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Europe - Page 61

  • Un nouvel envoyé spécial de l'UE pour la liberté de religion

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    COMECE Presse
     
    Nouvel envoyé spécial de l'UE pour la liberté de religion

    Les Évêques de l'UE : « nous nous réjouissons de travailler ensemble »

    Les Évêques de l'Union européenne saluent la nomination de Christos Stylianides comme Envoyé spécial de l'UE pour la promotion et la protection de la liberté de religion et de conviction en dehors de l'UE. Le Cardinal Hollerich a déclaré : « Nous lui souhaitons le succès dans cet important rôle de promotion de ce droit fondamental et de cette valeur essentielle de l'Union européenne, menacés dans de nombreuses parties du monde et nous nous réjouissons de travailler en étroite collaboration ».

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    La nomination de M. Stylianides a été rendue publique le mercredi 5 mai 2021 par le Vice-Président de la Commission européenne, Margaritis Schinas, qui a tweeté : « La liberté de religion et de conviction est attaquée dans de nombreuses régions du monde. La nomination de M. Stylianides [...] montre que nous sommes déterminés à protéger les droits de toutes les confessions et croyances ».

    Au nom de tous les Évêques de l'UE, S. Em. le Cardinal Jean-Claude Hollerich sj, Président de la Commission des Épiscopats de l'Union européenne (COMECE), félicite M. Stylianides pour sa nomination en tant qu'Envoyé spécial de l'UE et « se réjouit de travailler en étroite collaboration avec lui pour promouvoir le droit fondamental de la liberté de religion dans le monde entier ».

    Depuis sa création en mai 2016, et malgré son mandat et ses ressources limités, l'envoyé spécial de l'UE pour la liberté de religion et de conviction a accompli un travail remarquable en s'attaquant à des situations difficiles dans de nombreux pays où la liberté de pensée, de conscience et de religion est gravement menacée ou violée. La contribution positive de l'envoyé spécial a également été reconnue par le Parlement européen dans sa résolution du 15 janvier 2019.

    Selon de récentes statistiques, les restrictions gouvernementales et les hostilités sociales envers la religion ont augmenté, et aujourd'hui, de nombreuses personnes vivent dans la crainte d'être persécutées et discriminées en raison de leurs croyances, qu'elles soient religieuses ou non. Le droit à la liberté de pensée, ou de conscience, peut également être considéré comme le « canari dans la mine de charbon » : sa violation est un signe précurseur fiable de la violation de nombreux autres droits fondamentaux.

    Ces dernières années, la COMECE a plaidé pour le renforcement des mécanismes de l'UE dédiés à la promotion et à la protection du droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion dans les pays tiers. En mai 2020, la COMECE et la Conférence des Églises européennes (CEC) ont adressé une lettre à la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, encourageant la nomination de l'Envoyé spécial, dont le mandat a pris fin en 2019.

  • Parlement européen : un projet de résolution veut introduire le "droit à l'avortement" et supprimer l'objection de conscience

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    D'Agathe Villain sur le site de l'ECLJ (European Centre for Law & Justice) :

    Un nouveau débat sur l’avortement au Parlement européen

    5 mai 2021

    Le 25 mars 2021, le député croate Perdrag Matić a présenté un projet de résolution sur la situation de la santé et des droits sexuels et génésiques dans l’Union européenne. Alors même que ce domaine relève de la seule compétence des États membres, ce projet tente d’introduire la reconnaissance d’un « droit à l’avortement » en parallèle d’une suppression de l’objection de conscience, en contradiction avec le droit européen.

    Un projet de résolution en dehors des compétences de l’Union européenne

    Le domaine de la santé ne fait pas partie des compétences de l’Union européenne, celui-ci appartient aux États[1]. Plus précisément, une action sur la question de l’avortement serait illégale ; le monopole des États membres sur cette question a d’ailleurs été rappelé à plusieurs reprises par différents organes européens. Encore récemment, la Commission européenne a affirmé que « les compétences législatives en ce qui concerne la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation, y compris l’avortement, appartiennent aux États membres »[2]. Cette position est constante et régulièrement confirmée par la Commission[3]. Le respect de la compétence des États dans le domaine de la santé répond au principe de subsidiarité consacré dans les traités européens[4]. Ce principe entend protéger la capacité de décision et d’action des États membres. En matière de santé, cela a été rappelé ; « l’action de l’Union complète les politiques nationales […]. La Commission encourage la coopération entre les États membres »[5]. L’Union européenne ne peut donc pas imposer un « droit à l’avortement » alors même que les États membres adoptent des positions très variées à ce sujet. Le défaut de compétence de l’Union à une telle action avait d’ailleurs déjà conduit au rejet par le Parlement européen du rapport Estrela, présenté en 2013 et tristement identique au projet de résolution actuel. La résolution du Parlement européen affirmait clairement que « la définition et la mise en œuvre des politiques de santé et des droits sexuels et génésiques relèvent de la compétence des États membres »[6].

    Prenant garde de la réticence des États membres à se voir imposer une norme qu’ils n’ont pas choisie, les promoteurs de ce projet de résolution tentent de tirer parti du système de la soft law, afin d’introduire une nouvelle norme sans qu’elle paraisse à première vue s’imposer. Le choix de l’institution dans cette stratégie n’est pas à sous-estimer car bien que les résolutions du Parlement européen n’aient pas de valeur juridique contraignante, elles sont l’expression d’une opinion que ce dernier souhaite faire connaitre. Une résolution peut permettre par la suite de légitimer politiquement une action des États membres ou des institutions, elle vise à produire des effets pratiques. Plus grave encore, elle peut exprimer une intention pré-législative qui peut être utilisée par la suite pour justifier des actes contraignants. Il ne fait donc pas de doute qu’un acte du Parlement européen représente la porte d’entrée au cœur du système normatif.

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  • Sainte Catherine de Sienne, une femme exceptionnelle, mystique et pleinement engagée dans les affaires du monde

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    Catherine de Sienne est l'objet du "gros plan de la semaine" sur Canal Académie (archive 2016):

    unnamed.jpgLa vraie grandeur de Catherine de Sienne

    « Catherine de Sienne mérite d’abord de retenir toute notre attention car elle est la première femme du Moyen Âge sur laquelle on dispose d’une documentation aussi abondante, à commencer par ses propres œuvres. Ensuite, elle a été victime, au cours des siècles, de malentendus et de jugements hâtifs qui nous empêchent souvent de la comprendre : ainsi, on lui a attribué le mérite - ou le tort, selon les cas - d’avoir fait revenir la papauté d’Avignon à Rome, ce qui est très discutable, comme nous le verrons, ou bien l’on s’est focalisé avec un certain voyeurisme sur ses états mystiques (extases, stigmatisation, lévitations), dont elle-même n’a guère parlé dans ses écrits et qui ne constituent que le reflet le plus voyant de son expérience religieuse intime. Aujourd’hui, ces aspects de sa vie ne sont pas ceux qui intéressent le plus et ils nous empêchent même parfois de saisir où réside la vraie grandeur de cette femme exceptionnelle.  »

    Extrait de Catherine de Sienne. Vie et passions, par André Vauchez, Éditions du Cerf, octobre 2015, 254 p., 24 euros.

    Vie et passions de Catherine de Sienne

    Entretien avec André Vauchez, ancien directeur de l’École française de Rome, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres à propos de son ouvrage sur la sainte médiévale
     
     
    Sainte Catherine de Sienne est largement méconnue en France. Pourtant, au cœur de l’Europe médiévale, cette femme exceptionnelle, à la fois mystique et pleinement engagée dans les affaires du monde, a joué un rôle de premier plan dans les crises politiques et religieuses de son temps : guerre de Cent Ans, rivalités fratricides entre cités italiennes exil des papes à Avignon… Le portrait qu’en brosse André Vauchez la restitue dans sa vérité, faisant le lien entre son humilité devant Dieu et son audace face aux puissants que ceux-ci soient princes, rois, évêques ou pontifes. Il rend aussi justice à une époque souvent mal connue de notre histoire.
  • Le Conseil de l’Europe admet la véracité du rapport sur les ONG et les juges de la CEDH et rejette la candidature d’une nouvelle « juge-Soros »

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    20 avril 2021

    Le rapport de l’ECLJ a fait le tour du monde, il a révélé l’emprise de quelques grandes fondations privées sur les institutions européennes, en particulier la CEDH. Les premiers effets bénéfiques de sa publication apparaissent au sein même du Conseil de l’Europe.

    Ce 20 avril 2021, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a élu le nouveau juge à la CEDH au titre de la Belgique. Parmi les trois candidats proposés par le gouvernement belge figurait une juriste salariée de l’Open Society de George Soroscomme cela arrive fréquemment. Mais pour la première fois depuis fort longtemps, l’Open Society a échoué à faire élire son candidat, malgré sa puissance financière et politique considérable. C’est finalement un avocat belge, moins politique et plus compétent, qui a été élu en la personne de M. Frédéric Krenc, avec 148 voix contre 81 à la salariée de l’Open Society et 29 à Sylvie Saroléa. C’est une victoire pour l’indépendance de la Cour, et un fruit du Rapport de l’ECLJ sur Les ONG et les juges de la CEDH.

    Cette défaite de l’Open Society intervient alors même que les ambassadeurs des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe viennent d’adopter un texte officiel admettant la véracité du rapport de l’ECLJ sur les ONG et les juges de la CEDH, et faisant part de sa décision de réévaluer l'efficacité du système actuel de sélection et d'élection des juges de la Cour d'ici fin 2024. C’est là aussi une suite importante au Rapport.

    En effet, depuis un an, les ambassadeurs représentant les 47 États membres du Conseil de l’Europe étaient saisis de trois questions écrites fort embarrassantes, déposées par des députés, visant « le problème systémique des conflits d’intérêts entre ONG et juges de la Cour » (lire ici) et les interrogeant sur les moyens à mettre en œuvre pour « restaurer l’intégrité de la Cour européenne des droits de l’homme » (lire ici).

    Les gouvernements du Conseil de l’Europe avaient été saisis à la suite de la publication du rapport de l’ECLJ sur Les ONG et les juges de la CEDH, révélant qu’au moins 22 des 100 derniers juges de la CEDH sont d’anciens collaborateurs de sept ONG, et qu’ils ont jugé à de très nombreuses reprises des affaires soutenues par leurs propres ONG, en situation flagrante de conflits d’intérêts. Parmi ces ONG, l’Open Society de George Soros se distingue par le fait que douze de ses collaborateurs sont devenus juges à Strasbourg, et qu’elle finance les six autres ONG mises en cause, parfois très largement. La présence massive de juges issus d’un même réseau d’ONG témoigne de l’emprise de grandes fondations et ONG privées sur le système européen de protection des droits de l’homme et met en cause son impartialité.

    Les révélations de ce rapport sont gravissimes ; elles ont fait le tour du monde, mais se sont aussi heurtées au silence de la CEDH et au refus de la Commission européenne et de quelques gouvernements d’y répondre sur le fond, au point de nier l’évidence. Le soutien le plus important, à l’appui du rapport, est venu de M. Sergeï Lavrov, le Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie. (voir ici les réactions au rapport)

    On pouvait craindre que les 47 ambassadeurs, qui constituent ensemble l’instance suprême du Conseil de l’Europe dont dépend la Cour européenne, enterrent eux aussi cette question ou y répondent de façon évasive. Heureusement, ce ne fut pas le cas : ils sont parvenus à adopter une réponse commune, avec seulement six mois de retard (lire la réponse).

    À première vue, cette réponse adoptée par consensus semble lisse et convenue, mais quand on la lit entre les lignes, comme il sied à un document diplomatique, les sous-entendus apparaissent clairement. Ici, ils sautent aux yeux : à aucun moment les ambassadeurs ne contredisent, ni même ne cherchent à minimiser la réalité des faits révélés dans le rapport de l’ECLJ et rappelés par les députés. En soi, c’est un aveu essentiel, que n’avait pas concédé la Commission européenne. Le Conseil de l’Europe admet les faits révélés par l’ECLJ.

    La réponse consiste ensuite dans le rappel de la nécessité de « garantir le niveau le plus élevé de qualification, d'indépendance et d'impartialité des juges de la Cour », et dans l’énoncé des mesures prises à cette fin. Les ambassadeurs ont aussi indiqué vouloir réévaluer « d'ici fin 2024, à la lumière de l'expérience acquise, l'efficacité du système actuel de sélection et d'élection des juges de la Cour ». En indiquant cette échéance, les ambassadeurs montrent qu’une occasion prochaine se présente pour réviser les modalités de sélection des juges, et ainsi commencer à agir pour remédier à la situation.

    L’ECLJ suivra de près cette révision du mécanisme de sélection des juges et veillera à ce que ses recommandations soient entendues. À cet égard, deux nouvelles questions écrites issues du rapport de l’ECLJ ont été soumises aux ambassadeurs le 8 avril dernier. L’une met en cause l’impossibilité pratique de demander la récusation d’un juge de la Cour européenne, puisque l’identité des juges n’est révélée que lors de la publication du jugement, en violation des règles qu’impose la CEDH aux juridictions nationales. L’autre question écrite met en cause l’impossibilité de demander la révision de certains jugements de la Cour.

  • Arménie: face à la Turquie et l’Azerbaïdjan, la passivité européenne est inacceptable

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    Une tribune de François-Xavier Bellamy publiée par le Figaro via ce blog :

    Arménie: face à la Turquie et l’Azerbaïdjan, l’Europe doit enfin sortir du silence!

    TRIBUNE – De retour d’Arménie, le député européen François-Xavier Bellamy juge que l’honneur de l’Europe lui commande d’apporter enfin son soutien à ce pays meurtri et amer après le succès de l’agression militaire de Bakou soutenue par Erdogan.

    12 avril 2021

    François-Xavier Bellamy est le chef de la délégation de LR au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE)


    C’est le soir de Pâques. Le soleil couchant jette une lumière douce sur Yerablur, où de nombreuses familles, dans un silence impressionnant, sont venues se recueillir. Le cimetière militaire, à flanc de colline, a été agrandi à la hâte il y a quelques mois: sur chaque tombe nouvelle, quelques souvenirs, des fleurs, de l’encens, parfois un jouet d’enfant ; une plaque avec un nom, un visage souvent, et une date de naissance: 2000 ou 2001, pour beaucoup… Et pour veiller chacun de ces jeunes soldats tombés, un drapeau arménien. Il y en a des centaines, à perte de vue, qui flottent dans le soleil et la brise du soir.

    À LIRE AUSSI :Chournoukh, village balafré par la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan

    Le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan, appuyé par la Turquie, membre de l’Otan, attaquait le Haut-Karabakh, enclave rattachée par Staline à l’Azerbaïdjan, mais où les Arméniens vivent depuis des siècles. Commençaient 44 jours d’un conflit meurtrier, interrompu par un cessez-le-feu précaire: au moment où les forces russes entraient en jeu pour s’interposer, les Arméniens avaient perdu de larges territoires, et des milliers de soldats, engagés ou volontaires, dont le courage ne pouvait suffire seul face à une telle adversité. Le monde occidental avait largement détourné le regard – la voix de la France restant bien seule pour dénoncer cette agression.

    Crimes de guerre

    Personne ne peut voir Yerablur sans comprendre que se jouent, dans ce Caucase oublié, trois événements essentiels. Le premier, c’est bien sûr la tragédie vécue par l’Arménie, un siècle après un génocide que la Turquie s’obstine à nier. En promettant au début de sa guerre qu’il «chasserait les Arméniens comme des chiens», le président Aliev a montré qu’il ne s’agissait pas pour lui de reprendre un territoire et sa population, mais bien de mener une véritable épuration ethnique – et de nombreux crimes de guerre ont depuis confirmé cette intention, à commencer par les décapitations de prisonniers ou de civils arméniens, jusqu’à des vieillards, filmées par leurs auteurs au cri de «Allah akbar!». Une nouvelle fois, l’Arménie, premier pays chrétien depuis qu’il a adopté cette confession en l’an 301, paie le fait que sa seule existence est un obstacle à l’ivresse de domination totale avec laquelle ses voisins renouent aujourd’hui explicitement.

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  • Robert Schuman bientôt déclaré vénérable

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    De Loup Besmond de Senneville sur le site de La Croix :

    Robert Schuman bientôt vénérable

    Robert Schuman, l’un des pères de l’Europe, devrait être déclaré vénérable avant l’été, a appris « La Croix » auprès du cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation des causes des saints.

    Ce n’est plus qu’une question de semaines. Le pape François devrait déclarer « vénérable », avant l’été, le Français Robert Schuman, souvent décrit comme l’un des pères de l’Europe. C’est ce qu’a affirmé le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation des causes des saints, à La Croix.

    Les évêques et cardinaux membres du dicastère devraient valider au cours du mois d’avril l’« héroïcité des vertus » de l’homme politique français. Le pape François devrait ainsi déclarer Schuman vénérable « en juin »« ou en tout cas avant l’été », affirme le cardinal Semeraro.

    La déclaration du 9 mai

    Première étape vers la béatification, puis la canonisation, la reconnaissance par l’Église d’une personne comme « vénérable » suppose l’examen approfondi de sa vie et de ses écrits, notamment par des historiens et des théologiens. Pour Robert Schuman, le travail a commencé en 1990 dans le diocèse de Metz, où l’homme politique a vécu, avant d’être transmis à Rome 14 ans plus tard, en 2004.

    → À LIRE. Robert Schuman, la politique comme chemin de sainteté

    Ce catholique convaincu, proche de la spiritualité franciscaine, a été l’un des artisans de la réconciliation franco-allemande. Né à Luxembourg en 1886, avec la nationalité allemande, il devient Français après la Première Guerre mondiale et entre au Parlement comme député de la Moselle.

    Mais c’est après la Seconde Guerre mondiale, comme ministre des affaires étrangères (1948-1952) qu’il œuvre au rapprochement des deux anciens ennemis, et annonce le 9 mai 1950, que « le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe ». Une déclaration qui entrera dans l’histoire et pose les fondements de ce qui est devenu aujourd’hui l’Union européenne.

    « Il a su appliquer la parole des évangiles à sa mission politique : le pardon des ennemis »

    « Schuman a été un laïc qui a œuvré de toutes ses forces à sanctifier son époque et la société dans laquelle il a vécu », explique le père Cédric Burgun, qui fut pendant quatre ans président de l’Institut Saint-Benoît, l’association à l’initiative de la demande de canonisation de Schuman.

    → ARCHIVES. L’Europe de Robert Schuman

    Mais Schuman fut aussi celui qui « a su ne pas se désespérer des problèmes de son temps », poursuit le père Burgun. « Il a vu les deux guerres mondiales, a su être prophétique et a tenté de faire coïncider sa mission politique avec les paroles des évangiles : le pardon des ennemis. Il l’a appliquée aux relations franco allemandes de son temps. Ce qu’il a fait pour la réconciliation franco allemande est un signe incroyable d’espérance en termes de politique. Il a marché vers de vrais chemins de réconciliation. »

  • Le cardinal Parolin "très désolé de la perte de foi dans notre Europe, dans notre culture, dans nos pays..."

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    Du National Catholic Register :

    Cardinal Parolin : Je suis triste de voir la perte de la foi et de la raison en Europe

    Le cardinal Parolin a déclaré que la réponse de l'Église aux changements sociétaux devait être "d'offrir un témoignage cohérent et convaincu de la vie chrétienne."

    Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État au Saint-Siège, a ordonné 29 prêtres de la prélature de l'Opus Dei dans la basilique Sant'Eugenio à Rome, le 5 septembre 2020.

    Cardinal Pietro Parolin, Secretary of State for the Holy See, ordained 29 priests of the Prelature of Opus Dei inside the Basilica of Sant'Eugenio in Rome, Sept. 5, 2020.

    (photo : Daniel Ibanez / CNA/EWTN)

    6 avril 2021

    CITÉ DU VATICAN - Le secrétaire d'État du Vatican a déclaré dans une interview cette semaine que les lois sur l'euthanasie et l'avortement en Europe représentent non seulement une perte de foi mais aussi une perte de raison.

    "Je suis très désolé de la perte de foi dans notre Europe, dans notre culture, dans nos pays, et de ces changements anthropologiques qui se produisent, perdant l'identité de la personne humaine. Avant d'être une perte de foi, je dirais que c'est une perte de raison", a déclaré le cardinal Pietro Parolin dans une interview au réseau espagnol COPE publiée le 5 avril.

    "Pourquoi ? Le pape l'a dit à plusieurs reprises. Cela m'a beaucoup marqué. Il dit par exemple : la question de l'avortement n'est pas une question religieuse. Ca l'est certainement aussi pour nous, chrétiens, depuis le début, depuis les premiers documents de l'Église, où il y a un rejet total de l'avortement, mais c'est un argument de raison. Il est probable qu'aujourd'hui, comme le disait Benoît XVI, le problème fondamental est la raison, pas la foi".

    Le cardinal Parolin a déclaré que la réponse de l'Église à ces changements sociétaux devrait être "d'offrir un témoignage cohérent et convaincu de la vie chrétienne."

    "Il me semble que la situation que nous vivons peut être comparée aux premiers siècles de l'Église, lorsque les Apôtres et les premiers disciples sont arrivés dans une société qui n'avait pas de valeurs chrétiennes, mais qui, par leur témoignage des premières communautés, ont réussi à changer la mentalité et à introduire les valeurs de l'Évangile dans la société de l'époque. Je pense que c'est ce que nous devons faire encore aujourd'hui", a-t-il commenté.

    Au cours de l'entretien de 24 minutes en espagnol, le cardinal a décrit le pape François comme "un homme simple et sans protocole" qui prend grand soin d'être proche des gens.

    "Son désir est de rendre l'Église plus crédible dans la proclamation de l'Évangile", a déclaré le cardinal.

    Le cardinal Parolin, 66 ans, a occupé le poste de secrétaire d'État du Vatican au cours des huit dernières années. Il a déclaré qu'il considérait la diplomatie ecclésiastique comme une façon de vivre son sacerdoce.

    "Nous sommes au service de la communion et aussi de la défense de la liberté de l'Église et de la liberté religieuse. C'est ma façon de voir la diplomatie", a-t-il déclaré. (...)

    La suite des propos du cardinal concernant la Chine confirme l'aveuglement dont il fait preuve à l'égard du régime de Pékin et les illusions qu'il nourrit concernant la situation de l'Eglise dans ce pays.

  • Le formidable plaidoyer pro-vie d’une députée espagnole au Parlement européen

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    Du Salon Beige (Michel Janva) :

    Formidable plaidoyer pro-vie d’un député espagnol au Parlement européen

    Cette offensive du lobby de l’avortement a été troublée par l’intervention du député espagnol Margarita de la Pisa, membre de la Commission des droits des femmes et de l’égalité des genres (sic), pharmacienne et neuropsychologue de formation, membre du parti Vox, mariée et mère de huit enfants. Olivier Bault l’a traduite en français pour les lecteurs du journal Présent :

    «Un tel événement ne devrait pas avoir lieu. Il est contraire aux principes de neutralité et de pluralité qui régissent les règles du Parlement européen. Aucun des intervenants ne représente un point de vue pro-vie. Leur objectif est de stigmatiser, persécuter et attaquer ceux d’entre nous qui sont engagés dans cette cause, et nous ne nous cachons pas. Il ne répond pas non plus aux valeurs démocratiques. On nous refuse le droit à la liberté de pensée, la liberté de conscience et, bien sûr, le droit à la liberté d’expression. Le Parlement a cessé d’être le garant des droits de l’homme, avec l’interprétation totalement erronée qu’il en fait. Il a cessé de remplir sa fonction de lieu de débat. Vous avez transformé cet espace en un espace de propagande pour une vision unique et totalitaire.

    Quoi qu’il en soit, je vous remercie. Merci, du fond du cœur, de nous avoir donné l’occasion de défendre la vie pour la Journée de la vie. Vous avez très bien choisi la date. Et je lève la main. Pour moi-même et au nom de millions de personnes qui prennent fièrement cette grande responsabilité. Et nous pouvons être fiers de ce que nous défendons.

    Il y a toujours de la lumière et de la beauté à défendre une femme enceinte, à aider à comprendre une réalité qui, bien que toute petite, existe déjà à l’intérieur de son ventre, à défendre ce bébé, cette personne, dont nous ne savons pas encore qui elle deviendra. Ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous. Nous avons tous été microscopiques un jour, nous avons tous été un bébé dans le ventre de notre mère un jour. En vérité, les pro-vie défendent tout le monde, toutes les vies, y compris la vôtre.

    Nous sommes les fruits de la générosité de parents. La femme enceinte est dans une situation délicate. Avec des sentiments mitigés. C’est normal. C’est bouleversant d’avoir une personne à l’intérieur de soi. C’est bouleversant de penser que cette personne dépend de soi. C’est pourquoi la femme enceinte a besoin de tendresse, de soutien, de compréhension. Elle a besoin de savoir qu’elle-même et ce bébé sont les bienvenus dans ce monde, dans son environnement le plus intime.

    La vie est toujours une opportunité. Nous ne contrôlons pas toujours son cours. Nous ne la comprenons pas toujours. Mais oui, c’est à nous d’appréhender le devenir avec confiance. La vie ne nous appartient pas. Ceux qui promeuvent l’avortement, sèment la peur chez les femmes. Ils ne font que leur transmettre des préoccupations. Ils veulent lui faire voir qu’elle n’en est pas capable, qu’elle ne peut pas. Vous ne faites que manquer de confiance en la femme. Vous dites que vous l’aidez, mais vous ne lui proposez qu’un avortement. Vous lui faites renoncer à ce qu’elle a de plus précieux, vous lui faite renoncer à son bébé.

    Et vous dites que c’est une décision libre. Il n’y a pas une seule femme qui regrette d’être devenue mère, et il y a beaucoup de femmes qui regrettent d’avoir avorté. Cette décision est irréversible. En plus, vous nous trompez avec des mots, vous parlez d’interruption. Ce n’est pas vrai. On met fin à la vie d’un être unique, singulier, inimitable. Que peut-il donc bien se passer chez quelqu’un pour qu’il ne soit pas capable de s’émouvoir de la beauté d’un nouveau-né, de l’illusion d’une vie nouvelle, et de s’ouvrir à l’espoir ?

    Et c’est ma question aujourd’hui: Qu’est-ce qui ne va pas chez vous ? Qu’est-ce qui ne va pas chez vous, mesdames et messieurs ? Vous voulez détruire ce qu’il y a de plus beau, en nous donnant une version négative de la féminité, de la maternité, de la famille?

    Pour nous, les pro-vie, c’est clair: cela vaut la peine de donner un coup de main, d’apporter son soutien pour qu’aucune femme ne traverse sa grossesse seule. De leur montrer leur bébé à l’échographie, de leur garantir qu’elles seront bien écoutées, protégées, soignées. Chaque mère mérite cette aide, cela vaut la peine de préparer les berceaux, les couches, les nuits blanches. Cela vaut la peine d’être la voix de ces tout petits, qui sont des nôtres. Oui, tout cela, c’est ce que font les associations pro-vie et nous en sommes très fiers car nous savons ce qui nous anime. Ce qui nous anime, c’est la gratitude et la générosité. Nous ne sommes pas empêtrés dans des questions matérialistes, nous ne sommes pas mus par des intérêts liés à l’argent ou au pouvoir.

    Peut-on en dire autant des organisations pro-avortement ? Pouvez-vous nous parler des sources de financement de ces mouvements ? Comment se fait-il que les mouvements pro-avortement puissent recevoir de l’argent de l’Union européenne et qu’il soit suspect que les pro-vie en fassent autant ? Je constate en outre qu’il s’agit pour les premiers de montants beaucoup plus élevés. Merci beaucoup.»

  • Arnaud Beltrame, l’âme d’un chevalier moderne

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    arnaud_beltrame.jpgIl y a trois ans tombait Arnaud Beltrame. Pour lui, le Ciel n’était pas loin :

    Sur le site web « Salon Beige », trois ans après sa mort, découvrez le documentaire-témoignage réalisé par les proches d’Arnaud Beltrame. Avec les témoignages de Marielle Beltrame et du Père Jean-Baptiste Golfier (chanoine de Lagrasse) :

    Ref. Arnaud Beltrame, l’âme d’un chevalier moderne

    JPSC

  • L'avortement en Pologne : d'insupportables ingérences du Conseil de l'Europe

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    De gènéthique.org :

    Avortement : la Pologne toujours dans la ligne de mire de l’Europe

    16 mars 2021

    Vendredi 12 mars, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a adopté une résolution qui exhorte la Pologne à garantir l’accès effectif à « un avortement légal » et aux examens prénataux. Le texte mentionne les possibles délais qui peuvent être occasionnés par « le refus de pratiquer [l’avortement] en raison du recours à la clause de conscience », et appelle les autorités à « adopter les réformes nécessaires » à ce sujet.

    Une ingérence de l’Europe

    Cette résolution approuvée par le Comité des ministres qui réunit 47 pays européens vient s’ajouter à celle adoptée par le Parlement européen le 26 novembre 2020. Une résolution qui avait fait réagir l’épiscopat européen. S’appuyant sur le droit, les évêques soulignent que « ni la législation de l’Union européenne ni la Convention Européenne des Droits de l’Homme ne prévoient un droit à l’avortement ». Une question « laissée aux systèmes juridiques des États Membres », rappelle la lettre adressée par la Commission des Épiscopats de l’Union européenne (COMECE) à David Sassoli, président du Parlement européen.

    « Le respect de l’État de Droit est essentiel pour le fonctionnement de l’Union » rappellent les évêques. Mais « l’État de Droit exige également le respect des compétences des États Membres et des choix qu’ils font dans l’exercice de leurs compétences exclusives », soulignent-ils.

    Une inversion du droit

    Dans son courrier du 22 février, la COMECE se disait également « alarmée par le fait que la Résolution [du Parlement européen] semble remettre en cause le droit fondamental à l’objection de conscience qui émane de la liberté de conscience (article 10.1 de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne) », rappelant que « dans le secteur des soins de santé, les objecteurs de conscience font souvent l’objet de discrimination ». La résolution du Comité des ministres ne rassure pas sur ce point.

    « Lorsque l’avortement a été dépénalisé en 1975, il était bien clair dans les esprits que cette pratique est immorale même si elle devient dépénalisée. L’avortement était toléré », rappelle Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du Centre européen pour le Droit et la Justice (ECLJ). « C’est ensuite l’objection de conscience qui fut tolérée, et qu’il est aujourd’hui question de supprimer, tandis que l’avortement est présenté comme un droit fondamental », analyse-t-il. Alors que c’est bien l’objection de conscience qui est « un droit fondamental », « parce qu’elle est un devoir ». L’Europe l’aurait-elle oublié ?

  • Un voyage du pape en Hongrie, en septembre prochain

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    De Vatican News :

    Les évêques hongrois se réjouissent de la venue du Pape

    À bord de l’avion le ramenant d'Irak le 8 mars, le Pape François a déclaré aux journalistes qu'il avait prévu de se rendre à Budapest en septembre pour célébrer la messe de clôture du Congrès eucharistique international. Entretien avec le Primat de l'Église hongroise, le cardinal Erdö.

    «Nous sommes heureux d'apprendre que le Saint-Père a annoncé sa décision de venir à Budapest pour la messe de clôture du 52e Congrès eucharistique international», a déclaré lundi la Conférence des évêques catholiques de Hongrie (HCBC) dans un bref communiqué.  «Nous espérons que sa visite sera un grand encouragement et un renforcement spirituel pour nous tous et pour les futurs participants du Congrès eucharistique», ont déclaré le Primat de Hongrie et archevêque d'Esztergom-Budapest, le cardinal Peter Erdö, et Mgr Andras Veres de Gyor, le président de la HCBC.

    Le Congrès eucharistique international est prévu du 5 au 12 septembre prochain, à Budapest, la capitale hongroise.

    Célébration de la messe à Budapest

    Cette déclaration des évêques hongrois fait suite à l'annonce par le Pape François en personne de sa visite en Hongrie lors de la conférence de presse qui s’est tenue lundi à bord de l’avion le ramenant d’Irak en Italie. Interrogé sur la possibilité de retourner dans son Argentine natale après huit ans d’absence depuis son élection au siège de Pierre, le Pape a répondu qu’il ne savait pas si un tel voyage se réaliserait, admettant que son voyage en Irak était beaucoup plus fatigant que les autres.  «Nous verrons», a ajouté le Pape âgé de 84 ans, «maintenant je vais devoir me rendre en Hongrie pour la messe finale du Congrès eucharistique international». François a toutefois précisé qu’il ne s’agissait pas d’une visite dans le pays mais qu’il se déplacerait uniquement pour cette messe.

    Lors de cette même conférence de presse, le Pape François a indiqué qu’une visite en Slovaquie voisine était possible. «Budapest est à deux heures de route de Bratislava, pourquoi ne pas faire une visite en Slovaquie ? » a-t-il déclaré. 

    Le Saint-Père a expliqué qu'il ne prenait pas de décision soudaine concernant ses visites à l'étranger mais qu’il s’agit d’un long processus, d’«un long cheminement».  Le Pape en discute avec ses conseillers, les écoute attentivement, réfléchit et prie beaucoup à ce sujet. «Puis la décision vient de l'intérieur, des tripes, presque spontanément, mais comme un fruit mûr», a-t-il ajouté.

    Le Congrès Eucharistique international

    Le 52e Congrès Eucharistique international de Budapest, initialement prévu en 2020, a été reporté d’un an en raison de la pandémie par les évêques hongrois et le Comité pontifical pour les congrès eucharistiques internationaux au Vatican.

    Cet événement rassemble des prêtres, religieux et laïcs dans le but de célébrer et de glorifier la Sainte Eucharistie et de rechercher les meilleurs moyens de la faire connaître et aimer dans le monde entier. La présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie est l'un des principaux dogmes de la foi catholique et revêt donc une importance capitale en tant que trésor le plus précieux que le Christ a laissé à son Église. L'Eucharistie est donc le centre du culte catholique et la source de la piété chrétienne. C'est pourquoi ces Congrès eucharistiques sont organisés aux niveaux international, national, régional et diocésain.

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  • Cour Européenne des Droits de l'Homme : la Belgique propose l’élection d’une nouvelle “juge-Soros”

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    De Grégor Puppinck sur Valeurs Actuelles :

    CEDH : la Belgique propose l’élection d’une nouvelle “juge-Soros”

    10 mars 2021

    La Belgique a proposé trois candidats pour siéger pendant les neuf prochaines années à la Cour européenne des droits de l’homme. Selon le docteur en droit Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, l’élection à ce poste de Maïté De Rue, juriste salariée de l’Open Society de George Soros, viendrait renforcer à la Cour le réseau des “juges-Soros” et provoquerait de nouvelles situations de conflits d’intérêts. Tribune.

    En septembre 2021, un nouveau juge belge sera élu à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en remplacement de Paul Lemmens dont le mandat s’achève le 12 septembre 2021. Après une procédure de sélection en Belgique, trois candidats ont été choisis. Il s’agit de Maïté De Rue, Frédéric Krenc et Sylvie Sarolea. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) doit maintenant examiner ces trois candidatures et élire celui qui deviendra juge à la CEDH pour un mandat de neuf années. Elle peut aussi choisir de rejeter toute la liste, si elle estime qu’aucun des trois candidats n’est suffisamment qualifié.

    Trois candidats pour devenir juge à la CEDH mais aucun magistrat

    Parmi les trois candidats, l’une est salariée de l’Open Society, une autre est une universitaire engagée pour les droits des étrangers, le troisième est un avocat directeur de la Revue trimestrielle des droits de l’homme. Ce dernier semble être le plus compétent et le plus raisonnable. Il est regrettable qu’aucun des candidats ne soit magistrat, à la différence du juge sortant qui fut membre du Conseil d'État belge (1994-2012) ainsi que du Groupe consultatif de la MINUK sur les droits de l'homme au Kosovo.