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Eglise

  • Pourquoi il faut prier le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson

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    De Denis Crouan sur le site "Pro liturgia" :

    « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » (Lc 10, 2).

    Si l’on écoute attentivement cette parole de l’Évangile, on remarque que Jésus parle de moisson abondante mais pas du tout d’un grand nombre d’ouvriers. Toutefois, il précise que les ouvriers peuvent et doivent être demandés à Dieu sans pour autant nous assurer que l’actuel manque d’ouvriers sera suivi d’un excédent de travailleurs. Il ne nous garantit, pour ainsi dire, qu’un « service minimum » qui - comme tout ce qui peut être obtenu de Dieu - reste toujours lié à une grâce.

    Il y a quelque temps, un évêque d’Allemagne du nord déclarait avec un désarmant sérieux épiscopal qu’il n’était plus nécessaire de prier pour les prêtres ; il ajoutait qu’il a été suffisamment démontré que cela ne servait à rien.

    À l’évidence non seulement cet évêque ne fait pas confiance à la parole de Jésus, mais en plus il ne l’écoute plus... Si toutefois il l’a un jour écoutée. Selon le jugement de cet évêque qui se croyait dans le vent en reprenant un slogan éculé des années 1968 et de la « théologie de la libération », la prédication de l’Évangile était vouée à l’échec dès le départ, Jésus lui-même n’ayant trouvé que douze « ouvrier » pour aller travailler à sa suite.

    Douze pour convaincre le monde entier ! Certes, du point de vue des normes modernes du marketing, c’est totalement irréaliste. Et pourtant... En d’autres termes, le nombre relativement réduit d’ « ouvriers » a été voulu par Jésus dès le commencement de sa mission terrestre ; de même qu’était voulue leur stricte dépendance de la grâce de Dieu et de la prière : « Priez le maître de la moisson… ».

    L’Église n’a jamais été et n’est toujours pas (malgré une bureaucratie productive de documents) une organisation fonctionnant sur la base d’une « planification du personnel » et d’un « plan d’entreprise » ; Jésus n’a pas demandé à ses disciples de nommer un directeur des ressources humaines. L’Église est et restera donc toujours totalement entre les mains de Dieu ; et puisqu’elle est d’origine divine, elle ne pourra compter que sur elle-même... A cet égard, elle n’est tout simplement pas de ce monde et c’est tant mieux.

    Certains peuvent soutenir qu’il n’y pas si longtemps, il y avait davantage de prêtres. C’est parfaitement exact. Cependant, il faut ajouter qu’il y avait aussi beaucoup plus de croyants. Si l’on met le nombre actuel de prêtres en rapport avec le nombre de catholiques qui pratiquent encore aujourd’hui, on constate alors qu’il n’y a, proportionnellement, pas moins de prêtres qu’il y a 50 ans. En d’autres termes, la pénurie de prêtres est un mythe. En vérité, ce ne sont pas les prêtres qui font défaut mais les croyants. Si le nombre de croyants devait augmenter, il n’y a aucun doute que le Seigneur susciterait plus de vocations sacerdotales. Quand nous déplorons le manque de prêtres, nous oublions généralement de voir que le sacerdoce ne germe pas sur un sol rendu stérile en raison du manque de foi, mais sur le sol fertile des communautés croyantes.

    Combien de fois, il y a une cinquantaine d’années, n’a-t-on pas entendu de la bouche de certains prêtres alors avant-gardiste que la diminution du nombre de prêtres était une chance pour l’Église car elle obligera les fidèles « à se prendre en mains » et à s’engager pour dynamiser les paroisses qui, enfin décléricalisées, deviendront véritablement vivantes et attractives comme l’étaient les premières communautés chrétiennes. Qu’ils étaient naïfs ces prêtres qui tenaient de tels propos et ces laïcs qui rêvaient de s’engager dans cette Église de l’avenir radieux !

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  • Exaudi Domine vocem meam (Exauce ma voix Seigneur) (Introït du 11ème dimanche)

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    Introitus Introit
    Ps. 26, 7 et 9  
    EXÁUDI, Dómine, vocem meam, qua clamávi ad te: adiútor meus esto, ne derelínquas me, neque despícias me, Deus salutáris meus. Ps. ibid., 1 Dóminus illuminátio mea, et salus mea, quem timébo ? ℣. Glória Patri. Exauce, Seigneur, ma voix, qui a crié vers Toi ; sois mon secours, ne m'abandonne pas, et ne me méprise pas, Dieu de mon salut. Ps. ibidem, 1. Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui craindrai-je ? ℣. Gloire au Père.
  • Dire aux hommes combien Dieu les aime (homélie pour le onzième dimanche du T.O.)

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    Jésus voit les gens désolés et abattus comme des brebis sans berger. Pourtant c’étaient des juifs, des gens qui connaissaient cette parole du Seigneur : vous serez mon domaine particulier… Je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle… Mais il n’y avait plus personne pour rendre cette parole de Dieu actuelle. Tout ce qu’ils vivaient leur faisait penser qu’ils étaient abandonnés de Dieu. Dieu les aimait tant et ils ne le savaient pas.

    Quand je suis arrivé dans ces paroisses, j’avais au cœur cette conviction : il faut faire sentir aux gens d’ici combien leur Père du ciel les aime. Et nous avons essayé de faire cela, en rendant la catéchèse attrayante, en centrant le cœur des enfants et des parents sur le cœur de Dieu. Nous avons essayé de le faire en préparant le mieux possible les fiancés au mariage, en accompagnant les personnes en deuil, en animant une bonne équipe de visiteurs de malades et de personnes âgées, et une bonne Conférence de Saint-Vincent de Paul qui visite les personnes dans le besoin. Mais ce n’est pas assez. L’amour de Dieu n’est pas encore assez connu. Nous nous sentons comme au temps de Jésus, des ouvriers peu nombreux devant la moisson abondante. Et Jésus a dit : « priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson ». Alors nous allons faire deux choses aujourd’hui : puisque c’est l’amour de Dieu qu’il nous faut faire connaître, nous allons demander de pouvoir mieux le connaître, le sentir, y croire. Et puis nous allons dire au Seigneur : me voici, envoie-moi comme un ouvrier de ta moisson, même sans quitter mon travail, ma famille, mon quartier, même en continuant de vivre ici, avec ma femme, mon mari, mes enfants, mes petits-enfants, mes voisins… Mais fais de moi un ouvrier de ta moisson, un témoin de ton amour, quelqu’un qui donne envie de chercher l’amour de Dieu.

    Commençons par la première chose : mieux connaître l’amour de Dieu. Car Dieu a un cœur qui bat pour nous. Il n’est pas une force vague, une énergie, il a un cœur — ce qu’on dit souvent en disant qu’il est une personne, mais bien sûr cela ne veut pas dire qu’il a deux bras et deux jambes ! La bonne nouvelle que les apôtres doivent annoncer c’est que « le royaume des Cieux est tout proche », c’est que Dieu a fait le chemin vers nous, c’est que nous sommes aimés, c’est-à-dire regardés, considérés, désirés, attendus... Le regard de Dieu se pose sur nous.

    Saint Paul dit qu’il y a un lieu spécial où nous découvrons l’amour de Dieu : « la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs. » Quand je contemple la croix je découvre l’amour du Christ pour moi, et je découvre ma valeur : tu as fait ça pour moi !

    La croix fait peur à certains, au point qu’ils n’en mettent plus dans leur maison. Nous aimerions que Jésus n’ait pas dû mourir pour nous. Mais il est mort parce que nous étions indifférents, que nous voulions n’en faire qu’à notre tête… Il est mort à cause de tout le mal qu’il y a dans le monde, et nous y avons notre part. La croix nous aide à ne pas minimiser notre responsabilité. Et elle nous aide aussi à ne pas être écrasés par ce que nous aurions fait de mal. Elle nous aide à ne pas croire que nous ne sommes pas dignes de cet amour. Sur la croix, le Christ nous dit : regarde, je t’aime malgré tout… mon amour est plus fort que tout le mal. À nous de goûter cet amour, de nous laisser aimer par le Christ. Quant à l’étape 2, nous la vivrons plus tard dans la messe.

    Par écrit je voudrais également ajouter ceci, à partir de l’expression de saint Paul, « être sauvés par Lui de la colère de Dieu ». Cela sonne bizarre dans une culture où on dit à Dieu : laisse-nous vivre tranquillement notre vie comme nous l’entendons… Nous ne te demandons rien… Ne nous demande rien non plus… Or c’est justement cette situation d’indifférence qui nous met dans la colère de Dieu, c’est-à-dire le vide qu’il crée en se retirant devant les imprécations de notre liberté égarée. Car ses prétentions reviennent à scier la branche sur laquelle on est assis, ne pas reconnaître que toutes nos facultés ont un but bien plus élevé que de nous permettre d’être astucieux pour nous procurer les plaisirs de la vie… Avoir une vie si dépourvue de sens, voilà la colère de Dieu. La colère de Dieu, ce n’est pas Dieu qui pique une crise parce qu’on ne l’écoute pas. La colère de Dieu, c’est le vide éprouvant lorsque nous nous sommes retirés de lui et que nous avons l’impression qu’il se retire. Dieu n’est jamais en péril, et lorsque nous sommes ses ennemis, lorsque nous le méprisons, c’est nous-mêmes que nous combattons, c’est nous-mêmes que nous méprisons.

    Être sauvés de la colère, c’est découvrir que Dieu a fait tout notre chemin du retour vers lui. Nous ne sommes pas perdus en nous demandant : comment nous assurer un avenir dans ce monde inquiétant ? Nous sommes sauvés. Notre avenir, c’est de l’aimer et de nous laisser porter comme sur les ailes d’un aigle.

  • Bilan du séjour de Léon XIV en Espagne : au-delà des foules

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    D'InfoVaticana :

    Bilan du séjour de Léon XIV en Espagne : au-delà des foules

    13 juin 2026

    Les voyages d'un pape se comprennent mieux lorsque les projecteurs s'éteignent et que les paroles demeurent. Et la relecture sereine des discours prononcés ces derniers jours permet de tirer une conclusion que peu auraient formulée avant son arrivée : Léon XIV a laissé en Espagne un message intellectuellement solide, pastoralement exigeant et étonnamment éloigné de certains des lieux communs qui dominent le débat public contemporain.

    L’un des aspects les plus marquants de cette visite a été la manière dont le Souverain Pontife a abordé des questions particulièrement sensibles. L’exemple le plus évident a été celui de l’immigration. Dans une Europe prise au piège entre la sentimentalisisation du phénomène migratoire et son utilisation comme arme politique, Léon XIV a choisi une voie différente. Il a défendu la dignité de toute personne migrante, dénoncé l’exploitation des plus vulnérables par les mafias qui se livrent à la traite des êtres humains et rappelé clairement l’une des grandes intuitions de la doctrine sociale de l’Église : le droit de ne pas émigrer, le droit de chaque homme et de chaque femme de pouvoir s’épanouir sur la terre où ils sont nés sans être contraints de la quitter par nécessité.

    Il en a été de même lors de son intervention historique devant les Cortes Generales. L'image d'un pape s'exprimant devant le Parlement espagnol revêt désormais une importance institutionnelle incontestable. Mais ce qui importait vraiment, c'était le fond. Léon XIV a parlé de la défense de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle, et il l'a fait sans se réfugier derrière des formulations ambiguës. Devant les représentants d’une nation dont les lois ont consacré l’avortement et l’euthanasie, il a rappelé avec sérénité et fermeté la position constante de l’Église. Il n’a pas cherché les applaudissements faciles ni la confrontation théâtrale. Il s’est contenté d’exercer la mission propre au Successeur de Pierre : proclamer une vérité qu’il considère comme contraignante même lorsqu’elle dérange.

    Il serait naïf d’affirmer que ces discours ont immédiatement modifié la réalité religieuse espagnole. L’Espagne reste un pays marqué par une sécularisation profonde, une pratique sacramentelle en déclin et une crise vocationnelle évidente. Rien de tout cela n’a disparu en une semaine. Cependant, il serait également superficiel de s’en tenir uniquement à cette image.

    Ce qui s’est passé à Madrid, à Barcelone et aux Canaries a mis en évidence une réalité : derrière les statistiques se cache encore un substrat catholique nettement plus solide qu’on ne le reconnaît généralement. Un terreau spirituel, culturel et affectif qui continue de faire partie de l’identité de larges pans de la société espagnole et qui refait surface chaque fois qu’il trouve une voix capable de l’interpeller avec clarté.

    Une Catalogne plus complexe que ne le laissent entendre les clichés

    L’expérience catalane est particulièrement significative. Depuis des années, on répète que la Catalogne est l’une des régions les plus sécularisées d’Espagne et que les liens entre l’identité catalane et la tradition catholique appartiennent au passé. Pourtant, les journées vécues lors de la visite pontificale ont révélé une réalité bien plus complexe. Des milliers de fidèles ont participé aux cérémonies liturgiques et aux rencontres avec le pape avec un naturel qui contredit de nombreux clichés. Et il y a eu des scènes chargées de symbolisme : des Catalans émus chantant le Virolai, des drapeaux espagnols flottant aux côtés des senyeras et une expression populaire de la foi qui semblait rappeler qu’il existe des liens plus profonds que les divisions politiques des dernières décennies.

    Ces images ne parlaient ni de nostalgie ni de restaurations impossibles. Elles parlaient de continuité. D’une mémoire religieuse partagée qui reste vivante même lorsque beaucoup la considèrent comme éteinte. D’un sensus fidelium qui reste latent sous la surface et qui refait surface lorsque l’Église se présente sans complexe, sans s’excuser d’exister et sans édulcorer son message pour le rendre plus acceptable.

    La clarté comme méthode

    C'est peut-être là l'un des enseignements les plus importants de cette visite. Pendant trop longtemps, certains secteurs ecclésiaux ont tenu pour acquis que l'homme contemporain ne pouvait être atteint qu'à travers une adaptation constante au langage, aux catégories et aux sensibilités dominantes. Léon XIV a testé – timidement, parfois – une hypothèse différente. Il a parlé de la vérité, de la vie, de la responsabilité morale, de la transcendance et de l’espérance chrétienne avec une clarté remarquable. Et les places se sont tout autant remplies.

    Bien sûr, il serait imprudent d’en tirer des conclusions triomphalistes. La visite n’a pas résolu les problèmes structurels de l’Église en Espagne ni inversé des tendances culturelles consolidées depuis des décennies. Mais elle n’autorise pas non plus les interprétations défaitistes. Elle a plutôt permis de constater quelque chose que beaucoup semblaient avoir oublié : l’Espagne est aujourd’hui plus sécularisée qu’hier, mais elle reste plus catholique qu’on ne le dit souvent.

    Une réserve spirituelle qui perdure

    Au terme de ces journées, le bilan le plus juste consiste peut-être justement à reconnaître cette double réalité. Léon XIV a trouvé une nation où la foi n’occupe plus la place sociale qu’elle avait autrefois, mais où subsiste une réserve spirituelle considérable. Il s’est adressé à une société fragmentée et pourtant encore capable de se reconnaître dans certaines références communes. Et il a constaté que, lorsque le message chrétien est présenté avec conviction et sans complexes, il ne tombe pas dans le désert.

    La grande nouvelle de cette visite n’a pas été uniquement ce que le Pape a dit. Elle a aussi été de découvrir qu’il y a encore beaucoup d’Espagnols prêts à l’écouter.

  • « Il y a aujourd’hui plus de martyrs qu’au cours des premiers siècles de l’Église » (cardinal Koch)

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    De Walter Sánchez Silva sur EWTN News :

    Cardinal Koch : « Il y a aujourd’hui plus de martyrs qu’au cours des premiers siècles de l’Église »

    S’exprimant lors d’un pèlerinage organisé par « Aide à l’Église en détresse » en Suisse, le prélat a mis en avant le témoignage des martyrs chrétiens de toutes confessions.

    11 juin 2026

    Le cardinal Kurt Koch, président de la fondation pontificale « Aide à l’Église en détresse » (AED ou ACN (Aid to the Church in Need), a déclaré qu’« aujourd’hui, il y a plus de martyrs qu’au cours des premiers siècles de l’histoire de l’Église ».

    « Le martyre est véritablement au cœur du christianisme », a déclaré le prélat suisse, qui s’est exprimé fin mai lors du pèlerinage annuel pour les chrétiens persécutés organisé par la branche suisse de l’AED à l’abbaye bénédictine d’Einsiedeln.

    Mgr Koch, qui dirige l’organisation depuis novembre 2025, date à laquelle il a été nommé par le pape Léon XIV, est également préfet du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens au Vatican.

    Réaffirmant l’engagement de la fondation pontificale à aider les chrétiens persécutés, Mgr Koch a souligné que le martyre n’est pas seulement un phénomène du passé, mais qu’il reste « une réalité vécue par d’innombrables chrétiens à travers le monde », a rapporté l’AED.

    Le cardinal a également mis en avant le témoignage des nombreux chrétiens persécutés à travers le monde : « Les dictateurs ne font pas de distinction entre catholiques, orthodoxes, luthériens, anglicans ou protestants. »

    « Les chrétiens ne sont pas persécutés parce qu’ils appartiennent à une Église particulière, mais à cause de leur foi en Christ. Le sang qui a été versé unit les chrétiens au-delà de leurs divisions », a-t-il souligné, rappelant l’expression du pape François, « l’œcuménisme du sang ».

    Au cours du pèlerinage, des prières ont été adressées aux victimes de persécutions et de violences dans des pays tels que l’Irak, Haïti, le Pakistan et l’Indonésie.

    En janvier, l’organisation Open Doors a publié un rapport révélant que plus de 388 millions de chrétiens dans le monde souffrent de persécutions et de discriminations et que 4 849 ont été tués entre octobre 2024 et septembre 2025.

    La majorité de ces crimes ont eu lieu au Nigeria, où la persécution des chrétiens est si grave que les États-Unis l’ont reclassé comme « pays particulièrement préoccupant » en octobre 2025.

    À propos de son rôle de président de l’AED, Mgr Koch a déclaré : « J’ai accepté cette mission avec une grande joie car l’AED m’a toujours tenu très à cœur. C’est une fondation pontificale qui accomplit un immense bien tout en nous rappelant constamment combien de parties de l’Église vivent dans des situations de grand besoin. Contribuer à cette mission est quelque chose de très important pour moi. »

    Des dons ont également été collectés au cours du pèlerinage ; ils serviront à soutenir les projets d’AED au Moyen-Orient, notamment au Liban, où la fondation pontificale vient en aide aux familles déplacées et aux écoles catholiques qui s’occupent des communautés vulnérables.

    Qu’est-ce qu’AED ?
    Selon la fondation, l’AED soutient « l’Église catholique dans son œuvre d’évangélisation auprès des communautés les plus démunies, discriminées et persécutées du monde », en finançant plus de 5 000 projets pastoraux et humanitaires d’urgence dans 137 pays.

    Elle dispose de 23 bureaux à travers le monde qui se consacrent à la sensibilisation à la réalité à laquelle sont confrontés ces chrétiens, à la promotion de la prière et à la collecte de fonds. L’AED ne reçoit aucune subvention d’institutions publiques.

  • Léon XIV : le monde a grand besoin de pasteurs répandant la sainteté du Christ

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    MESSAGE DU PAPE LÉON XIV
    AUX PRÊTRES À L'OCCASION DE
    LA JOURNÉE POUR LA SANCTIFICATION SACERDOTALE  

    [Solennité du Sacré-Cœur de Jésus, 12 juin 2026]

    Très chers frères prêtres,

    en ce jour où l’Église contemple le Cœur transpercé de son Seigneur, d’où jaillit une source inépuisable de paix et d’unité pour tout le genre humain, j’adresse d’abord à moi-même et à vous tous les paroles que Dieu a dites au peuple d’Israël : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lv 19, 2 ; cf. 1 P 1, 16). Cet appel divin traverse les siècles, résonnant encore aujourd’hui avec force pour chaque croyant et, d’une manière particulièrement exigeante, pour nous, prêtres. La sainteté n’est pas une option parmi d’autres ni un idéal abstrait : elle met en jeu l’identité même de toute personne qui veut participer à la vie du Ressuscité.

    La sainteté est une participation au mystère du Christ

    Dieu nous invite à participer à sa propre sainteté. Lorsqu’il nous appelle à être saints parce que Lui est saint, il nous montre le chemin à suivre : nous laisser modeler selon son Cœur. Et pour nous, très chers frères, cet appel est particulièrement radical. Le Seigneur a promis : « Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur, qui vous guideront avec science et intelligence » (Jr 3, 15). La sainteté qui nous est demandée est un abandon confiant : nous laisser transformer par son Saint-Esprit. Et pourtant, c’est précisément là qu’apparaît le grand paradoxe de notre vie sacerdotale : nous sommes appelés à participer à la sainteté même de Dieu, mais nous portons ce trésor dans des vases d’argile (cf. 2 Co 4, 7), nous sommes limités et imparfaits, souvent marqués par des faiblesses et des fatigues, parfois par des blessures. Comment un cœur humain, si vulnérable, peut-il répondre à un appel si élevé ? Le prêtre vit cette tension, mais il sait où trouver la paix : dans le côté ouvert du Seigneur Jésus.

    Un chemin d’union

    L’union de notre cœur avec le Cœur du Christ n’est pas une expérience réservée à quelques élus, mais un chemin sacramentel, eucharistique, qui se réalise au quotidien. Très chers frères, lors de notre ordination, nous avons été configurés au Christ, mais il convient de raviver sans cesse en nous le don de la grâce par la célébration quotidienne de l’Eucharistie, la prière, la méditation de la Parole de Dieu et le service humble envers nos frères et sœurs. Restons unis au Christ en tout : dans ce que nous faisons et dans ce qui nous arrive au quotidien. Alors la sainteté, recherchée en vain par des efforts isolés, se révélera pour ce qu’elle est : une réponse à la grâce qui nous précède, nous soutient, nous transfigure. Il n’y a pas, en effet, de séparations dans notre humanité. La prière, le ministère, les relations, la fatigue, les joies et les échecs, même le temps apparemment perdu ou l’amour qui semble gaspillé, tout devient un lieu privilégié où se révèle Dieu et son amour infini.

    Le prêtre au cœur intègre, simple et pur, est contemplatif au beau milieu de l’action, miséricordieux, fidèle dans l’épreuve, joyeux dans le don de soi. Le monde a grand besoin de pasteurs qui n’offrent pas seulement des paroles ou des programmes, mais le témoignage vivant d’un cœur réconcilié, répandant le bon parfum de la sainteté du Christ. Une vie sacerdotale solide et configurée au Cœur de Jésus est un signe crédible d’unité, de paix et de miséricorde. Ainsi, en une époque marquée par les divisions et les peurs, nous pouvons être des artisans de paix, des témoins de la tendresse du Bon Pasteur, qui sait rassembler ceux qui sont dispersés et soigner ceux qui sont blessés, et notre zèle n’est pas de l’agitation, mais le débordement d’un amour qui « est extase, sortie, don, rencontre » (François, Lettre encyclique Dilexit nos, n. 28).

    Le Cœur du Christ est le cœur des saints

    La réponse à la vocation à la sainteté ne réside pas tant dans l’effort d’ascèse et de perfection, bien que nécessaire, mais dans l’adhésion confiante à l’amour révélé dans le Cœur transpercé de Jésus. L’apôtre Jean nous fait contempler le côté ouvert du Crucifié (cf. Jn 19, 34), dans lequel Dieu nous montre définitivement comment Il est saint : non pas dans la distance inaccessible d’une perfection séparée, mais dans un amour qui se donne jusqu’à se laisser blesser et qui peut ainsi devenir source de miséricorde et de vie. Le Sacré-Cœur de Jésus est l’icône par excellence de l’amour de Dieu : un amour tout-puissant précisément parce qu’il est capable de se rendre vulnérable, de transformer la souffrance en grâce, la douleur en espérance.

    Ce Cœur béni est donc le “lieu” où la sainteté se manifeste comme proximité et tendresse. La sainteté du prêtre peut alors s’exprimer dans une proximité humble et courageuse, en étant de tous et pour tous, en gardant ouverte la porte de l’enclos afin que beaucoup puissent entrer et trouver pâturage et repos (cf. Jn 10, 9). C’est pourquoi il nous est demandé une relation avec Dieu qui ne nous éloigne pas des hommes, mais qui nous rende proches de tous, qui façonne en nous des cœurs patients, tendres, capables de proximité, de compassion et d’écoute. Ainsi, l’union de notre cœur imparfait avec le Cœur transpercé de Jésus, réalise notre chemin de sainteté. Ce n’est plus nous qui vivons, mais le Christ qui vit en nous (cf. Gal 2, 20). Une telle sainteté ne se vit pas tout seul. Prenez soin de la fraternité sacerdotale : recherchez-vous, écoutez-vous, soutenez-vous. Le prêtre qui s’isole s’éteint peu à peu ; le prêtre qui marche avec ses frères grandit. Saint Augustin nous le rappelle encore : « Comment ne pas nous retrouver dans les ténèbres ? En aimant nos frères. Quelle est la preuve que nous aimons nos frères ? Celle-ci : que nous ne rompions pas l’unité et que nous observions la charité » (In Epist. Io. ad Parthos II, 3).

    Très chers prêtres, renouvelez chaque jour votre “me voici” devant le Cœur transpercé du Christ. Abandonnez-vous totalement à Lui, afin de pouvoir aimer son peuple de l’amour même dont Il l’aime. Et rappelez-vous avec joie, comme aimait à le répéter le Saint Curé d’Ars, que « le sacerdoce, c’est l’amour du Cœur de Jésus » (cf. Benoît XVI, Lettre pour la proclamation de l’Année sacerdotale [16 juin 2009], 569). Cet amour est le gage et la garantie que rien de nous ne sera perdu, si tout de nous est remis et offert. Je vous confie tous et chacun à la Vierge Marie, Mère des prêtres. Elle qui a gardé dans son cœur le mystère de son Fils, qu’elle nous enseigne à garder et à faire battre en nous le Cœur du Christ, Sauveur du monde.

    12 juin 2026, solennité du Sacré-Cœur de Jésus.

    LÉON PP. XIV

  • 13 juin 313 : promulgation de l'Edit de Milan

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    Le document qui a changé l'histoire du christianisme

    Une lecture de l'évènement, éventuellement sujette à discussion, est proposée par Zenit.org sous la signature de Mgr Vitaliano Mattioli :

    L’Edit de Milan, de 313, par lequel l’empereur Constantin (306-337) reconnut la liberté de culte à la religion chrétienne, fête ses 1700 ans cette année.

    Mais quelle est l'actualité de l'Edit de Milan? Explications de Mgr Vitaliano Mattioli, professeur à l’Université pontificale urbanienne et vice-président de l’Institut pontifical Saint-Apollinaire.

    « Selon les sources historiques, Jésus est probablement mort aux alentours de l’an 30 en Palestine qui, depuis l’an 64, était sous la protection de l’empire romain. Cette année-là, le gouverneur (représentant de l’empereur) était Ponce Pilate (26-36), qui signa la condamnation à mort de Jésus.

    Il était d’usage à l’époque que les gouverneurs envoient à Rome un rapport officiel sur ce qui se passait dans la région qui leur était confiée, comme le rapporte le tout premier historien du christianisme, Eusèbe de Césarée (260-340), dans son Histoire Ecclésiastique: « Pilate, En vertu d'une ancienne coutume, qui imposait aux gouverneurs des nations de transmettre les nouvelles au titulaire du pouvoir royal, pour qu’ils soient au courant de tout, a informé l’empereur Tibère… » (II, 2, 1).

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  • Frank Michael était très attaché à la Vierge Marie

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    D'Aleteia.org :

    Frank Michael, une vie placée sous le regard de la Vierge Marie

    Le chanteur Frank Michael est mort à l’âge de 79 ans, a annoncé ce 12 juin sa fille Sandra Gabelli. Interprète emblématique de "Toutes les femmes sont belles", l’artiste belge d’origine italienne était très attaché à la Vierge Marie, à laquelle il a voué une profonde et constante dévotion tout au long de sa vie.
  • En Chine, les catholiques sont durement persécutés par le régime communiste

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    De Victoire Lemoigne sur le site de La Nef :

    En Chine, une Eglise souffrante et divisée

    Les catholiques chinois sont durement persécutés par le régime communiste depuis l’origine et cela ne s’estompe pas malgré « l’accord secret » de 2018. Explication de la situation avec un détour par l’histoire.

    Quand Mao Zedong proclame la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, l’Église catholique compte un peu plus de 3,2 millions de fidèles et quelque 2600 prêtres chinois. À sa mort, en 1976, l’Osservatore romano dresse un bilan catastrophique : il n’en resterait plus que 500 ou 600. Entre-temps, le régime avait imposé à toutes les confessions le modèle des « trois autonomies », autonomie de gouvernement, de financement, d’apostolat. Traduction : couper chaque Église de ses racines étrangères, c’est-à-dire de Rome. Le 2 août 1957, l’Association patriotique catholique chinoise (APCC) voit officiellement le jour. Sa déclaration fondatrice exalte le « patriotisme comme devoir sacré et commandement de Dieu », dénonce le Vatican comme « traditionnellement anticommuniste, antipopulaire, antisocialiste » et proclame l’indépendance de l’Église de Chine vis-à-vis du Saint-Siège. Dès l’année suivante, l’APCC procède à des sacres épiscopaux sans mandat pontifical. Ces évêques, « validement ordonnés mais illégitimes », sont excommuniés ipso facto. Une ligne de partage s’établit pour des décennies : d’un côté l’Église « officielle », inféodée au Parti ; de l’autre, l’Église « clandestine », fidèle à Rome, acculée à la prison ou à la disparition.

    Lire la suite sur le site de La Nef

  • Saint Antoine de Padoue (13 juin)

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    280px-Guercino_Antonio_Bambino.jpgLors de l'audience du 10 février 2010, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Antoine de Padoue que l'on fête aujourd'hui (représenté ci-contre par le Guerchin) :

    Chers frères et sœurs,

    Il y a deux semaines, j'ai présenté la figure de saint François d'Assise. Ce matin, je voudrais parler d'un autre saint, appartenant à la première génération des Frères mineurs: Antoine de Padoue ou, comme il est également appelé, de Lisbonne, en référence à sa ville natale. Il s'agit de l'un des saints les plus populaires de toute l'Eglise catholique, vénéré non seulement à Padoue, où s'élève une splendide basilique qui conserve sa dépouille mortelle, mais dans le monde entier. Les images et les statues qui le représentent avec le lys, symbole de sa pureté, ou avec l'Enfant Jésus dans les bras, en souvenir d'une apparition miraculeuse mentionnée par certaines sources littéraires, sont chères aux fidèles.

    Antoine a contribué de façon significative au développement de la spiritualité franciscaine, avec ses dons marqués d'intelligence, d'équilibre, de zèle apostolique et principalement de ferveur mystique.

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  • Le Coeur immaculé de Marie

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    Le Cœur immaculé de Marie

    Le "Cœur immaculé de Marie" est célébré le samedi de la troisième semaine après la Pentecôte, le lendemain de la solennité du Sacré coeur de Jésus.

    Le "Cœur immaculé de Marie" est une expression qui concerne toute la personne de Marie.

    Les lectures liturgiques sont :
    Is 61, 9- 11
    et Luc 2, 41-51 (Jésus perdu et retrouvé au temple).
    L'Evangile révèle le coeur de Marie parce qu'il montre comment Marie a cherché et suivi Jésus : la pureté du coeur, c'est de suivre Jésus !
    Marie n'a pas compris immédiatement, mais a médité ce qu'elle n'a pas compris, avec un coeur ouvert, attendant de mieux comprendre : son coeur est humble, docile, ouvert à une révélation toujours plus profonde, ouvert à une lumière toujours plus forte.

    Un peu d'histoire :
    La dévotion au Cœur immaculé de Marie est fondée sur la théologie mariale de saint Bernard, les révélations privées à sainte Gertrude et à sainte Mechtilde, les visions de sainte Marguerite-Marie Alacoque au XVII° siècle, et elle fut largement répandue par saint Jean Eudes. Au XIX° siècle, l'ordre des Augustins puis le diocèse de Rome en célèbrent la fête. Et finalement, la fête entre dans le calendrier liturgique universel.

    Après les apparitions de Fatima (1917), la dévotion au cœur immaculé de Marie augmente partout dans le monde. Le pape Pie XII institue une autre fête en 1954, celle de Marie Reine, (initialement prévue le 31 mai puis déplacée par Paul VI au 22 août), en ordonnant que "ce jour-là, on renouvelle la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie." (Pie XII, Ad Cœli Reginam § 34).

    On peut donc dire qu'il y a une croissance dans la liturgie de l'attention portée au Cœur Immaculé de Marie.
    Cependant, dans sa réforme liturgique de 1969, Paul VI fait descendre la fête du Cœur Immaculé de Marie au rang de simple mémoire.

    Mais depuis 1986, dans la Messe votive en l'honneur de la Vierge Marie (n°28) « Le cœur immaculé de Marie », la préface eucharistique s'adresse à Dieu le Père en lui rendant gloire car :

    Tu as donné à la Vierge Marie un cœur sage et docile pour qu'elle accomplisse parfaitement ta volonté ;

    un cœur nouveau et doux, où tu pourrais graver la loi de l'Alliance nouvelle ;
    un cœur simple et pur, pour qu'elle puisse concevoir ton Fils en sa virginité et te voir à jamais ;
    un cœur ferme et vigilant pour supporter sans faiblir l'épée de douleur et attendre avec foi la résurrection de ton Fils.

    Voir également : https://p8.storage.canalblog.com/88/90/249840/26242629.pdf

  • La mémoire du Coeur Immaculé de Marie

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    CŒUR IMMACULÉ de MARIE - Mémoire (source : Evangile au Quotidien)

             La propagation de la dévotion au Cœur de Marie remonte au XVIIe siècle où saint Jean Eudes la propagea en l'unissant à celle du Sacré-Cœur de Jésus.

             Au cours du XIXe siècle, sa sainteté Pie VII d'abord, et Pie IX ensuite, accordèrent à plusieurs églises une fête du Cœur très pur de Marie fixée au dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis au samedi suivant la fête du Sacré-Cœur. Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait au Portugal pour déclarer aux petits voyants de Fatima que Dieu voulait établir la dévotion à son Cœur immaculé pour le salut du monde. Elle demanda aux chrétiens la pratique du premier samedi du mois par la communion réparatrice et la récitation du chapelet accompagnée de la méditation des mystères du Rosaire.

             Le 31 octobre 1942, le jour de la clôture solennelle du Jubilé des Apparitions de Fatima, le pape Pie XII s'exprimant à la radio, consacra le monde au Cœur immaculé de Marie pour répondre à l'appel de notre Mère du ciel. Il renouvela ce geste important le 8 décembre 1942. En 1944, en pleine guerre mondiale, le même souverain pontife consacrait encore tout le genre humain au Cœur immaculé de Marie pour le mettre sous sa toute-puissante protection. À l'occasion de cette même cérémonie, il décréta que l'Église entière célébrerait chaque année une fête en l'honneur du Cœur immaculé de Marie afin d'obtenir par l'intercession de la Très Sainte Vierge, « la paix des nations, la liberté de l'Église, la conversion des pécheurs, l'amour de la pureté et la pratique des vertus. » Il fixa la date de cette fête au 22 août, jour octave de la fête de l'Assomption.

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