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Eglise - Page 3

  • Un effondrement prévisible de la pratique religieuse

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    De Denis Crouan sur le site Pro Liturgia :

    15 janvier 2021

    Un récent article de « La Croix » nous annonçait qu’un tiers des pratiquants (déjà peu nombreux en temps ordinaire) n’avait pas repris le chemin des églises depuis le début de la pandémie.

    L’effondrement de la pratique était prévisible. Nos célébrations paroissiales étaient déjà pour la plupart des moments d’ennui pour beaucoup de fidèles à cause de la fadeur de la liturgie ; elles sont désormais, en plus, devenues des moments barrés d’interdits et de pesantes contraintes qui rendent à peu près impossible à beaucoup de fidèles une participation effective au Mystère célébré. La politique - suicidaire sur le plan pastoral - consistant à rendre obligatoire une pré-inscription des fidèles pour assister aux offices engendre une exclusion des plus démunis, des plus simples et en décourage beaucoup d’autres.

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    Il résulte de tout cela qu’à l’occasion de cette pandémie, et ce malgré le dévouement remarquable d’une minorité de prêtres et de fidèles, l’Église a clairement manqué son rendez-vous avec l'histoire. Une fois de plus.

    Nous payons aujourd’hui le prix de décennies de choix pastoraux désastreux qui ont engendré un catholicisme mou, attachés à une doctrine vague, à une spiritualité irénique et niaise, à des liturgies fades, médiocres et indigentes. Il est évident qu’un tel modèle ecclésial ne pouvait que s’effondrer dès qu’un événement un tant soit peu dramatique allait frapper la société. Cet effondrement - ou plutôt cette accélération d’un effondrement déjà en cours depuis longtemps - se réalise aujourd'hui sous nos yeux. Et les catholiques eux-mêmes - à commencer par leurs pasteurs, surtout ceux d’une certaine génération - en sont les premiers responsables.

    Il aurait fallu intensifier les actions de charité, de solidarité et d’aide aux plus démunis au niveau paroissial. Mais même dans ce domaine-là, à part quelques exceptions remarquables, nos paroisses moribondes n’ont pas été à la hauteur.

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  • Dialogue interreligieux : quand saint François de Sales rencontrait Théodore de Bèze

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    Saint François de Sales face à Théodore de Bèze (source)

    Calvin avait interdit le culte catholique à Genève. En 1597, son successeur, Théodore de Bèze, accepta pourtant de rencontrer saint François de Sales, qui s’était réfugié à Annecy.
    Passionnante entrevue.

    La première question

    Après les amabilités d’usage, François, avec un sens aigu de l’essentiel, pose une question très courte :

    Monsieur, peut-on faire son salut en l’Église romaine ?

    Bèze voit tout de suite la difficulté : si l’Église catholique assure le salut de ses fidèles, pourquoi s’en séparer ? Il suffisait de l’améliorer par le dedans, comme avaient déjà fait tous les saints réformateurs depuis des siècles (saint Grégoire VII, saint François d’Assise, saint Dominique, sainte Catherine de Sienne, etc.) et comme avait aussi fait le concile de Trente.

    Mais si le salut est impossible dans l’Église romaine, quelle autre société religieuse a donc donné le Christ aux hommes et assuré leur salut, avant le protestantisme ?

    Théodore de Bèze demande à se retirer pour réfléchir. Après une longue réflexion, il revient pour répondre :

    Vous m’avez demandé si l’on pouvait faire son salut dans l’Église romaine. Certes je vous réponds affirmativement ; il est ainsi sans doute, et on ne peut nier avec vérité qu’elle ne soit la Mère-Église.

    Les pasteurs calvinistes Rotan et Morlas avaient été obligés de faire la même réponse au roi Henri IV, qui leur avait posé la même question, quatre ans plus tôt.

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  • Biden à la Maison Blanche : l’heure de vérité pour les catholiques américains ?

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso. (Traduction de Diakonos.be) :

    Biden à la Maison Blanche.  L’heure de vérité pour les catholiques américains ?

    À partir du 20 janvier, Joe Biden deviendra le deuxième président catholique des États-Unis, mais dans un paysage politique et religieux bien différent de celui de son prédécesseur, John. F. Kennedy.

    Le problème de Kennedy était d’assurer à tous les citoyens que sa foi catholique n’interférerait pas avec sa fidélité à l’Amérique.  Celui de Biden est en revanche de rassembler une nation profondément divisée, dans laquelle l’Église catholique elle-même s’est fracturée en deux moitiés, à tous les niveaux : dans la hiérarchie, parmi les fidèles, chez les électeurs et entre les électeurs du congrès et du sénat.

    Dans le graphique du Pew Research Center que nous reproduisons ci-dessus, on peut remarquer que chez les protestants, au Capitole, les républicains sont bien plus nombreux que les démocrates ; que chez les juifs les démocrates ont une majorité écrasante ; que tous les mormons sont républicains et que ceux qui appartiennent aux religions non judéo-chrétiennes sont tous démocrates.  Les lignes sont donc claires.

    Les catholiques en revanche sont ceux qui sont les plus divisés entre les deux camps, même s’ils sont un peu plus nombreux chez les démocrates que chez les républicains.  Et l’on sait que cette division est loin d’être pacifique, surtout après quatre ans de présidence de Donald Trump.

    Une autre donnée mise en évidence par le graphique, c’est que les membres actuels du congrès et du sénat semblent bien plus « religieux » que ne le sont les citoyens des États-Unis dans leur ensemble.

    Les catholiques, en particulier, représentent 30% des élus, bien au-dessus des 20% de leur moyenne nationale.  Et même les chrétiens, dans leur ensemble, catholiques et protestants, sont bien mieux représentés au Capitole que dans la population : 88% contre 65%.

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  • "L’unité chrétienne vraie ne peut se faire que dans la foi de l’Eglise catholique dont sa hiérarchie est dépositaire"

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    INSTRUCTION DE LA SUPREME S. CONGREGATION DU SAINT-OFFICE ADRESSEE A L’EPISCOPAT DU MONDE ENTIER SUR LE «MOUVEMENT ŒCUMENIQUE»

    SUPRÊME CONGRÉGATION DU SAINT-OFFICE

    INSTRUCTION AUX ORDINAIRES DES LIEUX SUR LE MOUVEMENT ŒCUMENIQUE

    Sous ces titres, l’Osservatore Romano du 1. 3. 1950, a publié le texte latin d’une instruction du Saint-Office du 20. 9. 1949, dont nous donnons ci-après la traduction.

    Comme le rappelle le présent document, c’est à la hiérarchie de l’Eglise et à la hiérarchie seule qu’il appartient, en ces délicates matières, de diriger l’action des catholiques, voire celle des théologiens. Il ne saurait être question, pour aboutir à un résultat que tous appellent de leurs vœux, de diminuer ou de voiler d’une façon quelconque, les exigences de la foi, premier pas vers l’unité. Nous sommes heureux de profiter de l’occasion que nous offre la publication du texte du Saint-Office pour rappeler une fois de plus que l’unité chrétienne vraie ne peut se faire que dans la foi de l’Eglise catholique dont sa hiérarchie est dépositaire, et que celle-ci seule a mandat et qualité de par Dieu pour préparer par son enseignement, pour diriger et réaliser par les modalités qu’elle juge convenables l’unité voulue par son divin Maître et à laquelle tous aspirent : Posuit Episcopos regere Ecclesiam Dei. (Act. xx, 28)

    Ainsi, dans le récent débat instauré en Grande-Bretagne autour du Times (cf. le dossier de la Documentation Catholique du 12. 2. 50, col. 204), la position prise par S. Exc. Mgr Beck, coadjuteur de Brentwood, indique les orientations de travail et les possibilités d’union d’une manière bien plus autorisée que ne le fait dom C. Cary-Elwes. En face de l’opinion d’un théologien et des directives d’un évêque, nous n’avons jamais hésité à défendre et à suivre celles-ci.

    L’ŒCUMENISME EST UN FAIT.

    Bien que l’Eglise catholique ne prenne point part aux Congrès et autres réunions «œcuméniques», elle n’a jamais cessé, comme il ressort de plusieurs documents pontificaux, et elle ne cessera jamais à l’avenir de suivre avec le plus grand intérêt et d’aider par d’instantes prières tout effort fait en vue d’obtenir ce que le Christ Notre-Seigneur a tant à cœur, à savoir que tous ceux qui croient en lui «soient consommés dans l’unité» (Jean, XVII, 23).

    Elle embrasse, en effet, d’une affection vraiment maternelle, tous ceux qui reviennent à elle comme à lunique véritable Eglise du Christ; on ne peut donc assez approuver et promouvoir tous les projets et entreprises qui, avec le consentement de l’autorité ecclésiastique, ont été réalisés et le sont encore, soit pour instruire dans la foi ceux qui sont en voie de se convertir, soit pour la faire connaître plus parfaitement aux convertis.

    Or, dans plusieurs parties du monde, soit à cause des événements extérieurs et du changement des dispositions intérieures, soit surtout grâce aux prières communes des fidèles, sous l’inspiration de la grâce du SaintEsprit, le désir s’est fait de jour en jour plus vif dans le cœur de beaucoup d’hommes séparés de l’Eglise catholique que tous ceux qui croient au Christ Notre-Seigneur reviennent à l’unité. Il y a là pour les fils de la véritable Eglise une source de sainte joie dans le Seigneur et une invitation à aider tous ceux qui cherchent sincèrement la vérité, en demandant pour eux à Dieu, par d’instantes prières, la lumière et la force nécessaires.

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  • Liège : enregistrée et diffusée depuis l’église du Saint-Sacrement en direct ce matin du dimanche 17 janvier 2021 à 10h, la messe traditionnelle (missel de 1962) de ce 2e dimanche après l’Épiphanie :

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    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens : propre de la messe « Omnis terra adoret Te »; Kyriale de la messe IX  « Cum jubilo » (XIIIe s.); Credo III (XVIe s.);

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici :

    https://youtu.be/gZTPMc2o-sM

     

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  • Que toute la terre T'adore

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    Introitus Introït
    Ps. 65, 4 Ps. 65,4
    OMNIS terra adóret te, Deus, et psallat tibi: psalmum dicat nómini tuo, Altíssime. Ps. ibid., 1-2 Iubiláte Deo, omnis terra, psalmum dícite nómini eius: date glóriam laudi eius. Que la terre T'adore et chante en Ton honneur, qu'elle dise une hymne à Ton nom. Ps. Poussez vers Dieu des cris de joie, ô terre entière; chantez un psaume à Son Nom : rendez glorieuse Sa louange.
  • 150ème anniversaire des apparitions de Pontmain

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    De Timothée Dhellemmes sur Aleteia.org :

    Vidéo : "Priez mes enfants", il y a 150 ans, la Vierge apparaissait à Pontmain

    OUR LADY OF HOPE
    15/01/21

    "Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps". Le 17 janvier 1871, alors que la Prusse menace de ravager l'Ouest de la France, la Vierge Marie apparait à Pontmain (Mayenne) à quatre enfants. Ils prieront et la paix reviendra dans le pays quelques jours plus tard.

    Comme un signe que le ciel était du côté des Français… Le 17 janvier 1871, en pleine guerre franco-prussienne, une « Belle Dame » souriante et couronnée d’étoiles apparait à Pontmain (Mayenne) et prie pendant plus de trois heures avec quatre enfants de 9 à 12 ans. Eugène, Joseph, Françoise et Jeanne-Marie sont officiellement reconnus comme les voyants de Pontmain un an après l’apparition.

    Ils eurent l’immense privilège de contempler la Sainte Vierge, alors que les autres villageois ne la voyaient pas. Un ovale bleu avec quatre bougies entourait Marie, et les étoiles se multipliaient autour d’elle au fur et à mesure de leurs prières. Elle leur délivra ce message : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Quelques jours après l’apparition, l’armistice fut signé avec la Prusse, épargnant l’Ouest de la France des ravages de la guerre.




    Lire aussi :
    L’abbé Michel Guérin, « le petit curé de Pontmain »

    Lire également : Pontmain, il y a 150 ans

  • "Voici l'Agneau de Dieu"; homélie pour le 2ème dimanche du T.O.

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    Du Père Simon Noël osb sur son blog :

    Homélie sur Jean 1, 35-42


    Après avoir passé 40 jours au désert, Jésus revint vers Jean-Baptiste, au bord du Jourdain. Et Jean-Baptiste le montra à ses disciples en disant : Voici l'agneau de Dieu. Jésus est l'agneau de Dieu à trois titres : d'abord, il est le seul à avoir été capable de réparer tous les péchés du monde par son sacrifice sur la Croix et d'avoir ainsi réconcilié l'humanité avec Dieu. Ensuite Jésus est doux comme un agneau, il supporte avec amour toutes nos ingratitudes et est toujours prêt à nous pardonner, lorsque nous revenons à lui de tout cœur. Enfin, comme l'agneau qui se laisse égorger sans rien dire, il a subi la passion et la mort, sans se plaindre et avec des paroles de pardon pour ceux qui le crucifiaient.

    Jean-Baptiste se retire au profit de Jésus. Il s'efface pour laisser toute la place au Fils de Dieu. Il est ainsi le modèle de tout prêtre, de tout missionnaire, de tout évangélisateur. Ainsi agit l'homme vraiment humble. Il s'abaisse afin que Dieu soit exalté. Il tait ses propres mérites et fait l'éloge des autres. La première vertu qui doit être celle d'un ministre de Jésus-Christ est l'humilité. Il ne doit pas être centré sur sa propre personne mais sur celle du Christ. Jean-Baptiste avait autour de lui beaucoup de disciples, de quoi le tenter de vanité et d'ambition. Mais il ne cherchait que l'honneur de Dieu et le salut des âmes. Loin de travailler à grossir le nombre de ses disciples, il fait tous ses efforts pour les détacher de sa personne et pour les attacher uniquement au Sauveur.

    Et c'est ainsi que put avoir lieu la première rencontre entre Jésus-Christ et trois de ses futurs apôtres : André, Jean et Simon. Tout cela est en apparence le fruit de circonstances fortuites, mais en fait tout avait été préparé de toute éternité. Il en est de même pour notre vocation à la foi. Nous pouvons penser que si nous sommes catholiques, c'est parce que le hasard nous a fait naître dans une famille chrétienne. Mais en fait, si on a un regard de foi, c'est parce que Dieu l'a prévu ainsi de toute éternité. Il s'agit ni plus ni moins que d'un décret d'éternelle prédilection de Dieu pour chacun d'entre nous. Chaque jour nous devrions remercier le Bon Dieu de nous avoir donné la foi et fait chrétien.

    La vocation des disciples s'est faite petit à petit. D'abord ils ont fait connaissance avec Jésus et sont restés un peu de temps avec lui pour un premier contact. Ils sont ensuite retourné à leur travail de pêcheurs en Galilée. Là un jour ils ont laissé leurs filets pour suivre Jésus-Christ dans son ministère d'annonce de l’Évangile. Enfin ils ont tout quitté pour se consacrer à Dieu. Cette progression dans la suite du Christ est une loi constante. Par exemple, pour celui qui devient religieux, il y a d'abord des essais préalables pour faire connaissance avec un institut de vie consacrée. Puis il y a un noviciat, ensuite des voeux temporaires et enfin la consécration définitive par les voeux perpétuels. Il en va de même pour chacun d'entre nous. Notre vie chrétienne, notre conversion, notre connaissance du mystère du Christ doivent s'approfondir de jour en jour et nous mener un jour au don total. Sachons-le, qui n'avance pas recule.

    André est considéré ainsi comme le premier appelé parmi les apôtres. Parmi les disciples de Jean-Baptiste, il fut le premier à aller vers le Christ. Et tout de suite il devint missionnaire, puisqu'il amena à Jésus son frère Simon. Jésus-Christ, en voyant Simon, lui donnera un nom nouveau, celui de Pierre. Dès le début, Jésus savait que Simon, devenu Pierre, serait celui sur lequel il bâtirait son Église.

    Enfin, un dernier mot, le premier jour de leur rencontre avec Jésus, André et Jean sont restés un certain temps dans l'intimité avec Jésus. Leur vie d'apôtre a donc commencé par ce qu'on peut appeler un temps de contemplation, de familiarité avec le Seigneur, et d'écoute de sa Parole. Cela nous rappelle que la vie active, la vie de témoignage du Christ, ne peut que s'enraciner dans une vie de prière, de méditation, de contact cordial avec le Sauveur. Ne l'oublions jamais.

  • Quand le catholicisme plonge progressivement dans le néant

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    De l'abbé Claude Barthe sur res Novae :

    Une plongée progressive du catholicisme dans le néant

    16 janvier 2021

    Le processus de réforme (réforme de la Curie ? réforme de l’Église ?) engagé par le pape François comme un développement maximal de l’« esprit du Concile » nous paraît, ainsi que nous l’avons dit à plusieurs reprises, déphasé d’avec la réalité ecclésiale actuelle de deux manières :

    – d’une part, ce processus va à rebours de ce qu’attend le petit reste catholique, lequel, avec bien des nuances, est identitaire et en réaction contre 
    l’« enfouissement » des chrétiens dans le monde, qui était le mot d’ordre de la période conciliaire.

    – Et d’autre part, la tentative de s’adapter au monde de ce temps qu’il porte à son apogée est dépassé par le catholicisme postmoderne, tel qu’il est théorisé par un ensemble de théologiens qui épousent bien mieux qu’Amoris lætitia et Tutti fratelli l’ultra-modernité.

    Qui l’épousent en s’y dissolvant. Car, au fur et à mesure qu’avance, sous des formes renouvelées, le catholicisme libéral, dont la prétention est de conformer autant qu’il est possible l’Évangile avec la modernité afin qu’il soit autorisé à y faire entendre sa voix, il perd par le fait même en substance, au point de finir par s’y dissoudre.

    Nous voudrions évoquer ici certains courants ou certaines pensées théologiques « avancées », en les énumérant selon une gradation plus ou moins progressive vers le néant religieux. Il ne faudrait pourtant pas croire que, la matrice libérale engendrant le vide, ces courants s’autodétruiront sans qu’il soit besoin de prendre aucune peine. Aussi longtemps que les autorités de l’Église n’useront pas de leur pouvoir – et de leur devoir – de retrancher les branches mortes ou mourantes, c’est l’arbre tout entier qui en sera malade au point de paraître devoir mourir.

    La désintégration de la pénitence :
    « l’eucharistie pour le christianisme qui nous attend »

    Le projet de retrouver la communauté chrétienne comme « une communauté de la table » se veut beaucoup plus « avancé ». Dans un article de la revue Recherches de Science religieuse, de janvier-mars 2019, Goffredo Boselli, du studium du monastère de Bose, en Piémont, qui abrite une communauté d’hommes et de femmes de confessions chrétiennes différentes, publie sur ce thème un article qui cherche à « penser une théologie eucharistique pour notre temps ».

    Il s’agit de ramener l’eucharistie et ses rites à leurs racines néotestamentaires. Or on le sait, la vie de Jésus montre maints exemples de cette convivialité joyeuse qu’il a pratiquée avec toutes sortes d’invités, spécialement avec les pécheurs. Dans ce partage de la table, à l’époque de Jésus comme aujourd’hui, les convives se reconnaissent dépendants les uns des autres dans le partage du pain comme de la parole.

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  • Saint Antoine, père des moines

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    saint_26.jpgSource : Missel.free (Voir également le site "Hodie mecum eris in paradisio", notamment pour l'iconographie)

    Antoine, né vers 251 en Haute Egypte, avait dix-huit ans lorsque moururent ses parents, chrétiens à la fortune considérable, qui lui laissaient le soin d'élever sa petite sœur. Observant et pratiquant, il fut un jour vivement frappé par cette invitation de Jésus : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel : viens et suis-moi ! » (Mat, XIX 21). Il obéit, mais fit toutefois une réserve des ressources nécessaires à sa sœur. Bientôt il fut impressionné par une autre parole du Sauveur : « Ne vous mettez pas en peine du lendemain. » (Mat, VI 34). Il se débarrassa de sa réserve, confia sa sœur à une communauté de vierges, et se retira dans une solitude voisine de Qéman, entre Memphis et Arsinoé ; conduit par un vieil ascète, Antoine partagea son temps entre la prière et le travail. Cette demi-retraite ne lui suffit pas longtemps ; quand sa réputation lui amena trop des visiteurs, il se réfugia dans un des anciens tombeaux égyptiens de la montagne où, de temps à autre, un ami lui apportait des provisions. Là commencèrent ses tribulations : le démon lui livrait de furieuses attaques. Un matin l'ami charitable le trouva étendu inanimé sur le sol ; il le rapporta au village où, le croyant mort, on prépara ses funérailles. Antoine reprit ses sens et demanda à être ramené immédiatement dans sa grotte.

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  • Yvonne Estienne : les invités de la Pentecôte (sur le don de science) (feuillet pour le temps du confinement)

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  • Une nouvelle saison d’études sur l'action de Pie XII en faveur des Juifs

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    D' sur zenit.org :

    « La liste de Pie XII » : L’Osservatore Romano salue « une nouvelle saison d’études »

    Dévoilement des Archives historiques de la Secrétairerie d’État

    Le quotidien du Vatican évoque deux « cas » parmi les « histoires des très nombreux juifs qui s’adressèrent au Vatican, pendant la seconde guerre mondiale » pour solliciter l’aide et la protection du pape. Le premier récit précise que « Pie XII lut personnellement la lettre ». Le second met en lumière « une perspective intéressante », à savoir que l’homme qui adressait sa requête au pape considérait Pie XII « comme l’unique autorité encore en mesure d’intervenir avec succès dans un cas humanitaire aussi complexe et surprenant ».

    Voici notre traduction de l’article publié dans L’Osservatore Romano en italien.

    HG

    « La liste de Pie XII » (de Matteo Luigi Napolitano)

    Transgresser les ordres venus d’en-haut transforme l’ancien adage latin en son contraire : ubi minor maior cessat. Les documents du Vatican en fournissent un exemple paradoxal. Pendant la seconde guerre mondiale, le gouvernement slovaque offre la charge de conseiller d’État à Mgr Ján Voitaššak ; or l’évêque de Spiš avait des sympathies nazies. En raison de son rôle, l’évêque devrait refuser, mais il accepte, demandant le consentement de Pie XI seulement après les faits.

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