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Eglise - Page 2

  • Il y a vingt-cinq ans : la mort de Gustave Thibon

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    Du blog du Mesnil Marie :

    2021 - 19 janvier - 2026
    25ème anniversaire du rappel à Dieu de Gustave Thibon

    1) nouvelle publication : la vidéo "il était une foi" >>>

    http://leblogdumesnil.unblog.fr/2026/01/18/2026-9-gustave-thibon-il-etait-une-foi/

    2) La liste de toutes nos publications concernant Gustave Thibon >>>

    http://leblogdumesnil.unblog.fr/2023/01/18/2023-14-retrospectives-des-publications-de-ce-blogue-relatives-a-gustave-thibon-2008-2023/

  • Un schisme à Berlin ? Une partie à haut risque pour Léon XIV

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    De Nico Spuntoni sur Il Giornale :

    Un schisme à Berlin, un match crucial pour Léon

    17 janvier 2026

    Le dossier le plus brûlant que Léon XIV a hérité de François est en allemand. L'année du Jubilé et du conclave n'a pas arrêté ce que le cardinal Gehrard Müller a qualifié de « processus de protestantisation » de l'Église catholique en Allemagne. Et si jusqu'à présent Rome a pris son temps face aux progrès continus outre-Rhin, les nœuds sont en train de se dénouer. Dans les prochaines heures, le pape devrait recevoir Mgr Nikola Eterovic, nonce apostolique à Berlin. Il est inévitable que la conversation sera monopolisée par le vote imminent de la Conférence épiscopale allemande sur le statut de la conférence synodale.

    Il s'agit d'un projet, déjà approuvé par le très puissant Comité central des catholiques allemands, qui donnera naissance à un organe permanent dans lequel les laïcs seront mis sur un pied d'égalité avec les évêques. Cette Conférence synodale aura un pouvoir décisionnel et pourra introduire des modifications à la doctrine à la majorité, obligeant ceux qui sont en désaccord à fournir une justification publique. En outre, la Conférence prendra en charge la gestion des ressources financières de la très riche Église allemande.

    Tout ce que le Saint-Siège redoutait s'est produit en 2019, lorsque le controversé Chemin synodal a été lancé en Allemagne et que l'actuel préfet du dicastère pour les évêques, Mgr Filippo Iannone, a écrit à l'ancien président de la Conférence épiscopale allemande, le cardinal Reinhard Marx, pour l'avertir que des questions telles que les ministères ordonnés pour les femmes, la séparation des pouvoirs entre laïcs et ecclésiastiques et le célibat des prêtres « ne concernent pas l'Église en Allemagne mais l'Église universelle et, à quelques exceptions près, ne peuvent faire l'objet de délibérations ou de décisions d'une Église particulière ».

    Au cours de ces dernières années, les évêques allemands ont ignoré à plusieurs reprises les appels de Rome. Leur objectif semble toutefois aller plus loin et consister à déclencher une « contagion » allemande au reste de l'Église. En témoigne le récent consistoire au Vatican au cours duquel, comme nous pouvons vous le révéler, le cardinal Marx est intervenu pour souhaiter que le diaconat féminin soit rapidement mis en place. Le cardinal est le grand artisan du processus synodal allemand et a conservé son leadership même après avoir été remplacé à la tête de la Conférence épiscopale. 

    Aujourd'hui, Il Giornale peut révéler un épisode inédit dont Marx est le protagoniste : en 2021, Benoît XVI s'est en effet manifesté auprès de son successeur à l'archevêché de Munich et Freising pour lui faire part de sa « grande inquiétude » concernant le processus synodal en Allemagne. Des sources vaticanes nous confirment que ces dernières années, Ratzinger était très sceptique quant à la direction prise par l'Église allemande et était convaincu que « ce chemin fera du mal et finira mal s'il n'est pas arrêté ». Marx a ignoré l'appel du pape émérite qui, quelques mois plus tard, a été fortement discrédité dans son pays natal à cause d'un rapport sur les abus commandé par l'archidiocèse de Munich, sans être défendu par son successeur en fonction.

    C'est maintenant au tour de Léon XIV. Il reçoit l'aide du cardinal Mario Grech dans son rapport au consistoire, où l'on peut lire qu'« il appartient toujours à l'évêque de Rome de suspendre le processus synodal si nécessaire ».

    Le pape Prevost partage les doutes de Benoît XVI, mais s'il n'a pas la force de dire non au projet de Conférence synodale, le risque est que le glissement de terrain allemand devienne pour l'Église universelle une avalanche appelée schisme.

  • Omnis terra adoret te, Deus... (Introit pour le 2ème dimanche du temps ordinaire)

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    Introitus

    Omnis terra adoret te, Deus,
    et psallat tibi;
    psalmum dicat nomini tuo, Altissime..

    Que toute la terre vous adore, Dieu,

    et psalmodie pour vous:
    qu’elle dise un psaume à l’honneur de votre nom, Très-Haut.
    Ps.  1

    Iubilate Deo omnis terra,
    psalmum dicite nomini eius :
    date gloriam laudi eius.

    Jubilez pour Dieu, toute de la terre,
    dites un psaume à l’honneur de son nom:
    rendez gloire à sa louange !

  • Voici l'Agneau de Dieu (2e dimanche du Temps Ordinaire)

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    06-Retable_de_l-Agneau_mystique_-10-.jpg

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,29-34. 
    Comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
    c'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était. 
    Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. » 
    Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui. 
    Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint. '
    Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu. » 

    Voici l’Agneau de Dieu (source)

    Homélie du fr. Thierry-Dominique HUMBRECHT o.p., 2dimanche du T.O., année A

     « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Jean le Baptiste l’a dit, en une phrase il a tout dit du message chrétien.

    C’est aussi à notre temps qu’il l’annonce, et notre temps risque de passer à tabac aussi bien celui dont il est question que son porte-parole. Pensez donc : le porte-parole, un prophète qui pointe l’unique Dieu, de préférence aux autres, et qui, en outre, ose dénoncer les unions illégitimes, royales ou non ; cet homme-là n’a pas le droit de diffuser son intransigeance, il mérite la mort, la mort médiatique ou physique, ce qui revient au même. Davantage, est devenu inacceptable l’objet de son message, aujourd’hui comme hier, un Dieu qui s’incarne parce qu’il a des choses à réparer en nous et d’autres à exiger. La religion embourgeoisée en prend un coup, celle qui ne dérange ni l’ordre public ni les familles, où l’on ne touche à rien pour que tout aille bien.

    Pourtant, c’est à cette manifestation qu’il nous faut revenir, comme un résumé de notre foi : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Essayons d’en mesurer la portée, sur Dieu, sur nous, sur notre société. 

    « L’Agneau de Dieu » : nous sommes habitués aux images évangéliques, trop peut-être, elles perdent de leur force. Qui d’entre nous a déjà porté un agneau dans ses bras, un vrai, vivant, cru ? Peut-être personne, ou alors il y a un demi-siècle. Les agneaux nous font sourire, ils sont aussi bêtes que leurs parents, heureusement ils ont un côté mignon. Leur innocence attendrit.

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  • « Évoquer une loi de fraternité est un mensonge » : la charge des évêques français contre le projet de loi Fin de vie

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    De Famille Chrétienne (Angeline Desdevises / Hans Lucas) :

     
    « Évoquer une loi de fraternité est un mensonge » : la charge des évêques contre le projet de loi Fin de vie

    À la veille du débat dans l’hémicycle, les évêques de France rappellent leur opposition à l’aide à mourir et plaident pour un renforcement des soins palliatifs.

    « Les soins palliatifs sont l’unique bonne réponse », soulignent les évêques de France jeudi dans une tribune, alors que le débat parlementaire sur la fin de vie a repris depuis mercredi en commission au Sénat. Tout en rappelant leur « profond respect pour les personnes en fin de vie », ils rappellent que la France a fait depuis plus de 25 ans le « choix singulier et précieux » de « refuser à la fois l’acharnement déraisonnable et la mort provoquée ». Dans ce texte transmis à la presse et signé par les évêques du conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF), les prélats interrogent « la question du sens de la vie, de la souffrance et de la mort », et soulignent que leur motivation « n’est pas d’abord ni exclusivement confessionnelle ».

    Un « mensonge »

    Les évêques rappellent que l’accès aux soins palliatifs demeure « très inégal sur le territoire national. Aujourd’hui encore, près d’un quart des besoins en soins palliatifs ne sont pas couverts »« Nous appelons solennellement les responsables politiques à mesurer la portée anthropologique, sociale et éthique de leurs débats et de leurs votes », appuient-ils. « Évoquer une loi de fraternité quand il s’agit de faire mourir, de donner la possibilité de s’administrer une substance létale, ou d’inciter un soignant de le faire contre sa conscience, est un mensonge », écrivent-ils. « Présenter l’euthanasie et le suicide assisté comme des actes de soin brouille gravement les repères éthiques (…) Nous refusons en particulier l’instrumentalisation de notions essentielles telles que la dignité, la liberté ou la fraternité », souligne leur texte.

    Le Sénat a repris depuis mercredi l’examen de ce texte, souhaité par l’exécutif mais reporté à plusieurs reprises en raison des soubresauts politiques. La chambre haute en débattra dans l’hémicycle à partir du 20 janvier, avant un vote solennel prévu le 28 janvier. Puis l’Assemblée nationale devrait s’en saisir à nouveau en février.

  • Catéchèses du pape : Léon XIV va-t-il réviser Vatican II dans le sens de la tradition ?

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    De Jeanne Smits sur Réinformation TV :

    Léon Vatican Seigneur Eglise

    Les catéchèses de Léon XIV sur Vatican II, annoncées au Consistoire qui vient d’avoir lieu à Rome, ont commencé mercredi à l’audience générale avec une courte présentation de la Constitution dogmatique Dei Verbum. Sans nul doute, ces présentations par le pape qui entre en quelque sorte dans son pontificat après avoir consacré l’essentiel de ses premiers mois à exécuter ce qui était déjà prévu pour 2025 sous François, vont fortement attirer l’attention car c’est sans doute là que l’on trouvera les propos véritablement programmatiques du « pape Prevost ».

    Pour l’heure, le pape en est resté à des propos introductifs où, ayant cité les paroles de Jésus-Christ : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître », Léon XIV cite son cher saint Augustin :

    « Dans son commentaire sur ce passage du quatrième Evangile, (il) insiste sur la perspective de la grâce, seule capable de nous rendre amis de Dieu dans son Fils (Commentaire sur l’Evangile de Jean, Homélie 86). En effet, une ancienne devise disait “Amicitia aut pares invenit, aut facit”, “l’amitié naît entre égaux, ou rend tels”. Nous, nous ne sommes pas égaux à Dieu, mais Dieu lui-même nous rend semblables à Lui dans son Fils. »

    Léon XIV va-t-il réviser Vatican II dans le sens de la tradition ?

    Pas d’amitié avec Dieu sans grâce, en somme, et – comme le pape le rappelle plus loin – il appartient à l’homme de l’entretenir.

    Le pape poursuit :

    « C’est pourquoi, comme nous pouvons le voir dans toute l’Ecriture, il y a dans l’Alliance un premier moment de distance, dans la mesure où le pacte entre Dieu et l’homme reste toujours asymétrique : Dieu est Dieu et nous sommes des créatures ; mais, avec la venue du Fils dans la chair humaine, l’Alliance s’ouvre à sa fin ultime : en Jésus, Dieu fait de nous ses enfants et nous appelle à devenir semblables à Lui dans notre fragile humanité. Notre ressemblance avec Dieu ne s’obtient donc pas par la transgression et le péché, comme le suggère le serpent à Eve (cf. Gn 3, 5), mais dans la relation avec le Fils fait homme. »

    Léon XIV insiste beaucoup sur le « dialogue avec Dieu » qui est au cœur de Dei Verbum, d’abord dans le jardin de l’Eden, où il est interrompu par le péché. Puis :

    « Dans la Révélation chrétienne, lorsque Dieu, pour venir à notre rencontre, s’incarne dans son Fils, le dialogue qui avait été interrompu est définitivement rétabli : l’Alliance est nouvelle et éternelle, rien ne peut nous séparer de son amour. La Révélation de Dieu a donc le caractère dialogique de l’amitié et, comme dans l’expérience de l’amitié humaine, elle ne supporte pas le mutisme, mais se nourrit de l’échange de paroles vraies. »

    Les premières catéchèses de Léon XIV sur Vatican II évoquent le péché et la grâce

    Il en déduit la nécessité de répondre à Dieu :

    « D’où la nécessité de la prière, dans laquelle nous sommes appelés à vivre et à cultiver l’amitié avec le Seigneur. Cela se réalise tout d’abord dans la prière liturgique et communautaire, où ce n’est pas nous qui décidons ce que nous voulons entendre de la Parole de Dieu, mais c’est Lui-même qui nous parle à travers l’Eglise ; cela se réalise également dans la prière personnelle, qui se déroule dans l’intimité du cœur et de l’esprit. Le temps consacré à la prière, à la méditation et à la réflexion ne peut manquer dans la journée et la semaine du chrétien. Ce n’est que lorsque nous parlons avec Dieu que nous pouvons aussi parler de Lui. »

    Au-delà de ce conseil de vie chrétienne on notera les propos du pape sur la liturgie : Dieu nous parle d’abord à travers l’Eglise, c’est par elle qu’Il nous atteint… et la liturgie n’est pas un choix personnel et subjectif de l’homme.

    Léon XIV conclut, loin de l’idée que la foi en la parole de Dieu suffit, en montrant que l’homme, lui, peut rompre l’alliance :

    « Notre expérience nous montre que les amitiés peuvent prendre fin à cause d’un geste spectaculaire de rupture, ou d’une série de négligences quotidiennes qui effritent la relation jusqu’à la perdre. Si Jésus nous appelle à être amis, essayons de ne pas laisser cet appel sans réponse. Accueillons-le, prenons soin de cette relation et nous découvrirons que c’est précisément l’amitié avec Dieu qui est notre salut. »

  • Saint Antoine, père des moines (17 janvier)

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    De Marie Malzac sur croire.la-croix.com :

    Saint Antoine le Grand, aux sources du monachisme

    Comment connaît-on la vie d'Antoine le Grand né en Égypte au IIIe siècle, connu également sous le nom d'Antoine d'Égypte, ou Antoine l'Ermite, ou encore Antoine du désert, fondateur du monachisme? 

    Dans quel contexte saint Antoine a-t-il vécu ?

    En 250 après Jésus-Christ, l’empereur romain Trajan Dèce, désireux d’unifier l’empire par un programme de restauration politique et religieuse, décide de combattre tout ce qui s’oppose à la religiosité romaine traditionnelle. C’est le début d’une persécution brève et violente, menée en particulier contre les chrétiens. «En Égypte, cette persécution va entraîner un mouvement des chrétiens des villes vers le désert, et c’est dans ce contexte que naît Antoine, en 251», souligne le F. Elie Ayroulet, moine de la famille de Saint-Joseph et professeur de patrologie à l’Université catholique de Lyon.

    L’accalmie revient relativement vite, mais «la perception du martyr comme modèle du chrétien» est présente dans le peuple, relève-t-il, dans «sa dimension de radicalité dans la suite du Christ». C’est sur ce terreau favorable que «le moine va prendre le relais du martyr», précise le patrologue, incarnant «une forme de vie consacrée totalement à Dieu». Le héros de la foi ne sera plus uniquement celui qui répand son sang mais celui qui accomplit sur la durée des sacrifices quotidiens en une offrande perpétuelle de sa vie.

    Comment naît sa vocation ?

    À 18 ans, Antoine devient orphelin de ses deux parents, agriculteurs aisés. Deux ans plus tard, en entrant dans une église, il est profondément bouleversé par une parole proclamée, celle de Jésus au jeune homme riche dans l’Évangile selon saint Matthieu : «Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi» (Mt 19, 21). Il décide de prendre cette parole à la lettre, distribue ses biens aux pauvres et part vivre isolé à proximité de l’un de ses champs. Là, il mène un quotidien ascétique, fait de travail et de prière, avant de décider de renforcer sa retraite du monde en s’en allant au désert. Il se réfugie dans des grottes, puis, plus tard, dans un fort romain abandonné où il subira pendant des années les attaques les plus incroyables du démon.

    «Il faut se situer dans la ligne biblique de la compréhension du désert», indique le F. Elie Ayroulet. Il y a tout d’abord le désert comme «lieu du démon : c’est là où le moine va mener son combat spirituel», comme lorsque Jésus est tenté par le diable pendant quarante jours (Lc 4, 1-13). «L’idée était aussi que le moine allait au désert pour occuper le démon, pour le détourner des autres chrétiens», ajoute-t-il. Ce combat, très présent dans la vie d’Antoine, est avant tout intérieur. En effet, toute la vie du moine, explique le F. Elie Ayroulet, est tendue vers le bon gouvernement de ses «passions».

    Mais le désert est aussi le lieu de la rencontre intime avec Dieu. Dans le livre du prophète Osée, c’est là où Dieu «parle au cœur» (Os 2, 21). Ce modèle de vie suscite l’arrivée de nombreux disciples, désireux de se mettre à l’école d’Antoine. Tandis que l’ermite cherche des lieux de plus en plus reculés, ils se réunissent pour l’entendre prêcher et prier à ses côtés, le choisissant comme père spirituel, «abba». C’est ainsi qu’il est aussi appelé saint Antoine abbé. Il devient ainsi le guide de nombreux anachorètes (vivant en solitude) puis de cénobites (vivant en communauté), alors que dans le désert fleurissaient les monastères.

    Comment connaît-on sa vie ?

    C’est principalement grâce à saint Athanase (296-373) que saint Antoine nous est connu.La Vie de saint Antoine le Grand (1) rédigée l’année qui suit la mort de l’ascète par le patriarche d’Alexandrie, docteur et Père de l’Église, est un classique de la littérature spirituelle. Dans cette œuvre, saint Athanase, qui fut le disciple d’Antoine, se fait le défenseur du monachisme et développe les raisons pour lesquelles saint Antoine peut être considéré comme le père de tous les moines. Saint Athanase, à l’instar de ses contemporains, concevait le monachisme non seulement comme une voie vers le salut et la sanctification personnelle, mais aussi et avant tout comme une lutte contre les puissances démoniaques.

    En 311, lors d’une nouvelle persécution, Antoine se rendit à Alexandrie pour soutenir les chrétiens, avant de retourner au désert pour y passer ses dernières années jusqu’à sa mort, à 105 ans. Il n’en resta pas moins en contact avec Athanase, le soutenant notamment dans sa lutte contre l’arianisme, une doctrine chrétienne développée au début du IVe siècle et rejetée par le concile de Nicée en 325, selon laquelle la nature divine du Fils était en substance inférieure à celle du Père.

    Outre cet ouvrage de référence, il existe des lettres attribuées à Antoine, dont l’exploitation est compliquée. Ses lettres ont donc probablement été rédigées dans sa langue, le copte. Seule l’une de ces missives, ainsi que quelques fragments, sont parvenus jusqu’à nous. Sa correspondance a toutefois été traduite dès le IVe siècle en grec, ainsi que l’indique le jésuite Ugo Zanetti, spécialiste des Pères du désert, mais elle a également disparu, sauf un de ses apophtegmes. Ces paroles sous forme de maximes, imprégnées d’Écritures saintes, illustrent la vie spirituelle des Pères du désert qui peuplèrent l’Égypte dans l’Antiquité tardive, à la suite d’Antoine (2).

    Qu’a-t-il apporté à la spiritualité chrétienne ?

    Saint Antoine le Grand a largement marqué la postérité, bien au-delà de la sphère chrétienne, inspirant notamment les peintres et les écrivains, à l’image de Flaubert (3). «Aujourd’hui, les intuitions spirituelles de saint Antoine et des autres Pères du désert restent bien vivantes, relève le F. Elie Ayroulet, même s’il ne s’est pas imposé comme fondateur au sens strict.»

    En tant que père spirituel, «Antoine a engendré des centaines de disciples», les menant sur la voie de la recherche de l’Esprit Saint, inspirant la tradition monastique dans la recherche du «feu de l’amour de Dieu»,poursuit le professeur. Par ailleurs, La Vie de saint Antoine le Grand peut être considérée comme un modèle caractéristique de la pensée orthodoxe sur le rôle joué par les puissances des ténèbres dans la lutte spirituelle de l’homme. Mais son influence dépasse largement la spiritualité orientale. Cette œuvre et l’expérience d’Antoine furent des références pour Jean Cassien, moine du Ve siècle à l’origine du monachisme occidental.

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    (1) Antoine le Grand, père des moines, d’Athanase d’Alexandrie, Cerf, 136 p., 7 €.
    (2) Les Apophtegmes des Pères, Collection « Sources chrétiennes », Cerf
    (3) La Tentation de saint Antoine, Folio « Classique ».

  • Saint Antoine, maître de vie spirituelle (17 janvier)

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    m094704_00-007466_p.jpgHistoire de saint Antoine (Source)

    Antoine, né vers 251 en Haute Egypte, avait dix-huit ans lorsque moururent ses parents, chrétiens à la fortune considérable, qui lui laissaient le soin d'élever sa petite sœur. Observant et pratiquant, il fut un jour vivement frappé par cette invitation de Jésus : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel : viens et suis-moi ! » (Mat, XIX 21). Il obéit, mais fit toutefois une réserve des ressources nécessaires à sa sœur. Bientôt il fut impressionné par une autre parole du Sauveur : « Ne vous mettez pas en peine du lendemain. » (Mat, VI 34). Il se débarrassa de sa réserve, confia sa sœur à une communauté de vierges, et se retira dans une solitude voisine de Qéman, entre Memphis et Arsinoé ; conduit par un vieil ascète, Antoine partagea son temps entre la prière et le travail. Cette demi-retraite ne lui suffit pas longtemps ; quand sa réputation lui amena trop des visiteurs, il se réfugia dans un des anciens tombeaux égyptiens de la montagne où, de temps à autre, un ami lui apportait des provisions. Là commencèrent ses tribulations : le démon lui livrait de furieuses attaques. Un matin l'ami charitable le trouva étendu inanimé sur le sol ; il le rapporta au village où, le croyant mort, on prépara ses funérailles. Antoine reprit ses sens et demanda à être ramené immédiatement dans sa grotte.

    Les assauts du démon continuèrent. Antoine chercha une retraite encore plus profonde, au delà du Nil. Vingt ans, il vécut enfermé dans un château ruiné, toujours aux prises avec Satan.

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  • Le « catholicisme beige » et l’exode des jeunes hommes hors de l’Église

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    D'InfoVaticana :

    Le « catholicisme beige » et l’exode des jeunes hommes hors de l’Église

    Dans de nombreuses paroisses occidentales, un constat se répète : des bancs remplis de femmes et d’enfants, et une absence frappante de jeunes hommes. Pour certains, il s’agit d’un phénomène sociologique inévitable. Pour d’autres, d’une simple question de génération. L’approche de The Remnant est plus directe et, en même temps, plus troublante : si beaucoup d’hommes quittent l’Église, ce n’est pas à cause d’exigences excessives, mais justement parce qu’elles sont absentes ; non pas à cause de sa sévérité, mais à cause de sa clémence.

    L'auteur soutient qu'une partie du catholicisme traditionnel est devenue méconnaissable pour ceux qui recherchent une foi solide, un ordre moral clair et une vie spirituelle indépendante des modes passagères. Et lorsque l'Église se présente comme un catalogue de « bonnes idées » négociables, le résultat, dit-il, est prévisible : les fidèles s'en vont, et ceux qui restent ont tendance à renforcer des dynamiques de plus en plus fragiles, créant ainsi un cercle vicieux.

    Le rejet d’un catholicisme « beige »

    Ce texte découle d'une intuition partagée par de nombreux jeunes : si un homme de la génération Z rejette véritablement le monde – son hédonisme, son relativisme, son idéologie –, il rejettera également le « catholicisme édulcoré » qui lui est proposé comme alternative. Il ne recherche pas un christianisme qui imite le langage de son époque, mais un christianisme qui le contredit.

    L’étiquette que l’auteur emploie pour cette version édulcorée est révélatrice : « catholicisme beige ». Un catholicisme sans aspérités, sans clarté doctrinale, sans discipline, sans esprit de combat spirituel. Un catholicisme qui promet appartenance et bien-être émotionnel, mais qui exige rarement conversion, sacrifice ou obéissance à la vérité.

    Première cause : l'érosion de la vérité immuable

    Selon l'article, la principale raison de ce rejet est l'affaiblissement de la conviction catholique. L'Église, nous rappelle-t-il, a été bâtie sur des martyrs, non sur des négociateurs. L'auteur cite des figures historiques qui ont préféré la mort au compromis avec leur foi, précisément pour souligner le contraste avec un climat ecclésial où la vérité semble « flexible ».

    Lorsque la doctrine est présentée comme révisable et que la morale devient un ensemble de « processus » ou de « directives » sans but précis, le message reçu est dévastateur : il n’y a pas de trésor à préserver, mais un discours adaptable. Or, une personne sérieuse ne risque pas sa vie, sa réputation ni sa famille pour quelque chose qui pourrait être redéfini demain lors d’une nouvelle « séance d’écoute ».

    L'auteur attribue ce phénomène à un mélange de libéralisme doctrinal, de modernisme et d'un œcuménisme mal compris : une dynamique où la clarté est perçue comme de la rigidité et la fermeté comme un manque de charité. Dans ce contexte, celui qui recherche la certitude, une hiérarchie morale et la transcendance conclut qu'on lui propose un produit vide de sens.

    Deuxième cause : la promotion du vice et la tolérance du péché

    La seconde cause : la normalisation du vice au sein de l’Église. L’article soutient que la corruption morale – en particulier au sein du clergé – a été l’une des armes les plus destructrices contre la foi et la masculinité chrétienne.

    Lorsqu'un jeune est témoin de scandales, de confusion sexuelle, de la banalisation de la liturgie et de pasteurs incapables de nommer le péché, il comprend qu'on lui demande d'adhérer à une institution qui ne prend pas sa propre doctrine au sérieux. Et si l'Église ne parvient pas à former des consciences fortes, elle finit par produire des hommes faibles : incapables de résister au monde et, par conséquent, incapables de guider leur famille et la société.

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  • L'Église et Darwin

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    De Casey Chalk sur The Catholic Thing :

    L'Église et Darwin

    L'un des aspects les plus étranges de mon éducation évangélique fut la catéchèse que j'ai reçue sur le créationnisme. En raison d'une interprétation hyper-littéraliste du livre de la Genèse, les églises évangéliques que ma famille fréquentait prêchaient régulièrement sur les erreurs de Darwin, cherchant à fournir aux fidèles des arguments sur les dinosaures, la datation au carbone 14 et divers phénomènes que la théorie de l'évolution peinait à expliquer. Nous étions tous, fervents évangéliques, censés être formés pour parler avec autorité de sujets scientifiques.

    Bien sûr, rares sont ceux qui en seraient réellement capables. L'idée qu'un évangélique ayant appris les sciences à l'église puisse s'opposer à un étudiant en sciences exactes ou à un scientifique professionnel et affirmer que la Terre a en réalité 10 000 ans est absurde. En effet, si les chrétiens critiquent souvent les sceptiques religieux pour diverses présuppositions philosophiques – comme l'inexistence des miracles –, une position anti-évolutionniste fondée sur une interprétation particulière de la Genèse est tout aussi infondée.

    Plus j'en apprenais sur l'histoire controversée de la religion et de la science, plus je me rendais compte que ce conflit résultait en grande partie d'une confusion colossale, souvent entretenue par les athées et les fondamentalistes. La science s'intéresse aux données empiriques, à ce qui peut être observé et testé dans le monde naturel ; la religion, quant à elle, traite de réalités métaphysiques, dont certaines peuvent être déduites et formulées logiquement, mais qui ne peuvent être vérifiées empiriquement. Affirmer que la sélection naturelle réfute l'existence de Dieu revient à affirmer que, parce que le comportement humain est parfois prévisible, le libre arbitre n'existe pas.

    J’ai donc été heureux d’apprendre que l’Église catholique perçoit la théorie de l’évolution non comme un épouvantail maléfique, mais, à l’instar de tout autre aspect de la pensée moderne, comme un élément à considérer à la lumière de la vérité philosophique et d’une juste compréhension de la révélation divine. L’ouvrage « Darwin et la doctrine : la compatibilité de l’évolution et du catholicisme », du professeur de biologie Daniel Keubler, s’inscrit pleinement dans cette tradition catholique impartiale, en analysant avec soin les affirmations philosophiques et métaphysiques. Il écrit : « Au fil des années, je suis passé de la difficulté à concilier l’évolution et le catholicisme à l’exploration de la manière dont une compréhension évolutionniste peut éclairer notre compréhension de la relation de Dieu à sa création. »

    L’Église catholique n’a pas de position officielle sur la science de l’évolution, car sa mission est de déterminer la vérité relative à la révélation divine, et non de statuer sur la validité des différentes théories scientifiques. Lorsqu’elle s’est exprimée sur la science, elle a porté son attention sur ce que saint Jean-Paul II appelait les « théories [pseudo-scientifiques] de l’évolution qui, conformément aux philosophies qui les inspirent, considèrent l’esprit comme émergeant des forces de la matière vivante ou comme un simple épiphénomène de cette matière ».

    Les catholiques sont donc libres d'adopter toute une gamme de positions concernant l'évolution, allant du rejet pur et simple de cette théorie comme incompatible avec la Genèse, à l'acceptation de presque toutes les théories de l'évolution, à l'exception de celles qui contredisent l'enseignement officiel de l'Église, comme l'affirmation selon laquelle la Création peut s'expliquer uniquement par des processus naturels.

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  • La confrontation du cardinal Zen avec la synodalité

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    Du Catholic Herald :

     
    14 janvier 2026

    La confrontation du cardinal Zen avec la synodalité

    Le cardinal Joseph Zen est arrivé cette semaine à Rome pour participer au premier consistoire extraordinaire de cardinaux convoqué par le pape Léon XIV, marquant une rare apparition publique de l'évêque émérite de Hong Kong, âgé de 93 ans, dont la liberté de mouvement a été fortement restreinte depuis son arrestation en vertu de la loi sur la sécurité nationale de Hong Kong.

    Le Saint-Père a reçu le cardinal Zen en audience privée le matin du consistoire, un événement considéré comme symboliquement significatif compte tenu des relations longues et souvent tendues du cardinal avec le pontificat précédent.

    Ce salésien de longue date n'a pu voyager qu'après avoir obtenu l'autorisation des autorités de Hong Kong. Depuis 2022, il est soumis à des restrictions légales suite à son arrestation dans le cadre d'une affaire liée à un fonds humanitaire ayant apporté une aide aux manifestants pro-démocratie. La police l'a inculpé, ainsi que plusieurs autres personnes, de collusion avec des forces étrangères, une accusation qu'il a toujours niée. Il a par la suite été condamné pour une infraction moindre et une écopé d'une amende, tout en restant en liberté sous prudence. Son passeport a été confisqué à plusieurs reprises, puis restitué temporairement par les tribunaux, lui permettant ainsi de voyager de manière strictement limitée, notamment pour assister aux funérailles de Benoît XVI et du pape François.

    L'audience privée avec Léon XIV a précédé un consistoire extraordinaire qui s'est tenu les 7 et 8 janvier, auquel ont participé environ 170 cardinaux. Bien que les membres du Sacré Collège aient été initialement informés que quatre sujets seraient abordés, il leur a été indiqué à leur arrivée que, faute de temps, la discussion se limiterait à deux. Les cardinaux ont choisi le synode et la synodalité, ainsi que la mission de l'Église à la lumière de l'exhortation apostolique Evangelii Gaudium du pape François (2013 ).

    Le cardinal Zen a prononcé une intervention brève mais incisive, critiquant vivement le Synode sur la synodalité, un processus pluriannuel qui s'est déroulé de 2021 à 2024. S'exprimant lors de la séance à huis clos, le cardinal de Hong Kong a abordé la note accompagnant le document final du synode, publié par le pape François, et a remis en question à la fois la méthode et les présupposés théologiques qui sous-tendent le processus.

    « La manipulation systématique du processus est une insulte à la dignité des évêques », a déclaré le cardinal Zen au consistoire, ajoutant que « la référence constante au Saint-Esprit est ridicule et presque blasphématoire ». Il a averti que les appels incessants à l'Esprit risquaient de laisser entendre qu'on pourrait s'attendre à ce qu'il contredise « ce qu'il a inspiré dans la tradition bimillénaire de l'Église ».

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  • Journées de prière pour les enfants à naître : Neuvaine « 9 jours pour la vie » aux États-Unis

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    Du Tagespost :

    9 Days for Life' To Unite Hundreds of Thousands in Prayer | Rhode Island  Catholic

    Journées de prière pour les enfants à naître : Neuvaine « 9 jours pour la vie » aux États-Unis

    Les évêques américains invitent les fidèles à une neuvaine de prière du 16 au 24 janvier. Elle consiste en une intention de prière quotidienne, une courte réflexion et une action concrète destinée à contribuer à une culture de vie.

    15 janvier 2026

    La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) invite les fidèles à prier la neuvaine annuelle « Neuf jours pour la vie » en défense de la vie à naître. Cette initiative de prière de neuf jours, promue par le Secrétariat pour les activités pro-vie de l’USCCB, débutera le vendredi 16 janvier et se terminera le 24 janvier 2026. Elle s’inscrit dans le cadre d’un engagement particulier de l’Église en faveur de la vie au mois de janvier et est étroitement liée à la « Journée de prière pour la protection juridique des enfants à naître » du 22 janvier, que les évêques présentent comme une journée de prière et de pénitence.

    Les évêques américains promeuvent cette neuvaine depuis 2013, initialement pour commémorer le 40e anniversaire de l'arrêt Roe v. Wade (22 janvier 1973), qui a légalisé l'avortement dans tout le pays. Ils rappellent qu'à la suite de cette décision, « des millions d'enfants ont perdu la vie » et que de nombreuses femmes et familles ont souffert. Bien que la Cour suprême ait cassé l'arrêt Roe v. Wade en 2022 avec l'arrêt Dobbs v. Jackson, rétablissant ainsi la compétence des États américains en matière de réglementation de l'avortement, les évêques soulignent la nécessité de poursuivre et de maintenir des efforts soutenus pour protéger les enfants et leurs mères de la tragédie de l'avortement.

    Veuillez mettre fin à l'avortement

    L'objectif principal de la neuvaine est de plaider pour la fin de l'avortement. Parallèlement, chaque jour est consacré à une préoccupation particulière : des prières sont offertes pour les mères et les pères, pour les personnes qui subissent les conséquences d'un avortement, pour les responsables politiques et pour tous ceux qui s'engagent pour la protection de la vie.

    La structure quotidienne est volontairement simple, alliant prière et réflexion spirituelle à un exercice pratique : chaque intention est suivie de prières spécifiques (le Notre Père, trois Je vous salue Marie et un Gloire au Père), d’une courte méditation et d’une suggestion pour se racheter. Par exemple, une prière est proposée pour que toutes les personnes souffrant de leur implication dans un avortement trouvent pardon, espoir et guérison en Christ, ainsi qu’une invitation à prier un mystère du Rosaire pour les pères d’enfants à naître. Enfin, sous la rubrique « Pour aller plus loin », des suggestions permettent d’approfondir l’intention, notamment en s’informant sur les liens entre pauvreté et avortement.

    Le 22 janvier revêt une signification particulière. Les évêques l'ont désigné comme « journée spéciale de prière et de pénitence ». Dans les diocèses des États-Unis, cette journée est consacrée à la prière pour le rétablissement intégral du droit à la vie et à la pénitence pour les atteintes à la dignité humaine commises par l'avortement.

    Services religieux, jeûne ou abstinence de viande

    Pour célébrer ce jour, les évêques recommandent notamment la participation à la messe, le jeûne ou l’abstinence de viande, la récitation du chapelet ou de la dévotion à la Miséricorde divine, et la prière pour la vie devant le Saint-Sacrement. Sur le plan liturgique, la Présentation générale du Missel romain (PGMR) prévoit des célébrations spécifiques pour ce jour, telles qu’une messe d’action de grâce pour le don de la vie humaine ou une messe pour la préservation de la paix et de la justice.

    Les personnes intéressées peuvent s'inscrire ici pour recevoir les réflexions quotidiennes par courriel ou SMS ; la neuvaine est disponible en anglais et en espagnol. De plus, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) propose de nombreux supports – documents, modèles et ressources pour les responsables des paroisses, des écoles et des centres pastoraux qui souhaitent prier, promouvoir et partager la neuvaine ensemble.