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Eglise - Page 4

  • Espagne : Des foules considérables se rassemblent autour du pape qui dit non à une « foi confortable et privée »

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Espagne : Des foules se rassemblent autour du pape qui dit non à une « foi privée »

    Un million deux cent mille fidèles ont assisté à la messe et à la procession de la Fête-Dieu présidées par Léon XIV. Cette procession n'était pas une simple « survivance folklorique », mais l'expression de la « foi en la présence du Seigneur ressuscité ». L'homélie contenait un appel implicite contre l'euthanasie.

    8/6/2026

    Photo Vatican Media-LaPresse

    Les organisateurs s'attendaient à près d'un million de participants. Finalement, la place de Cibeles et les rues avoisinantes furent envahies par 1,2 million de fidèles venus assister à la messe et à la procession de la Fête-Dieu, conduite par Léon XIV. La foule était impressionnante, comme le pape a pu le constater de ses propres yeux lors de son passage en papamobile au cœur de la ville.

    Dans son homéliele pape a rappelé comment « les processions solennelles de ce jour ont façonné la piété, l'art, la musique, l'architecture et la vie du peuple espagnol pendant des siècles, et qu'aujourd'hui encore, elles expriment et manifestent le sentiment spirituel de ce pays, à travers la beauté et l'élégance des tapis de fleurs, des autels de rue, le soin apporté aux ostensoirs et aux objets liturgiques, aux chants et aux vêtements liturgiques. » Léon XIV a déclaré que la procession de la Fête-Dieu n'est ni « une manifestation extérieure », ni « une survivance folklorique ou un simple ornement esthétique ». « Il s'agit », a-t-il précisé, « de la foi en la présence du Seigneur ressuscité, qui est vivant et qui passe encore parmi nous. » « Ici à Madrid, mais aussi dans de nombreux autres endroits d'Espagne, la Fête-Dieu n'est pas simplement une fête de plus dans le calendrier liturgique, mais un retour aux sources de la foi pour renouveler l'amour et la fidélité à Dieu. »

    Le pape a également exhorté les Espagnols à ne pas considérer la religiosité comme « un musée du passé à visiter, mais plutôt comme une école de foi où puiser encore aujourd'hui ». « Une école », a-t-il ajouté, « qui nous enseigne à nous agenouiller devant Dieu et devant notre prochain, car nul ne peut s'agenouiller devant le Seigneur et mépriser son frère. » Un autre passage significatif de son homélie était celui où il mettait en garde contre la tentation d'une « foi confortable et privée », soulignant que « le Christ qui parcourt les rues avec l'ostensoir est le même qui s'identifie aux pauvres, aux malades, aux solitaires et aux rejetés ». Ce rappel est important dans un pays où une loi visant à simplifier le recours à l'euthanasie sera bientôt débattue au Congrès.

    À la fin de la messe, comme il l'avait fait l'année précédente à Rome, de San Giovanni à Santa Maria Maggiore, Léon XIV a porté l'ostensoir contenant l'Eucharistie en procession à travers les rues de Madrid. La participation des Madrilènes fut impressionnante et prolongea la veillée de prière de la veille avec les jeunes sur la Plaza de Lima, au cours de laquelle le pape avait déclaré aux participants : « N'ayez pas peur de penser à la vocation du mariage et de fonder une famille », adressant ses meilleurs vœux aux jeunes couples sur le point de se marier.

    Hier après-midi, après une rencontre privée avec les Augustins, comme il l'avait fait en Afrique, Léon a décidé de se consacrer au monde de la culture. Aujourd'hui, troisième jour de son voyage qui durera jusqu'à vendredi, l'événement le plus attendu sera le discours du Pape devant les parlementaires espagnols. Ce sera la première fois qu'un pape s'adressera au Congrès espagnol.

  • Léon XIV : quelle sera sa stratégie de communication ?

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    D'Andrea Gagliarducci sur Monday Vatican :

    Léon XIV : quelle sera sa stratégie de communication ?

    8 juin 2026

    La nomination de Montse Alvarado au poste de préfète du Dicastère pour la communication du Vatican en dit long sur la manière dont Léon XIV entend gérer la Curie romaine et sur sa conception de ses différents services.

    Elle offre peut-être aussi un aperçu d’une éventuelle nouvelle réforme de la Curie romaine.

    Jusqu’à présent, Léon XIV a procédé à des nominations plutôt institutionnelles au sein de la Curie, choisissant des profils peu médiatisés, mais fonctionnels et travailleurs, tous issus, de surcroît, du monde conservateur.

    Certes, la petite réforme concernant la suspension des supérieurs religieux dans les diocèses semblait renforcer le pouvoir de la seule femme préfète, sœur Simona Brambilla. Cependant, le maintien d’une femme au poste de préfète, ainsi que celui de Sœur Raffaella Petrini à la présidence du gouvernorat du Vatican, semblait constituer une exception au sein d’une Curie romaine fermement entre les mains des hommes.

    La nomination de Montse Alvarado semble donc sortir des sentiers battus, ou du moins de ceux auxquels nous nous étions habitués sous Léon XIV. Et pourtant, ce n’est une nomination surprenante que jusqu’à un certain point.

    Sous le couvert d’un pragmatisme typiquement américain, Léon XIV semble considérer le département de la communication du Vatican non pas tant comme un organe de la Curie, mais plutôt comme une sorte de « service des relations avec les médias », une interface entre le pape et le monde. Il n’a rencontré le préfet sortant, Paolo Ruffini, qu’une seule fois, sans pour autant élaborer avec lui une véritable stratégie de communication.

    À la place de Ruffini, Léon XIV a nommé une figure de proue du paysage médiatique catholique américain, jusqu’à présent directrice générale d’EWTN, la chaîne de télévision de Mère Angélique, que le pape François lui-même avait qualifiée, pendant son pontificat, d’« œuvre du diable ».

    Le but, cependant, était simple : le pape a fait venir au Vatican un gestionnaire expérimenté, tout en tendant la main au monde conservateur américain, avec tous ses donateurs, empruntant une expérience cruciale pour tenter de faire fonctionner la machine de communication du Vatican.

    Son profil n’est pas celui d’une journaliste, mais celui d’une gestionnaire qui a passé trois ans à la tête de la plus grande entreprise de médias catholiques au monde, et qui apporte donc non seulement une expérience spécifique, mais aussi au pontificat le poids de millions de fidèles qui se rassemblent chaque jour sur EWTN.

    Il s'agit là d'un coup de maître de la part de Léon XIV, qui démontre qu'il considère la communication du Vatican comme un atout et n'a pas l'intention d'en faire un handicap, avec tout ce que cela implique. Et il est probable que d'autres réformes du département de la communication soient envisagées, du moins en ce qui concerne la répartition des fonctions.

    En tentant de tout regrouper, le Dicastère pour la communication s’est retrouvé à gérer un mastodonte qui englobe tous les médias du Vatican, la maison d’édition, mais aussi le Bureau de presse du Saint-Siège et la Maison d’édition du Vatican, ainsi que l’Imprimerie et le Service photographique.

    Cela fait du dicastère de la Communication l’organisme disposant du plus gros budget de la Curie romaine.

    Dans le cadre d’une éventuelle réorganisation, l’imprimerie, la Maison d’édition du Vatican et le Service photographique seraient intégrés au budget du Gouvernorat, sous la rubrique « services commerciaux ».

    Le Dicastère de la Communication reprendrait son rôle pastoral, et la gestion des médias pourrait être assurée de manière plus managériale, avec une autonomie qui permettrait également de recevoir des dons spécifiques.

    Le Bureau de presse du Saint-Siège pourrait également avoir bientôt un nouveau directeur, et à ce moment-là, il sera clair si le Pape souhaite placer le Bureau de presse directement sous la tutelle de la Secrétairerie d’État, avec une meilleure coordination de la communication, ou maintenir la réforme de la communication telle qu’elle est actuellement.

    Tels sont les principaux défis auxquels Alvarado devra faire face, alors qu’elle hérite d’une organisation en proie à une bureaucratisation soudaine et, dans certains cas, imposée.

    En effet, la communication du Vatican a toujours fonctionné non pas grâce à son organisation, mais grâce à la coordination entre les hommes qui dirigeaient les différents dicastères (cumulant parfois plusieurs fonctions, comme le père Federico Lombardi, qui fut à un moment donné directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, de Radio Vatican et du Centre de télévision du Vatican) et grâce à un système d’information non bureaucratique, mais bien structuré, fidèle à l’institution.

    Léon XIV montre toutefois qu’il accorde à chaque dicastère un poids spécifique différent. En effet, la réforme de la Curie doit encore être affinée, et qui sait si l’approche de Léon XIV deviendra la norme pour d’autres dicastères qui ne nécessitent pas nécessairement un archevêque ou un cardinal à leur tête, car ils n’ont pas besoin d’être en collégialité avec le Pape.

    Cette décision du pape démontre toutefois qu’il est très difficile de définir les situations au sein du Vatican en polarisant les opinions. Jusqu’à présent, EWTN avait été présentée comme la chaîne anti-papale en raison de quelques commentaires critiques sur le pontificat de François, au milieu d’une multitude d’émissions principalement consacrées à la dévotion, à l’actualité du monde catholique et à la vie catholique.

    Pourtant, la qualité des reportages de ses agences, ainsi que de ses émissions télévisées et du travail de ses filiales, a toujours su préserver un équilibre sain et respecter des normes journalistiques rigoureuses, qu’Alvarado a soutenues et encouragées pendant son mandat de directrice des opérations chez EWTN.

    Aujourd’hui, cet équilibre est largement reconnu par certains secteurs de la « gauche catholique » qui, tout en reconnaissant une honnêteté intellectuelle malgré la diversité des points de vue, n’ont pas hésité par le passé à attaquer EWTN pour certaines positions, parfois simplement en refusant d’accepter la critique.

    L’auteur de cette chronique doit toutefois admettre qu’il existe un parti pris dans cette communication, ayant été collaborateur d’EWTN pendant 13 ans, et ayant néanmoins pu s’exprimer librement sur tous les sujets, sans épargner les opinions critiques, mais aussi sans censure.

    Ce changement de discours a été favorisé par Léon XIV, lui-même un pape qui s’est montré allergique à la polarisation, tandis que l’un des promoteurs d’Alvarado aurait été le cardinal Michael Czerny, qui a en effet confié à EWTN la production de la vidéo promotionnelle de l’encyclique Magnifica Humanitas. Et Czerny ne peut certainement pas être considéré comme un champion du monde anti-Pape François.

    À tout le moins, Léon XIV a démontré par cette décision que le temps de la polarisation au sein de l’Église est révolu.

    De cette manière aussi, le pape œuvre pour l’unité de l’Église. Alors que les articles mettent l’accent sur la nécessité de rendre la communication du Vatican plus efficace — sous-estimant parfois le nombre de professionnels travaillant dans les médias du Vatican —, la nomination d’Alvarado en dit bien plus long.

    Il indique que l’époque des conflits idéologiques est révolue, que le pape souhaite une communication efficace et qu’il réformera peut-être davantage la Curie afin de séparer les relations publiques, le commerce et l’administration, et que même la Curie romaine doit désormais être comprise d’une nouvelle manière.

  • Dix choses à savoir sur l'Église catholique en Espagne avant la visite du pape Léon XIV

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    De

    Dix choses à savoir sur l'Église catholique en Espagne avant la visite du pape Léon XIV

    Le pape Léon XIV se rendra en Espagne du 6 au 12 juin, et fera escale à Madrid, Barcelone, aux îles Canaries et à Tenerife.

    De gauche à droite : la basilique de la Sagrada Familia ; le roi Felipe VI d'Espagne avec le pape Léon XIV ; et Notre-Dame de l'Almudena.
    De gauche à droite : la basilique de la Sagrada Familia ; le roi Felipe VI d’Espagne avec le pape Léon XIV ; et Notre-Dame de l’Almudena. (Photo : Daniela Perez via Canva Pro ; Vatican Media ; Bernard Gagnon, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons)

    Le pape Léon XIV se rendra en Espagne du 6 au 12 juin, avec des étapes à Madrid, Barcelone, aux îles Canaries et à Tenerife. C'est la neuvième fois qu'un pape visite le pays. Jean-Paul II s'y est rendu cinq fois et Benoît XVI à trois reprises.

    Au cours de ce voyage, le pape Léon XIV participera à 20 événements officiels, parmi lesquels une grande veillée avec les jeunes, une messe en plein air pour la Fête-Dieu et une procession dans les rues de Madrid seront parmi les moments les plus attendus.

    Voici 10 choses à savoir sur l'Église en Espagne, avec un accent particulier sur les régions que le Saint-Père visitera.

    1. L'Espagne est le pays qui envoie le plus de missionnaires.

    L'Espagne est actuellement le premier pays au monde en termes d'envoi de missionnaires catholiques à l'étranger et figure parmi les principaux donateurs des Œuvres pontificales missionnaires. Selon le rapport 2024 de ces dernières, l'Espagne compte près de 10 000 missionnaires, dont environ 5 000 sont actifs ; plus de la moitié sont des femmes et la plupart œuvrent sur le continent américain.

    2. Le pape Jean-Paul II a appelé l'Espagne Tierra de María (« Terre de Marie »).

    Saint Jean-Paul II, lorsqu'il était pape, a souvent qualifié l'Espagne de « terre de Marie », notamment lors de ses visites de 1982 et 2003, soulignant ainsi la richesse du réseau de sanctuaires mariaux et de dévotions qui y règne. L'Espagne est littéralement parsemée de lieux de culte mariaux – des grandes basiliques aux minuscules ermitages perchés sur les collines – si bien que presque chaque région possède son propre titre marial, sa fête et son pèlerinage.

    3. C'est un lieu de témoins et de martyrs chrétiens.

    La guerre civile espagnole a laissé l'une des plus importantes « empreintes de martyre », selon l'historien espagnol Monseigneur Vicente Carcel Orti, dans l'histoire moderne de l'Église, et elle a profondément marqué le panthéon des saints et bienheureux d'Espagne. Durant la guerre et la période de persécution qui suivit, environ 6 832 évêques, prêtres, religieux et religieuses furent tués pour leur foi, ainsi que des milliers de laïcs catholiques qui risquèrent leur vie pour protéger le clergé et les religieux.

    De cette persécution massive est née une reconnaissance progressive par l'Église d'un très grand nombre de martyrs : en 2007, la béatification de 498 martyrs sous le pontificat de Benoît XVI, en octobre, fut la plus importante cérémonie de béatification jamais organisée. À la fin des années 2000, près de 1 000 martyrs de la guerre civile espagnole avaient été béatifiés ou canonisés.

    4. La cathédrale de Madrid a été consacrée par un pape.

    L'un des monuments catholiques les plus importants de Madrid est la cathédrale Notre-Dame de l'Almudena, consacrée par le pape Jean-Paul II en 1993. De telles consécrations papales sont relativement rares en dehors de Rome, ce qui confère à la cathédrale une importance particulière dans la vie catholique espagnole. L'édifice demeure un lieu central pour les grandes célébrations religieuses de la capitale espagnole.

    La construction de la cathédrale de l'Almudena a débuté en 1883 et ne s'est achevée qu'en 1993. Ce projet centenaire témoigne de l'importance durable du catholicisme en Espagne et de l'évolution architecturale de l'époque moderne. Aujourd'hui, la cathédrale se dresse face au Palais royal de Madrid, symbolisant le lien historique entre l'Église et la Couronne.

    5. La patronne mariale de Madrid était « cachée dans les murs ».

    La sainte patronne de Madrid est la Vierge de l'Almudena, dont l'image est liée à une tradition séculaire remontant au Moyen Âge espagnol. Selon la tradition, lors de l'invasion maure de la région en 712, les Madrilènes cachèrent secrètement leur statue de la Vierge Marie dans les épais remparts de la forteresse, y laissant deux bougies allumées. En 1085, après la reconquête de Madrid par le roi Alphonse VI, les chrétiens se mirent à la recherche de la statue. Alors qu'ils arpentaient les remparts, une section s'effondra miraculeusement, révélant la statue parfaitement conservée, les bougies brûlant encore après des siècles.

    Cette même image vénérable sera portée en procession dans le stade Santiago Bernabéu lors de la rencontre du Saint-Père avec la communauté diocésaine de Madrid le 8 juin.

    6. La famille royale espagnole entretient des liens étroits avec l'Église.

    La famille royale espagnole entretient des liens étroits avec l'Église catholique, comme en témoigne le mariage, en 2004, du prince Felipe avec Letizia Ortiz à la cathédrale de l'Almudena à Madrid. Cette cérémonie a mis en lumière le rôle continu des traditions catholiques dans les grands événements nationaux.

    7. L'église la plus célèbre de Barcelone est une catéchèse en pierre.

    La basilique de la Sagrada Família est bien plus qu'un chef-d'œuvre architectural : elle fut construite comme un instrument d'évangélisation. Ses fondateurs imaginaient une église qui communiquerait la foi chrétienne à travers l'art, le symbolisme et l'architecture, faisant d'elle l'une des expressions les plus singulières de la foi catholique au monde.

    Les visiteurs de la Sagrada Família découvrent une représentation visuelle du récit central du christianisme. Les principales façades de la basilique illustrent la Nativité, la Passion et la gloire du Christ, et célèbrent la gloire, l'ascension et la vie éternelle de Dieu.

    La Sagrada Família est devenue l'édifice religieux le plus haut du monde, culminant à 172 mètres. Malgré ses dimensions immenses, la basilique a été conçue pour orienter l'attention vers Dieu plutôt que vers les réalisations humaines.

    La célèbre basilique fut initialement conçue par Francisco de Paula del Villar en 1882. Cependant, l'architecte catalan Antoni Gaudí reprit le projet en 1883 et transforma complètement le dessin en un mélange de styles gothique et Art nouveau, supervisant sa construction jusqu'à sa mort en 1926. Après son décès, plusieurs autres architectes ont poursuivi son œuvre dans le but de réaliser sa vision originale.

    Gaudí a délibérément conçu la Sagrada Família de manière à ce qu'elle reste légèrement plus basse que la colline de Montjuïc, située à proximité de Barcelone, car il estimait qu'aucune œuvre humaine ne devait surpasser la création divine.

    8. L'architecte de la Sagrada Família sera peut-être un jour canonisé.

    Antoni Gaudí était connu pour sa foi profonde et son dévouement à la construction de la Sagrada Família. Le Vatican a annoncé le 14 avril 2025 que le pape François avait officiellement reconnu la « vertu héroïque » de Gaudí, une étape cruciale du processus de canonisation. Deux miracles attribués à son intercession sont désormais requis pour sa canonisation.

    9. Le grand sanctuaire marial de Tenerife est le site de pèlerinage le plus important des îles Canaries.

    La basilique Notre-Dame de Candelaria à Tenerife est le plus important lieu de pèlerinage catholique des îles Canaries. Depuis des générations, elle est le cœur spirituel de l'archipel et demeure une destination majeure pour les pèlerins et les visiteurs, attirant environ deux millions de personnes par an.

    La basilique est dédiée à la sainte patronne des îles Canaries, la Vierge de Candelaria. La tradition veut que l'image de la Vierge de Candelaria ait été vénérée par le peuple autochtone guanche avant même la conquête de Tenerife par l'Espagne. La Vierge de Candelaria est souvent associée à la tradition des Vierges noires, ces images de Marie à la peau sombre vénérées dans différentes parties du monde.

    10. Les îles Canaries furent un des premiers avant-postes catholiques.

    Les îles Canaries sont divisées en deux diocèses catholiques : l’un centré à Las Palmas et l’autre à San Cristóbal de La Laguna, sur l’île de Tenerife. Établis au début du XVe siècle, plusieurs décennies avant l’évangélisation d’une grande partie des Amériques, ces diocèses ont fait des îles une frontière importante de l’expansion catholique durant une période charnière de l’histoire mondiale.

    De par leur situation stratégique dans l'Atlantique, les îles Canaries devinrent une étape incontournable pour les explorateurs, les missionnaires et les colons voyageant entre l'Europe et les Amériques. De ce fait, elles jouèrent un rôle important dans la diffusion du catholicisme à travers le Nouveau Monde.

  • L’urgence missionnaire de l’Espagne qui attend Léon XIV

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    Une dépêche de l'Agence Fides (Marie-Lucile Kubacki) :

    L’urgence missionnaire de l’Espagne qui attend Léon XIV

    5 juin 2026  
     

    Madrid(Agence Fides)- Du 6 au 12 juin 2026, c’est en Espagne que Léon XIV a choisi de se rendre pour son quatrième voyage apostolique hors d’Italie. À cette occasion, il se rendra à Madrid, Barcelone où il célébrera notamment une messe à la basilique de la Sagrada Família, dans le cadre des commémorations du centenaire de la mort de son célèbre architecte, Antoni Gaudí (1852-1926).) et aux Canaries, archipel  frappé par la crise migratoire.

    D’un point de vue ecclésial et missionnaire, la situation espagnole est assez intéressante. Pays historiquement marqué par le christianisme, l’Espagne est rattrapée par la sécularisation même si l’Église conserve une certaine visibilité.

    Une enquête publiée par le CIS (Encuesta sobre Tendencias Sociales V, étude n° 3535, décembre 2025), estime que 15,2% des personnes interrogées se définissent comme catholiques pratiquants, et, que parmi l’ensemble de l’échantillon, 11,4% déclarent aller à la messe « tous les dimanches et jours de fête » tandis que 4,7% y assistent « plusieurs fois par semaine. » 
    C’est pénétrée de ce constat que la Conférence épiscopale espagnole, mène depuis plusieurs années une profonde réflexion afin de repenser la mission à partir de la réalité du pays.

    Quelques semaines avant la venue du Pape, elle a publié un long document particulièrement intéressant intitulé « Mettez-vous en route » (citation extraite de l’Évangile de Lc 10,3), proposant des lignes pastorales pour les quatre années à venir.

    Alors que le Pape Léon XIV, dans un récent discours livré devant les participants à l’assemblée générale des Oeuvres Pontificales missionnaires, a rappelé aux « fidèles des Églises plus anciennes » combien il était important de s'inscrire « dans l’esprit missionnaire de l’Église tout entière », on peut trouver là un constat à la fois lucide et dynamique. « En Espagne, l'époque révolue, ancrée pendant des siècles, où l'on disait : « je suis catholique parce que je suis né en Espagne », est bien derrière nous », affirme le texte.

    « Les difficultés que nous rencontrons dans l'évangélisation, ainsi que le vieillissement et la diminution numérique des membres de la communauté chrétienne, des époux, des consacrés, des pasteurs et des laïcs engagés dans la mission de l'Église, provoquent un certain découragement dans l'Église, aggravé par la surcharge de travaux et de défis évangélisateurs, particulièrement chez les ministres ordonnés, peut-on lire encore. Les consacrés vivent en Espagne une extraordinaire reconfiguration de leurs provinces et de leurs présences apostoliques. La réorganisation permanente des paroisses en « unités pastorales » — quelle qu'en soit la dénomination — ainsi que ce qui vient d'être exposé, nous font vivre avec la sensation d'être centrés sur l'« administration d'une pénurie quantitative » qui entrave l'avancée dans la « conversion pastorale » que la nouveauté du changement d'époque exige. »

    La tentation de la « double vie » et les attentes à prendre en compte

    La CEE proposent de réfléchir à partir de l’épisode du Cénacle, où les disciples sont d’abord enfermés dans la peur. « Certains pensent qu'il vaut mieux se réfugier dans le « cénacle » jusqu'à ce que la tempête se dissipe », écrit la CEE, en mettant en garde contre la tentation de penser la mission de manière clivée, en scindant sa vie entre ce qui se joue à l'intérieur du “temple”, en contexte ecclésial, et ce qui se joue à l’extérieur, le reste du temps. « Les difficultés, d'une profonde racine culturelle, poussent à une sorte de double vie, dans laquelle on peut arborer des étendards évangéliques tout en adoptant des formes de vie, des instruments et des moyens mondains, poursuit le texte. On finit par réduire la vie évangélique aux temples, mais en dehors d'eux — là où se vivent les relations de travail, les relations avec les autres, avec les voisins, les relations en tant que parents d'élèves à l'école, en tant que professionnels dans tel ou tel domaine — il faudrait accepter les règles du jeu du monde, dominées par l'argent et le pouvoir, qui engendrent l'indifférence et la passivité au moment d'évangéliser dans les replis de la mentalité dominante. Cette sorte de double vie est l'« aliénation sociale » à laquelle se réfère François dans l'encyclique Dilexit nos (2024). » C’est de ce climat, analyse la CEE, que jaillissent «les réductions idéologiques de la foi ou la nostalgie des temps passés », « imputant à la réforme conciliaire et à son accueil tous les maux de l'Église.»

    Parmi les symptômes de la mondanité contemporaine, la CEE identifie la culture de  l'« empowerment », dans les sphères anthropologiques, économiques et politiques, qui engendre « une mentalité contraire à la compréhension chrétienne de la personne.» Autre symptôme, le consumérisme. « Le système culturel, économique et politique contemporain est structuré à la manière d'un supermarché : le plaisir, compris comme la satisfaction d'un désir, et le pouvoir et l'argent comme instruments pour l'atteindre », peut-on lire. Dans un contexte marqué par l’essor d’un individualisme qui fragilise la perception traditionnelle des liens familiaux et communautaires, la CEE pointe relève une inquiétude croissante face à l’inconnu. La « réduction anthropologique de la personne à simple individu » engendre une forme d’insatisfaction profonde, en appauvrissant « la raison, l’affectivité et la volonté ». Cette insatisfaction est souvent compensée par la quête de « pouvoir » ou par des « succédanés addictifs », sans jamais combler le malaise persistant. Pourtant, cette tension révèle une aspiration plus profonde : redécouvrir que « la vie est don, et non pouvoir ». Ainsi, derrière l’exaltation de l’individu se manifeste la « nostalgie de la personne », derrière la recherche de pouvoir celle de « l’amour », et derrière les promesses d’un « projet de vie accomplie » proposées par une société de consommation, celle de « la sainteté ». Pour la CEE, ce sont ces attentes que l’Église doit écouter pour être missionnaire.

    Le triomphe du « bricolage » religieux

    Un autre constat fondamental est qu’au sein de la société espagnole sécularisée, « le défi de l'Église n'est pas tant l'athéisme que la faim de Dieu qui se manifeste de très diverses manières.» En effet, selon une enquête publiée la Fundación SM, “Jóvenes españoles 2026” (10ᵉ rapport sur la jeunesse), reprise dans plusieurs médias catholiques espagnols, si la proportion de jeunes qui se disent catholiques est passée de 31,6% à 45% entre 2020 et 2025, la teneur de cette foi est souvent syncrétique, puisqu’entre les catholiques pratiquants 60,7% déclarent croire au karma, 48,5% à la réincarnation et 44,1% aux arts magiques, composant une spiritualité à la carte où se mêlent des éléments de tradition catholique et des fragments de « spiritualités néo‑ésotériques. » Même s’il faut toujours se garder d'idolâtrer les chiffres, ceux-ci manifestent la complexité de la situation qui ne peut être simplement pensée à l’aune de la dialectique effondrement / renouveau. Comment, répondre à cette faim de Dieu sachant qu’elle s’assortit dans de nombreux cas d’une démarche plus individualiste et distanciée au regard des institutions? La mission à l’égard ceux ce que les sociologues  des religions appellent parfois “spiritual but non religious” ou “nones” est en effet un des grands défis de l’époque.

    Des éléments que l’on retrouve aussi en France, où le pape doit se rendre du 25 au 18 septembre prochain. Dans les deux pays, le même constat que la sécularisation et la baisse des courbes de la pratique invitent à se recentrer plus que jamais sur la cohérence et la vitalité du témoignage.

    En Espagne, l’Église invite à opérer ce changement de paradigme en utilisant la clé de discernement offerte par le Pape François lors de son discours à la Curie romaine de 2023  : « Soixante ans après le Concile, avait-il déclaré, nous continuons à débattre de la division entre "progressistes" et "conservateurs" ; mais ce n'est pas là la vraie différence : la différence véritable et principale est entre les "amoureux" et les "habitués". Voilà la différence. Et seuls ceux qui aiment peuvent marcher ».

    Mais comment passer de la logique de l’habitude à celle de l’amour? De nombreuses initiatives et essais apostoliques ont été mis en oeuvre ces dernières années « dans le domaine de la première annonce, du catéchuménat d'adultes, du renouveau de l'initiation chrétienne, des nouveaux itinéraires de préparation au mariage, de la piété populaire, de l'adoration eucharistique et de l'aide aux personnes les plus pauvres » relève la CEE, qui pointe aussi l’apport des immigrés catholiques en terme de revitalisation et rajeunissement des communautés parmi les éléments de renouveau. En somme, il ne s’agit pas tant d’inventer de nouvelles recettes que de retrouver, à chaque époque et en chaque lieu, le puits d’eau vive de l’Évangile et les gestes de toujours des Béatitudes. (Agence Fides 5/6/2026)

  • Pologne : béatification de neuf prêtres salésiens assassinés

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    Du Père Łukasz Bankowski sur Vatican News :

    Les neuf salésiens martyrs qui seront béatifiés.Les neuf salésiens martyrs qui seront béatifiés. 
    Neuf religieux tués par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale seront béatifiés le 6 juin au sanctuaire Saint-Jean-Paul II de Cracovie. Le lieu de la cérémonie n’est pas le fruit du hasard: enfant, le futur Jean-Paul II avait assisté à l’arrestation de certains d’entre eux, et leur témoignage l’avait profondément marqué.

    Les pères Jan Świerc, Ignacy Antonowicz, Karol Golda, Włodzimierz Szembek, Franciszek Harazim, Ludwik Mroczek, Ignacy Dobiasz, Kazimierz Wojciechowski et Franciszek Miśka. Tels sont les noms des neuf prêtres salésiens tués dans les camps de concentration nazis allemands d’Auschwitz et de Dachau entre 1941 et 1942. Après que Léon XIV eut approuvé le décret sur leur martyre le 24 octobre 2025, l’heure est venue pour leur béatification. Samedi à 10 heures, heure de Cracovie, le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère des Causes des saints, présidera la messe solennelle au sanctuaire Saint-Jean-Paul II de la ville polonaise.

    Le courage face à la persécution

    Les futurs bienheureux étaient engagés dans des activités pastorales et éducatives, mais après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, ils furent arrêtés au seul motif qu’ils étaient prêtres catholiques. Ils n’avaient pris part à aucune activité politique ou militaire, et pourtant, le régime nazi considérait leur ministère comme une menace. Même enfermés dans les camps de concentration, les neuf salésiens sont restés fidèles à leur vocation, résistant à la faim, aux humiliations et à la torture, continuant à soutenir leurs compagnons de captivité, à prier et à témoigner de leur foi. Leur martyre a été reconnu par l’Église comme une mort in odium fidei, par haine de la foi.

    Un lieu lié à Jean-Paul II

    La béatification au sanctuaire de saint Jean-Paul II, dans le quartier Mer Blanche de Cracovie, revêt une profonde signification historique et spirituelle. Le jeune Karol Wojtyła, qui vécut à Cracovie dans le quartier de Dębniki pendant la guerre, fut témoin de l’arrestation de six des neuf salésiens. Les Allemands les déportèrent au camp de concentration de Dachau et cette expérience marqua la vie du futur Pape, devenant l’un des événements qui influencèrent son choix de devenir prêtre. «Je crois fermement que la vocation sacerdotale de saint Jean-Paul II est également née de leur martyre», a déclaré le cardinal métropolite de Cracovie, Grzegorz Ryś. Pour le cardinal, le jeune Wojtyła a compris à ce moment-là ce que signifiait le manque de prêtres et l’immense perte que représentait, pour la communauté de l’Église, le fait de priver les fidèles de leurs pasteurs. «Cette béatification – soulignent les organisateurs de la cérémonie – est une reconnaissance publique de leur dévouement à Dieu, qui s’est révélé plus fort que la violence, la peur et la mort. Dans la réalité de la haine totalitaire, ils sont restés fidèles au Christ, à l’Église et à leur vocation salésienne jusqu’à la fin».

    Prière pour les nouvelles vocations

    Le métropolite de Cracovie a souhaité que cette béatification ne soit pas seulement une célébration des héros de la foi, mais aussi une prière pour les nouvelles vocations sacerdotales et religieuses: «Qu'elle devienne notre grande prière pour les vocations sacerdotales et religieuses, nous en avons tant besoin aujourd'hui! Ce serait merveilleux de savoir que le témoignage de ces neuf martyrs soit une invitation pour d'autres à les suivre.»

  • Centenaire du monument du Sacré-Coeur de Dison-Andrimont 1926 - 2026

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    Capture d'écran 2026-05-19 144250.png

  • La vie de saint Norbert : Comment Jésus peut faire d’une pierre un enfant d’Abraham (6 juin)

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    La vie de saint Norbert : Comment Jésus peut faire d’une pierre un enfant d’Abraham (1080-1134) (44 mn) (6 juin) Sujets traités : Une conversion d’origine divine. L’urgence du salut.

  • Quatorze évêques participeront à la Marche pour la Vie au Royaume-Uni, un record de participation épiscopale

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    De Thomas Colsy sur le Catholic Herald :

    Quatorze évêques participeront à la Marche pour la Vie au Royaume-Uni, un record de participation épiscopale.

    L’archevêque Richard Moth de Westminster célébrera la messe d’ouverture et conduira un nombre record de 14 évêques catholiques venus de toute la Grande-Bretagne lors de la Marche pour la Vie au Royaume-Uni le 5 septembre 2026 – soit le double du nombre de participants de l’année dernière – alors que ce témoignage public annuel du caractère sacré de la vie humaine attire un soutien épiscopal sans précédent dans un contexte de pressions législatives continues affectant les enfants à naître.

    Le rassemblement réunira les archevêques des trois principaux sièges épiscopaux d'Angleterre – Mgr Richard Moth de Westminster, ainsi que les archevêques de Birmingham et de Southwark – et une large représentation d'autres ordinaires d'Angleterre, d'Écosse et du Pays de Galles, selon Edward Pentin du National Catholic Register . Les organisateurs de March for Life UK ont qualifié l'ampleur de la participation d'historique, soulignant « l'importance capitale que l'Église accorde à cette question essentielle et fondamentale ».

    Isabel Vaughan-Spruce, directrice de l'événement et militante ayant elle-même fait l'objet de poursuites en vertu des lois sur les zones tampons pour avoir prié en silence près de cliniques pratiquant l'avortement, a attribué la forte participation aux récents développements. Parmi ceux-ci figurent le vote du Parlement en mars 2026 visant à dépénaliser l'avortement jusqu'à la naissance, l'application des zones tampons, le programme d'avortement médicamenteux par voie postale et le débat intense autour de la législation sur le suicide assisté. Les chiffres officiels montrent que 277 970 avortements ont eu lieu en Angleterre et au Pays de Galles en 2023, soit le chiffre le plus élevé depuis la loi de 1967 sur l'avortement.

    La marche a vu le jour lors d'une modeste manifestation pro-vie organisée à Birmingham en 2012, qui avait rassemblé environ 70 personnes. La première Marche pour la Vie officielle du Royaume-Uni a eu lieu en 2013 à la cathédrale Saint-Chad, réunissant près de 400 participants. L'événement s'est déplacé dans le centre de Londres en 2018 et n'a cessé de croître, attirant environ 10 000 personnes en 2025 sous un ciel clément en septembre, avec une forte présence de jeunes familles et une présence œcuménique manifeste.

    Les marches précédentes se sont caractérisées par une atmosphère de recueillement, les participant·e·s partageant des témoignages personnels de guérison après un avortement, offrant des prières silencieuses tout au long du parcours et engageant des conversations respectueuses avec les spectateur·e·s. La procession de 2025 s'est distinguée par sa diversité générationnelle et son esprit de témoignage joyeux plutôt que de confrontation, ce que Vaughan-Spruce a décrit à maintes reprises comme « une réponse compatissante et nécessaire à un mal omniprésent ».

    Le programme de cette année comprendra un festival pro-vie en intérieur et un nouveau Sommet familial pro-vie destiné aux jeunes adultes, avec des petits-déjeuners gratuits et des ateliers adaptés à l'âge des enfants. Le cortège public partira de la cathédrale de Westminster pour rejoindre Parliament Square sous le thème « L'avortement blesse la famille ».

    Les organisateurs ont publié une vidéo promotionnelle encourageant les catholiques et les autres chrétiens à participer et à se joindre à leurs évêques pour témoigner ensemble en faveur de la protection des femmes, des hommes et des enfants à naître.

    Parmi les autres participants figureront l'archevêque Bernard Longley de Birmingham, l'archevêque John Wilson de Southwark, l'évêque Philip Egan de Portsmouth, l'évêque Peter Collins d'East Anglia, l'évêque Paul Swarbrick de Lancaster, l'évêque John Arnold de Salford, l'évêque Bosco MacDonald de Clifton, l'évêque David Waller de l'Ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham, l'évêque Paul Mason, évêque auprès des forces armées, l'évêque Frank Dougan de Galloway, l'évêque John Keenan de Paisley, ainsi que l'évêque auxiliaire David Evans de Birmingham et l'évêque auxiliaire Paul Hendricks de Southwark.

    Les catholiques de tout le Royaume-Uni sont invités à se joindre à la procession et à prier pour que ce témoignage renforcé de la hiérarchie et des fidèles contribue à une reconnaissance culturelle plus profonde de la dignité inviolable de toute vie humaine, de la conception à la mort naturelle.

  • De quoi l'archevêque Fulton Sheen sera-t-il le saint patron ?

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    De

    L'archevêque Fulton Sheen sera le saint patron… de quoi ?

    L'héritage tout entier du vénérable Sheen était animé par une seule mission : amener des âmes au Christ.

    L'archevêque américain Fulton J. Sheen est photographié en train de prêcher (photo non datée). (Photo CNS)
    Lors d'un récent discours devant l'Assemblée générale des Œuvres pontificales missionnaires, le pape Léon XIV a donné ce qui est peut-être l'indication la plus claire à ce jour de ce que sera l'héritage du vénérable archevêque Fulton Sheen dans l'Église catholique : saint patron des missionnaires.

    Le Saint-Père a salué la foi et les émissions de Sheen, qui ont « touché des millions de personnes par l’espérance de l’Évangile », y compris le pape Léon XIV lui-même. Il a souligné le rôle de Sheen dans l’apport d’une aide spirituelle et matérielle à l’Église dans les régions les plus pauvres du monde.

    En citant Sheen comme un exemple pour les « directeurs nationaux et diocésains des Œuvres pontificales missionnaires du monde entier », le pape Léon XIV laissait entendre que Sheen deviendrait le saint patron des missions et du travail missionnaire.

    Ayant passé des années à étudier de près la vie de Sheen, je suis convaincu qu'il n'y a rien de plus approprié. Tout son héritage — de sa vie de prière intense et de sa rigueur intellectuelle à son évangélisation récompensée par un Emmy et à ses actions caritatives à travers le monde — était animé par une seule mission : amener des âmes au Christ.

    Cette mission a joué un rôle déterminant dans la production littéraire prolifique de Sheen, dont 66 ouvrages qui restent populaires aujourd'hui. Sheen était réputé pour sa profonde compréhension théologique. Il connaissait Jésus personnellement et savait transmettre ces réflexions avec habileté et clarté aux lecteurs. Certains de ses livres, notamment La Vie du Christ et Un trésor dans l'argile , continuent de se vendre à des chiffres records.

    Sheen a également été un pionnier de la radio et de la télévision modernes dans les années 1930, 40 et 50.

    Son émission primée aux Emmy Awards,  « Life Is Worth Living » , a attiré des audiences record, venues écouter son message d'espoir. Il s'exprimait avec éloquence et son intégrité donnait du poids à ses paroles.

    De plus, son humour autodérisoire témoignait d'une humilité dont les personnalités médiatiques d'aujourd'hui feraient bien de s'inspirer. Nombre d'entre elles seraient fascinées de voir comment l'archevêque captivait des millions d'Américains chaque semaine, armé d'un simple tableau noir et d'une craie.

    L'engagement héroïque de Sheen envers la prière et sa relation personnelle avec le Seigneur ont inspiré ceux qui le connaissaient. Le jour de son ordination, Sheen promit de faire une heure sainte eucharistique quotidienne et continue. Il tint cette promesse jusqu'à sa mort, comme il se doit devant le Saint-Sacrement. Au cours de ces 22 000 heures saintes, Sheen témoigna de la profondeur de son engagement envers le Seigneur dans le Saint-Sacrement. Il exhorta ses pairs à s'engager eux aussi dans cette adoration quotidienne du Seigneur, nous rappelant à tous que nous avons toujours le temps. Nombreux sont ceux qui ont été inspirés à suivre son exemple.

    Sheen a également rapproché les catholiques de la Vierge Marie, à qui il a confié sa vocation et qu'il appelait affectueusement « Belle Dame vêtue de bleu ».

    De plus, Sheen a démontré avec force l'importance d'une solide formation pour rechercher la vérité divine et la partager avec autrui. Passionné par l'apprentissage, il a obtenu de nombreux diplômes, dont un doctorat en philosophie de l'Université catholique de Louvain, en Belgique.

    Il fut également professeur et consacra des décennies à l'enseignement de la théologie et de la philosophie à l'Université catholique d'Amérique à Washington. Il se distingua par la rigueur de ses cours et par sa volonté d'inciter ses étudiants à approfondir leurs connaissances. Les érudits catholiques d'aujourd'hui gagneraient à suivre l'exemple de Sheen.

    Enfin, l'engagement de Sheen au sein de la Société de la Mission pontificale – malgré son succès médiatique international et ses relations prestigieuses – a démontré son amour pour tous les enfants de Dieu et son dévouement total à Dieu plutôt qu'à la gloire personnelle.

    Sheen a fait remarquer que les pasteurs sont responsables d'une paroisse et les évêques d'un diocèse. Pourtant, en tant que directeur de la Propagation de la Foi, Sheen avait le privilège de servir et d'évangéliser le monde entier. Il a embrassé cette responsabilité avec enthousiasme et a consacré des années à collecter des fonds, tant matériels que spirituels, pour les missions à travers le monde.

    L'érudition remarquable de Sheen, ses écrits, sa dévotion à la Vierge Marie, son engagement dans l'évangélisation et son rôle de chef missionnaire révèlent un homme qui a consacré sa vie entière à un seul but : mettre tous les talents que Dieu lui avait donnés au service de l'évangélisation. Tout ce que Sheen entreprenait était pour lui une occasion de gagner des âmes au Christ.

    La vie et l'héritage de Sheen rendent donc les éloges récemment adressés au pape Léon particulièrement significatifs.

    Je me joins à notre Saint-Père pour prier afin que ceux qui servent aujourd'hui dans les missions soient inspirés par l'exemple du bientôt bienheureux Fulton Sheen, dont la vie demeure un puissant témoignage de l'appel missionnaire de l'Église.

  • Magnifique succès de la célébration de la Fête-Dieu à Liège

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    Peut être une image de une personne ou plus, foule et texte

    De la page facebook des organisateurs :

    "Nous venons de vivre une magnifique Fête-Dieu ici à Liège. Jésus est vivant. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés qui deviennent son Corps et Son Sang, pour vivifier et unifier l’Eglise.

    Il est intéressant de relever qu’il y avait de très nombreux jeunes parmi les 600 participants à la procession, et ensuite aux plus de 1.000 bougies pour la paix, merci Seigneur <img class="xz74otr x15mokao x1ga7v0g x16uus16 xbiv7yw" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t7c/1/16/1f64f_1f3fc.png" alt="

  • Prochain consistoire : la liturgie n'est pas au programme mais est-ce un mal ?

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Nouveau programme au consistoire, pas de liturgie, mais ce n'est pas plus mal.

    Le Collège sacré se réunira fin juin avec un ordre du jour modifié : la situation internationale,  Magnifica Humanitas  et le Synode. La question liturgique, précédemment reportée, n’y figure plus, et de ce fait, l’intervention du cardinal Roche, empreinte d’hostilité envers le rite ancien, est mise de côté. 

    5/06/2026

    Photo Vatican Media/LaPresse 08 janvier 2026 - Cité du Vatican, Actualités - Pape Léon XIV lors du Consistoire extraordinaire - Troisième session. DIFFUSION GRATUITE - INTERDIT À LA VENTE

    La situation internationale,  Magnifica Humanitas et le Synode : tels sont les sujets que Léon XIV a assignés aux cardinaux en vue du consistoire extraordinaire des 26, 27 et 29 juin. Dans une lettre publiée par Messainlatino, Giovanni Battista Re, doyen du Sacré Collège, a recommandé aux cardinaux de « se préparer convenablement à la réunion ».

    Cela marque un changement d'ordre du jour par rapport au premier consistoire de janvier, lors duquel les cardinaux avaient voté à une large majorité pour aborder les thèmes du « Synode et de la synodalité » et de « L'évangélisation et la nature missionnaire dans l'Église à la lumière de la lecture d' Evangelii Gaudium », reportant à une date ultérieure  la discussion de Praedicate Evangelium et de la liturgie. Il va sans dire que ce dernier sujet demeure un sujet brûlant parmi les experts, car il touche à la position à adopter vis-à-vis de la messe tridentine.

    Les partisans d'une ligne tolérante envers l'ancien rite, cependant, n'ont guère de raisons de s'en inquiéter. Lors du dernier consistoire, la décision de la majorité des cardinaux de ne pas débattre de la liturgie avait en effet épargné à tous la lecture du discours du cardinal Arthur Roche. Dans ce discours, le préfet du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements osait rejeter Benoît XVI et son motu proprio Summorum Pontificum , déclarant qu'il n'est pas possible de « revenir à cette forme rituelle que les Pères conciliaires, cum Petro et sub Petro , ont jugé nécessaire de réformer, approuvant, sous l'inspiration de l'Esprit et selon leur conscience de pasteurs, les principes dont est née la réforme ». Roche citait la très controversée  Traditionis custodes  , que le pape François affirmait avoir écrite « afin que l'Église puisse élever, dans la diversité des langues, une prière unique et identique, capable d'exprimer son unité ».

    Léon XIV réfuta cette affirmation quelques mois plus tard dans une lettre aux évêques français, les exhortant à trouver « des solutions concrètes permettant l’inclusion généreuse de ceux qui adhèrent sincèrement au Vetus Ordo, conformément aux directives établies par le Concile Vatican II concernant la liturgie ». Bien que la ligne de tolérance envers la forme extraordinaire du rite romain soit probablement devenue majoritaire au sein du Sacré Collège, il n’aurait certainement pas été judicieux d’engager un débat sur la base d’un texte aussi hostile que celui de Roche.

    Et si la liturgie était restée l’un des sujets abordés lors des sessions consistoriales,Il est probable que, cette fois encore, l'introduction aurait été confiée au cardinal britannique. Tant mieux. Le doyen Re écrivait à ses confrères cardinaux qu'en vue du consistoire, « la contribution de chaque cardinal est d'autant plus fructueuse qu'elle naît d'un contact direct avec le Peuple de Dieu, ses espoirs, ses interrogations et même ses luttes ». Ce conseil pourrait s'avérer utile au cardinal Roche s'il décidait d'écouter les espoirs, les interrogations et les luttes des plus de 20 000 jeunes fidèles, fervents admirateurs de la messe tridentine, qui ont animé le pèlerinage Paris-Chartres. Ce serait la preuve de cette « nouvelle manière de se regarder, avec une meilleure compréhension des sensibilités mutuelles », souhaitée par Léon XIV dans sa lettre aux évêques français. 

  • C'est le premier vendredi du mois

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    a96d8a5b252b480dcbe03cbd524aa188_w600.jpgParmi les dévotions tombées en désuétude depuis la réforme conciliaire, il y a celle qui consiste à consacrer le premier vendredi du mois au Coeur sacré de Jésus.

    En 1688, au cours d'une apparition à Sainte Marguerite-Marie, Notre-Seigneur Jésus-Christ daigna lui adresser ces paroles : « Je te promets, dans l'excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir leurs sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré aux derniers moments ».

    Georges Rouault, le Sacré Coeur

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