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Eglise - Page 5

  • Les Missionnaires de la Charité en Inde sont à nouveau autorisés à recevoir des dons étrangers

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    De Jonah McKeown sur Catholic News Agency :

    Retournement de situation : les Missionnaires de la Charité en Inde sont à nouveau autorisés à recevoir des dons étrangers

    8 janv. 2022

    Les Missionnaires de la Charité ont été autorisés à recevoir et à utiliser des fonds étrangers en Inde, après que l'ordre religieux fondé par Mère Teresa ait été inopinément jugé inéligible à recevoir des dons de l'étranger à la fin de l'année dernière. 

    Vatican News a rapporté samedi que le gouvernement indien a rétabli le 7 janvier la licence FCRA (Foreign Contribution Regulation Act) pour l'ordre religieux, permettant au groupe de recevoir et d'utiliser à nouveau des fonds étrangers.

    Le ministère indien de l'Intérieur avait, le jour de Noël, déclaré les Missionnaires inéligibles aux dons étrangers, sans donner d'explication complète sur la raison. 

    Sunita Kumar, porte-parole des Missionnaires de la Charité à Calcutta, a déclaré au New York Times, le 28 décembre, qu'elle était convaincue que le problème pouvait être résolu. Elle a indiqué que le financement du travail des missionnaires ne serait pas affecté immédiatement en raison du soutien local.

    Quelques jours plus tard, cependant, les missionnaires ont commencé à rationner leur distribution de nourriture et d'autres articles aux pauvres, ce qui a provoqué la consternation et l'inquiétude des personnes pauvres aidées par les missionnaires. 

    Le revirement du gouvernement indien est un soulagement.

    "Nous ne nous attendions pas à ce que notre enregistrement soit annulé, mais c'est arrivé", a déclaré M. Kumar à UCA News après l'annonce du 7 janvier. 

    "Nous sommes heureux que le rétablissement de notre licence se soit fait sans beaucoup de retard".

    Les licences accordées aux ONG en vertu de la loi indienne de 1976 sur la réglementation des contributions étrangères sont soumises à une période de validité de cinq ans. Ces derniers temps, le gouvernement indien a renforcé son contrôle du financement étranger d'autres organisations à but non lucratif, telles qu'Amnesty International. 

    Ces problèmes juridiques en Inde surviennent dans un contexte de tensions politiques, sociales et religieuses, ainsi que de problèmes d'extrémisme religieux anti-chrétien dans de nombreuses régions.

    Les dons étrangers aux Missionnaires de la Charité ont représenté plus de 13 millions de dollars pour l'exercice financier se terminant en mars 2021, selon les documents déposés par l'organisation. L'organisation ne déclare pas publiquement son revenu total, selon le New York Times.

    Le père Dominic Gomes, vicaire général de l'archidiocèse de Calcutta, avait qualifié l'annonce initiale de "cadeau de Noël cruel pour les plus pauvres des pauvres."

    Il a déclaré qu'il y avait 22 000 personnes directement à charge et bénéficiaires dans les centres des Missionnaires de la Charité en Inde, rapporte UCA News. Les sœurs et les frères des Missionnaires de la Charité "s'efforcent d'élever des milliers de personnes et sont souvent les seuls amis des lépreux et des exclus de la société dont personne ne s'aventure à s'approcher".

    Sainte Thérèse de Calcutta a fondé les Missionnaires de la Charité en 1950, sous l'égide de l'archidiocèse de Calcutta. Le gouvernement a accordé aux missionnaires une maison pour servir les pauvres de Calcutta en 1952. L'organisation compte aujourd'hui des centaines de maisons dans le monde entier et ses membres comprennent des sœurs et frères religieux et des prêtres, ainsi qu'une organisation laïque.

  • Une situation qui préfigure le règne de l'Antéchrist

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    J’ai découvert Juan Manuel de Prada il y a des années (...). Il vient de publier un essai dont AM Valli reproduit ici une recension en italien, sur la situation « apocalyptique » (attention à ne pas se méprendre sur le sens de ce terme) que nous vivons. Je n’essaierais pas de résumer, j’en suis bien incapable. Je me contente de savourer, en invitant le lecteur à en faire autant.

    Ces jours que nous vivons. Et le règne de l’Antéchrist

    « Il y a une profonde signification surnaturelle dans tout ce qui se passe ». Ce sont les mots de Juan Manuel De Prada, auteur de Enmienda a la totalidad [1], un livre dans lequel l’écrivain espagnol d’origine basque, confronté à l’homologation des forces et des institutions politiques à une idéologie technocratique, récupère la pensée traditionnelle, en partant de la dimension surnaturelle de l’existence humaine, et dénonce la haine de la vie qui prévaut.

    Juan Manuel De Prada, brillant écrivain d’origine basque, est l’un des principaux intellectuels du catholicisme espagnol. Il est connu pour son anticonformisme, qui ressort avec force dans son dernier livre : Enmienda a la totalidad, un titre qui fait allusion à la nécessité d’un « amendement total  » concernant les idéologies contemporaines, qui sont fallacieuses dans leurs prémisses et ruineuses dans leurs conclusions.

    Dans ce dernier essai, l’écrivain espagnol oppose la pensée traditionnelle à la pensée unique de l’idéologie. Alors que les idéologies, explique De Prada, prônent un « être humain en évolution continue » et indéfiniment modifiable selon les désirs du pouvoir, la pensée traditionnelle défend un « être humain stable qui reconnaît dans sa nature un datum, quelque chose de donné, d’inamovible », une « nature spécifiquement spirituelle, que les idéologies renient ou méconnaissent ».

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  • Ce baptême qui nous sauve (dimanche 9 janvier)

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    le baptême qui nous sauve

    Une homélie de l'abbé Christophe Cossement pour la fête du baptême du Seigneur, (archive du 13 janvier 2019)

    Esprit Saint

    Il y a quinze jour nous avons entendu les anges annoncer aux bergers qu’un enfant était né pour être le sauveur (Lc 2,11), comme ils avaient dit à Joseph qu’il sauverait son peuple de ses péchés (Mt 1,21). Devant l’enfant Jésus, personne ne pouvait se douter de la façon dont ce salut viendrait. L’évangile de cette fin du temps de Noël nous transporte 30 ans plus tard, au premier geste public de cette action de sauveur : le baptême par Jean sur les bords du Jourdain. C’est là que Dieu commence à sauver son peuple de ses péchés. Et qu’est-ce que cela veut dire ?

    La première lecture choisie pour cette fête donne un mot précieux pour comprendre l’initiative de Dieu : la consolation. « Consolez mon peuple, dit votre Dieu ! » (Is 40,1). La venue puissante de Dieu — « il vient avec puissance, son bras lui soumet tout » (v.10) — est racontée avec des mots qui disent sa tendresse et sa proximité : il porte les agneaux sur son cœur, il conduit les brebis qui allaitent. (v.11) Cela suggère que l’œuvre du sauveur s’accomplira en restaurant une intimité, en rapprochant notre cœur du sien.

    Dans la lettre à Tite, l’œuvre du Seigneur est décrite comme « nous racheter de toutes nos fautes » et nous purifier (Tt 2,14) ; en nous faisant renaître par le bain du baptême, en nous renouvelant dans l’Esprit Saint (3,5). Nous pouvons rapprocher cela de l’œuvre de tendresse décrite par Isaïe en comprenant mieux ce qu’est le péché. Dieu, qui est la source de la vie, du bonheur intérieur, nous nous sommes habitués à vivre loin de lui, à être indifférents à lui, à vivre indépendamment de lui. C’est cela, le péché, qui nous rend tristes, insatisfaits, et qui nous pousse à nous mordre les uns les autres de mille façons : disputes, jalousie, domination, mensonge, amour de l’argent, recherche du plaisir pour lui-même, etc. C’est la prise de distance par rapport à Dieu, source du bonheur, qui cause tout cela. Et c’est pourquoi Jésus est venu nous racheter, pour que le péché ne continue pas de nous attrister et de nous rendre blessants et blessés.

    Quel est l’outil du Seigneur ? L’Esprit Saint : le Christ baptise dans l’Esprit Saint. L’Esprit, c’est l’amour qu’il échange avec son Père. Un amour si fort, si rayonnant, si brûlant, qu’il est quelqu’un : le Saint-Esprit — ce que l’évangile suggère en lui donnant une apparence corporelle et en le faisant apparaître du ciel ouvert : des images bien claires d’une communication renouvelée avec le monde de Dieu, grâce à Jésus le Fils. Être baptisé dans l’Esprit Saint, c’est être plongé dans cet amour intense, c’est être habité par ce mouvent d’adhésion totale au Père et au Fils. Fini, le désir de faire nos petites affaires dans notre coin ! L’heure est venue de vivre en fille, en fils de Dieu. Pas une étiquette, un label mais une mission : accueillir l’Esprit qui nous est donné.

    Nous qui sommes baptisés, voulons-nous vivre dans l’Esprit ? Vivre dans l’Esprit, c’est accueillir l’amour de Dieu sur nous et choisir de régler notre vie sur la présence de cet amour. Pour terminer je voudrais en donner quelques exemples :

    • Quand je me sens abandonné, me rappeler que mon Père du ciel a inventer le monde pour qu’il soit ma maison et que j’y sois avec lui ;
    • quand je me sens seul, dire à Dieu : tu es là, et tu m’aimes, et je pense à toi pendant que tu penses à moi ;
    • quand je réussis quelque chose de difficile, rendre gloire à Dieu pour son aide et pour comment il m’a fait ;
    • quand je suis inquiet, exposer à Dieu mon souci et compter sur lui pour ce qui dépasse mon pouvoir ;
    • en toute circonstance, demander à Dieu : veille sur ma foi, aide-moi à te faire confiance et à te rester fidèle, même quand c’est difficile.

    Que notre être d’enfant de Dieu grandisse ainsi cette année !

  • Le Baptême du Seigneur, fête de la Théophanie

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    Le baptême du Christ - Fonts baptismaux de Saint-Barthélemy à Liège

    À ton baptême dans le Jourdain, Seigneur,

    s'est révélée l'adoration due à la Trinité :

    car la voix du Père Te rendait témoignage

    en Te nommant Fils bien-aimé ;

    et l'Esprit, sous forme de colombe,

    confirmait la certitude de cette parole.

    Christ Dieu, Tu es apparu et Tu as illuminé le monde,

    gloire à Toi!

    (Tropaire, liturgie byzantine)

  • Dilexisti iustítiam et odísti iniquitátem (Introit du dimanche 9 février 2022)

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    Introitus Introït
    Ps. 44, 8 Ps. 44,8
    DILEXÍSTI iustítiam, et odísti iniquitátem: proptérea unxit te Deus, Deus tuus, óleo lætítiæ præ consórtibus tuis. (T. P. Allelúia, allelúia.) Ps. ibid., 2 Eructávit cor meum verbum bonum: dico ego ópera mea Regi. ℣. Glória Patri. Tu as aimé la justice et haï l’iniquité : c’est pourquoi, Dieu, ton Dieu, t' oint d’une huile d’allégresse d’une manière plus excellente que tous tes compagnons. (T.P. Alléluia, alléluia.). Ps. De mon cœur a jailli une bonne parole : c’est au roi que je raconte mes œuvres. ℣. Gloire au Père.
  • Le Baptême du Seigneur

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    Du blog du Père Simon Noël OSB :

    Le Baptême du Seigneur

    8 Jan 2022


    La scène du baptême de Jésus est une théophanie, c'est-à-dire une manifestation de la divinité. Le mystère de la Sainte Trinité nous est révélé. Dans le ciel, la voix du Père éternel. Dans le Jourdain, le Fils de Dieu fait homme. Dans la colombe, le Saint-Esprit. C'est au début de sa vie publique, la révélation du mystère de Jésus: il est vrai Dieu et vrai homme, il est le Fils du Père, Dieu qui a assumé notre chair, et sur lui repose le Saint-Esprit.

    Jean-Baptiste baptisait dans l'eau, pour que les hommes, en faisant pénitence pour leurs péchés, se préparent à la venue du Christ, qui lui les baptiserait dans le Saint-Esprit. Le baptême que Jésus instituerait, en effet, ne procure pas seulement le pardon des péchés, mais il fait de nous des hommes nouveaux, des enfants de Dieu, et des temples de la Sainte Trinité.

    Evidemment, Jésus n'avait pas besoin d'être purifié dans l'eau de quoi que ce soit, puisqu'il est l'innocence même, la sainteté infinie. Mais il s'est plongé dans l'eau, afin de sanctifier les eaux, et leur communiquer le pouvoir de nous régénérer et de nous sanctifier dans le sacrement du baptême. Cela est vrai de l'eau du baptême mais aussi de l'eau bénite. L'eau désormais nous purifie, nous guérit et nous protège contre toute forme de mal. Il est dès lors regrettable que, sous prétexte de pandémie, il n'y ait plus de bénitier dans les églises, puisque l'eau bénite est là justement pour nous protéger contre toute maladie. Heureusement, le rite de l'aspersion demeure possible. Enfin, n'importe qui peut toujours demander à un prêtre de lui bénir une bouteille d'eau pour l'emporter chez lui à la maison.

    Dans la Bible, l'eau symbolise aussi la mort, car on pensait que les démons se cachaient dans les eaux. La plongée du Christ dans les eaux du Jourdain préfigure sa plongée dans la mort. Le samedi-saint, Jésus va descendre dans le royaume de la mort, pour terrasser le diable et donner la vie éternelle aux défunts.

    Enfin, le baptême de Jésus représente aussi le mystère de notre baptême. Car au jour de notre baptême, le Père nous a dit à chacun et chacune toute la tendresse de son immense amour: Tu es mon fils, aujourd'hui je t'ai engendré. Nous sommes devenus enfants de Dieu, fils et filles dans le Fils, et le Saint-Esprit est venu reposer sur nous. Pensons-nous parfois à prier pour le prêtre qui nous a baptisé?

  • Etats-Unis : des jésuites pour couvrir les politiciens catholiques qui votent pour préserver et élargir l'accès à l'avortement

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    Du Père Raymond J. de Souza sur le National Catholic Register :

    Le livre d'un prêtre raconte la triste histoire de la complicité des Jésuites en matière d'avortement aux États-Unis

    COMMENTAIRE : Le défunt père jésuite Paul Mankowski savait à quel point certains de ses frères prêtres et ses supérieurs avaient trahi la Compagnie de Jésus.

    7 janvier 2022

    Vous avez besoin d'un ecclésiastique éminent pour couvrir les politiciens catholiques qui votent pour préserver et élargir l'accès à l'avortement ? Depuis plus de 50 ans, les Jésuites ont l'homme qu'il vous faut à portée de main. C'est un grave scandale dans l'un des ordres les plus vénérables de l'Église.

    Le père jésuite Pat Conroy, qui a été aumônier de la Chambre des représentants de mai 2011 à janvier 2021, a donné une interview publiée cette semaine dans le Washington Post, dans laquelle il défend les politiciens catholiques qui favorisent l'accès à l'avortement. Il est allé jusqu'à citer Saint Thomas d'Aquin sur la conscience pour défendre sa position, ce qui est à la fois embarrassant et indigne d'une formation jésuite correcte.

    Pour ceux qui ont la mémoire longue, l'idée d'un jésuite éminent de la Chambre des représentants défendant des lois permissives sur l'avortement n'est pas nouvelle. Le père Conroy est une version à petit budget du défunt père jésuite Robert Drinan, mais il reste un porte-drapeau de ce que ses frères ont coutume d'appeler "la tradition jésuite". 

    Il y a 15 ans cette semaine, le père Drinan était de nouveau sous les feux de la rampe. Rappelons les circonstances. Début 2007, Nancy Pelosi est devenue la première femme présidente de la Chambre des représentants, couronnement d'une carrière politique remarquable. Le fait qu'elle soit à nouveau présidente 15 ans plus tard est une preuve supplémentaire de la formidable force politique qu'elle demeure.

    Consciente de l'étape qu'elle avait franchie en 2007, Mme Pelosi a organisé un gala de quatre jours pour marquer son accession à la présidence. Tout a commencé par une messe "en reconnaissance de la présidente élue de la Chambre des représentants, Nancy D'Alesandro Pelosi", à son alma mater, la Trinity University de Washington, D.C. Le célébrant principal et homéliste était le père Drinan, alors âgé de 86 ans. Ce fut son dernier grand événement public. Il est décédé plus tard le même mois.

    C'est là que se trouve l'histoire scandaleuse de la complicité des jésuites dans l'avortement en Amérique, une histoire racontée de manière plus complète dans un nouveau livre important du défunt père jésuite Paul Mankowski, qui savait à quel point certains de ses frères jésuites et ses supérieurs avaient trahi la Compagnie de Jésus. 

    Le père Robert Drinan était prodigieusement talentueux, même selon les normes élevées pour lesquelles les jésuites des années 1960 étaient connus. Il est devenu doyen de la faculté de droit du Boston College à l'âge de 36 ans, et a mené cette faculté vers de nouveaux sommets pendant 14 ans. En 1970, il se présente au Congrès du Massachusetts et est élu cinq fois comme démocrate, de 1971 à 1981. 

    En mai 1980, le pape saint Jean-Paul II lui a ordonné de ne pas se présenter à la réélection de novembre de la même année, et le père Drinan a donc quitté le Congrès en janvier 1981. La décision de Jean-Paul II s'inscrivait dans le cadre d'une interdiction plus large faite aux clercs d'occuper des fonctions politiques. Lorsque la décision définitive est venue du pape, le père Drinan a obéi, disant que la défiance était "impensable". La défiance avait été son modus operandi pendant une décennie, en fait.

    Le père Drinan s'est présenté en 1970 sur une plateforme anti-guerre du Vietnam et a été le premier membre du Congrès à présenter des articles de mise en accusation contre le président Richard Nixon. Après l'arrêt Roe v. Wade en 1973, il a défendu la décision et a été un vote fiable en faveur de l'élargissement de la licence d'avortement, y compris le financement par les contribuables, pendant toute la durée de son mandat au Congrès.

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  • La liberté de religion est menacée en Belgique

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    De Mark Geleyn sur doorbraak.be :

    La liberté de religion est menacée en Belgique

    07/01/2022

    Nous ne savons pas encore s'il y aura une révision de la Constitution après les prochaines élections. Mais s'il y a une révision, elle portera aussi sur la liberté de religion dans ce pays. Pour beaucoup, c'est une surprise. La liberté de religion n'est pas un problème, n'est-ce pas ? Chacun fait ou croit ce qu'il veut. Si vous voulez toujours croire en Dieu, allez-y, mais n'embêtez pas les autres avec ça.

    La vision libérale du monde

    C'est à peu près l'opinion qui prévaut parmi les personnes qualifiées d'éclairées en Occident. Il s'agit d'une vision du monde qui s'est débarrassée du christianisme en tant que noyau de notre civilisation, ainsi que de la philosophie classique et de la pensée judéo-chrétienne, dans laquelle la raison doit tenir les désirs en échec.

    Dans le libéralisme des Lumières, l'autonomie de l'individu prévaut et un rationalisme qui doit servir les désirs, et non les inhiber. L'État est alors - en théorie - un cadre neutre dans lequel les ambitions des individus peuvent se complaire et ne doivent tenir compte que des ambitions des autres individus. C'est la philosophie de mon poing qui doit s'arrêter au nez des autres.

    Ce libéralisme domine aujourd'hui les sociétés occidentales. Cela ressemble à un programme de droits et de plus de droits, avec des contes pour enfants comme le contrat social que l'homme de la nature passerait pour se soumettre à un État. Et, avec ce cadre prétendument neutre de tolérance qui, au fil du temps, est devenu une idéologie intolérante. C'est le cadre dans lequel nous vivons actuellement.

    La constitution belge

    Cependant, les nobles principes du libéralisme classique sont magnifiquement formulés dans notre Constitution belge. En 1830, cette Constitution était un document très solide avec des principes de liberté dans un cadre de loi et d'ordre. Lorsque les fondateurs de la Belgique présentent leur Constitution au roi Léopold Ier, celui-ci réagit de manière quelque peu acerbe, mais conscient des limites de son pouvoir : "Elle est bien libérale, votre Constitution".

    Depuis lors, notre Constitution a été longuement remaniée. Mais heureusement, ce qui est resté, ce sont ces principes fondamentaux. L'une d'entre elles, importante, est la liberté de religion.

    La liberté religieuse sous pression

    Or, c'est précisément cette liberté de religion qui est mise à rude épreuve. Quelques exemples illustrent les enjeux de la pratique :

    Si le gouvernement flamand a mis en place cet été une police des religions pour contrôler les églises, les mosquées et les synagogues, il a laissé le contrôle des mosquées à risque réel à la police fédérale et à la sûreté de l'État. Que veut donc réellement ce gouvernement flamand ?

    Si les synagogues (et les écoles) juives ont encore besoin de la protection de l'armée et de la police, c'est que quelque chose ne tourne pas rond dans l'État de droit de ce pays. Nous nous en tenons aux symptômes, mais nous ne nous attaquons pas à l'auteur du crime. Si, pendant la période de Noël, les autorités locales doivent placer les crèches de Noël dans un enclos en fer pour éviter le vandalisme, et qu'elles les laissent ensuite généralement tels quels, c'est que quelque chose ne tourne pas rond dans l'ordre public.

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  • Aucun miracle certifié n’aurait jamais eu lieu à Medjugorje

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    De FSSPX.NEWS :

    Aucun miracle n’aurait jamais eu lieu à Medjugorje

    31 DÉCEMBRE, 2021

    Quarante ans après les premières prétendues apparitions de la Vierge Marie à Medjugorje un journaliste italien publie un rapport du Vatican, concluant qu’aucun miracle certifié n’aurait jamais eu lieu dans le célèbre sanctuaire de Bosnie-Herzégovine.

    Oltretevere, ce n’est pas avec un feu d’artifice mais avec une bombe à retardement que l’on vient de passer le seuil de la nouvelle année : et pour cause.

    Les rapports secrets de la Commission pontificale présidée par le cardinal Camillo Ruini, constituée afin d’enquêter sur les prétendues apparitions de Medjugorje viennent d’être divulgués dans le dernier livre de Davide Murgia, qui vient de paraître aux éditions Rubettino, Processo a Medjugorje – « Procès à Medjugorje », ouvrage non traduit à ce jour.

    Et la conclusion tombe tel un couperet de guillotine : « aucune guérison miraculeuse certifiée n’a eu lieu à Medjugorje… »

    Pour en arriver là, Davide Murgia – journaliste à la Rai, qui anime plusieurs émissions religieuses sur TV2000, média piloté par la Conférence des évêques d’Italie (CEI) – a épluché les procès-verbaux et autres enregistrements de la Commission créée en mars 2010 par le pape Benoît XVI.

    Cette Commission porte le nom de son président, le cardinal Camillo Ruini, vicaire pour le diocèse de Rome entre 1991 et 2008. Ce dernier avait reçu pour mission de statuer sur le caractère surnaturel ou non des apparitions et proposer des solutions pastorales.

    La Commission a accueilli en son sein les cardinaux Jozef Tomko, Vinko Puljc, Josip Bozanic, Julian Herranz et Angelo Amato, ainsi que neuf « experts » : quatre théologiens, un mariologue, un canoniste, un rapporteur de la Congrégation pour les causes des saints, un psychologue et un représentant de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    Les conclusions de la Commission Ruini n’avaient jamais été publiées à ce jour, et on ne connaissait que ce que le pape François en avait dit en 2017, lors de son retour du Portugal : « les premières apparitions, qui étaient celles des enfants, l’enquête dit, plus ou moins, qu’il faut continuer à enquêter là-dessus.

    « Mais pour les présumées apparitions actuelles, l’enquête a des doutes. (…) Je préfère la Madone mère, notre mère, et non la Madone chef de service, avec des graphiques et qui envoie des messages tous les jours », avait commenté, avec une certaine gêne, le Saint-Père.

    Un dossier vide… de surnaturel

    « Les documents que je publie peuvent, à mon avis, être très utiles pour se former son propre jugement », explique l’auteur.

    En effet, il ressort des rapports de la Commission que, sur les 487 cas de « guérison » signalés à Medjugorje, seuls dix ont été jugés dignes d’être examinés par les experts médicaux de la Congrégation pour la cause des saints, qui a conclu qu’aucun ne pouvait être considéré comme scientifiquement inexplicable…

    L’auteur rapporte également les confidences que certains membres de la Commission Ruini lui ont faites : « imaginez le scandale sans précédent qui surgirait dans l’Eglise si le phénomène de Medjugorje s’avérait faux, artificiel, infondé. Il aurait trompé une multitude de personnes », confie l’un d’eux, sous couvert d’anonymat.

    Reste à attendre – si elle a lieu – la réaction romaine à l’ouvrage de Davide Murgia. Et, si les documents publiés s’avèrent authentiques, qui a eu intérêt, derrière les murs léonins, à divulguer des informations aussi sensibles à la presse…

    (Source : Agenzia Nazionale Stampa Associata – FSSPX.Actualités)

  • 6000 catholiques allemands mobilisés contre le chemin synodal des évêques

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    Lu sur "Catholic Culture" :

    Le manifeste des catholiques allemands s'oppose au chemin synodal des évêques

    5 janvier 2022

    Le pape François a reçu un document signé par près de 6 000 catholiques allemands, exprimant leur opposition à la "voie synodale" suivie par la conférence épiscopale allemande.

    Le Pontife a reçu le document de 8 pages intitulé "Nouveau départ : Un manifeste pour la réforme" - par une délégation de catholiques allemands qui ont assisté à son audience publique hebdomadaire.

    Le manifeste accuse la "Voie synodale", qui propose des changements radicaux dans l'enseignement et la discipline de l'Église, de "violer la paix des congrégations, d'abandonner le chemin de l'unité avec l'Église universelle, d'endommager l'Église dans la substance de sa foi et d'ouvrir la voie au schisme".

    Signes du soutien du Vatican

    Le fait que le pape François ait organisé une réunion publique avec certains des catholiques allemands qui ont signé le manifeste suggère un fort degré de soutien papal à cette initiative. Le fait que le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, ait célébré la messe pour la délégation allemande, tout comme l'archevêque Georg Gänswein, secrétaire du pape émérite Benoît XVI, témoigne également du soutien du Vatican.

    Le pape François avait écrit aux dirigeants de l'Église allemande en novembre 2020 pour leur faire part de ses inquiétudes quant à certaines des propositions radicales du Chemin synodal. Mais les évêques allemands ont poursuivi le processus sans se décourager, et le manifeste observe que les objections du pape ont été "simplement ignorées."

    Détournement de la vraie réforme ?

    Le document "Nouveau départ" rejette les propositions qui ont été approuvées par une majorité d'évêques allemands, et insiste sur le fait que la conférence épiscopale ne peut "parler au nom de tous les catholiques d'Allemagne et prendre des décisions contraignantes pour eux." Le manifeste s'oppose spécifiquement aux déclarations incorporées dans le "Chemin synodal" sur l'ordination des femmes, le divorce et le remariage, le sacerdoce et la reconnaissance des unions homosexuelles.

    Les partisans de la Voie synodale ont fait valoir que ce processus était une réponse nécessaire à la corruption révélée par le scandale des abus sexuels. Mais le manifeste affirme que "ce qui s'est réellement passé, c'est l'instrumentalisation de la crise des abus pour la mise en œuvre d'un programme politico-ecclésiastique bien connu... un programme ecclésiastique libéral".

    En outre, le manifeste accuse les partisans de la voie synodale - qui représentent les clercs et les travailleurs ecclésiastiques - de chercher à "conserver le modèle d'une Église hautement institutionnalisée" dans laquelle ils peuvent garder le contrôle. La réforme de l'Église, affirment les auteurs du manifeste, "n'a jamais été un renouveau authentique et profond sans la repentance et la redécouverte de l'Évangile qui change la vie."

    Lire également : Synode allemand : lentement et surement… vers le schisme

  • Ce mois-ci, dans La Nef :

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    Voici le sommaire de cette excellente publication (janvier 2022) (certains contenus sont accessibles en cliquant sur les liens) :

    AMDG
    Responsa de Rome : une sévérité insoutenable

    L'éditorial de janvier par Christophe Geffroy,
    Directeur de La Nef

    À quelques jours de Noël – beau cadeau ! n’y avait-il rien de plus urgent en ces temps de pandémie et de drame des abus sexuels sur mineurs ? –, la Congrégation pour le Culte divin a rendu public le 18 décembre dernier des Responsa ad dubia (réponses aux doutes) « sur certaines dispositions » de Traditionis custodes. Dans la lignée du motu proprio du pape et de sa lettre d’accompagnement aux évêques, le ton est brutal, sans aucun souci de ménager les personnes concernées.

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    CE MOIS-CI DANS LA NEF :

    ENTRETIEN
    DOSSIER Jacques Maritain (1882-1973)
    • Maritain : « Sauver les vérités affolées », par Baudouin de Guillebon
    • Maritain et Maurras, par Florian Michel
    • Maritain, théologien de l’Église, par le Père François Daguet o.p.
    • « J’avais trouvé mon maître », entretien avec Michel Fourcade
    • Actualité politique de Maritain, par Christophe Geffroy
    VIE CHRÉTIENNE
    • Les mauvais anges et le mal naturel, par Denis Sureau
    • Question de foi : Ô mon beau dialogue…, par l’abbé Hervé Benoît
    CULTURE
    • La mutinerie des Cipayes, par Michel Toda
    • Notes de lecture
    • De verbe et de chair : Voici de l’eau, par Henri Quantin
    • Musique : Le Schubert de Berman, par Hervé Pennven
    • Noël : sélection de livres pour vos cadeaux, par Patrick Kervinec
    • Cinéma : The Chosenpar François Maximin
    • Sortir : Maurice Denis, par Constance de Vergennes
    • À un clic d’ici, par Léonard Petitpierre
    • Et pour les jeunes…, par Valérie d’Aubigny
    • Un livre, un auteur : entretien avec le Père Michaël Bretéché
    • Rencontre : Guillaume d’Alançon, par Marine Tertrais
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  • Ce qu'est le pape

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    De l'abbé Christian Gouyaud sur le site de La Nef :

    Qu’est-ce que le pape ?

    La place de Pierre. Pour comprendre le rôle d’un pape, il convient de partir des prérogatives confiées par Jésus à Pierre, dont l’évêque de Rome est précisément le successeur. Dans le prolongement d’une nuit passée en prière, Jésus « appela ses disciples et il en choisit douze qu’il nomma apôtres ». Suit la liste de ces apôtres, qui commence ainsi : « Simon, qu’il nomma Pierre… » (Lc 6, 12-15). Cette première place fonde ce que l’Église désignera par l’expression de « primauté de Pierre ». Pierre, en l’occurrence, n’est pas seulement en tête de liste des apôtres, mais c’est chez lui, à Capharnaüm, que Jésus vient loger, c’est dans sa barque que Jésus monte, c’est lui qui intervient à maintes reprises au nom des autres, c’est lui qui appartient – et dont il est fait mention encore en premier – à un sous-groupe au sein des Douze, témoin de la transfiguration et de l’agonie à Gethsémani, c’est à lui que Jean cède le pas pour entrer dans le tombeau, c’est à lui en particulier que les femmes doivent annoncer la bonne nouvelle de la Résurrection, c’est lui qui est à la manœuvre dans l’Église primitive, c’est pour lui rendre compte de l’Évangile qu’il prêche que Paul se rend une première fois à Jérusalem, c’est pour qu’il tranche – avec Jacques et Jean, ces autres « colonnes » de l’Église – la question d’imposer ou non les prescriptions judaïques aux chrétiens issus du paganisme que Paul y retournera quatorze ans plus tard.

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