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Eglise - Page 833

  • Une protestation "contre les actes sacrilèges et superstitieux commis par le pape François"

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    Contra Recentia Sacrilegia

    Protest against Pope Francis's sacrilegious acts

    Nous soussignés, membres du clergé catholique et universitaires laïcs, protestons contre les actes sacrilèges et superstitieux commis par le pape François, successeur de Pierre, à l’occasion du récent synode sur l’Amazonie qui s’est tenu à Rome, et nous les condamnons.

    Ces actes sacrilèges sont les suivants :

    • Le 4 octobre, le pape François a assisté à un acte d’adoration idolâtre de la déesse païenne Pachamama.
    • Il a permis que ce culte ait lieu dans les Jardins du Vatican, profanant ainsi le voisinage des tombes des martyrs et de l’eglise de l’apôtre Pierre.
    • Il a participé à cet acte de culte idolâtre en bénissant une image en bois de la Pachamama.
    • Le 7 octobre, l’idole de la Pachamama a été placée devant l’autel principal à Saint-Pierre, puis transportée en procession dans la salle du Synode. Le pape François a dit des prières lors d’une cérémonie dont cette image faisait partie, et a ensuite rejoint cette procession
    • Lorsque des images en bois de cette divinité païenne furent retirées de l’église de Santa Maria in Traspontina, où elles avaient été placées de manière sacrilège, et jetées dans le Tibre par des catholiques indignés par cette profanation de l’église, le pape François, le 25 octobre, a présenté ses excuses et une autre image en bois de Pachamama a été replacée dans l’église.  Ainsi, une nouvelle profanation a été entreprise.
    • Le 27 octobre, lors de la messe de clôture du synode, il a recueilli une coupe utilisée lors du culte idolâtre de la Pachamama et l’a placée sur l’autel.

    Le pape François lui-même a confirmé que ces images en bois étaient des idoles païennes. Lors qu’il a présenté ses excuses pour le retrait de ces idoles d’une église catholique, il les a spécifiquement appelées Pachamama,  du nom d’une fausse déesse de la terre mère selon la croyance religieuse païenne en Amérique du Sud. 

    Le cardinal Walter Brandmüller, le cardinal Gerhard Müller, le cardinal Jorge Urosa Savino, Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque, Mgr Athanasius Schneider, Mgr José Luis Azcona Hermoso, Mgr Rudolf Voderholzer et Mgr Marian Eleganti  ont condamné divers aspects de ces actes comme idolâtres ou sacrilèges. Enfin, lors d’un entretien, le cardinal Raymond Burke a porté le même jugement sur ce culte.

    Cette participation à des actes idolâtres a été précédée par la déclaration intitulée « Document sur la fraternité humaine », signée par le pape François et Ahmad Al-Tayyeb, le Grand Imam de la mosquée Al-Azhar, le 4 février 2019.  Cette déclaration affirme :

    « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents. »

    La participation du pape François à des cérémonies idolâtres indique qu’il entendait cette déclaration dans un sens hétérodoxe, permettant au culte païen des idoles d’être considéré comme un bien positivement voulu par Dieu.

    De plus, bien qu’il ait signifié en privé à Mgr Athanasius Schneider : « Vous [Mgr Schneider] pouvez dire que l’expression en question sur la diversité des religions désigne la volonté permissive de Dieu… »,  François n’a jamais corrigé la déclaration d’Abu Dhabi en conséquence. Dans son allocution du 3 avril 2019, François, répondant à la question « Pourquoi Dieu permet-il qu’il y ait tant de religions », fait incidemment mention de la « volonté permissive de Dieu » telle que l’a explicitée la théologie scolastique, mais en donnant un sens positif à ce concept : il a déclaré que « Dieu a voulu permettre cela » parce que, alors qu’« il y a beaucoup de religions », elles « regardent toujours au ciel, elles regardent Dieu [c’est nous qui soulignons] ».  Il n’y a pas la moindre allusion au fait que Dieu permet l’existence de fausses religions de la même manière qu’Il permet l’existence du mal en général. Au contraire, il en ressort clairement que Dieu permet l’existence de « beaucoup de religions » parce qu’elles sont bonnes en ce sens qu’elles « regardent toujours au ciel, elles regardent Dieu ».

    Plus gravement encore, le pape François a depuis lors confirmé la déclaration non corrigée d’Abu Dhabi en mettant en place un « comité inter-religieux »,  qui a ensuite reçu le nom officiel de « Haut Comité »,  situé aux Emirats arabes unis, en vue de promouvoir les « objectifs » du document ; et en promouvant une directive du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux adressée aux responsables de tous les instituts catholiques d’études supérieures, et indirectement aux professeurs d’université catholiques, leur demandant d’assurer « la diffusion la plus large possible du Document », ce qui comprend l’affirmation non corrigée selon laquelle Dieu veut la « diversité des religions » tout comme Il veut la diversité des couleurs, des sexes, des races et des langues.

    Tout culte d’adoration rendu à une personne ou une chose autre que le seul vrai Dieu, la Sainte Trinité, constitue une violation du Premier Commandement. Toute participation, sous quelque forme que ce soit, à la vénération des idoles est condamnée par ce commandement et constitue un péché objectivement grave, indépendamment de la culpabilité subjective, dont seul Dieu est juge.

    Saint Paul enseignait à l’Eglise primitive que le sacrifice offert aux idoles païennes n’était pas offert à Dieu mais plutôt aux démons, ainsi qu’il l’affirma dans sa Première Lettre aux Corinthiens  :

    « Quoi donc ? Veux-je dire que ce qui a été immolé aux idoles soit quelque chose, ou que l'idole soit quelque chose ? Non ; mais ce que les païens immolent, ils l'immolent aux démons, et non à Dieu. Or je ne veux pas que vous soyez en société avec les démons. Vous ne pouvez pas boire le calice du Seigneur, et le calice des démons. Vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. »
    (1 Cor. 10:19-21) 

    Par ces actions, le pape François encourt le reproche du second Concile de Nicée :

    « De nombreux pasteurs ont détruit ma vigne, ils ont souillé ma part. Car ils ont suivi des hommes impurs et, faisant confiance à leurs propres frénésies, ils ont calomnié la sainte Eglise, que le Christ notre Dieu s’est donnée à lui-même, et ils n’ont pas su distinguer le saint du profane, affirmant que les icônes de notre Seigneur et de ses saints ne sont pas différentes des images en bois des idoles sataniques. »

    Avec une immense tristesse et un amour profond pour la Chaire de Pierre, nous supplions le Dieu Tout-Puissant d’épargner aux membres coupables de Son Eglise sur terre le châtiment qu’ils méritent pour ces péchés effroyables.

    Nous demandons respectueusement au pape François d’exprimer publiquement et sans ambiguïté son repentir à l’égard de ces péchés objectivement graves et de toutes les offenses publiques qu’il a commises contre Dieu et la vraie religion, et de faire réparation de ces offenses.

    Nous demandons respectueusement à tous les évêques de l’Église catholique d’offrir une correction fraternelle au Pape François pour ces scandales et d’avertir leurs fidèles que, selon l’enseignement divinement révélé de la foi catholique, ils risquent la damnation éternelle s’ils suivent son exemple en violant le Premier Commandement. 

    Le 9 novembre 2019

    In Festo dedicationis Basilicae Lateranensis
    « Terribilis est locus iste : hic domus Dei est et porta cæli ; et vocabitur aula Dei »

  • Le parcours interpellant de Johannes de Habsbourg

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    Héritier

    10/11/2019

    Dans une société où la réussite personnelle se mesure à l’accumulation de biens matériels et à une quête effrénée d’ascension sociale, le parcours de Johannes de Habsbourg, 37 ans, a de quoi interpeller. Héritier de la dynastie autrichienne des Habsbourg et jeune banquier prometteur, il s’est éloigné des valeurs occidentales dominantes en entrant dans les ordres. A travers son quotidien de prêtre récemment ordonné, nous découvrons une vision singulière du monde portée par la communauté Eucharistein. Héritée du christianisme, inscrite dans la réalité quotidienne et toujours en lien avec le monde extérieur, celle-ci fait écho au propre parcours de Johannes.UNE COPRODUCTION KTO/CRESCENDO 2019 - Réalisé par Christophe Giordani

  • Les évêques de Belgique et le nouvel élargissement des conditions de l'avortement

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    Nouvel élargissement des conditions de l'avortement

    Déclaration des évêques belges

    Un an à peine après avoir sorti l'avortement du Code pénal dans notre pays, on envisage une nouvelle révision de la loi sur l'avortement. On veut élargir la possibilité de pratiquer un avortement jusqu’à la dix-huitième semaine de grossesse et réduire le délai de réflexion obligatoire de 6 jours à 48 heures.
    Au-delà d’une modification dans la pratique, il s’agit d'un changement dans la signification de l'interruption de grossesse : l'avortement devient une intervention médicale ordinaire.

    La loi peut, bien sûr, envisager l'avortement comme un simple acte médical. Mais il ne sera pas vécu ainsi. On peut en sortir bouleversé et désespéré. En suggérant qu'il s'agit d'une intervention ordinaire, la loi ne tient nullement compte du ressenti et du vécu de ces personnes. Pourquoi encore solliciter conseil ou aide ? Dès le départ, on risque de prendre les questions à la légère. Désarroi et solitude n’en seront que plus exacerbés. Considérer l'avortement comme un simple acte médical en fait aussi un droit. Qui pose des questions ou refuse l'avortement devra en répondre. C’est applicable tant au médecin qu'à la femme concernée. Invoquer la notion de liberté de conscience sera aussi de plus en plus difficile même si on la maintient.

    L'état de droit garantit la protection de la dignité humaine et de l'intégrité physique de chacun. N'en est-il pas de même pour une vie humaine à naître ? Pourquoi faire comme si ce n'était pas encore la vie ? Où est la limite ? Pourquoi justement là ? Pourquoi ces questions sont-elles si rarement, voire jamais abordées dans le débat ?

    Des avertissements ont retenti dans la presse, dans les milieux médicaux et universitaires. Ils ne proviennent pas d’une perspective idéologique particulière. Ce problème concerne toute la société et chacun de nous. Comme si les arguments n'avaient plus d'importance.

    Il est incompréhensible qu'une question d’une telle importance et si délicate soit traitée aussi vite et sans débat de fond préalable.

    Le Cardinal Joseph De Kesel et les évêques de Belgique

  • Ramener les jeunes à l'église : un évêque américain a un plan...

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    De Carol Zimmermann sur Présence-Info.ca :

    Le plan d'un évêque américain pour «ramener» les jeunes à l'Église

    Mgr Robert E. Barron, évêque auxiliaire de Los Angeles, a martelé devant ses confrères étatsuniens de la USCCB (la conférence épiscopale des États-Unis) que les dirigeants ecclésiaux doivent se donner comme priorité de «ramener» les jeunes dans l'Église.
    Mgr Robert E. Barron, évêque auxiliaire de Los Angeles, a martelé devant ses confrères étatsuniens de la USCCB (la conférence épiscopale des États-Unis) que les dirigeants ecclésiaux doivent se donner comme priorité de «ramener» les jeunes dans l'Église.   (CNS photo/Bob Roller)
     
     
    2019-11-12

    Mgr Robert E. Barron, évêque auxiliaire de Los Angeles, a martelé devant ses confrères étatsuniens de la USCCB (la conférence épiscopale des États-Unis) que les dirigeants ecclésiaux doivent se donner comme priorité de «ramener» les jeunes dans l'Église.

    L'évêque, président du Comité épiscopal pour l'évangélisation et la catéchèse, connu pour son site Internet Word on Fire et pour la série documentaire Catholicism, a proposé une sorte de plan en cinq étapes pour ramener au bercail ceux qui se disent sans affiliation religieuse.

    Il a dit que pour commencer, l'Église devrait diriger son travail en faveur de la justice sociale, en impliquant les jeunes dans les soins aux personnes dans le besoin, en travaillant dans les soupes populaires, dans les ministères des prisons, en aidant les sans-abri. Les dirigeants peuvent renforcer cela en réitérant les messages sur la justice sociale des papes Léon XIII à François.

    De là, l'Église devrait promouvoir ses propres auteurs et artistes pour montrer aux gens la beauté de la foi catholique, a-t-il dit.

    Une autre étape clé – qu’il répète «depuis longtemps» – est d'arrêter de trop simplifier la foi. L'évêque a dit que les jeunes catholiques, ou ceux de tout âge, devraient être capables d'expliquer pourquoi ils croient.

    Pour commencer, «nous devons renforcer le contenu intellectuel de nos cours de religion», notamment dans les écoles catholiques, les programmes d'éducation religieuse et la préparation aux sacrements.

    D'après sa propre expérience, on lui a posé des questions très simples sur la foi sur Reddit, un agrégateur de nouvelles sur Internet, dont: «Qui est Dieu et pouvez-vous prouver son existence? Pouvez-vous expliquer le mal et comment savez-vous que votre religion a raison?»

    Il a dit que cela «vous brise le cœur de réaliser que nous n'avons pas communiqué efficacement notre tradition», mais cela ne veut pas dire jeter l'éponge. Au lieu de cela, le travail commence localement, dans la paroisse.

    Au niveau paroissial, les catholiques doivent commencer à reconnaître que leurs paroisses ne sont pas seulement des lieux où ils font l'expérience des sacrements, mais qu'elles doivent être considérées comme des lieux missionnaires. C'est particulièrement vrai lorsqu'il s'agit de tendre la main aux jeunes, parce que «les jeunes ne viendront pas vers nous, nous devons aller vers eux».

    Cette idée d'aller à la rencontre des gens est tout à fait en accord avec le message d'accompagnement du pape François, a-t-il ajouté.

    Le dernier point soulevé par l'évêque concernait l'utilisation des médias sociaux pour renverser cette tendance au stress: «Nous devrions investir beaucoup de temps et d'argent pour trouver de bonnes personnes pour travailler sur nos médias sociaux, en suggérant que les paroisses, ou même des groupes de paroisses, embauchent quelqu'un pour s'occuper efficacement du ministère social.»

    Sa présentation a suscité plus d'une heure de discussions entre les évêques étatsuniens, tous d'accord pour dire que la baisse du nombre d'églises est une préoccupation profonde et qu'elle offre d'autres possibilités pour la combattre, allant d'une dévotion accrue à Marie à des occasions de travail missionnaire ou de renforcement des programmes catéchétiques.

    L'évêque a amené trois leaders laïques sur la tribune pour aider à la discussion, dont Brandon Vogt, auteur et directeur du contenu de Word on Fire, qui a fait écho au point de vue de l'évêque que l’exode des jeunes de l'Église est une «crise énorme».

    Pour chaque personne qui entre dans l'Église, six personnes et demie sortent par la porte de derrière, a-t-il dit, soulignant à nouveau la nécessité non seulement de colmater la brèche, mais aussi de «chercher ceux qui sont partis».

    Il a également suggéré que, tout comme les paroisses et les diocèses ont des membres du personnel qui travaillent sur les situations d'abus, quelqu'un devrait travailler au niveau local juste pour tendre la main à ceux qui ont quitté l'Église. «Si c'est une priorité, soulignons-la avec des ressources», a-t-il ajouté.

    Lors d'une nouvelle conférence après la présentation, Mgr Barron a dit qu'il n'était pas surpris par la longue conversation sur le retour des gens à l'Église parce que lorsqu'il a abordé ce sujet pour la première fois au printemps dernier, il a dit qu'on lui accordait 10 minutes et que cela a duré une heure.

  • Les données annuelles de la Fraternité Saint-Pierre

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    De "Riposte catholique" :

    Les données annuelles de la Fraternité Saint-Pierre

  • Des agentes pastorales laïques ont reçu de l'évêque de Bâle le mandat pour célébrer des baptêmes

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    C'est sur cath.ch

  • Vatican II et la déglingue de l'Eglise (mises à jour vidéos)

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    Vatican II, « déclencheur » de l'effondrement de la pratique catholique ? (M-à-j vidéos)

    (source)

    Présentation de l’ouvrage de Guillaume Cuchet (2018) donnée par l'historien Jean-Claude Dupuis à l'occasion d'un colloque tenu le 26 octobre 2019 à Québec.

    Voir aussi

    Religion — baisse de la fréquentation de la messe sous le pape François, stabilité chez les protestants (2018)


    Billet originel du 18 avril 2018

    Dans un livre nourri de statistiques impressionnantes, Guillaume Cuchet (ci-contre) a fait une analyse minutieuse de l’effondrement du catholicisme en France.

    Le recul du catholicisme en France et au Québec depuis les années 1960 est un des faits les plus marquants et pourtant les moins expliqués de notre histoire contemporaine. S’il reste la première religion des Français, le changement est spectaculaire : au milieu des années 1960, 94 % de la génération en France étaient baptisés et 25 % allaient à la messe tous les dimanches ; de nos jours, la pratique dominicale tourne autour de 2 % et les baptisés avant l’âge de 7 ans ne sont plus que 30 %. Comment a-t-on pu en arriver là ? De quand date la rupture ? Quelles en ont été les causes ? Ces questions hantent le monde catholique qui se retrouve perdu dans ses vêtements d’hier devenus trop amples et dont les différentes composantes ont eu tendance par le passé à s’accuser mutuellement d’avoir provoqué la « catastrophe ». Il est vrai que l’événement résiste à l’analyse.

    Au seuil des années 1960 encore, le chanoine Boulard, qui était dans l’Église française le grand spécialiste de ces questions, avait conclu à la stabilité globale des taux dans la longue durée, même s’il notait une pente légèrement déclinante qui préservait a priori de toute mauvaise surprise. Or, au moment même où prévalaient ces conclusions rassurantes et où s’achevait cette vaste entreprise de modernisation de la religion que fut le concile Vatican II (1962-1965), il a commencé à voir remonter des diocèses, avec une insistance croissante, la rumeur inquiétante du plongeon des courbes.

    Normalien, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est-Créteil, spécialiste d’anthropologie religieuse, Guillaume Cuchet a repris cette question en se fondant sur l’étonnante richesse des statistiques dont nous disposons.

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  • Chili : des actes de vandalisme sacrilège d'une violence inouie

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    De Daniel Hamiche sur l'Observatoire de la Christianophobie :

    Santiago du Chili : des images abominables…

  • Tout sera possible si une nouvelle ère eucharistique devient le cœur et la vie de l’Église

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    Le saint Padre Pio durant la célébration de la Sainte Messe

    De Vatican News :

    La transsubstantiation, dogme central de la foi catholique

    Au mois d’août dernier, une étude menée par le Pew Research Center, basé aux États-Unis, montrait que seul un catholique américain sur trois croyait à la doctrine de l’Église sur l’Eucharistie et à la transsubstantiation. Nous en parlons avec le père Nicolas Buttet, fondateur de la fraternité Eucharistein.

    Entretien réalisé par Manuella Affejee - Cité du Vatican

    C’est l’acmé de la liturgie eucharistique: au moment de la consécration, les espèces du pain et du vin deviennent le Corps et le Sang du Christ, tout en conservant les caractéristiques physiques et les apparences originales. Cette doctrine de la transsubstantiation, -ou de la présence réelle-, proclamée par l’Église lors du 4e Concile du Latran (1215), fut confirmée lors de la seconde session du Concile de Trente, en 1551.

    Il semblerait pourtant que ce dogme central de la foi catholique, «source et sommet de la vie chrétienne» ne soit pas perçu comme tel par certains croyants. Cet été, une étude menée par le prestigieux Pew Research Center, intitulée «What American know about religion» (ce que les Américains connaissent de la religion), a livré en ce sens des résultats assez édifiants: un tiers des catholiques (31%) disent croire à la présence réelle: le reste, 69%, affirme considérer le pain et le vin consacrés comme de simples «symboles».

    Nous en parlons avec le père Nicolas Buttet, fondateur de la fraternité Eucharistein.

    Entretien avec le père Nicolas Buttet

    Seul un tiers des catholiques américains croient en la transsubstantiation, c’est-à-dire en la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Que vous inspire ce chiffre ?

    Cela m’inspire de la tristesse, car c’est quand même le trésor de notre foi, de notre vie chrétienne. Jésus a choisi de demeurer avec nous sous cette forme-là, jusqu’à la fin des temps. Mais sans vouloir être pessimiste, il y a ceux qui disent ne pas croire, et, -pour reprendre les mots de Jean-Paul II qui parlait d’athéisme théorique et d’athéisme pratique-, ceux qui vivent comme s’ils n’y croyaient pas. L’Eucharistie est-elle vraiment la source et le sommet de la vie chrétienne, comme le dit Vatican II  et comme l’ont vécu et en ont témoigné tous les saints ?

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  • Sortir de la crise de l'Eglise avec le cardinal Sarah

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    Le Préfet du Culte divin a rencontré La Nuova Bussola Quotidiana :

    Cardinal Sarah*: "Célibat, prière, doctrine : c'est ainsi que nous sortirons de la crise de l'Eglise"

    10-11-2019

    "Comment nous sommes arrivés à une telle folie de rejeter Dieu massivement?" Participation très nombreuse à Milan lors de la présentation du livre du cardinal Robert Sarah, événement organisé par la Nuova Bussola Quotidiana. La crise de la foi, de l'Eglise et de l'homme. "Sans le Christ, nos réformes ne sont que ruine". Et encore: le célibat ("aucun impératif ne pourra l'effacer"), la perte du sacré ("il y a des prêtres qui ne croient pas en la présence réelle de l'Eucharistie"), les responsabilités des évêques ("Nous avons déchristianisé l'Occident"), l'"encyclique de Benoît XVI" et le paganisme. "Lorsque l'Église aborde les phénomènes sociaux, elle subit d'énormes pressions pour changer son enseignement sur le célibat et la morale sexuelle". Le préfet du culte divin a analysé et dénoncé les maux d'aujourd'hui. Mais aussi offert des remèdes pour la renaissance. Lesquels? Tout d'abord, commencez à prier comme le fait Ratzinger: "Jeûnez pour la couardise de vos pasteurs".

    La crise de la foi, de l'Église et des prêtres. Les maux qui assaillent la barque de Pierre, prise entre relativisme et idéologies du monde. Et la renaissance qui passe par les monastères, les familles, la doctrine et la prière. Le cardinal Robert Sarah a présenté hier à la Casa Ildefonso Schuster, à Milan, avec le directeur de la Nuova Bussola Quotidiana, Riccardo Cascioli, son livre "Le soir approche et déjà le jour baisse". Un événement très populaire organisé par Nuova Bussola Quotidiana en collaboration avec l'éditeur Cantagalli. Le préfet du Culte divin, qui avec ce livre a mis fin à sa trilogie commencée avec 'Dieu ou rien' et poursuivie avec 'la Force du silence', a tout d’abord encouragé les fidèles et les prêtres en ce moment de déclin: "Je voulais que ce livre réconforte les chrétiens et les prêtres fidèles ». C'est dans cet esprit que les nombreux lecteurs de la Bussola l'ont accueilli hier. Nous proposons une large sélection des sujets traités par le cardinal, en rapport avec la publication intégrale de cette 'lectio magistralis' dans les prochains jours. Andrea Zambrano

    SERAIS-JE DUR?

    On m'a dit que j'étais un peu dur face à la crise de la foi, à la crise du sacerdoce, à la crise de l'Église et à l'effondrement spirituel de l'Occident. Je vais vous raconter une anecdote. Après avoir lu mon livre, un journaliste m'a posé la question suivante: "Eminence, que dites-vous à ceux qui pourraient penser que votre livre est pessimiste, voire alarmiste?" Moi aussi j'ai été alarmé par cette question ... Mais je me suis repris tout de suite : pourquoi fuir la réalité? J'ai alors répondu que le livre essayait d'observer la réalité et de poser un diagnostic avec la plus grande prudence et avec un grand souci de rigueur, de précision et d'objectivité. Il me semble que je ne suis pas trop éloigné de la vérité ni de la réalité des choses et des situations.

    DECLIN DE L'EUCHARISTIE

    La crise que vivent le clergé, l’Eglise, l’Occident et le monde est une crise spirituelle, une crise de foi en Dieu, une crise anthropologique; l'économico-social n'est qu'un corollaire: certes dramatique, mais un corollaire. Le déclin de la foi en la présence effective de Jésus dans l’Eucharistie est au centre de la crise et du déclin de l’Église, en particulier en Occident.

    NOTRE FAUTE, A NOUS EVEQUES

    Nous, évêques, prêtres et fidèles laïcs, sommes tous responsables de la crise sacerdotale et de la déchristianisation de l'Occident. Georges Bernanos écrivait avant la guerre: "Nous répétons sans cesse, avec des larmes d’impuissance, de paresse ou d’orgueil, que le monde se déchristianise. Mais le monde n’a pas reçu le Christ – non pro mundo rogo – c’est nous qui l’avons reçu pour lui, c’est de nos cœurs que Dieu se retire, c’est nous qui nous déchristianisons, misérables ! ".

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  • Les religions de 1946 à 2019 ou quand le catholicisme recule en troisième position derrière un islam sunnite en pleine expansion

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    (cliquer sur youtube)

  • Saint Sauveur in Chora à Istanbul doit retourner à l’islam

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    Du blog d'Yves Daoudal :

    Le Conseil d’Etat turc a décidé que l’ancienne église du Saint Sauveur in Chora à Istanbul devait retourner « à son culte initial », c’est-à-dire… à l’islam.

    Cette église fut construite Ve siècle, rebâtie au XIe puis au XIVe. Elle est considérée comme l’une des plus belles églises byzantines, avec de riches mosaïques et fresques du XIVe siècle.

    Elle fut transformée en mosquée en 1511, puis en musée en 1948.

    Cette décision du Conseil d’Etat pourrait ouvrir la voie à la reconversion de Sainte-Sophie en mosquée, insistante et permanente revendication islamiste.

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