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Eglise - Page 2

  • Un prêtre sauvagement assassiné au Nigeria

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    NIGERIA - Assassinat barbare d'un prêtre

    18 janvier 202

    Abuja (Agence Fides) – Le Père John Gbakaan, Curé de la Paroisse Saint Antoine de Gulu, dans le Diocèse de Minna, dans la zone de gouvernement local de Lapai, dans l'Etat du Niger, a été enlevé et tué le 15 janvier le long de la route reliant Lambata à Lapai.

    C'est ce qu'a confirmé hier, Dimanche 17 janvier, le Curé de la Paroisse Sainte Thérèse de Madala, le Père John Jatau, selon lequel le Père Gbakaan, en compagnie de son frère et d'un autre prêtre, s'était rendu le 14 janvier à Makurdi, dans l'Etat de Benue pour aller trouver sa mère.

    Le 15 janvier, sur le chemin du retour, le prêtre et son frère ont été attaqués par des hommes armés le long de la route reliant Lambata à Lapai. L'attaque a eu lieu aux alentours de 21.00 locales dans les environs du village de Tufa. Les deux hommes ont été capturés par des bandits armés qui ont appelé le Diocèse de Minna le samedi 16 janvier demandant une rançon de 30 millions de Naira par la suite ramenée à cinq millions (soit environ entre 65.480 € initialement et 10.915 € au final).
    Entre temps cependant le corps sans vie du prêtre avait été retrouvé ligoté à un arbre dans les environs de la route où avait eu lieu l'enlèvement. Le Père Gbakaan aurait été tué à coups de machette tellement violents qu'ils rendent difficile la reconnaissance du corps.

    Dans la brousse a ensuite été retrouvé la Toyota Venza à bord de laquelle voyageait le prêtre. Aucune nouvelle n'existe concernant son frère, lequel se trouverait encore entre les mains des bandits.

    L'Association chrétienne du Nigeria (CAN) a demandé au gouvernement fédéral de mettre un terme à l'enlèvement et au meurtre de responsables religieux de la part de bandits sur le territoire national. Le Vice-président de la CAN – région septentrionale – le pasteur John Hayab, a qualifié de « choquant et douloureux » le meurtre du prêtre, affirmant que l'insécurité dans le nord a pris une dimension alarmante. « Nous avons reçu la nouvelle de l'enlèvement et du merutre de notre cher Père John [ Gbakaan] avec un grand choc et une grande douleur » a déclaré le pasteur protestant. « Aujourd'hui, dans le nord du Nigeria, de nombreuses personnes vivent dans la peur et nombre de jeunes ont peur de devenir prêtres ou pasteurs parce que la vie de ces derniers et en grave danger. Quand des bandits ou des ravisseurs se rendent compte que leur victime est un prêtre ou un pasteur, il semble qu'un esprit violent s'empare de leur cœur pour demander une rançon plus élevée et, dans certains cas, ils en arrivent à tuer leur victime » indique le responsable de la CAN. « Nous supplions simplement le gouvernement fédéral et toutes les agences de sécurité de faire tout le nécessaire pour mettre un terme à ce mal ». (L.M.) (Agence Fides 18/01/2021)

  • RDC : un évêque dénonce l’indifférence face aux massacres au Nord-Kivu

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    Du site d'information religieuse "Présence" (Canada) :

    Un évêque congolais dénonce l’indifférence envers les massacres au Nord-Kivu

    Agence Catholic News Service

    2021-01-18

    Un évêque congolais demande une action internationale pour endiguer les massacres dans son diocèse et accuse le gouvernement et les médias du pays d'être indifférents aux souffrances actuelles.

    «L'année dernière encore, au moins un millier de personnes ont été tuées ici – cela dure depuis une décennie, et la situation s'est détériorée en une chaîne de massacres», a déclaré l'évêque Melchisedech Sikuli Paluku de Butembo-Beni dans la province du Nord-Kivu au Congo.

    «J'appelle la communauté internationale à entendre le cri de souffrance de mon pays et à aider ses pauvres gens. Compte tenu du calvaire que nous avons été contraints de subir pendant si longtemps, nous nous sentons abandonnés.»

    L'évêque a lancé cet appel dans une vidéo distribuée le 14 janvier par la branche allemande de l'organisme Aide à l'Église en détresse, alors qu'une délégation d'évêques congolais et étrangers entamait une visite de six jours.

    Dans un commentaire, Aide à l'Église en détresse a déclaré que le Nord-Kivu, riche en ressources, avait été en proie aux Forces démocratiques alliées, un mouvement rebelle de l'Ouganda voisin dirigé par un chrétien converti à l'islam qui avait déclaré son affiliation à Daech.

    Elle a ajouté que les forces congolaises et les troupes d'une mission de stabilisation de l'ONU forte de 18 000 hommes n'avaient pas réussi à pacifier l'«épicentre de la violence» autour de Beni, alimentant ainsi la plus longue crise humanitaire d'Afrique.

    «Les médias de notre pays n'en parlent guère, voire pas du tout, alors que tout ce qui intéresse nos hommes politiques est de savoir comment partager le gâteau du pouvoir», a déclaré Mgr Sikuli Paluku dans son message vidéo, qui comprenait des scènes de violence récentes.

    «Malgré tout, nous devons espérer que les choses s'améliorent et que l'État fasse à l'avenir de plus grands efforts pour mettre fin à ces massacres.»

    La délégation de la conférence des évêques congolais et de l'Association des conférences épiscopales d'Afrique centrale a commencé sa tournée des diocèses de Butembo-Beni, Bunia et Goma le 15 janvier et organisera des prières et des messes pour la paix et la justice, selon les médias locaux.

    Cependant, lors des dernières atrocités, 15 femmes et enfants auraient été tués à coups de machette par des combattants des Forces démocratiques alliées dans un camp le 13 janvier, tandis qu'au moins 40 autres ont trouvé la mort lors des attaques des militants près de Beni le 31 décembre.

    Dans une homélie prononcée le 3 janvier à la cathédrale, Mgr Sikuli Paluku a annoncé une «campagne de solidarité» pour aider les personnes déplacées par la violence, qui comprendra des collectes pour Caritas.

    «Certaines paroisses sont déjà presque vides d'habitants», a déclaré l'évêque à Radio Moto Butembo-Beni le 4 janvier.

    «Cela signifie que nous avons maintenant plus de personnes déplacées qu'il y a un mois. Il est important qu'en plus des prières, nous fassions aussi bouger les choses. Ce sont nos frères et sœurs, et le partage est une exigence pour chaque chrétien.»

    L'Église catholique est depuis longtemps impliquée dans les efforts de paix au Congo, où environ 5 millions de personnes ont été déplacées par les combats dans l'est du pays, plus de 900 000 ayant cherché refuge dans les pays voisins et un demi-million de plus à l'intérieur du pays, selon les données de 2020 du HCR, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés.

  • L'innocence d'un agneau

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    s-agnese.jpgDe missel.free.fr  :

    A propos de sainte Agnès, la tradition latine a pour fondement le De Virginibus de saint Ambroise. Prononcé pour la fête de la sainte, en janvier 375 ou 376, le sermon donne la plus ancienne représentation du martyre de date certaine :

    A douze ans, Agnès accomplit son martyre ; détestable cruauté qui n'épargna point cet âge si jeune ou plutôt admirable puissance de la foi qui jusque dans cet âge sut trouver un témoin.

    En un si petit corps, y eut-il place pour la blessure ? Et pourtant, n'ayant pas où recevoir le glaive, elle eut de quoi vaincre le glaive.

    Les filles de cet âge ne peuvent soutenir le regard irrité de leurs parents, une piqûre d'aiguille les fait pleurer, comme si c'était une blessure ; Agnès, intrépide entre les mains sanglantes des bourreaux, immobile au milieu des lourdes chaînes qu'on tire avec fracas, offre tout son corps à la pointe du glaive que le soldat brandit contre elle avec fureur.

    Sans savoir encore ce qu'est la mort, elle est prête à la subir. Si, malgré elle, on la traîne aux autels, à travers leurs feux elle tend les mains vers le Christ ; sur les foyers sacrilèges, elle forme le signe victorieux de la croix du Seigneur. Au carcan et aux menottes de fer, elle passe son cou et ses deux mains ; mais il n'en était pas qui pussent serrer des membres si délicats.

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  • René Stockman, héritier de Pierre Joseph Triest (RCF)

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    Une émission de RCF :

    René Stockman, héritier de Pierre Joseph Triest

    Présentée par Jacques Galloy, Tanguy Bocquet

    MARDI 19 JANVIER À 17H03

    DURÉE ÉMISSION : 57 MIN

    René Stockman, héritier de Pierre Joseph Triest

    René Stockman, frère général des frères de la Charité, présente 15 méditations originales du fondateur de sa congrégation: le Père Triest, pionnier en soins et attentions aux pauvres.

    Dans cette émission, le frère René Stockman présente son nouveau livre "Prier 15 jours avec le père Pierre Joseph Triest", rédigé dans le cadre de la cause de béatification du Père Pierre Joseph Triest, fondateur des frères de la Charité à Gand au début du XVIIIe siècle. Le frère Stockman donne son propre témoignage, évoque ses premières expériences de jeune au service de camps pour jeunes handicapés. Il évoque les défis actuels de la charité en Belgique, au Congo et dans le monde.

    Fondateur des frères de la Charité, Pierre-Joseph Triest est né en 1760. C'était un homme affecté qui consacra toute sa vie aux soins des pauvres, des petits et des malades. Tout était enraciné dans l’amour de Dieu. Pour lui, la charité était amour, compassion et engagement concret. Toujours il essaya de prendre soin de l’homme dans son intégralité. Il a toujours réussi à redonner espoir aux gens.

    15 textes fondateurs rédigés par le Père Triest composent ce parcours de 15 méditations qui permettent de découvrir ou redécouvrir qui il était réellement. Ces réflexions peuvent être une source d’inspiration pour aller avec plus d’amour vers ceux qui manquent tant d’amour, et pour ne pas oublier de puiser dans la véritable source de l’amour: Dieu.

    Le livre écrit par René Stockman est publié en 3 langues: en français par Nouvelle Cité, en anglais par New City Press et en néerlandais par Betsaida.

    https://www.nouvellecite.fr/librairie/prier-15-jours-avec-le-pere-triest/

    Savez-vous que les Frères de la Charité en Belgique gèrent plus de 50 écoles d'enseignement normal et spécial primaire et secondaire, 12 hôpitaux psychiatriques et 15 centres orthopédagogiques ? Ils gèrent aussi des institutions de soins aux personnes âgées, soins aux personnes dépendantes, économie sociale et des crèches font partie de leurs activités. Au total environ 12.500 collaborateurs en Flandre et 1.500 en Wallonie procurent des soins et un enseignement à plus de 40.000 enfants, jeunes, adultes et personnes âgées. Aujourd'hui, la congrégation compte 600 frères dans le monde, dont 75 en belgique et se renouvelle fortement à l'international. 

    https://broedersvanliefde.be/fr/la-communaute-des-freres

  • Mgr Rougé, évêque de Nanterre : un sursaut d’espérance

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    Espérance 1603243819_9791032916858_v100.jpgC’est le titre d’un ouvrage de réflexions spirituelles et citoyennes que cet évêque adresse au monde qui vient. Il est interrogé ici par les Eveilleurs . Dans cet entretien de 35 mn, diffusé par le site « Riposte catholique » , il revient notamment sur les conséquences de la crise sanitaire, notamment sur le confinement qui a isolé nos aînés et qui nous a fait oublier que nous n’étions pas seulement un corps, mais aussi un cœur et une âme. Il lance un vibrant message d’espérance et appelle les chrétiens à un renouveau de leur Foi. Que jamais ils ne se laissent envahir par la peur, la crainte et la culture de la mort, mais qu’ils s’ouvrent pleinement à la beauté de la Vie et qu’ils s’engagent à la défendre et à la protéger….

     Ref. Mgr Rougé face aux Eveilleurs

    Rougé 220px-MGR_MATHIEU_ROUGE.jpgMatthieu Rougé est le fils d'un père haut fonctionnaire et d'une mère collaboratrice particulière de Robert Schuman1. Il est rapidement intéressé par la politique et l'enseignement. Il entre alors en classes préparatoires littéraires, où il est particulièrement marqué par l'œuvre de Georges Bernanos. Mais deux ans plus tard, à l'âge de 19 ans, il quitte ses études pour entrer au séminaire français de Rome. Il obtient alors une maîtrise de philosophie en 19892. Il mène ensuite une thèse intitulée « Sicut in osculo amoris, doctrine et expérience de l'Eucharistie chez Guillaume de Saint-Thierry », sous la direction du père Karl Becker et obtient son doctorat en théologie en 1998, à l'Université pontificale grégorienne, avec la mention summa cum laude, la meilleure possible2,3.

    Ordonné le 25 juin 1994, il est nommé vicaire de l'église Saint-Séverin en 1996, puis secrétaire particulier du cardinal Lustiger en 2000. En 2003, ce dernier lui confie la basilique Sainte-Clotilde, puis la direction du Service pastoral d'études politiques, plus connu sous le nom d'aumônerie des parlementaires. Il occupe ces deux fonctions jusqu'en 20124. Enfin, en 2013, le cardinal André Vingt-Trois le nomme curé de la paroisse Saint-Ferdinand des Ternes - Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus dans le XVIIe arrondissement.

    En parallèle, il exerce la charge de professeur de théologie à l'Université ecclésiastique San Dámaso (es) de Madrid entre 2012 et 2013, et à l'École cathédrale de Paris, ainsi qu'au Collège des Bernardins depuis 1998.

    Il est également chanoine honoraire de la cathédrale Notre-Dame de Paris, membre sociétaire de l'Académie catholique de France, membre de la convention de la Fondation Charles-de-Gaulle et membre du conseil scientifique de l'Institut Jean-Marie Lustiger3.

    Ami de Jean d'Ormesson, il célèbre sa messe d'obsèques en la cathédrale Saint-Louis des Invalides lors de l'hommage national rendu le 8 décembre 20175,6.

    Le 5 juin 2018, le pape François le nomme évêque de Nanterre en remplacement de Mgr Michel Aupetit, nommé archevêque de Paris7,8. Il est consacré évêque le dimanche 16 septembre 2018 en la cathédrale Sainte-Geneviève-et-Saint-Maurice de Nanterre9. (Wikipedia)

  • Nombre de fidèles admis dans les lieux de culte en Belgique : les responsables des cultes reconnus appellent au retour à une norme relative

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    conference_episcopale_de_belgique-300x170.jpgCommuniqué publié ce jour par les représentants de l’Eglise catholique dans le cadre de la lutte contre la pandémie de covid 19 et ses avatars:

    " Dans une lettre commune adressée au Gouvernement fédéral, les représentants de tous les cultes reconnus de notre pays demandent que pour le nombre de fidèles autorisés dans les lieux de culte, on réutilise la norme d’1 personne/10 m², au lieu du nombre absolu actuellement en vigueur de 15 personnes. Les cultes ont présenté cette proposition dans une lettre adressée au Ministre de la Justice.

    En ces temps difficiles et incertains, le besoin de sens et de spiritualité se fait sentir plus que jamais. Depuis des mois, un maximum de 15 personnes à la fois peuvent se réunir dans les églises, mosquées et synagogues de notre pays. Même si la vie de croyant ne se déroule pas exclusivement dans le lieu de culte, beaucoup ressentent cette mesure sur le long terme, comme une restriction drastique de cette dernière.

    Aussi sécurisant, moins restrictif

    Tous les cultes reconnus de notre pays demandent instamment au Gouvernement fédéral de réfléchir dès maintenant aux futurs critères pour les célébrations religieuses. Se basant sur de nombreux exemples à l’étranger et sur l’expérience du printemps 2020, lors du premier confinement, ils proposent de réutiliser la norme relative maximale d’une personne/10m2.

    L’usage de cette norme s’est avéré moins restrictif pour la pratique religieuse et en même temps très protecteur pour la santé publique. La lutte contre le virus reste bien sûr, la première préoccupation des représentants des cultes. Il est clair aussi que les mesures de sécurité précédemment instaurées par le Gouvernement resteront d’application dans leur intégralité (distance d’1,5 mètre entre chaque personne, port obligatoire d’un masque et désinfection des mains, désinfection de tout le matériel utilisé, bonne ventilation, etc.)

    La lettre au Ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne est une initiative conjointe des représentants des cultes catholique romain, protestant-évangélique, israélite, anglican, islamique et orthodoxe. Pour les catholiques, la lettre a été signée par Mgr Guy Harpigny, Évêque de Tournai, Mgr Johan Bonny, Évêque d’Anvers et Mgr Herman Cosijns, Secrétaire général de la Conférence épiscopale de Belgique. "

    Ref. Nombre de fidèles admis dans les lieux de culte en Belgique : les responsables des cultes reconnus appellent au retour à une norme relative

    Un communiqué pour inviter à "réfléchir" ou à agir ? La Conférence épiscopale de Belgique sortira-t-elle enfin du bois pour dénoncer clairement l’absurdité du numérus clausus de 15 personnes par lieu de culte imposé aux croyants par les ayatollahs laïcs de la santé qui sévissent au sein du comité interfédéral de concertation ? Réponse ce vendredi 22 janvier: peut-être...

    JPSC

  • L'Eglise d'Irlande au banc des accusés

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    De sur Smart Reading Press :

    IRLANDE : L’ÉGLISE DE NOUVEAU AU BANC DES ACCUSÉS

    Croix d'Irlande

    Publié le 12 janvier 2021, un rapport de l’État irlandais sur les foyers accueillant les mères célibataires de 1922 à 1998 dresse un tableau effrayant des maltraitances que ces femmes ont subies avec leurs enfants tout au long de ces années, notamment la pratique de certains centres de séparer mère et enfant. L’Église catholique est directement visée pour ses responsabilités dans ce drame.

    À Tuam, petite ville irlandaise de 6 000 habitants située à trente kilomètres de Galway, la Mother and Baby Home, gérée par les sœurs du Bon Secours, a fermé il y a bien longtemps. Dans les années 1970, deux enfants jouant dans des ruines du centre tombent sur une ancienne fosse septique remplie de squelettes. Non pas des morts de la grande Famine de 1845, comme le prétendent d’abord les autorités, mais les restes de 978 enfants décédés dans l’établissement (80 % d’entre eux avant leur premier anniversaire), dont les dépouilles ont été mises dans cette fosse commune.

    Cette découverte fait ressurgir un peu partout dans le pays des souvenirs longtemps enfouis, liés à certains marqueurs de la société irlandaise. En 2015, face au scandale qui prend des proportions nationales, le Gouvernement irlandais instaure une commission indépendante qui enquête sur 18 établissements pour mères célibataires – 14 foyers «Mother and Baby» et 4 «foyers de comté» – dans lesquels, contraintes de fuir leur famille, les mères célibataires trouvaient refuge. Certains de ces centres étaient administrés par l’État, d’autres (la majorité) par des congrégations religieuses.

    En cinq ans d’enquête, les experts rassemblent 3 000 pages de données et 1 000 pages de témoignages portant sur la période 1922-1998, un travail méticuleux sur l’histoire des Irlandaises mises au ban de la société pour avoir été enceintes sans être mariées. Publié le 12 janvier dernier, leur rapport a mis en évidence 9 000 décès survenus pendant cette période dans les établissements d’accueil.

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  • Divagations cardinalices

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    Du blog de Jeanne Smits :

    Le cardinal Juan Sandoval Iñiguez, ancien archevêque de Guadalajara, au Mexique, a diffusé le 12 janvier une vidéo accusant les partisans du Nouvel ordre mondial de promouvoir leur cause par la mise en œuvre la pandémie du COVID-19 et par les restrictions et mesures qui leur permettent d'affaiblir les nations et les économies. Il les accuse également d'avoir « l'intention » de mettre dans les vaccins COVID-19 une « puce » qui serait la « marque de la bête » de l'Apocalypse sans laquelle il serait impossible « d'acheter ou de vendre ».

    Voici la traduction du texte espagnol du vidéo-message du cardinal Sandoval, retranscrit par les soins de Jeanne Smits :

    "Le complot en vue d’un nouvel ordre mondial sans le Christ

    Très chers amis, ce sera long. Cette pandémie ne sera pas terminée dans un mois ou deux : peut-être toute cette année, peut-être encore trois, quatre, cinq ou six ans... ce que ces messieurs voudront. Ce sera long. C’est une situation dure et difficile, telle qu’on n’en a jamais vu dans l’histoire de l’humanité.
     
    Et celui qui menace est un certain Bill Gates, que vous connaissez tous, car il est prophète et il prédit l’avenir ; et tout comme il a prédit cette pandémie du coronavirus, il a aussi déjà affirmé qu’une attaque de variole pourrait survenir, cette maladie que l’on croyait vaincue, éradiquée.
     
    Mais il s’avère – « par hasard », « normalement » – que dans un laboratoire d’Atlanta, dont Bill Gates est un bienfaiteur et un parrain, il y a une souche de variole. Alors, soyons également préparés à cette nouvelle pandémie, cette nouvelle menace.
     
    La question est de savoir ce que ces messieurs ont l’intention de faire. Ce sont des gens très haut placés quant au pouvoir, dans la finance, ils sont très haut placés et très cachés, même si nous connaissons maintenant le nom de plusieurs d’entre eux : qu’ont-ils donc en tête ?
     
    Ils ont créé ce virus et maintenant celui-ci attaque beaucoup plus de nations sur la terre. Quelles sont leurs intentions ? Ils veulent un gouvernement mondial ; pour arriver à un nouvel ordre qui est vanté depuis quelques années déjà. Le nouvel ordre, c’est-à-dire un gouvernement mondial unique, où il n’y a qu’un seul gouvernement, bien sûr, une armée, une monnaie, une économie et aussi une seule religion, qui ne sera certainement pas la religion chrétienne : ils la combattront. Ce sera la religion de la terre, de la terre mère, la religion de l’homme, de l’humanité, de la fraternité universelle.

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  • "Spiritus Domini" : la leçon du pape François sur comment instituer des ministères féminins

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    Denis Crouan, sur pro Liturgia, adapte une note publiée par Daniel Millette sur "One Peter Five" :

    "Spiritus Domini" : la leçon du pape François sur comment instituer des ministères féminins :

    Dans un moment d’égarement, j’ai lu le dernier Motu proprio du pape François : « Spiritus Domini ». Ce qui était particulièrement intéressant n’était pas que les femmes puissent être officiellement lectrices et acolytes : non. Ce qui était intéressant, c’est de voir la stratégie employée par le pape pour changer les choses. Un coup de stylo, une inspiration de l’Esprit Saint et voilà que les femmes pourront accéder aux sanctuaires jusqu’ici réservés aux ministres de l’autel.

    En lisant Motu proprio, on est - si tant est qu’on tienne à la Tradition catholique - étonné, confus. « Spiritus Domini » commence par parler vaguement de charismes : on en a tous, écrit le pape qui rappelle qu’ils servent édifier l’Église. Fort bien. Mais soudain, ces charismes sont « appelés ministères parce qu’ils sont publiquement reconnus et institués par l’Église ». Transformer tous les charismes en ministères devant être reconnus par l’Église est pour le moins curieux, surtout si l'on considère le contexte de ce Motu proprio.

    « La vérité rend libre » disait le pape Jean-Paul II. Ici, la vérité oblige à dire qu’avec son Motu proprio, le pape François approuve cette désobéissance qui, des années durant, a conduit certaines femmes à jouer aux acolytes et aux lectrices avec les encouragements des évêques diocésains. En résumé, la désobéissance est assimilée à un charisme.

    Et ensuite ? François va-t-il approuver les péchés contre le sixième commandement sous prétexte que les gens les commettent de toute façon ? Va-t-il rendre la présence au messes dominicales facultative parce que de moins en moins de gens vont à l’église ? Après tout... On sait que quand on dépasse les bornes, il n’y a plus de limites.

    L’idée des charismes et des ministères étant passablement confuse, François tente alors de s’en sortir en replaçant les « ministères laïcs » dans un contexte prétendument historique. Il explique que « suivant une vénérable tradition, l’accueil des “ministères laïcs”, que saint Paul VI régula dans le Motu Proprio “Ministeria quaedam” (17 août 1972), précéda en préparation la réception du sacrement de l’ordre, tout en conférant ces ministères à d’autres fidèles masculins convenables. » Autrement dit, si le pape dit qu’il va pleuvoir, il devra pleuvoir. Ou du moins devra-t-il y avoir une pluie que ne verront que ceux qui sont suffisamment saints et éclairés. Si François annonce que la “vénérable tradition” suivie par Paul VI pour ce qui concerne les ordres mineurs peut être rejetée au nom d’une « perspective contemporaine », alors il faut que les choses soient ainsi pour ceux qui sont assez éclairés pour les voir ainsi.

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  • Les ordinariats pour anglicans convertis : une initiative emblématique de l’œcuménisme du pape Benoît XVI

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    On célèbre chaque année, du 18 au 25 janvier, la semaine pour l’unité de l’Eglise. A ce propos, le site web « aleteia » publie aujourd’hui le témoignage d’un ancien « évêque » anglican rallié à une belle réussite du pape Benoît XVI: l’institution d’ordinariats personnels pour les fidèles de l '«Eglise» anglicane qui entrent dans la pleine communion avec l’Eglise catholique, en laquelle seule subsiste l’unique Eglise du Christ comme société constituée et organisée en ce monde (concile Vatican II, constitution dogmatique «Lumen gentium », 21 novembre 1964) :

    ORDINARIAT-ANGLICAN-000_Par3712693.jpg

    « Il y a dix ans, le père Keith Newton, un ancien évêque anglican, rejoignait l'Église catholique. Il raconte son itinéraire singulier. Le 15 janvier 2011, trois anciens évêques anglicans, dont le père Keith Newton, étaient ordonnés prêtres par Mgr Vincent Nichols, archevêque de Westminster (Royaume-Uni). Le même jour, l’Ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham était fondé par un décret de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et le Père Keith Newton, nommé par le pape Benoît XVI, en devenait le premier Ordinaire. Dix ans après, il dresse un premier bilan et quelques perspectives sur l’avenir de l’Ordinariat.

    Il y a dix ans, vous et de nombreux anglicans rejoigniez l’Église catholique. À la demande du pape Benoît XVI, vous avez pris la tête du nouvel Ordinariat de Notre-Dame de Walsingham. Est-il déjà temps de faire un premier bilan ?

    Père Keith Newton : Je crois que nous le pouvons. Nombreux étaient ceux qui avaient prédit notre disparition rapide : cela n’a pas été le cas, nous sommes toujours là ! Bien entendu, nous avons fait face à beaucoup de défis pendant ces dix ans, mais il me semble que nous sommes plus préparés ; prêts à regarder vers l’avenir, car nous avons fait grandir nos racines au sein de l’Église catholique comme dans la société anglaise et galloise. Nous avons plus d’une centaine de prêtres, dont près de 70 ont moins de 75 ans. Une trentaine d’entre eux travaille à temps plein dans les paroisses de l’Ordinariat. Et nous tenons environ vingt-cinq paroisses de l’Église catholique en Grande-Bretagne, ce qui nous permet d’avoir de l’influence sur les communautés catholiques locales.

    lire la suite sur aleteia.org

    Lire aussi  à ce propos la Constitution Apostolique « Anglicanorum coetibus » du pape Benoit XVI, donnée à Rome  le 4 novembre 2009, en la mémoire de Saint Charles Borromée.

    JPSC

  • Dix ans déjà !

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    Cela fait dix ans que belgicatho prend journellement son tour de veille. C'est en janvier 2011 que tout a commencé. Il s'agissait alors de monter au créneau pour rétablir la vérité et apporter notre soutien quand Benoît XVI était sous le feu incessant des attaques médiatiques et quand Mgr Léonard devenu archevêque de Malines-Bruxelles pourfendait bravement le politiquement et culturellement correct. Depuis lors, la situation a évolué mais l'orientation du blog est restée la même, vigilante et critique à l'égard d'un monde et d'une Eglise malheureusement à la dérive. Depuis 2011, quotidiennement, nous rassemblons les informations publiées çà et là qui nous paraissent aptes à éclairer le jugement et nourrir la réflexion pour les livrer à nos lecteurs. Cette publication est ainsi la 21.896ème que nous leur fournissons. Plus de 800 personnes sont abonnées à la newslletter qui est livrée chaque jour dans leur boîte électronique. La moyenne des visites quotidiennes effectuées sur belgicatho est de 500 environ. C'est probablement dérisoire mais dans le contexte belge actuel ce n'est sans doute pas tout à fait insignifiant. C'est aussi gratuit : jamais un appel de fonds n'a été lancé pour soutenir une activité qui est totalement désintéressée. Nous continuerons, bien sûr, tant qu'il nous sera donné de pouvoir le faire, avec le soutien moral et spirituel de tous nos amis. 

  • Ne pas oublier les chrétiens persécutés du Kosovo

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    De Solène Tadié sur le National Catholic Register :

    La persécution silencieuse des chrétiens au Kosovo

    Arnaud Gouillon, 34, a naturalized Serb since 2015, was recently appointed secretary of state in charge of the diaspora in the Serbian government.

    Arnaud Gouillon, un humanitaire chrétien et ministre nouvellement nommé par le gouvernement serbe, évoque la situation critique des communautés serbes chrétiennes au Kosovo et explique pourquoi leur disparition de cette région serait un terrible signal pour toute la chrétienté.

    15 janvier 2021

    Les Serbes chrétiens du Kosovo ont subi des persécutions sévères et presque systématiques depuis les années 1990 dans le contexte des guerres yougoslaves (1991-2001), en particulier depuis la guerre du Kosovo en 1999. 

    Situé au centre des Balkans dans le sud-est de l'Europe et bordé par la Serbie, l'Albanie, le Monténégro et la Macédoine, le Kosovo a longtemps été un territoire contesté, pour des raisons ethniques, religieuses et culturelles. 

    Lorsque le Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance de la Serbie en 2008, 100 000 à 150 000 Serbes - dont la plupart sont des chrétiens orthodoxes - ont choisi de rester sur cette terre, qu'ils considèrent comme le berceau de leur culture et de leur foi, malgré le contexte économique difficile qui y règne et la coexistence difficile avec la majorité albanaise musulmane (représentant 90 % de la population). 

    Les chrétiens, qui ont été majoritaires sur ce territoire pendant des siècles, ne représentent aujourd'hui qu'environ 6 % de l'ensemble de la population. Pourtant, ce territoire concentre toujours une part impressionnante de l'héritage orthodoxe, ainsi que les plus anciens monastères de Serbie.

    Alors que les persécutions sous-rapportées contre la minorité chrétienne du Kosovo se sont produites au cours des 20 dernières années, depuis que la Serbie a perdu le contrôle du territoire, la violence à leur encontre a atteint son apogée avec les pogroms de mars 2004, au cours desquels 935 maisons et une trentaine d'églises et de monastères orthodoxes ont été brûlés, laissant environ 4 000 Serbes déplacés.

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