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Foi - Page 303

  • Le président Biden, l'archevêque Paglia et la mortification de l'Église

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    De George Weigel sur The Catholic World Report :

    Le président Biden, l'archevêque Paglia et la mortification de l'Église

    Allons-nous maintenant avoir des hérétiques qui nient la divinité du Christ nommés comme membres du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, au nom du "dialogue" ?

    2 novembre 2022

    Aucune personne qui a travaillé à Washington pendant plus de quatre décennies, comme moi, ne peut imaginer Joseph Robinette Biden, Jr, comme l'un des couteaux les plus tranchants du tiroir. Même avec le recul de 31 ans, sa tentative d'enseigner la théorie du droit naturel au futur juge Clarence Thomas lors des auditions de confirmation de ce dernier est toujours aussi répugnante. Il s'est autodétruit lors de plusieurs campagnes présidentielles à cause de gaffes verbales (et de plagiats). Tout récit honnête de son succès dans l'obtention de la nomination démocrate de 2020 concédera qu'il a été plus ou moins consacré par la crainte que Bernie Sanders, le socialiste du Vermont qui a passé sa lune de miel dans le Moscou de la guerre froide, ne conduise le parti au bord du précipice.

    Aujourd'hui, il est évident pour toute personne ayant la moindre connaissance de la médecine gériatrique que M. Biden est atteint de troubles cognitifs. Le fardeau de l'âge s'est donc superposé à l'incapacité intellectuelle, et l'habituelle fanfaronnade de M. Biden n'est plus qu'une mince couverture pour le dysfonctionnement, l'indiscrétion et une malpropreté après l'autre. Compte tenu de ces réalités, les éthiciens peuvent débattre du degré de culpabilité morale de M. Biden pour sa politique incessante en faveur de l'avortement, qui s'est intensifiée depuis que la Cour suprême a, à juste titre, jeté Roe v. Wade à la poubelle de l'histoire jurisprudentielle en juin dernier. Objectivement parlant, cependant, M. Biden est devenu non seulement un embarras pour l'Église, mais un contre-témoin de l'Évangile que l'Église proclame.

    Sentant, avec d'autres démocrates, que les vents politiques soufflaient dans une direction défavorable alors que les élections de mi-mandat de 2022 entraient dans la dernière ligne droite, l'homme qui claironne effrontément qu'il enfoncera son chapelet dans la gorge de quiconque mettra en doute sa bonne foi catholique a annoncé que sa première action, si les démocrates contrôlaient à la fois la Chambre et le Sénat en janvier 2023, serait de "codifier" Roe v. Wade par voie législative.

    En fait, ce que M. Biden et ses partisans proposent est l'attaque la plus draconienne que l'on puisse imaginer contre le droit à la vie : une licence d'avortement à l'échelle nationale qui, au nom de menaces non spécifiées pour la "santé" maternelle, légaliserait le démembrement d'un enfant à naître jusqu'à la naissance. Le projet de loi proposé par Biden et les démocrates laisse la définition de la "santé" si vague qu'elle autorise les avortements tardifs, en cas de problèmes de "santé mentale" qui peuvent être pratiquement tout et n'importe quoi.

    En promouvant un permis de tuer pratiquement sans restriction, M. Biden s'est déclaré en dehors de la pleine communion de l'Église. Les prêtres et autres personnes qui ont dit à cet homme superficiel et mal catéchisé que sa position sur l'avortement pouvait être conciliée avec la pleine communion avec l'Église catholique portent le plus lourd fardeau de la responsabilité morale - tout comme les évêques appelés à exercer un soin pastoral pour M. Biden. Mais il ne fait aucun doute que, objectivement, le président Biden s'est mis dans une position de communion diminuée, défectueuse, avec l'Église qu'il aime. Ce qui est dommage, c'est que ce qu'il aime, il ne le connaît pas. Et l'amour sans la connaissance est un simple sentiment.

    Il y a aussi Mgr Vincenzo Paglia, président de l'Académie pontificale pour la vie. Nous étions, j'imagine, amis autrefois. Au milieu des années 1990, nous avons travaillé avec le regretté cardinal William Keeler pour faire ériger un mémorial au cardinal James Gibbons de Baltimore dans la basilique de Santa Maria in Trastevere, dont Mgr Paglia était alors le recteur. En 1887, le cardinal Gibbons a prononcé dans cette vénérable basilique, qui venait de devenir son église romaine "titulaire", un sermon qui anticipait l'enseignement du Concile Vatican II sur l'Église et l'État. Keeler et moi avons pensé que ce moment devait être commémoré, et Paglia n'aurait pas pu être plus utile pour faire aboutir le projet, suggérant même que le mémorial Gibbons soit mis en parallèle dans le sanctuaire de la basilique avec un mémorial à un autre grand défenseur de la liberté religieuse, le cardinal polonais Stefan Wyszyński, aujourd'hui béatifié.

    Mais c'était à l'époque, et nous sommes aujourd'hui. Et l'archevêque, qui a présidé à la déconstruction de l'Académie Pontificale de la Vie telle que le Pape Saint Jean Paul II l'avait créée, n'est plus l'homme que j'ai connu il y a trois décennies. Ainsi, Mgr Paglia a récemment accepté la nomination du professeur Mariana Mazzucato, une économiste pro-avortement, comme membre de l'académie pontificale, au nom d'un "dialogue interdisciplinaire, interculturel et interreligieux fructueux."

    Il s'agit là d'une absurdité des plus superficielles, voire d'une duplicité. Devons-nous maintenant avoir des hérétiques qui nient la divinité du Christ nommés comme membres du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, au nom du "dialogue" ? Ou des antisémites appelés à des postes officiels au Vatican au nom d'un "dialogue" sur le judaïsme ?

    La mortification de l'Église se poursuit. Elle nous renforcera dans la vérité, en fin de compte. Mais c'est tout de même une mortification.

    George Weigel est Distinguished Senior Fellow du Ethics and Public Policy Center de Washington, où il est titulaire de la chaire William E. Simon en études catholiques. Il est l'auteur de plus de vingt livres, dont Witness to Hope : The Biography of Pope John Paul II (1999), The End and the Beginning : Le pape Jean-Paul II - La victoire de la liberté, les dernières années, l'héritage (2010), et L'ironie de l'histoire catholique moderne : How the Church Rediscovered Itself and Challenged the Modern World to Reform (2010). Ses livres les plus récents sont The Next Pope : The Office of Peter and a Church in Mission (2020), et Not Forgotten : Elegies for, and Reminiscences of, a Diverse Cast of Characters, Most of Them Admirable (Ignatius, 2021).

  • Koekelberg : une pétition demande le maintien du Père Marc Leroy

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    Une nouvelle pétition contre une décision de Mgr Kockerols à Bruxelles mobilise des centaines de fidèles :

    "Un curé qui rassemble, un curé qui se bat contre les injustices, un curé qui parle aux jeunes.

    Pourquoi nous en priver ?

    Pourquoi ne nous a-t-on pas demandé notre avis ? Pourquoi ne nous a-t-on pas consulté alors même que l'Eglise nous invite, en plein chemin synodal, à davantage de coresponsabilité dans les paroisses... ?

    Pourquoi une telle décision de nous retirer celui grâce à qui notre Unité pastorale est ce qu'elle est ? Une UP vivante, joyeuse, pleine de projets... Une UP qui rassemble les uns et les autres au-delà des différences. Un pôle spirituel au coeur de la Ville.

    Nous souhaitons que le Père Marc reste notre berger !"

  • Euthanasie : quand le Père Abbé de Fontgombault monte au créneau

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    L'homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault, pour la Toussaint (source) :

    (Fontgombault, le 1er novembre 2022)

    Venite benedicti patris mei
    Venez les bénis de mon Père
    (Mt 25,34)

    Chers Frères et Sœurs,
    Mes très chers Fils,

    Deux foules peuplent les horizons de la liturgie de ce matin de Toussaint. L’épître nous associe à la joie du voyant de l’Apocalypse devant la cité céleste. La voix puissante d’un ange énumère le nombre des élus parmi les douze tribus d’Israël. Puis voici, une foule innombrable de toutes races, peuples, nations et langues qui se tiennent devant le trône de Dieu. L’évangile nous fait entendre une autre voix, celle du Seigneur, plus douce, qui invite ses contemporains, et qui nous invite, à la mise en œuvre des béatitudes comme la porte ouvrant vers une grande récompense dans les cieux.

    Comment ne pas rappeler cet autre enseignement du Seigneur évoquant le jugement de la fin des temps, et dont saint Matthieu s’est souvenu à la fin de son évangile :

    Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. » (25,31-34)

    Et quel sera le critère du discernement ?

    J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! (ib. 35-36)

    La pratique des œuvres de miséricorde attire la bénédiction de Dieu : ce que vous « avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (v.40) Heureux donc les pauvres de cœur, les doux, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix. Heureux ceux qui offrent à manger et à boire à l’indigent, qui accueillent l’étranger, qui soignent et visitent le malade et le prisonnier. En mettant en œuvre sans relâche, jour après jour, l’enseignement du Seigneur, ils indiquent à leurs frères le chemin qui, de la vie dans l’éphémère temps présent, conduit à la Jérusalem céleste.

    L’accompagnement du malade, l’accès aux soins palliatifs est devenu une question importante alors que de nombreux États ont autorisé ou se préparent à rendre légale l’euthanasie. Ce faisant, l’État providence, en offrant à ses citoyens une « mort heureuse », prétend se substituer à la Providence divine qui dispose toute chose, et en particulier le moment de la mort, avec justice et amour.

    Il y a un peu plus de deux ans, la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié un document intitulé Samaritatus bonus (1) , « Le Bon Samaritain », consacré au soin des personnes en phases critiques et terminales de vie. Je vous invite vivement à le relire intégralement et à le faire connaître. Je crois de mon devoir aussi de le citer un peu longuement ce matin dans le cadre de cette homélie.

    Ce document rappelle que :

    L’Église considère... comme un enseignement définitif que l'euthanasie est un crime contre la vie humaine parce que, par un tel acte, l'homme choisit de causer directement la mort d'un autre être humain innocent. Ceux qui adoptent des lois sur l'euthanasie et le suicide assisté sont donc complices du grave péché que d'autres commettront. Ils sont également coupables de scandale car ces lois contribuent à déformer la conscience, même des fidèles. (Cf. Catéchisme de l’Église Catholique, n. 2286.) « les supplications de très grands malades demandant parfois la mort ne doivent pas être comprises comme l’expression d’une vraie volonté d’euthanasie ; elles sont en effet presque toujours des demandes angoissées d’aide et d’affection... » (Cong. pour la Doctrine de la Foi, Décl. Iura et bona (5 mai 1980))

    Les lois qui approuvent l'euthanasie « non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s'y opposer par l'objection de conscience...“il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes” (Ac 5, 29) ». (Jean-Paul II, Evangelium vitae (25 mars 1995), n. 73)

    La Congrégation veut aussi répondre à l’objection que l’opposition à une telle loi tiendrait aux convictions religieuses de l’individu. Il n’en est rien :

    Le droit à l'objection de conscience ne doit pas nous faire oublier que les chrétiens ne rejettent pas ces lois en vertu d'une conviction religieuse privée, mais en vertu d'un droit fondamental et inviolable de chaque personne, essentiel au bien commun de toute la société. Il s'agit en effet de lois contraires au droit naturel, dans la mesure où elles sapent les fondements mêmes de la dignité humaine et d'une vie en commun fondée sur la justice.

    Enfin, le document précise que pour conférer le sacrement de réconciliation, le confesseur doit veiller à ce que le pénitent ait une contrition. Aussi, une personne inscrite auprès d'une association pour recevoir l'euthanasie ou le suicide assisté doit montrer son intention d'annuler cette inscription avant de recevoir les sacrements. Dans le cas où le patient serait inconscient, le prêtre pourrait administrer les sacrements sous condition et seulement si le repentir peut être présumé à partir d'un signe donné précédemment par la personne malade. Ceux qui assistent spirituellement les malades ne pourraient en aucun cas rester présents au moment de l’acte, ce qui ne pourrait être interprété que comme une complicité au mal.

    Alors que l’Église nous convie à méditer en ce jour sur la beauté du Corps mystique du Christ, elle nous rappelle que nous ne sommes pas seulement les profiteurs d’un admirable échange où la sainteté des uns profite aux autres. Les âmes au purgatoire, nos frères de la terre, et tout particulièrement ceux qui sont dans l’épreuve, implorent l’aumône de notre prière. Cheminant au cœur de l’Église militante, nous avons le devoir de nous entraîner les uns les autres vers la cité céleste, d’être comme un bon ange pour notre frère. Qui comprend la sainteté de la cité céleste, n’a de cesse d’y mener son prochain.

    Que Marie, Mère de Dieu, Reine des Anges et des Saints, Mère de miséricorde et Refuge des pécheurs, intercède pour nous. Amen.

    (1) https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20200714_samaritanus-bonus_fr.html

    CDF_Samaritanus_bonus.pdf

  • "Nous voyons les conséquences d'une société pleine de droits mais sans responsabilité personnelle"

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    De Maria José Atienza sur Omnes :

    Joseph Weiler : "Nous voyons les conséquences d'une société pleine de droits mais sans responsabilité personnelle".

    Joseph Weiler, Prix Ratzinger de Théologie 2022, a été l'orateur du Forum Omnes sur "La crise spirituelle de l'Europe", dans une Aula pleine à craquer, où il a partagé des clés et des réflexions sur la pensée européenne actuelle. 

    31 octobre 2022

    L'Aula Magna du siège de l'Université de Navarre à Madrid a accueilli le Forum Omnes sur "La crise spirituelle de l'Europe". Un sujet qui a suscité beaucoup d'attentes, comme en témoigne le large public qui a assisté au Forum Omnes. Alfonso Riobó, directeur d'Omnes, a ouvert le forum Omnes en remerciant les intervenants et les participants de leur présence et en soulignant le niveau intellectuel et humain du professeur Weiler, qui est devenu le troisième lauréat du prix Ratzinger à assister à un forum Omnes.

    Le professeur María José Roca était chargé de modérer la session et de présenter Joseph Weiler. M. Roca a souligné la défense de "la possibilité d'une pluralité de visions en Europe dans un contexte de respect des droits" incarnée par le professeur Weiler, qui a représenté l'Italie devant la Cour européenne des droits de l'homme dans l'affaire Lautsi contre Italie, qui a statué en faveur de la liberté de la présence de crucifix dans les écoles publiques italiennes.

    La "trinité européenne"

    M. Weiler a commencé sa thèse en soulignant que "la crise que traverse l'Europe n'est pas seulement politique, défensive ou économique. C'est une crise, avant tout, de valeurs". Dans ce domaine, M. Weiler a expliqué les valeurs qui, selon lui, sous-tendent la pensée européenne et qu'il a appelées "la trinité européenne" : "la valeur de la démocratie, la défense des droits de l'homme et l'État de droit".

    Ces trois principes constituent le fondement des États européens, et sont indispensables. Nous ne voulons pas vivre dans une société qui ne respecte pas ces valeurs, a soutenu M. Weiler, "mais ils ont un problème, ils sont vides, ils peuvent aller dans une bonne ou une mauvaise direction".

    Weiler a expliqué cette faille dans les principes : la démocratie est une technologie de l'information.
    Elle est vide, car si vous avez une société où la plupart des gens sont mauvais, vous avez une mauvaise démocratie. "De même, les droits fondamentaux indispensables nous donnent des libertés, mais que faisons-nous de cette liberté ? ". Selon ce que nous faisons, nous pouvons faire du bien ou du mal ; par exemple, nous pouvons faire beaucoup de mal protégés par la liberté d'expression".

    Enfin, a souligné M. Weiler, il en va de même pour l'État de droit si les lois dont il émane sont injustes.

    Le vide européen

    Face à cette réalité, Weiler défend son postulat : l'être humain cherche "à donner un sens à sa vie qui dépasse ses intérêts personnels".

    Avant la Seconde Guerre mondiale, poursuit le professeur, "ce désir humain était couvert par trois éléments : la famille, l'Église et la patrie. Après la guerre, ces éléments ont disparu, ce qui est compréhensible, si l'on tient compte de la connotation avec les régimes fascistes et des abus commis par ces derniers. L'Europe se laïcise, les églises se vident, la notion de patriotisme disparaît et la famille se désintègre. Tout cela donne lieu à un vide. D'où la crise spirituelle de l'Europe : "ses valeurs, la "sainte trinité européenne" sont indispensables, mais elles ne satisfont pas la quête de sens de la vie. Les valeurs du passé : famille, église et pays n'existent plus. Il y a donc un vide spirituel.

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  • Dans la main de Dieu

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    Dans la main de Dieu

    2 novembre: jour de la commémoration des défunts. Pour bon nombre d'entre nous, après la mort il n'y a rien. Jamais, nous ne reverrons ceux que nous avons aimés. Très curieusement, un texte de la Bible, tiré du livre de la Sagesse, nous livre des paroles conformes à ce que beaucoup d'humains pétris d'une philosophie matérialiste pensent aujourd'hui. En voici quelques extraits... "Les incroyants se disent: "Il est court le temps de notre vie et quand vient la fin d'un homme, il n'y a point de remède. Notre nom tombera dans l'oubli. Le hasard nous a amenés à l'existence  et après cette vie, nous serons comme si nous n'avions jamais été. Notre existence est le passage d'une ombre et sa fin est sans retour. De la mort, nul ne revient". Quel athée ne se retrouvera pas dans ces mots? Cependant, ce même texte poursuit: "Telles sont leurs pensées mais il se trompent. Ignorant les desseins divins, il ne savent pas qu'ils sont créés pour l'immortalité et que les âmes des justes sont dans la main de Dieu. Aux yeux des insensés, nos défunts paraissent être morts et leur sortie de ce monde semble un malheur, mais ils sont dans la paix". Contraste!  D'un côté ceux qui croient que le Réel se réduit à ce qu'ils peuvent percevoir de lui et de l'autre, ceux qui pensent que nos sens sont insuffisants pour saisir la totalité de ce Réel. Dès lors, si pour les premiers tout s'arrête avec la fin du corps physique, pour les deuxièmes tout est transfiguré avec ce corps spirituel qui n'appartient aucunement à l'espace-temps. Certes, la nature et hélas les actions de l'homme à travers des assassinats, sont capables de tuer notre corps matériel, mais ils ne peuvent rien à l'encontre de notre âme qui, elle, demeure éternellement.  Un mot attribué à St Jérôme peut, je le crois nous aider à percevoir la différence qui existe entre ce monde et celui qui nous attend sur l'autre rive. Le voici en guise de conclusion: "La vie (terrestre) est un rêve dont la mort (l'au-delà) nous réveille".

    Jean-Pierre Snyers (Montforêt 19, 4190 Ferrières, Belgique)

  • Sénégal : Vêpres d’hier, 30 octobre 2022, à Keur Moussa

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    KTO propose un nouveau rendez-vous de prière. Le dernier dimanche de chaque mois à 21h30, les vêpres de l’abbaye bénédictine de Keur Moussa au Sénégal seront retransmises. Voici le rendez-vous de ce dimanche 30 octobre 2022, capté hier pour la première diffusion sur cette chaîne :

    Mgr Ndiaye, archevêque de Dakar : « Keur Moussa fait partie de l'histoire du patrimoine de l'Église du Sénégal » :

  • Quelle sortie de crise peut-on imaginer pour l'Eglise ?

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    De l'abbé Claude sur Res Novae :

    Imaginer une sortie de crise pour l’Église

    novembre 2022

    De grandes échéances approchent inéluctablement. La décomposition du catholicisme va s’accélérant, et pas seulement en Allemagne. De ce fait, la mise en évidence d’un schisme de fait s’accroît entre un catholicisme de conservation (au sens où Yann Raison Du Cleuziou parle de catholiques qui ont maintenu une sorte de « conservatoire ») et un catholicisme libéral-conciliaire. De grandes secousses peuvent donner l’occasion, aux évêques qui en auront la volonté, suscitée par la toute puissante Providence, d’amorcer le dur combat d’une renaissance. Se trouvera-t-il de tels Successeurs des Apôtres ?

    Un salut qui ne peut être que hiérarchique

    L’Église, du fait de l’événement Vatican II, est plongée dans une crise d’un type totalement atypique où le fonctionnement habituel du magistère est comme enrayé. Cela tient aux novations enseignées par ce concile et à cette sorte de démission que constitue la sortie du magistère infaillible, au moins comme référence, et son remplacement par l’enseignement pastoral. Le signe le plus visible de cette ère nouvelle étant une liturgie elle-même pastorale, affaiblie, parfois considérablement, du point de vue de sa signification théologique.

    La divine constitution de l’Église étant fondée sur le pape et les évêques, la sortie de crise, à terme, ne peut être qu’une reprise en main par le pape et les évêques unis à lui. Ils devront nécessairement se consacrer à un renversement ecclésiologique dans le cadre d’une société catholique, aujourd’hui minoritaire. L’Église retrouvera la conscience d’être la totalité surnaturelle de son Corps mystique sur la terre, dans la pauvreté des moyens que lui impose une situation de persécution idéologique du monde moderne[1].

    Tel est le terme. Auparavant les fidèles de l’Église (jadis, on aurait pu y ajouter les princes chrétiens), animés par le sensus fidelium, peuvent certes œuvrer grandement en cette direction, notamment par la conservation de la lex orandi traditionnelle. Mais la préparation adéquate au retournement dont nous parlons serait – ou est déjà, quoique bien faiblement encore – l’action réformatrice de Successeurs des Apôtres en communion prévenante avec le pape devenu restaurateur. 

    Il ne faut pas se cacher que si la confession intégrale de la foi catholique redevient un jour, comme il est de règle, le critère d’appartenance à l’Église, la brisure latente de l’unité qui existe depuis cinquante ans entre catholiques[2] va nécessairement se transformer en schisme ouvert. Et cela ne pourra intervenir que « dans le sang et dans les larmes » moralement parlant. Mais ce sera en même temps libérateur, la vérité étant par essence salvatrice, y compris pour les schismatiques appelés au choix et à la conversion. Car on ne peut malheureusement pas prévoir de solutions gentillettes à une crise de cette profondeur.

    Sortir d’un catholicisme « allégé », revenir à un catholicisme « entier »

    Quel programme peut-on imaginer pour la hiérarchie du futur, et dans un plus proche avenir pour ces évêques anticipant et préparant le relèvement de l’Église ? Nous évoquerons dans de prochaines livraisons un certain nombre de thèmes de réforme, et auparavant de prolégomènes à la réforme, comme la recomposition de la liturgie, le retour à la prédication sur les fins dernières, la restauration de la discipline de la communion, l’enseignement de ce qu’on pourrait appeler le catéchisme tout simplement, la morale et spécialement la morale conjugale, la formation des prêtres.

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  • Toussaint : le tissu de la miséricorde

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    De l'abbé Antoine Fernandez sur le site de l'Opus Dei :

    Le tissu de la Miséricorde

    "L'Église vit la communion des saints." Dans cette méditation, la communion des saints est comparée au travail de tissage, confié aux mains de la Sainte Trinité. L'image de la Vierge au manteau en est une illustration éloquente.

     
    Opus Dei - Le tissu de la Miséricorde

    Artisan consommé, la Trinité tisse l’histoire « de façon suave et forte » (Sagesse 8, 1). Sa miséricorde exprime sa toute-puissance (pape François, Le Visage de la Miséricorde §6), quand Dieu donne, dès la création, la vie et les forces et, par grâce, son intimité bienveillante. Des anges et des hommes, comme les brins d’une tapisserie bigarrée, bénéficient de cet amour. La Trinité façonne avec doigté le corps mystique du Christ.

    Par l’Église, étendard du Sauveur (Isaïe 5, 26), des nouveaux membres sont rattachés à la trame solide de la foi. « L’Église vit la communion des saints » (pape François, idem §12). Ce tissu vital est greffé dans une Source divine. Chacun porte une fibre de la miséricorde paternelle, trempée dans le Sang de l’Agneau et dans le souffle de l’Esprit.

    LA TRINITÉ FAÇONNE AVEC DOIGTÉ LE CORPS MYSTIQUE DU CHRIST.(...) CHACUN PORTE UNE FIBRE DE LA MISÉRICORDE PATERNELLE

    La grâce sans limite accordée à l’humanité du Christ imprègne le corps de l’Église (saint Augustin, Discours sur les Psaumes 132 §9). Chaque membre est appelé à garder et diffuser la miséricorde, pilier et loi du Royaume. « Un membre souffre-t-il ? Tous les membres souffrent avec lui. Un membre est-il à l’honneur ? Tous les membres prennent part à sa joie » (1Corinthiens 12, 26). Chacun peut bénéficier des biens spirituels de tous les autres, gratuitement : « un trésor de vie qui s’enrichit en étant partagé » (Catéchisme §949).

    Ceux qui ont atteint le ciel se soucient de leurs frères vulnérables. Ceux qui sommes en chemin nous accrochons aux aînés. Ceux qui se purifient dans l’au-delà ne sont pas oubliés du reste. Si un regard de miséricorde nous a appelés à la foi, un souffle de tendresse nous soutient dans la persévérance. La communion des saints atteste que la fidélité est définitive chez les saints et accessible aux pèlerins qui traversent la terre.

    CHACUN PEUT BÉNÉFICIER DES BIENS SPIRITUELS DE TOUS LES AUTRES, GRATUITEMENT : « UN TRÉSOR DE VIE QUI S’ENRICHIT EN ÉTANT PARTAGÉ »

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  • Aucun synode ne peut changer la foi de l'Église

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    De kath.net/news (Joachim Heimerl) :

    Le synode mondial comme chapiteau de cirque. A propos du document actuel du secrétariat du synode du Vatican

    31 octobre 2022

    "Manifestement, on a perdu de vue le plus important : aucun synode ne peut changer la foi de l'Église et s'il tente de le faire, il n'est tout simplement plus catholique".

    Avec la publication actuelle du document de travail pour la prochaine phase du Synode des évêques 2023/24, son résultat est au fond déjà connu : il s'agit de réinventer une Eglise qui n'est plus consciente de sa propre tradition.

    "Élargis l'espace de ta tente" est le titre bien choisi du document : Ce n'est plus la révélation finale de Dieu qui est au centre, comme l'exprime par exemple la "tente de la révélation" biblique ; au contraire, il s'agit ici d'un chapiteau de cirque où tout doit pouvoir cohabiter et où des représentations absurdes sont admises dans l'espace sacré de l'Église : Le remariage des divorcés et même la polygamie, tous deux en contradiction flagrante avec le sacrement de mariage, y trouvent leur place, tout comme les unions homosexuelles, que les Saintes Écritures condamnent expressément : "Les hommes qui désirent des hommes (...) ne posséderont pas le royaume de Dieu" (1 Cor. 6,10).

    Il va de soi que cette ménagerie aborde également la "question des femmes" : dans l'esprit du document, une Eglise "synodale" est manifestement une "Eglise de femmes", qui n'a aucune compréhension pour le fait que le Christ, en tant que grand prêtre éternel, n'a appelé que des hommes au ministère ordonné.

    Mais ce n'est pas tout : un style "synodal" doit également être introduit dans la célébration de la sainte messe : Cela signifie tout simplement qu'à l'avenir, à la manière protestante, il sera surtout question des "co-célébrants". Il n'est plus question de l'actualisation du sacrifice de la croix, ni de Jésus-Christ comme unique chef de son Église. La "vieille messe" n'est connotée que comme une querelle ; on ne pense pas à un retour salutaire à la tradition liturgique.

    Dans l'ensemble, le document annonce un changement de paradigme : L'Église n'est plus une communauté hiérarchiquement liée au Christ, mais une société "ouverte" qui se donne elle-même ses lois contemporaines. Bien sûr, on formule cela de manière plus agréable : on parle d'une "Eglise capable d'une inclusion radicale" ; cela inclut manifestement, outre la rupture avec l'ancienne doctrine des sacrements, l'inclusion du péché dans le sens d'une morale sexuelle totalement libertine. - C'est effectivement "radical" : cela va au fond des choses pour la religion catholique.

    Bien sûr, on pourrait objecter ici que le document n'est qu'un résumé de différentes positions, et c'est bien sûr le cas. Mais on pourrait tout aussi bien dire qu'il ne s'agit que de bavardages qui se donnent le nimbe du "Saint-Esprit" afin d'infiltrer l'Eglise en son sein. Dans ce contexte, le cardinal Müller a parlé à juste titre d'une "prise de contrôle hostile" et d'une "destruction de l'Eglise" si cela devait effectivement réussir. C'est dans ce contexte que le président de la "conférence épiscopale allemande" parle désormais d'une "dynamique synodale" qui s'est emparée de toute l'Église : Il s'agit - comment pourrait-il en être autrement du point de vue allemand - de la dynamique de l'hérésie.

    Bien sûr, il y a dans l'Eglise des positions différentes et surtout une large ignorance de la foi catholique. Mais c'est justement là qu'un document du Vatican qui ne se donne même pas la peine de mettre en jeu l'enseignement définitif de l'Eglise pour faire passer les positions divergentes de la tête aux pieds n'aide pas.

    Manifestement, on a perdu de vue le plus important : aucun synode ne peut changer la foi de l'Eglise et s'il tente de le faire, il n'est tout simplement plus catholique. Il n'est alors plus qu'un chapiteau de cirque, tout comme ce document.

  • Le Christ est ce que nous avons de plus cher

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    Du cardinal Sarah à la journée de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Le Christ est ce que nous avons de plus cher

    31-10-2022

    "Aujourd'hui, l'invitation de Jésus nous stimule surtout à renouveler notre adhésion à lui, personne vraiment vivante et vraiment chère, et à ne pas le confondre avec un quelconque projet d'idéologie ou de société chrétienne (...). C'est seulement en contemplant l'amour du Père pour son Fils que nous apprenons nous aussi à aimer Jésus-Christ".

    Nous publions la méditation du Cardinal Robert Sarah* à la Journée de la Nuova Bussola Quotidiana 2022, qui s'est tenue le 29 octobre à Palazzolo sull'Oglio avec la participation d'environ 1000 personnes.

    "Le Christ est ce que nous avons de plus cher" : cette déclaration est la profession de foi la plus profonde que le cœur d'un chrétien puisse faire. Comme nous le remarquons dans l'Évangile, dès sa première apparition, une grande foule suit Jésus. Sa parole a toujours quelque chose de fascinant, et chacun peut y trouver quelque chose qui lui convient et le juge avant lui-même ou les autres. Hier, aujourd'hui, toujours une foule nombreuse a cherché, cherche et cherchera à s'emparer du Seigneur pour ce qui leur convient. Jésus, par contre, qui connaît le cœur de l'homme, dit immédiatement que pour ceux qui le suivent, il ne s'agit pas de choisir une de ses vérités, mais de le choisir Lui, une Personne vivante, réelle, présente, qui veut être choisie et suivie uniquement par amour.

    L'AMOUR DU CHRIST

    L'amour, et seulement l'amour, peut justifier une radicalité qui pourrait autrement sembler anormale ou impossible, mais que, dans la totalité que comporte tout amour, l'amour pour Lui exige de manière si globale parce que personne et rien ne peut être au-dessus de Lui. Celui qui aime son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même sa propre vie plus que moi, dit Jésus, n'est pas digne de moi. Il est vrai que ce qui nous tient le plus à cœur, c'est le Christ. Le chrétien n'est pas celui qui aime à moitié ou qui n'aime pas le monde, mais celui qui aime avec une telle plénitude que le monde n'est qu'un des nombreux moments de cet amour, mais ne s'y épuise pas. 

    Pour moi, rien n'est aussi réducteur de la plénitude de l'amour du Christ que de parler de célibat, qui est un concept négatif, car il indique la non-réalisation. Il faut plutôt parler de la virginité qui, si pour les conjoints elle n'est pas physique, pour tous, conjoints et non conjoints, doit être intérieure, libératrice, signe d'un choix de foi qui trouve en Jésus son unique Seigneur, son trésor le plus précis. Bien sûr, il ne faut pas se présumer, il faut avoir l'humilité quotidienne de mesurer ses propres forces, de fructifier ses talents, de stimuler ses charismes, afin de ne pas commencer une construction que l'on aurait ensuite du mal à achever.

    Aimer le Christ et prier pour la sagesse du cœur ne suffit pas. La vie doit être le signe de ces nouvelles relations, de cette "nouveauté" qui bouleverse la respectabilité tranquille de l'homme. Si l'on aime le Christ plus que quiconque, on doit aimer ceux avec lesquels le Christ s'est identifié : les petits, les pauvres, les derniers. Saint Paul nous donne un exemple concret de cette capacité révolutionnaire du Christ qui non seulement surmonte toutes les barrières sociales, mais fait concrètement aimer le dernier, l'esclave fugitif, au-delà de toute attente. C'est ainsi qu'il écrit à Philémon : "moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus, j’ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ. Cet Onésime (dont le nom signifie « avantageux ») a été, pour toi, inutile à un certain moment, mais il est maintenant bien utile pour toi comme pour moi. Je te le renvoie, lui qui est comme mon cœur. Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu’il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile. Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses ce qui est bien, non par contrainte mais volontiers. S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement, non plus comme un esclave, mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé : il l’est vraiment pour moi, combien plus le sera-t-il pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur. Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi. S’il t’a fait du tort ou s’il te doit quelque chose, mets cela sur mon compte. Moi, Paul, j’écris ces mots de ma propre main : c’est moi qui te rembourserai." (Phlm 1,9-19).

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  • Le premier novembre, d’un continent à l’autre : la fête de tous les saints

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    Une réflexion de Gérard Leclerc  (in site web France catholique du mardi 25 octobre 2022) :

    « Dieu, nous te louons, Seigneur nous t’acclamons dans l’immense cortège de tous les saints ! » Si l’Église a voulu cette fête de tous les saints, c’est qu’elle avait la conviction que l’œuvre de la rédemption y trouve ses témoins, qui attestent de cette puissance de la grâce dans les cœurs. Il en allait aussi de la construction de son corps mystique, tout au long des siècles. De ce point de vue, les multiples statues, présentes dans les édifices religieux, lorsqu’elles n’ont pas été détruites durant la dernière période iconoclaste, qui a malheureusement suivi le concile, ne sont pas incongrues, elles participent du mystère central de la foi. Le culte des saints, pas plus que celui de la Vierge Marie n’atteint l’intégrité du Dieu trois fois saint. C’est parce que Dieu a voulu s’associer directement la coopération de l’humanité en chemin vers le Salut, que le christianisme a tout d’abord célébré la mémoire des martyrs, puis progressivement celle de tous ceux et de toutes celles qui reflètent la beauté et la grandeur de l’imitation du Christ.

    La litanie des saints

    La litanie des saints est une des plus saisissantes de nos prières, et il est significatif qu’elle soit chantée lors des grands événements que constituent l’entrée dans la vie baptismale et les ordinations sacerdotales. Elle nous fait participer à cet immense cortège, qui commence d’ailleurs dès l’Ancien Testament et peuple de figures concrètes notre cheminement à travers l’histoire. Il est remarquable que depuis la Mère de Dieu et Marie Madeleine, premier témoin de la Résurrection, les femmes y soient présentes autant que les hommes. Agathe, Cécile, Félicité, Perpétue, Lucie, Agnès, Anastasie sont honorées dès les premiers temps du christianisme, et celles qui ont suivi, telle Catherine de Sienne et Thérèse d’Avila, ont marqué, de façon indélébile, la période où elles ont vécu. En notre temps, les saintes contemporaines du Carmel, Thérèse de Lisieux, Élisabeth de la Trinité et Édith Stein sont au sommet de la mystique, vénérées par tout un peuple qui se reconnaît dans leur patronage. Et que dire de l’humble Bernadette Soubirous, connue aussi du monde entier comme messagère d’en Haut et exemple de la vie religieuse !

    On sait que le pape Jean-Paul II s’est notamment distingué par le nombre des canonisations auxquelles il procéda. Les historiens remarquent qu’en 27 ans de pontificat, il a canonisé presque autant de personnes que ses prédécesseurs durant les cinq siècles précédents. De la part du pape polonais, il y avait claire volonté d’illustrer la doctrine de Vatican II sur une vocation universelle à la sainteté, qui concerne tous les chrétiens, à quelque catégorie qu’ils appartiennent.

    Même dans les périodes les plus tristes de son périple, l’Église a connu ces héros de la foi, ceux qui aujourd’hui nous éclairent dans nos ténèbres. Bernanos a écrit que la sainteté était la seule aventure qui vaille : « Qui l’a une fois compris est entré au cœur de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle une autre terreur que celle de la mort, une espérance surhumaine. Notre Église est l’Église des saints » (Jeanne, relapse et sainte).

  • Le Chapitre général de l’Ordre de Saint-Lazare s'est tenu à Orléans

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    Cérémonie d'investiture de l'ordre de Saint Lazare à la cathédrale d'Orléans  par le grand maître et en présence du prince Charles-Philippe d'Orléans et  du cardinal Kambanda

    Communiqué de presse :

    Le samedi 15 octobre, en la cathédrale d’Orléans, a été célébrée une messe d’action de grâce qui clôturait le Chapitre général de l’Ordre de Saint-Lazare.

    Présidée par le Protecteur spirituel de l’Ordre, Son Eminence le Cardinal Antoine Kambanda, archevêque de Kigali, accompagné du Très Révérend Père Bernard Lorent, abbé de l’abbaye de Maredsous et Grand Prieur spirituel chargé du lien entre les chapelains des quinze juridictions nationales de l’Ordre, en présence de Monseigneur Jacques Blaquart, évêque d’Orléans et de nombreux chapelains de Saint-Lazare dont Monseigneur Krzystof Wlodawczyk du Grand Prieuré de Pologne, la liturgie a été conclue par l’engagement de nouveaux chevaliers et dames.

    Le Chapitre général de l’Ordre se réunit tous les trois ans pour partager l’expérience des membres dans leurs actions au service des plus démunis et préparer les projets des années à venir. A cette occasion, le mandat de son Grand Maître, le Comte jan Dobrzensky z Dobrzenicz, a été prolongé.

    L’Ordre de Saint Lazare de Jérusalem possède un statut d’association privée de fidèles dans une dizaine de diocèses en Europe et aux Etats-Unis. L’Ordre n’est pas un ordre du Saint-Siège comme celui de Malte ou du Saint-Sépulcre mais, au sein de l’Eglise catholique, son identité historique et son œuvre ont été confirmées par Son Eminence le Cardinal Kevin Farrel, Préfet du Dicastère pour les Laïcs la Famille et la Vie, par un document du 15 septembre 2020 dans lequel il précise : « Le Dicastère pour les Laïcs la Famille et la Vie considère que l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, de par son histoire et sa structure, a toujours été et demeure en réalité un ordre équestre » et «… souhaite à l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem de continuer avec grande fécondité l’œuvre de sanctification de ses membres et du noble service en faveur des plus pauvres qui le caractérisent dans toutes les Eglises locales où il est présent ». 

    https://histoiresroyales.fr/photos-ceremonie-investiture-ordre-de-saint-lazare-cathedrale-orleans-2022/