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Eglise

  • « Le christianisme au Moyen-Orient s’éteint en silence » — Charles de Meyer , président de SOS Chrétiens d’Orient

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    De Javier Villamor sur The European Conservative :

    « Le christianisme au Moyen-Orient s’éteint en silence » — Charles de Meyer , président de SOS Chrétiens d’Orient

    « Le mal prend diverses formes, des expressions plus ou moins barbares, mais il est toujours là, tapi dans l’ombre et combattant le peuple de Dieu. »

    4 février 2026

    La situation des chrétiens au Moyen-Orient a largement disparu des gros titres, mais elle n'a pas cessé de se détériorer. Après la défaite territoriale de l'État islamique, la persécution n'a pas disparu ; elle est devenue plus discrète, plus structurée et, dans bien des cas, plus définitive.

    Les conflits enracinés, les États fragiles, l'islamisme radical et les réalignements géopolitiques en cours accélèrent un processus de disparition qui menace de vider de leur présence chrétienne les terres mêmes où le christianisme est né.

    Dans ce contexte, des voix comme celle de Charles de Meyer, président et cofondateur de SOS Chrétiens d'Orient, sont essentielles pour comprendre les réalités du terrain. Depuis 2014, l'organisation a déployé des milliers de volontaires dans des pays comme la Syrie, l'Irak, le Liban et l'Arménie, travaillant directement avec les communautés locales à la reconstruction, à l'éducation et à l'aide humanitaire – en toute indépendance vis-à-vis des gouvernements et grâce à un financement exclusivement privé.

    Dans cet entretien, De Meyer dresse un diagnostic clair du présent et de l'avenir des chrétiens d'Orient : l'impact concret de l'instabilité régionale sur leur vie quotidienne, le risque d'être instrumentalisés dans les jeux de pouvoir géopolitiques, la pression constante à l'émigration et le malaise que leur témoignage suscite dans des sociétés occidentales de plus en plus sécularisées. C'est une conversation qui oblige l'Europe à se confronter à une réalité qu'elle préfère ignorer – une réalité qui continue de coûter des vies.

    Pour commencer, comment décririez-vous la situation des communautés chrétiennes au Moyen-Orient en 2025 dans les pays où vous êtes présents ?

    Les chrétiens d'Orient connaissent des situations contrastées, mais toutes convergent vers une même conclusion : une réduction drastique du nombre de chrétiens au Moyen-Orient. Si les Coptes bénéficient d'un dynamisme démographique unique parmi les communautés chrétiennes orientales, ils sont isolés dans ce contexte.

    Plusieurs facteurs expliquent cette situation : la radicalisation de l’islamisme et les nombreux conflits qui ravagent régulièrement la région, avec des conséquences directes ou indirectes pour les chrétiens.

    Prenons l'exemple de la Syrie : avant le début de la guerre civile, les chrétiens représentaient 7 à 8 % des 20 millions d'habitants du pays. Aujourd'hui, leur nombre a été réduit de moitié au moins. On ne compte plus qu'environ 25 000 chrétiens à Alep, contre 150 000 début 2010.

    L'affaiblissement de Daech est certes une bénédiction pour les chrétiens qui vivaient sous son occupation, comme à Mossoul ou dans la plaine de Ninive, mais il a aussi pour conséquence que les communautés chrétiennes d'Orient sont à nouveau invisibles dans les médias. C'est comme si l'Europe et l'Occident ne s'intéressaient à ces communautés que lorsque des actes barbares sont largement relayés par les médias.

    Alors que l’on parle d’une « reconfiguration géopolitique » plus large dans la région — des rapprochements entre les puissances régionales, un retrait partiel des acteurs occidentaux et de nouveaux dispositifs de sécurité —, comment cela se traduit-il dans la vie quotidienne des chrétiens sur le terrain ?

    Les chrétiens d'Orient ne pourront retrouver la prospérité qu'une fois le Moyen-Orient stabilisé. La reconfiguration actuelle, qui peine encore à prendre sa forme définitive, n'est pas sans conséquences négatives pour les communautés chrétiennes.

    Par exemple, les chrétiens du Sud-Liban ont dû quitter leurs terres lors des frappes israéliennes dans le pays, même si celles-ci visaient le Hezbollah. Les régions chrétiennes n'ont pas été épargnées par les conséquences de la guerre : j'espère qu'elles recevront toute notre aide afin qu'elles puissent rentrer chez elles et vivre dans la dignité.

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  • Évêques, schisme et FSSPX

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    Du Pillar :

    Évêques, schisme et FSSPX

    Alors que la société annonce des projets de consécration illicite, quels sont l'historique et le droit en la matière ?

    L’archevêque Marcel Lefebvre accomplissant un acte de consécration sans mandat papal, et de schisme.

    Après que la Fraternité Saint-Pie X a annoncé cette semaine son intention de consacrer un évêque sans mandat papal en juillet, le préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi a déclaré que les discussions entre le Vatican et la Fraternité se poursuivraient, dans le but de régulariser le statut du groupe au sein de l'Église.

    Bien que certains pensent que l'annonce de la FSSPX ne soit qu'une tactique de négociation agressive, des questions se posent quant aux conséquences canoniques probables d'une telle action.

    Lors de la précédente consécration d'évêques pour et par la société, en 1988, le Saint-Siège, sous le pape saint Jean-Paul II, avait déclaré qu'une excommunication latae sententiae avait été prononcée contre les participants pour un acte de schisme.

    Cependant, certains internautes soutenant la société ont cherché à défendre son projet. Ce faisant, ils ont tenté d'établir des parallèles avec des cas antérieurs où des évêques avaient été consacrés, apparemment sans mandat et sans que les mêmes sanctions n'aient été prononcées par le Saint-Siège.

    La situation de la FSSPX est-elle donc unique, et que dit réellement la loi ?

    Le Pilier explique.

    Le canon 1387 stipule que « Tant l’évêque qui, sans mandat pontifical, consacre une personne évêque, que celui qui reçoit la consécration de lui, encourent une excommunication latae sententiae réservée au Siège apostolique. »

    D'un point de vue canonique, c'est une loi aussi claire qu'on puisse l'être :

    Une action précise est décrite : la consécration d’une personne. On peut comprendre ici le terme « personne » comme désignant un homme pour plusieurs raisons : seul un homme peut être validement consacré évêque et la « tentative de consécration » d’une femme est traitée dans un canon distinct.

    Des personnes spécifiques sont désignées comme passibles d'une sanction — à la fois l'évêque qui procède à la consécration et l'homme qui la reçoit.

    Une peine spécifique est infligée : l’excommunication automatique, dont la déclaration et la remise relèvent de la compétence du Saint-Siège. Il convient de préciser que cette peine obéit aux règles ordinaires prévues par le droit canonique ; autrement dit, elle doit être formellement prononcée pour produire tous ses effets.

    La formulation du canon est remarquable car elle criminalise une action spécifique avec une condition objectivement binaire — il y a ou il n'y a pas de mandat papal — et semble donc éluder bon nombre des autres conditions habituelles qui doivent être prises en compte dans l'application du droit pénal.

    Par exemple, il est généralement nécessaire d’établir « l’imputabilité » dans les affaires pénales, c’est-à-dire que la personne est moralement et juridiquement coupable de la violation de la loi, qu’elle dispose d’une liberté suffisante, d’une certaine intention de le faire et d’une conscience de la loi.

    En cas de consécration illicite, il n'existe aucune défense plausible fondée sur l'ignorance de la loi, et les motivations du participant à la violer ne sont pas en cause, hormis les possibles défenses de contrainte immédiate et directe — auquel cas les choses se compliqueraient un peu plus.

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  • Une dévotion oubliée : le premier vendredi du mois

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    a96d8a5b252b480dcbe03cbd524aa188_w600.jpgParmi les dévotions tombées en désuétude depuis la réforme conciliaire, il y a celle qui consiste à consacrer le premier vendredi du mois au Coeur sacré de Jésus.

    En 1688, au cours d'une apparition à Sainte Marguerite-Marie, Notre-Seigneur Jésus-Christ daigna lui adresser ces paroles : « Je te promets, dans l'excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir leurs sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré aux derniers moments ».

    Georges Rouault, le Sacré Coeur

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  • "Ave Maria" : une exposition temporaire du Musée diocésain de Namur

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    Du site du CIPAR :

    Ave Maria : nouvelle exposition temporaire du Musée diocésain de Namur

    05/02/2026

    Le Musée diocésain de Namur propose une nouvelle exposition hors-les-murs, à découvrir à l’église Saint-Loup de Namur jusqu’au au 29 mars 2026. Dans ce prestigieux écrin baroque, l’exposition invite le visiteur à regarder autrement les images et les objets qui entourent la dévotion mariale depuis le 17e siècle.  

    Dans nos églises, des traces matérielles témoignent de la vénération de la « Mère de Dieu ». En particulier, des images sculptées de la Vierge qui attirent les prières des croyants. Mises en valeur sur des autels et richement ornées, elles suscitent des dons et font l’objet de représentations. Cette exposition s’intéresse à certaines de ces « images de la Vierge » et aux pratiques dévotionnelles et rituelles qui les entourent. 

    Oratoire miniature avec statuette de Vierge à l’Enfant. 18e siècle. Provient du couvent des Sœurs Ursulines de Namur. Namur, Musée diocésain.

    Ave Maria  

    Ex-voto, statuettes, images de piété, médailles, drapelets de pèlerinage, robes et parures… les collections du Musée diocésain regorgent de témoins matériels de la dévotion à la Vierge Marie, cette figure sacrée fondamentale pour le christianisme. Objets anonymes où se mêlent techniques et genres artistiques, ils apparaissent rarement comme des « chefs-d’œuvre ». Ils sont cependant au centre de pratiques et de gestes qui ont, à travers les siècles, contribué à tisser des liens particulièrement forts, tantôt collectifs, tantôt très personnels, entre les fidèles, la figure vénérée…et ses images ! 

    L’exposition met en effet le focus, non pas sur la figure de la Vierge elle-même, mais bien sur ses représentations, et sur les significations dont celles-ci ont été investies. Elle s’attache plus particulièrement aux images qui sont au centre d’un culte, qui font l’objet de pratiques dévotionnelles et rituelles particulières. À travers l’habillage des statues, le phénomène du don ou encore les processions, l’exposition met en lumière les contextes d’usage de ces images depuis le 17e siècle, période charnière marquée par la Contre-Réforme, jusqu’à l’époque contemporaine.  

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  • Myriam Tonus et le parti-pris de la Libre

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    Une amie nous adresse ce message :

    "Bonjour,

    Je me permets de vous partager ci-dessous la réponse que j’avais transmise quelques jours à La Libre, espérant ainsi pouvoir répondre à l’opinion que Cécile Jacquerye-Heusers dans son propre écrit : L’opinion de C. Jacquerye-Heusers: https://www.lalibre.be/debats/opinions/2026/01/20/je-suis-en-colere-contre-leglise-catholique-qui-nevolue-pas-GJSQZ5GLTREVDAFBXSIDSDQAOE/ 

    L’objectif était de montrer que la voix de Myriam Tonus et de Mme Jacquerye ne représentent pas toute l’Eglise. Cependant, malgré mon étonnement, La Libre a souhaité que cette réponse ne soit citée que par quelques extraits dans sa rubrique « Courrier des lecteurs ». J’ai trouvé cela assez fort… et fort mesquin.

    Ceci démontre clairement qu’une seule voix est privilégiée : la voix progressiste, et pas question de proposer autre chose. Je vous partage ci-dessous ma réponse. Si vous souhaitez la publier, elle est désormais à vous… bien que je crois que les lecteurs de Belgicatho soient déjà acquis à la cause.

    Merci pour votre engagement et bonne continuation. Bien à vous, A. L.

    « Voulez-vous partir, vous aussi ? » (Jn 6,67)

    Le cri de la théologienne Myriam Tonus, suivi d’un claquement de porte alors qu’elle venait de quitter l’Eglise catholique pour l'Église Protestante Unie de Belgique, a trouvé son écho dans la voix de Cécile Jacquerye-Heusers (« Je suis en colère contre l'Église catholique qui n'évolue pas! », le 20 janvier entre les pages de la Libre).

    Sans retenir Myriam Tonus par la manche, Cécile Jacquerye-Heusers en brandit pourtant un large pan, happé au vol. Elle soutient que les femmes sont décidément les grandes oubliées dans la distribution des rôles d’une Eglise qu’elle dépeint comme une entreprise démocratique, ou comme une scène théâtrale en laquelle chacun et chacune aurait droit à sa part de reconnaissance.

    Avec raison, elle regrette que certains internautes aient éclaboussé les réseaux sociaux d’un « bon débarras ! ». Je me refuse à être de ceux-là. Chaque départ d’un catholique est un échec, une blessure qui fait suinter le corps du Christ une nouvelle fois. Pour ne pas lui ajouter davantage de coups, ne cédons ni à la tentation du jugement, ni à celle d’une lecture à fleur d’émotion, mais prenons du recul vis-à-vis du discours de nos deux dames. Ce recul nous permet de reconnaître une musique devenue lancinante au sein d’une part de notre Eglise.

    Ce discours qui fait primer l’authenticité sur la vérité, faisant grise mine face au Magistère, à l’enseignement bimillénaire de l’Eglise et, de façon générale, à toute forme de repère stable, de fidélité et de constance — au profit d’un « bougisme » à tout vent. « La passion réformiste dans l’Eglise, écrivait le Cardinal de Lubac, est généralement en proportion inverse de la vie surnaturelle. Voilà pourquoi ce n’est presque jamais d’elle que procèdent les réformes authentiques et bienfaisantes ». Lorsqu’une mère offre la solidité d’une cuisine composée de son amour et de l’héritage d’une expérience, il arrive que l’adolescent boude le plat : l’expérience ne suffit plus — il veut le goût, et uniquement le goût. Cette Eglise désertée par les enfants qu’elle avait enfantés par sa Parole et par le pain nourrissant de sa doctrine, à travers la voix de ses Évêques et de ses prêtres (certes imparfaits, tout comme le sont les laïcs), n’est-ce pas le Christ qui, à travers elle, est amputé de ses membres et de sa chair même ? Que nul ne s’en étonne : comme dans toute relation, lorsque la confiance s’étiole, le lien n’est bientôt plus nourri, et c’est l’alliance qui se rompt tôt ou tard.

    Croire que l’on peut réinventer l’Eglise sur la subjectivité des sondages et des micro-trottoirs en s’affranchissant de toute autorité, est une idéologie empruntée au monde actuel, qui rêve d’abolir toute identité (ce simple terme soulevant déjà la suspicion) qu’elle soit religieuse, nationale ou sexuelle, au profit d’une déconstruction de tout repère. Le relativisme y est devenu la norme. Mais « le commun des mortels a besoin d’une demeure », nous rappelle Mathieu Bock-Côté. Quand l’homme ne sait plus qui il est ni d’où il vient, il bascule dans la névrose.

    Non, Madame Jacquerye-Heusers, l’Eglise n’a pas besoin d’être sauvée. S’il faut un salut, il viendra de notre conversion personnelle ; et il n’est pas de conversion personnelle sans humilité. Si nous nous réclamons d’un Christ qui nous indique qu’être grand suppose de se faire serviteur, alors un véritable choix s’impose : sommes-nous prêts à assumer l’impopularité de l’Eglise crucifiée parce qu’elle n’adoptera jamais les idées ni le mode de fonctionnement du monde ? Ou choisirons-nous le confort de la mondanité ? Rester ou partir : c’est notre liberté. C’est la Vérité qui rend libre (Jn 8:32), mais il est vrai que le Christ nous laisse ce choix."

  • Les martyrs de Nagasaki (6 février)

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    source Missel.free

    Saint Paul Miki et ses compagnons martyrs

    Historique

    Si le nom de Nagasaki évoque pour le monde entier la déflagration atomique du 9 août 1945, il doit aussi rappeler aux catholiques les vingt-six croix dressées face à la mer, le 5 février 1597. Ces vingt-six crucifiés reproduisaient l’image de la nouvelle chrétienté japonaise : il y avait là des missionnaires[1], trois jésuites[2] dont Paul Miki qui était japonais, et six franciscains[3] , dix-sept laïcs, tertiaires franciscains [4], et même deux enfants : Louis (onze ans) et Antoine (treize ans). Alors qu’ils étaient attachés à leur croix, le R.P. Pierre Baptiste chanta le Benedictus et le petit Antoine entonna le Laudate pueri Dominum.  Du haut de sa croix, saint Paul Miki continuait à prêcher, invitant les gens qui l’entouraient à se convertir et pardonnant à ceux qui étaient responsables de sa mort. Tous étaient souriants, plusieurs chantaient. On leur transperça le cœur d’un coup de lance, ce qui achevait de les configurer au Christ. Urbain VIII les béatifia en 1627 et Pie IX les canonisa le 8 juin 1862.


    [1] Les Jésuites et les Franciscains ont été arrêtés à Ozaka le 9 décembre 1596.

    [2] Paul Miki, Jean de Goto et Jacques Kisoï.

    [3] Pierre Baptiste, chef de la mission franciscaine au Japon, qui, un jour de Pentecôte, avait guéri une jeune fille lépreuse ; Martin d’Aguire, professeur de théologie qui prêchait en japonais ; François Blanco, prêtre ; Philippe de Las Casas ; Gonzales Garcia, frère convers ; François de Saint-Michel, frère convers.

    [4] Tous membres de la communauté de Méaco, ils furent arrêtés le 31 décembre 1596 : Côme Tachegia, Michel et Thomas Cozaki, Paul Ibarki, Léon Carasumo (catéchiste et interprète), Mathias, Bonaventure, Joachim Saccakibara (mèdecin), François de Méaco (médecin), Thomas Dauki (interprète), Jean Kinoia, Gabriel de Duisco, Paul Suzuki (catéchiste et interprète) ; François Danto et Pierre Sukejiro n’étaient pas sur la liste des arrestations mais, comme ils s’obstinaient à suivre les prisonniers et à les soigner, ils furent arrêtés à leur tour.

  • “La loi suprême, c’est le salut des âmes”; entretien avec le Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

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    Du site de la FSSPX :

    Entretien avec le Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

    Source: FSSPX Actualités

    « Suprema lex, salus animarum »

    « “La loi suprême, c’est le salut des âmes.” C’est de ce principe supérieur que dépend ultimement toute la légitimité de notre apostolat. »

    1. FSSPX.Actualités : Monsieur le Supérieur général, vous venez d’annoncer publiquement votre intention de procéder à des sacres épiscopaux pour la Fraternité Saint-Pie X, le 1er juillet prochain. Pourquoi avoir fait cette annonce aujourd’hui, 2 février ?

    Don Davide Pagliarani : La fête de la Purification de la très sainte Vierge est très significative dans la Fraternité. C’est le jour où les candidats à la prêtrise revêtent la soutane. La Présentation de Notre-Seigneur au Temple, que nous fêtons aujourd’hui, leur rappelle que la clef de leur formation et de leur préparation aux ordres est dans le don de soi, qui passe par les mains de Marie. C’est une fête mariale extrêmement importante, car en annonçant un glaive de douleur à Notre-Dame, Siméon montre bien son rôle de corédemptrice à côté de son divin fils. On la voit associée à Notre-Seigneur dès le commencement de sa vie terrestre et jusqu’à la consommation de son sacrifice au Calvaire. De même, Notre-Dame accompagne le futur prêtre dans sa formation et durant toute sa vie : c’est elle qui continue à former Notre-Seigneur dans son âme. 

    1. Cette annonce était une rumeur persistante, ces derniers mois. En particulier depuis le décès de Mgr Tissier de Mallerais, en octobre 2024. Pourquoi avez-vous attendu jusqu’à présent ?

    Comme Mgr Lefebvre en son temps, la Fraternité a toujours le souci de ne pas précéder la Providence mais de la suivre, en se laissant guider par ses indications. Une décision aussi importante ne peut pas être prise à la légère, ou dans la précipitation. 

    En particulier, puisqu’il s’agit d’une affaire qui intéresse évidemment l’autorité suprême de l’Église, il était nécessaire d’entreprendre d’abord une démarche auprès du Saint-Siège – ce que nous avons fait – et d’attendre un délai raisonnable pour lui permettre de nous répondre. Ce n’est pas une décision que nous pouvions prendre sans manifester concrètement notre reconnaissance de l’autorité du Saint-Père.

    1. Dans votre homélie, vous avez dit en effet avoir écrit au Pape. Pourriez-vous nous en dire davantage ?

    L’été dernier, j’ai écrit au Saint-Père pour lui demander une audience. N’ayant pas reçu de réponse, je lui ai écrit une nouvelle lettre, quelques mois plus tard, d’une manière simple, filiale, et sans rien lui cacher de nos besoins. J’ai mentionné nos divergences doctrinales, mais aussi notre désir sincère de servir l’Église catholique sans relâche : car nous sommes serviteurs de l’Église, malgré notre statut canonique non reconnu. 

    À ce second courrier, une réponse de Rome nous est parvenue il y a quelques jours, de la part du Cardinal Fernández. Malheureusement, celle-ci ne prend aucunement en considération la proposition que nous avons formulée, et ne propose rien qui réponde à nos demandes. 

    Cette proposition, compte tenu des circonstances tout à fait particulières dans lesquelles se trouve la Fraternité, consiste concrètement à demander que le Saint-Siège accepte de nous laisser continuer temporairement dans notre situation d’exception, pour le bien des âmes qui s’adressent à nous. Nous avons promis au Pape de dépenser toute notre énergie pour la sauvegarde de la Tradition, et de faire de nos fidèles de vrais fils de l’Église. Il me semble qu’une telle proposition est à la fois réaliste et raisonnable, et qu’elle pourrait, en soi, recevoir l’agrément du Saint-Père.

    1. Mais alors, si vous n’avez pas encore reçu cet agrément, pourquoi estimez-vous devoir tout de même procéder à des consécrations épiscopales ?

    Il s’agit d’un moyen extrême, proportionné à une nécessité réelle et extrême, elle aussi. Bien sûr, la simple existence d’une nécessité pour le bien des âmes ne signifie pas que, pour y répondre, n’importe quelle initiative soit justifiée d’emblée. Mais dans notre cas, après une longue période d’attente, d’observation et de prière, il nous semble pouvoir dire aujourd’hui que l’état objectif de grave nécessité dans lequel se trouvent les âmes, la Fraternité et l’Église, exige une telle décision. 

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  • Le cardinal Víctor Manuel Fernández rencontrera la semaine prochaine le supérieur de la Fraternité Saint-Pie-X

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    D'Edgar Beltran sur The Pillar :

    Le chef du département de la doctrine du Vatican s'entretiendra avec le dirigeant de la FSSPX.

    Le cardinal Fernández a déclaré au journal The Pillar qu'il espérait « trouver une voie de dialogue fructueuse ».

    Le cardinal Fernández a déclaré au journal The Pillar le 4 février que la lettre à laquelle Pagliarani faisait référence avait été envoyée par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi.

    Le préfet de la DDF a déclaré que la lettre « répondait simplement par un refus à la possibilité de procéder dès maintenant à de nouvelles ordinations épiscopales ».

    « Nous avons échangé des lettres ces derniers temps. La semaine prochaine, je rencontrerai le père Pagliarani au DDF afin d'essayer de trouver une voie de dialogue fructueuse », a expliqué Fernández.

    Plusieurs sources ont indiqué à The Pillar que des conversations antérieures impliquaient également deux autres évêques de la FSSPX, Mgr Bernard Fellay et Mgr Alfonso de Galarreta, et du côté du Vatican, le cardinal Kurt Koch, préfet du Dicastère pour la promotion de l'unité des chrétiens, et l'archevêque Guido Pozzo, ancien secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, aujourd'hui disparue.

    Fernández a toutefois indiqué au journal The Pillar que la prochaine réunion se limiterait à lui et à Pagliarani.

    La Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) est une fraternité sacerdotale fondée par l'archevêque français Marcel Lefebvre en 1970 en réaction aux réformes du concile Vatican II. Lefebvre fut excommunié par le pape Jean-Paul II en 1988 pour schisme, après avoir consacré quatre évêques sans mandat papal. Pendant de nombreuses années, la FSSPX fut largement considérée comme une organisation schismatique.

    Lefebvre est décédé en 1991. Seuls deux des quatre évêques consacrés en 1988 sont encore en vie : l'évêque Bernard Fellay, 67 ans, et l'évêque Alfonso de Galarreta, 69 ans.

    L’évêque Bernard Tissier de Mallerais est décédé en 2024, et l’évêque Richard Williamson a été expulsé du groupe en 2012 et est décédé en 2025.

    La société a déclaré dans un communiqué du 2 février que Pagliarani avait demandé une audience auprès de Léon XIV en août, « faisant connaître son désir de présenter au Saint-Père, de manière filiale, la situation actuelle de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X ».

    Elle a indiqué que la décision de consacrer de nouveaux évêques faisait suite à la réception, « ces derniers jours, d'une lettre du Saint-Siège qui ne répond en rien à nos demandes ».

    Si la consécration a lieu sans l'autorisation du Vatican, elle constituera un nouveau schisme canonique de la part des participants, entraînant automatiquement l'excommunication de l'évêque ou des évêques qui la célébreront, ainsi que des hommes qui la recevront. Une telle décision ramènerait les relations entre le Saint-Siège et la communauté à leur niveau le plus bas de 1988.

    Ces dernières décennies, le Vatican a décrit cette société comme ayant une « irrégularité institutionnelle » avec l'Église, plutôt que de la qualifier de groupe schismatique.

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  • Les Pays-Bas enregistrent une hausse du nombre de nouveaux catholiques adultes

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    De Luke Coppen sur The Pillar :

    Les Pays-Bas enregistrent une hausse du nombre de nouveaux catholiques adultes

    Le nombre d'adultes rejoignant l'Église a augmenté de près de 40 % l'an dernier.

    Le nombre d'adultes rejoignant l'Église catholique aux Pays-Bas a augmenté de près de 40 % en 2024.

    La chapelle Notre-Dame, Étoile de la Mer, dans la basilique Notre-Dame de Maastricht, aux Pays-Bas. Roberto66/wikimedia CC BY-SA 3.0 nl.

    Selon les données publiées par l'Institut catholique de statistiques ecclésiastiques, connu sous son acronyme néerlandais Kaski, le nombre d'adultes rejoignant l'Église est passé de 455 en 2023 à 630 en 2024, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles.

    Ces chiffres, qui incluent à la fois les adultes baptisés et les adultes baptisés dans d'autres communautés chrétiennes et reçus au sein de l'Église catholique, indiquent que les Pays-Bas font partie d'un nombre croissant de pays européens connaissant une augmentation significative du nombre de nouveaux catholiques adultes.

    Cette tendance est particulièrement marquée en France, mais elle a également été observée en Belgique et au Royaume-Uni.



    La hausse annuelle enregistrée aux Pays-Bas était l'un des rares points positifs de l'étude statistique de Kaski sur l'Église néerlandaise en 2024. Le rapport est daté de septembre 2025, mais ses conclusions ont été publiées sur le site web officiel de l'Église néerlandaise le 4 février.

    Le rapport a mis en évidence la forte baisse du nombre de baptêmes d'enfants dans le pays, passant de 42 411 en 2000 à 6 110 en 2024.

    Il est indiqué : « Le nombre total de baptêmes d'enfants a diminué d'environ 7 % entre 2023 et 2024. »

    « Outre les baptêmes d’enfants, plus de 500 baptêmes d’adultes ont également été administrés en 2024, et plus de 100 adultes ont rejoint l’Église sans baptême [par la confirmation et la réception de l’Eucharistie]. »

    « Bien que ces chiffres soient inférieurs au nombre de baptêmes d’enfants, il est frappant de constater que le nombre total d’admissions a augmenté de près de 40 % entre 2023 et 2024. »

    Joris Kregting, sociologue des religions travaillant pour Kaski, a qualifié la hausse du nombre de nouveaux catholiques adultes d’« exception frappante, qui corrobore toutes sortes de reportages récents dans les médias sur ce sujet ».



    Le nombre total de catholiques aux Pays-Bas — un pays de 18 millions d'habitants frontalier de la Belgique et de l'Allemagne — est passé de 5,1 millions en 2000 à 3,4 millions en 2024, soit 19,1 % de la population totale.

    La proportion de catholiques néerlandais baptisés assistant à la messe hebdomadaire est restée faible tout au long du XXIe siècle. En 2000, 9,2 % des catholiques assistaient à la messe du week-end. En 2024, cette proportion est tombée à 2,7 %.

    Ces chiffres confirment que, parmi les pays comptant un nombre important de catholiques, les Pays-Bas affichent l'un des taux de fréquentation hebdomadaire de la messe les plus faibles au monde.



    Les chiffres relatifs à la réception des autres sacrements risquent également de consterner les évêques néerlandais.

    En 2024, 6 110 enfants ont été baptisés, soit une baisse de 7 % par rapport à 2023. On a également constaté une baisse de 7 % du nombre d’enfants ayant reçu la première communion et une baisse de 5 % du nombre de jeunes ayant reçu la confirmation.

    Mais les mariages religieux ont augmenté de 5,5 % entre 2023 et 2024. Environ un mariage sur cinq unissait un catholique et un non-catholique.

    L'Église catholique a officié lors des funérailles de près de 7 % des personnes décédées aux Pays-Bas en 2024. Mais le nombre total de funérailles religieuses a diminué, passant de 13 720 en 2023 à 11 850 en 2024.

  • Nouvelles exactions antichrétiennes au Nigeria

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/NIGERIA - Un couvent, un hôpital catholique et deux églises protestantes attaqués dans le centre-nord du Nigeria

    4 février 2026

    Abuja (Agence Fides) – Plusieurs localités ont été attaquées dans la région administrative locale d'Agwara, dans l'État du Niger, au centre-nord du Nigeria.

    Selon un communiqué du diocèse de Kontagora, dimanche 1er février, des bandes armées ont mené des « attaques coordonnées » contre les régions administratives locales d'Agwara et de Mashegu.

    « Dans la zone administrative locale d'Agwara, les assaillants ont commencé leur attaque dans la ville principale en incendiant un poste de police, qu'ils ont gravement endommagé », indique le communiqué signé par le père Matthew Stephen Kabirat, directeur de la communication du diocèse de Kontagora.

    Les bandits ont ensuite attaqué la maison d'un habitant du village, Ahmed Burade, enlevant sa femme, sa belle-sœur et trois de ses enfants. « Des témoins oculaires ont rapporté que M. Burade a échappé de justesse à l'enlèvement lorsque les agents de police ont tenté de repousser les assaillants », indique le document reçu par l'Agence Fides.

    Les assaillants ont ensuite pris pour cible l'église UMCA (United Missionary Church of Africa) d'Agwara, qu'ils ont incendiée. « En raison de ces attaques, plusieurs habitants ont fui leurs maisons et ont cherché refuge dans la brousse et les zones environnantes, craignant de nouvelles violences », rapporte le diocèse de Kontagora.

    « De même, poursuit le communiqué, ce qui était autrefois une communauté pacifique à Tugan Gero, dans la région administrative locale de Mashegu, s'est transformé en scène de terreur vers 2 heures du matin le même jour, lorsque des criminels armés ont lancé une attaque coordonnée, visant principalement le couvent attenant à la clinique Tugan Gero, tous deux appartenant au diocèse de Kontagora ».

    Les religieuses ont réussi à s'enfuir à temps, mais les bandits ont pillé et vandalisé la clinique, emportant et endommageant gravement le matériel médical et les installations.

    Les bandits ont ensuite attaqué plusieurs voitures de passage, tuant un passager et kidnappant un nombre indéterminé de personnes. Ils se sont ensuite dirigés vers l'église de l'UMCA à Tugan Gero, où d'autres personnes ont été kidnappées. « Des témoins oculaires ont rapporté que les bandits ont agi librement pendant plusieurs heures avant de se retirer, laissant derrière eux des habitants effrayés, la destruction et une profonde douleur », déclare le père Kabirat, qui conclut : « Ces attaques ont suscité de nouvelles inquiétudes quant à la sécurité des communautés religieuses, des structures sanitaires et des établissements ruraux ».

    La direction de la police de l'État du Niger a confirmé l'attaque du poste de police d'Agwara, qui a eu lieu vers 3 h 40 du matin le dimanche 1er février.

    Selon la police, les équipes tactiques ont riposté aux assaillants, mais ces derniers ont ensuite maîtrisé les agents et utilisé de la dynamite pour faire sauter la gare. Les autorités ont confirmé l'enlèvement d'au moins cinq personnes à Agwara.

    Afin d'aider les autorités d'Abuja à lutter contre les groupes armés, en particulier les groupes djihadistes, un petit contingent militaire américain est arrivé au Nigeria. Les soldats américains auront pour mission de fournir un soutien en matière de renseignement à leurs homologues nigérians.

    (LM) (Agence Fides 4/2/2026)

  • Le pape Léon XIV nomme Mgr Varden pour diriger la retraite de Carême de la Curie romaine

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    Du substack de Diane Montagna :

    Le pape Léon XIV nomme un évêque trappiste pour diriger la retraite de Carême de la Curie romaine

    Les sources décrivent l'évêque Erik Varden comme un prédicateur « dynamique », attaché à la liturgie traditionnelle et très intéressé par les questions contemporaines.

    4 février 2026


    (L'évêque Erik Varden)

    ROME, 4 février 2026 — Le pape Léon XIV s'est tourné vers la tradition monastique pour la première retraite de Carême de son pontificat, nommant l'évêque Erik Varden, moine trappiste et prélat de Trondheim, en Norvège, pour diriger la Curie romaine pendant une semaine de méditations.

    La retraite aura lieu du 22 au 27 février, dans la chapelle Pauline du palais apostolique, marquant le retour de la traditionnelle retraite de Carême à la résidence centrale du Vatican après plusieurs années passées dans d'autres lieux ou hors des chapelles.

    Substack de Diane Montagna est une publication financée par ses lecteurs. Pour recevoir les nouveaux articles et soutenir mon travail, pensez à vous abonner gratuitement ou payantement.

    Intitulées « Illuminées par une gloire cachée : un itinéraire de Carême », ces méditations exploreront des thèmes essentiels à la contemplation chrétienne, tels que le silence, l’espérance, la liberté, la vérité et l’harmonie entre le désir et la vie spirituelle. Plusieurs séances s’inspirent de saint Bernard de Clairvaux, réformateur cistercien du XIIe siècle dont les écrits et l’exemple spirituel ont façonné l’ordre qui a donné naissance aux trappistes.

    L'évêque Erik Varden est l'une des figures les plus importantes de la spiritualité monastique contemporaine. Né à Sarpsborg, en Norvège, le 13 mai 1974, il s'est converti au catholicisme dans sa jeunesse et a obtenu des diplômes de théologie supérieurs à l'université de Cambridge, puis a poursuivi ses études à l'Institut pontifical oriental de Rome.

    L'intérêt de Varden pour le chant grégorien a joué un rôle déterminant dans sa formation spirituelle et académique. Il a étudié le chant auprès de Mary Berry, la célèbre chanoinesse et musicologue britannique, dont les travaux mettaient l'accent à la fois sur la maîtrise technique et la résonance spirituelle du plain-chant dans la prière monastique. Varden a cité ces études, ainsi que sa participation ultérieure à la fondation du Chant Forum avec la spécialiste britannique du chant, Margaret Truran, comme ayant approfondi sa compréhension du chant comme expression contemplative de la prière de l'Église et comme élément central de la vie liturgique monastique.

    Varden est entré chez les Cisterciens de la Stricte Observance (Trappistes) à l'abbaye du Mont Saint-Bernard en Angleterre en 2002 et a été ordonné prêtre en 2011. En 2015, il a été élu abbé du Mont Saint-Bernard, devenant ainsi le premier abbé non britannique de l'histoire de l'abbaye.

    En 2019, le pape François l'a nommé évêque prélat de Trondheim, un cas rare d'un moine trappiste accédant à un ministère épiscopal à l'époque moderne.

    Dans une lettre aux prêtres datée du 21 décembre 2023, soit trois jours seulement après la publication de Fiducia Supplicans , Mgr Varden a répondu aux demandes de clarification concernant cette déclaration. Il a souligné qu'elle abordait la signification pastorale des bénédictions sans introduire de nouvelle doctrine et a expliqué que ces bénédictions étaient données pastoralement pour accompagner les fidèles, précisant que « la bénédiction est un appel à la conversion ». Il a exhorté les prêtres à lire attentivement le document et à l'appliquer avec sensibilité pastorale et fidélité à l'enseignement de l'Église.

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  • Les dessous du dernier Conclave

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    D'Anthony Cormy sur aleteia.org :

    Portable caché, scrutins inattendus… Dans les coulisses du dernier conclave

    04/02/26

    Un téléphone portable caché, des scrutins inattendus, un classement qui n'était pas arrivé depuis 750 ans… Gerard O'Connell et Elisabetta Piqué, vaticanistes, publient ce 5 février en France "Le dernier conclave" dans lequel ils dévoilent les coulisses de l’événement. 

    Un téléphone portable caché, des scrutins inattendus, un classement qui n'était pas arrivé depuis 750 ans… Ces informations proviennent du livre Le dernier conclave, écrit par Gérard O’Connell et Elisabetta Piqué, qui sort ce 5 février en France et qui regorge d’informations croustillantes collectées par les deux vaticanistes. Les cardinaux n’ont en effet pas le droit de communiquer sur ce qu’il s’est passé durant le conclave, sous peine d’excommunication, ce qui a obligé les vaticanistes à se concentrer sur les déclarations publiques et privées de chacun des électeurs, ainsi que sur leurs indiscrétions, pour réussir à comprendre tout ce qui s’est passé.

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