L’entretien de Mgr Michel Aupetit du 6 juin 2020
Radio Notre Dame - 6 juin 2020
Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, répond aux questions d’auditeurs de Radio Notre Dame.
L’entretien de Mgr Michel Aupetit du 6 juin 2020
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L’entretien de Mgr Michel Aupetit du 6 juin 2020
Radio Notre Dame - 6 juin 2020
Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, répond aux questions d’auditeurs de Radio Notre Dame.
L’entretien de Mgr Michel Aupetit du 6 juin 2020
De Guilhem Dargnies sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :
L’Église catholique aux États-Unis : pro-vie et antiraciste ?
05/06/2020
Dans le pays de l’Oncle Sam, où le meurtre de George Floyd a largement ému, la lutte des évêques contre le racisme est ancienne et compte des partisans y compris au sein des mouvements pro-vie.
Le vaste mouvement de contestation populaire contre le racisme aux États-Unis après la mort, le 25 mai, sous le genou d’un policier, de George Floyd, Afro-américain de 46 ans, a suscité un émoi unanime parmi les responsables catholiques. À commencer par celle du pape François. « Nous ne pouvons pas tolérer ou fermer les yeux sur le racisme et l’exclusion sous quelque forme que ce soit et cependant prétendre que nous défendons le caractère sacré de chaque vie humaine », a ainsi souligné le Souverain pontife, depuis la bibliothèque du palais apostolique du Vatican, le 3 juin, non sans condamner la violence des nuits précédentes qu’il estime « autodestructrice ».
Le pape a aussi relevé le « ton pastoral » adopté par les évêques américains. Lequel est notamment le fait de Mgr Bernard Anthony Hebda, archevêque de Saint-Paul-Minneapolis, diocèse où eut lieu le meurtre de George Floyd. Le 3 juin, à Minneapolis, ce prélat a participé à une marche silencieuse de prière pour la victime. Ce « ton pastoral » est également le fait du cardinal Blase Cupich, l’archevêque de Chicago qui, quatre jours plus tôt, a appelé à une « réconciliation nationale ».
« Nous devons enfin déraciner l’injustice raciale »
De son côté, l’archevêque de Los Angeles, Mgr José Horacio Gomez, quoiqu’il s’exprimait en qualité de président de la conférence épiscopale de son pays, a employé des mots d’autant plus forts qu’il incarne le courant conservateur de l’Église aux États-Unis. « Le révérend Martin Luther King disait vrai lorsqu’il affirmait que les émeutes sont le langage de ceux que l’on n’entend pas », a ainsi rappelé, dans un communiqué du 31 mai, cet ancien vicaire de l’Opus Dei pour le Texas, originaire du Mexique, qui reçut la consécration épiscopale des mains de Mgr Charles Chaput. « Nous devrions largement mettre en pratique l’écoute, maintenant. Cette fois, nous ne devrions plus échouer à entendre ce que les gens proclament à travers leur douleur. Nous devons enfin déraciner l’injustice raciale qui affecte encore trop de secteurs de la société américaine », a-t-il insisté, avant de condamner lui aussi pillages et émeutes.
Ça y est : Vativision, plateforme catholique de films à la demande est lancée dès ce lundi comme annoncé. Voici ce dont il s'agit sur cet article d'Olivier Tosseri publié sur le site "Les Echos" en octobre dernier :
VatiVision, le Netflix du Vatican
Au printemps 2020, une plateforme offrira en streaming du contenu audiovisuel religieux, artistique et culturel lié à l'Eglise catholique.
Les ordinateurs, tablettes et téléphones portables sont les nouvelles terres d'évangélisation. C'est la conviction du Vatican qui bénit la naissance de VatiVision.com. Cette plateforme sera lancée au printemps prochain pour offrir en streaming sur tous les supports numériques des films, des documentaires et des émissions aux contenus religieux.
Ce projet est né de la collaboration de deux sociétés italiennes. Officina della Comunicazione qui détient 75 % du capital de VatiVision dont le siège est à Bergame, est une société de production. Les 25 % restant sont détenus par Vetrya, groupe international basé en Ombrie, spécialisé dans le développement de services numériques et de plateformes de cloud computing.
« Souvent les produits télévisuels ou cinématographiques à caractère religieux sont difficilement distribués, constate Nicola Salvi l'un des administrateurs délégués d'Officina della Comunicazione. Nous voulons rendre accessibles au plus grand nombre ces contenus de grande valeur pour contribuer à diffuser le message chrétien. »
De Caroline Celle sur le site du journal La Croix :
En Chine, la reprise des cultes sous condition de « prières patriotiques »
Les faits
Une directive du gouvernement chinois a été transmise aux institutions catholiques de la province de Zhejiang le 29 mai, pour autoriser la reprise des cultes, suspendus en raison de l’épidémie de Covid-19. Elle notifie aux prêtres l’obligation d’enseigner le patriotisme à leurs fidèles.
05/06/2020
A l’occasion de la reprise des cultes, ce ne sont pas les précautions sanitaires qui ont hautement surpris les responsables religieux chinois.M
C’est un nouvel avertissement lancé à l’Église catholique en Chine. Le gouvernement de la province de Zhejiang, près de Shanghaï, a adressé le 29 mai une directive aux institutions catholiques locales, autorisant la reprise des activités liturgiques le 2 juin, à condition de « faire des prêches sur le patriotisme ». Les célébrations religieuses étaient suspendues depuis cinq mois dans le pays en raison de la crise sanitaire du Covid-19.
→ À LIRE. Le gouvernement chinois cherche à « siniser » les religions
Un article de l’agence de presse catholique asiatique UCA News, paru le 5 juin, explique que deux organisations catholiques de la province, soumises à la juridiction du gouvernement chinois, ont reçu la circulaire : l’Association patriotique des catholiques chinois, Église nationale soumise à la juridiction du gouvernement chinois, et le Comité d’administration catholique de l’éducation de la province. Les autorités de Zhejiang autorisent la reprise des cultes, reprise assortie de mesures préventives contre le Covid-19. Elles demandent d’éviter les activités religieuses non nécessaires et de restreindre le nombre de participants aux offices, ainsi que leur durée.
Siniser les religions
Mais ce ne sont pas les précautions sanitaires qui ont hautement surpris les responsables religieux chinois, à en croire UCA News. La première recommandation de la circulaire est l’enseignement du patriotisme durant les rassemblements religieux. Cité par l’agence de presse asiatique, le père Liu, de la province de Hebei, terre de forte tradition catholique, s’insurge : « En tant que membres de l’Église catholique universelle, nous ne pouvons accepter et glorifier ce que le gouvernement communiste considère comme l’éducation patriotique ».
De Claire Bernole sur le site reforme.net (extrait) :
La réaction conservatrice s’organise
Comme précédemment dans plusieurs églises catholiques nationales, ce type de proposition (qui consiste à « réévaluer » l’enseignement de l’Église sur l’homosexualité, la morale sexuelle en général, ainsi que les sacrements de l’ordre et du mariage) a irrité la partie la plus conservatrice de l’Église catholique d’outre-Rhin. L’évêque Rudolf Voderholzer de Ratisbonne a critiqué récemment la direction du Synode allemand, dont Mgr Georg Bätzing (évêque de Limbourg et président de la Conférence épiscopale allemande). « On décide de suivre un procédé participatif. Donc il faut le respecter et éviter d’agir d’une façon autoritaire et tout seul ».
Dans le même ordre d’idées, l’évêque auxiliaire de Cologne, Dominik Schwaderlapp, vient d’annoncer son retrait du forum de discussion sur la sexualité humaine car à ses dires, la majorité de ses membres serait opposée à l’enseignement de l’Église dans ce domaine.
Enfin, pour l’instant, un ancien nonce apostolique en Allemagne, l’archevêque Erwin Josef Ender, a vivement critiqué l’orientation prise par le Synode dans l’hebdomadaire catholique Die Tagespost. « Sans aucune considération pour les véritables sources de foi et de révélation, à savoir l’Écriture et la Tradition, l’Église est censée se réinventer, pour ainsi dire. J’ai lu les ébauches des quatre forums de la “voie synodale” (dont celui sur la sexualité NdlR) et je suis alarmé par la direction que semble prendre la discussion », a-t-il martelé.
Une vingtaine de catholiques traditionalistes allemands connus a aussitôt lancé une pétition qui se fixe pour objectif de « résister au plan des évêques de “protestantiser” l’Église », ce qui mènerait à la « destruction de sa structure hiérarchique établie par Jésus Christ lui-même ».
Des cardinaux comme Gerhard Müller, Paul Josef Cordes, Walter Brandmüller et Rainer Woelki ont mis en garde sur le risque de schisme qu’engendre ce chemin synodal, lit-on dans la présentation de la pétition qui s’adresse aux fidèles du monde entier.
Lire également : German cardinal criticizes ‘synodal path,’ exhorts German Church to ‘remain Catholic’ traduit en français ICI.
D'Hadrien Desuin sur causeur.fr :
La France, fille oubliée de l’Église
De Vatican News :
Vatican: premiers résultats dans l'enquête sur l'immeuble de Londres
Le courtier italien Gianluigi Torzi a été arrêté dans la soirée de vendredi au Vatican, au terme d'un long interrogatoire. Son interpellation marque un tournant important dans la longue enquête lancée par la magistrature du Vatican et conduite par le corps de gendarmerie. Dans le cadre de cette procédure, cinq personnes travaillant à la Secrétairerie d'État (deux prélats et trois laïcs) sont mises en cause, ainsi qu'un dirigeant de l'Autorité de renseignement financier (AIF). L'enquête s'appuie sur l’étude scrupuleuse de papiers et documents attestant de transactions financières complexes effectuées par les personnes impliquées et qui corroborent les hypothèses criminelles, tout comme les interrogatoires et témoignages recueillis.
L'enquête a commencé lorsque deux plaintes ont été déposées par l'IOR et par le contrôleur général, respectivement en juillet et août 2019. La seconde plainte, celle du contrôleur général, fait état de crimes très graves. C'est donc sur la base de signalements internes, d’"anticorps" actifs du Vatican, que l'enquête débute. L'affaire est divisée en deux phases fondamentales. La première a lieu en 2014 et concerne la souscription par la Secrétairerie d'État du fonds Athena Capital Global Opportunities Fund, géré par une Sicav dirigée par Raffaele Mincione qui est propriétaire de l'immeuble londonien de la Sloane Avenue. La deuxième phase se déroule entre la fin de 2018 et le premier semestre de 2019, lorsque la Secrétairerie d'État tente de récupérer l’immeuble en liquidant les actions du fonds de Mincione mais qu’elle finit par subir, avec l'aide des suspects, des faits d'extorsion et de fraude de la part de Gianluigi Torzi, appelé pour servir d’intermédiaire.
Le 28 février dernier, il y a six ans, la Secrétairerie d'État finance, avec de l'argent qui lui appartient et qui est lié au soutien des activités du Saint-Père, le fonds Athena Capital Global Opportunities Fund de Raffaele Mincione, pour un total de 200 500 000 dollars ; des fonds obtenus grâce à une architecture financière complexe, par l'octroi de prêts accordés par le Crédit Suisse et la Banque suisse italienne contre le nantissement d'actifs d'au moins 454 millions d'euros détenus par le Secrétariat d'État et provenant de dons.
Ô mon Dieu, Trinité que j'adore
(Sainte Elisabeth de la Trinité)
Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi , tout adorante , toute livrée à votre Action créatrice.
Ô mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre Coeur, je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer... jusqu'à en mourir ! Mais je sens mon impuissance et je vous demande de me « revêtir de vous même », d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre âme, de me submerger, de m'envahir , de vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur. Ô Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à vous écouter, je veux me faire tout enseignable, afin d'apprendre tout de vous. Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière ; ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.
Ô Feu consumant , Esprit d'amour, « survenez en moi » afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout son Mystère. Et vous, ô Père, penchez-vous vers votre pauvre petite créature, « couvrez-la de votre ombre », ne voyez en elle que le « Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances »
Ô mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds , je me livre à vous comme une proie . Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs .
21 novembre 1904 (Notes Intimes 15)
Hymnus
O lux beata Trinitas
et principals Unitas,
iam sol recedit igneus :
infunde lumen cordibus.te deprecemur vespere ;Lumière, heureuse Trinité,
qui es souveraine Unité,
quand l'astre de feu se retire,
répands en nos cœurs ta clarté.Te mane laudum carmine,
te nostra supplex gloria
per cuncta laudet saecula.
A toi nos hymnes du matin,
à toi nos cantiques du soir,
à toi, pour les siècles des siècles,
la prière de notre gloire.
Encore heureux que l'on puisse compter sur Mgr Léonard pour rappeler quelques vérités fondamentales... C'est en "opinion" (contribution externe) sur le site de la Libre :
Des femmes prêtres ?
Une opinion de Monseigneur Léonard, ancien primat de Belgique. L'auteur réagit au texte "Le cas d'Anne Soupa : en quoi la féminité priverait-elle quelqu’un des capacités pastorales ?", publié sur Lalibre.be.
Ainsi donc il suffit qu'Anne Soupa pose, avec un humour appréciable, sa candidature au siège archiépiscopal de Lyon pour que de graves sociologues changent d'opinion sur le sacerdoce des femmes et que de non moins estimables journalistes leur emboîtent le pas. Alors que le pape François lui-même, lors d'une interview, a confirmé que la question était close depuis la déclaration définitive de Jean-Paul II en la matière.
Certes, les femmes composent plus de la moitié de l’humanité. Dans la vie de l’Église catholique, elles représentent souvent plus des deux tiers. Et, parmi les chrétiens engagés activement dans l’annonce du Christ, elles sont, en Europe en tout cas, plus largement majoritaires encore. Or, à tort ou à raison, un bon nombre de femmes estiment que l’Église ne reconnaît pas suffisamment leur égalité de personne avec l’homme et leur capacité à assumer des responsabilités majeures dans la communauté ecclésiale.
Ce n’est pas une question de compétence ou de générosité
Il convient, dès lors, d'expliquer de la manière la plus claire pourquoi l’Église catholique, tout comme l’Église orthodoxe, ne se juge pas autorisée à ordonner prêtres des femmes. Il faut redire que ce n’est pas une question de compétence ou de générosité. Si c’était le cas, nous ordonnerions sans doute beaucoup plus de femmes que d’hommes. Par ailleurs, il ne suffit pas de dire, sans autre commentaire, que nous réservons l’ordination sacerdotale aux hommes parce que Jésus a choisi des apôtres masculins. L’expérience me convainc que la seule justification pertinente est que le Seigneur se présente explicitement dans l’Évangile comme l’Époux, comme celui qui, dans le prolongement de la Première Alliance, est venu épouser l’humanité. Le Nouveau Testament suggère clairement que l’Église, dans son ensemble, sera cette Épouse. Si donc, malgré sa totale liberté par rapport aux préjugés "machistes" de son temps, Jésus choisit 12 hommes pour être ses premiers apôtres, c’est uniquement parce qu’ils devront le représenter, le "rendre présent", à l’Église-Épouse, non seulement comme sa Tête, mais aussi comme son Époux. Nous devons travailler à faire comprendre cela, qui est d’une grande richesse anthropologique et théologique.
Pour le reste, proclamons hautement que c’est bien la femme qui, symboliquement, résume en elle la situation de l’humanité face à Dieu. Rappelons souvent que l’Église, en sa nature profonde, est féminine. Elle est Épouse du Christ et elle est notre Mère. Nous ne parlons jamais de notre Père, la sainte Église ! Il est notable à cet égard que l’Église catholique ne pratique la consécration des vierges que pour les femmes. Il y a, certes, une vie consacrée masculine, mais seule la femme peut se tenir symboliquement et réellement dans le rôle de l’Église-Épouse. Osons aussi reconnaître que ce n’est pas par hasard que, déjà au pied de la croix, et toujours dans la suite, les femmes sont majoritaires dans la vie quotidienne de l’Église. C’est en raison de leur connivence profonde avec le mystère de l’Église-Épouse.
Le sacerdoce masculin durera le temps de l’histoire. Quand viendra le monde nouveau où Dieu sera tout en tous, il passera. Mais la féminité fondamentale, la féminité mariale de l’Église, ne passera jamais. Comme souvent, et ici avec grand bonheur, la femme aura le dernier mot !
N'hésitons pas à confier davantage à des femmes des missions importantes dans la vie de l’Église
Mais, en attendant, n’hésitons pas à confier davantage à des femmes des missions importantes dans la vie de l’Église, dans la Curie romaine, dans nos Conseils épiscopaux, dans la formation des futurs prêtres. Elles y apporteront une sensibilité, une compétence et une énergie infiniment précieuses. Sans la pleine reconnaissance du rôle des femmes dans l’Église, il n’y aura pas de nouvelle évangélisation qui tienne la route. Plus radicalement encore, reconnaissons que, sans les femmes, l’Église peut immédiatement fermer boutique.
Tout ceci demanderait de plus larges développements. Les lecteurs intéressés les trouveront dans mon livre au titre suggestif : L’Église au féminin, Éditions des Béatitudes.