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Foi - Page 302

  • Nous serons enfants de Dieu, enfants de la résurrection, et semblables aux anges (32e dimanche du T.O.)

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    L'homélie de l'abbé Christophe Cossement (sur son blog) pour le 32e dimanche du Temps ordinaire (c) :

    Jésus prend clairement parti contre eux, et affirme la résurrection. Dans les Béatitudes il encourage en parlant de notre récompense dans les cieux. Bientôt il rendra la résurrection possible, même pour les pécheurs qui se repentent de leur inconduite. Bientôt il donnera sa vie pour que tous ceux qui s’attachent à lui trouvent la vie éternelle. Et maintenant il explique que nous serons enfants de Dieu, enfants de la résurrection, et semblables aux anges.

    Devenir semblables à des anges, n’est-ce pas une réduction de notre identité, nous qui sommes faits de chair et d’âme ? Car si notre corps nous fait parfois souffrir, s’il nous accapare parfois loin de Dieu, est-ce tellement souhaitable de ne plus en avoir comme c’est le cas pour les anges ? Devons-nous penser comme les anciens Grecs qui considéraient que le corps est un tombeau dans lequel l’âme est un jour tombée et duquel elle devra être libérée pour enfin s’épanouir et devenir elle-même ? Au contraire, dans le Credo nous disons : « je crois à la résurrection de la chair », et nous l’affirmons parce que les premiers chrétiens ont vu de leurs yeux et touché de leurs mains cette chair du Seigneur ressuscitée. Il y a un prototype, un exemple de l’homme ressuscité : c’est le Christ relevé d’entre les morts, lui qui a laissé son tombeau vide, lui qui a dit aux disciples : « touchez-moi, rendez-vous compte qu’un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai » (Lc 24,39).

    Au dernier jour, nous aurons donc bien un corps, un « corps spirituel » (1 Co 15,44), un « corps de gloire » (Ph 3,21), qui « ne peut plus mourir » (Lc 20,36). Cela nous donnera une certaine ressemblance avec les anges, bien que les anges n’ont pas de corps du tout. On ne prendra ni femme ni mari, car on ne peut plus mourir, dit Jésus. Qu’est-ce que cela veut dire ? Pour les époux il n’y aura plus de vie sexuelle comme sur la Terre, car il y aura une façon plus grande de se donner l’un à l’autre, une façon éternelle, sans limite : ce sera en accueillant ensemble le don incroyable que Dieu nous fera de lui-même, et en étant capables de répondre à ce don par un don en retour, un don de notre si petite personne devenue grande, divinisée. La composante égocentrique de la vie sexuelle devra mourir pour la vie éternelle, et si nous ne l’avons pas fait mourir sur la terre en vivant la chasteté comme l’Église nous le propose — chacun selon son état de vie, la chasteté des gens mariés n’étant pas la même que la chasteté des célibataires — nous aurons à le faire dans le purgatoire. Pour l’autre composante de la vie sexuelle, celle qui est faite de don de soi dans la pureté et l’amour, elle s’épanouira dans la vie des corps glorieux à la face de Dieu. Alors, « ne prendre ni femme ni mari », au lieu d’une expérience en retrait par rapport à la vie terrestre, ce sera une expérience plus grandiose et délicieuse. Rien de ce qui est grand dans nos vies ne nous sera enlevé, mais plutôt magnifié encore.

    Pour finir, revenons à des considérations plus terre à terre. Vous avez perçu que la pensée de la résurrection nous conduit à traiter autrement notre corps dès cette vie. Ne regardons jamais notre corps comme ce que nous avons, mais bien ce que nous sommes. Ne regardons jamais le corps de l’autre comme un objet dont nous pouvons plus ou moins disposer avec sa permission. Chaque personne est sacrée dans son âme et dans son corps, appelée à partager la vie de Dieu avec nous. Et Paul Claudel, sur sa tombe, a fait écrire cette épitaphe : « ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel ». Prenons-en de la graine !

  • Liturgie 24 : Au XX° s, les artisans du mouvement liturgique avant le Concile Vatican II (Denis Crouan)

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    Liturgie 24 : Au XX° s, les artisans du mouvement liturgique avant le Concile Vatican II (49 mn) 

    https://youtu.be/Ri4oGItyTfU   

    Le Docteur Crouan rappelle que le « mouvement liturgique » amorcé au XIXe siècle ne se limite pas aux travaux de Dom Guéranger osb ou aux déclarations des papes. Ce serait insuffisant. Pour porter des fruits, il faut que les principes énoncés par ces grandes figures puissent trouver des applications concrètes dans les paroisses, chez les fidèles. Plusieurs personnages de grande importance méritent d’être cités en raison du rôle qu’ils vont jouer dont Dom Odon Casel osb (1886-1948), le chanoine régulier autrichien Pius Parsch (1884-1954), Dom Lambert Beauduin osb (1873-1960) et le Père Romano Guardini (1885-1968) qui décrit plusieurs déviations possibles de la liturgie. 

    A la veille de Vatican II, la recherche historique a fait de grands progrès et a permis de découvrir et d’étudier de nombreux documents qui étaient ignorés jusqu’ici. Mais, bien avant le Concile, on voit apparaître les premiers signes d’une volonté de se couper liturgiquement de ce que veut l’Eglise. 

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    Pour accéder à la totalité de la playlist :  

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • Il n'est pas vrai que la liturgie réformée soit la seule forme valide du rite romain

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    Le cardinal Burke et l'évêque Schneider réitèrent leurs inquiétudes quant aux restrictions imposées à la liturgie traditionnelle

    Cardinal Raymond Burke (l) and Bishop Athanasius Schneider

    Le cardinal et l'évêque ont offert leurs commentaires pour une conférence que l'auteur a donnée récemment à Londres.

    4 novembre 2022

    Le cardinal Raymond Burke a remis en question le fondement des efforts menés par le pape pour restreindre et finalement éliminer la messe traditionnelle en latin, tandis que l'évêque Athanasius Schneider a déclaré que le " trésor millénaire " ne peut pas être détruit, car il est l'œuvre du Saint-Esprit.

    Le cardinal et l'évêque ont aimablement partagé leurs commentaires dans le cadre d'une conférence que j'ai donnée à la Latin Mass Society à Londres le 21 octobre.

    Alors que les nouvelles restrictions du pontificat concernant la liturgie traditionnelle suscitent de plus en plus d'inquiétudes, le cardinal Burke a déclaré que "dans la mesure où la raison et la saine théologie prévaudront, la sauvegarde et la promotion de l'Usus Antiquior [l'ancienne liturgie en usage avant les réformes de 1970] se poursuivront". 

    Le préfet émérite de la signature apostolique a déclaré que cela se passait "malgré les difficultés et même la persécution" inspirées par Traditionis Custodes, la lettre apostolique du pape François de 2021 publiée motu proprio (décret) restreignant l'ancienne liturgie, et les Responsa ad Dubia, les directives sur la mise en œuvre du décret publiées cinq mois plus tard.

    Mais le cardinal Burke a souligné qu'en tant que "motu proprio", Traditionis Custodes n'a pas une force suffisante car il n'a d'autorité que dans la mesure où il est fondé sur des motifs justes. Il a ajouté que les motifs du décret, et la lettre du pape François aux évêques qui l'accompagnait, "ne sont pas vrais et justes" lorsqu'ils sont pris ensemble, et il a donné ses raisons.

    La première, a-t-il dit, est qu'il n'est "tout simplement pas vrai" que la liturgie réformée est la seule forme valide du rite romain. Il a souligné que, comme l'ont reconnu les papes Saint-Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI, l'Usus Antiquior n'a "jamais été supprimé" et, en fait, a continué à être célébré depuis l'époque de la promulgation du Missel du pape Saint-Paul VI.

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  • Il y a 350 ans : la mort d'Heinrich Schütz, un champion de la musique sacrée

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    De Massimo Scapin sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Schütz, un champion de la musique sacrée

    5-11-2022

    Le 6 novembre, il y a 350 ans, mourait Heinrich Schütz, le plus important compositeur allemand avant Bach. Parmi ses œuvres, imprégnées du goût italien, figurent celles de musique sacrée, dont l'un des Requiems les plus émouvants de tous les temps.

    Il y a trois cent cinquante ans, le 6 novembre 1672, mourait à Dresde, en Allemagne de l'Est, le plus important compositeur allemand avant Jean-Sébastien Bach († 1750) : Heinrich Schütz. Par les exemples offerts par ses compositions et son enseignement, Schütz a joué un rôle fondamental dans l'établissement de la tradition d'une haute qualité artisanale combinée à une solide profondeur intellectuelle qui devait être la marque de la musique allemande pendant deux siècles et demi après sa mort" (J. Rifkin, Heinrich Schütz in The New Grove Dictionary of Music and Musicians, vol. 17, Londres 1980, p. 6).

    Le père de la musique allemande, et pas seulement de la musique protestante, est né 87 ans plus tôt, le 8 octobre 1585, à Köstritz, dans le centre-est de l'Allemagne. Après sa formation initiale dans son pays, il étudie à Venise entre 1609 et 1612 avec Giovanni Gabrieli († 1612). " Devenu presque citoyen de Venise, où on l'appelait Sagittaire, il a laissé par écrit les mots suivants, qui montrent, dix-sept cents ans plutôt que non, quelle était et combien était la valeur artistique de G. Gabrieli : " J'ai passé les premières années de mon apprentissage musical avec le grand Giovanni Gabrieli. O dieux immortels ! Quel homme était Gabrieli ! Si l'antiquité, si riche en expressions, l'avait connu, elle l'aurait placé au-dessus des Amphioni, et si les muses ont eu envie d'imeneo, Melpomène n'aurait certainement pas voulu d'autre époux que lui, tant il est grand dans l'art du chant !" (G. Roberti, La musica italiana a Lipsia, Firenze 1877, p. 36).

    Grâce à son expérience vénitienne, les compositions de Schütz sont imprégnées du goût italien. Il se consacre aux Passions, les récits évangéliques sur le martyre et la mort de Jésus mis en musique qui, à partir du XVIIe siècle, se sont développés en Allemagne en réponse à l'oratorio. De 1617 à sa mort, Schütz est Kapellmeister (c'est-à-dire responsable des services musicaux, tant religieux que civils) à la cour de Dresde. C'est un compositeur rigoureux, qui ne dédaigne pourtant pas les expérimentations éclectiques (reprise de la pratique luthérienne, polyphonie flamande extrême et enseignement italien), toujours faites avec élégance et profondeur. Sa vaste production comprend aussi bien de la musique sacrée chantée qu'instrumentale ; il convient de noter les Sept Paroles du Christ sur la Croix, les trois livres de Simphoniæ Sacræ, de nombreux Psaumes et Concerts spirituels.

    La partition la plus inhabituelle est celle intitulée Musicalische Exequien... mit 6, 8 und mehr Stimmen zu gebrauchen, Exsequies musicales pour six, huit ou plus de voix mixtes accompagnées de la basse continue (une forme d'accompagnement improvisé typique des XVIIe et XVIIIe siècles). Il s'agit du premier Requiem allemand. Il a été écrit par Sagittaire en 1636 pour les funérailles de son noble ami, le comte Hans Heinrich von Reuss. À la mort du comte, ses proches ont demandé à Schütz de mettre en musique les 13 versets bibliques et les 8 chants sacrés gravés autour du sarcophage funéraire que le comte s'était fait construire. Il n'a pas été facile pour le compositeur de combiner des éléments aussi différents en termes de style et de contenu, mais le résultat est une partition complexe, divisée en trois parties, à interpréter à trois moments différents du service funèbre.

    Dans la première partie, la plus grande, sous la forme d'un grand Concert Spirituel, pour solistes et chœur, nous trouvons également le Kyrie, typique de la Messe courte luthérienne. Plus simples sont les deuxième et troisième parties, qui comprennent un beau motet pour double chœur, avec alternance de voix solistes, sur deux versets (25-26) du Psaume 73 et le Cantique de Siméon (Lc 2,29-32), pour chœur à 5 voix, auxquels s'ajoutent quelques versets de l'Apocalypse et de la Sagesse : "Qui d'autre aurais-je pour moi dans le ciel ? / En dehors de toi, je n'aspire à rien sur la terre, ma chair et mon cœur s'effondrent, mais le rocher de mon cœur, c'est Dieu, c'est Dieu mon destin pour toujours". "Laisse maintenant ton serviteur, Seigneur, / aller en paix selon ta parole ; / car mes yeux ont vu ton salut, / préparé par toi devant tous les peuples, / lumière pour éclairer les nations / et gloire de ton peuple Israël".

    Que cette composition, sans doute l'une des plus émouvantes du XVIIe siècle, ou peut-être de tous les temps, dans l'expression de la douleur pour la perte d'êtres chers, renforce le climat spirituel du mois de novembre, que la piété chrétienne dédie à la mémoire des fidèles disparus.

  • Qui est l’homme de François au sein de l’Académie pontificale pour la Vie ?

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction française sur Diakonos.be :

    Il y a encore un autre jésuite dans l’équipe de François. À l’Académie pour la vie, on le connaît bien

    Dans cette escouade de jésuites que le Pape François a installé aux manettes de l’Église, dont pas moins de trois sont cardinaux, il faut encore ajouter un nom, que Settimo Cielo a coupablement omis dans son article précédent.

    C’est un nom qui circule peu. Et personne ne l’a cité, ces derniers jours, au plus fort des critiques qui se sont abattues sur l’Académie pontificale pour la Vie, alors que la personne qui porte ce nom en était en fait à l’origine.

    La polémique avait éclaté à la suite de la nomination, faite par le Pape le 15 octobre, de nouveaux membres de l’Académie, dont certains ne correspondaient que peu, voire pas du tout avec la finalité « pro vie » de l’Académie elle-même.

    La nomination la plus contestée avait été celle de l’économique américaine Mariana Mazzucato, ouvertement « pro choice » en matière d’avortement. Mais ensuite également d’un autre Américain, Alberto Dell’Oro, de Sheila Dinotshe Tlou du Botswana et du jésuite argentin Humberto Miguel Yáñez, professeur à l’Université pontificale grégorienne. C’est à ce dernier, spécialiste en pastorale de la famille, qu’on a reproché en particulier la désobéissance à l’encyclique « Humanae vitae » de Paul VI qui interdit le recours aux contraceptifs artificiels.

    Face à ces critiques, l’Académie pontificale pour la Vie, présidée par l’archevêque Vincenzo Paglia, membre historique de la Communauté de Sant’Egidio, a réagi le 19 octobre par un communiqué pour s’autojustifier, à l’enseigne du « dialogue » et de la « confrontation » entre thèses différentes, et ensuite une fois encore par un autre communiqué dans lequel on faisait savoir que Paglia, reçu en audience par le Pape François le jour même, avait reçu de lui « une pleine appréciation ».

    Aucun doute, en fait, que Paglia et le Pape soient en fait à l’origine de ces nominations. Par ailleurs, l’appréciation personnelle de Jorge Mario Bergoglio pour les positions de Mme Mazzucato en économie sont de notoriété publique.

    Mais bien peu savent qu’à l’Académie pontificale pour la Vie, il y a un autre jésuite qui, pour le Pape François, vaut et pèse bien plus que Paglia. Il se nomme Carlo Casalone. Il a 66 ans. Entre 1995 et 2008, il a été rédacteur de la revue des jésuites de Milan « Aggiornamenti Sociali » et de 2008 à 2014 supérieur de la Province d’Italie de la Compagnie de Jésus. Il enseigne aujourd’hui la théologie morale et la bioéthique à l’Université pontificale grégorienne et depuis 2013, il est Président de la Fondation Carlo Maria Martini, le célèbre jésuite et cardinal qui dans son dernier livre n’avait pas hésité à accuser « Humanae vitae » d’avoir, par son interdiction de la contraception artificielle, causé « un grand dommage » à l’Église, alors qu’il aurait fallu en revanche « une nouvelle culture de la tendresse et une approche de la sexualité plus libérée des idées préconçues ».

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  • Une nouvelle apologétique

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    De Dominique de la Barre sur son blog "La Ligne claire" :

    The New Apologetics by Matthew Nelson

    Apologie de la foi catholique

    5 novembre 2022

    Évêque depuis juin dernier de Winona-Rochester au Minnesota, Robert Barron est connu comme le fondateur de l’institut Word on Fire (https://www.wordonfire.org/), qui promeut l’apostolat en ligne. C’est à son inspiration et impulsion qu’on doit la publication de The New Apologetics, un petit recueil d’une quarantaine d’essais traitant de la théologie et de la philosophie, de la psychologie et de la sociologie, des sciences et des arts. Par apologie il y a lieu d’entendre la défense raisonnée de la foi (ici catholique), à la fois une nécessité et un devoir selon ce qui est écrit au chapitre III, verset 15 de la 1ère épître de Saint Pierre. Son but est d’affirmer la vérité de la Révélation, l’harmonie entre foi et raison et une saine compréhension de la liberté humaine.

    La Nouvelle Apologie s’inscrit résolument dans le contexte de la nouvelle évangélisation proclamée par Jean-Paul II et entend s’adresser au monde actuel postchrétien, parfois anti-chrétien, athée et surtout relativiste. Elle se veut le reflet de l’attention que l’Église catholique accorde aux sciences et affirme résolument la cohabitation en l’homme de la foi et de la raison, deux modes de la connaissance humaine. Puisant à la source d’une longue et solide tradition intellectuelle qui remonte aux Pères de l’Église, elle connaît et reconnaît ses ennemis, Sartre, Nietzsche ou Marx et la société athée qu’ils ont engendrée.

    La Nouvelle Apologie fait de la beauté, la splendeur de la vérité selon le titre de l’encyclique de Jean-Paul II, le fer de lance de son approche car seule la beauté, pas toujours présente dans la culture catholique actuelle il est vrai, est à même de désarmer les objections que lui adresse le relativisme contemporain.

    The New Apologetics fait référence à des références culturelles, et en particulier littéraires, tirées du monde anglo-saxon qui ne seront pas toutes familières à un lecteur de langue française ; néanmoins, ses enseignements sont applicables à d’autres cultures pour la raison-même que la foi chrétienne s’inscrit dans la réalité très concrète de l’incarnation.

    Ce petit livre a vocation à constituer un manifeste de la foi catholique afin d’être tout à tous (1 Cor IX, 22). Plus qu’un manuel d’argumentation, il a vocation à être entendu dans et par le monde d’aujourd’hui, en ligne et hors ligne, par les jeunes en particulier et par tous ceux qui en Occident se sont éloignés de l’Église.

    The New Apologetics, Word on Fire, 288 pages, 2022

  • Tous les saints et bienheureux de la Compagnie de Jésus sont fêtés le 5 novembre

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    Du site des jésuites d'Europe Occidentale d'expression francophone :

    Tous les saints et bienheureux de la Compagnie de Jésus sont fêtés le 5 novembre

    Les jésuites de la Province d’Europe occidentale francophone font mémoire le 5 novembre de tous les saints et les bienheureux jésuites afin que soit plus clairement comprise et plus intimement vécue l’unité de toute la Compagnie de Jésus.

    saints et bienheureux jesuites

    Dans bien des pays de tradition chrétienne, le mois de novembre est identifié comme « le mois des morts ». C’est que le calendrier liturgique nous fait célébrer, le 1er novembre, tous les saints, en particulier cette « immense foule de témoins » (Lettre aux Hébreux, 12,1) dont le nom n’a pas été retenu mais qui ont contribué à rendre le monde meilleur à la lumière de l’évangile. Et le lendemain, on commémore plus largement encore « tous les fidèles défunts », d’abord les gens de nos familles qui nous ont quittés. C’est l’occasion de visites au cimetière pour honorer nos ancêtres et pour prier pour eux et avec eux.

    Dans ce même esprit de respect et de prière, la Compagnie de Jésus a choisi une journée du début de novembre, le 5, pour célébrer tous les saints et bienheureux de son histoire. C’est une manière d’inviter ces compagnons – pas toujours très connus à leur époque mais qui se sont illustrés chacun à leur manière dans le service – à contribuer aujourd’hui à l’unité de la Compagnie. Comme pour la Toussaint, la Compagnie inclut dans cette fête non seulement les jésuites canonisés et béatifiés, mais les travailleurs dans l’ombre, innombrables et dévoués, qui ont été compagnons de Jésus souvent dans la souffrance mais qui peuvent maintenant jouir de la Vie avec celui dont ils ont suivi les traces.

    Tous ces saints jésuites peuvent maintenant nourrir notre vie spirituelle et nos engagements humains grâce à l’exemple qu’ils ont donné et à la communion spirituelle avec eux dont nous pouvons profiter.

    Source : site de la Curie générale des jésuites à Rome

    En savoir + avec le P. Pascual Cebollada sj, le postulateur général de la Compagnie de Jésus pour les causes des saints
    Découvrir tous les saints et bienheureux de la Compagnie de Jésus

  • Les 38 bienheureux martyrs albanais, victimes de la dictature communiste (5 novembre)

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    D'Evangile au Quotidien :

    Le 5 novembre 2016, le cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, à présidé, à la cathédrale Saint-Étienne de Shköder, en Albanie, la messe de béatification de 38 martyrs de la dictature communiste d'Enver Hoxha, président de l'Albanie durant 40 ans, de 1945 à 1985 .

    Cette béatification des Serviteurs de Dieu, Vinçens Prennushi, archevêque franciscain de Durrës et primat d'Albanie, mort sous la torture le 19 mars 1949, et de ses 37 compagnons, tués entre 1945 et 1974, marque une étape importante dans la reconstruction spirituelle de ce pays des Balkans, qui a longtemps souffert d'un isolement extrême, et d'une dictature bien plus sévère encore à l'égard des religions que celles des autres nations d'Europe centrale et orientale, où les Églises parvinrent parfois à jouer, dans la mesure du faible espace de liberté qui leur restait, un rôle de contre-pouvoir.
    Outre Mgr Prennushi, un autre évêque, Mgr Frano Gjini, des prêtres diocésains, des religieux franciscains et jésuites, un séminariste, une aspirante de 22 ans et trois laïcs figurent parmi les martyrs reconnus.

    À la fin de la Seconde Guerre mondiale, un régime communiste fermé au monde s'est implanté en Albanie, proclamée en 1967 par Enver Hoxha « premier État athée du monde ». En tant que Primat d'Albanie, Mgr Prennushi avait refusé à Hoxha de créer une Église albanaise distincte de Rome. Torturé, il est mort en prison le 19 mars 1949. Au total, sept évêques, 111 prêtres, 10 séminaristes et 8 religieuses sont morts en détention ou ont été exécutés entre 1945 et 1985. Dans le même temps, 1820 lieux de culte catholiques, orthodoxes et musulmans ont été détruits. Les lieux de culte qui restaient ont été affectés à d'autres usages.

    Lors de sa visite en Albanie, le 21 septembre 2014, le pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-) avait rendu hommage à la résistance catholique, visiblement ému par le témoignage d'une religieuse et d'un prêtre octogénaires ayant survécu à des décennies de persécutions. Pour l'occasion, il avait délaissé le texte préparé pour confier sa consternation devant l'ampleur des persécutions antireligieuses sous le régime de Enver Hoxha. « Comment ont-ils pu résister ? », s'était-il interrogé à propos des martyrs. Ce prêtre qui avait témoigné devant le Pape, le père Ernest Simoni (né le 18 octobre 1928 à Troshan – municipalité de Blinisht, en Albanie –), est un prêtre franciscain albanais. Emprisonné et réduit aux travaux forcés par les autorités communistes entre 1963 et 1981, il a été créé cardinal lors du consistoire, convoqué par le pape François en clôture de l'Année sainte de la Miséricorde, le 19 novembre 2016.

    Après les premières élections présidentielles démocratiques d'Albanie en 1992, une nouvelle constitution paraît en 1998, garantissant les libertés individuelles, dont la liberté religieuse. L'archidiocèse de Tirana-Durrës retrouve un archevêque, le siège ayant été vacant depuis la mort de Mgr Prennushi. Dans le même temps, les lieux de cultes rouvrent et les mouvements religieux sont autorisés à se développer.

    Le 10 novembre 2002, l'Archidiocèse de Shkodër-Pult introduit la cause en béatification et canonisation des trente-huit victimes de la persécution religieuse. Représentative de la reconstruction religieuse en Albanie, cette cause est soutenue par le pape François, notamment lors de sa visite apostolique du 21 septembre 2014. Pour l'occasion, les portraits des trente-huit serviteurs de Dieu sont exposés tout le long d'un boulevard qui leur est consacré, à Tirana. Le Saint-Père ne manqua pas de leur rendre hommage tout au long de ce voyage.

    Le 26 avril 2016, après trois ans d'étude auprès de la Congrégation pour la cause des saints, le pape François reconnaît qu'ils sont morts en haine de la foi, leur attribuant le titre de martyrs. La cérémonie de béatification s'est tenue le 5 novembre 2016 à Shkodër, en Albanie, et a été célébrée par le cardinal Angelo Amato, représentant du pape pour cette occasion.

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  • Une théologie fracturée dans une Eglise polarisée

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    Une interview de Peter John McGregor par Carl E. Olson sur The Catholic World Report :

    La fracture de la théologie dans une Église polarisée

    La "séparation entre la foi et la raison", déclare Peter John McGregor, co-éditeur de Healing Fractures in Contemporary Theology, "est une séparation du divin et de l'humain dans la théologie. C'est le Saint-Esprit qui peut ramener ces deux éléments à l'harmonie."

    4 novembre 2022 

    Peter John McGregor est maître de conférences en théologie dogmatique et spiritualité à l'Institut catholique de Sydney, en Australie. Lui et Tracey Rowland - qui est titulaire de la chaire de théologie Saint-Paul II à l'université de Notre Dame (Australie) et a reçu le prix Ratzinger en 2020 - sont coéditeurs de Healing Fractures in Contemporary Theology (Cascade Books, 2022).

    McGregor a récemment correspondu avec Carl E. Olson, rédacteur en chef de Catholic World Report, au sujet de la fracture de la théologie, de la polarisation dans l'Église, de l'importance et de la place de la pensée de Joseph Ratzinger/Benoît XVI, des tensions sur la liturgie et de sujets connexes.

    CWR : Dès le début, dans le titre du livre et dans l'introduction, vous soulignez la nature fracturée de la théologie aujourd'hui. Comment la théologie est-elle fracturée ? Est-ce qu'une partie du problème est une dispute, ou des désaccords, sur la nature de la théologie elle-même ?

    McGregor : La "fracture" est une métaphore. C'est l'image d'une certaine "désintégration" de la théologie, une désintégration qui, je pense, est en cours depuis au moins la fin du Moyen Âge, bien que l'on puisse peut-être identifier cette tendance tout au long de l'histoire de l'Église.

    En disant que la théologie est "fracturée", je ne veux pas dire qu'il existe différentes "écoles" théologiques. Le mystère de Dieu et de notre relation avec lui est si grand qu'il ne peut y avoir une seule école, un théologien parfait et complet. Les deux seuls qui peuvent prétendre être des "théologiens" parfaits sont Jésus et Marie. Jésus est le Theou Logos, le Verbe de Dieu, la théologie incarnée, et Marie est celle qui a parfaitement médité tout ce que Dieu lui a révélé. Tous les autres, même les grands saints érudits, sont des théologiens moins que parfaits.

    Cela dit, je pense que certaines "écoles" ont plus de problèmes que d'autres, et que certaines sont fatalement défectueuses. Je placerais dans cette dernière catégorie ce que j'appelle les écoles orthopratiques de personnes comme Edward Schillebeeckx. Sur ce point, je répéterais l'adage selon lequel "toutes les métaphores boitent". Je suis donc d'accord avec ce que le père Aidan Nichols a dit dans sa critique parue sur First Things, à savoir qu'il ne s'agit pas seulement de "guérir des fractures". Plutôt, si l'on changeait la métaphore pour reconstituer un puzzle, certaines pièces du puzzle sont irrémédiablement endommagées.

    Je pense que la question théologique fondamentale depuis Vatican II est : "Qu'est-ce que la théologie ?" Alors, oui, cette dispute fait partie du problème, c'est une exacerbation du problème. Mais le problème est bien plus ancien que Vatican II.

    Je considérerais ce que font certains théologiens récents et contemporains comme n'étant pas du tout de la théologie, mais autre chose. Par exemple, je travaille actuellement sur ce qui sera, je l'espère, un livre critiquant la théologie d'un certain théologien "postmoderne" et j'ai conclu que ce que cette personne fait n'est pas du tout de la théologie, mais une sorte de philosophie du langage. Les raisons en sont que, pour lui, tous les problèmes humains, y compris la relation entre l'homme et le divin, sont réduits à des problèmes linguistiques, mais, plus important encore, l'Esprit Saint ne joue absolument aucun rôle ni dans sa méthode ni dans son contenu, c'est-à-dire dans la manière dont il théologise et sur quoi il théologise.

    Mais comment peut-on théologiser sans que le Saint-Esprit y soit pour quelque chose ?

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  • Quand le plus ancien diocèse d'Allemagne veut fermer une église sur trois

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    De Peter Hahne sur kath.net/news :

    "Auto-dissolution auto-infligée : le diocèse de Trèves veut fermer une église sur trois"

    "Des ventes à prix cassés". Contribution d'invité de Peter Hahne

    Trèves (kath.net) Un estimé collègue de Tichys Einblick m'a demandé si je ne voulais pas commenter cette triste nouvelle. Mais comment se fait-il que je ne sois pas triste du tout ? Mieux : je ne suis pas surpris parce que ce qui est arrivé devait arriver. C'est quasiment le bilan logique d'une autodissolution que l'on s'est infligée : A Trèves, le plus ancien diocèse d'Allemagne, une église sur trois doit être fermée. Tabula rasa ! La raison : les départs massifs ont fait fondre les recettes. Les bâtiments, mais aussi le personnel et la diversité bigarrée des institutions ecclésiastiques ne peuvent plus être payés.

    Pourquoi cela ne m'ébranle-t-il pas ? Prenons la grande ville badoise de Mannheim. Là-bas, dès le début de l'année, les grands journaux titraient : "Mannheim - bientôt la ville sans églises ?" L'un après l'autre, les lieux de culte, catholiques comme protestants, sont fermés. Les mosquées poussent cependant comme des champignons. Il y a 32 églises protestantes dans la ville, seules 12 peuvent encore être conservées.

    Un avertissement avait déjà été lancé il y a deux ans par un organisme compétent : environ un tiers de tous les bâtiments religieux en Allemagne ne seront plus utilisés en 2060. C'est ce que prévoyait le professeur Thomas Erne, directeur de l'Institut pour la construction d'églises à l'université de Marburg. Chacune des deux grandes confessions allemandes entretient environ 25.000 bâtiments religieux. Celui qui se rend par surprise à un service religieux découvre la plupart du temps un vide effrayant et béant. En revanche, des projets d'églises indépendantes, souvent à vocation œcuménique, fleurissent surtout dans les villes. Elles parviennent à peine à gérer l'affluence, organisent leur culte dans des salles de cinéma ou de théâtre ou construisent de grands centres communautaires. Tandis que les églises établies sont dans la même situation que les vieux partis en politique : les membres comme les électeurs s'en vont, déçus.

    Tout cela était prévisible. Ce n'est pas (seulement) le scandale des abus qui saigne les catholiques. Non, les protestants perdent autant de membres, souvent même plus. Et ce sont tout sauf des raisons financières qui accélèrent l'exode, lequel mène désormais littéralement à l'exitus.

    Chez les catholiques, nous assistons à quelque chose qui, en termes de marketing et de stratégie d'entreprise, est d'une rareté mondiale. C'est tellement absurde qu'il n'y a pas de mots pour le dire : Pour se renouveler, pour regagner des membres perdus ou pour les garder, le clergé catholique prend la mesure de l'Eglise protestante, qui pratique tout ce que l'on aimerait qu'elle pratique, et qui a perdu des millions de membres.

    Ce serait comme si le drugstore Rossmann s'orientait stratégiquement vers les magasins Schlecker qui ont fait faillite. C'est fou ! Ceux qui espèrent réussir en appliquant les méthodes d'une entreprise en faillite ne doivent pas s'étonner. Trèves nous fait signe. La protestantisation de l'Eglise catholique conduit à se diviser par deux.

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  • Les Scouts d’Europe offrent un terrain particulièrement favorable à l’évangélisation

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    De Mathilde de Robien sur Aleteia.org :

    Les Scouts d’Europe, un terrain favorable à la mission

    02/11/22

    Dans leur manière d’aller à la rencontre et d’accueillir des jeunes de tous horizons, puis de les aider à grandir humainement et spirituellement, les Scouts d’Europe offrent un terrain particulièrement favorable à l’évangélisation.

    Chef de troupe pendant trois ans, puis tout autant chef de clan, Rémi de Saint Albin, 27 ans, toujours engagé dans le mouvement, a vu grandir et s’épanouir de nombreux scouts, d’horizons et de profils très variés. « La pédagogie scoute révèle des choses merveilleuses dans chaque jeune. Elle porte des fruits incroyables, notamment chez les jeunes les plus éloignés de la foi ou de la vie au grand air ! », témoigne-t-il. Un constat que partage également le mouvement, convaincu que la pédagogie élaborée par Baden Powell fait éclore le meilleur chez les jeunes qui s’engagent dans le scoutisme.

    Une merveilleuse école de vie qui permet à des jeunes de 8 à 19 ans de grandir dans toutes les dimensions de leur être : corps, esprit et âme. « Plus j’avance dans la connaissance de la pédagogie scoute, plus je suis émerveillée par cette méthode éducative intégrale qui vise à faire de nos jeunes des catholiques et des citoyens heureux et engagés », confie Myriam Cocquet, Commissaire générale Guides depuis mai 2020. Un trésor que les Scouts d’Europe désirent partager au plus grand nombre, et qui les pousse à être de véritables missionnaires.

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  • Quand la persécution anti-chrétienne se mondialise

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    De Mauro Faverzani sur Corrispondenza Romana :

    A présent, la persécution anti-chrétienne est mondiale.

    2 novembre 2022

    Après les États-Unis, les "crimes de haine" contre l'Église catholique sont également en hausse au Canada, augmentant de 260 % en une seule année, passant de 43 en 2020 à 155 en 2021. C'est ce que révèle un récent rapport publié par l'agence gouvernementale des statistiques. 

    Il s'agit principalement de vandalismes, de profanations, de menaces envers les prêtres et d'incendies dans les paroisses, les chapelles et les oratoires. De nombreuses communautés de fidèles se plaignent de l'absence de réponse à des actes aussi odieux : les institutions responsables brillent par leur latitude, leur indifférence, leur négligence, le gouvernement et les médias n'en parlent pas et, par conséquent, n'abordent pas le problème.

    L'alarme n'est pas seulement locale : selon la directrice de l'Observatoire de l'intolérance et de la discrimination envers les chrétiens en Europe, Madeleine Enzbelger, la tendance du phénomène est désormais mondiale. En fait, même au-delà des frontières du Vieux Continent, les cas d'intolérance se multiplient.

    En Inde, par exemple, dans l'État d'Assam, au nord-est du pays, trois citoyens suédois munis de visas de tourisme - Annah Mikaela Bloom, Marcus Arne Henrik Bloom et Susanna Elisabeth Hakannson - ont été arrêtés puis expulsés pour avoir simplement organisé des réunions de prière. Cependant, chacun d'entre eux s'est vu infliger une amende de 500 euros pour avoir enfreint la réglementation sur les visas avant le départ. Qui plus est, le gouvernement mène actuellement une enquête à leur encontre, afin de déterminer s'ils sont également coupables du "crime" de "conversions religieuses", "une accusation sans fondement", comme l'a fait remarquer Allen Brooks, porte-parole du Forum chrétien d'Assam, dans une interview accordée à UCA News. Swetank Mishra, surintendant de la police du district de Dibrugarh, n'est pas du même avis. Il est convaincu de disposer de preuves à cet effet, notamment de photos et de vidéos. En particulier, l'article 14 modifié de la loi sur les étrangers de 1946 aurait été violé.

    En Australie, Andrew Thorburn, directeur général d'une équipe de football, l'Essendon Football Club, qui fait partie de l'Australian Football League, a été contraint de démissionner de son poste un jour seulement après avoir pris ses fonctions, au motif qu'il considérait l'homosexualité comme un péché et l'avortement comme un meurtre, conformément à sa foi chrétienne. Aucune solidarité ne lui est d'ailleurs venue de la part de la direction du club : selon The Age, son président, David Barham, l'a immédiatement confronté au choix entre ses convictions et l'équipe. La décision, qu'il a dû prendre, était douloureuse mais inévitable.

    Joel Agius a écrit dans le Spectator Australia que Thorburn a été littéralement "assailli par une rhétorique haineuse incessante de la part de fanatiques anti-chrétiens, se ralliant contre lui". Il ne s'agit pas de victimisation. Il s'agit de la persécution d'un chrétien en Occident par ceux qui prêchent souvent la tolérance. Il semble que la persécution des chrétiens fasse un retour en force". L'index est pointé, en particulier - comme l'a rapporté InfoCatòlica - contre le mouvement woke et l'idéologie de la cancel culture, étroitement liés aux cercles gauchistes et anarchistes. "Je suis profondément troublé", a déclaré l'archevêque catholique de Melbourne, Peter Comensoli, dans une interview accordée à la station de radio Talk 3AW, "C'est un fait plutôt étrange que des personnes soient jugées indignes d'atteindre le sommet en raison de leurs convictions chrétiennes. Maintenant, bien sûr, Thorburn pourrait poursuivre pour discrimination religieuse. Dans une déclaration publiée après sa démission, il a lui-même souligné que l'incident constitue indubitablement un danger, qui menace tous les croyants : "Les chrétiens continueront sans aucun doute à être persécutés dans la société de bien des manières, mais nous ne devons pas laisser cela nous décourager de continuer à vivre et à partager notre foi avec les autres", a écrit Joel Agius dans le Spectator Australia. Elle a contribué à établir une morale, mais maintenant, il y a des gens qui cherchent à changer complètement notre culture en la dépouillant de toute moralité. Les chrétiens doivent continuer à être courageux et à défendre ce en quoi ils croient, quoi qu'il arrive". Sans restrictions, sans "si" et sans "mais". En un mot, l'heure n'est pas à la paresse.....