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Eglise - Page 2

  • Le Seigneur a besoin aujourd’hui de nouveaux témoins, qui osent parler de son amour à ceux qui ne le savent pas encore

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    Une homélie de l'abbé Christophe Cossement (archive 23 septembre 2018) pour le 25e dimanche du temps ordinaire B :

    Le Christ nous sauve. Ça doit se savoir !

    En bref : parce qu’il donne sa vie, le Christ fait perdre son pouvoir au mal. Mais il faut qu’on soit au courant de cette victoire, pour l’accueillir en nous. Nous serons témoins en devenant la femme, l’homme que Dieu veut, imitant le Christ.

    Aujourd’hui l’Écriture nous pousse à méditer sur le drame du juste confronté au mal. Ce juste, c’est parfois nous. Le mal, l’injustice nous révoltent. Parce que nous sommes faits à l’image de Dieu, qui n’a pas fait le mal. Quand nous voyons la facilité avec laquelle un homme peut en casser un autre, quand nous voyons mourir une jeune personne, devant le pouvoir du mal nous sommes révoltés.

    Le juste confronté au mal, c’est, plus encore que nous, le Christ. Lui n’a jamais fait le mal. Confronté au mal, il va faire reculer son pouvoir, par les guérisons, les miracles, et en nous enseignant l’amour qui permet de remédier à beaucoup de souffrances. Il va faire reculer le pouvoir du mal, mais il y a un obstacle sur lequel il butte, c’est le cœur qui ne veut pas aimer, le cœur qui cherche tout autre chose que l’amour : qui cherche à dominer, à exploiter, à utiliser les autres, le cœur qui cherche son confort en s’isolant plutôt que la solidarité.

    Cet obstacle du cœur qui ne veut pas aimer conduira Jésus à souffrir sur la croix. Dans un ultime assaut contre le mal, Jésus va se battre à mains nues tout au long de sa passion contre le pouvoir du cœur qui ne veut pas s’ouvrir. Il en mourra. Il mourra de toutes nos fermetures de cœur : celles des Juifs et des Romains d’alors ; et tout autant nos fermetures de cœur aujourd’hui, car nous sommes faits comme les gens d’alors. Mais comme le Christ n’est pas mort dans l’amertume, dans le dégoût, dans la hargne, comme il est mort en donnant sa vie, il est devenu victorieux dans sa mort ; son amour a brisé le pouvoir du mal sur le cœur humain. C’est dimanche et nous célébrons sa résurrection. Jésus, tu as affronté le mal qui ronge le cœur de l’homme, tu l’as détruit par ton amour, et ton cœur est un refuge pour tous ceux qui souffrent du mal en eux et autour d’eux !

    Maintenant, ce n’est plus qu’une question de patience pour voir son pouvoir divin s’étendre au monde entier. De patience, et d’action aussi, car il n’y a presque plus personne qui parle de l’action de Dieu pour nous par Jésus Christ. Alors les gens se sentent abandonnés devant l’arrogance du mal. Le Seigneur a besoin aujourd’hui de nouveaux témoins, qui osent parler de son amour à ceux qui ne le savent pas encore. Qui osent parler de son amour et de sa victoire. Peut-être attendons-nous d’être plus convaincus, plus parfaits aussi, pour enfin parler de lui ? Alors, pour nous rassurer, regardons les apôtres.

    Ceux sur qui le Christ compte sont plutôt à l’ouest quand il essaie de leur faire comprendre ce qui va lui arriver. D’abord, ils ne comprennent pas pourquoi Jésus leur annonce qu’il sera mis à mort et qu’il ressuscitera. Ils ne comprennent pas et, pire encore, ils ne demandent pas d’explication. Ils rangent cela parmi les accessoires, comme si c’était une fantaisie de Jésus, quelque chose de pas si important. Beaucoup de chrétiens font cela aujourd’hui aussi. Pour eux, la mort du Christ est un accident de parcours, et non pas l’ultime combat et l’ultime victoire.

    Ils ne comprennent pas, ils laissent cela de côté, et alors leur cœur est disponible pour autre chose, pour des conneries : discuter entre eux pour savoir qui est le plus grand, qui est le préféré du maître, qui réussit le mieux, etc. À travers leur attitude, nous pouvons reconnaître la nôtre, quand nous nous comparons aux autres, soit pour nous gonfler, soit pour nous minimiser : de toute façon, cela ne porte que des fruits amers. Si vous voulez vivre dans la lumière, ne vous comparez jamais aux autres ; cherchez seulement à devenir la femme, l’homme que Dieu veut.

    Pour cela, Jésus nous donne la recette : très bonne idée d’être le meilleur, alors sois-le dans le service et dans l’amour. « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Et finalement, si nous voulons nous comparer, comparons-nous au Christ. Dans quelle mesure est-ce que je commence à lui ressembler ? C’est la vraie question avec laquelle je vous laisse. Prendre le Christ comme modèle, c’est le chemin de la joie. Nous commencerons à rayonner de lui, et nous lui demanderons des occasions pour parler de lui, même si nous sommes encore loin de lui ressembler. Le Christ n’attend pas des chrétiens parfaits mais des disciples qui le suivent. Il a donné sa vie pour que rien ne vous sépare de lui.

    Et maintenant, dans l’eucharistie, nous célébrons sa victoire. Sa victoire sur le mal en nous et dans le monde. Sa victoire par le don de sa vie.

  • Le motu proprio « Traditionis custodes » du pape François : un document à effet unilatéral ?

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    Une réaction de Denis Crouan sur le site « Pro liturgia » :

    « NOUVEAU Samedi, 18 septembre 2021. Depuis la publication du Motu proprio “Traditionis custodes”, un certain nombre d’évêques se focalisent sur les fidèles et les lieux de culte attachés à la forme “extraordinaire” de la liturgie romaine.

    Il serait bon qu’ils regardent aussi du côté des paroisses où l’on dit recevoir Vatican II et la liturgie restaurée dans le sillage de ce Concile. Car c’est de ce côté-là - bien plus que du côté des ”traditionalistes” - que viennent la majorité des problèmes liturgiques dont sont révélatrices les liturgies dénaturées célébrées dimanche après dimanche depuis des années. Mais ça, les évêques refusent de le voir. Et pour une raison très simple : les liturgies dénaturées sont les fruits d’une pastorale qu’ils ont eux-mêmes approuvée et encouragée. Et nos pasteurs semblent avoir à la fois trop de fierté pour faire leur “mea culpa” et pas assez de courage pour corriger les nombreuses malfaçons des célébrations paroissiales.

    NOUVEAU Samedi, 18 septembre 2021. Quand on assiste à une messe paroissiale, on constate que très peu de fidèles savent qu’ils doivent s’agenouiller à certains moments de la célébration. Il est vrai que durant plusieurs années, cette attitude d’adoration fut proscrite par un clergé autoproclamé “conciliaire”, lequel a d’ailleurs fait supprimer les agenouilloirs dans un très grand nombre d’églises.

    Pourtant, la “Présentation générale du Missel romain” consacre un long passage aux “gestes et les attitudes du corps”. On y lit :

    “Les gestes et les attitudes du corps, tant ceux du prêtre, du diacre ou des ministres, que ceux du peuple doivent viser à ce que toute la célébration manifeste une belle et noble simplicité, que soit perçue toute la vraie signification de ses diverses parties et que soit favorisée la participation de tous. On devra donc être attentif aux normes de cette Présentation générale et à la pratique reçue du rite romain ainsi qu’au bien commun spirituel du peuple de Dieu, plutôt qu’à ses goûts personnels et à son propre jugement.

    Les attitudes communes à observer par tous les participants sont un signe de l’unité des membres de la communauté chrétienne rassemblée dans la sainte Liturgie; en effet, elles expriment et développent l´esprit et la sensibilité des participants.

    Les fidèles (...) s’agenouilleront pour la consécration, à moins que leur état de santé, l’exiguïté des lieux ou le grand nombre des participants ou d’autres justes raisons ne s’y opposent. (...) Là où il est de coutume que le peuple demeure à genoux depuis la fin du Sanctus jusqu’à la fin de la Prière eucharistique, et avant la communion quand le prêtre dit Ecce Agnus Dei (Voici l’Agneau de Dieu), il sera bon de conserver cette coutume.”

    Ref. https://www.proliturgia.org/actua.html

    Au point où se trouve actuellement l’usage du missel de Paul VI, est-il encore réformable dans un sens plus proche de l’esprit de la constitution liturgique « sacrosanctum concilium » de Vatican II (1963) ?

    JPSC

  • Un million de priants sur "Hozanna"

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    De Mathilde de Robien sur Aleteia.org :

    Le réseau social de prière Hozana dépasse le million de membres

    17/09/21

    Hozana, réseau social permettant de rejoindre des communautés de prière et de déposer des intentions, a dépassé cette semaine la barre du million d’inscrits. Une performance pleine d’espérance.

    Un site, quatre langues, 700 intentions déposées quotidiennement, 35.000 prières par jour… et un million de personnes inscrites depuis peu, priant les unes avec les autres, et les unes pour les autres. Un million de membres à travers le monde, principalement âgés de 25 à 50 ans, dont 420.000 priants en français, 335.000 en espagnol, 115.000 en anglais et 135.000 en portugais. Des chiffres impressionnants atteints en seulement sept ans. « Même si on s’y préparait depuis quelque temps, cette barre du million est arrivée plus tôt que prévu, il y a eu une forte croissance ces dernières semaines », explique à Aleteia le fondateur d’Hozana, Thomas Delenda, 32 ans. « Un million, c’est une étape très réjouissante, qui démontre qu’Hozana répond à un vrai besoin. Je voulais réunir des millions de personnes autour de la prière grâce au web, au début, personne n’y croyait vraiment. Cette étape aujourd’hui montre que c’est possible, et plusieurs millions devraient suivre! »

    La genèse d’Hozana remonte à 2014. Thomas Delenda, jeune diplômé d’HEC, est convaincu que la prière peut transformer les cœurs et changer le monde. D’où son désir de rassembler les personnes afin de prier ensemble et de partager leur foi. Aujourd’hui, Hozana est géré par 70 bénévoles et une vingtaine de salariés de l’association. Les témoignages affluent, racontant les fruits reçus grâce à la prière commune. Ce missionnaire 2.0 a répondu à l’appel du pape Benoît XVI à « évangéliser le continent numérique ». Un défi qu’il n’a de cesse de relever en visant désormais des dizaines de millions de priants.

  • Des précisions sur le rôle de Pie XII dans le sauvetage de Juifs à Rome en 1943

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    D'Andrea Gagliarducci sur kath.net/news :

    Pie XII et les Juifs. Les efforts de Pacelli après le raid sur le ghetto

    18 septembre 2021

    La date du 16 octobre 1943 marque un tournant pour les Juifs de Rome, mais pas pour Pie XII, qui poursuit son œuvre de sauvetage comme il l'a toujours fait.

    Le 16 octobre 1943 est le jour du raid nazi sur le ghetto de Rome. C'était un samedi, et à l'aube, 365 soldats nazis ont rassemblé 1 351 Juifs. C'est un moment décisif dans l'histoire du judaïsme romain. Hormis l'horreur de ce qui s'est passé et les nécessaires protestations diplomatiques, cela ne change pas grand-chose pour le Saint-Siège : Pie XII avait déjà commencé à aider les Juifs avant puis pendant la rafle, et continuerait à le faire après.

    Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Quant à Pie XII, l'opinion publique hostile préfère mettre en avant son prétendu "silence" sur le national-socialisme ou sa préférence pour le sauvetage des seuls Juifs convertis au christianisme. Les chiffres nous montrent que toutes ces interprétations ne sont pas fiables. Le diacre Dominiek Oversteyns de la famille du clergé "Das Werk" a recueilli des données auprès de sources privées. Il a comparé les chiffres officiels avec ceux des différentes enquêtes et a également obtenu des données par extrapolation mathématique qui donnent au moins une idée du nombre exact de personnes impliquées. Ces données permettent de réfuter la "légende noire" non seulement du silence mais aussi de la passivité de Pie XII.

    La rafle nazie des Juifs romains a commencé à 05h00 le 16 octobre 1943 et a officiellement duré jusqu'à environ 14h00. Sur les 1 351 Juifs arrêtés à leur domicile, 61 parviennent à s'échapper avant d'être enfermés à l'Académie militaire[1] Dans l'après-midi du 16 octobre, 258 des 1 290 Juifs détenus à l'Académie militaire sont libérés. Avant que le train ne quitte la gare de Roma-Tiburtina pour Auschwitz à 14 heures le 18 octobre 1943, deux autres Juifs furent libérés.

    Pie XII et ses associés - comme les sources primaires le prouvent sans aucun doute[2] - ont été conjointement responsables de la libération de 247 Juifs romains ce jour-là (16 octobre 1943), un nombre qui est passé à 249 Juifs romains lorsque le train de déportation a quitté Rome. Ainsi, Pie XII est en partie responsable de la libération et du sauvetage de 249 Juifs romains arrêtés entre le 16 et le 18 octobre 1943. Cela représente environ un cinquième ou 20% des Juifs arrêtés à Rome pendant cette période. C'est un fait peu connu qui est en train d'être mis en lumière !

    En fait, le jour de la rafle, Pie XII est intervenu à plusieurs reprises aux premières heures du matin pour tenter d'arrêter la rafle et libérer les Juifs arrêtés avant qu'ils ne soient déportés - comme le documente le diacre Oversteyns.

    Les interventions ont consisté à essayer de contacter l'ambassadeur allemand Ernst von Weizsäcker pour le convaincre d'appeler Berlin et d'arrêter le raid. L'ambassadeur n'a rien fait. Pie XII, par l'intermédiaire du père Pancrazio Pfeiffer, se tourne alors vers le général Reiner Stahel, alors chef de l'armée d'occupation allemande à Rome, et lui demande de faire quelque chose pour arrêter le raid. Le général Stahel appelle directement Himmler et le convainc d'arrêter le raid. A 12h00, Stahel a alors donné l'ordre d'arrêter le raid. En outre, le commandant SS Dannecker de Berlin a reçu l'ordre de libérer tous les Juifs issus de mariages mixtes ainsi que les Juifs employés par des Aryens.

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  • Aujourd’hui 17 septembre : le diocèse de Liège fête saint Lambert

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    Patron du diocèse de Liège 

    Lambert-Liège.jpg

    L'évêque Lambert fut assassiné un 17 septembre d'une année entre 696 et 705 que les historiens hésitent encore à fixer. Son martyre eut lieu à Liège dans la villa franque qu'il possédait sur le site de l'actuelle place Saint-Lambert. Un culte populaire du saint martyr s'y développa. Il fut favorisé par la décision de son successeur, saint Hubert, d'y transférer sa dépouille mortelle qui, dans un premier temps, avait été ramenée au siège du diocèse alors fixé à Maastricht. La dévotion jamais démentie à la mémoire de notre Saint entraîna ensuite le déplacement à Liège de la résidence officielle des évêques: un acte véritablement fondateur pour l'avenir de la Cité et ce qui deviendra, plus tard, le Pays de Liège.

    Le "dies natalis", la naissance au ciel, de saint Lambert se fête le 17 septembre de chaque année mais la solennité de cette fête peut aussi  se célébrer le dimanche qui suit : ce sera le cas en l'église du Saint-Sacrement au Bd d’Avroy, dimanche prochain 19 septembre 2021 à 10 heures, où la messe sera aussi chantée en grégorien et en plain chant liégeois. À l’orgue : Patrick Wilwerth

    DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2021 À 10 HEURES 

    A l'église du Saint-Sacrement

    Journées patrimoine 2021 DSCN2411 2.JPG

    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège 

    Le programme des chants:

    Propre grégorien de la fête :

    Introït « Gaudeamus », graduel « Ecce sacerdos magnus », alleluia « Ego sum pastor bonus », offertoire « Posuisti » et communion « Ego sum pastor bonus »:

    Ces chants du propre de la fête sont ceux de la messe de saint Lambert en usage à Liège au XXe siècle, à partir de la réforme de saint Pie X. Il démarque lui-même une partie de la messe, beaucoup plus ancienne cette fois, du deuxième dimanche après Pâques, le dimanche du Bon Pasteur. On sait que la représentation la plus précoce du Christ dans les catacombes était celle d’un berger ayant une brebis sur ses épaules, illustration en forme d’arcane de la parabole du bon berger : d’où sa présence dans la liturgie pascale. L’adaptation de cette liturgie aux évêques martyrs est obvie, puisqu’ils ont, comme le bon berger de l’Evangile, « donné leur vie pour leurs brebis ». C’est le cas du verset alléluiatique « Ego sum pastor bonus » (1er mode) et du verset de communion sur le même texte (IIe mode). D’autres textes chantés de la messe proviennent du répertoire destiné aux fêtes d’évêques, peut-être créés en partie pour la célébration de la fête de saint Martin de Tours. Ce serait le cas du graduel « Ecce sacerdos magnus » (Ve mode) et de l’offertoire « Posuisti » (VIIIe mode). L’introït est le très célèbre « Gaudeamus » (1er mode) attesté dès le haut moyen âge et qui a tant de fois servi de « teneur » aux compositions polyphoniques ; cette page, peut-être écrite primitivement pour la commémoration du martyre de sainte Agathe, se retrouve aux fêtes de la Toussaint et de Notre-Dame.

    (D’après la notice du musicologue Carl de Nys accompagnant le disque « Plain-chant pour le millénaire de Liège ») 

    Kyriale « Cunctipotens genitor Deus » :

    Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus Dei et Credo IV

    Plain-chant liégeois :

    Séquence à saint Lambert "Christi nomine laetemur et Lamberto gratulemur"

    17_Sequentia_Christi_nomine_laetemur.mp3

    Cette prose ou séquence « Christi nomine laetemur » (Ve mode), qui se chante après l’alleluia, avant la lecture de l’Evangile, ne se trouve pas dans le répertoire : il s’agit plus que probablement, de l’adaptation d’un texte assez récent sur un schéma mélodique ancien en usage à Liège. 

    Hymne de la Principauté de Liège "Magna Vox",

    La  Magna vox  fut considérée comme l’hymne « national » de la Principauté de Liège. Un des derniers maîtres de chapelle de la cathédrale Saint-Lambert, Jean-Noël Hamal (Liège 1709-1778) nous en a laissé une belle version polyphonique à six voix.  En fait, il s’agit de l’antienne ad Magnificat des premières Vêpres de l'office liégeois de saint Lambert . Sa version primitive, en plain-chant, a été composée par l’évêque Etienne de Liège ( ° c.850 + 920). C’est cette version que l’on peut lire et  écouter ici, interprétée par des grégorianistes du diocèse:

    JPSC

  • Pourquoi des jeunes prêtres remettent-ils la soutane ?

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    LA SOUTANE (Pourquoi les jeunes prêtres la remettent-ils?)

    15 sept. 2021

    Pourquoi la jeune génération de prêtres remet la soutane? Pourquoi en 2021? A quoi sert-elle? Qu'apporte-t-elle en plus dans la vie du prêtre? Voici une nouvelle vidéo où je vais essayer de répondre à toutes ces questions. Moins de 10 min, ne me dites pas que c'est trop long: - la moitié du trajet en bus pour aller à l'école ou à la fac. - pile le temps de manger ton dessert à la pause de midi. - une pause entre 2 cours et l'occasion de regarder la vidéo à plusieurs. - le moment du café du matin ou de la tisane du soir. On like et on partage?

    Pour aller plus loin, itw de Fernandel sur son rôle de don Camillo, sa foi, la soutane...: https://www.youtube.com/watch?v=08GiHoYHuVo

  • Saint Lambert, patron du diocèse de Liège (17 septembre)

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    Buste-saint-Lambert.pngSa biographie par Godefroid Kurth (Biographie nationale T. IX pp. 143 et suiv., publiée par l'Académie royale des sciences, des lettres et des Beaux-arts de Belgique, Bruxelles, 1897). (source)

    LAMBERT (Saint) , LANDBERTUS, LANTPERTUS, LANDEBERTUS, naquit à Maestricht pendant le second quart du VIIe siècle. Ses parents, qui étaient riches et chrétiens de longue date, semblent avoir fait partie de l'aristocratie de cette ville. Un remaniement de sa première biographie donne à son père le nom d'Aper, et à sa mère celui de Herisplendis ; mais le texte primitif de ce document ne nous a pas conservé leurs noms.

       Lorsqu'il eut atteint l'âge des études, son père le confia aux soins de saint Théodard, alors évêque de Maestricht, qui, comme tous les prélats de l'époque, dirigeait l'éducation des jeunes clercs de son diocèse. La cour royale siégeait parfois à Maestricht. Lambert eut l'occasion d'y vivre dans l'entourage du roi et d'y être remarqué de lui. On ne sait ce qu'il faut croire de l'assertion d'un écrivain du Xe siècle, d'après lequel son premier maître aurait été un prêtre romain du nom de Landoald (voir ce nom), qui aurait vécu quelque temps avec son disciple à Wintershoven, dans une ferme de ses parents, où des miracles auraient fait éclater les vertus de l'enfant. Ce qui est certain, c'est que, de bonne heure, Lambert paraît avoir eu un rang élevé dans le clergé de Maestricht, et y avoir rallié, grâce à sa famille et à ses qualités personnelles, un grand nombre, de sympathies. Lorsque, en 668 ou 669, saint Théodard périt assassiné dans le pays de Spire, ce fut Lambert qui, au dire de la Vita Theodardi, alla redemander ses ossements aux habitants de cette contrée.

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  • Sainte Hildegarde de Bingen, une grande prophétesse (17 septembre)

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    Benoît XVI, lors des audiences générales des mercredis 1er et 8 septembre 2010, a consacré deux catéchèses à l'évocation de sainte Hildegarde de Bingen :

    Chers frères et sœurs,

    En 1988, à l’occasion de l’Année mariale, le vénérable Jean-Paul II a écrit une Lettre apostolique intitulée Mulieris dignitatem, traitant du rôle précieux que les femmes ont accompli et accomplissent dans la vie de l’Eglise. «L'Eglise — y lit-on — rend grâce pour toutes les manifestations du génie féminin apparues au cours de l'histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine» (n. 31).

    Egalement, au cours des siècles de l’histoire que nous appelons habituellement Moyen Age, diverses figures de femmes se distinguent par la sainteté de leur vie et la richesse de leur enseignement. Aujourd’hui, je voudrais commencer à vous présenter l’une d’entre elles: sainte Hildegarde de Bingen, qui a vécu en Allemagne au XIIe siècle. Elle naquit en 1098 en Rhénanie, probablement à Bermersheim, près d’Alzey, et mourut en 1179, à l’âge de 81 ans, en dépit de ses conditions de santé depuis toujours fragiles. Hildegarde appartenait à une famille noble et nombreuse, et dès sa naissance, elle fut vouée par ses parents au service à Dieu. A l’âge de huit ans, elle fut offerte à l’état religieux (selon la Règle de saint Benoît, chap. 59) et, afin de recevoir une formation humaine et chrétienne appropriée, elle fut confiée aux soins de la veuve consacrée Uda de Göllheim puis de Judith de Spanheim, qui s’était retirée en clôture dans le monastère bénédictin Saint-Disibod. C’est ainsi que se forma un petit monastère féminin de clôture, qui suivait la Règle de saint Benoît. Hildegarde reçut le voile des mains de l’évêque Othon de Bamberg et en 1136, à la mort de mère Judith, devenuemagistra (Prieure) de la communauté, ses concours l’appelèrent à lui succéder. Elle accomplit cette charge en mettant à profit ses dons de femme cultivée, spirituellement élevée et capable d’affronter avec compétence les aspects liés à l’organisation de la vie de clôture. Quelques années plus tard, notamment en raison du nombre croissant de jeunes femmes qui frappaient à la porte du monastère, Hildegarde se sépara du monastère masculin dominant de Saint-Disibod avec la communauté à Bingen, dédiée à saint Rupert, où elle passa le reste de sa vie. Le style avec lequel elle exerçait le ministère de l’autorité est exemplaire pour toute communauté religieuse: celui-ci suscitait une sainte émulation dans la pratique du bien, au point que, comme il ressort des témoignages de l’époque, la mère et les filles rivalisaient de zèle dans l’estime et le service réciproque.

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  • Saint Robert Bellarmin (17 septembre) : l'illustration claire et efficace de la doctrine catholique

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    De BENOÎT XVI, lors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du Mercredi 23 février 2011 (source) :

    Saint Robert Bellarmin

    Chers frères et sœurs,

    Saint Robert Bellarmin, dont je désire vous parler aujourd’hui, nous ramène en esprit à l’époque de la douloureuse scission de la chrétienté occidentale, lorsqu’une grave crise politique et religieuse provoqua l’éloignement de nations entières du Siège apostolique.

    Né le 4 octobre 1542 à Montepulciano, près de Sienne, il est le neveu, du côté de sa mère, du Pape Marcel II. Il reçut une excellente formation humaniste avant d’entrer dans la compagnie de Jésus le 20 septembre 1560. Les études de philosophie et de théologie, qu’il accomplit au Collège romain, à Padoue et à Louvain, centrées sur saint Thomas et les Pères de l’Eglise, furent décisives pour son orientation théologique. Ordonné prêtre le 25 mars 1570, il fut pendant quelques années professeur de théologie à Louvain. Appelé par la suite à Rome comme professeur au Collège romain, il lui fut confiée la chaire d’«Apologétique »; au cours de la décennie où il occupa cette fonction (1576-1586), il prépara une série de leçons qui aboutirent ensuite aux « Controverses », œuvre devenue immédiatement célèbre en raison de la clarté et de la richesse de son contenu et de son ton essentiellement historique. Le Concile de Trente s’était conclu depuis peu et pour l’Eglise catholique, il était nécessaire de renforcer et de confirmer son identité notamment face à la Réforme protestante. L’action de Robert Bellarmin s’inscrit dans ce contexte. De 1588 à 1594, il fut d’abord père spirituel des étudiants jésuites du Collège romain, parmi lesquels il rencontra et dirigea saint Louis Gonzague, puis supérieur religieux. Le Pape Clément VIII le nomma théologien pontifical, consulteur du Saint-Office et recteur du Collège des pénitenciers de la Basilique Saint-Pierre. C’est à la période 1597-1598 que remonte son catéchisme, Doctrine chrétienne abrégée, qui fut son œuvre la plus populaire.

    Le 3 mars 1599, il fut créé cardinal par le Pape Clément VIII et, le 18 mars 1602, il fut nommé archevêque de Capoue. Il reçut l’ordination épiscopale le 21 avril de la même année. Au cours des trois années où il fut évêque diocésain, il se distingua par son zèle de prédicateur dans sa cathédrale, par la visite qu’il accomplissait chaque semaine dans les paroisses, par les trois synodes diocésains et le Concile provincial auquel il donna vie. Après avoir participé aux conclaves qui élurent les Papes Léon XI et Paul V, il fut rappelé à Rome, où il devint membre des Congrégations du Saint-Office, de l’Index, des rites, des évêques et de la propagation de la foi. Il reçut également des charges diplomatiques, auprès de la République de Venise et de l’Angleterre, pour défendre les droits du Siège apostolique. Dans ses dernières années, il rédigea divers livres de spiritualité, dans lesquels il résuma le fruit de ses exercices spirituels annuels. Le peuple chrétien tire aujourd’hui encore une profonde édification de leur lecture. Il mourut à Rome le 17 septembre 1621. Le Pape Pie XI le béatifia en 1923, le canonisa en 1930 et le proclama docteur de l’Eglise en 1931.

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  • Robert Bellarmin (fêté aujourd'hui) affirmait déjà le droit de résister à une loi injuste

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    Le droit de résistance passive et active à une loi injuste (source : missel.free.fr)

    L’encyclique Evangelium vitæ (25 mars 1995) relance le débat sur la résistance passive aux lois injustes (prudemment appelée objection de conscience) et la race des journalistes mondains qui parlent de tout sans en rien connaître, ont cru y découvrir une nouveauté. Il m’a semblé intéressant, puisque nous célébrons la fête de saint Robert Bellarmin[1], de nous rappeler ce qu’il enseignait du droit de résistance passive et active à une loi injuste.

    C’est la révolte des Vénitiens contre Paul V (1606)[2] qui força Robert Bellarmin à exposer ses idées sur la légitimité de la résistance à une loi injuste, quand les théologiens de la Sérénissime République qui affirmaient que L’homme n’est pas tenu d’obéir au pape quand ce que celui-ci commande est contraire à la loi de Dieu, et même dans quelques autres cas, et qui déclaraient coupables de péché mortel ceux qui avaient obéi à Paul V. Certes, Bellarmin souligne que lorsque le commandement d’un homme est manifestement contraire à la loi de Dieu, c’est un devoir de lui désobéir ; ainsi en va-t-il pour les princes séculiers qui commandent à tous leurs sujets de renier le Christ ou de sacrifier aux idoles, ainsi en va-t-il pour un pape, homme de mauvaise vie, comme l’ont été quelques-uns au temps passé (si les récits qui nous sont parvenus sont véridiques), et voulant user de fait d’une injuste violence (...) si, par exemple, un pape voulait ruiner l’église de Saint-Pierre, pour en bâtir un palais à ses parents, ou s’il voulait déposer tous les évêques, et par ce moyen mettre l’Eglise en trouble, ou s’il voulait faire la guerre sans occasion ni sujet, pour ôter les Élats à leurs vrais possesseurs, ou en gratifier ses proches, les docteurs indiquent les remèdes suivants : avoir recours à Dieu par l’oraison, admonester ledit pape avec tout respect et révérence, n’obéir point à ses commandements notoirement injustes, et enfin lui résister, et empêcher qu’il ne fasse le mal projeté. A Paolo Sarpi[3] qui objectait : Si le prince me commande quelque chose qui soit au détriment des biens temporels, je lui dois obéir, d’autant que le bien particulier doit céder au bien commun, Bellarmin répondait : Je dis que cette raison n’est de mise, d’autant qu’il peut arriver que le prince commande injustement la perte de biens temporels ; et si cette injustice est évidente, je ne lui dois pas obéir ; l’exemple de Naboth est trop clair qui refusa d’obéir au roi Achaz[4].

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  • Du gymnase au bar à café, les églises de la province d'Anvers obtiennent une nouvelle fonction

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    Lu sur la Gazet van Antwerpen :

    17 septembre 2021

    p. 8-9  :

    Du gymnase au bar à café, les églises obtiennent une nouvelle fonction

    Dans les prochaines années, la province d'Anvers investira 5 millions d'euros dans une politique en faveur des églises sur son territoire. De nouvelles utilisations seront recherchées et des ajustements seront effectués pour permettre d'autres utilisations des bâtiments de l'Eglise. Les églises de Flandre se vident. Sur les 1 786 églises paroissiales, 8 % ne sont plus utilisées, 60 % ne sont ouvertes qu'une ou deux fois par semaine et 50 % ne sont ouvertes que lors des offices. Les plans de politique ecclésiastique flamands ont identifié un tiers des bâtiments ecclésiastiques pour une éventuelle réutilisation ou une utilisation secondaire. Dans la province d'Anvers, cela concerne 298 églises. Parmi celles-ci, 102 sont des églises dites B, pour lesquelles une utilisation secondaire ou supplémentaire doit être examinée à court terme. Le vicaire Wim Selderslaghs : "Nous discutons déjà des besoins de la communauté religieuse et de la mesure dans laquelle le bâtiment de l'église répond à ces besoins. Nous examinons si et comment nous pouvons mettre le bâtiment au service d'un plus grand nombre de communautés. Mais ces discussions sont souvent bloquées par le manque de ressources pour y travailler. Les congrégations nous disent que leurs budgets sont sous pression. Les implantations d'églises n'ont pas l'argent nécessaire pour commencer à gérer le bâtiment différemment et impliquer des partenaires."

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  • Un tiers des pratiquants limbourgeois n'a pas repris le chemin de l'église après le corona

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    De tvl.be/nieuws (Dario D'Arpino) :

    16 septembre 2021

    blob:https://www.tvl.be/d0fbca7d-0638-48d2-ab82-33754ca2bf1d

    Un tiers des croyants limbourgeois ne retrouvent pas le chemin de l'église après la corona

    Un tiers des croyants du Limbourg ne retrouvent pas le chemin de l'église après la corona. C'est ce que montrent les interviews de TV Limburg avec des prêtres. Les chiffres officiels ne sont pas encore disponibles, le prochain comptage des pratiquants aura lieu aux alentours de Noël, mais on ne peut nier que la crise de la corona a un impact durable sur la fréquentation des églises dans le Limbourg. Bien qu'il y ait aussi des paroisses où les bancs sont toujours remplis.