Eglise - Page 876
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Bruxelles, 4 décembre : "Subjectivement vôtre" (Philo à Bruxelles avec Stéphane Mercier)
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Pour une bonne gestion des biens culturels de l'Eglise
A l'heure où l'on ne sait plus trop bien que faire des églises que les fidèles ont désertées, les paroles du pape devraient pouvoir orienter la réflexion de ceux qui en sont responsables... (voir ICI)
D'Hélène Ginabat sur zenit.org :
Le pape plaide pour une gestion « prophétique » des biens culturels ecclésiastiques
Message au cardinal Ravasi (Traduction intégrale)
L’édification d’une église ou sa nouvelle destination ne sont pas « des opérations que l’on traite uniquement sous l’aspect technique ou économique », déclare le pape François ; « elles doivent être évaluées selon l’esprit de prophétie : à travers elles, en effet, passe le témoignage de la foi de l’Église qui accueille et valorise la présence de son Seigneur dans l’histoire ». Le fait « que beaucoup d’églises, nécessaires jusqu’à il y a quelques années, ne le sont plus maintenant », explique-t-il, doit être vu « comme un signe des temps qui nous invite à une réflexion et qui nous impose une adaptation ».
Le pape François a envoyé un message aux participants au congrès « Dieu n’habite-t-il plus ici ? Cession de lieux de culte et gestion intégrée des biens culturels ecclésiastiques », organisé par le Conseil pontifical pour la Culture, en collaboration avec l’Université pontificale grégorienne et la Conférence épiscopale italienne, qui se déroule à Rome, à la Grégorienne, les 29 et 30 novembre 2018. Daté de ce jeudi 29 novembre, le message a été lu à l’ouverture des travaux par le cardinal Gianfranco Ravasi, président du dicastère.
Le pape y souligne que « les biens ecclésiastiques sont des témoins de la foi de la communauté qui les a produits au cours des siècles et c’est pourquoi ils sont à leur façon des instruments d’évangélisation qui accompagnent les instruments ordinaires de l’annonce, de la prédication et de la catéchèse ». « Tout en inculquant le devoir de protection et de conservation des biens de l’Église, et en particulier des biens culturels », poursuit-il, l’Église affirme « qu’ils n’ont pas de valeur absolue mais qu’en cas de nécessité ils doivent servir au plus grand bien de l’être humain, et spécialement au service des pauvres ».
Voici notre traduction du message du pape François.
HG
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Nos sanctuaires sont irremplaçables
D'Hélène Ginabat sur zenit.org :
Les sanctuaires gardent vivante la piété populaire, fortifient la foi et la charité
Audience du pape avec les recteurs et animateurs de sanctuaires
« Nos sanctuaires sont irremplaçables », a affirmé le pape François, « parce qu’ils maintiennent vivante la piété populaire, l’enrichissant d’une formation catéchétique qui soutient et fortifie la foi tout en alimentant en même temps le témoignage de la charité ». Reprenant l’expression d’un évêque italien, il a poursuivi en disant que la piété populaire était « le système immunitaire de l’Église ».
Le pape François a reçu en audience les participants au Congrès international pour les recteurs et les animateurs des sanctuaires sur le thème « Le sanctuaire, porte ouverte pour la nouvelle évangélisation » ce jeudi 29 novembre 2018 dans la Sala Regia du Palais apostolique. Le congrès s’est déroulé du 27 au 29 novembre à l’Université pontificale du Latran à Rome. Après avoir lu son discours préparé, le pape a prolongé l’audience en parlant d’abondance de cœur.
Le pape a d’abord insisté sur la qualité de l’accueil : « Un climat d’amitié est une semence féconde que nos sanctuaires peuvent jeter dans le terrain des pèlerins, leur permettant de retrouver cette confiance dans l’Église » et dans la prière qui « fait des sanctuaires des lieux féconds, pour que la piété du peuple soit toujours alimentée et grandisse dans la connaissance de l’amour de Dieu ».
Il a enfin évoqué l’importance du sacrement de la réconciliation : « quand elle est vécue, la miséricorde devient une forme d’évangélisation réelle, parce qu’elle transforme ceux qui reçoivent la miséricorde en témoins de la miséricorde ».
Voici notre traduction du discours prononcé par le pape François.
HG
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Asia Bibi tremble pour ses filles
D'Adélaïde Patrignani sur Vatican News :
Asia Bibi craint pour la sécurité de ses filles
Acquittée le 31 octobre dernier par la Cour Suprême pakistanaise, Asia Bibi est toujours en lieu tenu secret, séparée de sa famille. Ses deux filles reçoivent régulièrement des menaces, comme le rapporte l’Aide à l’Église en Détresse.
«Nous avons peur. Ces derniers jours ont a tiré sur le portail de la maison où nous nous trouvons. Nous recevons constamment des menaces et plus d’une fois j’ai été suivi», témoigne Joseph Nadeem, le responsable de la Fondation Renaissance Education qui prend soin de la famille d'Asia Bibi au Pakistan depuis la condamnation de cette dernière en 2010.
La menace des islamistes
Aujourd’hui Joseph Nadeem et sa famille vivent avec Esha et Eisham, les filles d’Asia Bibi. «À peine Asia a-t-elle été acquittée, nous avons dû fuir », explique-t-il. «Elle et son mari se trouvent dans un lieu sûr protégé par le gouvernement, mais nous ne pouvons pas être avec eux», précise-t-il à l’association Aide à l’Église en Détresse (AED). Depuis le 31 octobre, date de l'acquittement d'Asia Bibi, ils ont changé quatre fois d’habitation. «Les islamistes nous poursuivent, et à chaque fois que nous nous rendons compte que nous sommes en danger, nous nous échappons immédiatement. Nous ne pouvons même pas sortir acheter à manger. Je sors seulement de nuit et le visage couvert», confie le tuteur de la famille d’Asia Bibi.
Asia Bibi est au courant de cette situation dangereuse pour ses proches : «Je l’ai rencontrée dès sa libération, et chaque jour nous parlons avec elle par téléphone. Elle est très inquiète pour ses filles», poursuit Joseph Nadeem.
L'espoir d'un Noël à Rome
Même si le calvaire de la pakistanaise et de sa famille ne semble pas encore terminé, Asia Bibi garde une foi et une force remarquables : «C’est une femme incroyable !», fait remarquer Joseph Nadeem. «Elle a conservé une foi inébranlable et une confiance infinie dans le Seigneur. Ça peut sembler étrange, mais c’est elle qui nous soutient dans ces moments difficiles. Elle nous invite à ne pas se décourager».
«Nous tous, y compris Asia, nous sommes reconnaissants envers ceux qui élèvent leur voix pour dénoncer notre situation», déclare par ailleurs M. Nadeem. Il espère «pouvoir quitter bientôt le Pakistan pour vivre dans un lieu sûr» avec tous ses proches. «Et nous espérons que nos deux familles puissent passer ce Noël à Rome, avec vous», conclut-il dans son témoignage à la branche italienne de l'AED.
Rome, où Asia Bibi est évoquée aujourd'hui puisqu'un congrès organisé par l'Alliance Catholique s'y tient sur le thème : «Asia Bibi, plus jamais ! Le Pakistan, la loi sur le blasphème et la liberté religieuse». À l'heure actuelle, 400 personnes sont emprisonnées à cause de cette loi sur le blasphème.
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La canonisation du cardinal Newman : pour bientôt ?
Alors que de récentes et nombreuses canonisations semblent procéder d'un esprit partisan qui voit en elles une manière de canoniser le concile Vatican II et ce qui en a résulté, il y en a d'autres qui s'inscrivent dans une ligne moins contestable...
De Marina Droujnina sur zenit.org :
Bienheureux cardinal Newman : un deuxième miracle en passe d’être reconnu
Il pourrait être canonisé après Pâques 2019
Le deuxième miracle attribué à l’intercession du bienheureux cardinal britannique John Henry Newman (1801-1890), prêtre et théologien anglican qui s’est converti au catholicisme, aurait été confirmé par l’Église, annonce le journal Catholic Herald le 28 novembre 2018. La canonisation pourrait avoir lieu après Pâques 2019.
Le deuxième miracle de Newman concerne la guérison inexplicable d’une femme enceinte américaine : son cas a été enquêté par l’archidiocèse de Chicago, aux États-Unis. La femme a prié pour l’intercession du cardinal Newman lors d’une «grossesse mettant sa vie en danger». Les médecins qui l’ont traitée ont déclaré qu’ils n’avaient aucune explication pour son rétablissement soudain.
Mgr Philip Egan, évêque de Portsmouth au Royaume-Uni, a déclaré dans un bulletin la semaine dernière qu’il «semble maintenant que Newman pourrait être canonisé et, si tout va bien, au plus tard l’année prochaine».
Le père Ignatius Harrison, postulateur de la cause, a précisé au Catholic Herald qu’il ne restait plus que deux étapes à franchir avant que le bienheureux cardinal Newman soit canonisé : l’approbation d’une commission d’évêques et une autorisation du pape François. «Je prie pour l’année prochaine, mais il n’y a aucun moyen de le savoir», a-t-il déclaré.
Né à Londres le 21 février 1801, John Henry Newman s’est converti au catholicisme en 1845, à l’âge de 44 ans. Il a été ordonné prêtre catholique en 1847 et a été nommé cardinal par le pape Léon XIII en 1879, bien qu’il ne fût pas évêque. Il est mort à Birmingham en 1890, à l’âge de 89 ans, après avoir fondé l’Oratoire de Birmingham.
Newman était particulièrement dévoué à l’éducation et a fondé deux écoles pour garçons. Aujourd’hui, un grand nombre d’organisations d’étudiants catholiques sont appelées «sociétés Newman» ou «centres Newman» en son honneur.
Il a été béatifié en 2010 par le pape Benoît XVI. Le premier miracle attribué à l’intercession du cardinal Newman a été la guérison complète et inexplicable du diacre Jack Sullivan, un Américain qui s’était remis d’une maladie de la colonne vertébrale.
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Les martyrs sont la vraie gloire de l'Eglise
D'Anne Kurian sur zenit.org :
Syrie : les martyrs sont la vraie gloire de l’Eglise, écrit le pape
Lettre aux franciscains du pays
Les martyrs sont la vraie gloire de l’Eglise, écrit le pape François qui répond à une lettre du père Hanna et du père Louai, franciscains partageant leur témoignage en Syrie : « Rien plus que le martyre ne peut marquer la façon caractéristique du chrétien de participer à l’histoire du salut de l’humanité », affirme-t-il.
Le pape remercie les deux franciscains dans une lettre publiée par Vatican News en italien : « Je désire partager votre souffrance et vous dire que je suis proche de vous et de vos communautés chrétiennes si éprouvées par la souffrance vécue dans la foi en Jésus-Christ. Que de souffrance, que de pauvreté, comme est grande la douleur de Jésus qui souffre, qui est pauvre, qui est chassé de sa patrie. C’est Jésus ! C’est un mystère. C’est notre mystère chrétien. En vous et dans les habitants de la bien-aimée Syrie nous voyons Jésus souffrant. »
« Les martyrs poursuivent le Royaume de Dieu, sèment des chrétiens pour l’avenir, sont la vraie gloire de l’Eglise et notre espérance, poursuit-il. Un tel témoignage est un avertissement à ne pas se perdre même au milieu des orages. Souvent la mer de la vie nous réserve la tempête, mais des houles existentielles nous parvient un signe inattendu de salut : Marie la Mère du Seigneur, stupéfaite, en silence, regarde son Fils innocent crucifié, qui remplit de sens la vie et le salut du peuple. »
Le pape François assure des ses prières « afin que l’indicible douleur se transfigure dans la divine espérance que l’Apôtre Paul nous confirme dans la Lettre aux Romains : ‘Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? En effet, il est écrit : C’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt, qu’on nous traite en brebis d’abattoir. Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés’.”
« Je vous bénis de tout cœur, ainsi que toutes les familles chrétiennes qui sont confiées à votre courageuse custodie », conclut le pape.
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Les origines de la crise de l'Eglise dans les années '70
De Guillaume Cuchet sur le site aleteia.org :
Aux origines de la crise de l’Église dans les années 1970
Dans le cadre du IXe colloque de l’Observatoire Foi et culture de la conférence des évêques de France, l’historien Guillaume Cuchet montrera comment les effets d’une crise religieuse et d’une crise culturelle peuvent se combiner. L’interpénétration d’une lente dérive de la pratique religieuse et de la mutation socio-culturelle héritée des Trente Glorieuses a été décisive dans le bouleversement du catholicisme après le concile Vatican II.
La crise de l’Église des années 1970, plus précisément des années 1965-1978, de la fin du concile Vatican II à l’élection de Jean-Paul II, a-t-elle procédé de causes avant tout religieuses ou culturelles ? La question fait écho à un article bien connu de Lucien Febvre parue en 1929 sur « Les causes de la Réforme » au XVIe siècle à laquelle il avait apporté une réponse célèbre : « À révolution religieuse, causes religieuses », et non pas culturelles, sociales ou politiques. Formule profonde mais faussement claire, qui a des chances de ne pas l’être beaucoup plus en changeant de siècle et de révolution. Sans doute la crise des années 1970 procède-t-elle de causes à la fois religieuses et culturelles, tout le problème étant de savoir lesquelles, quel a été leur poids respectif et comment elles se sont articulées.
Lire aussi : Mai 68 et Vatican II : les deux révolutions
Deux thèses incomplètes
Or on peut dire qu’il existe sur le sujet deux grandes thèses. La première, de type « externaliste » (comme disent les sociologues), consiste à dire que la crise en question a été socio-culturelle dans ses causes et religieuse dans ses effets. « Crise catholique de la société française » a écrit Denis Pelletier, et pas « crise du catholicisme français », c’est-à-dire version catholique de la crise générale que traverse alors la société française, qui a affecté aussi bien le protestantisme que l’école, la famille ou le Parti communiste.
La seconde, de type « internaliste », considère, au contraire, que la crise a été avant tout spirituelle — « crise de la foi », pour reprendre une expression couramment employée, d’Henri de Lubac à Louis Bouyer —, voire, dans les milieux traditionalistes, résurgence de la crise moderniste du début du XXe siècle, jadis contenue par Pie X mais revenue avec une force décuplée à la faveur du concile. Dans cette hypothèse, la mutation socio-culturelle aurait tout au plus fourni à la crise ses matériaux, voire son simple prétexte.
Lire aussi : Crise dans l’Église : quelques réformes possibles
Ces deux thèses, ici réduites à leur clarté d’épure, me paraissent comporter chacune une part de vérité et il faut les combiner. Le problème de la première est qu’elle sous-estime trop la spécificité de la crise catholique, c’est-à-dire à la fois sa radicalité (bien manifestée par l’effondrement subit de la confession, les départs de prêtres, etc.), mais aussi son antériorité relative, puisque c’est un fait tout de même étonnant, et trop rarement souligné, que la crise dans l’Église ait, à bien des égards, précédé la crise dans la société. En sens inverse, la thèse de la crise spirituelle, indépendamment du fait qu’on ne sait pas toujours très bien en quoi elle consiste, explique la crise sans bien s’expliquer elle-même.
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Des veillées pour la Vie partout dans le monde... et en Belgique aussi
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A chacun ses priorités : les préoccupations de nos évêques sont climatiques...
De cathobel.be :
Marche pour le climat: préoccupation commune des évêques belges
Coalition Climat (voir article sur ce site), les évêques belges partagent les préoccupations des citoyens. Ils nous invitent à nous joindre à l’appel Claim the climate pour une politique climatique ambitieuse et socialement juste.
« Comme le Pape François, nous appelons à une conversion écologique radicale et à une écologie intégrale. Nous sommes de plus en plus souvent confrontés ces dernières années, aux effets dévastateurs du changement climatique qui affectent principalement les plus pauvres et leur sécurité alimentaire, la pérennité de l’habitat, la biodiversité et la qualité des écosystèmes.
Les conséquences sociales et écologiques de la crise climatique sont mobilisatrices. On opte de plus en plus pour un mode de vie durable, une simplicité volontaire, une réduction de la consommation de biens et d’énergie et une diminution des déchets. Les gens passent aux énergies renouvelables, aux produits locaux, à la mobilité verte et aux produits durables. Ils investissent dans des projets qui permettent la transition vers une économie sobre en carbone.
De nombreuses organisations chrétiennes prennent cette direction. L’Église catholique s’engage également dans cette voie. Ainsi, à l’automne dernier, les diocèses belges ont explicitement demandé aux institutions financières avec lesquelles ils collaborent, de privilégier dans leurs investissements les entreprises qui œuvrent pour un avenir énergétique durable. Ce sont des pas importants dans l’immense tâche pour le ‘soin de la maison commune’ (cf. Pape François, Laudato Si’).
Une politique climatique ambitieuse et socialement juste
Le rapport du GIEC pour les Nations Unies indique ce qui est nécessaire pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C ainsi que les conséquences désastreuses si nous laissons monter la température moyenne sur Terre de 2°C ou plus. Le rapport nous enseigne que nous avons besoin de transformations rapides, de grande envergure et sans précédent.
Le prochain sommet sur le climat qui se tiendra à Katowice en Pologne du 3 au 14 décembre 2018, sera crucial pour l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris et la mise en route du processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Nous partageons les préoccupations des nombreuses organisations de la Coalition Climat belge et soutenons leur appel à participer à la marche Claim the climate qu’ils organisent à Bruxelles, ce 2 décembre.
Nous appelons les citoyens, les organisations et les gouvernements à accélérer et à intensifier leurs efforts pour faire face à la crise climatique. »
Et pour ceux et celle s qui ne peuvent participer à cette marche, les évêques nous invitent aussi à agir en union de prière. Ils nous suggèrent d’adresser cette intention lors des célébrations du début de l’Avent, le samedi 1er et le dimanche 2 décembre.
« Prions pour les dirigeants du monde et leurs collaborateurs au grand sommet de l’ONU sur le climat, qu’ils prennent des mesures courageuses pour enrayer la spirale de la pauvreté et de la destruction écologique qui menacent notre monde et notre avenir. Qu’ils collaborent et s’accordent dans un dialogue qui dépasse les contradictions. Prions le Seigneur. »
Source : communiqué de presse des évêques de Belgique, mardi 27 novembre, Bruxelles
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Moussa Diabate, un nouveau saint Paul au pays des Touaregs
Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :
Mali : Le saint Paul des Touaregs
Moussa Diabate était promis à un brillant destin d’imam et de dignitaire au sein de sa communauté, il a choisi la voie de martyr de Jésus, après avoir rencontré un chrétien qu’il voulait assassiner.
« À six ans, je connaissais le Coran par cœur », se souvient Moussa Diabate. Solide physiquement, studieux, il honorait son rang d’aîné d’un dignitaire touareg, chef temporel et imam, qui régnait sur une communauté de plusieurs centaines d’âmes. Ils vivaient au nord du Mali, parcouraient le Sahara avec leurs dromadaires, comme le font les nomades depuis des temps immémoriaux. L’islam sunnite les marquait profondément, régissait chaque aspect de la vie quotidienne. Aussi la conversion au christianisme de l’un des leurs, Alou, était perçue comme tellement incroyable qu’elle traversa le désert comme une traînée de poudre. Atteint de tuberculose, Alou s’était converti au catholicisme après avoir été soigné par des religieuses catholiques.
De la haine à l’amour
Moussa connaissait peu Alou. En revanche, il ne connaissait pas les détails de cette conversion et ne voulait pas les connaître : elle était un pur scandale à ses yeux. Une honte qu’il convenait d’effacer. Âgé de 16 ans, il prit la résolution de faire revenir l’apostat à l’islam ou de l’assassiner. Il marcha jusqu’à Bamako, où Alou résidait, et le retrouva.
Alou lui dit : « Je sais pourquoi tu es là. Tu veux me forcer à prononcer la chahada (1). Et si je ne le fais pas, tu vas me tuer. » Effectivement, Moussa était sur le point de dégainer le pistolet qu’il gardait sous son vêtement, mais Alou le désarma par ces paroles : « En me tuant, tu vas me confirmer dans ma foi. Avant cela, je veux que tu saches qu’il y a quelqu’un qui t’aime. C’est Issa. » « Issa » est le nom que le Coran donne au « Jésus » des chrétiens. Et Moussa ne put tuer Alou.
Torturé, réfugié
Moussa sentit que les fondements de sa foi musulmane se lézardaient. Quand sa famille découvrit qu’il négligeait ses prières, on lui demanda de réciter la chahada, ce qu’il refusa. Il fut déshabillé, frappé, attaché à un arbre en plein désert, endurant la chaleur du jour et le froid de la nuit. Un cousin le libéra discrètement, et il put fuir jusqu’à la capitale du Mali, Bamako, où il reçut mystérieusement de l’aide : « Quelqu’un m’envoyait des documents de l’Aide à l’Église en Détresse, qui me parlait de chrétiens persécutés comme moi, se souvient Moussa. Puis une voiture de l’ambassade Suisse est venue me chercher. Encore aujourd’hui, je ne sais pas qui a eu vent de mon histoire, ni qui a décidé de m’aider ! », s’étonne encore Moussa, avec émotion. Réfugié en Suisse, il vécut trois ans dans ce pays, où il fut baptisé, avant de revenir au Mali sous un faux nom, en qualité d’éducateur de missionnaire.
Une fidélité inébranlable
Conformément à la coutume touarègue, Moussa fit parvenir son premier salaire, à sa mère. Il lui fut retourné avec un mot lui signifiant qu’il n’existait plus aux yeux de sa propre famille. Cette réponse l’affecta profondément, mais il choisit de pardonner à sa famille. Et, chaque soir, il prie pour eux.
Jusqu’en 2012, sous une autre identité, Moussa a travaillé au Mali, malgré le danger d’être reconnu. Mais il dût à nouveau s’exiler, et gagna le Brésil où il réside actuellement. Il y a fondé une association, Le Bon samaritain, qui accueille des refugiés du monde entier, quelle que soit leur religion. Elle fournit de la nourriture, un soutien et enseigne le portugais : « Nous devons former les réfugiés afin que, lorsqu’il y aura la paix dans leurs pays, ils puissent y retourner en étant formés pour y reconstruire leur vie ».
(1) profession de foi islamique
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Bruxelles (cathédrale Saints Michel et Gudule), 7 décembre : Nuit des Témoins

Invitation Nuit des témoins 2018
Le 7 décembre 2018 à 20h00, la Nuit des Témoins aura lieu à Bruxelles, dans la Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule.
Son Eminence le Cardinal Joseph de Kesel archevêque de Malines-Bruxelles, présidera la veillée de prière, en communion de prière avec les chrétiens du Moyen-Orient et en présence de témoins.Aide à l’Église en Détresse collabore avec le Comité de Soutien aux Chrétiens d’Orient pour défendre les chrétiens persécutés.
Nous vous souhaitons les bienvenus à cette veillée de prière (l’inscription n’est pas nécessaire) à laquelle vous pouvez aussi inviter votre famille, vos amis et vos connaissances. Et si vous avez une fenêtre ou un endroit où vous pouvez attacher cette affiche, nous vous serions très reconnaissants.
Au cas où vous souhaitiez recevoir des affiches ou des dépliants, vous pourrez nous joindre au numéro suivant : 016/39 50 50 ou envoyez un courriel à info@egliseendetresse.be et n’oubliez pas de mentionner votre nom et adresse. Nous vous remercions d’avance pour votre collaboration.
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Quand les bateleurs investissent nos cathédrales...
Il semble plus facile de remplir les cathédrales pour y applaudir des spectacles de cirque que pour y maintenir la foi vivante...
C'est ICI


