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Eglise - Page 4

  • Une seule terre sainte pour Juifs, Palestiniens et Chrétiens ? Certains y croient vraiment...

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (Diakonos.be) :

    Une seule terre sainte pour Juifs, Palestiniens et Chrétiens. Certains y croient vraiment

    Jeudi 16 mai, deux jours après que Settimo Cielo se soit fait l’écho de l’extraordinaire « lectio » qu’il avait tenue à Rome sur ce que l’Église peut faire au beau milieu de la guerre sans fin entre Israël et les Palestiniens, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, le patriarche latin de Jérusalem, avec l’autorisation d’Israël et en empruntant un passage secret, s’est rendu en personne à Gaza, en compagnie du Grand Hospitalier de l’Ordre de Malte, pour apporter aide et réconfort aux quelques centaines de chrétiens restés dans la ville (photo). Il a trouvé Gaza dans un état de destruction – a-t-il déclaré – tel que il n’en avait vu auparavant qu’en 2014 à Alep, en Syrie.

    Et ce même16 mai, dans une coïncidence parfaite, le jésuite israélien David Neuhaus, grand expert du dialogue entre Juifs et Chrétiens, déclarait à la une du dernier numéro de « La Civiltà Cattolica » que le patriarche Pizzaballa était l’homme d’Église qui était plus en mesure que quiconque de rétablir des relations positives entre les chrétiens et « nos pères dans la foi », comme Benoît XVI aimait appeler les Juifs, plutôt que nos « grands frères ».

    « Mgr Pizzaballa parle hébreu et est engagé depuis longtemps dans le dialogue entre Juifs et Chrétiens et sa nomination comme patriarche a été accueillie par les Israéliens comme une avancée positive », constate le P. Neuhaus dès la première page de son éditorial.

    En effet, avant lui « le patriarche de Jérusalem avait toujours été un Arabe », avec par conséquent « des tensions avec les autorités de l’État d’Israël ». Mais, en revanche, le Pape François – reconnaît fort justement le P. Neuhaus – a pris non seulement la décision de nommer un Italien ami des Juifs actif depuis des années en Terre Sainte, mais également de le créer cardinal, le 30 septembre dernier, quelques jours avant le massacre perpétré le 7 octobre par le Hamas qui a déclenché ce dernier épisode dramatique de la guerre. »

    Le P. Neuhaus prend acte qu’aujourd’hui, la distance entre les autorités israéliennes et le Pape « s’est accentuée et s’est étendue à de nombreux Juifs dans le monde entier ». Et dans cet article de « La Civilità Cattolica », il souhaite justement « approfondir et analyser cette crise ».

    Mais il veut également identifier le chemin pour revenir à des relations plus positives entre Juifs et Chrétiens.

    *

    D’autant que ce sont surtout certaines déclarations et gestes du Pape François qui ont précipité cet état de crise.

    Le P. Neuhaus cite en particulier la double rencontre que le Pape a eue le 22 novembre 2023 avec la famille des otages israéliens à Gaza et avec des parents de Palestiniens tués dans cette ville, qu’il a rassemblés sous un même jugement : « Ce n’est pas faire la guerre ça, c’est du terrorisme ». Ce qui lui a valu « l’indignation » des autorités israéliennes pour « ce parallélisme inapproprié ».

    Le P. Neuhaus fait ensuite allusion au jugement exprimé par le Pape à d’innombrables reprises : « La guerre est une défaite pour tous ». Une « ritournelle permanente » – écrit-il – qui « a suscité la consternation non seulement des autorités israéliennes et des personnalités Juives dans le monde entier, mais également des Ukrainiens, dans le contexte de la guerre en cours en Russie ».

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  • "Je veux voir Dieu" : le sermon du cardinal Gerhard Müller à Chartres lors de la messe de clôture du pèlerinage de Pentecôte

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    De kath.net/news et du site de La Nef :

    « Je veux voir Dieu – Je veux voir Dieu »

    20 mai 2024

    Chers frères et sœurs dans la foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu !

    Pour voir Dieu, nous devons suivre le Christ tout au long du chemin de notre vie, jusqu’à notre destination dans la demeure éternelle. Jésus n’est pas n’importe quel prophète, un créateur de sens ou un producteur de valeurs, mais bien plutôt le Verbe de Dieu fait chair. Lui seul pouvait dire à ses disciples : « Celui qui me voit – voit le Père » (Jean 14, 9).

    La merveilleuse conséquence de l’incarnation du Verbe de Dieu dans la nature humaine et dans l’histoire de la vie de Jésus, est que nous puissions reconnaître la gloire de Dieu sur le visage humain de Jésus. Le Logos, ou le Verbe et la Raison de Dieu, est la lumière qui éclaire chaque personne. Jésus-Christ nous conduit en toute sécurité vers le sens et le but de notre vie, lorsque nous verrons Dieu face à face.

    Et la procession liturgique de tant de milliers de jeunes (et moins jeunes) chrétiens depuis Paris jusqu’à cette magnifique cathédrale de Chartres, représente symboliquement le pèlerinage de l’Église vers la Jérusalem céleste.

    Dans la Sainte Eucharistie, que nous célébrons maintenant ensemble, l’Église anticipe sacramentellement le banquet céleste des noces de tous les rachetés avec l’Agneau de Dieu, qui s’est offert historiquement et « une fois pour toutes » (He 9, 12) sur l’autel de la croix, pour notre salut.

    Les difficultés physiques surmontées au cours de notre pèlerinage, et les tentations de l’âme et les doutes du cœur vaincus, approfondissent et renforcent l’espérance des croyants qu’ils sont sur le droit chemin du Royaume de Dieu, dans lequel Sa justice, Sa bonté et Son amour fondent le nouvel ordre du monde. Les Pères du Concile Vatican II, se référant à la grande théologie de l’histoire de Saint Augustin dans son ouvrage La Cité de Dieu, décrivent ainsi le chemin de l’Église en pèlerinage vers le Dieu trinitaire :

    « L’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu, annonçant la croix et la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. La vertu du Seigneur ressuscité est sa force pour lui permettre de vaincre dans la patience et la charité les afflictions et les difficultés qui lui viennent à la fois du dehors et du dedans, et de révéler fidèlement au milieu du monde le mystère du Seigneur, encore enveloppé d’ombre, jusqu’au jour où, finalement, il éclatera dans la pleine lumière » (Lumen Gentium 8).

    Il y a donc, d’un côté de notre pèlerinage terrestre, les persécutions dont l’Église a souffert, comme auparavant son chef et maître lui-même. Depuis les débuts du christianisme en Gaule romaine, de nombreux chrétiens de Lyon et de Vienne ont subi dans leur chair, de la part des masses populaires excitées, et des autorités de l’État, tout l’arsenal de l’hostilité à la foi catholique, depuis la calomnie publique jusqu’à l’exécution la plus cruelle. Le seul fait de confesser le Christ les rendait coupables de mort.

    Et encore jusqu’à aujourd’hui, les chrétiens sont la communauté religieuse la plus persécutée de l’histoire de l’humanité. La déchristianisation de l’Europe est le programme actuel de ceux qui veulent lui voler son âme et en faire la victime de leur athéisme post-humaniste.

    Mais selon l’interprétation chrétienne, l’histoire n’est pas un champ de bataille de luttes pour le pouvoir, la richesse et la jouissance égoïste de la vie. Eusèbe de Césarée, dans le 5ème Livre de son Histoire de l’Église, où il parle du martyre des chrétiens à Lyon à l’époque de l’empereur Marc Aurèle, dit au contraire qu’il voit l’histoire de la Cité de Dieu comme une lutte pacifique pour la paix de l’âme et le salut de tous. Les héros du christianisme ne sont pas, comme dans l’histoire profane, les empereurs et les généraux, mais les combattants pour la vérité et la foi. Les chrétiens ne luttent pas contre d’autres hommes, mais contre le mal dans leur propre cœur et dans le monde. Ils s’engagent pour la paix dans le monde, pour la justice sociale.

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  • Le Pape se rendra en Belgique et au Luxembourg en septembre prochain

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    De Vatican News (Delphine Allaire) :

    Le Pape se rendra en Belgique et au Luxembourg en septembre

    La Salle de presse du Saint-Siège a officialisé le voyage apostolique de François au Luxembourg et en Belgique au mois de septembre. L’évêque de Rome se rendra dans le grand-duché le 26 septembre et dans le royaume belge, du 26 au 29 septembre, s’arrêtant à Bruxelles, Louvain et Louvain-la-Neuve.

    20 mai 2024

    «Accueillant l’invitation des chefs d’État et des autorités ecclésiastiques respectives, le Pape François effectuera un voyage apostolique au Luxembourg le 26 septembre prochain, et en Belgique du 26 au 29 septembre, en se rendant à Bruxelles, à Louvain et à Louvain-la-Neuve», a annoncé la Salle de presse du Saint-Siège, lundi 20 mai, lundi de Pentecôte, férié en Belgique et au Luxembourg. Le programme du voyage sera publié ultérieurement.

    Moins de deux semaines après un périple asiatique de douze jours, le Souverain pontife de 87 ans reprend la route des voyages apostoliques pour les deux pays francophones du Benelux. Le Pape François avait annoncé à un média mexicain le 12 décembre dernier son intention de visiter la Belgique en 2024. Une nouvelle qui avait réjoui les treize évêques du plat pays. Selon la conférence épiscopale belge, l’occasion serait le 600e anniversaire de l’université catholique de Louvain (UCLouvain), francophone, et de la KU Leuven, néerlandophone. Les deux universités étaient unies jusqu’en 1968.

    Dans ce pays qui finance les cultes, le Pape visitera une Église sécularisée marquée par la crise des abus, relancée ces derniers temps par la diffusion le 10 novembre 2023, par la télévision flamande du reportage Godvergeten. Les évêques belges ont été auditionnés le 23 février dans le cadre de la nouvelle commission parlementaire spéciale sur les abus. 

    Comme en France voisine toutefois, une nouvelle vitalité spirituelle se dessine. Le nombre de catéchumènes a connu un bond exceptionnel cette année en Belgique. 362 adultes ont reçu le sacrement du baptême à Pâques, soit presque le double d'il y a dix ans.

    François et la Belgique

    Le 14 septembre 2023, le roi Philippe et la reine Mathilde étaient reçus en audience privée par le Successeur de Pierre au Vatican. Les anciens souverains, le roi Albert (89 ans) et la reine Paola (86 ans), avaient eux rencontré le Pape en avril 2023. François ne s’est jamais rendu en Belgique, son passage éclair dans les institutions européennes l’ayant conduit au Parlement de Strasbourg en novembre 2014.

    Pour la succession du cardinal Jozef de Kesel, le Pape a nommé un jeune archevêque de 54 ans, Mgr Luc Terlinden, à la tête du diocèse de Malines-Bruxelles le 22 juin dernier lui remettant le pallium une semaine plus tard en la fête des saints Pierre et Paul.

    Les visites pastorales de Jean-Paul II

    Jean-Paul II s’était rendu deux fois en Belgique: en mai 1985, arpentant presque tous les diocèses du royaume: Bruxelles, Louvain, Beauraing, Namur, Anvers, Malines, Gand, Ypres, Louvain-la-Neuve, Banneux et Liège. Le Pape polonais est revenu en juin 1995 pour béatifier le père Damien, missionnaire à Hawaï, apôtre des Lépreux. Bien avant d'être élu sur le trône de Pierre, Karol Wojtyla avait même séjourné au collège pontifical belge à Rome de 1946 à 1948. 

    Luxembourg, une Église européenne de frontières

    Dans le Grand-Duché aux 600 000 âmes, terre historiquement catholique, François visitera l’Église conduite par le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg et par ailleurs rapporteur général du synode sur la synodalité dont la deuxième session commence à Rome trois jours après la fin de ce voyage apostolique. 

    En cette année électorale européenne cruciale pour le continent, le Pape pourrait évoquer une nouvelle fois la construction européenne à Luxembourg, la ville accueillant d’importantes institutions de l’UE. Le 9 mai dernier, journée de l’Europe, huit évêques des diocèses de l’Euregio (France, Allemagne, Belgique, Luxembourg) ont d’ailleurs prône l’union dans la diversité dans une lettre intitulée «Un nouveau souffle pour l’Europe». Le Pape Jean-Paul II s’était rendu au Luxembourg lors de son voyage apostolique en Belgique de 1985.

    Le Luxembourg et le christianisme

    Christianisée dès le IVe siècle à partir de Trèves, capitale romaine chrétienne, la région fut parsemée de vastes paroisses lors d’une phase de consolidation au VIe et VIIe siècle qui vit venir saint Willibrord (658-739), missionnaire anglo-saxon actif en Frisonie; il s’installa à Echternach où il fonda une abbaye bénédictine à grand rayonnement culturel.

    Le Luxembourg, marqué par une forte présence d’ordres religieux médiévaux et modernes (jésuites), élit Notre-Dame Consolatrice des Affligés comme patronne de la Ville (1666) et du pays (1678) - dévotion nationale qui se poursuit aujourd’hui par l’«octave» mariale annuelle après Pâques. Le diocèse créé en 1870 fut érigé en archidiocèse par Jean-Paul II en 1988.

    Lire également : Les évêques de Belgique se réjouissent à l'annonce d'une visite «exceptionnelle»

  • Vingt-cinq martyrs de la furie anticatholique au Mexique

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    Fêtés aujourd'hui : le P. Christophe Magallanes (1869-1927) et ses 24 compagnons, prêtres et laïcs, martyrs du Mexique; le P. Christophe a été béatifié en 1992.

    Au Mexique, dès 1913, un décret ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des prêtres. On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les congrégations religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des prêtres est rendu obligatoire. En 1924-1928, le général Plutarco Elias Calles, qui a juré de détruire la foi chrétienne, mène une politique anticléricale et provoque le soulèvement des "Cristeros" qui résistent (1926-1929). Ils affrontent les régiments du pouvoir, qui entrent à cheval dans les églises, profanent le Saint-Sacrement, et se déchaînent. Vingt-deux des martyrs dont on fait mémoire aujourd'hui étaient des prêtres diocésains, comme Christophe Magallanes, et trois d'entre eux étaient des jeunes de l'action catholique. L'un d'eux, Manuel Morales, âgé de 28 ans, était marié et père de trois petits enfants. Avant d'être fusillé, il s'exclama: "Je meurs, mais Dieu ne meurt pas, il aura soin de ma femme et de mes enfants". (source)

    Sur abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/, on approfondit le contexte historique :

    Après le régime autoritaire du général Porfirio Diaz (1876-1911) le Mexique entre dans une période d’instabilité politique, et même de guerre civile (1914-1917), marquée par un caractère anticlérical prononcé jusqu’à la veille de la 2e guerre mondiale. Ainsi dès 1913, un décret ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des prêtres. On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les congrégations religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des prêtres est rendu obligatoire. En visite au Vatican en 1915, l’archevêque de Guadalajara dit à Benoît XV : « Nous payons les fautes de nos pères – Les cruautés des conquistadores ? demande le pape. Et l’évêque de répondre : Moins ces cruautés que l’erreur d’avoir écarté les indigènes du sacerdoce ». On sait que les ‘Indios’ étaient déconsidérés. Quant au clergé alors en place, il n’est pas toujours à la hauteur. On lui reproche souvent d’être intéressé et dissolu. (Graham Green, dans son roman “La Puissance et la gloire”, dresse le portrait saisissant d’un prêtre à la fois trop humain et plein de foi.) En 1917, une Constitution anticléricale est votée. Elle est d’abord appliquée avec un certain pragmatisme par le général ‘indios’ Obregon, un anticlérical qui agit cependant avec prudence dans les régions où la foi est plus vive.

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  • Le pape François a accordé "une rare interview" à l'émission 60 Minutes (CBS)

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    De Norah O'Donnell sur CBS NEWS :

    Le pape François a accordé une interview historique à Norah O'Donnell, présentatrice et rédactrice en chef du journal télévisé du soir de CBS, dans une émission spéciale d'une heure diffusée le lundi 20 mai à 22 heures (heure française) sur CBS et en streaming sur Paramount+. Au cours d'une vaste conversation, François parle des pays en guerre, de sa vision de l'Église catholique, de son héritage, de son espoir pour les enfants et de bien d'autres choses encore.

    Le pape François accorde une rare interview à l'émission 60 Minutes : « la mondialisation de l'indifférence est une maladie très laide ».

    19 mai 2024

    François est le premier pape originaire des Amériques, le premier de son nom, et plus que tout autre pape de mémoire récente, il a consacré sa vie et son ministère aux pauvres, aux périphériques et aux oubliés. Tout en dirigeant l'Église catholique sur des questions difficiles, parfois controversées, qui ne font pas l'unanimité. Nous avons eu droit à une rare interview au Vatican et nous nous sommes entretenus avec lui, dans sa langue maternelle, l'espagnol, par l'intermédiaire d'un traducteur, pendant plus d'une heure. La chaleur, l'intelligence et la conviction de cet homme de 87 ans ne se sont pas perdues dans la traduction. Nous avons commencé par discuter de la première Journée mondiale de l'enfance de l'Église. Le week-end prochain, le pape François accueillera au Vatican des dizaines de milliers de jeunes, dont des réfugiés de guerre.

    Norah O'Donnell : A l'occasion de la Journée mondiale de l'enfance, l'ONU annonce que plus d'un million de personnes seront confrontées à la famine à Gaza, dont de nombreux enfants. 

    Pape François : Pas seulement à Gaza. Pensez à l'Ukraine. De nombreux enfants ukrainiens viennent ici. Vous savez quoi ? Que ces enfants ne savent pas sourire ? Je vais leur dire quelque chose (mime un sourire)... ils ont oublié comment sourire. Et c'est très douloureux.

    Norah O'Donnell : Avez-vous un message pour Vladimir Poutine à propos de l'Ukraine ?

    Pape François : S'il vous plaît, pays en guerre, tous, arrêtez. Arrêtez la guerre. Vous devez trouver un moyen de négocier la paix. Efforcez-vous de parvenir à la paix. Une paix négociée est toujours préférable à une guerre sans fin. 

    Norah O'Donnell : Ce qui se passe en Israël et à Gaza a provoqué tant de divisions et de souffrances dans le monde entier. Je ne sais pas si vous avez vu aux États-Unis les grandes manifestations sur les campus universitaires et la montée de l'antisémitisme. Que diriez-vous pour changer cela ?

    Pape François : Toute idéologie est mauvaise, et l'antisémitisme est une idéologie, et elle est mauvaise. Tout « anti » est toujours mauvais. Vous pouvez critiquer un gouvernement ou un autre, le gouvernement d'Israël, le gouvernement palestinien. On peut critiquer tout ce que l'on veut, mais pas « anti » un peuple. Ni anti-palestinien, ni antisémite. Non.

    Norah O'Donnell : Je sais que vous appelez à la paix. Vous avez appelé à un cessez-le-feu dans nombre de vos sermons. Pouvez-vous aider à négocier la paix ?

    Pape François : (soupir) Ce que je peux faire, c'est prier. Je prie beaucoup pour la paix. Et aussi suggérer : « S'il vous plaît, arrêtez. Négociez. »

    La prière est au cœur de la vie du pape depuis qu'il est né Jorge Mario Bergoglio en Argentine, en 1936, dans une famille d'immigrés italiens. Avant d'entrer au séminaire, Bergoglio a travaillé comme chimiste.

    Sa formule personnelle est la simplicité. Il porte toujours la simple croix en argent qu'il portait lorsqu'il était archevêque de Buenos Aires. Ce n'est pas tant ce que François porte que le lieu où il vit qui a donné le ton à son pontificat, il y a 11 ans.  

    Au lieu d'un palais situé au-dessus de la place Saint-Pierre, il a choisi la Casa Santa Marta, une maison d'hôtes du Vatican, comme résidence. 

    C'est là que nous l'avons rencontré, sous une peinture de la Vierge Marie. Entouré par le sacré, François n'a pas renoncé à son sens de l'humour, même lorsqu'il aborde des sujets sérieux, comme la crise des migrants.

    Norah O'Donnell : Mes grands-parents étaient catholiques. Ils ont immigré d'Irlande du Nord dans les années 1930 vers les États-Unis, à la recherche d'une vie meilleure. Je sais que votre famille a également fui le fascisme. Vous avez parlé aux migrants, dont beaucoup sont des enfants, et vous encouragez les gouvernements à construire des ponts et non des murs.

    Pape François : La migration est quelque chose qui fait grandir un pays. On dit que les Irlandais ont migré et apporté le whisky, et que les Italiens ont migré et apporté la mafia... (rires) C'est une plaisanterie. Ne le prenez pas mal. Mais les migrants souffrent parfois beaucoup. Ils souffrent beaucoup.

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  • Le cardinal Hollerich et le synode qui devait inévitablement advenir

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    D'Ed. Condon sur The Pillar :

    Le cardinal Hollerich et le synode qui devait inévitablement advenir

    17 mai 2024

    Le rapporteur général du synode mondial sur la synodalité, le cardinal Jean Claude Hollerich, a soutenu cette semaine les progrès progressifs et « avec tact » vers l'ordination des femmes à la prêtrise.

    Le cardinal, qui est également archevêque de Luxembourg, a été nommé par le pape François pour superviser la collecte et la synthèse des discussions et des réponses au cours du processus synodal pluriannuel, qui doit se réunir à nouveau à Rome en octobre.

    L'appel de Mgr Hollerich à une discussion « patiente » sur l'ordination sacramentelle des femmes va à l'encontre de l'affirmation de François selon laquelle de telles ordinations sont impossibles et que le synode ne devrait pas être considéré comme un lieu de débat sur les changements doctrinaux.

    Mais si Hollerich est autorisé à poursuivre son rôle sans être corrigé, beaucoup pourraient remettre en question l'intégrité de l'ensemble du processus synodal - et même la sincérité du pape quant à ses intentions à cet égard.

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    S'adressant au portail officiel de la conférence épiscopale suisse le 17 mai, le cardinal luxembourgeois a déclaré que la campagne pour l'ordination sacramentelle des femmes devait faire preuve de « tact et de patience » s'ils voulaient voir de « vraies solutions ».

    « Si vous attaquez trop, vous n'obtiendrez pas grand-chose », a averti l'homme chargé de rassembler et de synthétiser les conclusions du processus synodal. « Il faut être prudent, faire un pas après l'autre, et alors on pourra peut-être aller très loin ».

    Selon le portail des évêques suisses, l'enseignement sur l'ordination sacramentelle réservée aux seuls hommes « n'est pas une doctrine infaillible », et le cardinal a semblé être d'accord, déclarant : « Cela peut être changé. Il faut des arguments et du temps.

    L'argument principal de Mgr Hollerich était, en résumé, que l'Eglise dans son ensemble n'était pas prête à accepter les femmes prêtres pour le moment, et qu'il fallait s'engager dans une argumentation à long terme en faveur du changement, et qu'en essayant d'en faire trop, trop tôt, on risquait de galvaniser l'opposition. « Nous devons faire très attention à ne pas provoquer un énorme retour de bâton », a-t-il déclaré.

    Pour ceux qui ont travaillé pour qu'un processus synodal authentique produise des fruits spirituels réels - et qui se sont efforcés de combattre les dénonciations cyniques et souvent stridentes du synode comme cheval de Troie doctrinal - les commentaires de Mgr Hollerich seront probablement comme un seau d'eau froide.

    Contrairement à ce qu'affirme Mgr Hollerich, l'enseignement de l'Église sur l'impossibilité sacramentelle de l'ordination des femmes ne peut être modifié. Il a été défini par les papes successifs, y compris François - plus d'une fois - comme étant au-delà de l'autorité de l'Église.

    Et, contrairement à l'appel de Mgr Hollerich en faveur d'un plus grand engagement synodal sur le sujet, en vue de gains à long terme, le pape François a déclaré à plusieurs reprises que le synode n'était pas destiné à débattre de la doctrine.

    Malgré l'enseignement de l'Église, l'affirmation des papes (au pluriel) sur l'immuabilité de cet enseignement et l'insistance du pape (au singulier) sur le fait que ce genre de choses n'a pas sa place dans le synode convoqué sous son autorité, le cardinal Hollerich a déclaré aujourd'hui qu'il était important de continuer malgré tout - bien que de manière synodale afin de ne pas provoquer « une tempête sur d'autres continents ».

    Que doivent donc penser les catholiques du rejet par le cardinal Hollerich de l'enseignement de l'Église et de l'autorité papale, et de son encouragement aux autres à faire de même (mais avec « patience et tact » pour ne pas contrarier les Africains, bien sûr) ?

    Il est très probable que de nombreux catholiques, y compris des évêques - dont des délégués synodaux - seront indignés. Peut-être à juste titre 

    Comment, se demanderont-ils probablement, un cardinal ou l'Église peuvent-ils rejeter un enseignement de l'Église « considéré comme définitif par tous les fidèles de l'Église » et rester en poste en tant qu'évêque diocésain ?

    Et comment le rapporteur général du synode peut-il encourager ouvertement l'orientation du synode vers la mise en œuvre d'un moyen et d'une fin que le pape a déclarés contraires à ses souhaits ?

    Il se peut qu'il n'y ait pas de réponse facile à l'une ou l'autre de ces questions. 

    Le pape François s'est montré plus disposé que tout autre pape depuis des décennies, voire des siècles, à déposer des évêques de sa propre autorité lorsqu'il juge que leur ministère est devenu inefficace ou qu'il a provoqué un scandale. L'inaction papale continue sur les remarques de Hollerich invitera maintenant à la conclusion que François n'a tout simplement pas conclu que Hollerich est soit inefficace, soit scandaleux.

    Il en résultera que ceux qui, dans l'Église, ne peuvent accepter qu'il puisse jamais faire ce qu'il « n'a aucune autorité pour faire » verront le synode comme ce que Hollerich croit clairement qu'il est et ce que le pape François a insisté sur le fait qu'il n'est pas : un parlement pour voter et abroger la doctrine.

    Tant que Hollerich restera en poste, beaucoup de ces mêmes catholiques auront du mal à croire qui que ce soit, même et peut-être surtout le pape François, lorsqu'ils diront que ce n'est pas ce que le synode est, ou qu'il est censé réaliser.

    Et comme toutes les parties savent maintenant clairement comment le rapporteur général voit le synode, on peut raisonnablement s'attendre à ce que les délégués se comportent en conséquence lorsque l'assemblée synodale se réunira à nouveau en octobre. 

    La discussion sera probablement amère. Elle sera probablement source de division. Elle risque de semer la confusion dans l'Église et de nuire au bien des âmes.

    Ce ne sera pas le synode que le pape François a déclaré vouloir, mais étant donné qu'il a confié le processus à un cardinal qui croit que l'Église peut, doit et finira par tenter l'impossible sacramentellement, c'est probablement aussi le synode qu'il devait inévitablement obtenir.

  • Jean Paul II et Jérôme Lejeune : Deux vies au service de la vie

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    De George Weigel sur le National Catholic Register :

    Jean Paul II et Jérôme Lejeune : Deux vies au service de la vie

    COMMENTAIRE : Les menaces contre la dignité humaine et le caractère sacré de la vie auxquelles Jérôme Lejeune et Jean-Paul II se sont efforcés de résister avec tant d'énergie se sont intensifiées.

    Pope John Paul II alongside Dr. Jérôme Lejeune holding a child with Down syndrome.

    Le pape Jean-Paul II aux côtés du Dr Jérôme Lejeune tenant dans ses bras un enfant atteint du syndrome de Down. (photo : Denis Soto/Wikimedia Commons / Public Domain )

    18 mai 2024

    Note de l'éditeur : Le biographe de Jean-Paul II, George Weigel, a prononcé les remarques suivantes le 18 mai à Rome lors de la IIe Conférence internationale de bioéthique, Chaire internationale de bioéthique Jérôme Lejeune. Ce texte est reproduit avec son autorisation.

    De nombreux participants à cette conférence sont des experts de la vie et de la pensée d'un grand homme de science et d'un grand homme de foi, le vénérable Jérôme Lejeune, ce qui n'est pas mon cas. Mais en tant que biographe du pape Jean-Paul II, je sais quelque chose de ce disciple exemplaire et de ce penseur puissant, et je sais que ce grand saint avait la plus haute estime pour Jérôme Lejeune.

    Comme l'a dit Jean-Paul II dans une lettre adressée au cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, le lendemain du jour où le Dr Lejeune a été rappelé au Seigneur, le Dr Lejeune avait un « charisme » : un don de Dieu qui lui permettait « d'utiliser sa profonde connaissance de la vie et de ses secrets pour le véritable bien de l'homme et de l'humanité, et uniquement dans ce but ».

    Jérôme Lejeune, a poursuivi Jean-Paul II, était devenu « l'un des ardents défenseurs de la vie, en particulier de la vie des enfants à naître ». Ce faisant, il était prêt à devenir un « signe de contradiction », indépendamment des pressions exercées par une société permissive ou de l'ostracisme qu'il a subi.

    Ainsi, en Jérôme Lejeune, le monde a rencontré « un homme pour qui la défense de la vie est devenue un apostolat ». Le charisme donné au Dr Lejeune a été vécu dans le service évangélique du Christ et des petits du Christ.

    Les relations entre Jean-Paul II et Jérôme Lejeune, marquées par un profond respect mutuel qui s'est transformé en une forme d'amitié spirituelle, vous sont certainement familières.

    Nous connaissons la gratitude de Jean-Paul II pour le travail du Dr Lejeune au sein de l'Académie pontificale pour la vie, dont Lejeune était le président fondateur.

    Nous connaissons la gratitude de Jean-Paul II pour le travail acharné du Dr Lejeune dans la défense des enfants à naître, à laquelle il a apporté une autorité singulière, compte tenu de ses réalisations en tant que l'un des plus grands scientifiques du monde dans le domaine de la vie.

    Nous connaissons leur discussion lors du déjeuner du 13 mai 1981, au cours duquel ils ont évoqué les menaces qui pèsent sur la famille et auxquelles Jean-Paul II a tenté de répondre par la création du Conseil pontifical pour la famille, en liant la défense de la famille à la défense de la vie à tous les stades et dans toutes les conditions.

    Nous savons que Jean-Paul II a demandé au Dr Lejeune de diriger la délégation du Saint-Siège qui s'est rendue à Moscou après la mort du dirigeant soviétique Youri Andropov : un grand défenseur international de la vie représentant le pape aux funérailles de l'homme qui, en tant que chef de la police secrète soviétique, le KGB, avait incarné l'insensibilité du communisme à l'égard du caractère sacré de la vie - et qui pourrait bien s'être trouvé à la tête de la chaîne de causalité qui a conduit à un autre événement le 13 mai 1981.

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  • Pour comprendre la fête de Marie, Mère de l'Église, célébrée le lundi de la Pentecôte

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    De Noémie Bertin sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Comprendre la nouvelle fête de Marie, Mère de l'Église

    MAGAZINE – Sur décision du pape François, une nouvelle mémoire liturgique vient honorer la Vierge le lundi de Pentecôte. Explications.

    La Croix, l'hostie et la Vierge

    « Le vœu est que cette célébration rappelle que, si nous voulons grandir et être remplis de l’amour de Dieu, il faut planter notre vie sur trois grandes réalités – la Croix, l’hostie et la Vierge. Trois mystères pour structurer, féconder, sanctifier notre vie intérieure et nous conduire vers Jésus. »

    Cardinal Robert Sarah

    Notre-Dame du Suprême Pardon, Reine des Anges, Mère de l’Eucharistie... Les siècles de piété ont honoré la Vierge Marie de centaines de titres. Tirés de l’Écriture, de la Tradition ou de lieux d’apparitions, ces vocables expriment la belle majesté de celle que toutes les générations diront bienheureuse. Le 11 février dernier, Rome est venu inscrire l’un de ces titres dans le calendrier liturgique. La « mémoire obligatoire de la bienheureuse Vierge Marie, mère de l’Église » se célébrera désormais dans le monde entier le lundi de Pentecôte.

    Un décret du pape François, signé par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, l’a solennellement annoncé. Son préfet, le cardinal Robert Sarah, y voit un « progrès réalisé dans la vénération liturgique réservée à la Vierge Marie, suite à une meilleure compréhension de sa présence dans le mystère du Christ et de l’Église ». Désireux de veiller à « la croissance du sens maternel de l’Église », le pape François désire ainsi, selon ses mots, favoriser une « vraie piété mariale ».

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  • Aujourd'hui : on fête Marie, Mère de l'Eglise

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    (Archive 2018) Du Cardinal Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon et Primat des Gaules (source) :

    Lundi de Pentecôte 2018, une nouveauté dans la liturgie de l’Église ! Depuis plusieurs années, la question était posée d’instituer une fête de Marie, Mère de l’Église, déjà célébrée en Pologne et en Argentine, le Lundi de Pentecôte. À Rome, la Congrégation pour le Culte divin, sans doute sollicitée depuis longtemps par beaucoup d’églises locales, a annoncé le 3 mars dernier la décision d’étendre cette fête à toute l’Église, un décret qui prend effet en 2018, ce lundi 21 mai. Le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin depuis 2014, répond ainsi à un désir depuis longtemps ancré dans l’esprit et le cœur de beaucoup.

    La joie du temps ordinaire. Je me rappelle les lettres que m’avait écrites à ce sujet l’ancienne Mère Abbesse d’Argentan, dans le diocèse de Séez, et son insistance lors d’un passage à l’Abbaye : « Mais pourquoi ne faisons-nous pas cela aussi en France ? » Pourquoi en effet ? Maintenant que la décision est prise, il ne suffit pas de s’en réjouir, il faut aussi comprendre l’histoire et le sens de ce titre donné à Marie, de cette fête dont le cardinal Sarah a décrit l’esprit. 

    Dans l’année liturgique, le temps qui nous conduit vers Pâques et la Pentecôte est extrêmement riche et intense. Après le cheminement exigeant du carême, la Semaine Sainte et le feu de la Passion, vient une cinquantaine (c’est le sens du mot grec Pentecostès) de jours qui n’en font qu’un : « Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie. » Au terme de la cinquantaine pascale, une « solennité d’exultation », l’Esprit-Saint est donné aux Apôtres sous forme de langues de feu. C’est la promesse que Jésus leur avait faite dans les dernières paroles qu’il a prononcées sur terre et qui sont la meilleure catéchèse du sacrement de la confirmation :« Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins… » (Act. 1, 8). 

    Aussitôt après, le Lundi de Pentecôte, on « retombe » brusquement, comme on entend dire parfois, dans le temps ordinaire. C’est pourtant quelque chose de très beau pour nous que d’être envoyés en mission pour vivre et répandre l’amour reçu du Seigneur dans le concret de notre vie familiale, professionnelle ou sociale… Il y a une merveille du « temps ordinaire » ; j’ai lu un jour un bel Eloge du Temps ordinaire (Jeannine Marroncle, L’Atelier, 1995), inspiré peut-être de la manière dont Madeleine Delbrêl parle de la sainteté des « gens ordinaires » (La sainteté des gens ordinaires, Nouvelle Cité, 2009). Désormais, l’Église nous invite à entreprendre cette nouvelle étape de l’année liturgique sous le regard et avec la présence maternelle de la Vierge Marie ; c’est simple et réconfortant. L’obéissance à la Parole de Dieu de celle qui s’offre comme « la servante du Seigneur » à l’Annonciation, son attention à tous et dans toutes les circonstances (pensons au repas des noces de Cana où elle est la première à voir qu’« ils n’ont plus de vin »), tout cela nous aide et nous stimule pour rester fidèles à l’Amour de Dieu et réaliser notre vocation de « pierres vivantes » de l’Église.  

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  • Le lundi de la Pentecôte : une place de choix pour "Marie Mère de l'Eglise" dans le calendrier liturgique

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    Lundi de la Pentecôte : le pape offre une place de choix à Marie mère de l'Eglise

    Rédigé par Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements et le cardinal Robert Sarah (archive du  dans Religion (L'Homme Nouveau)

    Institution de la fête de « Marie, Mère de l’Église »

    L'Eglise catholique a toujours accordé une place importante à la Sainte Vierge. Elle déclarait dèjà, en 1964, par l'intermédiaire du Pape Paul VI, la bienheureuse Vierge Marie "Mère de l’Eglise", constatant que “le peuple chrétien tout entier honore toujours et de plus en plus la Mère de Dieu par ce nom très doux”. Une place de plus en plus importante était donnée à ce titre, par différents biais : messe votive, faculté d’ajouter l’invocation de ce titre dans les Litanies Laurétanes... 

    Désormais, par une décision du pape François, le lundi de la Pentecôte la mémoire de Marie Mère de l’Eglise sera obligatoire pour toute l’Eglise de Rite Romain. Vous retrouverez ici le décret sur la célébration de la bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Eglise dans le Calendrier Romain Général ainsi qu'un texte explicatif du Cardinal Robert Sarah. 

    Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements

    DECRET sur la célébration de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Eglise, dans le Calendrier Romain Général

    La joyeuse vénération dédiée à la Mère de Dieu dans l’Eglise contemporaine, à la lumière de la réflexion sur le mystère du Christ et sur sa propre nature, ne pouvait pas oublier cette figure de Femme (cf. Gal 4, 4), la Vierge Marie, qui est à la fois Mère du Christ et Mère de l’Eglise.

    Ceci était déjà en quelque sorte présent dans la pensée de l’Eglise à partir des paroles prémonitoires de saint Augustin et de saint Léon le Grand. Le premier, en effet, dit que Marie est la mère des membres du Christ, parce qu’elle a coopéré par sa charité à la renaissance des fidèles dans l’Eglise; puis l’autre, quand il dit que la naissance de la Tête est aussi la naissance du Corps, indique que Marie est en même temps mère du Christ, Fils de Dieu, et mère des membres de son Corps mystique, c’est-à-dire de l’Eglise. Ces considérations dérivent de la maternité de Marie et de son intime union à l’œuvre du Rédempteur, qui a culminé à l’heure de la croix.

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  • Lundi 20 mai : messe de clôture du pèlerinage à la cathédrale de Chartres célébrée par le cardinal Müller

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  • Les positions "progressistes" que "l'Eglise de Belgique" défendra lors du prochain synode

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    On peut s'interroger sur ce qu'est cette "Eglise de Belgique" censée inclure tous les catholiques du pays et sur son fonctionnement. Quelle est la véritable légitimité des organes qui prétendent exprimer les attentes des fidèles belges ? Et dans quelle mesure ceux-ci se sentent-ils concernés par les délibérations du synode ? L'Eglise réelle, celle des braves paroissiens dociles et résignés qui malgré tout fréquentent encore les églises, est bien éloignée de ces fantaisies doctrinales que veulent promouvoir les apparatchiks progressistes...  

    De cathobel.be (Clément Laloyaux) : 

    Diaconat des femmes, ordination d’hommes mariés, décentralisation… Voici les points que l’Eglise de Belgique ira défendre au synode

    17 mai 2024

    Confrontée à de nombreux défis et désireuse d'emboîter le pas de la synodalité, l'Eglise de Belgique a elle aussi mené sa propre introspection. Plusieurs centaines d'acteurs du paysage catholique belge (diocèses, UP...) ont ainsi été consultés autour d'une même question : "Comment développer une nouvelle dynamique missionnaire ?"

    Une démarche participative en vue d'une Eglise participative

    Pour bien saisir la démarche entreprise par les instances ecclésiastiques belges, remontons un peu dans le temps.

    Octobre 2023 : Le synode débouche sur un rapport de synthèse aux idées novatrices

    Le 28 octobre 2023, les 344 membres de l'Assemblée Générale du Synode, dont des laïcs hommes et femmes, votent un rapport de synthèse compilant les points de convergence et de divergence qui ont émergé lors des quatre semaines de travaux. Le texte, qui doit servir de feuille de route jusqu’à la session finale du Synode prévue en octobre 2024, propose des pistes pour rendre l’Église catholique plus participative et avance des propositions novatrices sur des sujets sensibles comme le diaconat féminin, la gouvernance dans l’Église, une participation accrue des laïcs...

    Alors confrontée à des défis qui touchent à la fois le pays (débat sociétal autour des abus...) et l'Europe occidentale (baisse de prêtres et religieux, méfiance à l'égard des institutions religieuses...), l'Eglise de Belgique voit dans cette réflexion sur la synodalité un bon moment pour relever le défi "fondamental" de la gestion du pouvoir.

    Janvier 2024 : Les évêques de Belgique dressent trois axes prioritaires en vue de l'Eglise de demain

    Une question est sur toutes les lèvres : Comment promouvoir une Église plus synodale, travaillant sur la prise de décision participative, pour relever les défis de la mission et des abus ? La Conférence des Évêques de Belgique décide de se réunir en janvier 2024 avec les membres belges du synode pour discuter ensemble du rapport de synthèse voté quelques mois auparavant. Les évêques de Belgique formulent alors trois priorités "à discuter au niveau de l'Église universelle". Trois axes prioritaires qui orientent l'Église vers une réflexion profonde sur sa mission, ses traditions et son organisation interne.

    1. Une Église missionnaire en dialogue avec le monde
    2. Une compréhension dynamique de la Tradition
    3. Unité dans la diversité et responsabilité

    Février 2024 : Lancement d'un processus de consultation à échelle nationale

    Ces pistes de réflexion, et leurs implications concrètes, sont reprises dans un projet de texte qui, comme les évêques l'annoncent à l'époque, sera soumis à divers groupes et organes de l'Eglise belge pour consultation.

    Et c'est exactement ce qu'il s'est passé ! Dès la publication du texte en février 2024, les différents organes consultatifs diocésains et interdiocésains ont l'occasion d’y réfléchir et d'envoyer leurs avis. Certains diocèses ont même proposé à leurs Unités Pastorales (regroupement de paroisses) d’en discuter ; d'autres, compte tenu du temps limité, restreignent la consultation à leurs Conseils existants.

    Au total, plusieurs centaines de personnes ont été impliquées dans la consultation entre février et mai 2024.

    Et aujourd'hui, qu'est-ce qui ressort de cette vaste réflexion ?

    Le processus de consultation (au printemps 2024) a non seulement approuvé les trois priorités proposées par les évêques en vue de la session finale du Synode, mais les a également enrichies.

    Examinons de plus près le fruit de ces consultations pour voir ce que l'Église de Belgique va demander à mettre à l'ordre du jour lors du prochain Synode :

    1) Une Église missionnaire en dialogue avec le monde

    À partir des consultations, l'Église de Belgique demande "que la culture de l’écoute réciproque et discernement soit également utilisée pour entrer en dialogue en tant qu'Église avec les développements actuels dans le monde qui nous entoure. En même temps, une Église synodale doit continuer à assumer son rôle prophétique face aux nombreuses injustices existantes. Elle nous aidera à mieux comprendre les signes des temps à la lumière de l'Évangile et à témoigner avec pertinence de la Bonne Nouvelle."

    2) Une compréhension dynamique de la Tradition

    À partir des consultations, l'Église de Belgique demande "que le Synode définisse notre ou nos Tradition(s) ecclésiale(s) comme dynamique(s) et en développement constant. À partir de là, la Tradition peut être relue en dialogue avec les développements récents de la théologie, de la philosophie et des sciences. Nous espérons que les groupes d'étude établis entre-temps au niveau de l'Église universelle prendront cette idée très à cœur".

    3) Unité dans la diversité et responsabilité

    À partir des consultations, l'Église de Belgique demande "qu'un travail concret soit effectué sur la décentralisation de certaines décisions dans l'Église, ce qui permet à une légitime diversité de travailler sans renoncer à l'unité. Nous demandons une concrétisation de la "responsabilité" des évêques et autres responsables pastoraux dans une Église synodale".