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Eglise - Page 4

  • 13 chrétiens tués par jour pour leur foi

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    De  sur le site du Figaro :

    La persécution des chrétiens dans le monde s’aggrave

    Selon un rapport, le nombre de tués en raison de leur foi a augmenté de 60 % en 2020.

    Année après année, les statistiques publiées par l’association protestante évangélique Portes ouvertes, membre de la Fédération protestante de France et présente depuis 66 ans dans 70 pays pour aider les chrétiens persécutés, laissent un goût amer. Son «Index mondial de persécution des chrétiens», portant sur les chiffres de 2020 et publié le 12 janvier, montre que le nombre de chrétiens tués en raison de leur foi est passé de 2.983 à 4.761, soit une augmentation de 60 %. «Sur un plan mondial, cela fait 13 chrétiens tués par jour pour leur foi», commente l’un des responsables de l’association.

    Avec un terrible record, au Nigeria, où 3.520 chrétiens ont été assassinés en une année. Ce pays est en proie aux islamistes de Boko Haram et à la radicalisation des Fulanis, un peuple de bergers nomades majoritairement musulmans, surnommés les Peuls. «91 % des chrétiens tués l’ont été sur le continent africain en 2020», souligne l’association. C’est «la montée en puissance des groupes djihadistes en Afrique subsaharienne» qui explique cette forte augmentation des chrétiens tués en 2020, car ces mouvements «ont profité des mesures prises pour lutter contre l’épidémie de Covid pour étendre leurs champs d’opération».

    Si les églises, autre élément statistique, ont été moins ciblées en 2020, passant de 9.488 à 4.488, cela vient du fait que l’année 2019 avait atteint un sommet en la matière, par destruction pure et simple, par fermeture administrative ou par élimination des croix. La palme des attaques contre les églises revient cette année à la Chine. L’index recense 3.088 églises ciblées dans ce pays en 2020, pour 5.576 en 2019. «Nombre d’églises fermées n’ont pas rouvert cette année, précise Portes Ouvertes, il y a donc moins de “cibles”.» Quant à ces «attaques», elles vont «de l’obligation d’enlever les croix, souligne le rapport, à la destruction complète.Près de 18.000 églises ont été ciblées depuis sept ans en Chine».

    Enfin, troisième indice annuel, celui des chrétiens emprisonnés «arbitrairement» pour leur foi: ils sont passés de 4.811 en 2019 à 4.277 en 2020, soit une légère baisse. L’association conclut: «Plus de 340 millions de chrétiens ont été fortement persécutés ou discriminés en raison de leur foi dans les 50 pays répertoriés.» Elle ajoute - à partir de critères très précis et maintenant rodés depuis plus d’une décennie - que «la violence antichrétienne a subi une intensification de 10 % par rapport à 2019».

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  • Crèche... (suite) : offices de l'étoile et de la circoncision du Seigneur (feuillets pour le temps du confinement)

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  • Prier 15 jours avec Pierre Joseph Triest, icône de la charité en Belgique

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  • La doctrine sociale de l'Église : un rempart contre les petits groupes qui tyrannisent

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    Tribune de Robert Barron sur Aleteia.org :

    La doctrine sociale de l'Église, rempart contre les petits groupes qui tyrannisent

    14/01/21

    Économie, politique, culture... La doctrine sociale de l’Église préconise que ni le contrôle de l’État ni les libertés individuelles n’outrepassent un certain cadre. Elle promeut une redistribution large et juste du pouvoir économique et politique comme un idéal vers lequel tendre au maximum.

    Un élément crucial de la doctrine sociale catholique, qui est souvent mis de côté ou mal compris, est l’hostilité à toute forme de concentration du pouvoir dans une société, que ce soit dans le domaine économique, politique ou culturel. Guidée par un sage instinct, la doctrine sociale de l’Église prône, autant que faire se peut, une répartition équilibrée du pouvoir au sein de la communauté, afin d’éviter qu’un petit groupe tyrannise la majorité ou empêche des pans entiers de la population de bénéficier des avantages qui leur sont acquis de droit.

    Ce phénomène est particulièrement observable dans la sphère économique. Si une organisation parvient à obtenir le monopole dans son secteur économique, elle peut établir ses prix de manière arbitraire, embaucher et licencier selon son bon vouloir, éliminer toute concurrence qui proposerait de meilleurs produits et/ou de plus hauts salaires pour les employés… On peut penser ici à la politique de « trust-busting » (démantèlement des monopoles) menée par Theodore Roosevelt au début du XXe siècle, et aux problématiques similaires soulevées par Google, Facebook, Amazon ainsi que d’autres géants de la tech qui exercent une domination quasi absolue dans leur domaine.

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  • La Vierge des Pauvres : un message plein d'espérance (15 janvier)

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    D'Antonio Tarallo sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    La Vierge des Pauvres : un message plein d'espérance

    Le 15 janvier 1933, la Vierge Marie apparaît pour la première fois à Banneux, en Belgique, à Mariette Beco, âgée de onze ans. Lors de cette apparition mariale, reconnue par l'Église en 1949, la Mère de Dieu s'est présentée sous le titre de "Vierge des pauvres" et a indiqué une source bénie, en l'assurant qu'elle était venue "pour soulager la souffrance" de tous ceux qui souffrent.

    Mariette Beco, un visage, une biographie, une femme comme beaucoup : elle est la visionnaire des apparitions mariales de Banneux, en Belgique. Derrière les apparitions de la Vierge - comme l'histoire nous l'apprend - il y a toujours un "destinataire" particulier. En 1933, dans le petit village des Ardennes, dans un hameau appelé La Fange, la "Dame" qui se présente comme "la Vierge des pauvres" apparaît à Mariette. Mariette, née dans une famille modeste, avait 11 ans à l'époque. La Vierge se tourne toujours vers les "simples de cœur", nous le savons bien. Mais que s'est-il passé le 15 janvier 1933, dans ce village isolé de Belgique ?

    Notre histoire commence vers la fin de l'année précédente, en 1932. À cette époque, la nouvelle d'une apparition de la Vierge à cinq enfants à Beauraing, dans le sud de la province de Namur, s'était répandue. Les habitants du petit village ont commencé une neuvaine : ils voulaient un signe de la Vierge Marie, une confirmation de ces apparitions. La neuvaine devait se terminer le 16 janvier 1933. Et le soir du 15 janvier, le signe tant attendu a été donné à Banneux.

    Ce 15 janvier était un dimanche, le jour du Seigneur. Mariette a vu dans le petit jardin de sa maison une "Dame faite de lumière". Son père, Julien Beco, à qui la petite fille a rapporté l'événement, n'a pas cru ses paroles. Lui, grincheux, avait d'autres pensées. En fait, il était au chômage depuis un certain temps (il travaillait dans la métallurgie), et avait un fort ressentiment envers le Seigneur et la Vierge Marie. Le crucifix dans sa maison avait même été recouvert d'un tissu. La Vierge a choisi cet "habitat" familial très difficile pour apparaître et apporter son message d'espoir.  "Je suis la Vierge des pauvres et à tous ceux qui souffrent, je viens pour soulager leurs souffrances", lui dit la Dame. En plus de cette "présentation", deux jours plus tard, il y avait aussi l'indication d'un printemps. Comme toujours, Marie veut donner un signe tangible pour tout le monde. Pour tous ceux qui ne peuvent pas participer aux apparitions elles-mêmes. Et c'est ce qui s'est passé dans ce cas également.

    En effet, le 18 janvier, à sept heures du soir, Mariette a été confrontée à une deuxième apparition. La petite fille a quitté la maison et est allée s'agenouiller près du portail de sa maison. Elle a attendu la Dame. Elle l'a attendue en récitant le Saint Rosaire. Entre deux grands sapins, voici la nouvelle apparition : Marie fait signe à la petite fille de la suivre. Un autre événement extraordinaire a eu lieu : la Vierge lui a demandé de tremper sa main dans une source. "Cette source m'est réservée", lui a-t-elle dit. Immédiatement après, parmi ces mêmes sapins, elle disparaît. Cette source est vite devenue la source de "toutes les nations, de tous les malades". Ces mots lui ont été révélés lors de l'apparition du 19 janvier.

    Jusqu'au 2 mars 1933, il y a eu huit visites de la Vierge à la petite Mariette. Dans la dernière, la Dame a dit : "Je suis la Mère du Sauveur, la Mère de Dieu. Priez beaucoup". L'authenticité des huit apparitions à Banneux a été reconnue dans une lettre pastorale de Monseigneur Louis-Joseph Kerkhofs, évêque de Liège, le 22 août 1949. Monseigneur Kerkhofs avait reçu du Saint-Siège la tâche de traiter l'affaire.

    Déjà en 1934, l'"Union internationale de prières" était née à Banneux : de nombreux pays du monde se joignaient à la récitation du Rosaire chaque soir à la Vierge des pauvres. Depuis lors, Banneux est devenu un centre fort de la spiritualité mariale, la destination d'innombrables pèlerinages de tous ceux qui cherchent une guérison spirituelle et physique.

    Lors d'une visite au site marial le 21 mai 1985, Jean-Paul II l'a exprimé ainsi : "Depuis plus de cinquante ans, non seulement les malades, mais aussi l'immense nombre de pauvres se sentent chez eux à Banneux. Ils viennent ici pour chercher le réconfort, le courage, l'espoir, l'union avec Dieu dans leurs épreuves. Ils viennent ici pour louer et invoquer la Vierge Marie, sous l'appellation spéciale et magnifique de Notre-Dame des Pauvres. Ils sont à juste titre convaincus qu'une telle dévotion correspond à l'Evangile et à la foi de l'Eglise : si le Christ a défini sa mission comme étant d'annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, comment sa Mère pourrait-elle ne pas être accueillante envers les pauvres".

    Un lieu peu connu, mais plein d'histoire et de spiritualité. Un lieu éloigné, oublié du monde, choisi par Marie pour donner son message aux souffrants. Une fois de plus - comme en d'autres occasions - la Vierge choisit des personnes "de tous les jours", et non des personnes extraordinaires. Dans ce cas, une fille de onze ans, humble et pas du tout "savante". Pourquoi ? C'est simple. C'est l'Évangile de Matthieu, au chapitre 11, qui nous donne une explication plus que valable : "Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, car tu as caché ces choses aux sages et aux savants et tu les as révélées aux enfants".

  • Cadeau : trois mois d'abonnement gratuit à Chrétiens dans la Cité

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    3 mois gratuits à Chrétiens dans la Cité

    60.00  0.00 

    Description

    Découvrez Chrétiens dans la Cité avec un abonnement gratuit de trois mois.

    Dans une société qui oublie Dieu, les chrétiens sont confrontés aux avancées d’une culture de mort. Avortement, euthanasie, propagande à l’école, attaques contre le mariage et la famille, christianophobie, violence économique, saccage de la nature, mépris des petits et des pauvres…
    Pourtant, les chrétiens ne restent pas inactifs. Ils sont sur tous les fronts… Avec détermination et générosité.

    Mais comment suivre les projets novateurs, les entreprises audacieuses ? Comment s’informer efficacement sur tous ces enjeux décisifs pour l’Église et pour notre monde ?

    C’est pour répondre à ces questions Chrétiens dans la Cité a été lancé en 1996. Cette lettre d’information propose dans chaque numéro :

    L’analyse d’un événement important ;
    Un agenda des principaux rendez-vous ;
    Des nouvelles brèves de tous les fronts ;
    Une fiche présentant un mouvement, un projet ;
    La présentation d’un livre.

    Chrétiens dans la Cité, en quatre pages, vise l’essentiel. Concis, complet, facile à lire, sans bavardages, parce que
    Vous ne pouvez pas tout lire
    mais vous voulez tout savoir…
    …sur les initiatives prises par les chrétiens dans la vie sociale, économique et politique : famille, école, entreprise, institutions…

    Vous êtes submergé d’informations. Internet, télévision, radio… Chrétiens dans la Cité  offre une synthèse et des informations difficiles à trouver ailleurs. Sans commentaires inutiles ou polémiques. Des faits. Seulement des faits. Des informations sûres. De nombreux responsables d’associations, personnalités religieuses, élus politiques, cadres d’entreprise, retraités actifs ou simples fidèles de base, nous disent combien ils apprécient d’avoir accès rapidement aux informations qu’ils recherchent.

    Chrétiens dans la Cité n’est pas l’organe d’une chapelle ou d’une coterie, mais une lettre d’information indépendante. Avec une ambition : favoriser la communication entre chrétiens de diverses sensibilités.

    Les abonnés témoignent

    « Abonné depuis ie premier numéro, je lis toujours votre lettre avec profit. Elle est un élément fondamental d’information pour un responsable d’association. » (R. H., 59)
    « J’apprécie surtout votre ton positif : sans cacher les difficultés auxquelles sont confrontés les catholiques, vous montrez qu’ils sont capables d’agir et de réagir. » (C. S., 92)
    « Je suis très intéressé par les associations que vous présentez. Vous êtes bien les seuls à couvrir tout l’éventail des mouvements existants, qui souvent s’ignorent. » (J.-F. B., 13)
    « Père de famille nombreuse et cadre d’entreprise, j’ai peu de temps libre pour la lecture. En 10 minutes, je sais l’essentiel. Merci ! » (F. R., 69)

    Mgr Dominique Rey, un lecteur assidu

    Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, nous écrit :
    « Chrétiens dans la Cité apporte des informations utiles, souvent peu relayées par les médias français, concernant la vie de l’Église dans la cité, en particulier en ce qui concerne la dimension éthique et sociale. Pour sortir des “prêt-à-penser”, des poncifs et des préjugés, il est nécessaire de disposer de telles informations… Lecteur assidu de Chrétiens dans la Cité, je vous encourage à le faire connaître et je vous prie de croire à mon soutien et à mon souhait, pour qu’il soit promu et connu. »

  • Que penser de l’avis du pape François sur le vaccin ?

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    D'Arnaud Dumouch sur sa chaîne youtube :

    Virus : Que penser de l’avis du pape François sur le vaccin ? (10 mn) 

    9 décembre 2021 : Le pape François a annoncé samedi qu'il se ferait vacciner "la semaine prochaine", dans un entretien avec la chaîne italienne de télévision Canale 5, estimant que l'opposition au vaccin contre le Covid traduit un "négationnisme suicidaire". 

    « La semaine prochaine, nous commencerons à le faire ici (au Vatican) et j'ai pris rendez-vous. Quand j'étais enfant, je me souviens qu'il y a eu l'épidémie de poliomyélite, à cause de laquelle beaucoup d'enfants sont restés paralysés et on attendait désespérément un vaccin (...) », se remémore le pape argentin.  

    Il parle de ceux qui refusent les vaccins comme ceci : « il y a un négationnisme suicidaire que je ne saurais pas expliquer, mais aujourd'hui il faut se faire vacciner. » 

    Cette vidéo traite de quatre questions : 

    1° Le pape François engage-t-il l’autorité de l’Eglise ?   

    2° Un principe que rappelle le pape en fin d’entretien : « Ecouter les médecins pour les vaccins. Ecouter le pape pour le salut éternel. » Il faut prendre l’avis de plusieurs médecins, les médecins « politiques » comme les médecins « non politiques » qui ne parlent que de science.  

    3° Que penser des vaccins à cellules d'embryon ? Une note existe dans un document publié en 2005 par l’académie pontificale pour la vie, intitulé : « Réflexion morale sur les vaccins préparés à partir de cellules de fœtus humains avortés. » On peut, en effet, accepter de tels vaccins SI et SEULEMENT S’il n’y a pas d’autres vaccins disponibles et si c’est pour éviter une pandémie mondiale.  

    4° Le problème majeur, c’est que l’essai rapide sur les personnes âgées donne l’impression d’un essai clinique à grande échelle.  

  • Projet de loi bioéthique en France : les évêques invitent à quatre vendredis de jeûne et de prière

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    Face à l'horreur bioéthique, l'appel des évêques au jeûne et à la prière

    Communiqué de la Conférence des évêques de France :

    LES ÉVÊQUES DE FRANCE INVITENT À QUATRE VENDREDIS DE JEÛNE ET DE PRIÈRE

    Le projet de loi révisant la loi de bioéthique revient bientôt devant le Sénat, en deuxième lecture. Le Gouvernement voudrait le faire aboutir sans retard. Ce projet de loi entraîne des risques graves pour notre société en bouleversant l’ordre de la filiation humaine, en ouvrant de fait un droit à l’enfant au lieu de défendre les droits de l’enfant, et en organisant sur les embryons humains des recherches qui ne respectent pas leur intégrité et qui n’ont pas pour première visée leur santé, mais plutôt une amélioration des succès de la technique de procréation médicalement assistée. 

    Les évêques de France, réunis en assemblée plénière, ont souhaité appeler tous les catholiques ainsi que les hommes et femmes de bonne volonté à se tourner vers Dieu en priant et en jeûnant pour Lui demander la grâce de nous ouvrir les yeux à tous et d’être ensemble des artisans du respect de tous les êtres humains dès leur conception. N’assistons-nous pas à un aveuglement diffus sur la dignité de tout être humain qui vient gratuitement à l’existence et qui doit être accueilli fraternellement ?

    La Conférence des évêques de France (CEF) publie ce document préparé par son Groupe bioéthique afin d’aider chacun à vivre entre janvier et début février quatre vendredis (15, 22, 29 janvier et 5 février) de jeûne et de prière. Cette démarche spirituelle pourra se vivre chacun chez soi, seul ou en famille, ou, si les normes sanitaires le permettent, en communauté. 

    Avec un cœur paisible mais sans relâche, les catholiques souhaitent aider notre société française à être une société de l’amour et de l’espérance dans la vérité et le respect de la dignité humaine, sans quoi la fraternité prônée dans notre devise républicaine ne serait qu’illusion.

  • La "logique de Vatican II"

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    Du site de l'Homme Nouveau, dans la rubrique "Au quotidien" :

    Au quotidien n° 127 : dans la logique de Vatican II

    Au quotidien n° 127 : dans la logique de Vatican II

    L’Osservatore romano, en langue française (12 janvier) présente (ci-dessous) le motu proprio Spiritus Domini par lequel François ouvre aux femmes les ministères du lectorat et de l’acolytat. On remarquera que l’argument utilisé consiste à rendre légal ce qui était jusqu’ici interdit sous prétexte que cette interdiction n’était pas respectée. Les croyants fidèles sont donc pris au piège d’un droit évolutif déterminé par ceux qui ne le respectent pas. C’est une constante de l’action révolutionnaire, dans la société civile comme dans l’Eglise, que d’obliger le droit à reconnaître la fraude du droit. Pour sa part, François donne des motifs théologiques. Ces motifs s’appuient clairement sur le Concile Vatican II dont il estime que l’une des conséquences logiques est l’ouverture de ces ministères aux femmes.

    Le Pape François a établi avec le Motu Proprio Spiritus Domini, rendu public lundi 11 janvier 202, l’ouverture aux femmes des ministères du lectorat et de l’acolytat sous une forme stable et institutionnalisée, avec un mandat spécifique. Les femmes qui lisent la Parole de Dieu pendant les célébrations liturgiques ou qui accomplissent un service à l'autel, comme servantes d’autel ou dispensatrices de l'Eucharistie, ne sont bien sûr pas une nouveauté : dans de nombreuses communautés à travers le monde, c’est désormais une pratique autorisée par les évêques. Mais jusqu'à présent, tout cela s'est fait sans véritable mandat institutionnel, par dérogation à ce qui avait été établi par saint Paul VI, qui, en 1972, tout en abolissant les « ordres mineurs », avait décidé de maintenir théoriquement réservé aux hommes l'accès à ces ministères, parce qu'il les considérait comme préparatoires à un éventuel accès aux ordres. Dans le sillage du discernement qui s'est dégagé lors des derniers synodes des évêques, le Pape a voulu rendre officielle et institutionnelle cette présence féminine près de l'autel. Ce Motu Proprio modifie donc le premier paragraphe du canon 203 du Code de droit canonique de 1983. Le Pape établit l’accès des femmes à ces ministères, aussi à travers un acte liturgique qui les institutionnalise. Le Motu Proprio est accompagné d'une lettre adressée au préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Luis Ladaria Ferrer, dans laquelle François explique les raisons théologiques de son choix. Le Pape écrit que « dans l'horizon de renouveau tracé par le Concile Vatican II, il y a aujourd'hui un sentiment d'urgence croissant pour redécouvrir la coresponsabilité de tous les baptisés dans l'Eglise, et en particulier la mission des laïcs ». Et citant le Document final du synode pour l'Amazonie, il observe que « pour toute l'Eglise, dans la variété des situations, il est urgent que les ministères soient promus et conférés aux hommes et aux femmes... C'est l'Eglise des baptisés, hommes et femmes, que nous devons consolider en promouvant le ministère et, surtout, la conscience de la dignité du baptême ».

  • La Révolution (Joseph Malègue) (Feuillet pour le temps du confinement)

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  • 140 personnes ont manifesté mardi soir devant le ministère de la Justice à Bruxelles pour demander une révision de la limitation à 15 personnes dans les églises

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    Lu sur le site de la RTBF :

    Bruxelles : manifestation pour appeler à revoir la limite des 15 personnes dans les églises

    12 janvier 2021

    Environ 140 personnes ont manifesté mardi soir devant le ministère de la Justice à Bruxelles pour demander une révision de la limitation à 15 personnes dans les églises. Elles appellent à ce que les restrictions puissent être proportionnelles à la taille des édifices religieux.

    Le collectif de jeunes catholiques "Pour la messe libre", à l'initiative de ce rassemblement, avait mis en place un système de numérotation pour respecter la limitation de 100 personnes pour les manifestations. Une fois le seuil atteint, les manifestants surnuméraires ont été envoyés vers l'arrière du bâtiment. Une quarantaine de personnes ont ainsi été redirigées dès leur arrivée.

    Des discours ont été prononcés, entre autres par un avocat, un prêtre, un père de famille et un jeune. Les manifestants ont sonné des cloches pour faire entendre leur voix aux membres du gouvernement fédéral et aux évêques. Ils arboraient également des slogans sur des pancartes et banderoles comme "Le sacré aussi est essentiel", "Pour des messes libres" ou "15 personnes et les autres ?".

    Le collectif estime que cette restriction à 15 personnes pour les messes est inefficace et discriminatoire. "Quand les commerces non essentiels ont pu rouvrir, on leur a donné des mesures proportionnelles à leurs surfaces", relève Thérèse Van Houtte, porte-parole du collectif "Pour la messe libre" pour ce rassemblement. "Les églises sont restées fermées et une pétition a été signée par 13.000 personnes pour demander à parler des lieux de cultes dans les comités de concertation Covid. A la suite de cela, il y a eu une rencontre (le 9 décembre dernier) entre le ministre de la Justice, les représentants des cultes et les évêques et on nous a accordé 15 personnes. On estime que cette mesure est injuste car on a certains édifices qui sont immenses. Le curé de la Basilique de Koekelberg a d'ailleurs fait un recours au Conseil d'Etat pour réclamer des mesures proportionnelles".

    Video de la manifestation : https://www.facebook.com/Vrijheid-voor-de-Mis-Pour-la-messe-libre-106575621315888/

  • Les chrétiens encore plus persécutés et discriminés dans le monde en raison de la pandémie

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    D'Agnès Pinard Legry sur Aleteia.org :

    Le Covid-19 amplifie la persécution des chrétiens dans le monde

    13/01/21

    Les persécutions et discriminations de chrétiens, qui concernent plus de 340 millions de personnes dans le monde, ont été amplifiées par la crise engendrée par la pandémie de Covid-19. C'est ce que souligne l’association protestante Portes Ouvertes qui sort ce 13 janvier son Index mondial de persécution des chrétiens. Treize chrétiens sont tués chaque jour dans le monde au nom de leur foi.

    Discriminés et persécutés au nom de leur foi, c’est le quotidien de plus de 340 millions de personne à travers le monde, affirme l’association protestante Portes ouvertes dans son Index mondial annuel de persécution des chrétiens publié ce mercredi 13 janvier 2021. « Cela représente un chrétien sur 6 en Afrique et 2 chrétiens sur 5 en Asie », résume le président de l’association, Patrick Victor tout en rappelant qu’il s’agit « d’un comptage direct et d’estimations prudentes ».

    Dans le détail, le nombre de chrétiens tués en un an est passé de 2.983 à 4.761, soit une augmentation de 60%. En d’autres termes, cela signifie que treize chrétiens ont été tués en moyenne chaque jour au nom de leur foi. Cette forte augmentation s’explique par la montée en puissance des groupes djihadistes en Afrique subsaharienne. Ils ont profité des mesures prises par les gouvernements dans le contexte de la crise sanitaire pour étendre leurs activités et leurs champs d’opérations. Les pays les plus touchés par ce phénomène sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Congo (RDC) et le Mozambique. Le nombre total de chrétiens tués dans ces pays a presque triplé : il est passé de 1.584 à 4.216 en un an.

    La crise engendrée par la pandémie de Covid-19 a largement amplifié le phénomène. De l’Inde au Yémen, jusqu’en Afrique de l’Ouest, de nombreux chrétiens ont été exclus de l’aide humanitaire distribuée par leur gouvernement. En Chine, le coronavirus a généré encore plus de surveillance de la part du régime envers les églises. En Somalie, la milice islamiste Al-Shabaab a diffusé des messages comme quoi le Covid-19 était propagé par « les forces croisées (les chrétiens, ndlr) qui ont envahi le pays ». Dans plusieurs pays du golfe persique, ce sont des infirmières chrétiennes qui ont été assignées à s’occuper, sans masques, de patients atteints du Covid-19, rapporte encore l’ONG Portes ouvertes.

     
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    Portes ouvertes

    Pour la sixième année consécutive, le Nigeria arrive en tête des pays où les chrétiens sont tués pour leur foi. « Il est frappant de constater que le nombre de chrétiens tués a explosé avec la mise en place de mesures de confinement à la fin du mois de mars », reprend Patrick Victor. « Plus des deux tiers des chrétiens tués au Nigeria au cours de l’année étudiée l’ont été pendant les mesures de confinement, d’avril à août 2020 ».

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    Portes ouvertes

    Rayon d’espoir dans ce sombre tableau, le Soudan est descendu du 7e au 13e rang des pays où les chrétiens sont le plus persécutés, sortant ainsi du top 10. En effet, l’islam n’est désormais plus religion d’état et la peine de mort pour apostasie a été abolie. « Ce sont des signaux positifs mais il faudra du temps pour que les chrétiens soit considérés comme des citoyens normaux », reprend l’association. « N’oublions pas que pendant plus de 30 ans le pays a été régi par la charia ».