parmi ses principales cibles.

    "Nous attendons avec impatience la mise en œuvre rapide de cette politique, y compris à Malte", a déclaré le groupe Doctors for Choice Malta sur sa page Facebook, qualifiant de "criminel pour l'État" le fait de refuser aux femmes d'avorter.

    Sujet :  Droits de l'homme et droit international

    Image : https://c-fam.org/wp-content/uploads/european-parliament-logo.jpg

  • France: rigides les jeunes prêtres en soutane ou en col romain ?

    IMPRIMER

    Ce film (2010) propose de découvrir ces jeunes prêtres, sur les épaules desquels l'Église toute entière reposera dans quelques années (nous y sommes). Pendant une semaine nous suivons trois d'entre eux dans leur vie quotidienne: rencontres avec leurs ouailles, réunions, organisation, célébrations en paroisses, temps de prières et de détente. Source: KTO.

    JPSC

  • Hongrie, Motu Proprio, liturgie... le voyage du pape analysé par le Club des Hommes en Noir

    IMPRIMER

    Du site de l'Homme Nouveau :

    Hongrie, Motu Proprio, liturgie... un voyage du pape analysé par le Club des Hommes en Noir

    Hongrie, Motu Proprio, liturgie... <br>un voyage du pape analysé <br>par le Club des Hommes en Noir

    Retrouvez Le Club des Hommes en Noir pour sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc. 

    Le Club des Hommes en Noir avec l'abbé Celier, l'abbé Guelfucci, le Père Viot et Guillaume de Thieulloy, sous la direction de Philippe Maxence revient sur le voyage du pape en Hongrie et en Slovaquie.

     

  • "Affirmer l'Évangile de la vie face aux nombreuses, trop nombreuses, annonces de mort qui résonnent sur le continent européen"

    IMPRIMER

    De Vatican News :

    Le cardinal Parolin dénonce la diffusion de la «culture de mort» en Europe

    La protection de la famille et de la vie humaine, ainsi que le soin de la maison commune et l'engagement pour la paix ont été quelques-uns des thèmes au centre du discours du Secrétaire d'État à la session plénière du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe, actuellement en cours à Rome.

    Le Secrétaire d’État du Saint-Siège est intervenu ce vendredi matin à l'assemblée plénière du Conseil des conférences épiscopales européennes, réunie sur le thème : "CCEE. 50 ans au service de l'Europe, mémoire et perspectives dans l'horizon de Fratelli tutti". Le cardinal Parolin a souligné que dans le contexte des bouleversements liés à la pandémie, l'invitation constante du Saint-Père à être une «Église en sortie» doit nous pousser «non seulement à la mission et à l'évangélisation de notre continent, qui oublie de plus en plus son histoire et ses racines, mais aussi à une charité fraternelle plus vive».

    Parmi les domaines dans lesquels la coopération au sein des épiscopats européens est particulièrement précieuse, le premier «est sans aucun doute le soutien à la famille et aux politiques familiales». La défense de la vie humaine est étroitement liée à la famille, a-t-il expliqué, et «il est plus fondamental que jamais que les Églises d'Europe se soutiennent mutuellement pour affirmer l'Évangile de la vie face aux nombreuses, trop nombreuses, annonces de mort qui résonnent sur le continent».

    Le cardinal a déclaré que l'Europe vit une opulence jamais connue dans le passé et «souffre de la tentation de se débarrasser de ce qui semble superflu»«Malheureusement, il n'est pas rare que ces biens superflus comprennent des êtres humains, s’est insurgé le cardinal Parolin. Il est donc fondamental que les Églises se soutiennent également dans l'action pastorale pour la défense de la vie et dans la formation des personnes, en particulier celles qui ont des responsabilités politiques, afin qu'une certaine "culture de mort" ne finisse pas par dominer complètement le panorama législatif de l'Europe», a-t-il averti.

    Un appel à l’unité dans la charité

    Le cardinal a aussi insisté sur l’importance du soin des pauvres et des migrants. «La charité, vécue comme amour et service aux autres, est une occasion précieuse d'évangélisation et de témoignage de la foi», a-t-il souligné.

    «La pandémie, surtout dans les premiers mois où elle a frappé l'Europe, a rendu encore plus évidente la tendance des gouvernements, déjà en place depuis plusieurs années, à faire cavalier seul», a regretté le Secrétaire d’État. «En tant que chrétiens, et surtout en tant qu'évêques, nous sommes au contraire appelés à montrer que "l'unité est plus grande que le conflit", comme le rappelle le Pape François dans Evangelii Gaudium». En ce sens, le cardinal Parolin a aussi invité les épiscopats européens à intensifier leurs efforts œcuméniques.

    Respect de l'environnement et combat pour la paix

    Dans son discours, le secrétaire d'État a également souligné que «prendre soin des autres, c'est aussi prendre soin de l'environnement qui nous entoure»«La sauvegarde de la création est un défi qui, avec la pandémie de Covid-19, figure parmi les défis les plus urgents auxquels l'humanité est confrontée». «Chacun de nous doit penser au commandement spécifique de Dieu donné à Adam et Eve, et donc à chaque personne : prendre soin de la création et la faire fructifier, et non la dominer et la dévaster.»

    Le Pape a aussi invité les évêques européens à se battre pour la paix, qui «n'est pas seulement l'absence de guerre, mais l'engagement inlassable - surtout de la part de ceux qui occupent une fonction de plus grande responsabilité - à reconnaître, garantir et reconstruire concrètement la dignité, souvent oubliée ou ignorée, de nos frères et sœurs»«Le Saint-Siège, conscient de sa nature religieuse et de sa mission universelle, a à cœur la paix dans toutes ses nuances et souligne toujours la nécessité de la garantir avec le rejet radical de la guerre, comme moyen de régler les conflits entre États, et avec un désarmement effectif», a assuré le Secrétaire d’État du Saint-Siège.

  • L'avortement libre et à la demande partout en Europe ?

    IMPRIMER

    De Gregor Puppinck sur gènéthique.org :

    L’avortement est-il vraiment libre et à la demande en Europe ?

    23 Sep, 2021

    L’adoption récente de la Résolution Matić au Parlement européen continue d’alimenter de fausses affirmations sur le statut légal de l’avortement. Une de ces fausses affirmations les plus répandues serait que l’avortement soit un droit de l’homme au titre du droit à la santé. Cela est faux et les lois des pays européens reflètent bien que l’avortement n’est pas un droit de l’homme, mais bien une exception circonscrite en principe à certaines situations définies.

    L’étude précise des législations actuellement en vigueur dans les 47 États membres du Conseil de l’Europe montre que 13 États interdisent l’avortement à la demande[1], n’autorisant l’avortement que dans de très rares cas exceptionnels (par exemple, viol de la mère, risque pour la vie de la mère, etc.).

    Parmi les États où l’avortement à la demande est légal, huit ne l’autorisent que pendant les dix premières semaines de la grossesse[2], l’Estonie jusqu’à onze semaines[3] et vingt autres États jusqu’à douze semaines[4]. Ainsi, sur les trente-quatre États membres du Conseil de l’Europe qui autorisent l’avortement sur demande, vingt-neuf (85 % d’entre eux) ne l’autorisent que dans les douze premières semaines de la grossesse.

    Cinq autres pays autorisent l’avortement à la demande plus tard. Il est autorisé pendant les quatorze premières semaines en Espagne et en Roumanie[5], jusqu’à dix-huit semaines en Suède, jusqu’à vingt-deux semaines en Islande et jusqu’à vingt-quatre semaines aux Pays-Bas[6].

    Dans la plupart de ces pays, les avortements peuvent encore être pratiqués après l’expiration du délai légal, mais ils ne sont autorisés que dans des circonstances particulières. Les principales de ces exceptions sont les suivantes : malformation grave du fœtus, grossesse résultant d’un viol et grossesse mettant en danger la santé physique et psychologique de la femme enceinte. Cependant, même dans ces conditions, dix pays européens interdisent toujours ces procédures d’avortement exceptionnelles après vingt-quatre semaines de grossesse[7].

    Ainsi, dans 29 États membres du Conseil de l’Europe, l’avortement n’est légal qu’en dessous de 12 semaines de grossesse. D’après une étude publiée par l’Institut Européen de Bioéthique[8], cette limite se fonde sur des raisons techniques et médicales, tant physiques que psychologiques. Selon un collectif de plus de 2 600 gynécologues, psychologues, médecins généralistes, et autres professionnels de la santé s’exprimant en juillet 2019 : « au-delà de 3 mois de grossesse, l’avortement est un geste bien plus lourd pour la femme, son entourage, mais aussi pour les soignants qui y participent de près ou de loin[9] ». L’avortement après 12 semaines implique le plus souvent le morcellement du fœtus et cet acte est psychologiquement difficile pour le praticien.

    Des méthodes d’avortements différentes en fonction de l’avancé de la grossesse

    Au cours du premier trimestre de grossesse, deux méthodes existent pour effectuer un avortement. Avant 7 semaines, c’est la pilule abortive qui est le plus souvent prescrite. Au-delà de 7 semaines de grossesse et jusqu’à la 12e semaine, c’est la méthode d’aspiration de l’embryon ou du fœtus[10] à l’aide d’une canule introduite dans l’utérus qui est en principe employée.

    Lire la suite

  • L'homélie du pape pour le 50e anniversaire du Conseil des Conférences Episcopales d'Europe

    IMPRIMER

    Homélie du pape François pour le 50e anniversaire du CCEE

    Il y a trois verbes que la Parole de Dieu nous offre aujourd’hui et qui nous interpellent en tant que chrétiens et pasteurs en Europe : réfléchir, reconstruire, voir.

    Réfléchir c’est ce que le Seigneur nous invite tout d’abord à faire par la parole du prophète Aggée : Réfléchissez bien sur votre comportement. Il le dit deux fois au peuple (cf. Ag 1, 5.7). Sur quels aspects de son comportement le peuple de Dieu devait-il réfléchir ? Ecoutons ce que nous dit le Seigneur : « Et pour vous, est-ce bien le temps d’être installés dans vos maisons luxueuses, alors que ma Maison est en ruine ? » (v. 4). Le peuple, revenu d’exil, s’était préoccupé de reconstruire ses habitations. Et maintenant il se contente de rester confortable et tranquille à la maison, alors que le temple de Dieu est en ruines et que personne ne le réédifie. Cette invitation à réfléchir nous interpelle : en effet, aujourd’hui aussi en Europe, nous chrétiens avons la tentation de nous contenter de rester tranquillement dans nos structures, dans nos maisons et nos églises, dans nos sécurités données par les traditions, dans l’établissement d’un certain consensus, tandis que tout autour les églises se vident et que Jésus est de plus en plus oublié.

    Réfléchissons : combien de personnes n’ont plus faim et soif de Dieu ! Ce n’est pas parce que nous sommes mauvais, non, mais parce que personne ne leur donne l’appétit de la foi ni ne ravive cette soif qui est dans le cœur de l’homme : cette « soif inhérente et perpétuelle » dont parle Dante (Paradis, II, 19) et que la dictature du consumérisme, une dictature légère mais suffocante, essaye d’éteindre. Beaucoup sont portés à satisfaire uniquement les besoins matériels, mais pas le manque de Dieu. Et nous nous en soucions certainement, mais à quel point nous en soucions-nous vraiment ? Il est facile de juger celui qui ne croit pas, il est commode de lister les raisons de la sécularisation, du relativisme et de tant d’autres –ismes. Mais, dans le fond, c’est stérile. La Parole de Dieu nous invite à réfléchir sur nous-mêmes : ressentons-nous de l’affection et de la compassion pour ceux qui n’ont pas eu la joie de rencontrer Jésus ou qui l’ont perdue ? Sommes-nous tranquilles parce que dans le fond il ne nous manque rien pour vivre ou bien sommes-nous préoccupés de voir tant de frères et sœurs loin de la joie de Jésus ?

    Le Seigneur, par le prophète Aggée, demande à son peuple de réfléchir sur un autre sujet. Il dit : « vous mangez, mais sans être rassasiés ; vous buvez, mais sans être désaltérés ; vous vous habillez, mais sans vous réchauffer » (v. 6). En somme, le peuple avait ce qu’il voulait et n’était pas heureux. Qu’est-ce qui lui manquait ? Jésus nous le suggère, avec des mots qui semblent reprendre ceux d’Aggée : « J’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire […] j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé » (Mt 25, 42-43). Le manque de charité cause le malheur, parce que seul l’amour rassasie le cœur. Seul l’amour rassasie le cœur. Enfermés dans l’intérêt pour leurs propres affaires, les habitants de Jérusalem avaient perdu la saveur de la gratuité. C’est peut-être aussi notre problème : se concentrer sur les différentes positions dans l’Église, sur les débats, les agendas et les stratégies, et perdre de vue le véritable programme, celui de l’Évangile : l’élan de la charité, l’ardeur de la gratuité. La voie de sortie des problèmes et des fermetures est toujours celle d’un don gratuit. Il n’y en a pas d’autre. Réfléchissons-y.

    Et après avoir réfléchi, il y a le second passage : reconstruire. « Reconstruisez ma maison », demande Dieu par le prophète (Ag 1, 8). Et le peuple reconstruit le temple. Il arrête de se contenter d’un présent tranquille et travaille pour l’avenir. Et puisqu’il y avait des gens qui étaient contre, le Livre des Chroniques nous dit qu’ils travaillaient avec une main sur les pierres, pour construire, et l’autre main sur l’épée, pour défendre ce processus de reconstruction. Ça n’a pas été facile de reconstruire le temple. C’est ce dont a besoin la construction de la maison commune européenne : quitter les facilités de l’immédiat pour revenir à la vision clairvoyante des pères fondateurs, une vision – je dirais – prophétique et d’ensemble, parce que eux n’ont pas cherché le consensus du moment mais rêvaient le futur de tous. C’est ainsi qu’ont été construits les murs de la maison européenne et c’est seulement ainsi que l’on pourra les renforcer. Cela vaut aussi pour l’Eglise, la maison de Dieu. Pour la rendre belle et accueillante, il faut regarder ensemble l’avenir, non pas restaurer le passé. Malheureusement le “restaurationnisme” du passé qui nous tue, nous tue tous, est à la mode. Il est certain que nous devons repartir des fondations, des racines – ça oui, c’est vrai –, car c’est de là que l’on reconstruit : de la tradition vivante de l’Eglise qui se fonde sur l’essentiel, sur la bonne nouvelle, sur la proximité et sur le témoignage. C’est de là que l’on reconstruit, à partir des fondations de l’Eglise des origines et de toujours, par l’adoration de Dieu et par l’amour du prochain, pas par ses goûts particuliers, pas par les pactes et les négociations que nous pouvons faire maintenant, disons, pour défendre l’Église ou défendre la chrétienté.

    Chers frères, je voudrais vous remercier pour ce travail de reconstruction qui n’est pas facile, et que vous poursuivez avec la grâce de Dieu. Merci pour ces 50 premières années au service de l’Eglise et de l’Europe. Continuons, sans jamais céder au découragement et à la résignation : nous sommes appelés par le Seigneur à une œuvre splendide, à travailler pour que sa maison soit toujours plus accueillante, pour que chacun puisse y entrer et y habiter, pour que l’Eglise ait ses portes ouvertes à tous et que personne n’ait la tentation de se concentrer uniquement sur la surveillance et le changement des serrures. Les petites choses délicieuses… Et on se laisse tenter. Non, le changement va ailleurs, il vient des racines. La reconstruction va ailleurs.

    Le peuple d’Israël a reconstruit le temple de ses propres mains. Les grands reconstructeurs de la foi du continent ont fait de même – pensons aux Patrons. Ils ont mis en jeu leur petitesse, en se fiant à Dieu. Je pense aux saints comme Martin, François, Dominique, Pio dont nous nous souvenons aujourd’hui ; aux patrons comme Benoit, Cyrille et Méthode, Brigitte, Thérèse Bénédicte de la Croix. Ils ont commencé par changer leur propre vie en accueillant la grâce de Dieu. Ils ne se sont pas préoccupé des temps difficiles, de l’adversité ni des divisions, il y en a toujours eues. Ils n’ont pas perdu leur temps à critiquer ni à culpabiliser. Ils ont vécu l’Evangile, sans se préoccuper d’efficacité et de politique. Avec la force venue de l’amour de Dieu, ils ont incarné son style de proximité, de compassion et de tendresse – le style de Dieu : proximité, compassion et tendresse – ; et ils ont construit des monastères, fait fructifier la terre, redonné une âme aux personnes et aux pays. Aucun programme “social” entre parenthèses, seulement l’Evangile. Et avec l’Evangile ils ont continué.

    Reconstruisez ma maison. Le verbe est conjugué au pluriel. Toute reconstruction se fait ensemble, dans l’unité. Avec les autres. Il peut exister des visions différentes, mais l’unité doit toujours être gardée. Parce que si nous conservons la grâce de l’ensemble, le Seigneur construit même là où nous ne réussissons pas. La grâce de l’ensemble. C’est notre appel : être Eglise, un seul corps composé de tous. C’est notre vocation, en tant que Pasteur, de rassembler le troupeau, non pas de le disperser ou de le conserver dans de beaux enclos fermés. C’est le tuer. Reconstruire, c’est devenir artisans de communion, tisseurs d’unité à tous les niveaux : non par stratégie, mais pour l’Evangile.

    Si nous reconstruisons ainsi, nous donnerons la possibilité à nos frères et sœurs de voir. C’est le troisième verbe, par lequel se conclut l’Evangile d’aujourd’hui, avec Hérode qui cherchait à « voir Jésus » (cf. Lc 9, 9). Aujourd’hui comme à l’époque on parle beaucoup de Jésus. On disait alors : « Jean le Baptiste est ressuscité d’entre les morts. […]  C’est le prophète Élie qui est apparu […] C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité » (Lc 9, 7-8). Tous ont apprécié Jésus, mais n’ont pas compris sa nouveauté et l’ont enfermé dans des schémas déjà vus : Jean, Elie, les prophètes… Cependant Jésus ne peut être enfermés dans les schémas de l’« ouï-dire » ou du « déjà-vu ». Jésus est toujours une nouveauté, toujours. La rencontre avec Jésus t’émerveille, et si tu ne ressens pas d’émerveillement dans la rencontre avec Jésus, tu n’as pas rencontré Jésus.

    Beaucoup en Europe pensent que la foi est une chose déjà vue, qui appartiendrait au passé. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas vu Jésus à l’œuvre dans leurs vies. Et souvent ils ne l’ont pas vu parce que nous ne l’avons pas assez manifesté dans nos vies. Parce que Dieu se voit dans les visages et dans les gestes des hommes et des femmes transformés par sa présence. Et si les chrétiens, au lieu de rayonner la joie contagieuse de l’Évangile, proposent à nouveau des schémas religieux éculés, intellectualistes et moralistes, le peuple ne voit pas le Bon Pasteur. Il ne reconnaît pas Celui qui, amoureux de chacune de ses brebis, l’appelle par son nom et la cherche pour la mettre sur les épaules. Il ne voit pas Celui dont nous prêchons l’incroyable Passion, précisément parce qu’il n’a qu’une passion : l’homme. Cet amour divin, miséricordieux et bouleversant, est la nouveauté éternelle de l’Évangile. Et il nous demande, chers frères, des choix sages et audacieux faits au nom de la folle tendresse avec laquelle le Christ nous a sauvés. Il ne nous demande pas de démontrer, il nous demande de montrer Dieu, comme l’ont fait les saints : non pas en paroles mais avec la vie. Il demande prière et pauvreté, il demande créativité et gratuité. Aidons l’Europe d’aujourd’hui, malade de fatigue – c’est la maladie de l’Europe d’aujourd’hui –, à retrouver le visage toujours jeune de Jésus et de son épouse. On ne peut que se donner tout entier pour que cette beauté intemporelle se voie.

    Copyright © Librairie éditrice du Vatican

  • Le cardinal Sarah, ni traditionaliste, ni progressiste, mais intransigeant

    IMPRIMER

    «Je ne suis ni traditionaliste, ni progressiste. J’enseigne ce que les missionnaires m’ont enseigné. Je veux être fidèle, c’est tout.» Le cardinal Robert Sarah n’aime pas les étiquettes. Mais il admet celle d’intransigeant «parce que Dieu est exigeant, parce que l’amour est exigeant».

    A lire sur cath.ch

  • La pilule de Benoît XVI et la pilule de Houellebecq

    IMPRIMER

    Le diagnostic répété (93 ans) de Benoît XVI sur les effets sociaux de la pilule contraceptive étonne ou dérange, mais il rejoint aussi celui d’auteurs peu suspects de ringardise, comme Michel Houellebecq. Tous deux, relève Henri Quantin, y ont vu « un palier dans la montée historique de l’individualisme ». Une tribune publiée le 22/09/21 sur le site web « aleteia »:

    « Dans l’introduction ajoutée au recueil de ses textes sur l’Europe, le pape émérite Benoît XVI écrit que la pilule a « transformé les consciences des hommes, lentement d’abord, puis de plus en plus clairement ». La séparation entre la sexualité et la fécondité fût en effet « un bouleversement fondamental », menant peu à peu à l’idée que toutes les formes de sexualité étaient équivalentes. Avec la pilule, le monde est entré dans une nouvelle ère aux deux pans symétriques : une sexualité sans procréation ; une procréation sans sexualité.

    Un crime de lèse-modernité

    benoit-xvi.jpgCertains s’offusqueront sans doute de cette nouvelle attaque contre la pilule, cachet plus adorable, y compris chez certains catholiques déclarés, que l’hostie consacrée. Dans leur certitude de « momies progressistes exsangues » (le terme est de Houellebecq), ils répéteront une fois de plus que l’encyclique Humanae vitae, qui mettait en garde contre la contraception artificielle dès 1968, a vidé les églises. Les historiens sérieux, comme Guillaume Cuchet, ont montré que la dégringolade de la pratique avait eu lieu quelques années plus tôt, mais il reste bien des militants aveugles qui savent, d’une science quasi divine, que l’Église a commis le péché sans rémission, le crime de lèse-modernité.

    Lire la suite sur Aleteia.org

  • Le Parlement européen réclame une reconnaissance du mariage pour tous dans toute l’UE

    IMPRIMER

    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    « Mariage pour tous » : le Parlement européen réclame une reconnaissance dans toute l’UE

    16 Sep, 2021

    Le Parlement européen réclame une reconnaissance des « unions homosexuelles » dans toute l’UE

    Mardi, les députés européens ont adopté un texte non contraignant réclamant « que les couples homosexuels puissent bénéficier des mêmes droits que les autres dans tout l’Union européenne ». Notamment en ce qui concerne la liberté de circulation, et le regroupement « familial ». Ils visent en particulier la Roumanie, la Pologne et la Hongrie, appelant l’UE « à prendre des mesures supplémentaires » à leur encontre. Mais aussi « onze pays » dans lesquels « les parents légaux d’un enfant ne peuvent être deux femmes ou deux hommes et donc la filiation des deux parents ne sera pas reconnue pour les familles homosexuelles arrivant d’un autre État membre ».

    De la contraception au « mariage homosexuel »

    Dans un livre sur l’Europe paru ce 16 septembre en Italie, le pape émérite Benoit XVI relie le « mariage homosexuel » à l’introduction de la pilule contraceptive, qui a « transformé les consciences des hommes, lentement d’abord, puis de plus en plus clairement » : « Si la sexualité est séparée de la fécondité, alors, inversement, la fécondité peut naturellement être pensée sans sexualité ». L’homme devient « un produit planifié », et les conséquences sont lourdes : « ce qui peut être fabriqué peut aussi être détruit ».

    Est-il juste de tuer une vie humaine pour résoudre un problème ?

    De son côté, le pape François a accordé une demi-heure d’entretien aux journalistes présents lors de son voyage retour de Slovaquie. Parmi les sujets évoqués, l’avortement :

    « L’avortement est plus qu’un problème. L’avortement est un homicide. Qui pratique l’avortement tue, sans demi-mesurePrenez n’importe quel livre sur l’embryologie pour les étudiants en médecine. La troisième semaine après la conception, tous les organes sont déjà là, même l’ADN… C’est une vie humaine, cette vie humaine doit être respectée, ce principe est tellement clair ! À ceux qui ne peuvent pas comprendre, je poserais cette question : est-il juste de tuer une vie humaine pour résoudre un problème ? Est-il juste d’engager un tueur à gages pour tuer une vie humaine ? Scientifiquement, c’est une vie humaine. Est-il juste de la supprimer pour résoudre un problème ? »

    Source : Aleteia (16/09/2021) ; Le Figaro, Jean-Marie Guénois (15/09/2021) ; La Croix, Xavier Le Normand (16/09/2021) ; AFP (14/09/2021); Photo : Pixabay DR

  • Des Etats-Unis à l'Europe : tous unis contre la vie et le famille

    IMPRIMER

    De Mauro Faverzani sur le site de Correspondance européenne :

    Tous contre la vie et la famille aux États-Unis et en Europe

    Davantage d’avortements aux Etats-Unis, l’Italie parie sur l’euthanasie et au sein de l’UE, fait son apparition une liste noire.

    Partons d’une constatation, une tragique constatation. Les avortements aux Etats-Unis, en 2019, ont vu leur nombre augmenter de 2,3% par rapport à l’année précédente. C’est ce que révèle un rapport mis au point par le Charlotte Lozier Pro-Life Institute. Le document montre les statistiques de 39 Etats américains et bien que manquent des données relatives aux 11 derniers Etats, les chiffres indiquent malheureusement une tendance constante à la hausse non seulement par rapport à 2018 mais aussi par rapport à 2017. Le taux d’avortement a augmente – dans 21 des 39 Etats pris en considération, en particulier dans l’Illinois, en Géorgie, au Texas et en Floride – et a diminué dans 17 autres, in primis le Missouri, le Tennessee et le West Virginia.

    Les lois plus permissives en la matière adoptées à partir de 2018 ne sont guère porteuses d’espoir et préparent des pourcentages encore plus lourds en termes de vies brises dès le sein maternel. Pour ne pas parler des avortements chimiques, eux aussi en hausse, de 41% en 2018 et de 44% en 2019, des chiffres qui ne peuvent qu’avoir empiré avec la pandémie.
    C`est notamment pour cette raison que S.Exc. Mgr Salvatore Cordileone, Archevêque métropolitain de San Francisco, dans un article paru le 5 septembre dernier dans les colonnes du Washington Post, a demandé à ce que soit affronté avec urgence la question de l’excommunication des partisans de l’avortement à savoir « d’un grand mal moral » parmi lesquels il place également les hommes politiques qui se sont exprimés contre la récente loi en faveur de la vie adoptée au Texas, tels que le Président Biden et la Présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, qui se professent tous deux catholiques en paroles mais pas dans les faits. Mgr Cordileone a fait remarquer que le Texas a investi 100 millions d’USD pour financer les centres de grossesse, des agences d’adoption et de maisons de maternité, fournissant d’abord et avant tout des consultations gratuites à quiconque désire avoir des enfants, des aides à la parentalité et à la formation au travail afin de garantir aux jeunes couples un revenu convenable pour les couts d’une famille. « La réponse aux grossesses en crise n’est pas la violence mais l’amour tant pour la mère que pour l’enfant » a déclaré l’Archevêque.

    Alors qu’aux Etats-Unis se combat une bataille passionnée pour la vie, le système médiatique poursuit sa campagne tenace sur le front opposé, ainsi que l’a confirmé l’attribution du Lion d’or du Festival de Venise au film français L’événement, dont l’héroïne est une jeune femme qui a avorté, préférant sa carrière à la grossesse. Le film a pour toile de fond la France du début des années 70, dans laquelle l’avortement était encore illégal sans que pour autant cela ait arrêté cette femme, cette mère, applaudie dans le film pour son choix, tuant de manière clandestine la créature vivante existant dans son sein, comme si en cela se trouvait qui sait quelle affirmation de droits ou qui sait quelle noblesse morale et non une prétention d’opportunité ayant couté la vie à son enfant. Quel mérite y a-t-il en cela ? Malgré cela, le 78ème Festival international du cinéma de Venise a exalté, soutenu et promu les faits et gestes de son “héros”. Un prix qui dégouline du sang versé par tous les petits innocents sacrifiés sur l’autel de la carrière et de l’égoïsme.

    Du reste, les chroniques attestent que le tournant en faveur de l’avortement de l’Italie n’a pas été récemment certifié par les événements médiatiques mais aussi par des choix politiques o combien outrageux. La détermination avec laquelle le Ministre de la Santé, Roberto Speranza, a déclaré vouloir accélérer la légalisation de l’euthanasie en constitue un triste exemple. Il veut le faire en bâillonnant totalement le Parlement et sans impliquer la Conférence Etat-Régions sous prétexte d’appliquer la décision de la Cour constitutionnelle 242/19 relative au suicide assisté, décision par ailleurs absolument non contraignante.

    D’où vient donc tant de fougue, tant de fureur dans la promotion au niveau planétaire d’une culture de mort ? Un indice peut arriver d’un intéressant reportage publié en juin dernier par l’Agence InfoCatólica. Selon l’enquête en question, l’EPF, le forum parlementaire européen pour les « droits sexuels et reproductifs » aurait lancé une action politique féroce visant à discréditer d’importantes organisations catholiques, coupables d’être en faveur de la vie, de la famille et opposées à la théorie du genre.

    Voici quelques trois mois en arrière, l’EPF a présenté un rapport intitulé : « La pointe de l’iceberg : des financeurs religieux extrémistes contre les droits fondamentaux relatifs à la sexualité et à la santé reproductive en Europe 2009-2018 ». Impossible d’imaginer un titre plus clair que celui-ci, en tenant compte surtout du fait que le texte est paru peu de jours avant le vote relatif au Rapport Matić bien connu et dans le but évident d’en conditionner le sort… On notera que le fait d’avoir une opinion simplement différente sur des thèmes à caractères clairement moraux comporte une condamnation immédiate pour extrémisme. Dans son document, l’EPF indique par exemple que « le cadre émergent est celui d’une communauté transnationale d’extrémistes religieux et d’acteurs d’extrême-droite qui prennent des décisions stratégiques de financement au-delà des frontières nationales ». Suit une longue liste, sorte de liste noire de sigles, tous fichés, mais sans qu’aucune preuve de ce qui est avancé ne soit fournie – pas plus qu’elle ne pourrait l’être – en ce qui concerne des activités illégitimes ou illicites. D’où des critiques pleuvant sur l’Eglise catholique, le Saint-Siège, certains Cardinaux européens, la COMECE – Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne – mais aussi contre des associations dotées d’un « poids financier » dont les Cavaliers de Colomb américains et la Fondation française Jérôme Lejeune, ainsi que de simples particuliers.

    Paradoxalement, indique InfoCatólica, qui montre du doigt l’EPF, ce dernier résulte être soutenu par des organisations milliardaires telles que la Fondation Bill et Melinda Gates, l’International Planned Parenthood Federation, la Commission européenne, l’Open Society Foundation de George Soros, le Wallace Global Fund, la Fondation MacArthur, la Summit Foundation et la Fondation Hewlett, noms tristement célèbres et rangés dans la bataille contre la vie et la famille.