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Eglise

  • Respice Domine in testamentum tuum (Introit du 19ème dimanche du temps ordinaire)

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    Respice, Domine, in testamentum tuum,
    et animas pauperum tuorum ne derelinquas in finem:
     
    Ayez égard à votre alliance, Seigneur,
    et les âmes de vos pauvres, ne les oubliez pas pour toujours.
     
    Exsurge Domine, et iudica causam tuam:
    et ne obliviscaris voces quaerentium te.
     
    Levez-vous, Seigneur, et jugez votre cause:
    et n'oubliez pas les appels de ceux quit vous cherchent.
     
    Ps.  1
    Ut quid Deus repulisti in finem:
    iratus est furor tuus super oves pascuae tuae?
     
    Pourquoi, Dieu, nous avoir rejetés pour toujours:
    votre courroux s’est-il déchaîné sur les brebis de votre pâturage ?
  • Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? (19e dimanche du T.O.)

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    De l'abbé Christian Laffargue, sur son blog :

    Homme de peu de foi...

    (Mt 14, 31 – Evangile du 19e dimanche du temps ordinaire)

    ... pourquoi as-tu douté ? dit Jésus à l'apôtre Pierre, qui avait exigé du Seigneur qu'Il lui ordonne de "marcher sur les eaux" pour aller à Sa rencontre et prouver ainsi qu'Il était bien le fils de Dieu (v. 28). Les disciples avaient été effrayés de voir Jésus marcher sur la mer (le lac de Tibériade ou "mer de Galilée) venant à leur rencontre, alors que leur barque, à bonne distance de la terre, était menacée par les vagues. Il L'avait pris pour un fantôme (vv. 24-26). Confiance ! C'est moi; n'ayez pas peur ! (v. 27. On se souvient de cette exhortation du Pape Jean-Paul II – qui a fait école – le 22 octobre 1978, lors de la Messe inaugurale de son pontificat).

    Et c'est justement parce qu'il eut peur, que Pierre commença à s'enfoncer et qu'il dût crier: Seigneur, sauve-moi ! (v. 30). Tant qu'il regardait vers le Seigneur avec confiance, il marchait sur les eaux; quand il commença à quitter son regard et à se regarder marcher, il fut comme pris de vertige, et il s'enfonça. Ainsi faisons-nous, dans nos entreprises terrestres ou dans la vie de notre âme, lorsque nous quittons le regard du Seigneur qui nous éclaire, qui nous guide, qui nous donne la force de traverser les tempêtes. Aussitôt, nous nous enfonçons et nous nous trouvons en grand péril de nous perdre "corps et âme".

    Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? Car ce ne sont pas nos forces humaines qui sont la garantie de nos œuvres, mais la force de Dieu. Qu'on se souvienne de la tempête apaisée, sur la même mer de Galilée, lorsque le bateau où se trouvait les apôtres et Jésus qui dormait – ou semblait dormir – était recouvert par les vagues. Après avoir donné l'ordre au vent et à la mer de s'apaiser, Il dit aux apôtres: Pourquoi avoir eu peur, gens de peu de foi ? (Mt 8, 23-26; Mc 4, 37-40; Lc 8, 23-25). Que de tempêtes et de dangers mortels nous avons à essuyer sur les mers de nos vies et du monde ! Mais Jésus a promis de ne pas nous abandonner tant que nous restons sur la barque de Pierre, l'Eglise; tant que nous restons fidèles, les yeux tournés et fixés sur lui !

    Si Dieu veille et peut tout dans les tempêtes, s'Il est toujours là, même s'Il ne se manifeste pas pour éprouver notre foi, Il ne se rencontre et ne se révèle que dans le murmure d'une brise légère (1 Rois 19, 12 – Ière lecture). Ni dans l'ouragan, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu... L'Imitation de Jésus-Christ écrit: La vérité parle au-dedans de nous sans aucun bruit de parole (L. III: de la vie intérieure, n°2). Voilà pourquoi le démon déteste le silence, surtout dans les églises où l'on peut rencontrer Dieu dans la sainte Eucharistie. Certes, il est normal de solenniser certaines messes (dimanches et fêtes) en chantant, mais dans une "messe basse" ("lue", non chantée) l'âme se repose davantage en son Bien-aimé dont la présence pénètre lentement l'âme silencieuse et recueillie. Au contraire de ce qui sollicite les sens en permanence.

    La sainte Vierge, saint Joseph, tous les saints ont aimé le silence. Pour se taire soi-même; pour écouter le Verbe, la Parole; pour la comprendre et la laisser, lentement, nous convertir, se faire chair en nous.

    C'est à Notre-Dame, en son Assomption que nous fêterons le 15 août, que nous demanderons d'être attentifs aux choses d'en haut pour obtenir de partager sa gloire (Collecte de la Messe) et de ne pas encourir le reproche du Seigneur: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? Elle, n'a jamais douté, et a toujours cru en l'Agneau immolé et muet qui offre sa vie en sacrifice pour le salut des âmes, pour le salut du monde.

  • Le bienheureux Franz Jägerstätter décapité sous le régime nazi pour sa fidélité au Christ (9 août)

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    D'Evangile au Quotidien :

    Franz (François) Jägerstätter naît le 20 mai 1907, enfant naturel de Rosalia Huber, à Sainte-Radegonde, village de Haute-Autriche, tout proche de la frontière allemande. Il est baptisé dès le lendemain et élevé dans la pauvreté chez sa grand-mère. En 1917, sa mère épouse le fermier Heinrich Jägerstätter et Franz est légitimé; il deviendra héritier de la ferme de son beau-père. À vingt ans, il va gagner sa vie dans une exploitation minière. Le jeune homme se trouve dans un milieu matérialiste et hostile à l'Église, ce qui provoque en lui une crise religieuse. Il cesse un moment d'aller à la Messe, mais reviendra vite à une pratique chrétienne.

    Le 9 avril 1936, il épouse Franziska Schwaninger, une serveuse de restaurant, née en 1913. Les époux se joignent à un groupe de pèlerins et font leur voyage de noces à Rome. Franziska, fervente chrétienne qui communie fréquemment et sanctifie les premiers vendredis du mois, est une jeune femme pleine de charme et d'humour. Franz a trouvé la perle précieuse. Entraîné par l'exemple de Franziska, il commence lui aussi à communier souvent; c'est le tournant de sa vie spirituelle.

    En 1933, Hitler prend le pouvoir en Allemagne et les rapports avec l'Autriche sont aussitôt tendus. L'évêque de Linz, Mgr Gföllner, dans le diocèse duquel se trouve Sainte-Radegonde, constate dès cette année l'incompatibilité entre la doctrine catholique et celle du national-socialisme. Franz s'en tiendra à cette ligne de conduite: pas de compromis avec le néo-paganisme. Le 10 avril 1938, il vote « non » au plébiscite organisé en Autriche par les Nazis après l'Anschluss (annexion forcée de l'Autriche à l'Allemagne). Il est le seul de son village à oser le faire.

    Le 17 juin 1940, Jägerstätter est appelé au service militaire actif à Braunau, lieu de naissance d’Hitler. Il est cependant déclaré indisponible sur l'intervention des autorités de sa commune, ayant trois filles en bas âge dont la dernière vient de naître. Mais en octobre, il est rappelé à Enns chez les chasseurs alpins. Le 8 décembre, il est reçu dans le Tiers-Ordre franciscain dont son épouse est également membre. En avril 1941, Franz parvient, toujours grâce aux autorités de sa commune, à rentrer chez lui; il aura deux ans de relative tranquillité; mais pendant tout ce temps, son épouse et lui vivent dans l'attente redoutée d'un courrier de la Wehrmacht.

    Franz ne refuse nullement, par principe, de porter les armes. Il reçoit l'enseignement de l'Église, formulé aujourd'hui par le Catéchisme de l'Église Catholique. Cependant, dès avril 1941, il est décidé à ne pas obtempérer à un nouvel appel au service dans les armées du troisième Reich. Il est en effet convaincu, après une longue et prudente réflexion, que s'il le fait, il péchera en collaborant directement à une guerre injuste. La décision que prend Franz de se soustraire à un nouvel appel sous les drapeaux lui vaut de nombreuses critiques dans son entourage. Sa mère lui montre les conséquences tragiques qui sont à craindre pour lui et sa famille.

    Franz interroge son évêque, Mgr Joseph Fliesser, qui – selon son propre témoignage – s'efforce de le convaincre d'obéir à l'appel aux armes : la question de savoir si la guerre est juste dépasse la compétence d'un simple citoyen, et Franz se doit d'abord à sa famille. Cette réponse ne satisfait pas Jägerstätter : il soupçonne que l'évêque a dû le prendre pour un provocateur nazi. De plus, en voyant dans son entourage le grand nombre de soldats qui sont morts au front en Russie, Franz remarque qu'il n'est guère moins dangereux d'être réfractaire que de se laisser conduire comme soldat sur le front de l'Est. « Je crois que si Dieu nous demande de mourir pour notre foi, ce n'est pas une chose trop difficile, si l'on pense aux milliers de jeunes gens qui, en ces difficiles années de guerre, ont été contraints à donner leur vie pour le national-socialisme ».

    En février 1943, le ministre Goebbels proclame la « guerre totale ». Les réservistes seront désormais rappelés au service. Jägerstätter reçoit la convocation redoutée. En accusant réception, il remarque: « Je viens de signer mon arrêt de mort ». Si sa mère le supplie de ne pas s'obstiner, son épouse renonce, quant à elle, à le faire changer d'avis. Mis en demeure de se trouver à la caserne d'Enns le 25 février, Franz écrit à l'abbé Karobath, alors exilé : « Je dois vous annoncer que vous allez peut-être perdre un de vos paroissiens... Comme personne ne peut m'obtenir d'être dispensé d'accomplir une chose qui mettrait en danger mon salut éternel, je ne peux rien changer à ma résolution, que vous connaissez ». Le prêtre comprend alors la position de son ami et l'approuve.

    Dans un premier temps, Franz ne se rend pas à la caserne; son idée est de se cacher dans la forêt. Puis, réfléchissant que sa fuite provoquerait des représailles à l'encontre de sa famille, il se présente à Enns le 1er mars. Dès le 2, il annonce à l'officier-recruteur qu'il refuse de porter les armes, en raison de son opposition aux principes du national-socialisme. Le même jour, il écrit à sa femme une lettre pleine d'amour où il lui explique les motifs de sa décision ; elle se termine ainsi: « Puisse Dieu t'accorder tout ce que tu désires, à condition que cela ne compromette pas ton salut éternel... Si Dieu ne permet pas que je vous revoie ici-bas, j'espère que nous serons bientôt tous réunis au Ciel ». Il demande à Franziska de lui envoyer une brochure sur les apparitions de la Vierge Marie à Fatima.
    Le 7 mars, Franziska lui écrit : « Mon très cher époux... que la Volonté de Dieu soit faite, même si elle fait très mal !... Tes trois petites filles te réclament toujours et offrent des sacrifices de carême pour ton retour ».

    Au début de mai, Franz est transféré à la prison militaire de Berlin-Tegel. Il se rend compte qu'il n'est pas le seul à avoir refusé le service armé et que bien d'autres ont accompli des actes héroïques de résistance contre le national-socialisme. Il aide plusieurs d'entre eux à se convertir et à accepter leur mort prochaine. Il apprend avec joie que des S.S. se sont convertis avant de mourir. L'aumônier Heinrich Kreutzberg, qui a déjà assisté deux cents catholiques condamnés à mort, lui témoigne affection et respect.

    Avant le procès, l'avocat de Franz, Feldmann, qui veut tout faire pour sauver son client, a obtenu que le prévenu puisse rencontrer ses juges seul à seul. Ceux-ci l'exhortent à « ne pas les obliger à le condamner à mort », en acceptant de servir dans une unité sanitaire. Mais Franz décline l'offre, car il lui faudrait prêter le serment d'obéissance inconditionnelle, ce qu'il ne veut à aucun prix. L'arrêt du tribunal militaire de Berlin, en date du 6 juillet 1943, constate que ce refus du service armé est un crime punissable selon la loi du Reich, les motifs de conscience allégués n'étant pas recevables et l'accusé n'étant pas jugé malade mentalement. Franz est donc condamné à mort.

    Le 12 juillet, Franziska est autorisée à voir son mari ; l'entretien de vingt minutes a lieu en présence du curé-remplaçant de Sainte-Radegonde, l'abbé Fürthauer. Ce prêtre pusillanime s'efforce en vain de convaincre le condamné de se soumettre pour sauver sa vie. Le 8 août 1943, Franz est transféré à la prison de Brandenburg. On lui annonce qu'il a été condamné à mort et que la sentence sera exécutée le lendemain. Ce même jour, Franz écrit aux siens: « J'aurais tant voulu vous épargner toute cette souffrance que vous avez à supporter à cause de moi. Mais vous savez ce que le Christ a dit : Celui qui aime son père, sa mère, son épouse et ses enfants plus que moi, n'est pas digne de moi (cf. Mt 10, 37) ».
    À 16 heures, le 9 août, Franz Jägerstätter est décapité.

    Franz Jägerstätter a été béatifié le 26 octobre 2007, jour de la fête nationale autrichienne, à Linzen Autriche (la ville de naissance d’Adolf Hitler) par le Card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le pape Benoît XVI.

    Pour un approfondissement biographique :
    >>> Franz Jägerstätter

     

  • Qui es-tu, douce lumière ? (Edith Stein - Thérèse Bénédicte de la Croix)

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    Et je demeure en vous...
     
    Auteur : Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (fêtée le 9 août)
    Qui es-tu, douce lumière, qui me remplis
    et illumines la ténèbre de mon coeur ?

    Comme la main d'une mère, tu me conduis
    et, si tu me lâchais, je ne saurais faire un pas de plus.

    Tu es l'espace enveloppant mon être
    et l'abritant en toi.

    Le rejetterais-tu,
    il coulerait à pic dans l'abîme du néant
    d'où tu le tiras pour l'élever vers la lumière.

    Toi, qui m'es plus proche que je ne le suis moi-même,
    qui m'es plus intérieur que mon propre coeur,
    et pourtant insaisissable, inconcevable,
    au-delà de tout nom,
    Saint-Esprit, éternel Amour !
     

  • Un témoin de la présence de Dieu : Edith Stein (9 août)

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    edith-stein.jpgSainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)

    Carmélite déc., vierge, martyre, co-patronne de l'Europe (12 octobre1891 – 9 août 1942)

    Source : http://www.vatican.va/

    « Inclinons-nous profondément devant ce témoignage de vie et de mort livré par Edith Stein, cette remarquable fille d’Israël, qui fut en même temps fille du Carmel et sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix, une personnalité qui réunit pathétiquement, au cours de sa vie si riche, les drames de notre siècle. Elle est la synthèse d’une histoire affligée de blessures profondes et encore douloureuses, pour la guérison desquelles s’engagent, aujourd’hui encore, des hommes et des femmes conscients de leurs responsabilités ; elle est en même temps la synthèse de la pleine vérité sur les hommes, par son cœur qui resta si longtemps inquiet et insatisfait, « jusqu’à ce qu’enfin il trouvât le repos dans le Seigneur » ». Ces paroles furent prononcées par le Pape Jean-Paul II à l’occasion de la béatification d’Edith Stein à Cologne, le 1er mai 1987.

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  • Le développement de la formation sacerdotale dans un petit diocèse américain

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    D'InfoVaticana :

    De sept séminaristes à un nouveau séminaire : le développement de la formation sacerdotale dans un petit diocèse américain

    De sept séminaristes à un nouveau séminaire : le développement de la formation sacerdotale dans un petit diocèse américain
    Photo : Diocèse de Wichita, Kansas (États-Unis)

    Selon le diocèse, le nouveau séminaire permettra la reconnaissance canonique et la consolidation du travail de formation sacerdotale que Wichita mène depuis des années. Le père Chad Arnold, actuel directeur de la Maison de formation Saint-Joseph et responsable des séminaristes diocésains, continuera de diriger le séminaire et assumera officiellement la fonction de recteur.

    « C’est très enthousiasmant de franchir cette étape, car elle reconnaît officiellement le travail acharné de notre diocèse », explique Arnold. Dans les faits, une grande partie du travail se poursuivra comme auparavant, mais le prêtre estime que cette transformation confirme les fruits obtenus au cours de ces années : « C’est la preuve que le Seigneur a agi et nous a montré de nombreux bons fruits. »

    De sept jeunes à un programme complet de quatre ans

    La Maison de formation Saint-Joseph a ouvert ses portes en août 2017 sous la direction du père Mike Simone, avec Arnold comme premier directeur adjoint. Durant cette première année, sept jeunes hommes y ont résidé, et le diocèse avait initialement prévu un programme de deux ans.

    Les séminaristes ont effectué leurs quatre premiers semestres d'études universitaires à l'Université Newman, une université catholique de Wichita, avant de poursuivre leur formation dans un autre séminaire. Cependant, les résultats obtenus ont rapidement conduit le diocèse à reconsidérer le projet.

    « Après cette première année, nous sommes passés à un programme de quatre ans car nous constations clairement les bons résultats et l’œuvre du Saint-Esprit », se souvient Arnold. C’est alors qu’il a commencé à envisager que cette maison de formation puisse un jour devenir un séminaire.

    L’évêque Carl A. Kemme de Wichita a expliqué que le nombre croissant de candidats et la collaboration avec l’université Newman ont permis de proposer le programme universitaire complet de quatre ans. Par la suite, une année préparatoire a été ajoutée, conçue comme une introduction à la vie au séminaire pour ceux qui avaient déjà terminé leurs études universitaires.

    Le diocèse a toutefois choisi de ne pas intégrer la phase ultérieure de pré-théologie, qui continuera d'être dispensée dans les grands séminaires, afin de ne pas surcharger les installations ou les ressources humaines disponibles à Wichita.

    Un diocèse qui compte le plus grand nombre de vocations sacerdotales aux États-Unis

    La transformation de la Maison de formation Saint-Joseph s'inscrit dans un contexte vocationnel particulièrement favorable. Un rapport national publié en janvier 2025 par Vocation Ministry classe Wichita en tête des diocèses américains pour deux indicateurs liés aux vocations sacerdotales.

    Concernant le taux de remplacement des prêtres, qui compare le nombre de séminaristes au nombre de prêtres à remplacer par de nouvelles ordinations, Wichita a atteint 195 %. Un résultat de 100 % signifie qu'un diocèse dispose d'un nombre suffisant de séminaristes pour assurer le remplacement de son effectif sacerdotal. Le deuxième diocèse américain le plus performant pour cet indicateur est Nashville, avec 111 %, suivi de Lincoln, avec 107 %.

    Un deuxième indicateur, qui analyse le même phénomène en tenant compte de la décennie précédente, place à nouveau Wichita en première position, cette fois avec 255 %. Nashville atteint 170 % et Springfield, dans l'État de l'Illinois, 160 %.

    L'étude a classé Wichita parmi les diocèses américains desservant une population catholique de 100 000 à 300 000 fidèles. Cependant, ses résultats ont non seulement surpassé ceux de tous les autres diocèses du pays, mais se sont avérés supérieurs.

    L'évêque Kemme a établi un lien entre la forte tradition vocationnelle de Wichita et divers aspects de la vie diocésaine, notamment l'adoration eucharistique, les écoles catholiques, la fréquentation des messes, la présence de jeunes prêtres et des initiatives spécifiques de promotion des vocations. L'évêque a particulièrement insisté sur l'adoration eucharistique, soulignant que de nombreux jeunes hommes lui avaient confié avoir ressenti un appel à la prêtrise lors de ces moments.

    Plus de 40 séminaristes l'année prochaine

    Ce contexte se reflète également dans la taille de l'établissement qui deviendra un séminaire. Mgr Kemme estime qu'il y aura 42 ou 43 jeunes hommes à Saint-Philippe-Néri l'année prochaine, même si tous ne sont pas originaires de Wichita.

    Le nouveau séminaire sera principalement destiné aux candidats à la prêtrise de ce diocèse, mais il accueille actuellement également des séminaristes de Salina et de Dodge City, les deux autres diocèses situés entièrement ou partiellement dans l'ouest et le centre du Kansas.

    Kemme n'a cependant pas l'intention de faire de San Felipe Neri une grande institution ni de recruter activement des candidats d'autres régions du pays.

    « Je ne souhaite pas que le séminaire San Felipe Neri devienne trop grand », a-t-il expliqué. Son intention est de maintenir une taille permettant un développement adéquat de la formation au séminaire, tout en préservant l’accompagnement individualisé et en évitant que les jeunes hommes ne soient traités « comme des numéros plutôt que comme des personnes ».

    L'évêque estime que l'institution a actuellement trouvé un juste équilibre entre ces deux besoins.

    La collaboration avec l'Université Newman

    La formation académique continuera d'être développée en collaboration avec l'Université Newman, une relation qu'Arnold considère comme fondamentale pour expliquer la croissance de la Maison de formation de San José.

    « La collaboration avec Newman a été formidable », déclare le prêtre, qui souligne tout particulièrement le travail des départements de théologie, de philosophie et de langues.

    « Newman enrichit l'éducation de nos hommes, et je crois que nos hommes enrichissent la communauté de Newman et l'identité catholique », ajoute-t-il.

    La construction du séminaire n'entraînera donc ni déménagement ni bouleversement du quotidien. Les séminaristes resteront dans les mêmes bâtiments, avec la même équipe pédagogique, et continueront de suivre le modèle mis en place ces dernières années.

    La transition de la maison de formation au séminaire

    La principale différence sera d'ordre canonique et institutionnel. Mgr Kemme explique que ce nouveau statut conférera à l'institution une reconnaissance ecclésiale qui s'étendra au-delà du diocèse et permettra une identification plus claire du travail déjà accompli à Wichita.

    Selon l'évêque, il existe un peu plus d'une vingtaine de séminaires universitaires aux États-Unis, dont beaucoup sont historiquement liés à de grands archidiocèses. Les diocèses plus petits envoient généralement leurs candidats dans des institutions situées hors de leur territoire.

    « Il est presque inouï que Wichita figure parmi un tel nombre », a fait remarquer Kemme.

    Ce nouveau statut permettra également à l'institution d'être reconnue par le Saint-Siège auprès du Dicastère pour la Culture et l'Éducation et du Dicastère pour le Clergé, ainsi que par les autres évêques et séminaires du pays.

    Pour Arnold, ce nom permettrait aussi de résoudre un problème pratique : en dehors de Wichita, la notion de « maison de formation » et la nature de la préparation dispensée aux candidats à la prêtrise n’étaient pas toujours bien comprises. Le mot « séminaire », en revanche, désigne immédiatement la vocation de l’institution.

    Le père Chad Arnold sera le premier recteur

    Cette transformation officialisera également les responsabilités d'Arnold. Avec la création de San Felipe Neri, il cessera d'être directeur de la maison de formation et deviendra recteur du séminaire.

    L’évêque Kemme a expliqué que la formation des prêtres dans son diocèse relève de la responsabilité première de l’évêque, mais qu’il délègue cette tâche au recteur. Ce nouveau poste impliquera également des obligations canoniques spécifiques : Arnold fera publiquement sa profession de foi et prêtera serment de fidélité à l’Église.

    « C’est l’homme de la situation. Il l’a prouvé », a déclaré Kemme, qui a souligné la confiance que lui accordent les prêtres et les séminaristes.

    Pour Arnold, nombre de ses responsabilités resteront inchangées. La différence résidera dans une plus grande clarté, une plus grande précision et une reconnaissance officielle de la mission qu'il accomplit déjà.

    Saint Philippe Néri, saint patron du nouveau séminaire

    Le nom du séminaire a été choisi à l'issue d'un processus impliquant l'évêque, les prêtres et les séminaristes. Kemme et Arnold avaient envisagé séparément le nom de saint Philippe Néri et ont constaté par la suite que ce nom figurait également parmi les plus fréquemment suggérés lorsqu'ils ont consulté le reste du diocèse.

    « Nous n’avions dit à personne que nous envisagions San Felipe Neri, mais ce nom nous a été recommandé de loin », raconte Arnold. « Nous avons perçu cela comme une confirmation. »

    Le diocèse souhaite mettre particulièrement en lumière la joie, l'humilité et le zèle évangélisateur du saint du XVIe siècle. Le séminaire adoptera pour devise l'expression italienne attribuée à saint Philippe Néri, « Siate umili, state bassi » , que l'on peut traduire par « Sois humble, reste petit ».

    Arnold a également associé le modèle sacerdotal que l'institution souhaite transmettre à une autre phrase attribuée au saint : « Le monde est votre paroisse, mais ma paroisse est mon monde. »

    « C’est vraiment ainsi que nous voulons que nos prêtres diocésains soient : la paroisse est le monde où nous vivons, aimons, servons et nous sacrifions », a-t-il expliqué.

    Neuf ans plus tard, un séminaire de son propre cru

    L'évêque Kemme érigera canoniquement le séminaire San Felipe Neri le 26 août en lisant le décret correspondant. La nouvelle institution débutera ainsi ses activités officielles, s'appuyant sur les fondements posés durant les neuf années de fonctionnement de la Maison de formation San José.

    L’évêque a demandé aux fidèles de prier pour le nouveau séminaire et de continuer d’encourager les jeunes hommes à envisager une vocation sacerdotale. Kemme indique qu’il rencontre régulièrement, dans le cadre de sa pastorale, des jeunes hommes qui lui confient son désir d’entrer au séminaire.

    Ainsi, le projet qui a débuté en 2017 avec sept jeunes et un programme de seulement deux ans atteindra sa dixième année en tant que séminaire, avec un programme universitaire complet, des candidats issus de trois diocèses et plus de 40 jeunes attendus pour la prochaine année universitaire.

    « Nous espérons en faire le meilleur séminaire universitaire du pays », a conclu Monseigneur Kemme.

  • Le programme complet de la visite du pape Léon XIV en France et à l’UNESCO

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    Le programme complet de la visite du pape Léon XIV en France et à l’UNESCO

    logo du voyage de Léon XIV France 2026

    Cérémonie de bienvenueAéroport de Paris-Orly
     
    Palais de l’Élysée
     
    Discours du Saint-Père
    Palais de l’Élysée
    Réservé aux délégations
     
    Discours du Saint-Père
    Siège de l’UNESCO
    Réservé aux délégations · retransmis
     
    Déambulation du Saint-Père sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame
    Homélie du Saint-Père
    Cathédrale Notre-Dame de Paris, Paris 4è
    Prêtres, diacres, consacrés
    Sur invitation · retransmis
     
    Ouverture des portes à 17 h 30     Veillée des jeunes (17-35 ans)
    Discours du Saint-Père
    Stade de France, Saint-Denis
    Jeunes
    Gratuit · sur inscription
    Salut du Saint-Père
    Discours du Saint-Père
    Institut catholique de Paris
    Sur invitation · retransmis
    Homélie du Saint-Père
    Place de la Concorde et avenue des Champs-Élysées, Paris 8è
    Grand public
    Gratuit · inscription recommandée
    Aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées
    Grand public
    Gratuit
     
    Grotte des apparitions, sanctuaire Notre-Dame de Lourdes
    Grand public
    Gratuit
    Discours du Saint-Père
    Hémicycle Sainte-Bernadette du sanctuaire Notre-Dame de Lourdes
     
    11h00     Messe dominicale
    Homélie du Saint-Père
     
    Angelus
    Prairie du sanctuaire Notre-Dame de Lourdes
    Grand public
    Gratuit · inscription recommandée
    Dans le cadre de son voyage apostolique en France, le pape Léon XIV aura une rencontre privée avec des personnes victimes de violences sexuelles dans l’Église. Les modalités précises de cette rencontre ne sont donc pas encore fixées.
    Discours du Saint-Père
    Accueil Notre-Dame, Lourdes
     
    Monastère du Carmel, Lourdes
     
    Discours du Saint-Père
    Prairie et Esplanade du Rosaire
    À Lourdes, tous les pèlerins sont invités à s’inscrire en groupe, quelle que soit sa taille. Chaque groupe désigne un responsable qui inscrit l’ensemble des participants en une seule fois. Vous indiquerez la composition du groupe, sa provenance, la date et l’heure d’arrivée prévues, ...
    Sanctuaire Notre Dame de Lourdes
    Gratuit · inscription recommandée

    Lundi 28 septembre

     
    Aéroport de Metz-Nancy-Lorraine
     
    Discours du Saint-Père
    Centre des congrès Robert Schuman
    Sur invitation · retransmis
     
    Discours du Saint-Père
    Centre des congrès Robert Schuman
    Sur invitation · retransmis
     
    Homélie du Saint-Père
    Cathédrale Saint-Étienne de Metz
    Grand public
    Gratuit · inscription recommandée
     
    Aéroport de Metz-Nancy-Lorraine
  • D'après un chercheur péruvien, c'est une grave erreur de penser que « la foi catholique a été imposée aux Incas »

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    De Diego López Marina et Edy Rodríguez Morel sur EWTN News :

    D'après un chercheur péruvien, c'est une grave erreur de penser que « la foi catholique a été imposée aux Incas »

    L’auteur de « Les Incas catholiques » aborde « toute une histoire qui, malheureusement, n’est pas enseignée ».
    Chercheur et auteur Rafael Aíta. | Crédit : « EWTN Noticias »
     
     
    7 août 2026

    Le chercheur et auteur péruvien Rafael Aíta affirme que l'une des croyances les plus répandues concernant l'évangélisation du Pérou est aussi l'une des plus erronées : la croyance que le catholicisme a été imposé de force aux Incas.

    La période de domination inca au Pérou s'est étendue de 1200 à 1532, tandis que la domination espagnole a commencé en 1532 et s'est terminée en 1821, année de la déclaration d'indépendance du pays.

    Dans une interview accordée à « EWTN Noticias », le journal télévisé en langue espagnole de la chaîne, l'auteur du nouveau livre « Les Incas catholiques » a affirmé que la conversion de nombreux membres de la noblesse inca était un processus bien plus complexe, marqué par le dialogue et la découverte d'un terrain d'entente entre leurs croyances et le christianisme.

    « Je crois que la plus grande erreur, même parmi nous, catholiques, est de penser que notre foi nous a été imposée », a affirmé Aíta.

    « Les chiffres ne collent pas, car une poignée d’Espagnols ne peut convaincre des milliers, voire des centaines de milliers de personnes », a indiqué Aíta. « Ce que nous constatons dans ce processus historique, c’est une série de convergences qui s’apparentent davantage à la négociation qu’à l’imposition », a-t-il expliqué.

    Selon Aíta, également connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Capitán Perú (Capitaine Pérou), la rencontre avec le christianisme a suscité l'intérêt des panacas (les clans familiaux de la noblesse inca), qui ont trouvé des similitudes entre certains aspects de leur vision du monde et le message chrétien.

    « Les premiers à se convertir furent les Incas. Je ne parle pas seulement d'Atahualpa, dont beaucoup disent qu'il fut baptisé pour éviter de mourir brûlé vif. Après lui, d'autres Incas demandèrent volontairement le baptême », a-t-il déclaré.

    L'historien a également mis en lumière un épisode peu connu de l'histoire péruvienne : la fondation de la première paroisse à Cusco.

    « La paroisse San Cristóbal a été fondée par un Inca, fils de Huayna Capac. Elle n'a pas été fondée par un Espagnol, ni même par un prêtre. C'est un Inca qui a fondé la première chapelle, laquelle est devenue par la suite la première paroisse de Cusco », a souligné Aíta.

    Il a raconté que son intérêt pour une réévaluation de l'histoire du Pérou avait commencé lors de sa première visite au Machu Picchu. « C'est là que j'ai réalisé qu'il y avait bien plus à découvrir que ce qu'on m'avait enseigné en cours », s'est-il souvenu.

    De retour à Cusco, Aíta a commencé à lire des historiens tels que María Rostworowski, José Antonio del Busto et Donato Amado.

    « J’ai découvert toute une histoire qui, malheureusement, n’est pas enseignée. Si leurs écrits parvenaient aux écoles, cela ne changerait pas seulement l’histoire du Pérou ; cela changerait aussi notre façon de voir notre pays », a affirmé Aíta.

    Corpus Christi et les Incas catholiques

    Un exemple frappant présenté par Aíta dans « Les Incas catholiques » est l’ensemble des peintures traditionnelles du Corpus Christi conservées au palais de l’archevêque de Cusco.

    Aíta expliqua que l'un de ces tableaux représente le porte-étendard royal inca marchant derrière l'ostensoir contenant l'Eucharistie. Au lieu de porter le gland impérial traditionnel sur la tête, un serviteur le porte devant lui sur un coussin.

    « Il place la couronne inca aux pieds de Jésus-Christ, qui est le Soleil eucharistique », a-t-il expliqué.

    « Les Incas vénéraient le soleil, mais grâce à l’Évangile, ils ont découvert que le vrai Soleil est Jésus-Christ. Pour eux, la fête du Saint-Sacrement accomplissait pleinement l’ancienne fête du Soleil, car le Soleil était désormais présent parmi eux », a-t-il ajouté.

    Par conséquent, il a noté que la solennité de la Fête-Dieu était devenue l'une des fêtes religieuses les plus importantes de Cusco et qu'elle continue d'attirer une participation publique massive jusqu'à ce jour.

    L'historien a souligné que son ouvrage comprend des documents, des peintures et d'autres preuves historiques qui démontrent la présence d'une noblesse inca ayant pleinement embrassé la foi catholique.

    Parmi ceux-ci, il a cité le portrait de Marcos Inca, membre de la lignée royale Lloque Yupanqui, représenté portant les symboles de la noblesse inca ainsi que l'inscription « Inca, chevalier catholique par la grâce de Dieu ».

    Selon Aíta, ces éléments permettent d'expliquer pourquoi le catholicisme reste profondément enraciné au Pérou.

    « La foi demeure si importante au Pérou aujourd’hui encore, car elle fait partie intégrante de notre culture et n’a pas été imposée. Si elle l’avait été, nous aurions changé après le départ des Espagnols. Or, les Espagnols sont partis, et nous avons continué, peut-être même plus catholiques qu’eux », a-t-il conclu.

  • Qui fut Dominique de Guzmán ? (KTO)

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    Saint Dominique

    KTO (archive 07/02/2016)

    À l’occasion du huitième centenaire de l’ordre dominicain, fondé en 1216, La Foi prise au mot proposait de découvrir ou de redécouvrir la belle figure de son fondateur, Saint Dominique. Qui fut-il ce Dominique de Guzmán, né vers 1170 en Espagne, dans un tout petit village de Castille, et mort le 6 août 1221 à Bologne ? Quelle fut sa vie ? Comment parvint-il à fonder un ordre qui compte aujourd’hui 6500 frères, 4000 moniales, 35 000 soeurs réunies en 150 congrégations et 60 000 membres laïcs regroupés en multiples fraternités ? Quelle est son image aujourd’hui ? La Foi prise au mot recevait deux dominicains, Frère Philippe Jeannin et Frère Renaud Silly, pour répondre à toutes ces questions et revenir sur le parcours florissant de St Dominique.

  • 8 août : saint Dominique

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    Fra_Angelico_St._Dominic.jpgLors de l'audience générale du mercredi 3 février 2010, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Dominique Guzman :

    Chers frères et sœurs,

    La semaine dernière, j'ai présenté la figure lumineuse de François d'Assise et aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un autre saint qui, à la même époque, a apporté une contribution fondamentale au renouveau de l'Eglise de son temps. Il s'agit de saint Dominique, le fondateur de l'Ordre des prêcheurs, connus également sous le nom de Frères dominicains.

    Son successeur à la tête de l'Ordre, le bienheureux Jourdain de Saxe, offre un portrait complet de saint Dominique dans le texte d'une célèbre prière: « Enflammé par le zèle de Dieu et par l'ardeur surnaturelle, par ta charité sans fin et la ferveur de ton esprit véhément, tu t'es consacré tout entier par le vœu de la pauvreté perpétuelle à l'observance apostolique et à la prédication évangélique ». C'est précisément ce trait fondamental du témoignage de Dominique qui est souligné: il parlait toujours avec Dieu et de Dieu. Dans la vie des saints, l'amour pour le Seigneur et pour le prochain, la recherche de la gloire de Dieu et du salut des âmes vont toujours de pair.

    Dominique est né en Espagne, à Caleruega, aux alentours de 1170. Il appartenait à une noble famille de la Vieille Castille et, soutenu par un oncle prêtre, il fut formé dans une célèbre école de Palencia. Il se distingua immédiatement par son intérêt pour l'étude de l'Ecriture Sainte et par son amour envers les pauvres, au point de vendre ses livres, qui à l'époque représentaient un bien d'une grande valeur, pour venir en aide, grâce à l'argent qu'il en tira, aux victimes d'une famine.

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  • Saint Dominique (8 août)

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    San-Domenico.jpgVoici la présentation qui nous est faite du fondateur des dominicains par Luc-Henri Gihoul sur leur site belge : (http://www.dominicains.be/)

    Pourquoi nous est-il moins familier et moins connu que St. François d’Assise, son contemporain et son ami ? C’est que St. Dominique, plus peut-être qu’aucun autre saint, apparaît inséparable de son œuvre, c’est-à-dire de l’Ordre qu’il a fondé. Il en résulte qu’à un regard superficiel, sa physionomie peut paraître moins attrayante que celles d’autres saints. On aurait tendance à oublier l’architecte en admirant le monument ! Sa sainteté est celle de l’homme et de l’œuvre mais, à l’origine, St. Dominique c’est son œuvre même. C’est pourquoi il mérite le titre que lui donne la piété filiale de ses fils : « Notre Père St. Dominique. » Comment naquit l’âme apostolique de Dominique ? Il s’identifie tellement à sa mission qu’avant l’inauguration de celle-ci, nous n’avons presque rien à dire de lui. Oui, comme notre Seigneur lui-même, il apparaît soudain au Moyen-Age, après une longue vie cachée, environ 35 ans. Mais nous savons que c’est dans le silence que s’est façonnée son âme. Dans cette obscurité, nous percevons quelques anecdotes qui révèlent déjà le cœur de cet apôtre.

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  • Portrait de saint Dominique

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    08_Angelico_detail_visage_pied_croixdpr26.jpgPortrait de St Dominique (source : missel.free)

    Le culte qui s'était spontanément développé, à Bologne, autour du corps de Dominique (mort le 6 août 1221), grandit encore lors de la translation (23-24 mai 1233) où l'on sentit un parfum surnaturel et où l'on vit de nombreux miracles. Les autorités de Bologne obtinrent de l'ouverture de son procès de canonisation où l'on entendit trois cents témoins (Bologne, Prouille et Pamiers). Saint Dominique fut canonisé par Grégoire IX le 3 juillet 1234. Le portrait qui suit est tiré des actes de canonisation.

    Dominique avait une telle intégrité morale, il était emporté par un tel élan de ferveur qu'on découvrait en lui de façon évidente un chef-d'œuvre de noblesse et de grâce. Il régnait en lui une parfaite égalité d'esprit, sauf quand il était bouleversé de compassion et de miséricorde. Et puisque le cœur en joie se reflète dans la gaîté du visage, il manifestait au dehors l'équilibre paisible de sa vie intérieure par l'amabilité et la sérénité de ses traits.

    En toute circonstance, par ses paroles et sa conduite, il se montrait un homme évangélique. Pendant la journée, avec ses frères ou ses compagnons, personne n'était plus simple et plus joyeux. Pendant la nuit, personne n'était plus adonné à toutes sortes de veilles et de prières. Il ne parlait guère qu'avec Dieu, dans l'oraison, ou de Dieu, et il exhortait ses frères à en faire autant.

    Il adressa fréquemment à Dieu cette demande particulière : qu'il daignât lui accorder une vraie charité, capable de rechercher et d'obtenir le salut des hommes ; il estimait qu'il serait véritablement un membre du Christ, s'il se dépensait avant tout, totalement et de toutes ses forces, à gagner des âmes, de même que le Seigneur Jésus, Sauveur de tous, s'est offert sans réserve pour notre salut. Et c'est pour cette œuvre que, selon le dessein prémédité par la Providence, il institua l'Ordre des Frère Prêcheurs.

    Il exhortait souvent les frères de cet Ordre, de vive voix et par lettres, à étudier sans cesse le Nouveau et l'Ancien Testament. Il portait toujours sur lui l'évangile de saint Matthieu et les lettres de saint Paul, et il les étudiait tellement qu'il les savait à peu près par cœur.

    Il fut désigné deux ou trois fois pour l'épiscopat et il refusa toujours, préférant vivre dans la pauvreté avec ses frères, plutôt que d'avoir un évêché. Il garda intacte jusqu'à la fin la délicatesse d'une chasteté absolue. Il désirait être flagellé, coupé en morceaux, et mourir pour la foi du Christ. Le pape Grégoire IX a dit de lui : Je l'ai connu comme un homme qui suivait parfaitement la règle des Apôtres, et je ne doute pas qu'il soit au ciel associé à leur gloire.

    Voir aussi : une très belle évocation par une soeur dominicaine de Chalais